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Bolivie, jeudi 30 décembre 2010, manifestations, hausse des prix du carburant, comment Morales va-t-il faire ?

On annonce de grandes manifestations à travers le pays, ce jeudi : des organisations syndicales, des formations proches de Morales et des partis d'opposition de droite appellent à manifester contre la hausse des prix du carburant (83% l'essence et 73% le Diesel), dans toute la Bolivie.

Quelle est la situation ?

Jusqu'à ce jour, le gouvernement subventionnait largement le prix des carburants afin de le maintenir bas, par exemple 3 fois moins cher qu'au Brésil. Quel fut un des effets collatéraux de cette mesure de justice sociale ? la hausse vertigineuse de la contrebande de ce produit aux frontières. Evo Morales a donc pris un décret, je le cite (hier soir à la TV bolivienne) :

« Le décret a pour but de motiver l’investissement dans le pétrole et également d’en terminer avec la corruption générée par la contrebande… La Bolivie y a perdu 150 millions de dollars cette année… Ce n’est pas possible que tant de millions de dollars s’en aillent à l’extérieur au lieu de rester ici pour améliorer les salaires et l’investissement public…Nous avons décidé avec fermeté et courage de prendre soin de l’économie nationale malgré le coût politique de cette décision…»

Le gouvernement entend donc ainsi relancer la production interne de pétrole, touchée par la nationalisation des hydrocarbures en 2006 et «démotivée» par le prix intérieur, subventionné, de 27 dollars le baril de brut.

Ces augmentations ont eu un effet immédiat - l'engagement des syndicats des transports dans une forte opposition au gouvernement - ceux-ci ont en effet décidé unilatéralement mardi 28 décembre d’augmenter de 100% leurs tarifs, alors que le gouvernement leur demandait de ne pas les augmenter de plus de 25%. Et l'on sait que les transports en commun sont essentiels dans la vie quotidienne d'une grande majorité de boliviens pauvres, ceux-là mêmes qui ont porté Morales au pouvoir.

Cette hausse des carburant entraîne aussi celles des denrées de bases (pain, sucre, huile), et la crainte d'une flambée inflationniste est dans les esprits.

Pour atténuer cette révolte et les effets de l'augmentation des carburants sur les plus pauvres, Morales a annoncé également hier soir qu'il augmentait de 20% les salaires dans certains secteurs ainsi que diverses aides économiques à l’agriculture et au commerce.

La situation est explosive ; et la tâche est rendue encore plus difficile à Morales par les relations assez tendues qu'il entretient avec certains voisins : sur un plan géostratégique, la Bolivie s'est placée dans une confrontation avec les USA et ses alliés d'Amérique du Sud. De fait, ces pays ne sont donc pas prêts à fournir une aide financière et économique à la Bolivie, et le soutien du Vénézuela, si important soit-il, risque de ne pas suffire.

carte_bolivie.jpg

 

Tous les commentaires

Bien inquiétant effectivement, au-delà même des frontières de la Bolivie. Ces expériences socialistes du continent américain sont suivies de près par tous ceux qui, à travers le monde, appellent de leurs vœux une moralisation de la vie politique.

Je ne connais pas suffisamment en profondeur les tenants et aboutissants de ce problème pétrolier, sauf la mainmise sur ce secteur économique, parmi d'autres tout aussi alléchants, par les grands trusts états-uniens durant la longue période coloniale puis dictatoriale. Evo Morales dispose-t-il d'autres solutions, moins précipitées par exemple ?

Bjm, Morales aussi a des problèmes de finances, a-t-il des solutions moins précipitées ? en tout cas il a choisi d'agir, par ce décret. C'est courageux mais son exemple devrait nous faire réfléchir à tout ce qui se dresse lorsqu'on veut changer politiquement un pays.

Aucune formation de gauche ou d'ex. gauche n'évoque cet aspect-là, je les trouve minables de ne pas choisir davantage la parole véridique, celle qui pose les vraies questions, celle qui donnerait aux gens le sentiment d'être pris pour des gens qui pensent.

vous me sentez énervée, oui, je le suis. Sur ce je pars à une réunion politique où on va encore se parler sans s'entendre (au sens d'écoute ....)

Mais non Marielle, pas énervée. Inquiète plutôt, à juste titre, et pour la bonne cause.

Beaucoup de mercis, donc, pour cette info, d'autant (je me répète peut-être) que j'ai eu l'occasion, trois semaines durant, de voir sur place les effets bénéfiques de la politique de Hugo Chavez, au Venezuela tout proche, sur les populations très démunies de la vallée de l'Orénoque et principalement les Indiens Warao (fourniture gratuite d’électricité, même s’il ne s’agit que d’une modeste ligne en 110 V., multiplication d’hôpitaux de campagne pour les premiers soins, d’écoles publiques avec fourniture de vêtements pour tous les élèves et un enseignement fixé par l’état et non plus par le privé, etc.).

Avant Chavez, le pétrole ne profitait qu’aux seuls trusts états-uniens et gonflait les portefeuilles des gouvernants. Il sert maintenant à réduire la misère.

Habitat Warao

 

Lycéens d'état

 

(photos privées - 2005)

 

p106816-Orinoco_Delta_Venezuela-

Chère Bolivie, tu ne fais pas de ram-dam sur Médiapart, faut t'y faire.

Je suis (du verbe suivre), Marielle, ce qui se passe en Bolivie, en Equateur et dans les pays d'Amérique centrale et du sud qui ont opté pour des voies émancipatrices originales. Aucune d'entre elles ne se ressemble.

Cela ne fait guère de ramdam mais si Morales se heurte à des manifestations importantes, le buzz s'effectuera comme par miracle. C'est le titre du monde.fr ce soir !

Quant au coup d'Etat contre Zélaya au Honduras, le silence est toujours de mise...

Sur le Honduras, effectivement, seule une petite bréche dans le mur de silence. ("Là-bas si j'y suis".)

Ce qui se passe en Bolivie est révélateur, à mon sens, de l'impasse dans laquelle s'est fourvoyée la "gauche" du pays. Celle-ci a suivi l'option stratégique de la prise (par la voie électorale) du pouvoir d'Etat, afin de transformer d'en haut une situation bien évidemment injuste, cruelle, absurde, imposée à la majorité de la population au cours de trois siècles de colonisation et de 200 ans de pseudo-indépendance.

Cette majorité de Boliviens est pourtant, par sa très longue tradition, porteuse d'une autre vision de l'organisation sociale, d'une autre capacité à assurer l'exercice politique. Celle-ci s'articule autour de la communauté, du village (l'ayllu), et elle a été le facteur non seulement d'une résistance multiséculaire à l'un des pires ethnocides jamais perpétrés, mais aussi des luttes victorieuses de ces dernières décennies pour la défense des ressources naturelles du pays (eau, gaz, étain), bradées par les dirigeants corrompus aux intérêts des entreprises capitalistes internationales.

Je pense que Morales, parvenu au gouvernement avec l'appui massif des populations indigènes (il est lui même issu d'une communauté aymara, et ancien défenseur de la cause des producteurs de coca), aurait tort de poursuivre sur une trajectoire qui, au mieux, semble être celle d'une "bourgeoisie nationale", essayant de louvoyer entre les intérêts multiples mais impératifs des multinationales et les aspirations des populations à récupérer leur souveraineté. Une souveraineté qui passe en premier lieu par l'autonomie en termes d'alimentation, de santé, de logement, d'éducation, et qui ne peut être obtenue et préservée qu'en permettant l'implication directe et massive des communautés. Alors que la vente du pays (même en essayant de la monnayer plus chèrement que ne le faisaient les prédécesseurs de Morales) aux intérêts du monde industriel (par exemple, les énormes réserves de lithium qui ont, semble-t-il, été découvertes dans le Salar d'Uyuni), et l'acceptation des "règles" du commerce international affaiblit cette population, la divise, la soumet à une culture -celle du salariat, de l'urbanisation, de la consommation et l'aliénation- qui n'est pas la sienne...

Morales et son gouvernement sont entrés dans des logiques qui ne peuvent que leur échapper, à moins qu'ils ne se transforment définitivement en suppôts du système qu'ils prétendent combattre. C'est que, en tant que dirigeants d'un Etat, il leur faut assumer des tâches et des rôles pénibles. Comme, par exemple, l'entretien d'une force armée, de policiers, et de nombreux fonctionnaires des services de santé, d'éducation, etc. D'autant plus que des secteurs réactionnaires (immenses propriétaires fonciers, gros commerçants) puissants guettent le moindre faux pas, pour le renverser ou opérer une véritable partition du pays. Pour entretenir l'Etat, il faut de l'argent, une solvabilité, et une "culture d'Etat" bien éloignée de celle des ayllu, où se pratique une démocratie directe, horizontale et en même temps capable de coordination au niveau local, régional et national.

En janvier 2006, Evo Morales avait convié les indigènes mexicains de l'EZLN à la cérémonie d'investiture de son premier mandat comme président constitutionnel de la Bolivie. Ceux-ci, tout en saluant sa victoire, et en souhaitant bonne chance à leurs frères et soeurs "couleur de la terre" de Bolivie, ont décliné l'invitation. La prise du pouvoir par en-haut, avaient-ils dit, ne nous semble pas une solution viable...

Pour conclure, il faut espérer que les communautés indigènes sauront à la fois s'opposer aux mesures néo-libérales prises par le gouvernement, et gagner du terrain vers plus de participation et de prise du pouvoir par en-bas.

 

En Post Scriptum, on ne peut que s'interroger, si l'on croit que le Brésil de Lula ou le Venezuela de Chávez, gros producteurs de pétrole devant l'Eternel, sont dirigés par des gens "de gauche", devant l'attitude de ces pays, incapables apparemment de proposer à la Bolivie du carburant à prix raisonnable...

Mais, "business is business" ¿verdad? A moins que la politique spectacle ne nous offre bientôt de nouvelles surprises...

 

Intéressant ce que vous nous dites-là, mais votre vision des choses de ce pays me semble tellement correspondre à celle des occidentaux (Amérique du Nord, Europe) que j'éprouve quelque réticence. Impression de lire un compte-rendu du Figaro ou du Washington Post.

Démentez-moi si ce n'est pas le cas.

La production pétrolière du Venezuela, entre autre, n'est pas aussi importante que vous le dites. Les fortes baisses du baril, l'an dernier, étaient même à deux doigts de foutre en l'air la politique sociale de Chavez, bien obligé de vendre cette denrée aux consortiums étrangers pour faire entrer l'argent dont son pays a besoin.

Cher bjm,

Connaissant bien Atenco, et son implication dans les luttes des communautés indigènes, notamment au Mexique, on ne saurait le soupçonner de porter une vision occidentale des choses. Je n'avais d'ailleurs pas remarqué que le monde occidental soutenait en quoi que soit l'aspiration à l'autonomie des communautés indigènes.

Oui, je suis resté bêtement sur ce qu'il dit après ses trois premiers paragraphes, que j'approuve par contre sans réserve.

Qu'il m'en excuse.

Ne crois-tu pas cependant, Atenco, qu'il est nécessaire d'agir aussi au niveau de l'état?

La situation au Mexique, où les communautés autonomes doivent faire face à la violence d'état ou au laisser faire de l'état face aux violences des groupes para-militaires, ne montre-t-elle pas la nécessité d'avoir au sommet de l'état un pouvoir (sachant que celui-ci ne va pas disparaitre tout seul) qui soit au minimum tolérant vis à vis de ces communautés?

Atenco, vraiment merci du temps que vous avez pris pour ces lignes : vous formulez quelque chose qui devrait faire réfléchir l'Europe, et nous mêmes - la prise du pouvoir et son exercice, ou plutôt, la question du renversement de la vision traditionnelle, étatique, centraliste et tout, et tout.

En cela, Bjm, je trouve les propos d'Atenco très utiles.

Et j'insiste (en lien avec mon billet précédent - le Fol espoir) : en ce qui nous concerne, le travail politique (de qui veut, et les partis ne sont pas les mieux placés) doit s'occuper de la prise en main des populations par elles mêmes.

Le mot "démocratie" a un réel besoin de champoing lui aussi, car je crains fort qu'on me serve : la démocratie participative (comme "formule" cela va de soi).

 

Oui Marielle, je suis allé un peu vite. Ce que dit Atenco sur la manière d'organisation ancestrale donne matière à réflexion, nous montrant combien est restreinte notre vision de la démocratie.

La démocratie participative dont on nous a rebattu les oreilles n'était qu'un slogan, jamais développé concrètement pour lui donner du sens. Quel candidat assez fou oserait affirmer qu'il se passerait de l'avis du peuple ?

 

A bjm,

Permettez-moi de vous conseiller la lecture d'un texte de Raul Zibechi

http://terre-et-territoires.blogspot.com/2009/09/letat-moulin-vent.html

et, plus généralement (si vous ne le connaissez pas), celle des textes de Pierre Clastres sur l'apparition du pouvoir dans les sociétés...

Sur la réflexion concernant les deux puissants "alliés" de Morales, il me semble au contraire que les réserves du Venezuela sont immenses (il existe beaucoup de débats à ce sujet, mais, avec celles du Brésil, elles figurent parmi les plus importantes connues sur la planète). "Soutenir" les transports collectifs d'un "petit" pays de 10 millions d'habitants serait plus cohérent et plus humain, par exemple, que de continuer à vendre (aux USA principalement) cette saleté qui pollue les esprits et la planète, mais dont ont absolument besoin les économies capitalistes industrielles.On pouvait même s'attendre à des déclarations dans ce sens, de la part de Lula ou Chavez... Cela ne leur coûterait quasiment rien. Sauf qu'il y a peut-être des contreparties que Morales n'a pas encore acceptées. Il est difficile de le savoir.Le gouvernement et les entreprises brésiliennes investissent massivement dans toute la région, dans le plus pur style neo libéral et au mépris aussi bien de l'environnement que du droit des populations autochtones. Si vous lisez l'espagnol ou le portugais, ou encore l'anglais, on trouve d'excellentes informations à propos de ces questions sur le "programa de las Américas" (www.cipamericas.org/es).

Et pour répondre à Alain, c'est un non catégorique. "Agir au niveau de l'état" est à mes yeux l'erreur fondamentale. Je sais bien que les autres voies sont difficiles, mais à mon avis les seules avancées possibles sont celles qui partent d'en bas, s'appuient sur les communautés (ou ce qu'il en reste, mais il reste toujours quelque chose), la mémoire, la culture et la reconstruction du bien commun, pour ensuite espérer établir des coopérations et coordinations à un niveau plus large. C'est ce que tentent de faire les zapatistes au Chiapas, où je me rends depuis des années, et où les progrès de l'autonomie sont vraiment impressionnants. C'est ce que nous pourrions tenter, si nous n'avions pas cette vénération pour l'Etat, le grand homme, le parti révolutionnaire, ou l'option pour le "moindre mal" (au choix)... Pour moi, l'Etat reste ce qui a servi à organiser les plus grandes boucheries de l'histoire (et ce n'est pas fini), ce qui verrouille aujourd'hui les barreaux de la plus grande prison dans laquelle s'est jamais enfermée l'humanité. Mais, bon, ce n'est pas en quelques lignes que l'on pourra débattre de tout cela.Il faudra le faire de vive voix...

Merci enfin à Marielle Billy de poser ces questions sur la table, en dépit (ou grâce à elles) de ses sympathies évidentes pour ce que Velveth appelle une "voie émancipatrice originale"...

 

Merci Atenco, ce que vous dites m'inspire (aucune ironie ici).

Quant à ce qui attirerait mes "sympathies", Atenco : je suis de plus en plus dans le doute (je n'ai pas dit l'abattement), et surtout les questions, d'où mon intérêt pour ce que vous dites.

Merci Atenco pour les liens.

Sur le Brésil, tout à fait en phase avec vous.

Sur Chavez, je vais revoir ça de plus près. Il a réussi le tour de force de virer les compagnies pétrolières de l'oncle Sam sans que celui-ci n'ose intervenir comme il le faisait toujours jusque-là. Je n'ai pas encore pris le temps de creuser le pourquoi du maintien de ce commerce avec le diable, comme il le qualifie.

En tous cas, les accusations de populisme et de provoc dont se joue Chavez ne viennent que de ceux qui ignorent le goût permanent des Vénézuéliens pour la fête et les galéjades, malgré leurs difficultés et peut-être, bien souvent, à cause d'elles. Cette remarque ne vous vise pas, Atenco, seulement les tristes sires comme Alexandre Adler and co.

Atenco,

Bien sur que les initiatives "d'en bas" sont nécessaires, indispensables et primordiables. Et que ce sont ces iniatives, coopérant dans des réseaux de plus en plus larges, permettront d'avancer.

Mon propos n'était donc pas de s'en remettre à l'état, mais de considérer qu'on peut agir (ou tenter d'agir) à tous les niveaux, par des inititiatives concrètes locales aussi bien qu'au niveau des institutions.

Le Chiapas (que je suis loin de connaitre aussi bien que toi) a certes beaucoup gagné en autonomie, mais n'est-il aussi terriblement isolé et menacé?

"Le Chiapas a certes beaucoup gagné en autonomie, mais n'est-il aussi terriblement isolé et menacé?"

Je rejoins la question d'Alain et je poursuis, à ma façon:

Investir le pouvoir étatique ou bien le subvertir, soit l'alternative réforme ou révolution (ici, c'est la question réactualisée), n'est pas une question dépassée, non?.

Que le pouvoir central ne soit pas l'ennemi des gens d'en bas reste une nécessité à imposer, non?

Marielle,

Mediapart met en une ton billet sur Mnouchkine, et pas celui sur la Bolivie.

Cela me donne à penser. "Les oubliettes" ? Et la "Culture" ?

 

Aucun oubli, hier dès que j'ai publié le billet sur la Bolivie, il est passé en une, très vite.

Ah. Autant pour moi. Je ne lis pas assez souvent ou assez vite... Innocent

Pierre,

L'Amérique Latine ne semble pas faire partie de la cartographie de Mediapart. Je me souviens m'être abonné initialement notamment en raison d'une excellente série d'articles non manichéens sur le Venezuela, articles qui ne diabolisaient ni n'encensaient Chavez. Je n'ai pas trouvé depuis d'articles de cette qualité.

J'avais réclamé au moment du coup d'état au Honduras, événement qui me paraissait quand même d'une certaine importance, un article de Médiapart sur le sujet.

Les billets d'Atenco, présent sur ce fil, sur ce qu'il se passe au Mexique, réalité bien peu connue en Europe, mériteraient certainement aussi la Une.

Las, L'Amérique latine, à part quelques articles sur le Brésil, Médiapart ne connait pas.

Et pourtant... Ce qui se passe en Amérique du Sud pourrait bien se révéler au moins aussi important pour une avenir trés proche que ce qui se passe entre Chine et Afrique.

Mais bon. Il y a le Diplo.

Cher Alain Godefroy,

Vous n'avez pas accès au reste de l'internet, juste à "Mediapart" ? Ou il vous faut un journaliste de "Mediapart" pour penser par procuration ? Imaginez les effets pervers sur la rédaction s'ils devaient se transformer en grands gourous distillant la Vérité...

cela dit j'ai moi aussi été déçu que l'Afrique soit abandonnée avec la disparition de Blandine Flipo, ou la mise aux oubliettes hier d'un billet d'un ex président de MSF sur les responsabilités françaises au Soudan.

Joyeux réveillon

Bonjour à la censure, au passage

Cordialement

Cher Boddi,

Bien sur que je m'informe par ailleurs, cela ne m'empeche pas de regretter de ne rien trouver sur Mediapart.

Bon réveillon

"Je me souviens (...) d'une excellente série d'articles non manichéens sur le Venezuela, articles qui ne diabolisaient ni n'encensaient Chavez." (Alain Godefroy)

On les devait à la journaliste Lamia Oualalou, me semble-t-il.

L'investigation dans les poubelles politiques de la France, comme y excellent Pleynel et son équipe, il en faut, c'est important, certes. Mais cela devrait entraîner un intérêt au moins équivalent pour les expériences politiques différentes et prometteuses.

Lamia Oualalou, oui. D'excellents articles, que j'avais plaisir à lire. Que devient-elle ?

Et d'acco dac pour ce que tu dis, Bjm. Les "poubelles "c'est lassant. Que ce systéme soit corrompu jusqu'à la moelle, on le sait un peu. Beaucoup.

Une exception pour "Karachi". Là, ça va trés trés loin.

Lu dans le dernier bulletin de la CGT :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La CGT bouge encore. C'est vrai.

Elle m'a beaucoup surpris cet automne, avec une équipe très combative dans ma région et qui n'a toujours pas mis au placard sa volonté d'en découdre, plusieurs semaines après la fin des manifs d'automne. Au point qu'un militant du NPA, très exigeant et peu versé dans le compromis s'est exclamé, lors d'une réunion intersyndicale (+ acteurs politiques Front de Gauche-NPA) pour préparer de nouvelles actions : "Mais c'est ce qui s'écrit dans les tracts du NPA !"

Raison supplémentaire qui rend de plus en plus insupportables les pinaillages de ceux qui ont toujours de bonnes raisons de rester isolés sur leur olympe de pacotille.

 

PS Comme l'an dernier, mes amis et moi préfèrerons réveillonner la nuit du 4 août, sans autre téléguidage que notre seul désir. Si vous tombez ivre-mort dans la rue, comptez tout de même sur nous pour vous secourir.

Cher Bjm (ref Bolivie retraites publiques),

En France c'est le Maréchal Pétain qui a créé la retraite par répartition, afin d'éviter que la guerre ne conduise des centaines de milliers de vieillards dans la misère (comme je pense ça avait été le cas en 14-18).

Par contre je ne sais pas si c'est pendant que l'URSS était alliée avec l'Allemagne nazie ou après, donc si un vrai communiste devrait être pour ou contre.

Joyeux réveillon

Bonjour à la censure au passage

Cordialement

 

Mais oui Boddibeber. C'est ça.

On se calme. Faites de beaux rêves.

Et saluez de ma part la propagandastaffel, au passage.

Ne soyez pas trop triste, même si le temps passe, hélas.

Cordialement, bien sûr.

Cher Pierre Ferron,

En fait j'étais triste aujourd'hui, pour des raisons privées, mais le billet d'Yvan Najiels m'a mis de bonne humeur en me replaçant dans ma propre lignée.

Joyeux réveillon

Bonjour à la censure, au passage

Cordialement

Hier soir, Morales est revenu sur sa décision, disant qu'il avait entendu la voix de la population et des syndicats : il a abrogé le décret concernant la hausse des prix des carburants.

A suivre ....

Connaissez-vous cet essai de Marta Harnecker : « Amérique latine – Laboratoire pour un socialisme du XXI ͤ siècle » ?

"Serait-on aujourd'hui en train de construire en Amérique latine cet autre monde possible ? Partant d'une analyse critique et sans concession des expériences socialistes du passé, Marta Harnecker, chercheuse et militante active dans plusieurs pays de ce continent, décrypte les expériences actuelles et les tentatives innovantes pour faire de la politique d'une autre façon : celle qui devrait être au cœur du "socialisme du XXIe siècle". En Bolivie, au Venezuela, au Brésil ou en Equateur, des exemples illustrent comment on passe de la culture du "citoyen qui mendie" à celle du "citoyen qui réalise, contrôle, autogère et se rend maître de son propre destin. Mouvements populaires des paysans, des indigènes ou des classes moyennes qui se battent contre la privatisation de l'eau, pour la nationalisation du gaz, contre le bureaucratisme, l'excès de centralisation... témoignent d'expériences alternatives qui renforcent notre conviction que d'autres modèles sont possibles. L'auteur ne cache pas les difficultés importantes rencontrées, internes comme externes, notamment en raison de la présence du "Grand Voisin" qui ne veut pas abandonner son arrière-cour historique et ses bases militaires. Un ouvrage indispensable pour comprendre de l'intérieur les bouleversements qui s'opèrent actuellement en Amérique latine." (Présentation de l'éditeur)

Le site de UTOPIA (en bas de page) donne « en avant première le sommaire et l’introduction ».

Morales s'est couché, finalement. Je suppose qu'on aura la version politiquement correcte de la chose sur le blog de Jean-Luc Mélenchon. Plus marrant serait qu'il ait fait un post précédemment pour défendre la hausse de l'essence afin de vaincre les vilains spéculateurs capitalistes.

 

Cordialement

Tiens ! Une crotte de mouche !

Oui, cela en a à peu prés la taille, la consistance et l'odeur. Il faut préciser, cependant, qu'il s'agit d'une mouche spécialisée, on sait à quoi.

Cordialement, bien sûr.

Cher Monsieur Boddi, qu'est-ce qui fait que vous écrivez "s'est couché" ? plutôt que "a reculé", ou ... ?

 

Pourquoi "monsieur" Boddi écrit-il aussi "marrant" plutôt que "intéressant", "curieux", etc.

Poser la question c'est y répondre.

Pierre, j'aime beaucoup, beaucoup les questions.

Monsieur Boddi préfére ses réponses, celles qu'on lui a inculquées. Monsieur Boddi ne connait pas, il sait.

Chère Marielle Billy,

Je pense qu'utiliser le même vocabulaire que les journalistes me fait peur pour mes capacités de compréhension, déjà fort limitées.

Pour celui qui demandait pourquoi j'avais utilisé le terme "marrant", c'était pour évoquer le blog de Jean-Luc Mélenchon, pas la Bolivie ou son président.

 

Cordialement

Oui. Et ?

Cher Pierre Ferron,

Ayant de l'admiration pour Evo Morales et ne connaissant rien à la situation de ce pays, je me propose d'arrêter de troller sur ce fil de discussion.

Je cours me divertir sur le blog de Jean-Luc Mélenchon, en espérant qu'avec ses connaissances probablement à peine moins limitées que les miennes il aura su pondre de divertissantes tartines.

Cordialement

Ah ! votre réponse n'est pas très claire pour moi. Seriez-vous dans l'esquive ?

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