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L'attitude des élites torpille le contrat social

La crise financière, malgré l'optimisme forcé que veulent afficher les élites politiques et économiques, ne cesse de s'approfondir. Les chiffres croissants du chômage plongent les décideurs politiques dans le désarroi et suscitent des inquiétudes grandissantes par rapport à la montée de la grogne sociale. Cela d'autant plus que ces décideurs politiques, ne pouvant anticiper les prochaines étapes de la crise, semblent confinés dans une posture réactive qui donnent l'impression qu'ils ne savent pas comment y faire face.

 

Alors que ces derniers tentent, sans grand succès jusqu'à présent, de faire repartir la machine économique tout en essayant d'apaiser les craintes de leurs populations par un contrôle de la communication politique et économique sur la crise, d'autres semblent s'acharner à provoquer le mécontentement populaire par toute une série d'actions marquées du sceau de l'inconscience ou de l'immoralité.

 

C'est le cas, par exemple, de l'annonce par Total de la suppression de postes d'emploi tout de suite après avoir annoncé, à grand renfort de communication, des bénéfices records et une distribution de dividendes à ses actionnaires. Le scandale des 165 millions de dollars US de bonus payés par AIG à certains de ses cadres, qui provoque un tollé aux USA tant dans la population générale qu'au niveau des responsables politiques, est une autre illustration de ces comportements qui jettent avec une désinvolture inouïe de l'huile sur le feu du mécontentement des couches populaires. D'autant plus qu'elles les premières à subir les dures conséquences d'une crise dont elles ne sont en rien responsables.

 

Sans vouloir aller jusqu'à appuyer l'analyse de certains qui prédisent un déchainement de la violence et le chaos en raison de cette crise économique, il faut quand même souligner que celle-ci n'est pas sans effet sur le contrat social sur lequel repose le fonctionnement des sociétés démocratiques. S'il peut être décliné en plusieurs principes ou règles, dans son essence, ce contrat social repose sur un fondement majeur et premier. Il s'agit d'un consensus tacite, non écrit ou formulé dans des textes juridiques, par lequel les populations acceptent de s'en remettre à leurs élites pour gouverner la Cité et ces dernières s'engagent à trouver, proposer et mettre en place des solutions, allant dans le sens de l'intérêt collectif, devant faciliter ou améliorer les conditions de vie de ces dernières.

 

Un tel contrat social suppose deux prémisses. D'une part, les gouvernés reconnaissent aux élites la capacité intellectuelle, technique et une légitimité, conférée par les urnes, pour mener à bien la barque nationale. Donc de trouver des solutions permettant au pays de surmonter les défis internes et externes auxquels il est confronté. D'autre part, en revanche, les élites s'engagent à œuvrer dans ce sens, avec une obligation de résultat qu'elles assument. Ce pacte tacite est cimenté par l'idée fondamentale d'une communauté de destin entre les deux, laquelle trouve son expression concrète dans celle de la solidarité sociale.

 

Ce pacte fondamental est gravement miné et mis à mal par le comportement des différentes élites dans la présente crise. En effet, les élites politiques montrent une incapacité criante et alarmante à adopter des mesures efficaces contre la crise. Cette incapacité est d'autant plus intolérable qu'elle prolonge celle de ne pas avoir vu venir la crise et ainsi la prévenir. On en vient à se demander si elles sont à la hauteur des engagements que suppose le contrat social. A ce constat d'incompétence s'ajoute le soupçon que des mesures adéquates et radicales, susceptibles de juguler la crise, ne sont pas prises parce que les politiques se couchent devant les élites économiques ou sont de connivence avec elles. Les paroles grandiloquentes de certains dirigeants quant à la fin du capitalisme immoral qui sont restées non suivies d'actions concrètes ne peuvent que renforcer ce soupçon, en l'alimentant.

 

Quant aux élites économiques, elles ont donné toute la mesure de leur aveuglément par la recherche effrénée et irrationnelle du profit. Essentiellement responsables de cette crise mondiale, elles ont perdu toute crédibilité et leur cote est au plus bas. Le coup terrible que leurs inconséquences portent au contrat social ne vient pas tant du fait qu'elles se seraient fourvoyées dans une certaine logique économique, mais plutôt et surtout de leur obstination à s'accrocher aux privilèges indus qu'elles se sont octroyés.

 

Cette attitude d'une bonne partie des élites économiques n'est pas qu'immorale, comme on le dénonce régulièrement et à juste titre, elle est aussi profondément attentatoire à l'idée de solidarité sociale. Ainsi, dégageant des bénéfices et payant de juteuses dividendes malgré la crise, les entreprises et leurs principaux gros actionnaires ne montrent aucune vraie propension à consentir des sacrifices pour diminuer l'impact de la crise qu'elles ont fomenté sur les couches les plus fragilisées de la société à cause de cette même crise. Cette indifférence ne pourra avoir comme effet négatif à long terme que de creuser le fossé d'incompréhension et de ressentiment entre les couches populaires et elles-mêmes.

 

Quant aux élites intellectuelles qui devraient former, guider, montrer le chemin et surtout être critique par rapport au système, elles se sont laissées aller à la fascination devant les miroitements du système. Au lieu de tirer la sonnette d'alarme contre les dérives, elles en sont arrivées à les célébrer, les justifier et de ce fait les légitimer. Pour n'avoir pas su garder ses distances, elles ont été aspirées dans l'emballement de la mécanique du système. Elles en sont venues à donner l'image d'être son organe de légitimation. Elles y ont laissé leur crédibilité et leur parole est devenue suspecte.

 

Cet échec des différentes élites les remet en cause aux yeux des couches populaires. C'est là une fracture dangereuse dans le contrat social. Si elles ne se ressaisissent pas vite, on peut craindre que les masses populaires ne s'abandonnent à d'autres voix. D'autres voies. Ce serait un scénario grave de conséquences pour la démocratie.

 


Tous les commentaires

Et oui ! nous en sommes bien là. D'ailleurs nous en discutons depuis un petit moment sur pas mal de blogs. Et de l'avis général, il est trop tard. Nos élites sont en effet irrémédiablement condamnées. Après plusieurs cartons jaunes, elles ont persisté, alors nous avons décidé : carton rouge. Dehors ! Et maintenant nous en sommes à discuter les nouvelles règles du jeu. C'est un peu foire d'empoigne, mais enfin ça reste joyeux. Le printemps, tout ça ... Parce qu'il y a du très gros temps qui arrive, alors autant en profiter on c'est dit. Ah, oui y a aussi la zique qui va bien : "Manifeste pour les produits de haute nécessité" que ça s'appelle... super tube, on se le met en boucle sur un vieux tempo de reggae et c'est pas mal. Cordialement

Pourquoi violence et chaos ? Déjà la violence et le chaos nous les avons, demandez aux centaines de milliers de gens qui sont licenciés sans aucune considération et dont subitement la vie bascule dans le vide, demandez à ceux qui attendent la sortie des poubelles des supermarchés pour trouver à bouffer, aux mal logés ou pas logés du tout, demandez aux jeunes de banlieue qui même diplomés et cherchant à s'intégrer ne touvent que portes closes. demandez aux salariés du privé et des services publiccs qui subissent une pression telle que beaucoup tombent malades ou crèvent de maladies profesionnelles. C'est quoi la violence pour vous ? Pour moi, c'est déjà la très grande violence sociale qui touche désormais toute la classe moyenne, les fins de mois qui commencent le 10 voire le 5, les cartes bleues bloquées, les interdictions de chéquiers, les loyers hors de prix où il faut une caution en bronze massif et des justificatifs à n'en plus finir. Les humiliations de toute parts dans le moindre rapport social, la menace immanente et permanente de la sanction. la multiplication des gardes à vue arbitraires ... Bref, vous cragniez quoi exactement ? Quand au chaos, vous voulez parler de quoi précisément quand manifestement le président de la république est cocaïnomane, sujet tabou ?; quand il va se faire rincer par un caïd du traffic de drogue, quand tout le monde puise sans vergogne dans l'argent public, basarde tout pour lever des liquidités et s'en foutre plein les poches. Quand il n'y a plus de gouvernement, plus d'opposition, plus de règle d'aucune sorte pour les élites. Quant à la démocratie, mais pour elle tout le risque et déjà courru et même échu. c'est fini la démocratie chez nous. Vous avez le choix entre quoi et quoi ? et le coup d'état permanent contre le droit, la démocratie qui s'opère de mois en mois, vous n'avez pas lu les articles d'edwy Plenel ? Soyez raisonnable, tout ce que vous décrivez est justifié et vous n'en tirez aucune autre conséquence que de craindre la violence et le chaos ? Votre légalisme est complètement hors sujet. Il faut s'emparer du pouvoir et chasser ces élites corrompues ainsi que ces grands industriels et financiers transnationaux qui ont tout concentré sur eux et bloquent toute renaisance économique en stérilisant tout ce qui n'est pas eux mêmes. Et Puis, pourquoi voulez vous qu'il y ait de la violence dans un renversement de régime ? Grèce, Portugal, pologne, allemagne de l'est, roumanie, même madagascar ... ça a été vite plié partout. En France, il n'y a ni garde nationale ni securitate. Les forces de l'ordre sont aux ordres des Prefets qui ne prendront pas le moindre risque historique pour sauver ce régime. Enfin, le risque de guerre civile n'existe pas en France. Vous voyez Neully prendre les armes ? Ils fuiront à l'étranger le plus vite qu'ils pourront, ils l'ont déjà intégré, c'est la raison pour laquelle ils continunent de piller tout ce qui peut encore l'être. Quand au chaos, d'après, que voulez vous qu'il arrive ? Vous n'aurez pas les chars dans les rues, au contraire, ce sera une libération généralisée et une fraternisation jamais vue. N'ayez pas peur ... c'est sans danger.

Eh ben, qu'est-ce qu'on attend ? Quand allez-vous proclamer un gouvernement provisoire ? Le 1er avril ?

C'est quoi la violence pour vous ? Pour moi, c'est déjà la très grande violence sociale qui touche désormais toute la classe moyenne, les fins de mois qui commencent le 10 voire le 5, les cartes bleues bloquées, les interdictions de chéquiers, les loyers hors de prix où il faut une caution en bronze massif et des justificatifs à n'en plus finir. Les humiliations de toute parts dans le moindre rapport social, la menace immanente et permanente de la sanction. la multiplication des gardes à vue arbitraires ... C'est vrai !

. Nos élites sont en effet irrémédiablement condamnées. Après plusieurs cartons jaunes, elles ont persisté, alors nous avons décidé : carton rouge. Dehors ! Et maintenant nous en sommes à discuter les nouvelles règles du jeu. . Première mesure urgente : rendre au peuple la fonction de représentant du peuple. Dehors de l'Assemblée, les 577 usurpateurs ! Quant au Sénat, on en fait un musée (de la République). . jpylg

C'est la société "d'individus" ou chacun pense qu'il va gagner le gros lot via la médiacratie et autre "bling bling"

Élites ou pas élites, voila ce qui se passe un peu partout en France: *** Communiqué de presse des étudiant-e-s en lutte du Mirail: la répression policière clôture la manifestation interprofessionnelle du 19 mars Jeudi 19 mars, toulouse. La manifestation étudiante organisée dans le cadre de la journée de grève interprofessionnelle, s'est terminée par une action « d'autoréduction », votée en assemblée générale. Le principe de l'action était de bloquer les caisses du magasin en échange de la gratuité d'une certaine quantité de produits. Alors que les manifestant-e-s avaient négocié cet accord avec le gérant du Monoprix et que l'action se déroulait dans le calme, la Brigade Anti-Criminalité accompagnée des gardes mobiles ont chargé les 300 manifestants qui bloquaient le magasin. Après une première charge sans sommation pour évacuer les entrées du magasin, où au moins deux manifestantes se sont faites ouvrir le crane par des coups de tonfa, les forces de l'ordre ont tenté de disperser la foule avec des tirs de flash ball et des bombes déflagrantes. Un manifestant a été grièvement blessé près de l'œil par un tir tendu de flash ball. Afin de se protéger de nouvelles charges, les manifestant-e-s ont mis en place des barricades à l'aide de poubelles enflammées. Les affrontements ont duré environ une heure jusqu'à ce les forces de l'ordre réussissent à faire place nette. En plus des nombreux blessés, deux personnes ont été interpellées. Un rassemblement de soutien, réunissant plus de 200 personnes, s'est donc improvisé devant le commissariat central vers 21h. Face à la montée de la contestation, réunissant 110 000 manifestant-e-s à Toulouse avec des revendications sur les salaires, le service public d'éducation, la précarité, la seule réponse obtenue est la violence policière. La répression de cette journée de grève et d'action, massivement suivie, nous démontre que le gouvernement prend peur face à la colère des travailleurs-euses et des étudiant-e-s, et craint une amplification du mouvement. Le comité de lutte des étudiant-e-s du Mirail condamne fermement les pratiques policières, et prévient que nous ne nous laisserons pas intimider. « une attaque contre un seul est une attaque contre tous » La lutte continue... Rassemblement de soutien aux inculpés 11h, demain VENDREDI 20 MARS devant le métro Canal du Midi. *** Pendant ce temps là, nos élites étudiantes, en la personne de Jean-Baptiste Prévost, président de l'UNEF, participe à un forum de Libé et il "concède une certaine forme de légitimité aux assemblées générales universitaires, il insiste sur l’idée que celles-ci n’ont « quand même pas autant de légitimité que des syndicats pour négocier ». Pour autant, le gouvernement ne semble pas encore disposé à ouvrir la discussion." *** Cependant, à l'instar des étudiants du Mirail, de plus en plus d'étudiants et de travailleurs se souviennent des promesses bafouées (Zied et Bouna, Erika, Pérol, Bouclier Fiscal...) et discerne derrière ce jeux des "élites" une seule idéologie qui guide leurs pas, celle du pragmatisme. Ainsi l'élite ne cherche qu'a garder son statut, le tout reposant sur des valeurs vides de sens. Que dire de DSK, patrons du FMI et socialiste, que dire de Bruno Julliard qui a négocié dans un petit salon avec Raymond Soubi et Pécresse la LRU durant l'été 2007, et qui est maintenant secrétaire à l'enseignement au PS? *** "Bien sur ne sommes pas encore au mieux de notre forme, mais touts les jours nous sommes plus présent, tous les jours nous sommes plus crédible, tous les jours nous sommes plus fort" dixit Martine Aubry La rénovation du PS? La belle blague. Il y a ceux qui s'indignent et ceux qui s'organisent.

Je suis hallucinée par ce que vous nous racontez s'être passé à Toulouse !!!! Vous parlez d'un communiqué de presse, d'accord, je ne lis ni n'entend toutes les infos, mais n'est rien vu à ce sujet ! Savez-vous si des médias ont repris cette info ? On connaît tous les détails de nombreux faits divers, on nous les rabaches à longueur de journée, mais pour informer sur ce genre d'évènement incroyable et intolérable, on flirte avec l'indigence des médias ! :-( Je vous remercie en tout cas pour ces infos !

Attendons voir l'enquête de Mediapart, qui d'ordinaire nous informe. Deux fractures du crâne, ça ne passe pas inaperçu, en principe, dans la presse locale ou chez les organisations de défense des libertés. Mais le communiqué commence par une dénonciation des brutalités policières et finit par une autre dénonciation, celle des partis et syndicats de gauche (certes ces gens-là sont capables de tout, mais...). C'est le procédé de la sirène: buste de femme et queue de poisson. C'est pourquoi j'attends des compléments d'information avant de m'indigner hautement comme il se doit.

Le communiqué de presse des étudiant-e-s en lutte du Mirail est entre la première et la deuxième rangée d'étoiles. Dsl pour la confusion. Cependant je peux vous citer des tas d'exemples similaires, partout en France. Étudiants mobilisé à Montpellier, je peux vous dire que les coups sont plus durs, les gaz plus virulents. (Je vous fais grâce des photos montrant les hématomes, les fractures, le sang et les larmes) L'histoire s'accélère? Peut être, mais le bras armé et les directives libérales ne vacillent pas.

On pourrait peut-être ouvrir sur Médiapart une "Edition Spéciale" qui réunirait tous les différents témoignages sur ces évènements, dont j'ai l'impression qu'ils vont en augmentant. En effet beaucoup d'abonnés de Médiapart sont éparpillés aux quatres coins de la France et hors de France (les Dom, Madagascar, Belgique, Irlande, Angleterre, Canada, etc...) ; les abonnés pourraient rapporter des informations locales (manifs, agressions des forces de l'ordre, etc.) ? on pourrait avoir ainsi une meilleure visibilité du "phénomène" ? Qu'en pensez-vous ?

Les français sont des démocrates. La démocratie n'est pas en danger. Les syndicats canalisent la colère et la volonté d'en découdre avec la classe économique dirigeante. Bien sûr il y a beaucoup d'amertume et désormais l'on peut craindre le cynisme parmi les jeunes et la génération montante qui prendra le pouvoir dans vingt ou trente ans. Mais pour l'instant rien si ce n'est quelques révoltes incompréhensibles ici et là en banlieue parisienne. Le CPE était une bonne mesure, il refera surface. Le PS devra se faire plus écologiste. L'UMP sera une caisse de résonnance efficace de la classe moyenne, la majorité, afin de sauvegarder ses intérêts. Après la crise, au mieux dans 3 ou 4 ans, il faudra payer des impôts supplémentaires pour combler les déficits. La crise écologique dès lors frappera de plein fouêt nos économies. D'ici là, l'Iran sera sur le point d'avoir la bombe atomique. Les voisins se lanceront dans une course poursuite à la recherche eux aussi de la bombe atomique. Les chinois voudront que les américains s'engagent à quitter les eaux limitrophes de la mer chinoise elle aussi montante. Ils mettront la pression sur les déficits américains. La Russie soutiendra la Chine, elle même soutenue par des pays africains pour contrer la dictature américaine. Et puis finalement ce sera l'emballement !...L'Europe lié par les accords passés devra suivre cette guerre probable. La France restera pourtant neutre, au nom de la démocratie !

Heureusement la planète grillera vite et ce sera la fin tant désirée de l'Histoire. The End. Générique de fin. Adam, Eve, Abel, Caïn.... et comme ça jusqu'au bout.

Remarque agacée : Le mot "élite", ici comme ailleurs tous les jours, dans tous les médias, semble utilisé à tort et à travers. Son usage implique une acceptation, une reconnaissance des capacités du groupe décrit aussitôt contredites par les critiques apportées.

Il me semble que le contrat social est déjà largement détruit par les "zélites"(sic). Celles-ci se rendent compte qu'une mèche est allumée et pour tenter de l'éteindre ont installé (en toute impunité) une multiplication des fichiers (la paranoïa sécuritaire avec le dernier: "Herisson"), une criminalisation tous azimuts du citoyen, (enfermement massif, justice de classe et de pouvoir),etc, etc.. avec notre consentement mou et manipulé. Ces réponses folles nous conduisent vers un néo-totalitarisme bien inquiétant. La bête a peur, la bête est donc dangereuse! Nous continuons à faire les moutons bêlants et acceptons d'être dévorés sans réagir. PS: Les contributeurs de Médiapart semblent généralement d'accord avec les diverses descriptions de ces trop nombreux dérapages antidémocratiques. Il serait nécessaire et urgent que d'autres voix, d'autres lieux alertent le peuple! A voir: www.mindoverflow.fr/2009/03/systeme-herisson-larmee-veut-tout-voir-et-tout-surveiller-sur-internet/

Helas il est bien tard pour regretter que le contrat social soit rompu en France,pays ou cela a débuté début 1983 avec "la pause sociale" chère à Jacques Delors ,l'abandon du programme de François Miterrand qui de toute façon ne faisait que semblant d'y croire...On eu aussi à la télé "vive la crise" scénario de Michel Albert. Alain Minc,Laurent Joffrin...récitant Yves Montand et nous voila au bout de ce tunnel bien enfumé... Neuilly et Versailles ne prendraient pas les armes pour défendre la propriété même mal acquise ?Quelle naiveté,quelle ignorance de l'histoire deFrance! Soyons moins sévère à l'égard des intellectuels ou des journalistes il y en eu ,il y en a des courageux qui essaye d'éclairer la route et on pourrait alors tout autant fustiger un peuple rassis et dépolitisé qui s'est bien laissé conduire là où nous en sommes.. je suis toujours membre de la classe ouvrière conscient de ce que cela signifie et j'ai bien trop souvent croisé des gens du peuple qui préféraient TF1 à ARTE,l'Equipe ou Gala au Monde diplomatique (par exemple)... Ces choix ont un coùt idéologique et nous sommes au pied de la paroi ,derriére nous la grande crevasse....à nous de jouer robjulern(retraité d' EdF qd c'était encore une entreprise publique)

Helas il est bien tard pour regretter que le contrat social soit rompu en France,pays ou cela a débuté début 1983 avec "la pause sociale" chère à Jacques Delors ,l'abandon du programme de François Miterrand qui de toute façon ne faisait que semblant d'y croire...On eu aussi à la télé "vive la crise" scénario de Michel Albert. Alain Minc,Laurent Joffrin...récitant Yves Montand et nous voila au bout de ce tunnel bien enfumé... Neuilly et Versailles ne prendraient pas les armes pour défendre la propriété même mal acquise ?Quelle naiveté,quelle ignorance de l'histoire deFrance! Soyons moins sévère à l'égard des intellectuels ou des journalistes il y en eu ,il y en a des courageux qui essaye d'éclairer la route et on pourrait alors tout autant fustiger un peuple rassis et dépolitisé qui s'est bien laissé conduire là où nous en sommes.. je suis toujours membre de la classe ouvrière conscient de ce que cela signifie et j'ai bien trop souvent croisé des gens du peuple qui préféraient TF1 à ARTE,l'Equipe ou Gala au Monde diplomatique (par exemple)... Ces choix ont un coùt idéologique et nous sommes au pied de la paroi ,derriére nous la grande crevasse....à nous de jouer robjulern(retraité d' EdF qd c'était encore une entreprise publique)

Helas il est bien tard pour regretter que le contrat social soit rompu en France,pays ou cela a débuté début 1983 avec "la pause sociale" chère à Jacques Delors ,l'abandon du programme de François Miterrand qui de toute façon ne faisait que semblant d'y croire...On eu aussi à la télé "vive la crise" scénario de Michel Albert. Alain Minc,Laurent Joffrin...récitant Yves Montand et nous voila au bout de ce tunnel bien enfumé... Neuilly et Versailles ne prendraient pas les armes pour défendre la propriété même mal acquise ?Quelle naiveté,quelle ignorance de l'histoire deFrance! Soyons moins sévère à l'égard des intellectuels ou des journalistes il y en eu ,il y en a des courageux qui essaye d'éclairer la route et on pourrait alors tout autant fustiger un peuple rassis et dépolitisé qui s'est bien laissé conduire là où nous en sommes.. je suis toujours membre de la classe ouvrière conscient de ce que cela signifie et j'ai bien trop souvent croisé des gens du peuple qui préféraient TF1 à ARTE,l'Equipe ou Gala au Monde diplomatique (par exemple)... Ces choix ont un coùt idéologique et nous sommes au pied de la paroi ,derriére nous la grande crevasse....à nous de jouer robjulern(retraité d' EdF qd c'était encore une entreprise publique)

La thèse de ce billet, un contrat social entre l'élite et le peuple, était déjà développée dans le dernier essai d'emmanuel Tood. Comme le fait remarquer Fannie, la notion d'élite n'a pas grand sens ni d'un point de vue sociologique et à fortiori politique. Il serait plus juste de parler d'une classe de profiteurs. Tant que cette classe peut faire croire à la populace que ses privilèges ont des contre- parties , par exemple assurer un emploi, ou quelques miettes des bénéfices, ou , rêve américain, que si,si, tout le monde peut y arriver, il suffit de retrousser ses manches , elle a quelques chances de se maintenir au pouvoir. Si l'illusion se dissipe , alors tout devient possible. Peut-être ,et je l'espère , sommes nous dans une telle phase .

On en apprend tous les jours. Ainsi, j'aurais passé un contrat tacite avec des élites, sans que j'en susse rien ? Et ce contrat serait en train de se déliter à l'insu de mon plein gré ? Mais c'est doublement affreux ! Il faut faire quelque chose ! Mais quoi ?

"Quant aux élites intellectuelles qui devraient former, guider, montrer le chemin et surtout être critique par rapport au système, elles se sont laissées aller à la fascination devant les miroitements du système. Au lieu de tirer la sonnette d'alarme contre les dérives, elles en sont arrivées à les célébrer, les justifier et de ce fait les légitimer. Pour n'avoir pas su garder ses distances, elles ont été aspirées dans l'emballement de la mécanique du système. Elles en sont venues à donner l'image d'être son organe de légitimation. Elles y ont laissé leur crédibilité et leur parole est devenue suspecte." Tout dépend de ce que vous appelez les élites intellectuelles. Si l'on s'en tient aux économistes, force est de constater qu'un certain nombre d'entre eux (à ATTAC en particulier) n'ont eu de cesse depuis bientôt 10 ans d'alerter sur les risques de crise générés par la financiarisation mondialisée. Mais ils passaient pour des nostalgiques des temps anciens et "ringards" de l'après-guerre, prêchaient dans le désert, les médias et les différents pouvoirs leur préférent les élites intellectuelles thuriféraires du libéralisme. "Elles y ont laissé leur crédibilité et leur parole est devenue suspecte." C'est exact et certains démagogues, comme Nicolas Sarkozy, à l'exemple de son discours devant les salariés d'Alstom ne se privent pas de s'en servir.

Voici quelques paroles que semblent oubliés nos 'zélites' elles sont tirés de la Marseillaise Des traitres de rois conjurés. De vils despotes deviendraient(sont) les maitres de nos destinées. Tremblez,tyrans et vous perfides l'opprobre de tous les partis. Tremblez!Vos projets parricides. Contre-vous tout est prêt a ce battre. !!!! AUX ARMES CITOYENS!!!!

les élites dévalorisés Il tout à fait juste de mettre en cause les élites, ou les personnes qui en tiennent lieu. En effet les élites sont supposées émaner du peuple, les élus, les intellectuels sont supposés s'interroger sur la société, les dirigeants d'entreprise sont censés diriger leur entreprise en tenant compte de l'intérêt général. Materneau Chrispin à tout à fait raison de souligner qu'aucune des élites ne joue, les élus sont pour l'Europe sociale avant chaque tournant européenn et lors des votes ils approuvent la commission, les élus nationaux votent pour le traité de Lisbonne rejeté par référendum. ils ont ou continuen de soutenir la politique de contre réformes rétrogrades dites néolibérales au nom de la compétitivité exigée par la mondialisation, sans jamais s'interroger sur les conséquences sociales ni économiques. Le résultat la plus grave crise économique depuis 1929, et nos élites ont perdu la voix ou continuent à réciter( leur catéchisme rétrograde mais prétendument moderne. cela fait bien longtemps que l'intérêt général est considéré comme ringard par nos élites: politiques, intellectuelles ou économiques. Le peuple souffre fait sacrifice sur sacrifice, les élites sont dans leur planète bien au chaud et repues. ils ne vient à personne l'idée arxchaïque de demander aux dirigeants d'entreprises, aux millionnaires de faire un effort de solidarité. D'autant plus que nos "pseudos" élites intellectuelles sont courtisanes et ne savent plus faire la différence entre le nécessaire progrès social et leur catéchisme rétrograde de la concurrence libre et non fausse (le dumping social et fiscal sont permis et encouragés) qui nous a apporté cette mondialisation heureuse pour une poignée de millionnaires et leur cour. Rappelons les sarcasmes qu'a essuyé Bourdieu lorsque en 1995 il a soutenu la grève des cheminots contre les réformes Juppé! Il était archaïque, dépassé, extrémiste. c'est pourtant l'un des derniers intellectuels authentiques rrespecté dans le monde entier que notre pays ait eu. Que restera t il de l'oeuvre des Finkielkraut, Brueckner, BHL,Glucksmann? les élites critiques sont rejetées par le système qui tient bien les grands médias. lors de la crise quels économistes étaient invités à débattre à la télévision, la radio aux heures de grande écoute? Les Jacques Sapir, Frédéric Lordon, Jacques Généreux, Dominique Plihon, Michel Husson, Christophe rameau, les sociologues Robert Castel, Luc Boltanski n'ont pas les honneurs des médias, leurs voix sont tellement discordantes! Nous assistons au suicide des élites par soumission aux puissants. Jean Bachèlerie

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