Corsica Libera et PCF condamnent le massacre de 35 civils kurdes
Le mouvement Corsica Libera et Parti communiste français (PCF) condamnent fermement le massacre de 35 civils kurdes dont 19 enfants dans le raid turc. Le PCF appelle aussi Nicolas Sarkozy et ses partenaires européens à entendre « la colère légitime » du peuple kurde.
Dans un communiqué publié sur son site d'internet (http://www.corsicalibera.com), le mouvement Corsica Libera affirme que le bombardement du 28 décembre d'un village kurde dans la région de Sirnak qui a tué 35 personnes « met de nouveau en évidence la réalité d'une politique meurtrière en réponse à l'aspiration historique et identitaire d'une Nation bafouée. »
Corsica Libera condamne ces actes « avec la plus grande fermeté » et assure le peuple kurde de « sa totale solidarité », dans ce communiqué. Il rappelle « l'universalité et l'imprescriptibilité des droits des peuples à décider librement de leur avenir et auxquels les kurdes ne sauraient être soustrait au prétexte de considérations géo - stratégiques. »
Corsica Libera appelle également l'opinion publique corse et internationale « à ne pas se laisser détourner par les hâbleries de façade qui prétendent opposer les gouvernements turcs et français sur la question de la reconnaissance du génocide arménien. »
« L'un comme l'autre portent le fardeau de leur politique expansionniste et coloniale respective » souligne-t-il.
PCF : Il est temps que Sarkozy entend la colère du peuple kurde
De son coté, le PCF condamne avec la plus grande force le raid turc et affirme que « l'acharnement du gouvernement de Mr Recep Tayyip Erdogan à l'encontre du peuple kurde et du parti des travailleurs du Kurdistan est à l'origine de ce massacre. »
« La politique de répression conduite par le gouvernement turc conduit à l'assassinat de civils, à l'emprisonnement de centaines d'opposants, de journalistes, d'avocats et d'élus » ajoute le parti communiste, dans un communiqué sur son site (http://www.pcf.fr/16832).
Le régime AKP a arrêté des milliers de membres actifs du principal parti kurde depuis notamment avril 2009, quelques semaines après le grand succès des kurdes lors des élections municipales. Les pratiques fascisantes du gouvernement AKP a transformé le pays en plus grande prison du monde pour les journalistes avec 96. Le régime a aussi enfermé 36 avocats, près de 40 syndicalistes, au moins 15 défenseurs des droits de l'homme, des centaines d'élus dont 18 maires et huit députés et des centaines d'enfants et des femmes politiques.
« La Turquie, membre important de l'OTAN, se permet non seulement d'écarter sa responsabilité dans le génocide des arméniens mais, en plus, use chaque jour de la répression la plus sauvage contre le peuple kurde dans le consternant silence de la France et de l'Union européenne » dénonce le PCF.
Pour le parti communiste, « il est temps que Nicolas Sarkozy et ses partenaires européens entendent la colère légitime du peuple kurde, reconnaissent ses droits et fassent entendre clairement jusqu'à Ankara l'indignation profonde suscitée par une répression révoltante. » (Avec ActuKurde)

