Chomsky: il faut des négociations ouvertes avec les kurdes
Noam Chomsky, linguiste et philosophe américain, a estimé que la résolution de la question kurde par des moyens militaires aura des conséquences catastrophiques, dans une interview accordée à un journal kurde.

« Des négociations ouvertes doivent être menées » avec les kurdes en Turquie, a dit linguiste américain à Yeni Ozgur Politika, quotidien kurde basé à Frankfort, affirmant que les revendications kurdes sont légitimes.
Pour lui, les moyens de prévenir les affrontements et les tensions sont des négociations et l'Union européen pourrait jouer un rôle de facilitation. Mais ce dernier doit faire un choix en vue d'une solution au problème kurde afin de jouer son rôle, ajoute le philosophe.
Rappelant que le peuple kurde a subi « des répressions atroces pendant longtemps », il a souligné qu'il s'agit d'un problème relatif aux droits humains et civiques.
Il a appelé la Turquie à abandonner les moyens militaires face à la question kurde. « La solution militaire serait une catastrophe criminelle. »
Linguiste américain ne s'étonne pas du silence des gouvernements occidentaux face aux bombardements turcs contre les villages du Kurdistan irakien, qui ont tué sept civils, dont quatre enfants et deux femmes. C'est ‘normal' car, ils contribuent, en majorité, directement ou de manière sévère à ces crimes, estime-t-il.
L'armée turque bombarde depuis 17 aout les zones du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dans le nord d'Irak (Kurdistan du sud) où se trouvent des centaines de villages.
Quelques heurs avant le lancement de ces attaques sur le sol irakien, le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan avait affirmé que son pays était « à bout de patience » et n'avait pas hésité de menacer les politiciens kurdes : "Ceux qui ne s'écartent pas du terrorisme vont en payer le prix. »
Le 21 aout, sept membres d'une famille kurde irakienne ont été tués dans les bombardements turcs contre le village de Kortek, à Rania.
Une semaine plus tard, le 28 aout, un membre de l'assemblée de la province de Van, au Kurdistan de Turquie, a été tué à Cukurca, dans la région de Hakkâri près de la frontière irakienne, par la police turque lors d'une grande marche contre les bombardements.


Tous les commentaires
Les kurdes opprimés et régulièrement massacrés par l'Irak, la Syrie, la Turquie et l'Iran le Kurdistan ex-soviétique sont au coeur de la ressource vitale pour le moyen -orient: l'eau !Le Tigre, l'Euphrate, le Jourdain, bref !tous les fleuves qui ont vu naître les plus grandes civilisations antiqueset modenes y ont leurs sources.
Le kémalisme et le baâthisme ont annihilé les revendictions légitimes des kurdes dont le territoire est divisé entre les états de la région et terrain d'intervention d'Israêl!
Il est pourtant certain que le peuple kurde est UN!
Pour des raisons stratégiques et économiques les grandes puissances livrent habituellement des dirigeanst politiques et des intellectuels kurdes à leurs bourreaux...
C'est la politique de l'eau dans le monde qui "résoudra" la question kurde: de ce coté-là, les parties dominantes ne sont pas préssées.
Remarquez les états de la ligue arabe ne se sont jamais intéressés à la question kurde... Ces états brusquement ralliés à a démocratie!