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Germanophobie : le retour !

 

 

Ainsi, Mme Angela Merkel serait une nouvelle Bismarck !

 

C’est vrai qu’il avait une sale gueule le von Bismarck, ce prussien que ne pouvaient supporter, ni les bavarois, ultérieurement très hitlériens, ni les badois, ni les würtembourgeois, ni les brêmois sans parler des hambourgeois et autres habitants de la Sarre de Hesse ou du Schleswig-Holstein.

C’est justement parce qu’ils ne s’aimaient pas trop tous ces cousins germains que le Bismarck a fait péter les droits de douane entre les états, et leur a offert un ennemi commun en envahissant la France de Napoléon III. Oh ! Le beau coup de politique ! Et avec la complicité d’Eugénie la catholique, l’Impératrice pas Grandet, par-dessus le marché. On sait comment ça s’est terminé.

Alsace-Lorraine germanisées, Napoléon III à la trappe à phynances, Commune de Paris, déclaration du Ier Reich à Versailles, paiement par les français d’une rançon pour que les prussiens quittent la France occupée et création du Crédit Lyonnais.

Gloire à Thiers ! Vive le capital !

L’or est une arme encore plus redoutable que le canon.

 

Donc si Merkel = Bismarck, ce serait plutôt un compliment. Pas de danger que les hommes politiques allemands comparent N.S. à de Gaulle, lui aussi unificateur d’une France divisée entre collabos et résistants, entre une majorité passive et moutonnière et une minorité allergique à l’occupant.

 

Quant aux vitupérations de la Madone des Pétochards à l’égard d’une « Europe à la schlague », il est vrai que depuis qu’elle est prête à poutouner Poutine, elle s’interdit de parler d’une Europe au knout. Mais cela viendra.

 

Ce n’est pas parce qu’on critique nos « amis allemands » que l’on est germanophobes.

Dany le Verdâtre devrait rester calme, coooool, pas la peine de devenir rouge de colère. On ne va tout de même pas se retaper avec nos voisins qui sont confrontés aux mêmes problèmes de rigueur que nous. Même que la vie me semble moins cher en Allemagne qu’en France.

 

Et puis, qui peut croire que nous divorcerions.

J’ai trois petites filles franco-allemandes adorables. Elles sont l’Europe bien plus que tous les traités de dupes concoctés par des marionnettes de la finance en délire.

Ne nous trompons pas d’ennemis nom de Dieu !

Les traders et banquiers de Francfort sont aussi délirants et fous que ceux de Paris, Londres ou New-York. Les voilà les requins qui nous mangent. Et les hommes et femmes politiques qui nous gouvernent sont leurs poissons accompagnateurs.

 

Et puis Angela, elle va bien finir par comprendre que la BCE aurait besoin d’avoir un autre statut que celui qu’elle possède et qu’une activation contrôlée de la planche à billets pourrait relancer une croissance modérée et donc atténuer le chômage et la misère. Bordel, c’est pas difficile à comprendre. Comme je comprends qu’elle possède dans sa mémoire, dans la mémoire collective des allemands cette période absurde pré-hitlérienne où l’on faisait ses courses avec une brouette de billets. Mais il s’agissait aussi de lutter contre l’aberration du remboursement des dégâts consécutifs à la Grande Guerre. « L’Allemagne paiera ! » Ah ! Cette antienne qui berça nos arrière-grands-parents… L’Allemagne paiera…

 

Encore des futés, des phares de la pensée, des professionnels, des donneurs de leçon, des « spécialistes ».

« Il n’y avait pas d’autre politique possible », comme on nous le bêle encore aujourd’hui.

Tous les commentaires

Chassez le naturel, il revient au galop !

 

L'humanité n'ayant jamais su faire autre chose qu'identifier le mal de l'autre côté d'une frontière, pourquoi voudriez vous que cela ait changé ?

Et puis Angela, elle va bien finir par comprendre que la BCE aurait besoin d’avoir un autre statut que celui qu’elle possède et qu’une activation contrôlée de la planche à billets pourrait relancer une croissance modérée et donc atténuer le chômage et la misère. Bordel, c’est pas difficile à comprendre.

Bordel!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Mais il va sans doute falloir avancer encore plus loin. La planche à billet ne suffira pas. Ce qui me fait espérer... comme dirait Todd, c'est l'éducation. Ce qui me fait espérer réellement, c'est l'invention d'un nouveau monde. Pour commencer, des peuples, chacun enfermé dans ses frontières, vers un pouvoir qu'il peut identifier. Nommer l'ennemi à son importance comme le fait le mouvement "occupy wall street. Ensuite, il suffit d'un peuple en éveil, d'un peuple qui pousse les anciennes lois d'une Europe mal construite. J'aimerais que cela soit la France, j'aimerais aussi que cela soit l'Allemagne, les pays-bas, la Grèce... J'aimerais un vrai réveil. Et j'y crois.

Le Sarkozysme en fin de vie invente une germanophobie fantasmée qui va lui permettre de s'en prendre à la gauche, voir le communiqué et l'interview (Figaro de ce matin) de Juppé, il va très loin puisqu'il suggère même que la gauche prépare rien moins que la guerre! Refuser d'obéir au diktat des banques, évoquer Bismarck, dans le discours des communiquant élyséens c'est s'en prendre au peuple allemand et préparer un prochain conflit, ils ne reculeront devant rien....

Bah, il me semble que les Allemands ne sont pas non plus toujours très tendres envers leurs partenaires du sud, la paresse congénitale du Latin, etc...

La crise que traverse l'Europe n'énerve-t-elle pas nécessairement les stratégies nationales des uns et des autres ? Quand elle ne laisserait pas réapparaître certaines constantes géopolitiques qu'on aura cru trop vite "dépassées"...

D'ailleurs, au début de son quinquennat, Nicolas Sarkozy n'avait-il tenté un rééquilibrage du côté de la Grande-Bretagne ?

 

Très bon billet!

Mais moi aussi, j'ai craint le pire, en lisant votre titre.

Peut-être qu'un point d'interrogation ( qui aurait introduit un doute ) aurait été plus explicite qu'un point d'exclamation?

Peut-être l'avez fait volontairement...car ce titre attire l'attention !Rire

 

Je m'associe aux commentaires et éloges qui précèdent.

 

Avec juste un bémol, lorsque vous écrivez : "Et puis Angela, elle va bien finir par comprendre que la BCE aurait besoin d’avoir un autre statut que celui qu’elle possède et qu’une activation contrôlée de la planche à billets pourrait relancer une croissance modérée et donc atténuer le chômage et la misère."

 

Je ne suis pas du tout certain que ce soit en mutualisant les dettes pour créer un autre type d'endettement et en faisant fonctionner le planche à billet que le système changera de nature.

 

C'est d'une restructuration de ces dettes et d'une annulation des intérêts qu'elle génère, qu'il faudrait parler, je crois.

 

Construire une politique économique commune et faire payer les banques, donc. Pour une fois.

Je suis convaincu que cette "germanophobie" n'est qu'un pet de lapin.

Il est vrai que Montebourg, Mlle Le Pen, y vont fort. Mais c'est de la petite phrase à dauber les nunuches. De l'attrape couillons !

En ces temps de financiarisation de l'économie en folie, et ça dure depuis des années, l'on aurait besoin de "géants" et nous sommes gouvernés par des "nains" dont les banques, les agioteurs, les "grands patrons", les plus fortunés tirent les ficelles.

Spectacle de marionnettes. Danse du ventre. Multiplication des rencontres au "sommet". Tout cela ne sert à rien, si ce n'est à tondre les peuples, à les culpabiliser, à les contraindre à abandonner tout ce que leurs ancêtres avaient conquis en droits sociaux au prix de leur vie ou de leur liberté.

 

On nous plonge dans le brouillard d'explications savantes pour nous faire admettre l'inadmissible. En réalité, nous sommes en pleine Lutte des Classes, en pleine guerre du capital contre les salariés. Point final.

 

Donc, une autre politique est possible. Non seulement, elle est possible mais elle est vitale.

Car le système en place est en train de se suicider à cause de ses excès. Mais, aucun des responsables politiques ne veut le savoir. Aucune imagination, aucune perspective au-delà de leur élection ou de leur réélection, aucun sens de l'intérêt collectif, aucun respect pour les peuples quelle que soit leur nation.

Tout à fait d'accord.

Et J.Généreux a raison de dire aux spéculateurs: Vous avez joué ? Eh bien, quand on joue au casino, on peut perdre, c'est la règle du jeu.

Alors, messieurs les spéculateurs, le peuple vous annonce que vous avez perdu . Il reprend ses billes, le peuple ... Rire

Le sentiment anti-bosch Sourire

Vous voulez dire "boches" , les produits Bosch sont de bonne qualité.....

Excusez moi Chris, je ne me relis pas souvent, effectivement j'aurais du écrire Boche, cette erreur doit être reliée à l'excellent électro-ménager Bosch qui m'offre sa vision permanente à la maison

Sans parler du Bosch qui nous offre ses fresques surréalistes

Jardin_des_Delices_demi_page.jpg

 

Il y a bien aussi le Borsch, mais là il vous aurait fallu faire une coquille. Comme vous n'êtes pas au bord de la mer, c'est déjà moins probable.

borsch_8.jpg

Effectivement je ne suis pas une" fille du bord de mer",je suis née cependant tout prés de:

cpa_bordj2.jpg

Du temps de la bonne soupe coloniale!

Une semeuse à 5 centimes...Ca me rappelle ma (courte) période philatéliste. Rire

Comme c'est joli ESPOIR comme pseudo.

Longue vie à vous !

En dépit de son grand âge (il est de la génération de Hessel) l'inventeur du "théorème de Schmidt"* n'est pas précisément un "indigné". Et l'Allemagne n'était pas pas précisément isolée en 1914: elle avait pour alliés l'Autriche-Hongrie et l'Italie.

* vrai en période de relance et dans certaines conditions ("Les profits d'aujourd'hui sont les investissements de demain et les emplois d'après-demain"), ce "théorème" n'est pas vérifié en période de crise sous domination financière.

 

Quoi qu'il en soit, il formule une critique à l'encontre de la politique allemande actuelle, et c'est pourquoi je l'ai cité.

Déjà les rayons des grands magasins se sont vidés en produits de première nécessité...

On commence à voir passer l'armée française, par petits groupes, en direction de l'Ouest...

Incidemment Bismarck a introduit un embryon de sécurité sociale. Ouh le malheureux, que n'avait-il pas fait là ! Les "marxistes" en peau de lapin lui reprochèrent de vouloir acheter la classe ouvrière et la détourner du juste combat pour la dictature du prolétariat.

Avec à la clef le statut "spécial" des départements lorrains et alsaciens.

Ah mais, c'est qu'il n'y avait pas que du mauvais chez ce Bismarck.

Mon beau-père, né allemand à Strasbourg, avait des cousins allemands suite à la séparation de l'Alsace du Reich.

A ce propos, on s'est bien gardé de faire un referendum.

Les alsaciens ont donc eu le choix, "ou vous devenez français et vous restez, ou vous optez pour l'Allemagne et vous partez". C'est ainsi que des familles ont éclaté. Les parents et grands parents étant parfois germano-français. Comme quoi, pour certaines familles françaises, ce qui s'est passé en Yougoslavie avait une couleur de déjà vécu.

Et un autre drame aura lieu entre 1940 et 1944 avec les "malgré nous".

L'espace Schengen rassérène presque tout le monde.

Et ça vaut son pesant de choucroute de constater que le vote FN se porte plutôt bien dans une région où une large partie des salariés vont travailler en Allemagne ou en Suisse. Ah ! "Ces étrangers qui vont manger le pain des allemands et des suisses, quelle horreur !"

A part ça, j'aime beaucoup l'Alsace et j'adore mes enfants qui ont du sang germain.

Et puis, je suis français, moa meussieur.

Les français... ça ne vient pas de Franc ? Faut vraiment être un gaulois celte mâtiné gallo-romain, mêlé sarrazin, vandale, voire croisé viking et africain noir pour croire à la pureté du sang de c... coq.

Bon j'arrête de délirer. Je m'égare... Je m'égare. "C'était à Mégara, faubourg de Carthage, dans les jardins d'Hamilcar..."

 

Où avez-vous rencontré "le désaveu des abominables marxistes" contre les lois sociales qu'ils défendront ultérieurement un peu partout dans le monde ?

Remarquez, je me souviens que des témoins oculaires m'ont rapporté que certains ouvriers avaient été offusqués de la notion de "congé payé".

Ah ! C'est qu'on les avait dressés, les salopards. Union de la blouse et de la soutane. On écrivait avec pleins et déliés "L'oisiveté est la mère de tous les vices". Vingtdious ! "V'là t'y pas sans qu'ils l'aient demandé qu'on leur infligeait des "congés payés". Y z'allaient êt' payés à rester chez eux ! Nan mais pis quoi encore ? On n'est pas des bourges, nous, on est pas des fainéants. On est des travailleurs. Et un travailleur, ça travaille !"

 

Comment notre Epoustouflant Protecteur n'a-t-il pas encore cité les propos du camarade Dupont ? Guaino dont on fait de l'engrais à fric ne connaissait pas Dupont.

Enfin, avec mes c... pas encore. Ce sera le prochain argument de campagne de Copé, le Pirhana de sa Majesté.

"Où avez-vous rencontré "le désaveu des abominables marxistes" contre les lois sociales qu'ils défendront ultérieurement un peu partout dans le monde ?"

 

 

Je suis trop jeune pour les avoir rencontrés. Mais à la chambre des députés, à la "Belle époque", lors de l'introduction des assurances sociales, les guesdistes étaient violemment contre (contrairement aux jauréssiens).

Exact ! Jules considérait que "les retraits sur salaire, les cotisations constituaient une diminution de salaire intolérable".

Purisme révolutionnaire aujourd'hui "ridicule", mais peut-être compréhensible à l'époque où les salaires n'étaient guère élevés.

Et puis, ce n'est pas parce que l'on est ami ou lecteur de Marx que l'on détient la Vérité comme le crurent malheureusement trop de zélés marxiens qui sombrèrent dans ces caricatures du marxisme que sont le léninisme, le stalinisme ou le trotskisme. Oh ! Ces mots en isme ...

Nic-kel
Vous n'avez pas fait le rapprochement ?
Moi, je l'ai fait... Nickel c'est Nicolas associé à Merkel
La bonne nouvelle ?
Je ne vous ai pas dit que c'était nouveau
Puisqu'il s'agit d'un couple à l'ancienne, c'est le couple le plus crade
Celui de la double peine où les deux sont condamnés à se supporter
Parce que personne ne les blairait
Déjà qu'ils ne se blairent pas eux-mêmes
C'est Nickel : Nicolas Merkel

http://www.lejournaldepersonne.com/2011/12/nic-kel/

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