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Les kurdes syriens prennent le contrôle d'une zone pétrolière

Au terme de onze jours d'affrontements et d'encerclement de leur bataillon, plus 134 soldats syriens se sont rendus aux forces kurdes à Girkê Legê (pron: Guirké Lêgué).

Les unités de défense du peuple (YPG), armée kurde créée en juillet 2012, ont affirmé avoir pris le contrôle de la région de Girziro, à Girkê Legê, au Kurdistan occidental, le 20 janvier.

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Un bataillon de l'armée syrienne était encerclée depuis 9 janvier dans cette zone pétrolière, considérée comme Kirkouk de Kurdistan syrien, après les affrontements entre les soldats syriens et les forces kurdes.

"Malgré notre grande sensibilité pour éviter les morts, des affrontements ont eu lieu lors de l'encerclement" a déclaré le YPG, affirmant que le chef du bataillon Ziro Mohammad Sakkir a également été tué.

Au dernier jour de l'encerclement, des hélicoptères syriens ont bombardé cette zone et des villages aux alentours de Girkê Legê. Aucune perte humaine n'a été signalée.

Le YPG a annoncé avoir saisi de nombreuses armes de type kalachnikov, canon anti-aérien et BKC, ainsi qu'un char, des obus et des logiciels militaires.

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Plus de 100 "rebelles" tués à Rass al-Ain

Par ailleurs, les combats se poursuivaient au 7e jour à Rass al-Ain (Serêkaniyê en kurde) entre les kurdes et les groupes armés, rentrés par la Turquie avec l'appui des chars.

Le 16 janvier, plusieurs groupes armés ont lancé une vaste attaque depuis la Turquie contre la ville kurde de Serékaniyé.

Plus de 100 membres des groupes armés ont été tués, selon des sources kurdes. Le YPG annonce de son côté avoir perdu sept combattants dans ses rangs. Des dizaines de milliers de personnes ont participé aux funérailles de ces combattants dans plusieurs villes dont Qamishli, la plus grande ville du Kurdistan syrien.

Selon une source locale, les corps de 35 "rebelles" ont été brûlés par ces groupes armés,  tandis que la plupart des autres corps ont été enterrés sur la frontière avec la Turquie. Les blessés ont été transportés vers des hôpitaux turcs dans la ville de Ceylanpinar, ville jumelle de Serekaniye. 

En outre, de nombreux « rebelles » déguisés en femmes auraient pris la fuite face aux kurdes, selon l’agence de presse Firat.

Les "rebelles" prennent les civils pour cible

Plusieurs civils dont des enfants ont été tués dans les attaques des groupes armés. Le 21 janvier, un tank appartenant à ces groupes a tiré sur une maison, tuant deux petits frères, âgés de 3 et 10 ans. Deux jeunes âgés de 20 et 26 ans ont été assassinés par balles dans deux quartiers différents de la ville.

Blog de Maxime Azadi avec ActuKurde

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Tous les commentaires

23/01/2013, 17:50 | Par maryam al shamiya

SERHILDAN, le soulèvement du peuple kurde

Avec la guérilla du PKK dans les montagnes du Kurdistan
Un reportage de Mireille Court et Chris Den Hond, réalisé en 2004.

Pendant que la guerre faisait rage en Irak, nous sommes allés rencontrer la guérilla du PKK (le Parti des Travailleurs du Kurdistan) dans la montagne de Qandil, au nord de l'Irak à la frontière turque et iranienne.
C'était la période où la Turquie voulait devenir membre de l'Union européenne et où il y avait un petit dégel entre l'Etat turc et sa population kurde (25% des habitants en Turquie sont Kurdes). Beaucoup espéraient que ce dégel devienne un jour le printemps de Diyarbakir. Ces derniers temps, la répression a repris : militant(e)s, journalistes, politiciens, écrivains kurdes ou pro-kurdes sont jetés en prison.

Nous avons passé une semaine avec eux dans les montagnes du Kurdistan. La résistance kurde du PKK a donné une conscience nationale aux Kurdes, mais ce parti a été mis sur la liste des organisations terroristes par les Etats-Unis et par l'Union européenne. Sama Botan, guérilléra : "Ils exigent que la guérilla dépose les armes, mais qu'est-ce qu'ils donnent en échange ? Ils doivent nous donner des garanties, sinon nous ne désarmerons pas."

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