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L'esprit de réfraction, l'esprit de conciliation
Le sénat a décidé de remettre à plat la constitution. Fragilisée par la peur de l’agressivité des autres, ce que j’appelle le problème principal de l’humanité : « La rébellion des peurs » ou « La conjuration des peurs », qui peut être éliminée par des principes de « déconjuration des peurs » thérapeutiques que j’ai décrites mais que personne n’écoute, en voulant éliminer tout racisme au maximum, ils ont failli inscrire le principe de racisme pour la France dans la constitution. C’est l’exact sens de ce qu’ils avaient décidé d’écrire, bien qu’il faille réfléchir un peu. Je vais expliquer.
L’ancien texte écrivait « La France ne reconnaît pas de race humaine multiple. » Un parlementaire a émis un texte, je ne sais pas s’il a été intégré : « La France ne reconnaît pas de ‘soi-disant’ race humaine multiple. » parce qu’il voulait que s’il était établi que ces races n’existent pas, c’est un fait scientifique cela dit, il fallait nier le principe scientifique de race. Et je déduis que ci on n’accepte pas le principe scientifique de race, cela signifie qu’on n’accepte pas qu’il y ait des races entre les hommes, et donc, s’il existait vraiment des races entre les hommes, la constitution insisterait sur un principe de racisme de la France dans le sens où il ne faudrait pas plusieurs races. Préfèreriez-vous éliminer la race des plus faibles ou la race des plus forts, alors ?
(Je rappelle pendant ce temps qu’il y a bien plus de différences innées entre des voisins qu’entre les moyennes des pays. Et qu’il y a bien plus de différences acquises que de différences innées.)
La phrase originale est parfaite, car elle insiste sur le fait qu’au fond, ce qui est important, c’est qu’il n’y ait pas de discrimination. Et la deuxième, que je critique, sur le fait qu’il faut absolument établir (afin qu’on ne revienne plus jamais dessus) que toute différence entre deux hommes serait une honte insurmontable, et que si on le reconnaît, on ira encore plus en prison. Et que d’ailleurs, ne pas revenir dessus est l’une des choses les plus importantes du monde et de la France. Et si on évoluait encore ??
La nation, le patriotisme, c’est l’amour des siens, tandis que le nationalisme, l’établissement de barrières entre les appartenances, c’est la haine des autres. C’est le monde de la réfraction et des agressivités, autorités, interdictions. C’est le contraire du monde des réconciliations. Or, c’est purement chercher à renier des gens qui font état de quelque chose qui aurait pu exister. Chercher à renier totalement l’existence d’une famille, en réalité qui peut exister, qui a existé, qui a été une étape 1000% nécessaire (les hommes préhistoriques), et dont la disparition n’est pas expliqué par la nécessité évidente, servira couramment de poids aux adversaires, à juste titre logique. Si on veut les critiquer, il faut mettre en doute leur bonne foi ou expliquer par la raison à la source leur perte de bon sens. Ce besoin de les critiquer est-il d’ailleurs aussi éternel que la constitution ? Est-ce un problème psychologique irrémédiable ? Les deux pôles les plus hauts de l’esprits sont la réfraction et la réconciliation (avec l’aventure. La réconciliation, c’est aussi un peu la conciliation avec la différence, imprévue.) Encore heureux qu’on ne parle pas de l’égalité entre les hommes en termes de « soi-disant » différence, sinon le jour où l’on serait confronté aux Dieux hypra-intelligents qui nous diraient de penser à l’âme des vaches… Nous n’aurions ni queue ni tête ;Un véritable principe, tel que décrit dans la première partie, est que les différences innées, si on critiquait ce handicap, étant insurmontables, et d’ailleurs parfois importantes, on ne serait pas altruiste, et on profiterait sur le dos des autres de ce qui ne nous est pas dû (nos qualités supérieures), on mettrait en cause la personne dans son intégralité, dans son identité, et on ne pourrait pas être progressiste, contrairement au but de la critique. Enfin… Dans quels cas une critique est-elle progressiste, et dans quels cas ne l’est-elle pas ?
De plus, un handicap peut cadrer l’essentiel, cacher l’essentiel, certains handicaps peuvent paradoxalement être exceptionnels dans certains domaines, et à vouloir éliminer des formes de diversité, on élimine régulièrement des phénomènes d’utilité exceptionnelle, qui, dans des cas alors là extrêmement rares, peuvent sauver le monde. Dans la diversité se trouve l’excentricité qui porte loin l’imagination des structures semi-cohérentes possibles et souvent réutilisables. Des cohérences un peu sales.
Bien sûr, il existe des formes de résistance bien plus nécessaires que ceci. Mais cela rappelle qu’il faut beaucoup d’intelligence et beaucoup de renvois de balle pour mettre au point les théories sur la sagesse, et que les remises en cause sont de plus en plus difficiles.

