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May

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La grève avec Alain Borer

 

J'peux pas aller battre le pavé ! j'peux pas danser la gigue et rosser Nicolas ! farandoli-farandola !

Alors j'fais la grève du sérieux, du bon-sens-près-d'chez-soi, du "fais-ci-fais-ça", la grève du petit, du ridiculement petit, de l'empêchement du rêve, la grève du las, la grève du gras, la grève du tiède et du cervelas ; la grève en somme.

Et je chante sur mon sofa (parce que justement çuilà a le swing des grands espaces) cet extrait :

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La chevelure de Bérénice, de Alain Borer -

.

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Dieu que la Terre est basse à Basse-Terre à ma base.

(....)

Je fais un long voyage entre les capitales le mardi à Madrid le samedi à Swansea et dimanche à Bysance

je longe un méthanier moteur mélange deux temps

survol de la Finlande où est ma canne à pêche il y a des poissons dans ce petit nuage

je les lance dans les glaces du détroit de Behring le grand garde à manger du monde

la nacelle tremble sur Stonehenge Carnac Nazca Pâques au-dessus des marais de Petite-Secousse

j'ai descendu un Taube une balle m'a traversé le longeron d'une aile

adieu Küssnacht j'embrasse la nuit je ne verrai jamais Brooklyn Nouadhibou

Anchorage Cotonou Hagondange Decatur je ne verrai jamais Blida Bora bora

(...)

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Ca fait du bien de voir le monde de si haut ! ouah !!!! j'ai vu, j'ai vu .... Et vous ?

 

Tous les commentaires

kairos Alain Borer? Celui de Rimbaud au Harrar?

Oui, Kairos c'est le même.

J'ai vu Blida quand j'étais petit... C'était joli, mais il y avait des bombes partout, et des tirs, la nuit. Ma mère nous emmenait parfois boire un citron glacé, mais il fallait partir vite parce que ça sautait à côté. Dans les gorges de la Chiffa, il y avait plein de ouistitis. Et des fellaghas aussi.

"Flecte ramos, arbor alta, tensa laxa viscera Et rigor lentescat ille quem dedit nativitas Ut superni membra Regis miti tendas stipite..." Fortunat, "Pange lingua".

"Fléchis tes branches, arbre géant, relâche un peu la tension des viscères, Et que ta rigueur naturelle s'alentisse N'écartèle pas si rudement les membres du Roi supérieur..." Rémy de Gourmont, "Le Latin mystique".

On peut aussi noyauter Mediapart, pour déboyauter les glandes.

Borer peut nous aider, lui aussi. Avec ces longs boyaux, on peut faire des cordes et s'échapper par la fenêtre.

J'aime beaucoup tout ce que je viens de lire ; le latin euh !!! besoin d'aide, ouf ! vous l'apportâtes. Blida, j'y suis passée ... Irkuzk aussi, mais ce n'est pas chez Borer !

Moi je reviens te voir Borer, et te recopier, pas de raison que je laisse gagner la nuit. . "dialogue encore dans mégaphone je voudrais s'il vous plaît reprendre un peu de rêve ! Envoyez-moi un plan de vol pour promotion des sports de glisse ! mais je me sens trop haut d'essieu le sol ne répond plus tous mes gestes m'élèvent ma maison disparaît dans les volubilis" ... Et vous, passants , vous sentez-vous trop hauts d'essieu ?

Trop haut, certes, bien trop haut pour moi tout ça!
Ce nuage n'est pas la place pour un petit poisson pêché de Finnlandd, nei, nei...

Cher poisson, vous savez sans doute que le fond de l'océan a de grands sommets et de profondes vallées, et ma foi, vous y nagez.

Pour redescendre en douceur(!?!): PLEIN EMPLOI "Pervenche des mers et leur affidée, Au métier des veines s'étend mon lacis. Je trouble les faibles, j'irrite les forts. La grotte où je tisse a la dimension D'un pressoir à fruits sa soif, Je suis la bonté, la pieuvre du coeur." c'est René, bien sur, Char

C'est bien, ce Char-là ! comme toujours d'ailleurs.

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