Jeu.
31
Jui

MEDIAPART

Connexion utilisateur

Si on parlait de l'Iran ?

A la suite du dernier billet de Ben :

http://blogs.mediapart.fr/blog/ben/261212/les-derniers-jours-de-lhiver

et d'un commentaire d'Annie, j'ai eu envie de dire ici quelques mots de ce pays complexe et passionnant. J'avais déjà écrit un billet que voici (pardon pour les photos manquantes : mauvaise manip avec Picasa ..et pas le temps de m'y remettre) :

http://blogs.mediapart.fr/blog/marielle-billy/061011/retour-diran

Nous n'entendons parler de l'Iran qu'à travers les gesticulations guerrières d'Israël, qui reprennent de plus belle avec la campagne électorale : "Il nous reste encore beaucoup de choses à faire. Avant toute chose, nous devons stopper le programme nucléaire iranien, et le temps passe. C'est ma première mission en tant que Premier ministre", a averti le chef du gouvernement israélien qui a menacé ces derniers mois de recourir à une opération militaire contre l'Iran.

et ceci du côté des autorités iraniennes qui ont affirmé mardi qu’une nouvelle vague d’attaques informatiques avaient visé des infrastructures industrielles durant les derniers mois. Ils soupçonnent les Etats-Unis et Israël d’en être à l’origine.

Du coup, personne ne parle jamais de l'Iran, de la vie qu'on y mène, de ce qui se passe dans la société civile. Quelques fois, on lit un article si par bonheur, un film iranien sort sur nos écrans, mais c'est tout.

Je ne parlerai pas ici de l'immense culture perse qui fonde la fierté iranienne : je dis volontiers que les iraniens et les français s'entendent bien parce qu'ils sont également fiers de leur pays, disons-le - chauvins - Mais j'avoue : il y a de quoi !

L'Iran connaît depuis des années une situation économique désastreuse et ces derniers mois des mouvements sociaux importants ont secoué le pays, véritable fronde ouvrière.

Des ouvriers iraniens ont envoyé, pour la troisième fois depuis le mois de juin, une pétition au ministre du travail : ils dénoncent leur appauvrissement croissant et des fermetures d'usines en série, dans une période d'inflation majeure en Iran - 25%, mais ce taux serait sous-évalué : Gholamreza Tajgardoon, membre de la commission de l'économie du Parlement iranien, avait évoqué, le 9 décembre, le "chiffre effrayant de 58 %" -

Les 10 000 signataires refusent un projet de réforme de la loi du travail proposé au Parlement, qui faciliterait les licenciements. Une telle réforme "mettrait [leur] vie en péril", écrivent-ils, selon l'agence officielle Ilna, le 18 décembre. Ils demandent également au ministre du travail, Abdolreza Sheikholeslami, de démissionner.

                                                  iranian-workers-min-industry-protest.jpg                                            

"Plus de 50 % des usines du pays ont été fermées ou sont sur le point de faire faillite", affirment ces ouvriers, à la suite de coupes dans les subventions d'Etat sur l’énergie et les produits de première nécessité mises en œuvre par le président Ahmadinejad en 2010. Ces subventions sur les produits de première nécessité permettaient aux plus pauvres d'assurer le minimum quotidien, on les a progressivement supprimées, car les finances vont très mal.

Le projet de réforme du droit du travail iranien, soumis au Parlement par le ministère du travail, est par ailleurs qualifié d'"anti-ouvriers". Il prend "pour cible la sécurité et les conditions de travail des travailleurs", disent-ils.

N'oublions pas que des élections se profilent en juin 2013, puisque quatre ans se sont écoulés depuis les grandes manifestations de 2009 qui protestaient contre les conditions plus que douteuses de l'élection d'Ahmadinejad. Voici ce que déclare Azadeh Kian*, professeur de sciences politiques à l’université Paris VII : (* Auteur de L’Iran, un mouvement sans révolution ? La vague verte face au pouvoir mercanto-militariste, Éditions Michalon)

"Selon la Constitution, Mahmoud Ahmadinejad ne peut pas se représenter. Il a tenté de pousser un de ses proches, et notamment son conseiller à la présidence, mais en vain. Des conservateurs reprochent à Ahmadinejad sa mauvaise gestion de l’économie : les revenus pétroliers ont été divisés par deux, le pays manque de devises, les médicaments commencent à manquer. Si la situation continue de se dégrader, le gouvernement et l’État ne seront plus en mesure de payer les fonctionnaires. Ils lui reprochent aussi sa mauvaise gestion du dossier nucléaire."

et : "Mohsen Rezaï, l’ancien chef des pasdarans (Gardiens de la révolution), qui est aussi secrétaire du Conseil de discernement des intérêts supérieurs (NDLR : organe qui sélectionne les candidats à la présidence), a récemment déclaré que si les conditions sont réunies, il faut aller vers une négociation avec les Américains."

L'opposition iranienne est en mauvais état :  Mir Hossein Moussavi et Mehdi Karoubi, sont en résidence surveillée. Ils sont physiquement et moralement très atteints. De plus, ils sont très divisés sur une participation à la présidentielle de 2013.

On s'acheminerait vers une élection présidentielle probablement entre conservateurs. Au sein de ce clan, certains, comme l’ancien maire de Téhéran Mohammad Khalibaf, bien que conservateurs, portent la voix des réformistes. Il y a aussi le président du Parlement, Ali Laridjani, très critique à l’égard de la politique d’Ahmadinejad.

Depuis longtemps le gouvernement iranien est lui même très divisé et Ahmadinejad est contesté de l'intérieur !

D'ailleurs c'est ce que les iraniens vous disent dans la rue ; ils en parlent un peu comme d'un guignol qui agit sans suite, obnubilé par le pouvoir. Et chacun de dénoncer les fortes collusions entre les riches marchands des grands bazars et les gens de pouvoir : le corruption est très forte, et chacun se plaint de ces chaînes rajoutées aux chaînes.

Et pendant ce temps, la lutte fait rage via internet : le pouvoir cherche  à exercer un contrôle "décourageant". Ainsi, le blogueur Sattar Beheshti est mort récemment à la suite de son incarcération. Ci-dessous, le jeune blogueur avec sa mère.

                                                                   Satar-Beheshti.jpg

Arrêté le 30 octobre par la cyberpolice pour "avoir porté atteinte à la sécurité nationale" sur son blog et son compte Facebook, Sattar Beheshti a passé une douzaine d'heures à la prison d'Evin dans la sections 350, réservée aux prisonniers politiques, avant de décéder le 3 novembre. Cette mort avive là aussi les divisions internes du pouvoir et on a vu Sadegh Larijani, chef du système judiciaire,  immédiatement réagir en critiquant les "médias proches de l'Etat" qui attribuent à la justice la responsabilité de la mort du blogueur et les a accusés d'atteinte à la sécurité nationale. "Certains sites gouvernementaux tirent l'avantage de cet incident et disent que la raison de la demande du président de visiter Evin était justifiée, alors que la mort de ce blogueur n'a rien à voir avec cette prison", a rajouté Larijani, le 15 novembre. Il a tout de même ajouté: "S'il est prouvé que la mort de cette personne a été causée par de tortures, les responsables seront poursuivis."


                                                                  N'oublions pas  les iraniens !

La mort du poète

Je n'ai jamais eu peur de mourir,

Bien que ses mains soient plus destructrices que la bassesse.

Toute ma crainte, en somme,

Est de mourir dans une contrée,

Où le salaire de fossoyeur,

Est supérieure

Au prix de la liberté humaine.

Chercher, trouver, et ensuite choisir librement, et du fin fond de soi, fonder une conviction.

Si la mort revêtait plus de valeur que tout cela,

Je n'aurais jamais eu peur de la mort."

Ahmad Shâmlou, 1925-2000.


 

 

 

Tous les commentaires

26/12/2012, 20:19 | Par Ben.

Merci, Marielle pour ton billet et  d'un pays  que je connais peu

A  force d'entendre Iran et bombe nucléaire , Iran et radicalisme religieux , on oublie le peuple , sa culture , ses combats , sa richesse

26/12/2012, 20:51 | Par Annie Stasse

extraordinaire ! vous parlez perse ? comment savoir tant de choses ? je voyage moi-même loin, il me faut rester très longtemps pour n'en savoir qu'un peu, écouter les gens (exclusiment s'ils parlent anglais, ou par traduction, ou gestes parfois).

Autre questionnement : effectivment et les revenus du pétrole ? Seraient-ils, comme nous, avec une dette, et des financiers  qui décident à leur place (faible place des politiques - par inertie ou compromission).

Et eux aussi savent se battre. Sans le web… c'est plus dur, que les "vieilles "méthodes, qui ont, aussi, bien réussies.

merci. je me sens un peu moins ignorante.

26/12/2012, 22:32 | Par Marielle Billy en réponse au commentaire de Annie Stasse le 26/12/2012 à 20:51

Merci Annie. Je ne parle pas le farsi mais c'est un de mes projets ... Ma motivation est fondée sur l'admiration que j'ai pour ce peuple.

26/12/2012, 20:59 | Par Annie Stasse

… totalement hors sujet, mais concernant votre billet précédent au cas où vous ne liriez pas les nouveaux commentaires :

j'essaye de faire quelques billets faciles à comprendre pour les gens comme vous.

le dernier : Pessimisme/s ? (ou notre avenir économique)

et un autre sur la dette Essai de démontage de la dette publique française plus ancien.

il existe aussi des vidéos assez simples. Autre conseil replongez-vous dans ce qui provoqua la Révolution : les dettes, Louis XVI convoqua les Etats-Généraux pour voter de nouveaux impôts… ils refusèrent.

les dettes du Royaume provoquèrent aussi la suppression des Templiers qui avaient prétés au roi… etc..

26/12/2012, 21:49 | Par Mithra-Nomadeblues_

Merci, Marielle. Et je vais aller découvrir votre premier billet de voyage...

26/12/2012, 22:11 | Par thomas75013

L'arbre ne doit effecivement pas cacher la forêt, si quelques individus toxiques sont aux manettes, ils ne représentent rien en regard de tous les apports passés et je l'espère à venir issus de cette grande nation. On ne tue pas totalement un esprit aussi complexe que celui des persans, capables d'avoir des réactions comparables à celle des tchèques sous occupation étrangère directe ou sous influence "amicale". Il y a bien trop de culture et de traditions frondeuses chez ce peuple pour que tout reste durablement étouffé, avec hélas un lourd bilan à prévoir, bien des gens courageux y laisseront la vie. Merci à vous pour ce billet.

26/12/2012, 22:26 | Par Marielle Billy en réponse au commentaire de thomas75013 le 26/12/2012 à 22:11

Merci Thomas, je souligne ceci : Il y a bien trop de culture et de traditions frondeuses chez ce peuple pour que tout reste durablement étouffé, avec hélas un lourd bilan à prévoir, bien des gens courageux y laisseront la vie.

27/12/2012, 08:18 | Par Marielle Billy

.

27/12/2012, 09:03 | Par Philips Michel

Je voudrais conseiller la lecture du livre de Youssef Courbage et Emmanuel Todd "Le Rendez-vous des Civilisations" (septembre 2007) pour tous ceux qui s'intéressent à l'Iran.

Au travers de la lecture de ce petit livre (160 pages), on découvre la "modernité" de l'Iran. Un signe parmi d'autres, la fécondité des femmes iraniennes est proche de la notre. Une façon de dire à quel point ce peuple s'assume, n'est pas prisonnier d'un discours religieux rétrograde.

Bonne lecture !

9782020925976.jpg

L'Iran, quelle richesse de culture, de tous temps !

frise_lions.JPG

(frise des Lions. 510 avant J-C. Au Louvre)

29/12/2012, 13:02 | Par Roger Evano

***

01/01/2013, 18:40 | Par raymond.chermat@orange.fr

Le Professeur japonais Mitsuehi MURATA a fait un plaidoyer pour une interdiction totale du nucléaire. S’il vous plait lisez ci-dessous ce qu’il vous dit :

 

En 1956 la guerre froide était à son apogée, la guerre nucléaire menaçait, l’humanité et mon essai déclaraient que le monde était « au bord de la destruction totale »

Aujourd’hui les conséquences de Fukushima menacent le monde. L’unité contient 10 fois plus de césium 137 que Tchernobyl.

Un plus fort tremblement de terre pourrait signifier son effondrement. Les japonais réalisent par l’expérience que l’énergie nucléaire génère des calamités inacceptables.

L’effondrement de l’unité 4 pourrait en être une.

Le Japon doit assumer le rôle théorique de promouvoir la dénucléarisation à la fois civile et militaire.

Ignorant la situation de Fukushima, la promotion des réacteurs nucléaires continue, chez nous et à l’étranger.

Fukushima ne doit pas être oublié au nom des victimes, et des 170 000 réfugiés, j’appelle à une interdiction totale du nucléaire.

Le monde doit se rendre compte que toute contamination radioactive crée un tort immense et permanent pour l’humanité et la terre.

Three Mile Island, Tchernobyl et Fukushima ne sont pas moins terribles que les bombes atomiques. Les réactions nucléaires sont potentiellement de « superbombes ». Pas une seule arme ne peut rivaliser avec des dommages potentiels qui peuvent être causés par l’unité 4 de Fukushima ou les grands centres de retraitement.

L’accident de Fukushima aurait pu être plus catastrophique pour le Japon et le Monde, le danger toujours présent d’un effondrement de l’unité 4 , après un séisme d’intensité 7 doit être diffusé dans le monde entier.

Un jugement sain n’aurait pas permis la construction de 54 réacteurs nucléaires dans un Japon fréquemment menacé par des tremblements de terre et des tsunamis.

Seul le manque d’éthique et de responsabilité a rendu cela possible.

L’argent et la corruption de la gestion des centrales ont semé les graines de la catastrophe. Ce n’est pas limité au Japon.

La même technologie qui produit cette énergie nucléaire produit aussi les armes nucléaires.

La prolifération des centrales nucléaires conduit à la prolifération des armes nucléaires, comme nous le voyons aujourd’hui  en Corée du Nord et en Iran.

Il n’existe aucun moyen d’assurer la sécurité des générations futures, sauf à éliminer l’utilisation de la technologie de fission nucléaire à travers la planète.

Le manque d’éthique et de responsabilité est mis en évidence par l’absence d’une solution pour les déchets nucléaires qui menacent les générations futures.

Le « village nucléaire » Japonais, ou la dictature nucléaire, envisage le redémarrage et l’exploitation de réacteurs nucléaires retrouvant ainsi un caractère offensif pour l’industrie nucléaire japonaise.

C’est immoral !

Cela ne montre aucun sens de la responsabilité internationale ou intergénérationnelle.

Hélas, je crains que ce ne soit la dernière.

La Japon doit avertir le monde des conséquences de ne pas se diriger vers la dénucléarisation.

Il y a huit ans, j’ai prédit que les compagnies électriques japonaises décideraient du sort du Japon. Il y a deux ans, lors du congrès mondial de l’Association Internationale des Médecins pour la prévention de la guerre nucléaire –IPPNW- à Bâle, j’ai plaidé pour la mobilisation de la sagesse humaine pour éviter la catastrophe ultime qu’une calamité nucléaire pourrait produire.

Malheureusement ces muses en garde n’ont pas détourné mes craintes.

Compte tenu des conséquences d’un accident nucléaire dans le monde entier, les pays qui ne possèdent pas de réacteurs nucléaires devraient exhorter à la dénucléarisation, qu’elles soient civiles ou militaires. Les pays qui ont déjà opté pour l’énergie nucléaire devraient faire de même également.

À l’origine, le Japon avait une culture maternelle caractérisée par l’harmonie et la solidarité. Après la restauration MEIJI – Empereur - a été introduite au Japon, une culture paternelle, caractérisée par la compétition et la confrontation sous forme militaire. L’histoire montre que les cultures paternelles finissent par des catastrophes.

Fukushima est le résultat de la suprématie de l’économie, une autre forme de culture paternelle introduite après la seconde guerre mondiale.

La culture maternelle de l’harmonie est le remède à la culture paternelle du pouvoir.

Les accidents nucléaires entrainent des conséquences illimitées, inacceptables pour la société humaine.

Fukushima est un rappel que la possibilité d’une telle catastrophe devrait être complètement nulle.

Le grand principe d’un monde sans armes nucléaires et sans réacteur ne doit pas être oublié.

La transition vers une civilisation maternelle est une condition préalable à cette vision.

L’humanité est aujourd’hui confrontée à une crise de civilisation. La vraie cause est le manque d’éthique. Une éthique fondamentale interdirait l’abus et l’épuisement des ressources naturelles, en laissant des déchets durablement toxiques et une énorme dette dans son sillage.

Une éthique mondiale nécessite une culture maternelle respectant l’environnement et les intérêts des générations futures. Trois transitions sont nécessaires :

Transformer l’égoïsme en solidarité, la cupidité en contentement et l matérialisme en spiritualisme.

Les énergies naturelles et renouvelables pourraient largement couvrir les besoins d’une telle civilisation, avec une période de transition complétée par des combustibles fossiles.

Nous devons nous préparer à faire des sacrifices à cours termes dans nos modes de vie pour la sécurité à long terme de l’humanité et la terre sans énergie nucléaire.

La proposition de tenir un Sommet Èthique aux Nations Unies attire désormais plus l’attention mondiale. La trinité d’éthique mondiale, civilisation maternelle et dénucléarisation doit devenir une réalité. 

Le Président OBAMA, de « monde sans armes nucléaires » doit devenir le monde « sans réacteurs nucléaires ».

Le Sommet d’Èthique des Nations Unies est la première étape concrète. Je souhaite ardemment que le Président OBAMA prenne l’initiative de réaliser ce sommet et de créer une journée internationale de l’Èthique Planétaire pour servir de rappel annuel. Initialement la controverse sur le contenu doit être soigneusement évitée.

En conclusion permettez moi de dire ceci :

La situation critique à Fukushima nécessite la mobilisation de la sagesse humaine à l’échelle la plus large possible. L’impérieuse nécessité de mettre en place une éthique d’évaluation neutre ainsi qu’une équipe de coopération technique internationale est évidente.

Les barres de combustible dans la piscine de refroidissement de l’unité 4 doivent être déplacées vers un autre endroit dès que possible. Il s’agit d’une question de sécurité mondiale qui exige des efforts maximaux qui, malheureusement ne sont pas faits.

De plus en plus de japonais ouvrent les yeux sur les dangers réels de l’accident nucléaire et des réacteurs nucléaires.

Le japon se dirige donc régulièrement vers une dépendance zéro à l’énergie nucléaire.

« La volonté du ciel et de la terre » est ma traduction de providence et de philosophie, protégeant l’humanité et la terre. Elle aidera à réaliser une vraie dénucléarisation, civile et militaire en temps voulu.

La rage de ceux qui ont tout perdu continuera d’animer les mouvements anti-nucléaires au japon et éventuellement à l’étranger.

Le japon doit désormais contribuer à la réalisation d’une vraie dénucléarisation.

Alors les victimes d’Hiroshima, Nagasaki et Fukushima n’auront pas souffert en vain.

Merci.

 Clin d'œilQue le soleil vous baigne de sa lumière matutinale !    Raymond Chermat

 

 

 

 

 

02/01/2013, 17:28 | Par Marielle Billy en réponse au commentaire de raymond.chermat@orange.fr le 01/01/2013 à 18:40

Merci  à vous. j'ai lu ce plaidoyer que je partage largement, mais hélas, le nouverau gouvernement japonais met la barre toute vers le nucléaire : c'est fou de constater combien les moutons moutonnent, combien les paroles sages sont repoussées au nom de la croissance !

30/01/2013, 07:46 | Par La Louve ἄλφα

Je ne parlerai pas ici de l'immense culture perse qui fonde la fierté iranienne

L'Iran actuelle est une république islamique et n'est pas la Perse antique (empire Perse). 

La destruction de Persépolis marque la fin du symbole de la puissance achéménide. Le premier empire perse disparaît complètement avec la mort de Darius III, dernier empereur de sa dynastie. L’hellénisation commence avec les Séleucides.

On considère l'ère sassanide comme l'une des périodes les plus importantes de l'histoire de l'Iran. Sous bien des aspects, elle représente l'accomplissement au plus haut degré de la civilisation perse et fut le dernier grand empire iranien avant la conquête musulmane de la Perse et l'adoption de la religion musulmane.

 

 

30/01/2013, 13:28 | Par Marielle Billy en réponse au commentaire de La Louve ἄλφα le 30/01/2013 à 07:46

Je le sais bien, d'autant plus que je suis allée dans ce pays il n'y a pas très longtemps ! Aurais-je dit "une bêtise" dans mon billet ? Les iraniens, comme nous, sont riches de tout un héritage (voir un autre billet que j'ai fait il y a plus longtemps) et font bien la différence entre le pouvoir et leur culture....

30/01/2013, 14:23 | Par La Louve ἄλφα en réponse au commentaire de Marielle Billy le 30/01/2013 à 13:28

C'est pour souligner que leur culture est aussi islamique depuis plus de 1000 ans.

31/01/2013, 13:49 | Par d samarbakhsh

Trêve de balivernes et de billevesées,Mme. Marielle Billy...Votre beau plaidoyer pour la théocratie barbare et corrompue,en Iran est fort touchant....Certes,vous êtes une humaniste cultivée et sensible à la cause du peuple iranien.Permettez-moi de vous faire part de la reconnaissance des détenus politiques,des fusillés,des pendus et toutes les Iraniennes et tous les Iraniens massacrés, depuis trente trois ans...Avez-vous été approvisionnée par l'Ambassade d'Iran,via personnes interposées?Vous serait-il également loisible de  compléter vos "informations"(...) auprès du Ministère canadien de la Défense? Vous aimez sûrement le peuple iranien,autant que la conjointe Irano-Canadienne du ministre...A propos, vous ne ressemblez pas aux journalistes de Mediapart.Vous me faîtes penser à des Alliot-Marie,des Pasqua,des Guéant et compagnie...Cela dit,je ne souhaiterai nullement continuer à être en contact épistolaire, avec vous autres...God bless you,Madam...

02/02/2013, 09:23 | Par Marielle Billy en réponse au commentaire de d samarbakhsh le 31/01/2013 à 13:49

Merci de vous être exprimé ici, mais je ne comprends pas vraiment ce que vous cherchez à me dire.

Newsletter