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La crise financière : une faillite de l'université?

La crise financière risque de nous précipiter dans une catastrophe monumentale. Les causes semblent être un mélange d'inconscience formidable, de cynisme sans bornes, d'immoralité induite par le fonctionnent du système bancaire et aussi d'un aveuglément par rapport aux conséquences des pratiques auxquelles les banquiers s'adonnaient. Il y a eu aussi une incompétence manifeste de la part de ce beau monde.

 

Certains défenseurs du laissez-faire dans l'économie, même parmi les plus acharnés, ont fait leur mea culpa et reconnu qu'ils se sont fourvoyés dans leurs convictions et leurs analyses. La confession d'un Alan Greenspan devant la Chambre des représentants des États-Unis d'Amérique est peut être le plus emblématique d'un tel aveu. Les responsables politiques reconnaissent aussi de leur coté qu'il fallait mieux réguler l'économie et proclament désormais, pour se racheter et surtout pour sauver la mise au système, leur détermination à réformer le capitalisme afin que pareille chose ne se reproduise plus à l'avenir.

 

Dans tout ce concert d'autocritiques, il y a une voix qu'on s'attendrait tous à entendre et qui reste pourtant inaudible. Celle des grandes écoles de commerce et autres lieux de formation des supers managers et financiers qui ont précipité l'économie mondiale dans ce marasme. Aucun écho de ce coté là. Une telle attente est, me semble-t-il, légitime à un double point de vue.

 

L'une des missions de l'université, prise globalement, est de former les élites appelées à gouverner dans tous les domaines. Cette mission de formation implique la transmission d'un savoir, d'un savoir-faire et surtout d'un savoir-être. Il me semble que ce savoir-être à inculquer comporte deux aspects fondamentaux : l'éthique et la morale d'une part et l'esprit critique d'autre part. C'est à ce double niveau que nous pensons que la faillite dans cette mission est le plus manifeste.

 

En effet, l'autopsie de la crise fait constamment ressortir combien l'avidité, la recherche du profit facile et le cynisme de la part du monde de la finance ont contribué à provoquer celle-ci. Les crédits pourris (subprimes), les risques insensés pris par les traders sur les marchés boursiers, etc. ont été grandement motivés par cette quête de l'argent facile, sans états d'âme. Les révélations de l'affaire Kerviel, les confessions d'anciens traders et financiers de haut vol, qui sont apparues ici et là dans la presse, sont autant de preuves de cet état d'esprit qui régnait (et règne encore ?) dans le monde de la finance.

 

Le plus extraordinaire, n'est-ce pas ces scandales d'institutions bancaires ou œuvrant dans les assurances, qui après avoir obtenu d'énormes sommes de l'argent public pour les renflouer suite à la crise, ont trouvé tout à fait normal de payer à leurs dirigeants des weekends de détente dans des hôtels luxueux et de financer d'autres manifestations dispendieuses, dont l'utilité est questionnable. Il y aussi, ces cas de traders qui ont continué avec leurs petits jeux en bourse, jusqu'à faire perdre des centaines de millions d'euros à leur banque ou enfin les dirigeants de sociétés de banque ou d'assurance qui avaient prévu de toucher leurs primes, bonus et autres avantages liés à leurs fonctions, et cela malgré la crise due en grande partie à leur gestion catastrophique. Tout cela montre un déficit certain d'éthique et de moralité chez ce petit monde. Plusieurs explications peuvent être trouvées à cela. La faillite dans la transmission du savoir-être me semble figurer en bonne place parmi celles-là.

 

Au-delà de la dimension éthique et morale de ces comportements, certains d'entre eux révèlent aussi une incapacité de la part de beaucoup de secteurs de ce monde-là de prendre du recul par rapport à leurs pratiques. De se rendre compte de la réalité et de pouvoir sortir de leurs modes de fonctionnement néfastes. Cette incapacité suggère une faiblesse ou une absence d'esprit critique. Souvent, à entendre les discours de certains éléments de ces milieux, on ne peut qu'être frappé par le caractère idéologique, et même fanatique pour certains, de leurs raisonnements et argumentations.

 

Si à l'échelle individuelle un tel état de choses est regrettable, quand il caractérise un mode de fonctionnement collectif, cela peut entrainer les conséquences les plus graves. Nous en faisons actuellement l'expérience. De plus, il nous autorise à être hautement sceptique par rapport aux projets et velléités de réformer le système. Car on peut se demander si ces éléments-là du système sont dotés, intellectuellement et moralement, des ressources pour se réformer. Voilà un autre défi du projet de refondation du capitalisme.





 


Tous les commentaires

Merci pour cet analyse. Enfin une voix qui ose... L'orgueil scientiste des professeurs d'économie cacherait-il la venalité de leur savoir ? Combien de professeurs d'Université en Europe, toute spécialités confondues, ont osé exprimer, ou oseront mettre en ligne, ce qu'ont gagné ou perdu les banques en spéculant sur les marchés boursiers! Faudra-t-il attendre la publication en 2009 des résultats comptables 2008 pour connaitre l'étendue des dégâts. J'ai cru entendre dire que des règles comptables auraient été changées, pour lisser.... Une petite rétrospective serait intéressante. Leur statut, l'éthique, l'indépendance... devraient permettre un peu plus qu'un silence assourdissant. Allez, osez, mes chers Professeurs, si vous n'osez tout seul, sautez à l'eau a plusieurs, je suis sur que vous avez des choses intéressantes à expliquer. Bon courage

Il est incontestable que l'Université a une part de responsabilité mais nous sommes tous responsables. La crise a pour résultat la décroissance, résultat : panique générale à bord. Imaginons, en France, entre les années 1981-2008, un homme politique dire et mettre en pratique : "déficit néant"; "budget de la Nation soit celui de l'Etat, des Collectivités territoriales, Sécurité social et balance des paiements en équilibre". Je n'ose ... Non que je veuille défendre les banquiers, l'Université mais au nom de la Croissance, on leur à confié la mission d'imaginer des montages financiers de plus en plus compliqués afin que le pékin doté d'un minimum de bon sens reste pantois et n'ose émettre une critique. Nous considérons comme normal, nous occidentaux, que le monde nous donne sur un plateau : le beurre, l'argent du beurre et la crémière. Rien est éternel Premier avertissement, en espérant sans trop de frais

Bonjour,Materneau CHRISPIN Merci pour cette analyse lucide sur l'apathie qui a gagné la pensée universitaire dans le domaine de l'économie, malgré les cris d'alarme lancés périodiquement dans des centaines d'occasions, partout dans le monde, depuis les fameuses déclarations du Club de Rome dans les années 70 . Dans un souci constructif, je souhaite réagir à votre dernier propos ..."Voilà un autre défi du projet de refondation du capitalisme" auquel s'est attelé un journaliste britannique particulièrement inventif et audacieux: George MONBIOT En effet,.dans ce moment historique d'hésitation , mon propos reprend des extraits d'une version écourtée(*) du livre de Georges MONBIOT(GM) auteur en 2003 de "L'âge du consentement" traduit de l'anglais "The Age of Consent.A Manifesto for a New World Order". Dans ce manifeste GM développe une série de 4 propositions. Avant d'exposer sa première proposition, GM fait part de sa démarche.extraits: ...... .."Tout a été globalisé sauf notre consentement. Seule la démocratie reste confinée à l'Etat nation.Elle se tient debout aux frontières nationales, valise à la main, sans passeport.Une poignée d'hommes des nations les plus riches utilisent le pouvoir global qu'ils assument pour dire au reste du monde comment vivre. Mon livre est un essai pour remplacer le présent âge de la contrainte par un âge du consentement.J'y présente une série de propositions qui horrifieront tous ceux qui pensent comme il faut. Nombre d'entre elles,à première vue ou lorsque je les ai conçues, m'ont moi-même horrifié.J'ai essayé de découvrir les moyens d'introduire un nouvel ordre mondial, dans lequel des citoyens gèrent les institutions du monde pour les citoyens et non pas contre eux. Leur découverte m'a conduit à réexaminer des enjeux sur lesquels j'interviens depuis des années et à reconnaitre certaines erreurs. Lorsque des solutions efficaces existent, le les ai adoptées.Mais là où les propositions disponibles me semblaient inadéquates, j'ai dû imaginer de nouvelles approches. Mon innovation principale , je crois, a été de découvrir certains de leurs effets synergétiques et de commencer à inventer ce que j'espère être un système cohérent qui se renforce lui-même,dont les éléments-politiques et économiques- se soutiennent et se nourrissent les uns les autres. J'ai cherché à ne rien suggérer qui ne puissent être atteint avec nos seules ressources, en partant des circonstances présentes.Cela ne signifie pas que toutes les transformations que je propose seront faciles à mettre en oeuvre.Tout changement pour lequel il vaut la peine de se battre sera difficile à obtenir. Un signe que notre approche fonctionnera sera le déclenchement d'une violente opposition. Je ne suggère pas quelque chose qui ressemble à un ordre mondial abouti ou définitif. Au contraire, j'espère que d'autres personnes affineront, transformeront et, si nécessaire, remplaceront mes propositions par d'autres meilleures.J'ai cherché à concevoir un système qui permette, et même encourage sa propre amélioration, et qui mobilise le génie collectif qui se libère dès que des personnes qui réfléchissent librement discutent sans contrainte. Ces propositions sont, bien sûr, des moyens et non une fin en soi. Autrement dit si elles échouent à engendrer la justice globale, il faut les jeter à terre et les piétiner, comme tant d'autres propositions qui ont échoué avant elles. Les 4 principales propositions sont: 1- un Parlement mondial démocratiquement élu 2- une assemblée générale des Nations Unies démocratique qui reprend les pouvoirs actuellement aux mains du conseil de sécurité. 3- une union financière internationale qui rééquilibre automatiquement les déficits commerciaux et prévient l'accumulation de la dette 4- une organisation du commerce équitable qui restreint les riches et émancipe les pauvres. Si vous souhaitez vous faire une idée de ces 4 propositions, je vous renvoie à mes billets datés du 9, 11, 13 et 14 octobre 2008 dans lesquels je reprends des extraits essentiels de son interview accordé à la remarquable revue franco-suisse "LaRevueDurable". bien à vous Pierre Sélim LEBRUN

Bonjour, votre papier est très intéressant mais il mélange me semble-t-il différentes choses qui gagneraient à être distinguées: - Université et grandes écoles/écoles de commerce. Si les premières tentent de former des managers, outre certaines exception comme Dauphine, ce sont bien les secondes qui sont les principales pourvoyeuses de banquiers intervenant sur les marchés financiers. - la connaissance et l'éthique: si on fait le postulat qu'on peut aisément distinguer le bien et le mal en matière bancaire (ce qu'on pourrait discuter et pas seulement en matière bancaire), l'éducation supérieure peut seulement apprendre à faire la distinction mais la mise en pratique dépend d'une part de la volonté et du jugement de chacun mais aussi et surtout des cadres organisationnels, légaux, etc. qui pèsent sur les actions des uns et des autres. - les économistes ne sont pas un bloc unifié. Il existe un courant dominant (très dominant) qui a effectivement complètement faillis mais ses adversaires sont également des économistes. Ne jeter pas les économistes avec les pertes de la crise. Vous aurez encore besoin d'eux pour penser des alternatives qui ne se limitent pas aux populismes d'extrême droite ou d'extrême gauche (vous avez lu la théorie du choc?). Ce ne sont que quelques remarques qui me viennent à la lecture de votre billet au demeurant intéressant. Pour information, je suis docteur en économie et je travaille sur les effets sociaux pervers du fonctionnement du système bancaire, c'est vous dire si je partage votre posture critique.

L'origine de la crise financière se trouve dans la croyance dogmatique dans les vertus de l'innovation, dans la foi sans limite dans la technique et dans le "progrès", dans la croyance que l'informatique, les statistiques et les techniques actuarielles permettait de tout prévoir, dans l'inpression confortée par le comité Nobel que l'économie était une science exacte. Que ce soit les responsables politiques, les gouvernements, les régulateurs ou les banquiers, aucun n'a fait acte de contrition, reconnu l'arrogance de l'esprit scientifique . Aucun n'a reconnu les errements coupables d'une régulation qui se complaisait dans la conviction béate de la toute puissance de la technicité. Le procès qui doit être mené n'est donc pas celui de l'université, qui a développé un savoir faire et une technicité, mais au contraire celui de tous ceux qui ont voulu accorder une confiance inconsidérée dans ces techniques, parce qu'elles paraissaient leur permettre des politiques démagogiques, parcce qu'ils ont y ont vu la possiblité de vivre dans l'utopie. A l'heure actuelle on entend et on lit encore la défense de "'l'innovation financière" que l'on ne saurait brider, qui serait prétendument le moteur du développement économique et autres contes de fée. La prétention générale qu'il faut plus de régulation, ou une autre régulation, démontre que personne ne veut se départir de cette arrogance, de l'utopie et de la foi dans les martingales . Personne ne veut purement et simplement fermer les marchés des dérivés, alors que ce sont structurellement des produits toxiques, mais il y a le tabou de" l'innovation financière" Personne ne veut purement et simplement fermer les agences de notation financière, alors que ce sont structurellement des instruments de manipulation du marché. Personne ne veut purement et simplement fermer les assureurs monolignes, qui sont des escroqueries à l'assurance. Alors que l'on ne vienne pas dire que les politiques, banquiers, régulateurs et autres ont fait leur examen de conscience. Kerviel va être renvoyé devant le tribunal correctionnel, alors qu'il n'a fait que ce qui était attendu de lui, avec le cynisme de donner des limitations théoriques qu'il est évident qu'aucun trader ne respecte. Le volume du marché des dérivés démontre que les dirigeants de banque ne cherchent qu'à se couvrir et à continuer les pratiques de caino. Bouton prétend que la SG ne fait pas de spéculation , alors qu'elle est leader en produit dérivé, et les juges d'instruction se laissent persuader par une affirmation qui ne fait que démontrer que les banques croient encore aux vertus des mathématiques financières. Alors arrêtons les propos totalement à contresens. Le procès ne doit pas être celui de l'université, mais celui de ceux qui ont utilisé la science sans conscience, mais aussi sans le moindre bon sens.

Je trouve cet article et certains des commentaires qui l'accompagnent consternant de naïveté. Certes, les professions financières sont éminament criticables dans leur comportements, mais c'est le dogme libéral qui a permis ce comportement. Liberté d'entreprendre sans entrave, sans contrainte, sans compte à rendre, réussite individuelle, primauté de l'enrichissement personnel sur toute autre valeur etccc, tout ceci a justifie la dérégulation. Mais on ne peut déréguler l'économie en profondeur sans déréguler la société, c'est à dire en dégradant, voire en méprisant l'éthique et la morale qui sont avant tout des règles de comportement.. Accèdent ainsi au pouvoir, en politique, dans les entreprises, des dirigeants de plus en plus dépourvus d'éthique, de morale , voire d'honnêteté. Et ceci ne concerne pas le seul domaine de la finance. Quant à l'université, ne lui en demandons pas trop. Si l'on y arrive sans éthique et sans morale, on ne s'y intéressera qu'avec un certain recul, le recul mercantile de ceux qui sont curieux de connaitre les ressorts qui font marcher la société. L'éthique et la morale s'acquièrent dans la famille et à l'école.

Relisez l'article et les commentaires, vous serez un peu moins injuste dans votre critique. Vous envoyez en 3 phrases ce que les autres développent et argumentent. Vous seriez le seul juste de ce site?

Tiens, c'est assez curieux, cet article dans le fond rejoint par certains points des commentaires que j'ai pu faire il y a quelques mois, à la fin de l'été, sur des blogs de Mediapart. En résumé, et en plaisantant aussi, j'ai mis en cause, et en doute aussi, le professionnalisme des "têtes d'œuf" qui truffent les universités Américaines, notamment les "brillants universitaires" spécialistes en économie. Pour faire vite, combien de prix Nobel Américains en économie depuis, par exemple, 40 ans ?? Ou sont ils actuellement dans cette faillite du système en plus de la faillite intellectuelle de leurs universités ?? Parce que il y a un paradoxe, vu leur nombreux prix Nobel en économie, du fait que cette crise est apparue et a pu métastaser aux States si vite, conséquence de mal façons et de plantage dans des montages financiers tous bêtes et élémentaires. Si garde fous il devait y avoir, c'est bien la bas. A croire que ce sont des amateurs, et des stages et même un recyclage des Nobel américains dans les HEC Européennes ne leur ferait pas de mal !!

Pour ma part, j'ai surtout retenu de cette intéressante analyse uen questiosn centrée sur les principaux lieux de formation des cadres supérieurs et dirigeants de la finance ou de la finance commerciale : "il y a une voix qu'on s'attendrait tous à entendre et qui reste pourtant inaudible. Celle des grandes écoles de commerce et autres lieux de formation des supers managers et financiers qui ont précipité l'économie mondiale dans ce marasme. Aucun écho de ce coté là." Materneau Chrispin parlait bien des grandes écoles de commerces, celles qu'on intégre après le parcours des classes préparatoires et de forts investissements financiers. Si on a entendu certains universitaires, spécialiste en économie, se prononcer sur la crise et ses causes, sans proposer de continuer à "faire plus de la même chose", je n'ai pas (pour ma part) de souvenirs concernant HEC.

Si vous comptez sur un mea culpa des enseignants en économie (à l'Université ou dans les grandes écoles de commerce), vous pouvez toujours courir. Ces enseignants enseignent les théories en cours sans être le moins du monde eux-mêmes de bons économistes (au sens ayant fait fortune). Si ils étaient de bons économistes, seraient-ils là à tirer la langue avec des salaires de misère ? Le fait est probablement que l'éthique a été le moindre de leurs soucis, donc ils n'ont pas enseigné à tondre au minimum les moutons, à les respecter ou à partager, mais ils ont plutôt enseigné le contraire, comment faire un maximum de profits sans tenir compte de la main d'oeuvre... Au vu de la crise actuelle, ils ont enseigné l'endettement à mort, et on peut dire que cela a marché un certain temps. La plupart des gouvernements tentent la relance. Mais la relance de quoi ? La relance de l'endettement à mort... Manque d'imagination sans doute, ou bien seule alternative à l'effondrement total, étant donnée une économie qui ne tournait que par ce moyen, il parait impossible de s'arrêter : dépensons ce que nous n'avons pas pour leur faire plaisir et pour garder nos emplois ? Même à la maternelle ils doivent comprendre que cela ne peut pas durer. Le krach est bien là... Les enseignants vont bientôt pouvoir l'enseigner, en direct... Responsables mais pas coupables, les enseignants.

"Le krach est bien là... Les enseignants vont bientôt pouvoir l'enseigner, en direct... " (Armel le Bail) Vous en croyez pas si bien dire;.. c'est déjà le cas. Je connais des étudiants qui ont des cours d'économie, régulièrement prévus au programme (dans un cursus qui n'est pas d'économie). L'enseignant rame cette année pour composer un cours... en repartant de zéro ou des articles de presse spécialisée qui lui semblent les plus sérieux. Avantage non négligeable pour les dits étudiants, désargentés : économie de manuels :-)
J'ai donc une certaine curiosité, pour ce que font les profs par exemple de HEC. recyclent-ils, imperturbalement, leurs cours des années passées? C'est juste de la curiosité, mais si quelqu'un a la réponse ;-)

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