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Darcos, les abstentionnistes «ronchons» et la «presse servile»
«N'ayant rendu de services à personne, je n'ai pas d'ennemis, disait, je crois, Jules Renard. J'ai été élevé dans l'idée que vivre, c'est servir. C'est dire si j'étais d'emblée mal barré.» Ainsi s'épanche sur son blog (photo) Xavier Darcos, LA grande victime du dernier remaniement, dans un billet très court publié le 30 mars, mais que pas grand'monde ne semble avoir remarqué.
Dans ce texte intitulé «Donner/recevoir», l'ancien ministre du travail évite pourtant la langue de bois, neuf jours après son éviction éclair au lendemain du second tour des régionales. Tête de liste en Aquitaine, Darcos a fait le plus mauvais score du gouvernement. La sanction ne s'est pas fait attendre. Lui dont on faisait un candidat sérieux à Matignon quelques mois avant a dû illico préparer ses cartons. Pas étonnant qu'il dise avoir le sentiment «d'avoir plus donné que reçu».
«Oui, ce fut une campagne exténuante mais exaltante. Elle m'a coûté cher. Mais je ne regrette rien.» Latiniste émérite, auteur d'essais sur Tacite et Ovide et (affirme L'Express) candidat à l'Académie française, Xavier Darcos affiche pourtant le détachement du sage que les tourments passagers n'atteignent guère: «L'aigreur est dégradante et la nostalgie stérile»...
En revanche, le désormais conseiller régional d'Aquitaine règle ses comptes avec à peu près tout le monde : la presse, jugée «servile»; «les attentes confuses et la dépression générale [qui] semblaient tout omnubiler»; «ceux qui s'abstiennent en ronchonnant»; les «extrémistes» (de qui s'agit-il?) qui ont poussé à «justifier nos choix comme si on nous les imputait à crime»... et même la nécessaire «solidarité gouvernementale», qui semble avoir empoisonné sa campagne locale.
Tout le monde sauf le chef de l'Etat, qui l'a pourtant poussé au combat et lui avait donné des garanties en cas de défaite qui se sont révélées aussi légères que le vent. Il faut dire que Xavier Darcos est toujours en lice pour la présidence du Château de Versailles. Ceci explique (peut-être) cela.


Tous les commentaires
Il est vrais que la presse semble avoir oublié très vite ce grand perdant des dernières régionales mais avec ce que vous venez d'exhumer, franchement, ça ne m'étonne plus.
Dans le genre analyse de prisunic, Darcos est un chef.
Marie-Luce Penchard a fait encore mieux (ou pire) que Darcos : 14 %. Mais sacrifier une sous-ministre des Dom-Tom n'a pas été jugé à la hauteur de l'affront électoral.
C'est cool, tu prends une énième veste, on te file un château...et pas le moindre !!!!
Et en plus il pleurniche..
Paraît aussi que R Soubie, le machiavel du social, le trouvait pas assez souple....Wouaaaaaaaaaaaaaaarf !
Moi, j'aurais dit...autre chose.
à propos...
L'ex-ministre de l'éducation a contribué fortement, et dirigé, la campagné engagée contre l'enseignement public. A travers une politique du "chiffre" il a participé au dégraissage le mammouth en appliquant des mesures qui font de la vie et de la communauté scolaire là où il y aurait besoin de renforts et d'initiatives innovantes, des établissements précaires pour des populations précaires.
Mais il a toujours bénéficié d'une certaine indulgence, même s'il était un des plus zélés, suivant la "voix de son maître". Il avait été remarqué que le journal Le Monde, en pleine rentrée scolaire en 2008, lui ait consacré le portrait "d'un homme d'esprit" ...
Et son "esprit" est telle que dès le lendemain de la "claque" des régionales il laisse "fuiter" la proposition faite par son mentor de le nommer à Versailles, à la tête de l'Etablissement public gestionnaire du château.
L'actuel titulaire du lieu, depuis le 6 juin 2007, M. Jean-Jacques Aillagon, ancien ministre de la culture, qui pensait ne pas avoir démérité, dont rien ne laissait supposer, quinze jours plutôt, qu'il risquait d'être en partance, se voit ainsi mis sur la touche.
Souhaitant effectuer un deuxième mandat, qui semblait acquis en accord avec l'actuel ministre de la culture, il s'étonne que les candidats à sa succession "puissent eux-mêmes répandre l'information d'un choix qui se serait porté sur eux". En l'occurrence le "eux" ici c'est lui, qui ayant beaucoup "donné" a hâte de "recevoir" une vie de Versaillais!
"J'ai été élevé dans l'idée que vivre, c'est servir", il est bien parti pour s'en servir! et là aussi sans état d'âme envers son petit camarade. J'avais fait un billet d'humeur... sur le portrait du Monde,
http://www.mediapart.fr/club/blog/arthur-porto/140908/le-monde-un-journal-d-esprit
Darcos ?
Vous voulez parler de ce prof de lettre à Périgueux qui faisait bosser à ses élèves un des sujets du Bac qu'il connaissait en tant que membre de la commission qui choisissait les sujets ?
Vous voulez parler du fossoyeur des RASED, le réseau d'aide pour le soutien aux élèves en difficulté ?
Vous voulez parler du ministre qui organisa la désertification de l'Education nationale en matière, entre autre, d'accompagnement pédagogique, mesure directement responsable de la montée des violences en milieu scolaire ?
Ah oui, il a beaucoup donné, Darcos.
Il a donné dans le sabotage du Service Public.
A lui la vie de Château, si l'on comprend bien, en récompense de ses bons et loyaux services !
hm, Darcos à versaille, j'espère que la république a une assurance anti-incendie, ou contre les tremblement de terre. . mais passons, si il faut reconstruire nous reconstruirons. . il y a deja tant à faire à l'éducation nationale.
Salut Quetzal.
Tu me sembles plein d'espoir, c'est bien. Moi je me pose la question qui est d'imaginer comment reconstruire sur les ruines sociales, industrielles, instellectuelles, économique, ...que laissera le sarkosysme.
Il est probable qu'avec un peu de chance (bien que ce terme ne soit pas très "politique") l'avenir et les urnes nous délivrent des Darcos et des Besson. Mais comment circonscrire l'engence libérale, MEDEF et "pro-bouclier fiscal"... Les Nanard sont déjà tapis à l'orée du bois.
Salut Quetzal.
Tu me sembles plein d'espoir, c'est bien. Moi je me pose la question qui est d'imaginer comment reconstruire sur les ruines sociales, industrielles, instelectuelles, économique, ...que laissera le sarkosysme.
Il est probable qu'avec un peu de chance (bien que ce terme ne soit pas très "politique") l'avenir et les urnes nous délivrent des Darcos et des Besson. Mais comment circonscrire l'engeance libérale, MEDEF et "pro-bouclier fiscal"... Les Nanard sont déjà tapis à l'orée du bois.
croyez-vous que notre nation manque d'imagination, certes elle n'a pas de pétrole et plus trop les moyens, mais il lui reste une population qui en a quand même vu d'autres, et qui sait aussi relever ses manches au besoin.