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22
Mai

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Fil d'actualité: l'après élection en Grèce

Fil d'actualité sur les tractations post-électorales. Dernière mise à jour le 15/05 à 16h25: Nouvelles élections à venir.

EDIT (15/05 à 16h25): Voir mon dernier article http://blogs.mediapart.fr/blog/mehdi-zaaf/150512/nouvelles-elections-en-grece

EDIT (15/05 à 15h25): Le bureau présidentiel a fait un communiqué dans lequel il déclare qu'une dernière réunion aura lieu demain à 13h dans le but de former un gouvernement qui s'occupera des affaires courantes et qui devra s'occuper de l'organisation des élections.

EDIT (15/05 à 15h10): La réunion s'est terminée. Aucun accord n'a été conclu. On s'oriente donc très probablement vers de nouvelles élections.

C'est ce qu'a confirmé Venizelos: Le pays s'oriente vers de nouvelles élections.

EDIT (15/05 à 13h10): La réunion a commencé entre Papoulias, Kammenos, Venizelos, Samaras, Kouvelis et Tsipras.

La réunionLa réunion

EDIT (15/05 à 12h20): Le chiffre de 25 arrestations confirmé. Honte à eux.

Arrestation SyntagmaArrestation Syntagma© Babylon Media

EDIT (15/05 à 12h10): Ce matin les marcheurs vers Athènes: activistes de plusieurs pays d'Europe occupaient la place Syntagma à Athènes, et se sont fait délogés par la police. ICI quelques photos. On parle de 25 arrestations, chiffre non confirmé.

Quelques précisions apportées par JPC13 en commentaire. Un grand merci à lui.

"Les GI auraient diffusé en off deux documents, l'un rappellant leurs positions (remise en cause de l'austérité, audit de la dette, etc.) mais aussi un second indiquant qu'ils seraient prêts à soutenir un gouvernement de coalition de courte durée (6 mois) en cas de danger pour le pays ou pour des raisons de sécurité nationale. Les conditions posées sont les suivantes : attribution au GI de la Défense, 2 postes de vice-pdt du gouvernement, des postes au sein de la société d'hydrocarbures.

Les GI ont réagi violemment à la diffusion de ce document le qualifiant de faux. Or, la Présidence de la République a officiellement reconnu l'existence de ce document..."

EDIT (15/05 à 11h50): Les négociations continuent donc aujourd'hui. Panos Kammenos (Grecs Indépendants) sera le premier à se rendre au palais présidentiel pour rencontrer Karolos Papoulias, le président de la république.

Une lettre obtenue hier par un journaliste de la TV Grecque NET affirmait que Kammenos pourrait soutenir le gouvernement, s'il obtenait une place de ministre de la défense. C'est, une fois de plus un coup de théatre, pour celui qui déclarait encore il y a quelques jours que même mort il ne négocierait pas.

Le contenu de la lettre a malgré tout été démentie par le leader nationaliste, affirmant par ailleurs qu'il avait perdu confiance. Sa participation au gouvernement pourrait donc être compromise.

Panos Kammenos sera à 13h (heure d'Athènes) au palais, et il sera suivi par tous les autres leaders excepté Nikolaos Michaloliakos (Chryssi Avghi, non invité) et Aleka Papariga (KKE, qui a refusé l'invitation).

EDIT (14/05 à 20h45): Panos Kammenos, des grecs indépendants a déclaré qu'il pourrait soutenir le gouvernement d'unité nationale s'il existe un risque de securité nationale.

Il rencontrera le président une heure avant les autres leaders demain, à 13h.

EDIT (14/05 à 20h20): Les déclarations des trois leaders ont donc été relativement vides. Chacun justifiant d'une manière différente leur support à un gouvernement oecuménique, ou "de personnalités" (technocratique).

Ce qui est sûr, c'est que les négociations continuent demain à 14h. Rien n'est donc fermé. Le fil d'actualité continuera évidemment demain à partir de 14h.

EDIT (14/05 à 20h05): Copie du CR d'Okeanews:

Déclaration de Samaras : Après le refus de la gauche démocratique de confirmer un gouvernement PASOK, ND, et la gauche démocratique, ce que je trouve arrogant, nous nous rencontrerons tous à nouveau demain. Nous devons tous prendre notre responsabilité car la population nous a donné non seulement un message mais aussi un ordre de coopérer.

EDIT (14/05 à 20h00): Kouvélis de la gauche démocratique (DimAr) a annoncé qu'il était contre l'idée d'un gouvernement de technocrates, qui serait, pour lui, la défaite de la politique. Il a insisité une fois de plus sur la nécessité de la formation d'un gouvernement oecuménique, incluant le soutien de SyRizA.

EDIT (14/05 à 19h50): Dans sa déclaration, Venizelos (PASOK) a confirmé que le président Papoulias avait proposé la formation d'un gouvernement technocrates de personnalités qui serait soutenu par le maximum de députés. Il a appelé l'ensemble de la classe politique à soutenir ce gouvernement, qui ne pourrait pas, selon lui faire face à une opposition forte.

EDIT (14/05 à 19h45): Les négociations continueront demain en début d'après midi avec tous les partis sauf Chryssi Avghi

EDIT (14/05 à 19h35): La discussion vient de se terminer. Kouvelis, Samaras et Venizelos ont chacun quitté le palais présidentiel sans faire de déclaration. Ils feront une allocution dans leurs QG respectifs.

Venizelos a seulement déclaré que ce n'était pas encore réglé laissant ouverte la possibilité d'une continuation des négociations.

A suivre.

EDIT (14/05 à 19h10): De nombreux médias rapportent que le président Papoulias propose actuellement un gouvernement de technocrates à Samaras (Nea Demokratia), Venizelos (PASOK) et Kouvélis (Gauche Démocratique).

EDIT (14/05 à 18h55): Alexis Tsipras, leader de la coalition de gauche radicale, SyRizA a tenu une interview de près d'une heure sur internet. Ce fut une interview très interessante, l'occasion pour lui de marquer ses positions, et rappeler son programme.

Il a commencé son intervention en rappellant la situation catastrophique de la Grèce, soulignant le rôle déterminant qu'ont tenu les deux grands partis pour amener le pays dans cet Etat. Il s'est indigné, rappellant qu'une échéance arrive demain, et que le gouvernement n'a pas décidé si le pays allait l'honorer ou non. C'est irresponsable a t-il dit.

Nous saurons ce soir s'il y aura un gouvernement de coalition PASOK, Nea Demokratia et DimAr, ils se sont apparament mis d'accord pour un plan de deux ans a t-il déclaré. 

Confirmant qu'il ne participerait pas à la réunion prévue ce soir avec le président, et les leaders des grands partis, il a souligné l'incompatibilité de sa formation avec les autres partis. Notre slogan c'était "ils ont décidé sans nous, nous avançons sans eux" comment pourrions nous coopérer avec eux?.

Il a particulièrement insisté sur l'irresponsabilité des deux partis qui gouvernent actuellement au chantage, faute d'avoir un plan.

Tsipras a signalé une fois de plus que le mémorandum avait perdu toute légitimité lors des élections du 6 mai, et que nous devions maintenant trouver une solution pan-européenne. L'austérité détruit la Grèce, l'Euro, et l'Europe. Il a répondu à Samaras qui considère que son ennemi est à gauche, alors que son vrai ennemi, c'est lui-même qui l'avait violemment, et recuremment accusé ces derniers jours de vouloir sortir de l'euro.

Nous souhaitons rester dans l'euro, mais sans les mesures d'austérité desastreuses a t-il réaffirmé, avouant cependant qu'il ne pouvait pas garantir que les membres de l'Euro Zone (ne) prennent (pas) de décisions auto-destructrices.

En accord avec ses déclarations précédentes, Tsipras a continué son entreprise "d'européisation" du problème grec. Nous chercherons à convaincre nos partenaires de l'Euro Zone que ce que nous avons là est un problème européen, et que l'on doit donc y trouver une solution européenne

Interrogé sur les déclarations récentes de Kouvélis, et de Papariga, il a regretté la mauvaise volonté de ses partenaires de gauche, insistant une nouvelle fois sur la nécessité d'une gauche forte en Grèce comme en Europe. Le pays doit être gouverné soit par des forces pro-memorandum, soit anti-memorandum, la gauche doit chercher à s'entendre!.

A propos des autres forces, il a souhaité bonne chance à Venizelos pour retablir le PASOK comme il le voudrait, assurant qu'il coopérerait avec lui si jamais il réalisait ce rétablissement. Quant aux électeurs de droite, il s'est montré plutôt clément, assurant que de nombreuses personnes de droite ont voté pour nous, nous vuolons construire une base électorale solide avec eux aussi. Il a particulièrement insisté sur le fait que la ligne de séparation dans la politique grecque n'était plus droite/gauche, mais anti ou pour mémorandum.

Parlant de son parti, il a précisé qu'il était en refondation. Ce sont ceux qui ont voté pour SyRizA qui sont le parti maintenant et c'est à cause du changement de base electoral que nous reconstruisons le parti. Nous attendons des votants qu'ils nous montrent la voie à suivre.

Tsipras a condamné la loi électorale (des 50 sièges) précisant qu'était actuellement en cours une transformation de la coallition SyRizA en parti, dans le but d'obtenir ces 50 sièges.

A propos de la politique française Tsipras a confirmé qu'il ésperait une coopération avec Hollande,il a confirmé avoir demandé dès le surlendemain des élections à rencontrer François Hollande qui a refusé sous pression du ministre des affaires étrangères allemandes. Il a précisé que son parti "frère" était le Front de Gauche (en français), ayant des relations proches avec Jean-Luc Mélenchon. Il a ajouté qu'il restait vigilant face au nouveau président français: Hollande a la possibilité de changer les choses. J'espère qu'il ne se transformera pas en "Hollandréou.

Sur la défaite de Sarkozy, et de Merkel en Rhénanie du Nord-Westphalie, il a salué la rupture entamée de l'axe franco-allemand.

Il s'est enfin montré ouvert, et pragmatique sur les questions d'immigration, précisant que cela restait un problème et qu'il fallait y réflechir tous ensemble, tout d'abord en revoyant la régulation de Dublin II. De même sur les questions nationales (Macedoine en particulier), appellant toujours au débat, et à la discussion posée et réflechie.

Alexis Tsipras s'est montré très humain et personnel dans ses réponses. Ce fut une interview vraiment interessante qui confirme une fois de plus son sérieu, et sa différence de niveau évidente avec les autres leaders.

Excusez moi pour la mauvaise qualité du compte-rendu, l'actualité continue: Samaras, Venizelos, et Kouvélis sont actuellement au palais présidentiel avec le président Papoulias. Est ce que ce qu'a déclaré Tsipras sur un accord fait entre les trois s'avérera vrai? Nous le saurons dans quelques minutes. J'actualiserai au plus vite le billet.

BONUS: Hier soir, Mega (TV grecque) a diffusé un reportage passionant sur Chryssi Avghi. A remarquer, une interview de Michaloliakos, le leader du parti néo-nazi, qui a nié explicitement l'existence de la shoah:

Michaloliakos nie explicitement l'existence de la Shoah

EDIT (13/05 à 22h30): Kouvelis vient de terminer sa déclaration à l'issue de sa discussion avec le président.

Le président m'a déclaré que la formation d'un gouvernement oecuménique n'était pas possible a t-il déclaré.

Nous n'avons donc toujours pas, en ce soir du 13 mai, de gouvernement en Grèce.

Pour autant, Kouvélis a parlé de gouvernement oecuménique (qui devait inclure SyRizA), et laisse donc ouverte la possibilité d'un gouvernement de coalition Nea Demokratia - PASOK - Gauche Démocratique.

Les négociations continueront demain, à partir de 19h30 (heure d'Athènes).

EDIT (13/05 à 21h25): Copie du compte-rendu d'Okeanos:

Le président de l’aube dorée vient de finir sa déclaration :

Il est d’accord sur le fait qu’un gouvernement de coalition doit se créer pour le bien du pays, mais dans le but de supprimer le mémorandum. Il a indiqué que les grecs, le 6 mai ont donné le message clair qu’ils sont contre le mémorandum et que celui ci aurait déjà du être supprimé. Il s’est prononcé pour un audit de la dette.

Il a parlé de la politique extérieure, notamment concernant la réunion de l’OTAN à venir. Il a également parlé de la zone économique exclusive qui doit être discutée.

Il a mentionné l’exploitation des ressources énergétiques nationales. Il a parlé du sujet de l’immigration et il pense que l’ONU et l’UE doivent prendre leur responsabilité sur ce sujet. Il souhaite supprimer toutes les lois qui protègent les hommes politiques.

Pour lui la solution est d’avoir une personne qui a des connaissances, un profil international qui permettrait d’accompagner la Grèce hors du memorandum.

En conclusion, il a demandé si les journalistes avaient des questions. Aucun des journalistes présents n’a souhaité lui en poser.

EDIT (13/05 à 21h05): A la sortie de sa rencontre avec Papoulias, Aleka Papariga (KKE) a une fois de plus répété son refus de participer à un quelconque gouvernement. Elle a accusé les partis de s'être comportés irresponsablement ces derniers jours ce qui, il faut l'avouer, n'est pas faux. Elle a par ailleurs annoncé qu'elle voyait la Grèce s'orienter vers de nouvelles élections. Répétant son refus de l'austérité, elle a appellé le peuple à saisir la chance historique de renforcer le KKE qui, présent à l'assemblée, s'opposera vraiment au mémorandum.

Papariga a elle aussi mentionné la lettre rédigée par Papademos pour le président. Le président ayant indiqué que son contenu ne devait pas être divulgué, elle n’a pas souhaité la lire : Je ne veux pas lire un document si je ne peux pas partager son contenu avec la population.

EDIT (13/05 à 19h55): Selon AthensNews Georges Papandréou aurait twitté que l'ordre était donné pour qu'un gouvernement se forme dans l'heure, le tweet a disparu.

EDIT (13/05 à 19h40): Un tweet d'@Irategreek: De nombreux médias rapportaient que Tsipras déclarait ce matin qu'une coallition PASOK/ND/DimAr était actée. DimAr dément.

A suivre.

EDIT (13/05 à 19h30): Panos Kammenos, du parti des grecs indépendants a rencontré Karolos Papoulias, le président. Il a rappelé par la suite les points pour lesquels il accepterait de participer à un gouvernement. Sa proposition "sérieuse" c'était cela finalement, seulement remettre sur la table son programme anti-mémorandum patriote. Il l'a rappelé en 7 points:

1. Etablissement immédiat d'une Zone Economique Exclusive (pour pouvoir exploiter les ressources maritimes grecques)

2. Audit immédiat de la Banque de Grèce

3. Audit de la dette depuis 1974.

4. Immédiate suppression du mémorandum.

5. Revision de la culpabilité ministérielle

6. Enquête parlementaire sur les actions menées par le gouvernement depuis 2009.

7. Pression pour obtenir la réparation des Allemands (relative aux dégats engendrés pendant l'occupation et les prêts contractés).

Il a terminé en déclarant: Il n'y a pas de renégociation du mémorandum. On ne peut que l'accepter, ou le rejeter réaffirmant donc une fois de plus son refus du mémorandum.

EDIT (13/05 à 18h30): Kouvelis, le leader de la gauche démocratique (DimAr) a multiplié les attaques virulentes contre Tsipras et SyRizA, l'accusant de mentir et de ne pas vouloir gouverner, seulement agissant pour que de nouvelles élections se tiennent. Des membres de SyRizA ont eux aussi répondu de manière froide, affirmant qu'ils espéraient que Kouvelis ne prenne pas part à la coalition de la gauche radicale.

C'est assez symbolique, puisqu'il y a encore quelques jours, Kouvelis et Tsipras s'étaient mis d'accord pour faire une coallition.

La question se pose alors: Est-ce que Kouvelis fait cela pour justifier une coallition avec ND et le PASOK sans SyRizA? Même si ce serait un suicide politique, la ligne rouge a été dépassée cette semaine, lorsqu'il a négocié de manière assez ouverte avec les deux grands partis, alors même qu'il avait juré de ne jamais coopérer avec eux. Avec ou sans coopération, la DimAr sera très certainement punie si jamais des élections se tenaient.

Par ailleurs, Panos Kammenos, le leader des grecs indépendants, a déclaré sur la télévision Skaï qu'il allait soumettre "une importante proposition pour trouver une solution". Resté à l'écart pendant ces tractations, il ne faut pas perdre de vue que Kammenos et son parti ont fait plus de 10% dimanche dernier, et possèdent de fait une certaine force de négociation. A suivre.

Kammenos discute actuellement avec le président. Il sera suivi par Papariga (KKE), Mixaloliakos (Chryssi Avghi) et Kouvelis (DimAr).

Bonus: Chryssi Avghi a distribué des flyers à Gazi (quartier fréquenté par les commautés gay à Athènes) indiquant "Après les immigrés, vous êtes les prochains".

EDIT (13/05 à 14h20): Je copie le compte rendu de la déclaration de Tsipras, traduite par Okeanos.

"L’allocution de Tsipras (Syriza) vient de se terminer :

Les 2 partis continuent ce qu’ils ont toujours fait : du chantage au peuple qui a pourtant fait un choix clair. Ils insistent pour que Syriza coopère avec eux dans une politique que nous refusons. Ils nous demande de continuer leurs erreurs. Je leurs ai encore dit que nous ne changeons notre position, ni avant les élections, ni après.

Aussi longtemps qu’ils veulent continuer leur politique d’austérité, ils n’auront pas le soutien du peuple. Ils nous demandent d’être responsables de leurs erreurs, mais au nom de la démocratie, nous ne pouvons accepter.

Aux citoyens, je souhaite leur assurer une seule chose : nous n’allons pas vous trahir et nous ne laisserons pas l’espoir mourir."

Par ailleurs, Tsipras a demandé la publication de l'enregistrement de sa réunion avec les autres leaders.

EDIT (13/05 à 13h50): La rumeur d'un gouvernement "oecuménique" semble fausse. Evangelos Venizélos, leader du PASOK a tenu un (long) discours devant l'ensemble des candidats de son parti. 

- Il a pendant assez longtemps fait le bilan de l'action du PASOK, et de la défaite du 6 mai provoquée par une mauvaise stratégie politique, et de mauvaises décisions.

- Il a tenté de sauver les meubles, en essayant de souligner ce que le PASOK avait fait de bien, à savoir: reduction de la dette maintien de la Grèce dans la zone euro.

- Cela avait l'air d'être une sorte de lancement de campagne, Venizelos ayant essayé tout au long de ce discours de motiver ses troupes. Il a évoqué un renouvellement du PASOK nécessaire pour repartir sur de bonnes bases. Cela résonne avec les actions d'avant-hier, lorsqu'il avait dissout le comité politique, et parlé d'une "renaissance" du parti.

- Il n'a que très peu cité le nom du parti, et n'a presque jamais assumé clairement les conséquences des décisions qu'ils ont pris, parlant même des décisions qu' ils ont prises. C'est le monde à l'envers. 

- En se disant encore optimiste qu'une solution soit trouvée, il a indirectement avoué que les négociations avaient échoué, laissant apparaitre plus probable la tenue de nouvelles élections. Il a précisé, à la fin du discours qu'il voulait par dessus tout un gouvernement de toutes les forces pro-europe, même s'il se disait prêt pour de nouvelles élections.

Les négociations vont continuer. K.Papoulias recevra le chef de file des Grecs Indépendants, Panos Kammenos, à 19h30 heure grecque, puis les responsables du KKE, Chryssi Avghi et de la gauche démocratique (DimAr).

"Akropolis Adieu""Akropolis Adieu"

Ils suivent le protocole, mais il est maintenant presque certain que nous partons pour de nouvelles élections.

Sans transition, à voir la couverture du Der Spiegel de demain. Pourquoi la Grèce doit immédiatement quitter l'euro Le journal de demain argumentera en faveur de la sortie de la Grèce de zone euro. Un peu comme on en parlait dans les commentaires, les allemands les premiers agitent le chiffon rouge, histoire tout d'abord de convaincre une population demandeuse d'arguments dans ce sens, ensuite de répandre ces idées en Europe, pour qu'elles arrivent en Grèce, et pressent les grecs qui ont "mal voté" de se remettre dans le droit chemin.

Bonus: 22% des premiers votants, ont voté pour Chryssi Avghi, preuve que l'électorat du parti est très volatile, renforçant ma conviction selon laquelle en cas de nouvelles élections, le score du parti néo-nazi sera bien plus faible.

EDIT (13/05 à 12h35): Le président Karolos Papoulias a rencontré les leaders des trois premiers partis: Venizelos, Samaras et Tsipras. La rencontre s'est terminée et aucun des trois n'a fait de déclaration. Nous attendons maintenant la déclaration du président.

De nombreuses sources rapportent que va être formé un gouvernement de technocrates, un peu comme celui que l'on avait depuis novembre.

Les grands partis ont tellement peur de faire de nouvelles élections, ce qui signifierait laisser une chance historique à SyRizA de devenir premier parti de grèce, qu'ils sont donc prêt à tout, même à renier le vote des grecs du 6 mai, qui se sont largement exprimés contre le mnimonio.

Je réactualiserai dès qu'on a de nouvelles infos.

EDIT (11/05 à 19h45): Venizelos et Tsipras se sont rencontrés ce soir.

Dans une intervention dans la lignée des précedentes, à savoir claire et pertinente, Alexis Tsipras, le leader de SyRizA a dit "NON" à un gouvernement "oecuménique" avec ND PASOK et DimAr.

Par la suite, Venizélos a déclaré qu'il rendrait demain son mandat au président Papoulias, qui devra malgré tout accueillir les chefs de parti pour tenter une dernière fois de faire un gouvernement. Les chances de réussite sont infimes.

Nous partons donc à priori pour de nouvelles élections.

Tsipras a joué un jeu très intelligent, n'entrant pas une seule fois dans le jeu des grands partis qui ont passé tout leur temps à taper sur Tsipras. Ils ont continué en quelque sorte à faire de la politique de la même manière qui les amène aujourd'hui à ne représenter qu'une toute petite partie de la population.

En ne jouant pas ce jeu, en restant sérieu, et fidèle aux valeurs qu'il défend depuis quelques années maintenant, Tsipras a montré que la dynamique de SyRizA est quelque chose "d'autre" que ce que proposent encore aujourd'hui les partis traditionnels.

Tsipras a acquis, depuis le 6 mai une légitimité, une crédibilité immense qui lui permettra potentiellement de devenir, dans un mois, le premier parti de Grèce.

EDIT (11/05 à 13h15): Ce matin, Evangelos Vénizelos (PASOK) a donc rencontré Antonis Samaras (Nea Demokratia), qui a tenu une conférence de presse juste après.

Comme dans toutes ses déclarations auparavant, Samaras a très largement critiqué SyRizA arrivé deuxième aux élections, mais qui n'était pas préparé aux responsabilités que la seconde place implique. Il a insisté, une fois de plus sur l'inexistence présupposée de projet de la coallition de la gauche radicale, laissant entendre qu'ils souhaitaient que la Grèce sort de l'EuroZone.

Il a globalement mentionné deux scénarios assurant qu'  (Il) soutiendrait la meilleure solution, bien qu'étant préparé à toute éventualité.

- Un gouvernement "oecuménique" comme on l'appelle ici, rassemblant PASOK, Nea Demokratia, la gauche démocratique (DimAr) et SyRizA. Mais il est très peu probable qu'Alexis Tsipras accepte un tel scénario.

- Un gouvernement (moins) "oecuménique" rassemblant PASOK, Nea Demokratia et la Gauche democratique (DimAr). Mais Fotis Kouvélis, responsable de DimAr a précisé qu'il ne participerait pas à un gouvernement seulement avec ND et PASOK. Si SyRizA ne change pas d'avis, de nouvelles élections se tiendront a t-il précisé ce midi.

Il est donc très peu probable que ces deux scénarii se réalisent, et c'est bien la tenue de nouvelles élections qui semble l'éventualité la plus vraisemblable. On parle du 10 ou du 17 juin.

Nous attendons la déclaration d'Alexis Tsipras, qui doit venir dans les prochaines minutes, où il mettra très certainement au clair ses positions.

Il rencontrera ce soir de nouveau Evangelos Venizelos et Antonis Samaras.

BONUS 2 : Une étude électorale montre que + de 50% des policiers grecs ont voté pour Chryssi Avghi. On comprend mieux toute la violence de ces dernières années.

EDIT (10/05 à 20h30): la réunion Venizelos/Kouvelis fait beaucoup parler. Kouvelis et son parti, la gauche démocratique (DimAr, utilisons ce sigle pour ne pas nous perdre) ont semble t-il effectué un virage en laissant ouverte la possibilité d'une coopération avec les deux grands partis ND et PASOK.

Pour autant, alors qu'il l'avait sous-entendu dans son discours après la rencontre, il a immédiatement précisé aux TV, ainsi que sur Twitter qu'il ne participerait pas à un gouvernement seulement composé de ND et PASOK.

D'après diverses sources, le PASOK et DimAr ont précisé qu'ils considéraient la participation de SyRizA dans le gouvernement comme condition sine qua non à la formation de ce gouvernement.

Ce qu'on peut voir à travers cela, c'est certainement une volonté de destabiliser SyRizA en le plaçant dans une position d'opposition. Pour autant cela apparait quelque peu maladroit. Kouvelis avait en effet déclaré il y a 2 jours qu'il souhaitait, avec Tsipras, une alliance de la gauche, et avait surtout précisé qu'il refusait toute coopération avec les 2 grands partis.

Il est indéniable que c'est SyRizA qui va sortir vainqueur de tout ce jeu politique. Il est apparu beaucoup plus sérieu, et n'a jamais joué le moindre rôle dans ce jeu, dont tous les grecs en ont raz-le-bol.

C'est d'ailleurs ce que confirme un sondage sorti sur la chaine ALFA qui donne le résultat suivant:

- SyRizA 27.7% et 128 sièges* (contre 52)

- ND 20.3% et 57 sièges (contre 108)

- PASOK 12.6% et 36 sièges (contre 41)

- Grecs Indépendants 10.2% et 29 sièges (contre 33)

- KKE 7% et 20 sièges (contre 26)

- Chryssi Avghi 5.7% et 16 sièges (contre 21)

- Gauche Démocratique (DimAr) 4.9% et 14 sièges (contre 19)

* A condition que SyRizA change son statut de coallition à Parti, condition indispensable pour recevoir les 50 sièges du bonus electoral.

La lettre qu'a envoyé Tsipras aux dirigeants européens est trouvable ICI (en Anglais). J'en ai traduit quelques morceaux:

Après le 6 mai la politique du mémorandum n'est plus politiquement légale.

La continuation du programme de sauvetage conduira l'économie à la catastrophe, sans espoir de redécollage 

La structure du mémorandum doit être revue puisque cela met en danger la stabilité de la Grèce et de l'Eurozone

BONUS: Au cas où on aurait encore des doutes quant à la nature de Chryssi Avghi, un député de Chryssi Avghi a déclaré aujourd'hui sur la télé grecque SKAI: "Hitler n'a jamais été jugé par l'histoire". 

EDIT (10/05 à 18h15): Evangelos Venizelos, leader du PASOK a reçu en début d'après midi le mandat du président pour former un gouvernement. C'est le troisième, après les "echecs" d'Antonis Samaras et Alexis Tsipras. Si jamais il ne réussissait pas à composer une majorité, le président convoquerait de nouvelles élections.

Mais, info de dernière minute, à la sortie de sa rencontre avec Fotis Kouvelis, chef de file de la gauche démocratique, Venizelos a laissé entendre qu'il y avait possibilité de formation d'un gouvernement d'union nationale jusqu'en 2014Nos vues coincident et le premier pas est, sinon optimiste, un bon présage a t-il déclaré.

Kouvelis, comme Venizelos ont précisé les objectifs de ce gouvernement:  le maintien de la Grèce dans l'euro et la "cessation progressive" du mémorandum. 

Tout dépend maintenant de la réponse d'Antonis Samaras, leader de Nea Demokratia, que Venizelos rencontrera demain, dans la matinée. Venizelos a précisé qu'il souhaitait de nouveau rencontrer Alexis Tsipras, et a assuré avoir appelé le KKE à discuter, juste pour la forme.

Alors que ND et PASOK ne réunissaient seulement 149 députés, le soutien de Kouvélis, qui avait pourtant préalablement soutenu Tsipras et sa formation, permettrait aux deux grands partis de continuer leur épopée au pouvoir. C'est donc un autre coup de théatre dans ces négociations qui durent maintenant depuis 4 jours.

EDIT (09/05 à 21h20): Alexis Tsipras a fait une déclaration il y a quelques minutes, au cours de laquelle il a commenté l'action effectuée depuis hier. Il a annoncé ne pas avoir réussi à former un gouvernement, et donc qu'il rendrait demain son mandat au président. Nous ne pouvons faire du rêve d''un gouvernement de gauche une réalité parce qu'à défaut d'avoir un support social nous n'avons pas de support politique Il a remercié Fotis Kouvelis, chef de la gauche démocratique, qui lui a apporté son soutien précisant tout de même: Mais nous nous demandons où nous serions maintenant si ce soutien était venu avant les élections. A propos du KKE, qui a refusé toute discussion, il a déclaré: Nous sommes grandement attristés par la position du KKE, nous avons raté une chance historique, et cela leur revient

Il a beaucoup critiqué les deux partis, et particulièrement Samaras. Les partis de la coallition n'ont pas arrété de nous taper dessus, disant que nous représentions le danger de sortir de l'eurozone, mais leurs politiques nous ont coûté 75 milliards d'euros!.

Il a par ailleurs ironisé sur tous ceux qui ne pouvaient nous supporter auparavant et qui soudainement nous aime et nous offre leur soutien. Statuant: Le peuple nous a donné un ordre: mettre fin au mémorandum il a précisé qu'il avait demandé à tous les partis d'accepter la chose suivante: plus de mesures d'austérité et refus du mémorandumDans la vie on ne peut être "un peu enceinte" comme on ne peut être "un peu dans le mémorandum a t-il précisé.

Le leader de la coalition de gauche radicale en a profité pour repréciser quelques points de son programme: Retour des retraites et des salaires à leur niveaux précédents, changement immédiat du système politique et de la loi éléctorale et création d'un corps d'audit pour étudier en précision la dette grecque.

Il l'a bien précisé: La crise n'est pas grecque, elle est systèmique, européenne. Nous devons donc trouver une solution européenne. Et c'est certainement pour cela qu'il se rendra demain à Paris rencontrer les membres du Parti de Gauche Européen.

EDIT (09/05 à 20h): Tsipras a terminé son entrevue avec A.Samaras qui a tenu juste après une conférence de presse au cours de laquelle il a précisé qu'il avait l'intention de soutenir un gouvernement d'unité nationale seulement (encore une fois) s'il y a maintien de la Grèce dans la zone euro. Il a pour autant précisé: Mais son plan nous conduit à sortir de l'EuroZone, pas à la renégociation du plan de sauvetage. Il ne me demande pas de retirer ma signature mais de signer la sortie de la Grèce de l'EuroZone. Bref, Samaras continue ses critiques, visant à décrédibiliser Tsipras et sa formation, dont il craint, à juste titre, qu'il fasse un gros score aux futures élections.

Le KKE a par ailleurs diffusé un communiqué dans lequel ils demandent la tenue immédiate d'élections.

EDIT (09/05 à 19h15): La rencontre avec Venizelos vient de se terminer. Il a annoncé avoir essayé de convaincre A.Tsipras de participer à un gouvernement d'union nationale avec toutes les forces politiques qui souhaitent que la Grèce reste dans l'Union Européenne et la zone euro. Si jamais cela ne se réalisait pas, Venizelos a annoncé qu'il était d'accord pour donner le soutien de sa formation à un gouvernement SyRizA et Gauche Démocratique. Il a répété de nombreuses fois que sa seule condition serait toujours le maintien de la Grèce dans l'UE. Il n'a par contre pas précisé si, comme l'avait avancé la chaine de télévision NET, il signerait la carte qui sera envoyée aujourd'hui ou demain aux dirigeants européens. Son intervention restait donc assez flou sur son soutien à Tsipras, même s'il n'a pour autant pas rejetté l'idée d'une coopération.

Par ailleurs, A.Tsipras se rendra demain à Paris pour rencontrer les forces du Parti de Gauche Européen, dont Jean Luc Mélenchon. François Hollande n'a toujours pas clairement refusé de voir le leader de la gauche radicale, mais l'entrevue Merkel Hollande Tsipras dont parlaient les médias n'est plus d'actualité.

La formation d'un quelconque gouvernement reste malgré tout quasi impossible, et Samras, Tsipras, comme Venizelos le savent très bien. Ils profitent de ce moment de politique de premier plan pour montrer leur bonne volonté et convaincre leur potentiel électorat de tout leur sérieu:

- Samaras a fait le choix de ne pas faire de gouvernement, sachant très bien que ce serait un suicide politique de coopérer avec des forces, lui qui promettait de faire un gouvernement lui même sans faire une quelconque coallition avec le PASOK qu'il a critiqué pendant 2 mois.

- Tsipras profite de ce moment de premier plan, le premier dans sa vie et pour une personne autre que celles issues des 2 grands partis, pour faire la promotion de son programme, et pour montrer qu'il reste fidèle à ce qu'il disait avant la campagne. Il a déjà accueilli 6 responsables de partis depuis hier, essayant donc de prouver qu'il souhaite vraiment une grande coallition des partis qui s'opposent au mémorandum.

- Demain, ce sera au tour de Venizelos de recevoir le mandat du président, et il a assuré qu'il tenterait malgré tout de former un gouvernement. Il va surtout tenter de montrer son sérieu, histoire de sauver les meubles. Malgré son appartenance au PASOK Venizelos est une personnalité très estimée, qui a rejoint le parti socialiste au pire moment. C'est un très bon orateur, qui apparait comme quelqu'un de responsable, ce qu'il tentera de montrer dès demain, lorsqu'il recevra le mandat du président, Karolos Papoulias

EDIT (09/05 à 16h40): Rumeur de dernière minute relayée par la chaine publique ERT, Venizelos, chef du PASOK pourrait signer la lettre qu'a demandé et que va envoyer Tsipras aux responsables européens statuant que les conditions de sauvetages deviennent caduques. Ce serait un veritable coup de thêatre, de la part du parti qui a durant 2 ans signé toutes ces conditions.

Par ailleurs, selon un journal de wall street (@djfxtrader) les responsables de l'EuroZone seraient actuellement en train de discuter d'un report du paiement des 5.2 milliards qui devaient être versés demain.

Tsipras vient de rencontrer Panos Kammenos, leader des Grecs Indépendants, qui a donné une conférence de presse affirmant que l'heure n'est pas à faire un front, impossible à réaliser compte tenu du nombre insuffisants de députés de SyRizA et DimAr rassemblés et à cause de la non-participation du KKE. Surtout il a réaffirmé sa volonté de parler d'immigrés et des thèmes nationaux "traditionnels": Chypre (projet AOZ), Macédoine, et Thrace.

Tsipras rencontre à 18h (heure grecque) E.Venizelos, et rencontrera par la suite A.Samaras.

EDIT (09/05 à 14h00): Alexis Tsipras doit rencontrer les leaders de Nea Demokratia et du PASOK cet après midi. 4 organisations syndicales (les plus importantes) ont eux refusé de rencontrer le leader de la coallition de gauche radicale, SyRizA.

Tsipras rencontrera par contre JL Mélenchon et Pierre Laurent (président du Parti de Gauche Européen). Il a demandé à Hollande de le rencontrer, mais nous attendons encore la réponse du nouveau président français. La télé grecque NET informe que Tsipras cherche à contacter ou rencontrer François Hollande. Il montre par cela sa volonté "d'européiser" le processus politique en cours.

Samaras, comme hier a continué son entreprise de critique de Tsipras, en se plaçant presque explicitement derrière l'Europe, appellant à la formation d'un grand front européen de centre-droit précisant que (son) parti est le seul pilier de stabilité, engagé dans le maintien de la Grèce dans la zone euro. Tout a l'air donc de se passer dans le sens où je l'avais précisé hier soir.

Info qui est tombée ce matin, les élections de juin 2011 (s'il y en a) se tiendront avec le census de 2001 et non celui de 2011, changeant le nombre de députés par circonscription. Je ne connais pas encore les détails de cette modification, dès que 'jai plus d'infos, je préciserai.

Autre petite précision à propos d'une modification de la loi éléctorale, et en particulier le bonus des 50 sièges. Si jamais une majorité simple le vote, cela ne sera pas applicable aux élections à venir mais pour ceux qui suivront. Par contre, si l'assemblée vote la modification à 2/3 de députés, cela sera applicable aux élections suivantes. Etant donné que l'on en avait parlé adns les commentaires, je précise ici.

 

EDIT (08/05 à 19h20): Evangelos Venizelos, chef du PASOK a déclaré vouloir la formation d'un gouvernement "unissant toutes les forces qui veulent la Grèce à l'intérieur de l'Eurozone et de l'Union Européenne". La limite imposée par l'ancien premier parti de Grèce, aujourd'hui à 13% est donc la présence dans l'UE, ce qui jusqu'à nouvel ordre n'empêche pas la participation d'Alexis Tsipras. On voit encore ici, comme j'ai déjà pu l'expliquer dans un commentaire en bas de la page, toute la difficulté de Tsipras, qui veut rassembler toute la gauche, mais qui effectuerait un véritable suicide politique en s'alliant avec le PASOK (qui, vous me direz, n'est pas de gauche).

En regardant la télé grecque (NET), et en voyant les déclarations qu'a fait Antonis Samaras cet après midi, je constate que ce que j'avais écris dans mon article du 09 avril 2012 semble se réaliser. J'écrivais alors à propos de Samaras: Celui qui était un des plus vigoureux contestataires des plans d’austérité en deviendrait alors le premier défenseur. En assurant qu'il est un rempart contre la sortie de l'euro, et en critiquant SyRizA aussi vigoureusement, il veut apparaitre comme celui qui empêchera la Grèce de sortir de l'euro, et de tomber dans le désordre. Il pourrait, si Tsipras joue mal son coup, devenir très bientôt le nouvel interlocuteur privilégié de l'Europe et devenir à son tour le grand défenseur des plans d'austérité, justifiant cela auprès de ses votants comme une garantie de l'ordre.

ΕDIT (08/05 à 18h40): SyRizA a annoncé qu'ils préparaient actuellement une lettre qu'ils enverront à Mr Barroso (Commission Européenne), Draghi (Banque Centrale Européenne) et Van Rompuy (Conseil Européen). Ils comptent remettre en cause la signature des deux grands partis (ND/PASOK) qui ne sont plus représentés aujourd'hui que par "une minorité du peuple grec".

EDIT (08/05 à 18h10): Antonis Samaras a entamé les discussions avec le parti "accord social" (kinoniki symfonia) qui avait fait 0.96% dimanche. Ce parti, dont la co-chef est Louka Katseli est une scission du PASOK faite par des anciens cadres proches de Georgos Papandréou. Il est accompagné de Manolis Glezos, grande figure de la resistance, qui fait partie des cadres du parti.

Les verts (2.93%) ont annoncé ne pas soutenir Tsipras et se "réfugier derrière une bannière anti-mémorandum". "Nous ne pouvons juste dire non, sans plan de sortie de crise."

Alors même qu'Antonis Samaras a essayé pendant moins de 5 heures de former un gouvernement avant d'abandonner, ne profitant pas des 3 jours qui lui étaient donnés, il a, dans un discours critiqué très durement Alexis Tsipras.

- Il lui a reproché de faire tout son possible pour ne pas former de gouvernement.

- Il a estimé que derrière ses discours, ce que cherche Tsipras est la sortie pure et simple de l'euro.

On peut voir cela comme une tentative de décrédibiliser la nouvelle force émergente. Comme durant la campagne, Samaras joue sur la peur des citoyens grecs. Cette fois-ci il ne parle pas des étrangers, mais de la sortie de l'euro. En faisant cela, il tente de faire passer SyRizA comme un parti d'extrême gauche. De nombreux journalistes et cadres du parti se sont d'ailleurs à plusieurs reprises enervés sur les plateaux de télé, contestant cette étiquette d'"extrême gauche".

EDIT (08/05 à 17h30): Alexis Tsipras a été à son tour mandaté par le président de la République pour former un gouvernement. C'est le premier candidat de gauche dans l'histoire contemporaine grecque à être au premier plan. Il a assuré qu'il utiliserait ses trois jours pour essayer jusqu'au bout de composer une majorité. Cela est presque perdu d'avance, mais c'est l'occasion pour lui de faire valoir ses idées, pour justifier son score et asseoir (ou créer) une légitimité. Cela est essentiel, tant son electorat est volatile. Alexis Tsipras semble faire son travail doucement mais sûrement, apparaissant sérieux, et déterminé. Son discours n'a pas changé depuis la période pré-électorale.

Tsipras confirme mon impression. A sa manière il répand ses idées, radicales, mais justifiées. Il dit ce qu'il doit dire, pour rassembler sans en faire trop, pour ne pas tomber dans les travers des deux partis qui à force d'avoir trop promis ne promettaient plus rien.

- Il vient de proposer l'abolition la loi du bonus electoral (des 50 sièges) pour l'établissement d'une proportionnelle simple

- Il a également promis la suppression de l'immunité parlementaire (c'est incroyable, enfin quelqu'un qui a le courage de le dire et de le faire (?) )

- Il a remis en cause la politique d'austérité européenne, en demandant aux deux responsables des grands partis, Venizelos et Samaras d'envoyer une lettre certifiant l'abandon des engagements qu'ils avaient pris auparavant.

- D'une certaine manière, il a "européisé" la crise, en faisant bien valoir que la crise est bien européenne et non grecque.

- Il a appelé tous les partis à former une vraie unité au cours des prochaines élections, s'il y en avait. (Tous les petits partis, majoritairement de gauche, avaient rassemblé... 19% dimanche dernier.)

- Fotis Kouvelis, et son parti, la gauche démocratique a certifié qu'il rejoindrait Samaras, assurant sa volonté de participer à un mouvement qui veut rester dans l'Europe mais qui refuse l'austérité.

- Aleka Papariga, chef du KKE a refusé toute discussion avec Tsipras.

J'ai expliqué dans les commentaires en dessous quelques détails, en reponse à des questions qui m'étaient posées. N'hésitez pas à me poser vos questions, je prendrai le temps de vous répondre. J'ai honte de voir combien on n'en sait si peu sur la Grèce, alors que nous vivons un moment clé pour l'avenir de la Grèce et celui (très lié) de l'Europe.

EDIT 07/05 19h30: Samaras vient de renoncer à former un gouvernement, Tsipras, et ensuite Venizelos vont donc être chargés de former un gouvernement. Il est cependant très probable qu'ils n'y arrivent pas, nous partons donc certainement pour de nouvelles élections dans moins d'un mois.

Tous les commentaires

@Mehdi ZAAF

Merci Mehdi ZAAF pour cet éclairage que je fais partager sur ma page fb.Puisque les 2 partis historiques ex majoritaires sont rejetés pour un temps, que Tsipras avance des propositions audacieuses qu'il a toujours tenues accroissant ainsi sa crédibilité auprès d'un public de plus en plus large, une nouvelle élection -qui plus est dans un contexte conjoncturel encore plus contraignant- pourrait attirer vers son parti un nombre de suffrages suffisant pour susciter l'adhésion de ces petits partis de gauche et atteindre une majorité pour gouverner: qu'en pensez vous?

historiquement un tel scénario serait inédit; non ?

bien à vous-Pierre Sélim LEBRUN

Exactement!

On m'a très souvent posé la question: "mais comment ils font pour que des gens votent encore pour eux?"

C'est assez simple, jusque dimanche aucune perspective plausible n'était visible. De nombreux grecs étaient plus rassurés d'avoir un gouvernement pourri qu'aucun. Par ailleurs, les grands partis ont beaucoup joué sur la peur des "extrêmes" pour apparaître en partis de l'ordre. C'est pour cela que j'insiste sur la percée de la coallition SyRizA qui apparait aujourd'hui comme une alternative plausible, et rassemble derrière elle beaucoup de ceux que l'on appelle ici "anti-mnimonio" (anti-mémorandum). Beaucoup de gens qui avaient voté pour d'autres partis de gauche, Antarsya (se prononce andarssia) par exemple, m'ont confié que même s'ils ne sont pas forcément d'accord ils voteront certainement pour SyRizA en cas de nouvel appel aux urnes.

Le gros défi, c'est que SyRizA compte rester dans l'Europe, et est très critiquée par l'ensemble de la classe politique qui estime que c'est mentir que de prétendre de rester dans l'Europe. Samaras a d'ailleurs demandé à SyRizA de faire, comme l'avait fait le KKE, de se positionner clairement en faveur ou non de l'euro.

Tout dépend donc de la campagne que va effectuer Tsipras et sa coallition. C'est une situation extrêmement délicate, avec un paysage politique complétement éclaté tant par le nombre de partis que par la différence des programmes qu'ils défendent. Comme on peut se l'imaginer, rassembler dans ces conditions n'est pas forcément évident.

Jusque là pour autant Tsipras se débrouille assez bien, accueillant l'un après l'autre les différents partis de gauche, et faisant la promotion de son programme.

Et oui! Ce serait inédit comme scénario! Seulement le fait que SyRizA ait pris la seconde place à la place d'un des deux grands était inédit, vous imaginez bien que si jamais un premier ministre était d'autre étiquette que ND ou PASOK, ce serait une véritable révolution... Je vous invite à lire mon dernier billet où j'ai analysé le score de dimanche dernier.

Merci pour le partage!

Merci de nous/m'avoir consacré une réponse argumentée; ainsi grâce à vous nous disposons d'une personne ressource "Grèce".

Kali spera !

Merci beaucoup pour ce fil d'actualité. Mehdi Zaaf.
Pour ses visiteurs qui s'intéressent de toute évidence à la Grèce, un article détaillé sur les néo-nazis:

http://les-etats-d-anne.over-blog.com/article-grece-qui-sont-ces-neonazis-qui-veulent-entrer-au-parlement-104869224.html

Cher Sjmj, 

Vous trouverez sur mon blog également une analyse du parti Chryssi Avghi: ici => http://goo.gl/UDB53

et une analyse des élections de dimanche dernier ici => http://goo.gl/gW19E

Pour autant, je le redis, la montée du parti Chryssi Avghi n'a finalement que très peu d'importance comparé à l'arrivée de Syriza en 2nde place. C'était un vote de rejet que beaucoup de grecs regrettent aujourd'hui. Beaucoup ont eu peur dès dimanche soir, consécutivement au discours qu'a tenu Mixaloliakos à voir ici (sous titres anglais) et à l'injonction faite aux journalistes de se lever, justifiée après d'une manière assez inquiétante ("on va leur apprendre à obéir"). Si jamais de nouvelles élections se tenaient demain, je suis presque certain qu'ils atteindront à peine les 3%.

Je continuerai à mettre à jour cet article.

Merci, Medhi Zaaf,

Je le crois volontiers, que l'arrivée des néo-nazis n'est pas l'évènement majeur comme certains médias aiment nous le laisser croire car elle fait diversion quand elle ne leur permet pas de mijoter leurs petits plats favoris d'amalgame de la "montée des extrêmes" et je souhaite de tout coeur que vous ayez raison, vous qui êtes sur place: 3% au lieu de 6% dans les prochaines élections, ça serait toujours une meilleure nouvelle, jusqu'à celle encore plus rassurante, de la disparition du paysage politique d'un tel parti.

Merci encore de nous tenir informés sur ce pays auquel nous, européens, devons tant.

Actualisation du billet.

Venizelos pourrait signer la lettre envoyée par Tsipras selon la television publique NET.

Ce serait un coup de théâtre, comme vous dites Sourire

Bonjour,

est-ce que vous avez des lumières sur ce qui empêche le KKE de simplement discuter avec Syriza ?

Merci

Pas besoin de lumières, le KKE a annoncé dès dimanche soir, après le résultat des élections qu'il ne participerait à AUCUNE négociation. Durant toute la campagne leur ennemi, presque autant que PASOK et Nea demokratia, c'était SyRizA dont ils savaient très bien qu'ils allaient leur piquer de nombreuses voix. Je me rappelle durant le discours d'Aleka Papariga, lundi dernier, qu'à chaque fois qu'était cité SyRizA, ils étaient hués.

Ils ont par ailleurs fait un très long communiqué après les élections pour détruire SyRizA qui conduit, pour eux, à servir le système capitaliste. Beaucoup critiquent le "capitalisme humain" qu'avait proposé Tsipras il y a quelques jours.

Merci !


Exclusif : François Hollande recevra-t-il Alexis Tsipras, leader de Syriza ?

Athènes, envoyé spécial.

.....A l’heure où nous écrivons ces lignes, Alexis Tsipras n’a toujours pas eu de réponse de la part de l’équipe de François Hollande. Pierre Laurent, Président du Parti de la Gauche Européenne (PGE) et secrétaire national du PCF, a confirmé qu’il le rencontrerait ainsi que Jean-Luc Mélenchon candidat du Front de gauche à l’élection présidentielle et co-président du Parti de gauche.....

Suite de l'article: ICI

François Hollande a refusé pour des raisons de protocole

jpc13

  Pouvez-vous nous donner votre source d'info?

Mouais, en fait, selon le "protocole" le président ne rencontre pas de "chefs de partis". Desolé c'est en grec http://www.kathimerini.gr/4dcgi/_w_articles_kathremote_1_09/05/2012_441354

Je ne comprends pas trop ce demi-camembert, Thierry Ternissien, c'est bien plus que 11%, Syriza!

C'est par rapport aux inscrits.

Le premier parti est l'abstention (35% avec 2% de bulletins blanc en plus)

2 partis font plus de 10% des inscrits : ND (12) et Syrisa (11)

Le PASOK est en dessous des 10% !

Les néonazis sont à 4%

Pourquoi ce dernier parti est-il celui mis en avant dans les médias ?

On parle beaucoup de ce parti en Europe certainement, pour éviter de parler de l'essor de SyRizA dont personne n'a idée de la révolution que ça représente. Ici malgré tout, on n'en parle pas énormément, et tout le monde est convaincu qu'ils ne feront pas grand chose, à part faire des grandes déclarations haineuses. C'est de toute façon impossible qu'en 2 ans 7% des votants aux élections du 6 mai soient devenus fascistes. C'était surtout un vote de rejet, que les médias européens surestiment. 

J'espère vraiment que votre optimisme concernant le caractère temporaire de l'essor de l'Aube Dorée sera confirmé par les faits mais je n'en suis pas certain. Le vote d'extrême droite, même sans revêtir une forme aussi radicale, a encore de beaux jours devant lui. Il est clair qu'une partie considérable des électeurs de ce groupuscule exprime un vote de protestation mais une fois cela dit, il faut essayer d'en comprendre les ressorts. Or, porter son exaspération sur des néonazis n'est pas anodin : le discours qu'ils portent est basé sur le rejet violent des immigrés, les attaques verbales et physiques aux "traîtres" (notamment les militants des partis de gauche) ainsi qu'une rhétorique et un comportement ouvertement fascistes.

Il est important à mon sens de ne pas négliger le fait que l'extrême droite, les neonazis et les populistes de droite extrême représentent 20% des votes. Cela ne doit en aucun cas nous conduite à occulter la montée de la gauche en Grèce. Cependant, l'expression de la condamnation du système via un vote d'extrême droite est une tendance lourde qui est apparue dès le mouvement des indignés où la place Syntagma (lieu où se réunissaient les indignés) était divisée en deux, avec une partie tenue par ceux qui rejetaient toute expression politique, ce qui revenait à expulser tous les représentants des mouvements de gauche et à laisser libre cours aux actions des populistes et des membres de l'Aube Dorée.

Si Sjmj c'est 11% en comptant les abstentionnistes!

A savoir que de très nombreux grecs vivent à l'étranger. En comptant les potentiels votants, ce sont plusieurs centaines de milliers de grecs qui n'ont PAS PU VOTER lors des élections du 6 mai. La raison, c'est un blocage administratif qui dure depuis des années. Certains disent manque d'organisation, d'autres disent volonté de ne aps faire voter les grecs de l'étranger, hors des réalités du pays métropolitain. En tout cas, nous pouvons penser à l'absence de toute volonté politique de leur permettre de voter. Surtout, depuis plus de 2 ans l'exode a augmenté, des grecs ayant quitté le pays par quasi nécessité pour trouver du travail qu'ils ne trouvaient pas en Grèce.

Une poursuite en justice contre l'Etat a été lancée par deux grecs de l'étranger, et nous espérons tous qu'ils gagneront!

Merci beaucoup Mehdi ZAAF pour les éclairages que vous nous apportez !

Si jamais cela vous interesse, dans mon précédent billet, j'ai eu des échanges très riches avec samines, qui est très curieux sur la situation grecque Bouche cousue

Un très grand merci à vous Thierry! 

Je les ai lus avec beaucoup d'intérêt.

Actualisation du billet!

Merci beaucoup Mehdi pour ce fil. Il est vrai qu'il n'y a pas beaucoup d'autres sources d'informations sur la Grèce.

Un grand merci Music! C'est surtout pour cela que je tiens ce fil d'actualité...

Je plussois !

Le maximum d'info est clairement utile et indispensable, surtout en ce moment. 

Sur la Grèce, et en français, outre les différents blogs mediapart qui traitent du sujet (Mehdi et Marie Laure), il y a aussi : 

 - okeanews (un peu de pub ne fait jamais de mal ;) ) ;

- Le blog de Panagiotis (que je vous conseille VIVEMENT), qui publie églement chez marianne2 ;

- Des billets assez régulier chez Olivier Berruyer, pour la partie économique des crises que nous traversons. Le blog qui m'a incité à créer okeanews d'ailleurs, puisque j'ai commencé l'été dernier à partager ce que je pouvais voir et vivre au quotidien en grèce.

Bonne lecture !

 

 

 

C'est exact. Toutes mes excuses pour ne pas vous avoir cité avec Marie Laure Veilhan et Mehdi Zaaf, Okeanos.

Ne vous excusez pas :) Je n'ai malheureusement pas le temps de poster ici les billets d'okeanews qui rencontre un certain succès (j'ai beaucoup plus de liberté de mise en forme avec Okeanews, aussi), il est donc vital qu'une autre source soit visible sur médiapart. Je passe ici de temps en temps pour lire les billets de mes compagnons de lutte informative :) Nous devrions peut-être mutualiser notre force de frappe, d'ailleurs ?

 

 

Nous devrions peut-être mutualiser notre force de frappe, d'ailleurs ?

Bonne idée...

Je ne sais pas si vous connaissez Nowpublic (journal Canadien de langue anglaise). C'est un journal d'information un peu particulier. Les articles ne sont que le fait de "journalistes amateurs" qui sont à la fois auteur(e)s, et propriétaires du journal. Ils se sont fait financer par crowdfunding et sont éparpillés un peu partout et qui ...mutualisent leurs points de vue dans un organe de presse en ligne. Ils sont beaucoup plus dans l'échange d'information que dans la recherche d'un profit journalistique.

Il y a peut-être à méditer sur une initiative comparable, non pas au motif d'expertise (articles techniques) mais simplement pour échanger de l'information à concurrence de vécus respectifs différents.

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C'est un sujet que je connais assez bien. Si cela intéresse, je peux creuser la faisabilité (économique).

A méditer en effet... Creusez et dites nous ça ;)

S'il ne s'agit que de le dire, c'est facile : "Yes we can".

RigolantRigolant

Bon, toute plaisanterie mise à part, et pour garder l'idée de nowpublic, c'est du "modèle économique" d'un média en ligne construit sur un financement de type crowdsourcing/crowdfunding qu'il s'agit. Au moins pour le fun, je vais en faire un billet. On verra bien ce qui est possible.

Aussi étrange que cela puisse paraitre, ce n'est probablement pas la question du financement qui va être difficile, c'est plutôt l'organisation humaine et la gestion du "buzz" (je n'ai pas écrit "marketing" volontairement).

...oui, faites-le, s'il vous plaît, ce ptit billet!!!

ml

Sourire

Pas de souci. Juste besoin de quelques jours.

Merci encore pour votre initiative de fil actualisé.

C'est assez sidérant, mais, avec Marie Laure Veilhan, vous êtes aujourd'hui notre meilleure source d'information. D'une certaine façon, c'est très novateur. Mais bon, c'est aussi un peu...."étonnant"

.

De deux choses l'une : ou la situation est tellement imprévisible que personne n'arrive faire un "papier" officiel à force de se perdre en conjectures (mouais...), ou bien il ne faut pas trop ébruiter les questions que posent les grecs en général et SyRizA en particulier...Aïe.

Merci à toi samines! Je suis très honoré.

Je pense surtout qu'il est très difficile d'obtenir des informations. Je passe personnellement tout mon temps sur Twitter en regardant la TV grecque et suivre ce qu'il se passe autre part sur le web. A savoir après pourquoi personne s'en occupe, je n'en sais rien, et pour tout te dire je préfère ne pas spéculer, et continuer à faire mon boulot sans me poser la question, le plus important étant que ces informations soient suivies.

Sourire

Les infos les plus proches de la réalité sont souvent celles présentes sur les blogs (pas tous il faut bien avouer, il y a du tri à faire, la liste de mon message précédent en cite je crois les principaux en france).

Lors des manifs de novembre, un journaliste m'a demandé : "il va y avoir du grabuge aujourd'hui ? ". L'attente de la bataille d'Athènes. C'est un constat : les évènements du 12 février dernier l'ont bien montré. J'ai beaucoup de témoignages qui montrent clairement qu'il était impossible d'aller manifester et de rejoindre Syntagma. Les médias principaux n'ont reporté que les émeutes et les incendies alors qu'il y avait tant d'autre chose à dire. Mais pour cela, il faut aussi une certaine forme de curiosité et la volonté de vraiment comprendre. Un témoignage d'une amie présente sur place à l'époque : http://www.okeanews.fr/temoignage-tout-le-monde-sen-fout/ 

Manipulation par les médias.

Mais cela se sent en France aussi. Très clairement. Une sorte de sujet tabou.

Sauf sur le net. Mais là, faire le tri (pour moi, qui suis quand même un peu inculte sur le sujet), ce n'est pas simple.

Les blogs que j'ai cité dans le message précédent, celui de Paul Jorion et celui de de frederic Lordon sont une bonne base de lecture  (voir la blogroll d'okeanews)

ACTUALISATION du fil, avec un compte rendu du discours d'Alexis Tsipras.

Coup de chapeau à Alexis Tsipras. Non seulement c'est "bien joué", mais il a oublié de dire des âneries Sourire

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Le soi-disant paiement d'argent à la Grèce est avant tout un reflouement des banques grecques. C'est de la recapitalisation masquée. Je doute beaucoup que les banques acceptent l'effet domino que provoquerait le non-paiement des 5 Mds.

"Quand on n'est pas maître des évènements, il faut feindre d'en être les instigateurs", disait Talleyrand. Le FMI et l'UE Merkelienne essaie de faire payer la Grèce en la culpabilisant pour éviter que les grecs ne s'apercoivent que tout le monde est dans le même bateau. Un"audit" de la dette serait catastrophique, parce que la destination de l'argent révèlerait sans doute des manips qui n'ont rien à voir avec un "sauvetage de la Grèce". Si Tsipras "tient", c'est le coup de bambou pour eux. Parce qu'ils ne pourront ni exclure la Grèce, ni ne pas payer : ce sont leurs propres banques qu'ils sauvent (effet de domino).

Poker menteur.

Il est un peu passé, mais voici un article de Mathieu Martinière à qui j'ai donné un petit coup de main paru dans La Tribune de Genève de lundi matin.

http://journal.tdg.ch/grecs-sanctionnentles-partis-pro-austerite-2012-05-06-0

L'union des gauches grecques pour sauver la Grèce et les grecs, si c'est pas maintenant, ça sera quand, jamais?

http://www.cadtm.org/Soixante-sept-ans-apres-la-fin-de

"(...)Notre conclusion est donc catégorique : pour être à la hauteur des enjeux historiques de la guerre lancée par la bourgeoisie grecque et internationale contre elle et le monde du travail, la gauche grecque doit s’éloigner de sa routine et de ses habitudes, de son mode traditionnel de faire de la politique, de penser et d’agir. En conséquence, elle doit tout d’abord prendre conscience que l’affrontement actuel n’est pas une simple répétition des précédents, mais quelque chose de nouveau qualitativement différent, qu’il est ici pour rester, qu’il aura une grande durée, et surtout qu’il est un combat global s’étendant sur toute la sphère des activités humaines. Si elle prend conscience de tout ca, de cette réalité absolument nouvelle, alors elle saura rendre son combat non seulement unitaire et radical au maximum mais aussi enraciné aux profondeurs de la société dans un mouvement organisé de longue haleine et autour d’un projet alternatif pour une Europe des peuples et des travailleurs qui reste toujours à inventer.

Mais attention : Camarades, le temps presse et ce qui est encore possible aujourd’hui ne le sera probablement pas demain…(...)"

A suivre donc...les suites de la rencontre avec des dirigeants du PGE. Athènes et Paris même combat ! La Grèce et la France pour réinventer la politique, cela a de l'allure !

ACTUALISATION du billet

La Grèce sur la voie d'un gouvernement ND PASOK GD?

GD est une scission de Syrisa ? Sur quelle base cette scission s'est-elle faite ? Et la position de GD est-elle en conhérence avec sa campagne ?

La Gauche Democratique est en effet une scission de SyRizA.

Ce sont quelques anciens membres de Synaspismos, le parti central de la coallition (SyRizA) qui ont créé un parti "européiste de gauche", craignant que le virage à gauche amorcé par Tsipras qui avait pris le leadership de la coallition, aboutisse à une remise en cause de la place de la Grèce dans l'Europe.

C'est à peine en cohérence avec la campagne, et surtout avec les déclarations récentes, dans lesquelles Fotis Kouvelis, le leader du parti, avait refusé toute coopération avec les deux partis...

Déclaration d’Aleka Papariga, secrétaire générale du KKE à propos des élections du 6 mai 2012

Les élections démontrent clairement un retournement du paysage politique habituel, la fin de l’alternance des deux partis pasok et ND.

Nous nous dirigeons vers une phase transitoire, vers la tentative de créer un nouveau paysage avec de nouvelles formations de centre droit ou d’une nouvelle social-démocratie autour de SYRIZA, dont le but est d’empêcher la radicalisation du peuple conduisant à un renversement en sa faveur. Il y aura une tentative, à partir de ces élections ou des suivantes, de former un gouvernement de tous les partis, de coalition ou d’unité nationale dont le but sera précisément d’empêcher la naissance de ce courant majoritaire de lutte pour le changement.

Nous lançons un appel aux membres du parti, du KNE, aux amis, aux soutiens, aux électeurs et aux compagnons de route, à tous ceux qui ont été à l’avant-garde du mouvement et de la bataille, pour qu’ils soient à l’offensive dans les jours qui viennent car des enjeux urgents et sérieux sont devant nous, tels que les conventions collectives, la protection des chômeurs, la ruine du budget de la protection sociale, les nouvelles mesures d’un total de 11,5 à 14,5 milliards volés dans les poches du peuple. Nous ne devons pas perdre de temps. Le peuple ne peut pas perdre de temps.

Nous invitons les électeurs du PASOK et de la ND, particulièrement ceux qui font partie de la classe ouvrière et des autres couches populaires, à être également à l’offensive, avec nous et les autres militants, dans les luttes, les lieux de travail, les écoles, les universités et les quartiers populaires. Ce sont eux qui fourniront un nouvel élan et un caractère de masse aux luttes. Nous appelons le peuple à ne pas se laisser tromper par les tentatives qui vont avoir lieu dans les jours et les mois qui viennent pour maquiller le système politique. Malgré le fait que les votes se soient éparpillés à droite et à gauche, les élections revêtent objectivement une tendance positive : des changements radicaux mûrissent ou vont mûrir dans les consciences, le mouvement pour un renversement réel va mûrir et ne sera ni éloigné, ni en opposition avec les propositions du KKE, tant sur le plan des problèmes immédiats que du pouvoir des travailleurs et du peuple.

Nous considérons comme significatif, positif et d’une grande portée pour l’avenir que nous ayons affronté toutes les forces pro UE indépendamment des positions qu’elles ont prises concernant le mémorandum, que nous nous ayons combattu sur nos propres positions alternatives dans l’intérêt du peuple. Nous considérons cette position comme une contribution importante à la cause du peuple qui lui permettra de nouveaux élans. Nous estimons que notre rôle et notre lien avec le peuple doivent se renforcer, nous croyons, en fait nous sommes sûrs de jouer un rôle irremplaçable dans l’intérêt du peuple.

Concernant les résultats électoraux, le CC fera une évaluation exhaustive après une étude détaillée des résultats d’ensemble et des tendances par région afin de tirer des conclusions plus complètes. Mais nous pouvons dire que le KKE a rencontré des obstacles des deux côtés. D’un côté, colère, protestation et indignation entièrement justifiées mais essentiellement sans cible définie, de l’autre, des illusions ; comme l’indiquent les résultats, le progrès du KKE est limité. Bien sûr, nous aurions préféré mieux. Néanmoins je dois dire que ni le CC ni le Parti dans son ensemble ne nourrissaient l’illusion que les votes pour le KKE allaient augmenter considérablement, parce les scores électoraux de KKE sont essentiellement liés à non seulement à un mouvement populaire, mais à la création d’un courant de masse puissant dégagé des schémas classiques comme des illusions repeintes à neuf.

Le KKE a fait connaître avant les élections et sans hésitation quel type d’attitude il prendrait à l’égard d’un gouvernement post électoral, centre droit, centre gauche ou “gauche” comme on nous l’a présenté, ou d’unité nationale, comme ce qui se discute actuellement.

Notre position est claire : bien sûr, ni le PASOK, ni ND ne nous proposeront de coopération. Ils sont tout à fait conscients de la profondeur de nos divergences. Mais nous souhaitons réitérer la réponse à la proposition de SYRIZA d’un gouvernement de gauche. Et nous le faisons, non seulement en raison de ce nous constatons tous, à savoir que les votes et les sièges ne sont pas suffisants. Peut être que SYRIZA pense que ça suffit, puisqu’il s’efforce d’obtenir un soutien et les votes de députés d’autres partis. Nous continuons clairement à refuser cette coopération, position sans rapport avec nos attentes électorales grandes ou petites.

Nous savons que le président de SYRIZA a demandé des rencontres et qu’ils veulent mener des discussions privées au sujet du programme d’un gouvernement de coalition. Logiquement, quiconque a des propositions pour un gouvernement de coalition aurait dû exposer en détail avant les élections ce qu’il fera en Juin, Juillet au sujet des problèmes concrets et non s’en tenir à des slogans et des dénonciations générales du mémorandum. Au moins, devraient-ils le faire maintenant. Que veulent-ils exactement ? Nous n’avons entendu parler que du maintien de quelques allocations et de questions de cet ordre.

Cependant un gouvernement, quelle que soit sa composition, doit traiter l’intégralité des problèmes. Il ne devrait pas se contenter de dénoncer le mémorandum, mais devrait rendre au peuple, aussi bien les acquis qui ont été détruits avant le mémorandum - et c’est le cas de la plupart- que ceux qui ont été détruits ensuite. Un gouvernement doit gérer toutes les questions et pas seulement les allocations chômage dont il a été question. Il doit gérer des enjeux économiques, l’offensive des groupes financiers contre le peuple, la liste des privatisations adoptées ces dernières années. Il doit traiter des problèmes de politique étrangère tels que les engagements découlant de l’UE et de l’OTAN, de l’alliance stratégique avec les USA. Il n’existe pas de gouvernement qui ignore les accords, fait abstraction de la politique et se contente de proposer un paquet de mesures à la petite semaine.

Pour être en accord avec un tel gouvernement, le KKE devrait faire non seulement une reculade et un virage mais une volte-face et un saut périlleux. Et surtout, il devrait conclure des compromis inacceptables qui n’ont rien à voir avec les intérêts du peuple. Il se peut que le peuple soit intéressé non par la pureté idéologique de divers partis, mais par un parti qui toutes ces années, depuis sa fondation, a été sur la ligne de front des luttes et qui n’entend pas troquer cette position contre quelques postes ministériels. Le peuple n’a pas besoin de cette sorte de KKE.

Bureau de presse du CC du KKE, Athènes 06/05/2012

Quelle prose !

 

Vous semblez muet de confusion. Une prise de conscience?

Non. Je m'interroge par rapport à un type de discours que je ne saurais qualifier sans mieux connaître le contexte.

La déclaration du CC du KKE mérite une lecture grave et sérieuse.

Ce parti fait le calcul politique d'une opposition ferme et résolue à l'UE. Il demande ni plus ni moins le retrait de la Grèce de l'UE et l'abandon grec de l'euro. De façon plus conséquente, il oeuvre, avec d'autres PC européens, à la destruction de l'UE, analysée comme une création purement et exclusivement capitaliste, créée par Wall Street et Wahington, avec le secours zélé du FMI.

La crise européenne (et de tout le système capitaliste occidental) a pour origine le chômage de masse qui se compte en dizaines de millions dans l'espace de l'OCDE.

Ce qui a conduit les Etats à financer le coût social du chômage. Ce coup social a déjà été financé par les peuples au moyen des impôts et des taxes. Mais, dans la foulée et non sans arrogance, ces Etats capitalistes intiment l'ordre aux peuples concernés de rembourser une dette qu'ils n'ont jamais contractée.

On passe à un stade d'exploitation, mais aussi d'oppression des peuples, à un niveau inégalé. Cela dépasse l'entendement. La crise du capitalisme n'est rien d'autre que le meilleur moyen de faire du profit immédiat à son niveau le plus élevé possible.

L'UE, telle qu'elle est conçue et mise en place actuellement, n'est pas une union démocratique des peuples qui la composent. C'est une Europe de l'argent, de la finance, des banques et des patrons. Pendant qu'on surexploite les travailleurs européens, les patrons qui ont bâti leur empire industriel délocalisent et quittent leur sol national, laissant derrière eux chômage, dette et misère.

La position du KKE est la plus juste : casser et détruire l'UE, instrument du profit.

Non seulement l'UE n'est pas l'Europe des peuples mais pire encore elle est la cause de la montée générale des fascismes et du racisme, le tout sur fond de choc des civilisations. En témoignent les ruines et les centaines de milliers de morts irakiens, libyens, afghans. En témoignent ces menaces du recours à la guerre, tant en Syrie qu'en Iran. En témoigne encore et toujours la situation palestinienne qui voit un peuple entier sans Etat, sans nation, sans frontières.

Partout où il y guerres et menaces de guerre, il y a gaz et pétrole. Et ce sont les seules vraies motivations de ces guerres que conduisent ensemble Washington et Bruxelles, UE, OTAN, ONU.

Victimes des guerres dans leurs pays, les musulmans sont aussi et encore victimes du racisme en Europe et aux USA. Car l'UE et les USA sont définitivement entrés dans une nouvelle phase de l'impérialisme et du fascisme.

Ceux qui refusent d'analyser le monde dans sa globalité et sa complexité risquent de faire le lit aux pires aventures, aux pires fascismes, aux pires cataclysmes. C'est soit suicidaire, soit meurtrier.

Vouloir rester dans l'UE pour maintenir son existence, c'est faire le jeu des pires réactions...

ACTUALISATION du billet

Ajout de quelques explications et commentaires et d'un sondage sorti tout à l'heure.

Merci Mehdi . Peut etre suis je un peu optimiste , mais cela me parait aller dans le bon sens .

A Mehdi Zaaf,

 

 

J'ai lu votre réponse pour laquelle je vous remercie. Vous y filez la métaphore religieuse et sectaire (prêtresse, adeptes) et de l'enfermement autarcique ou autiste (fleurs à l'ancienne, sauter 50 ans en arrière, enfermés dans la rhétorique des années 50).

Je note que votre observation de visu fait dans le descriptif. Elle esquisse un tableau, sorte de photo peinte à la main.

Papariga a parlé. Quid de son discours, sinon un rappel : Kim il et Staline?

On a le descriptif, mais privé du narratif et du dialogue. Ou plutôt du monologue, vu que la prêtresse rouge disait une messe.

Je ne doute pas que Tsipras soit plus rock n'roll. Mais entre tango et rap quoi de neuf sinon l'apparence, le look?

Parce que la question reste posée : crise, chômage, dette, UE, guerres, et tutti quanti.

Sortir ou pas sortir de l'Europe des capitalistes, des affameurs, des faiseurs de fascistes et de nazis?

Pour qu'il y ait discussion, dialogue, accord politique, il faut que les 2 parties s'entendent et, surtout, s'écoutent.

L'anachronisme apparent fait se coïncider l'accusation de "stalinisme". Tout ça pour renvoyer loin dans le passé cette chose communiste. Mais ce que dit et écrit le KKE c'est AUJOURD'HUI pour raconter et décrire AUJOURD'HUI au-dedans d'un contexte très précis qui est d'AUJOURD'HUI : faut-il ou non quitter l'UE.

Le KKE d'une part, Syriza d'autre part répondent et leurs réponses sont diamétralement opposées. L'accord est IMPOSSIBLE.

D'où mon texte ci-dessus.

J'envie vraiment ces personnes et ce parti qui vivent dans des certitudes inébranlables et qui sont convaincus de détenir la vérité envers et contre tous. Le KKE est un parti historique, auquel il faut rendre hommage pour la résistance, ses combats et ses militants.

Cependant, AUJOURD'HUI comme vous dites et depuis longtmeps, le KKE ne veut ni gouverner, ni prendre le pouvoir (sauf en 1989 avec la droite), ni faire la révolution, ni changer quoi que ce soit. Il se contente de comparer ses résultats par rapport à chaque élection précédente, il se complait à organiser des manifestations seul et en marge des autres partis et syndicats. Son discours est invariable : "nous vous avions prévenus, nous ne sommes pas intéressés par vos débats, auxquels nous ne souhaitons pas prendre part, nous en appellons au peuple qui ne doit pas se laisser tenter par les illusionistes et..." et puis rien. Restent toujours les éternels enseignements auxquels se réfère inlassablement la rhétorique du parti et l'avantgarde à laquelle il fait appel de manière tout aussi récurrente.

Donc, le discours de sa SG est très intéressant sur le plan théorique. Toute personne de gauche pourrait se laisser tenter si elle ne connaissait pas l'absence d'action politique de ce parti et le contexte dans lequel il s'inscrit. Sinon, pour ceux qui suivent l'actualité du pays, il n'y a absolument rien de nouveau dans ce discours.

Bonsoir Medi ZAAF

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Je ne vais pas renouveler mes remerciements à chaque fois, mais le coeur y est. Rigolant

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En politique, tous les mots ont un poids. Je me permets d'enrichir votre traduction de ce que dit Tsipras.

Version originale : The vote of the Greek people Sunday May 6th nullifies/delegitimizes/makes illegal the political Memorandum...

Version française : Le résultat du vote des électeurs grecs le 06 mai rend nul, illégitime et illégal le mémorandum politique....

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Pourquoi est-ce que je vous bassine avec des jeux de mots ? C'est sa stratégie qui est très très fine.

1) Ce n'est pas lui qui dit que....C'est le résultat du scrutin. Il ne parle pas en son nom mais au nom des électeurs grecs. Nuance majeure, diplomatiquement parlant.

2) Ces élections ont rendu le mémorandum illégitime. Donc il prend appui sur le résultat d'élections pour asseoir la notion de légitimté. On est en Grèce, pays où est né une grande partie de notre vocabulaire. Comment penser qu'il a pris ce mot au hsard, sans stratégie? Je veux dire qu'il met l'Economique APRES le Politique. C'est une façon de dire aux banquiers "Si je prends le pouvoir attendez vous à tout". J'ai beaucoup de mal à penser qu'il n'ait pas quelques idées sur la question. Dans la foulée, il conteste aussi la légitimité des décisions européennes lorsqu'elles s'effectuent contre l'intérêt des populations. Clin d'oeil aux europhobes ? Marge de manoeuvre ?

3) Illégal. Il enfonce un peu plus le clou (et parle aux europhobes). A partir de quand le droit d'ingérence de l'UE en Grèce est-il légal ? Là, il prend à témoin les vexations subies du fait des contrôles de gestion effectués par les allemands. Il dit donc : "Attention, ce serait dommage de transformer une situation de crise en un incident diplomatique...germano-grec". Accessoirement, il fait un clin d'oeil aux portuguais, aux espagnols ou aux italiens : "Vous aimeriez avoir des allemands chez vous pour controler votre travail pour votre pays ?". Il joue de façon soft sur les nationalismes.

Il y a un mot qui signera un basculement. C'est le mot "occupation". Jusqu'où les allemands accepteront-ils de prendre le risque de lui faire mettre ce mot en scène ?

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Vous noterez enfin qu'il estime ce mémorandum "politique". Il refuse la mesure de gestion pour en faire un acte politique. Si l'UE ne réagit pas à cette appellation, il vont se retrouver dans une nasse. Ne rien dire, c'est accepter l'idée que la politique européenne est une politique d'ingérence. S'ils réagissent, il avalisent l'illégitimité du mémorandum.

Il a quoi comme cursus, Tsipras ? En tout cas il me plait bien. RigolantRigolant

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Les dernières statistiques que vous restituez vont dans le sens que l'on "sent" : il prend beaucoup de poids politique très très vite.

Excellent Samines, merci de votre contribution, j'avoue que dans le rush je ne me suis pas attardé sur tout cela.

Je ferai une mise à jour dans la journée selon les évenements!

En attendant, en cours!

http://en.wikipedia.org/wiki/Alexis_Tsipras

Early life and career

Tsipras was born July 28, 1974, in Athens.[1] He studied civil engineering at the National Technical University of Athens (NTUA). After graduating in 2000, he pursued graduate training in land surveying and planning at an inter-departmental programme of NTUA, and worked as a civil engineer in the construction industry. He undertook several projects and wrote several studies related to the city of Athens.[6][7][8]

Merci Danyves Sourire

Je confesse que je ne suis même pas allé voir sur le wiki...quelle quiche je fais ! Rigolant

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Marrant, cursus d'ingénieur donc. Bon. Atypique je trouve.

Personal life

His partner is Peristera Baziana, an electrical and computer engineer. They met in 1987 as schoolmates at the Ampelokipoi Branch High School and both became members of the Communist Youth of Greece. Today, they live together and they have one son.[13]

 

[edit]

Vi vi, entre temps j'ai (quand même ! Sourire) pris la peine d'aller voir.

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Je me demande quels "autres liens" ils ont pu nouer parmi cette "jeunesse communiste grecque". Je lui trouve vraiment beaucoup d'aplomb. Il ne pouvait pas ne pas anticiper les actuelles menaces officielles (qui vont d'ailleurs probablement se dégonfler dans pas très longtemps). Il a forcément "des billes" ailleurs. Mais de quelle nature : Mutinationales ? Politiques ? Plus "occultes" ?

Sourire

Les élections en Grèce et en France annoncent de nouveaux conflits sociaux à l'horizonPar Peter Schwarz 10 mai 2012

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Les élections de dimanche ont des répercussions sur l'ensemble de l'Europe. Le vote contre Nicolas Sarkozy en France et la défaite cuisante des partis dirigeants en Grèce sont l'expression d'une large opposition à la politique d'austérité établie par l'Union européenne. Elles annoncent une période d'intensification des conflits sociaux et une crise politique violente.

En France, l'écart de près de 4 pour cent par lequel François Hollande a battu le président sortant  Nicolas Sarkozy, est relativement petit. Néanmoins, le changement de personnel à l'Elysée représente un tournant politique. Seule une fois, dans l'histoire de la Cinquième république, un président sortant n'a pas été réélu: Valéry Giscard d'Estaing en 1981. A l'époque, François Mitterrand, avait été le premier membre du Parti Socialiste à remporter la présidence. A présent, 17 ans après la fin de la présidence de Mitterrand, c'est la deuxième fois qu'un représentant du Parti Socialiste, en l'occurrence Hollande, va occuper les plus hautes fonctions du pays.

Hollande est un politicien bourgeois expérimenté dont le programme ne se différencie que par nuances de celui de Sarkozy. Il doit sa victoire électorale essentiellement au soutien des organisations soi-disant de gauche. Celles-ci ont à maintes reprises cherché à entretenir l'illusion qu'une alternative à la politique d'austérité de l'UE était possible avec Hollande.

Le candidat du Front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon, qui a obtenu 11 pour cent des voix au premier tour, a appelé à voter Hollande au second tour. Il a pris cette décision en affirmant que c'était le seul moyen de déloger Sarkozy et d'amener un changement de politique. Le même argument a été utilisé par le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) et Lutte Ouvrière (LO) dont les candidats ont réuni un total de voix de près de deux pour cent.

En Grèce, le parti conservateur Nouvelle Démocratie (ND) et le PASOK social-démocrate, qui ont dirigé alternativement le pays depuis la fin de la dictature militaire il y a 37 ans et qui ont imposé conjointement le dictat d'austérité de l'UE, ont été décimés. Par rapport aux élections d'il y a trois ans, le nombre des électeurs de ND a chuté de 2,3 millions à 1,2 million. Les voix pour le PASOK sont passées de 3 millions à 0,8 million. Ces deux partis bourgeois traditionnels ont obtenu, à eux deux, moins d'un tiers des suffrages. Bien que ND réunisse le plus grand groupe parlementaire, en raison d'une clause électorale non démocratique lui accordant 50 sièges supplémentaires, le parti ne dispose toujours pas de suffisamment de soutien pour former un gouvernement dans un parlement comptant 300 députés.

La Coalition de la Gauche radicale (SYRIZA) a émergé comme le véritable vainqueur des élections et a réussi à tripler le nombre de ses électeurs qui est passé de 315.000 à plus de 1,1 million. Sur un plan international, le dirigeant de SYRIZA, Alexis Tsipras, collabore étroitement avec Le Front de Gauche de Mélenchon et le parti allemand, Die Linke. Comme eux, il recourt à un discours anticapitaliste tout en soutenant et en défendant les institutions bourgeoises existantes, dont l'Union européenne. Durant la campagne, il a toujours souligné : « Nous ne sommes pas contre l'euro, mais nous sommes opposés à la politique qui est faite au nom de l'euro. »

A l'extrême-droite, les Grecs Indépendants et le parti néonazi « Aube dorée » ont tous deux réalisé des gains significatifs, en obtenant respectivement 11 pour cent et 7 pour cent sur la base d'une démagogie nationaliste contre la politique d'austérité de la coalition ND-PASOK.

En tant que deuxième plus grand parti, SYRIZA joue à présent un rôle crucial dans la politique grecque et sera étroitement impliqué dans les négociations en vue d'un nouveau gouvernement. Le dirigeant de ND, Antonis Samaras, à qui conformément à la constitution il a été demandé en premier de former un gouvernement, a annoncé lundi qu'il n'était pas en mesure de constituer une coalition viable et cette tâche incombe maintenant au président de SYRIZA, Tsipras. Si aucun gouvernement disposant d'une majorité viable n'a été formé d'ici le 17 mai, alors de nouvelles élections devront se tenir d'ici le 17 juin au plus tard.

Le gouvernement allemand a également enduré une défaite dimanche. La coalition gouvernementale d'Angela Merkel, formée de l'Union chrétienne-démocrate (CDU) et du Parti libéral-démocrate (FDP), qui avait gouverné auparavant le Land de Schleswig-Holstein, a cédé sa majorité à une coalition constituée du SPD, des Verts et d'un parti représentant la minorité danoise. La CDU a perdu un pour cent et le FDP sept pour cent.

Les défaites électorales de Sarkozy et de Merkel, ainsi que les bouleversements électoraux survenus en Grèce laissent présager une période d'intense conflits sociaux. Telle est la conclusion tirée par les principaux journaux économiques tout comme les bourses et les marchés financiers qui ont considérablement dévissé. Lundi matin, le taux de change de l'euro a fortement chuté et les cours de bourse des actions ont accusé une baisse. Dans le même temps, les taux d'intérêt des obligations gouvernementales des pays méridionaux ont grimpé en flèche.

Le quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung a décrit les résultats électoraux grecs comme étant un « avertissement » : « Les résultats sont dévastateurs pour la Grèce et dévastateurs pour l'Europe. »

Le Financial Times Germany a remarqué que le peuple grec avait « profité des élections et voté sur les mesures d'économie du gouvernement. Le résultat est dévastateur et dangereux pour l'Europe. Les forces radicales ont eu beaucoup de succès, en particulier les partis qui rejettent une restructuration du pays si manifestement endetté. »

Le journal Handelsblatt écrit: « En plus de la catastrophe financière, la Grèce risque aussi d'engendrer un chaos politique. Cette élection a été avant tout un scrutin fondé sur la colère. » Le journal met en garde en disant : « Le séisme politique exprimé dans cette élection est peut-être un signe avant-coureur d'une éruption sociale qui pourrait rapidement se propager de la Grèce aux autres pays en crise. »

Il ne fait pas de doute dans ces milieux que Hollande, Mélenchon, Tsipras, etc. céderont aux dictats des marchés financiers. Un commentaire paru dans Handelsblatt souligne « François Hollande, le socialiste qui s'enthousiasme à propos d'importants plans de croissance finira par découvrir la réalité du terrain au bout de la première année de son mandat. Ce sont les marchés qui imposeront leur volonté au nouveau président. Et ce ne sera pas le président qui domptera les marchés. »

Mélenchon, ancien membre du parti socialiste qui est parfaitement conscient de la servilité du parti aux dictats des marchés, a affirmé sa totale loyauté à Hollande. Son commentaire fait sur le succès électoral de Hollande ressemble à une candidature pour un poste ministériel. Sur son blog, il félicite Hollande pour sa victoire de dimanche. « Je souhaite le meilleur au nouveau président comme à notre pays, » écrit-il en félicitant les « quatre millions d'électeurs du Front de Gauche dont les votes ont fait la décision aujourd'hui. » Le Front de Gauche oeuvrera pour garantir que « la défaite de la droite et l'élection de François Hollande devienne la victoire des exigences aigües qui viennent de s'exprimer. »

Pour ce qui est de Tsipras et de SYRIZA, la menace d'une faillite d'Etat et de l'expulsion de l'UE a suffi à les mettre au pas. « Tsipras est en effet radical dans son discours contre la politique d'austérité, » a remarqué le Frankfurter Allgemeine Zeitung d'un air suffisant, « mais il se prononce aussi contre une sortie de la zone euro. »

Des organisations telles le Front de Gauche de Mélenchon et SYRIZA de Tsipras joueront un rôle clé dans la période à venir pour empêcher et étouffer la colère et l'indignation exprimées dans les résultats électoraux de dimanche. A cet effet, et afin de leur faciliter la tâche, des discussions ont lieu présentement pour ajouter un « volet de croissance » au plan fiscal détesté. Pour une telle mesure,il existe maintenant un vaste consensus allant de Hollande au président de la BCE, Mario Draghi, et au Financial Times, en passant par les sociaux-démocrates allemands.

Le SPD, dont les voix sont indispensables au gouvernement à ce sujet, a annoncé qu'il n'acceptera le plan fiscal au parlement que si le gouvernement approuve un plan de croissance supplémentaire. Après la victoire électorale de Hollande, le dirigeant du SPD, Sigmar Gabriel, a annoncé : « Maintenant, la question est donc de savoir si Mme Merkel et sa coalition sont en mesure de négocier un plan de croissance substantiel ? Conjointement avec les socialistes français, nous sommes prêts à engager de tels pourparlers. »

Merkel a indiqué sa volonté de coopérer : Elle a clairement fait entendre ce qu'un plan de croissance voulait dire : des réformes structurelles pour améliorer la compétitivité aux dépens des travailleurs et la redistribution des cadeaux de l'UE pour accroître les profits de certains secteurs de l'industrie. Dans le même temps, les programmes de rigueur se poursuivront de manière inchangée. Hollande et Gabriel sont aussi d'accord. Mélenchon et Tsipras trouveront la rhétorique de « gauche » qui convient pour masquer leur propre consentement.

Dans la période à venir tout dépendra d'une rupture des travailleurs avec ces organisations et leurs fausses promesses, pour s'engager dans une lutte indépendante et unie pour un programme socialiste.

Bonjour Mehdi et merci pour ce fil 

Une chtite info de plus que j'ai mis aussi sur le blog de Marie Laure 

La sortie de la zone Euro peut entrainer celle de l'UE au titre de l'article 50 du TUE . 

Ils ont réussi à rédiger un truc tellement embrouillé qu'il faudra des semaines de négociations juridiques pour savoir quel est le régime applicable . 

Sortir de l’Europe? Pistes de réflexion et de solutions juridiques
par Cédric Mas

article 50 du TUE .. 
Si la Grèce sort de l'Euro , la position actuelle juridique du fait de l'imprécision des textes est qu'elle sort de l'UE . 

http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/panique-a-bruxelles-la-grece-109767

Ce qui est quasiment impossible dans le contexte géopolitique avec la Turquie qui veut annexer Chypre . 

Si la commission fait une exception et accepte une sortie de l'euro sans sortie de l'UE .. elle transgresse elle même les pactes qu'elle a mis en place , ouvrant une grande porte à des revendications comme celles de la France sur les modifications impératives

 

De plus ,  mon dernier billet de blog parle pas mal de la Grèce sur l'aspect énergétique géostratégique . Je pense que cela devrait t'intéresser dans la mesure ou la vente de DEPA est prévue pour être finalisée fin Mai , et Gazprom est un candidat sérieux . 

http://blogs.mediapart.fr/blog/marie-caroline-porteu/100512/ceci-nest-pas-un-complot-cest-une-strategie-reposant-sur-des-

Gazprom Leads Worst ADR Slump in Seven Months: Russia

By Halia Pavliva - May 9, 2012 12:54 AM GMT+0200

Ca y est l'attaque américaine à commencé !!! sur Gazprom . 

Un très intéressant article à lire pour comprendre ce que sont les ADR et comment ils sont utilisés par les financiers US . Il décrit comment fonctionnent les "prises d'otage" des sociétés industrielles . 

Les ADR non parrainés, nouveau trou noir de la finance mondiale

Pascal JUNGHANS

Professeur affilié à Skema Business School. 

Site de sécurité globale et editions Choiseul  , l'article est payant , j'en donne un extrait ici : le dossier fait dix pages . 

Parfois un détail éclaire l’ensemble d’une idéologie. Un obscur outil financier révèle la pénétration, probablement inconsciente, des techniques du crime organisé dans la haute finance. Certes obscur, cet outil concerne un millier de groupes industriels et commerciaux de taille internationale, présents dans nombre de pays développés ou émergents, comme EDF ou EADS en France. Un outil financier brassant des centaines de millions, voire des milliards de dollars – excusez du peu ! Cet obscur outil se nomme American Depositary Receipt Unsponsored, ou ADR non parrainés. Schématiquement – nous y reviendrons plus loin – il permet à des banques de créer des « actions », c’est-à-dire des titresde propriété d’une entreprise, sans le consentement de cette même entreprise, sans même l’informer ; puis de négocier ces titres sur un marché parallèle à Wall Street – marché propice à toutes les dissimulations.

Trois banques contrôlent ce marché si particulier, Citi, un des mastodontes de la finance d’outre-Atlantique, Deutsche Bank, la première banque allemande, et surtout Bank of New York-Mellon, première banque mondiale pour la gestion d’actif – Bank of New York est également la plus ancienne banque américaine. Trois banques qui toutes ont eu, un jour, maille à partir avec la justice. Citigroup a dû régler 75 millions 

de dollars à la Securities and Exchange Commission (SEC), le gendarme de la Bourse américaine. La banque n’avait pas dévoilé exactement toute son exposition aux prêts hypothécaires à risque, les fameux subprimes. Deux dirigeants devront également payer des amendes pour avoir contribué aux déclarations erronées de Citigroup dans un document à la SEC. Citi et les deux dirigeants ont passé des accords avec la SEC pour mettre fin à l’amiable à ces poursuites. 

La prise en otage

14 novembre 2006 : coup de tonnerre à Paris. La SEC autorise Bank of New York à émettre jusqu’à 100 millions de dollars d’ADR non parrainés sur EADS sans l’accord du groupe, un des fleurons de l’industrie mondiale, une des entreprises les plus puissantes au monde, pilier de la souveraineté européenne. Cette somme énorme représente quelque 12,5 % du capital de l’avionneur. Cette information plus que surprenante est révélée par le site Internet du quotidien économique et financier La Tribune, le jour même de la publication des documents d’autorisation sur le site de la SEC 5. Le groupe EADS est informé. Son directeur financier ne répondra pas.  

Comment Bank of New York a-t-elle pu agir alors que chaque entreprise tant soi peu importante surveille jalousement l’évolution de son actionnariat ? 

La création des ADR non parrainés repose en fait sur une « entourloupe » juridique – légale, certes, mais toujours à la marge, comme souvent aux États- Unis. 

Pour comprendre le mécanisme des ADR non parrainés, il faut revenir à la dernière grande crise mondiale, celle de 1929. Soucieux d’éviter par un meilleur contrôle toute crise financière ; soucieux aussi d’offrir une information complète protégeant l’épargnant et ses investissements – ses pensions et retraites, en fait – contre tout risque, le législateur américain adopte l’Exchange Act de 1934, ensuite amélioré en 1964.

Dans ce texte, le législateur américain interdit aux fonds d’investissements ou aux fonds de pension de détenir plus d’un certain montant de titres étrangers. Mais, dans les années 1970, les entreprises non américaines deviennent des placements attractifs pour les investisseurs américains. Des placements qui leur sont toujours interdits. Alors, les banques créent un instrument financier destiné à tourner la difficulté en respectant la loi : les American Depositary Receipts (ADR) qui sont des titres américains miroirs des actions d’entreprises étrangères. Cette technique permet aux fonds d’investir dans des firmes étrangères en suivant leurs statuts. 

La technique de création de l’ADR est simple. La banque achète des actions à un intermédiaire, qui lui-même les achète sur les marchés boursiers. Ces titres figurent dans les livres de la banque, qui les conserve en dépôt. La banque peut alors 

créer des ADR dans la limite du montant des actions qu’elle a acquises. À ce moment, les banques doivent obtenir l’autorisation des entreprises étrangères pour lancer ces programmes d’ADR, qualifiés ainsi de « parrainer » (sponsored). Le nombre d’ADR en circulation évolue selon l’offre et la demande. Si la demande excède l’offre, il y aura création d’ADR supplémentaires. En cas contraire, des ADR seront annulés. C’est une bonne idée. Le marché des ADR explose. Sa croissance a ainsi été de 43 % entre le 31 mars 2005 et le 31 mars 2006. 

 

 

Super information, Marie Maroline PORTEU. Merci. Je ne connaissais pas ces ADR. Voilà un sujet de réflexion supplémentaire.

L'article décrit assez bien le fonctionnement totalement maffieux de ces produits . D'ailleurs des sociétés comme ALLIANZ ou AXA  se sont retirées de ce marché sulfureux et se sont fait décoter voici environ deux ans !!! .. Vu la manière dont les financiers US l'utilisent , on comprend pourquoi . 

Autre forme d'outil spéculatif .. N'oubliez pas que la vente de  DEPA, l'infrastructure grecque de distribution de gaz  doit se finaliser fin MAI , comme d'ailleurs celle de Open Grid Europe en Allemagne . Déstabiliser financièrement ou psychologiquement Gazprom fait partie de la préparation nécessaire à ces transactions visiblement !!!! .. 

Contrairement à ce que dit l'article signalé par Danyves , je ne suis pas très inquiète sur le futur de Gazprom .. Mais il est vrai qu'elle ne fait pas partie du cénacle et que c'est une société à majorité de fonds publics Russes (50% + 1 action pour le gouvernement Russe) . 

Sans aucune happy end bien qu'il s'agisse d'un film américain, Syriana (dont le propos est surtout le pétrole) est un film tout à fait intéressant pour imaginer les interpénétrations qu'il peut y avoir entre mafia, politiques et multinationales autour des ressources énergétiques. A voir, vraiment.

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je ne suis pas très inquiète sur le futur de Gazprom

Rigolant

Si je vous dis "moi non plus", vous me croyez ?

RigolantRigolant

http://en.wikipedia.org/wiki/Robber_baron_(industrialist)

Robber baron is a term used for a powerful 19th century American businessman. By the 1890s, the term was typically applied to businessmen who were viewed as having used questionable practices to amass their wealth. Allegedly, their "questionable practices" usually included setting the product at extremely low prices (and paying their workers very poorly in order to do so), buying out the competitors that couldn't keep up, and once there was no competition, they would hike prices far above the original level. It combines the sense of criminal ("robber") and illegitimate aristocracy ("baron").[1]

 

http://en.wikipedia.org/wiki/American_depositary_receipt 

Actualisation du billet!

On s'oriente probablement vers la tenue de nouvelles élections.

Merci beaucoup pour ce fil d'actualité.

Il apparaît en effet que de nouvelles élections sont de plus en plus probables. Le chef de Syriza rencontre le leader du Pasok à 18h00 et, sauf coup de théâtre monumental, leur désaccord devrait être à nouveau affirmé.

Autre élément de contexte, je conseille à ceux qui sont intéressés par la situation grecque la lecture d'un article du Wall street journal (http://online.wsj.com/article/SB10001424052702304203604577393964198652568.html?mod=googlenews_wsj) présentant les coulisses de la négociation du deuxième "plan de sauvetage" de la Grèce. L'Allemagne exprime sa volonté de faire de l'exemple grec un épouvantail en imposant à la Grèce des conditions si dures que personne d'autre n'en voudrait. Par ailleurs, alors que le FMI proposait d'axer les mesures sur des réformes structurelles, préconisant des coupes budgétaires graduelles, les Européens ont souhaité que toutes les mesures soient prises simultanément, afin qu'aucun autre pays ne soit tenté de subir le même sort...

 

Jpc 13 . Merci pour votre contribution .Je suis persuadé que ce qui se passe en Grèce est  très important pour le reste de l'Europe . 

Actualisation ;)

Merci.

Avez-vous une idée du temps nécessaire à la mise en place d'un nouveau scrutin ?

(en nombre approximatif de semaines, hein, pas en minutes ! Rigolant)

Le 17 juin apparaît comme le plus probable, le 10 ayant commencé à être évoqué plus récemment.

 

Ok, un mois. Merci

Le FMI, la BCE et Barroso vont mettre la pression en conditionnant les versements d'argent à la constitution d'un gouvernement "comme il faut" et vont agiter la menace d'une sortie de l'Europe. Il va y avoir des déclarations à suivre de près.

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Ce serait "drôle" que quelques scandales financiers impliquant des banques sortent ou soient exploités juste à ce moment là.

Un article sur Les Echos évoquant la sortie de la Grèce de la zone euro. Un article comparable à bien d'autres :

Le titre : "Les banques se préparent au retour de la drachme". Ce titre laisse penser que le journal sait de source officieuse que, finalement "tout est prêt", ou presque.

Le contenu (florilège) :

- "De toute façon, les banques sont habituées au changement" : Ah ? Première nouvelle. S'il y a bien des entreprises qui n'aiment pas le changement, ce sont les banques.

- "Le départ de la Grèce de la zone euro n'est pas une idée nouvelle". Déjà, en 1982, juste après son entrée, on en parlait, d'ailleurs. C'est même pour ça qu'elle est entrée dans la zone euro, c'est pour pouvoir en sortir.

S'ensuivent des spéculations gratuites de gens anonymes pour finalement terminer l'article par un merveilleux : " Mais on ne sait pas vraiment comment fonctionnerait une sortie."

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En résumé, le journaliste n'a rien à dire mais, avec son titre, a crédibilisé sans aucun argument sérieux une sortie de la Grèce de la zone euro avant de constater qu'au bout du compte "personne ne sait rien". Ce n'est pas un article creux, c'est un article manipulatoire. Son objectif est de surtout éviter (ou limiter) que le français moyen prenne parti pour la population grecque. Les Echos est dirigé par LVMH, poids lourd du CAC40 et dirigé par Bernard Arnault, première fortune européenne. Allez donc savoir pourquoi il ne veut pas d'une gauche non subordonné au pouvoir des banques en Grèce ? Rigolant

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C'est ce genre de désinformation qui va fleurir, surtout en France, et contre laquelle il faut se prémunir.

Du même journal, le lendemain.

"Grèce : Berlin pourrait examiner des mesures (supplémentaires) pour la croissance". L'article de dit rien (le contraire aurait été étonnant, A.Merkel doit dormir de temps en temps), mais laisse envisager que, dans sa grande générosité, Merkel accepte...patati patata. Nous sommes à 4 jours de la rencontre Hollande-Merkel et au lendemain des déclarations de Tsipras. La nature même du problème que pose la Grèce (mainmise bancaire) n'est pas évoquée, mais on fait peur puis on rassure.

Et de l'autre côté de la mare :

A section of opinion and analysis.

OPINION

Greek Tragedy

By ARIANNA HUFFINGTON

Greece will and should leave the euro zone if  Europe’s austerity continues.

 

 

En espérant que les sondages grecs soient fiables.

Croisons les doigts pour que Syriza deviennne le premier parti de la Grèce, et démontre, comme le disait si justement Samines dans un autre fil que la Grèce n'est pas le problème, mais l'amorce d'une solution au mal qui ronge l'europe (et le monde)  depuis trop longtemps ...

En tout cas je  parle avec beaucoup de  personnes qui ont voté pour des petits partis , et voteront cette fois pour Syriza .....Je ne crois vraiment pas que ce sera difficile de grignoter 2-3 % . Le danger vient plutôt du fait que la sortie de l'Euro fait peur à beaucoup de gens et que la N . D. agite cela comme la menace suprème : Syriza  = sortie de l' € !!! ....La N.D , l' expérience ,  au service d'une Grèce en phase avec les autres dirigeants Européens.....Et ceux qui ont trop les chocottes risquent d' y croire ( ? ) ....

@Gonetoufar 

Je crois que sur la sortie de l'euro , il faut rassurer . Comme j'essaie de le démontrer depuis plusieurs jours, compte tenu de la situation géopolotique très spéciale de la Grèce et des incertitudes sur l'application de l'article 50 du TUE en cas de sortie de la zone euro , refus du plan d'austérité ne veut sans doute absolument pas dire sortie de l'euro .. Peut être plus défaut de paiement oui .. mais l'un n'entraine pas l'autre . 

Cette  menace est brandie essentiellement pour intimider les Grecs et aussi parce que les USA essaient de faire baisser l'euro depuis trois mois SANS Y ARRIVER !!!! Toute occasion est donc bonne à prendre pour eux  . Les pertes de JP MORGAN ont sans doute un rapport avec ces tentatives infructueuses depuis plusieurs mois . 

Bon, ba je plussoie, forcément Marie Caroline PORTEU.

Commentaire frappé du sceau du bon sens.

Il est d'origine normande, ce monsieur ?

It is not necessarily fatal, but it is not attractive

Vi vi. Les Echos utilisent à peu près la même phrase dans un article qui dit à peu près la même chose. Aussi peu convaincant : aucune vision politique, aucune vision internationale, aucune vision géostratégique, jsute un groupe d'atrabilaire cupides qui n'acceptent pas qu'on ose s'opposer à eux. Les seules conséquences envisagées sont bancaires. Et encore, ils ne savent même pas ce que cela donnerait. Risible.

Si seulement les Grecs pouvaient vous lire !  Sourire .... ( hint hint , Marie Laure )

À la fin de son journal d'actualité de 18h, TV5Monde traitera en 5mn la situation : sur la Grèce avec Mehdi Zaaf en Skype, et sur les Indignés avec moi-même au plateau.

Jean-Jacques M’µ

Pour préparer un peu l'émission, j'ai passé hier la soirée avec des amis d'Antarsya, qui étaient très actifs durant l'occupation des places de l'été dernier. Ce fut l'occasion de discuter pendant plusieurs heures de la question de l'euro (Antarsya est pour une sortie de l'euro). Veritablement passionnant!!!

En dehors de l'interview ce soir, je prépare plusieurs gros articles, dont un sur la gauche en général. Je me rends compte depusi quelques jours, que Tsipras a fait quelque chose de presque inédit en Grèce: il fait parler la gauche. Tout le monde parle de SyRizA, s'il faut aller avec eux, à quel prix. Derrière toutes ces discussions, la gauche discute, et c'est quelque chose d'assez fou, tout le monde le reconnait.

Je tiens à construire quelque chose de durable, sur le long terme, avec les populations du monde. Grèce, Espagne, France, Vénézuela, Taiwan... nous avons des langages pour dire ça : les images, le théâtre, la musique, les informations, l'espéranto... Notre imagination, qui est incalculable face à leur chiffres minables.

Vivement notre rencontre ce soir, cher Mehdi.

Jean-Jacques M’µ

Je me réjouissais à l'idée de vous voir tous vous exprimer sur un plateau mais ça ne durera que 5mn?

Hélas, le Journal, Môssieur, ça ne discute pas, ça défile !

Nous aurons essayé de dire deux ou trois trucs, je vous envoie la bande d'enregistrement dès que je sais la capter, mais, franchement, nous sommes loin d'avoir pu remonter le courant des idées préconçues.

Jean-Jacques M’µ

 JJMU. J'aimerai bien  voir ça , j'etais occupé à  ce moment là .... Sourire

C'est vrai que la journaliste a donné un peu l'impression du genre "et que ça saute maintenant qje je vous ai posé ma question". :-)) Je n'avais pas compris que vous étiez au coeur du mouvement des indignés, c'est bien ça?

Je n'étais pas "au coeur", j'y ai participé plusieurs fois.

Le résultat de Syriza est réjouissant et les perspectives qui s'offrent à la gauche le sont encore plus. Malheureusement, la situation de la Grèce laisse peu de temps aux manifestations de joie. Syriza doit prendre ses responsabilités en prévision de l'éventualité de nouvelles élections et doit répondre clairement aux questions suivantes :

- a-t-il comme objectif l'arrêt des plans d'austérité, comme il l'affirmait dans les 5 points en vue de la création d'une coalition gouvernementale, ou bien la renégociation de ceux-ci, figurant dans le courrier adressé à la Commission européenne ?

- est-il favorable au maintien dans la zone euro, position officielle soutenue par certaines de ses composantes ou envisage-t-il une sortie de l'euro, comme le demandent en interne d'autres composantes ?

- propose-t-il l'effacement de la dette, total ou partiel, ou un simple moratoire ?

- quelle est la politique alternative concrète que Syriza propose une fois que les questions précédentes auront été éclaircies ?

Si de nouvelles élections ont lieu (ce qui n'est pas encore certain car un gouvernenement ND-Pasok-Dimar n'est pas totalement exclu), les sondages prédisent un renforcement de Syriza au détriment de tous les autres partis. Dans ce contexte, ses responsabilités vis-à-vis des travailleurs et de la jeunesse qui le soutiennent majoritairement sont encore plus importantes. Le moment est venu d'affirmer clairement ses positions afin d'offrir une véritable perspective de sortie de crise.

La dictature réelle de l'UE contre la démocratie réelle des peuples maintenantLa dictature réelle de l'UE contre la démocratie réelle des peuples maintenant© DRY

9 mai 2012 -L’UE selon N. Farage : Démocratie broyée et possible renaissance du national-socialisme

 

http://www.agoravox.tv/actualites/europe/article/l-ue-selon-n-farage-democratie-35022

 

Nigel Farage dénonce le caractère non démocratique de l'Union Européenne, en allant jusqu'à voir une possibilité de renaissance du national-socialisme dans le résultat des élections législatives grecques...

 

Parlement européen, le 9 mai 2012 à Bruxelles :

 

 

nigel-farage-ue-troubles-civils.jpg<<<< cliquer pour visionner

 

Ce que nous célébrons le 9 mai est une autre tentative, par des moyens différents, d’écraser la démocratie à travers l’Europe. "

 

Et le titanic de l’UE a maintenant touché l’iceberg... "

 

Suis devant le poste et j'ai déjà vu ta tête Jean jacques ^^^^.. 

Pour ceux qui n'ont pas vu son message : TV5 monde 18H

Un immense merci à Jean-Jacques qui m'a permis de dire un petit mot sur les indignés en Grèce!

Bravo Mehdi et Jean Jacques pour vos prestations respectives 

3594041.jpg

Les titres :

- Grèce : La menace d'un nouveau vote.

- Indignés : En quête d'un nouveau souffle.

- Mayas : Des calendriers astronomiques inédits.

Le Journal des Actualités de 18h sur TV5Monde, samedi 12 mai 2012 : Dominique Tchimbakala interroge Mehdi Zaaf sur les Indignés en Grèce et Jean-Jacques M’µ sur l'avenir du mouvement en France (rédactrice en chef : Patricia Best).

http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/Les-dossiers-de-la-redaction/Mouvement-des-indignes-2011/p-21525-Un-an-apres-ou-en-est-le-mouvement-des-indignes-en-Europe-.htm

Les Indignés vus par TV5Monde le samedi 12 mai 2012Les Indignés vus par TV5Monde le samedi 12 mai 2012© Capture d'écran anonyme

Mouais, au final parler de 2 minutes d'un pays comme la Grèce, c'est pas facile. Surtout quand les journalistes t'appellent toutes les 2 minutes pour te dire ce que tu dois dire... Pas terrible.

C'est plus compliqué que ça.

Tout le monde croit bien faire (y compris nous-mêmes), mais au total, c'est le système qui gagne...

1.

Ils ont leur métier à faire, qui est sous la pression double, voire triple, de l'organisme de tutelle (TV5Monde est sous l'égide du ministère des affaires étrangères), des organismes privés qui les soutiennent financièrement, et de leur propre audience (les publics qu'ils touchent sont, si j'en juge bien, des expatriés francophones un peu partout dans le monde).

2.

Le cadre limité à 20 minutes en fin d'après-midi pouvait permettre des choses que je croyais possibles parce que je pensais qu'ils avaient des journalistes sur le terrain (par exemple à la place des Innocents où se tenait l'assemblée populaire du 12M... totalement ignorée par la rédaction !... car il semble aussi, d'autre part, que le service Comm des Indignés n'arrive pas à dépasser le cap des courriers reçus envoyés à la poubelle). La rédaction avait d'autres nouvelles à diffuser (venus souvent d'autres médias, A2, Arte, etc.). Cela dit, j'ai entendu leur équipe renoncer à parler d'une attaque de gens en uniforme contre des soldats de l'OTAN en Afghanistan, mais, dans les minutes qui suivaient, l'antenne balançait deux minutes sur un message du genre "la fin du monde n'aura pas lieu, les Mayas l'attestent" et deux autres sur "un casting pour célébrer les Beatles". 4 minutes qui nous auraient bien été utiles : sur ces deux plans culturels, le premier scientifique et le second artistique, nous aurions aussi pu être consultés, car il y a de vraies découvertes sociales sur l'espoir des civilisations que porte le mouvement DÉMOCRATIE RÉELLE MAINTENANT !... et qu'il y a des spectacles, des animations, des interventions de rue pleine de richesses esthétiques chez les marcheurs indignés...

3.

De toute évidence, les rédactions ne savent des Indignés que ce qu'ils en entendent autour d'eux. Et la presse va, ainsi, répercutant des paroles de soi-disant experts, comme toi et moi, alors que nous sommes des acteurs de terrain, avec des visions partielles et partiales. On ne peut pas incriminer entièrement ceux qui font, comme eux, l'effort de nous entendre, mais la pression est réelle sur eux, et le manque de temps ne sert personne. Nous non plus ne savons pas toujours intervenir pour faire connaître la situation et nos positions, nos contradictions... Nous sommes d'ailleurs sur le long terme, le travail de relation dans la durée, de changements progressifs des mentalités et des paradigmes.

Bref.

Je voudrais prolonger l'expérience d'intervenir sur les plateaux, mais cette fois dans des débats de fond, où on creuse les questions (j'avais amené des documents très concrets, images et liens à l'appui, hélas ! arrivé juste à l'heure, je n'ai pas pu transmettre mon trésor à l'équipe), quoi qu'il en soit je souhaiterais pouvoir mieux dominer la place de mon propre discours, afin de ne pas risquer que l'animateur de plateau se mette à conclure l'exact inverse de ce que j'ai dit ou voulu dire. (le micro s'éteint en un simple clic, hors-champ, il suffit de baisser l'index et le techinicien est intraitable, car c'est son job qu'il joue, là, son professionalisme jugé à l'intérêt des programmes et du timing).

Nous aussi, nous avons le nôtre, d'intérêt : faire connaître les alternatives citoyennes au libéralisme.

Jean-Jacques M’µ

Bien

Je suis entièrement d'accord avec toi, JJ :

1) La télévision a été construite pour diffuser la bonne parole, pas pour informer. Elle met en scène des gens et des faits. Ce n'est quand même pas toi qui va me dire qu'une mise en scène peut être neutre...Rigolant

.2) S'il faut parler d'informer au sens "faire savoir et faire participer au Savoir". Il n'existe pas vraiment de médias. Seuls certaines initiatives en ligne s'en rappochent.

"J'écoute et j'oublie, je vois et je me souviens, je fais et je comprends" - Proverbe chinois.

Il y a beaucoup de choses non dites quant à ce qu'est vraiment la mémoire.

C'était très bien Mehdi, on sentait que tu n'étais pas toujours à l'aise mais il faut bien un début à tout ! Et puis effectivement, si on t'impose quoi dire, ca limite grandement ta liberté de parole et les vrais thèmes que tu souhaites aborder.. J'ai retrouvé en partie ce que me disais un ami photographe présent lors du mouvement des indignés à Syntagma. 

Je rejoins Samines Et JJMU dans leurs commentaires.

J'ai déjà eu quelques sollicitations de certains médias pour témoigner ou pour "aider" dans la recherche de témoignages (je vais essayer de retrouver le témoignage d'une journaliste grecque qui était exaspérée de la manière dont elle était traitée, c'est quelque part chez okeanews :) ). Le risque étant vite de devenir "fixeur" ("il me faudrait un vieux riche et un jeune au chomage pour mon reportage") : c'est assez vite limitatif.

Et cela m'a convaincu que l'autonomie et l'indépendance étaient plus intéressantes, bien que plus complexes à mettre en oeuvre (surtout en solitaire). Et cela n'empeche en rien de partager avec des médias plus en accord avec notre vision ou plus ouverts sur les thèmes abordés (il y en a un certain nombre ;) ).

Pour ma part, je crois beaucoup au média citoyen indépendant, avec la problématique de se faire connaitre, ce qui prend beaucoup de temps et d'énergie (bien au dela des 8h par jour + les w-e, croyez moi, surtout les jours de live). L'autre pb étant le financement et comment en vivre (ou comment pouvoir poursuivre quand le besoin de devoir se trouver un "vrai" travail pour ... bouffer se fait sentir). Pb qui va d'ailleurs se poser un jour ou l'autre (qui se rapproche à grands pas) pour moi.

Mais c'est le prix à payer pour être vraiment en mesure de couvrir et de partager l'actualité grecque (chose essentielle actuellement) , sans réelle contrainte éditoriale et ... habiter en Grèce :) 

@Okeanos

l'autonomie et l'indépendance étaient plus intéressantes, bien que plus complexes à mettre en oeuvre (surtout en solitaire). Et cela n'empeche en rien de partager avec des médias plus en accord avec notre vision ou plus ouverts sur les thèmes abordés (il y en a un certain nombre ;) ).

Je suis d'accord avec vous à une nuance près : l'usage du mot "solitaire". Même si je crois deviner que vous faites allusion au sentiment qui est le vôtre. Je cois que s'il faut imaginer un média indépendant, il ne doit surtout pas être fait en solitaire mais dans une logique de réseaux de personnes autonomes. Autonome, ce n'est pas solitaire, c'est in-dépendant. De l'interconnexion en accès libre, en quelque sorte.

Pour ma part, je crois beaucoup au média citoyen indépendant, avec la problématique de se faire connaitre,

Oui. Et là, il y a de nouveaux outils pour cela : ce sont les réseaux sociaux.

L'autre pb étant le financement et comment en vivre (ou comment pouvoir poursuivre quand le besoin de devoir se trouver un "vrai" travail pour ... bouffer se fait sentir).

Tout à fait.

Il est déraisonnable d'imaginer pouvoir se passer d'un modèle économique., ce n'est pas un gros mot. C'est une question de bon sens, d'autonomie, de survie aussi.

Bingo pour l'allusion sur "solitaire": c'était une manière d'ouvrir le débat à celles et ceux qui souhaitent aider dans l'aventure okeanews  ;)) D'autant qu'a plusieurs, il est plus facile de confronter les points de vue et d'éviter les coquilles. Cela permet bien sûr de se partager les tâches (un "ancien" chef de projet parle :) )

Les réseaux sociaux ne suffisent pas : ils sont très utiles pour le côté "publicitaire", mais cela ne remplace par la plateforme d'articles ni le référencement (et donc la rédaction d'articles de manière régulière, puisqu'il nécessite un fort contenu de qualité). Et cela demande des ressources en développement pour faire évoluer le site. Quand on est seul, avec les compétences qui vont bien (c'est en partie mon travail, à la base), on s'en sort, mais on ne peut pas TOUT faire :)

Pour le modèle économique, il n'y a pas énormément de possibilités. La donation est insuffisante (sauf pour quelques blogs type Paul jorion) : c'est en tout cas le constat que je fais pour le moment.

La publicité n'est pas envisageable (point de vue personnel : indépendance ne rime pas avec annonceurs). 

Autre possibilité : vendre du reportage ou des articles. Pas vraiment simple, pas garanti et on peut aussi se retrouver confronté à la ligne éditoriale de l'"acheteur".

Reste les abonnements qui ferment tout ou partie du contenu. Mais l'exemple de mediapart montre qu'il faut avoir des bases solides dès le démarrage pour proposer des enquêtes et de bonne analyses : ressources, temps, déplacemnts et donc... argent.

Le crowd funding peut fonctionner, mais de manière temporaire. Sur un sujet en particulier, et pas forcement dans la durée.

Reste le choix de beaucoup : un boulot (malheureusement, le télétravail n'est pas si facile à mettre en place, je pourrai en témoigner, surtout quand vous dites vouloir travailler depuis la Grèce (ce pays de fraudeurs paresseux...) les portes se ferment assez vite) et l'activité blog en parallèle.

Il y a de nombreux points qui m'incitent à "rebondir" sur votre commentaire. Mais plutôt que d'en faire des pages, et comme je l'ai déjà proposé à Mehdi ZAAF, je vais éditer prochainement un billet en forme de propositions / suggestions. Je ferai référence à votre commentaire, si vous l'acceptez. Cela sera moins "fouillis" que si je reprends une par une les phrases qui suscitent mes réactions intérieures.

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Qu'une chose soit claire, quand même : vous avez "les mains dans le cambouis", je n'ai pour moi que l'habitude de la conception de projets. Vous avez un donc avantage énorme "sur moi" : le vécu...Sourire

Aucun pb pour utiliser mes commentaires :) 

Je ne sais pas si le vécu à un avantage : c'est parfois difficile de sortir de sa "bulle" pour analyser sa propre situation :)

Il est toujours un peu périlleux (et prétentieux) de vouloir proposer quelque chose sans que rien ne vienne rappeler la force de la réalité.

On est peut-être fait pour s'entendre. Rigolant

Tiens, vous qui m'avez l'air de fréquenter la sphère financière - ou tout autre lecteur qui sentirait l'envie de me répondre évidemment bienvenu - Que peut-on déduire de tels chiffres quand on voit que la Grèce est au milieu du classement en terme de réserves d'or et monnaie étrangère. Comment cela joue-t-il dans l'économie et dans les crises de dette? https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/rankorder/2188rank.html?countryName=Greece&countryCode=gr&regionCode=eur&rank=81#gr

Marie-Caroline, au-secours, y'a Sjmj qui fait rien qu'à m'agacer avec ses chiffres !

Rigolant

Jean-Jacques M’µ

Niveau des actifs financiers toutes catégories valorisés en dollars détenus par les banques centrales nationales .. 

Le chiffre Chinois parait particulièrement sous évalué, ne serait-ce que du fait de ses réserves en dollars . Tout le monde sait qui'ils achètent de l'or depuis plus de deux ans  .. mais si il y a une chose sur laquelle je pense que les Chinois sont champions du Monde , c'est sur le fait de ne laisser filtrer que les informations qu'ils veulent bien laisser filtrer . 

hé hé hé ! suffisait de demander !

Cela dit , leur système financier et bancaire étant totalement différent des systèmes anglo saxons , il est difficile de comparer des choux et des carottes . L'intégralité des actifs financiers  décrits par ce document n'étant  pas forcément recensé au niveau de la Pboc (banque centrale chinoise), mais peut parfaitement aussi être éclaté dans les réserves des banques publiques chinoises , auquel cas le chiffre de la CIA n'a pas dû en tenir compte . 

Pour compléter la réponse , pour sjmj , c'est aussi la capacité financière d'un pays , si le pays est très excédentaire , ses réserves sont fortes et il peut acheter ou financier beaucoup de choses 

Oui mais justement c'était un peu la question que je me posais les réserves de la Grèce jouent-elles en quoique ce soit en ce moment un rôle?,Pourraient-elles en jouer un?

Sinon je viens de trouver un site anglophone qui m'a l'air de regrouper des articles d'actualités sur la Grèce: http://www.phantis.com/

Pour alimenter un peu la discussion concernant l'éventuelle sortie de la Grèce de l'euro :

- le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, déclare qu'il n'est pas opposé à ce que la Grèce bénéficie de plus de temps, par exemple une année supplémentaire, pour appliquer les "réformes" compte tenu de la situation actuelle ;

- le président du FESF, Klaus Regling, soutient que la sortie de la Grèce de l'euro serait la solution la plus coûteuse pour tous, même si l'UE est désormais mieux préparée qu'auparavant à une telle éventualité.

A noter également l'analyse hebdomadaire de Natixis qui souligne que "la sortie de la Grèce de l’euro serait très coûteuse pour la Grèce mais probablement également pour le reste de la zone euro. L’analyse coûts-bénéfices d’une sortie de la Grèce montre que les premiers seraient nettement plus importants que les seconds". (http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=63939)

Question : et si la Grèce prenait les devants et décidait de refuser d'elle-même de continuer à recevoir "l'aide" dans les conditions actuelles ? Pensez-vous que cela réjouirait ses créanciers ou bien l'inverse ? Un tel scénario est bien évidemment hypothétique...

Je ne sais pas qui sont ces gens-là, mais leurs calculs sont certainement en faveur du maintien des mesures d'austérité pour le peuple sans pénaliser aucunement les banques, quelles qu'elles soient. Il est temps que la BCE, le FMI et la Banque mondiale, avec les agences de notation rendent des comptes au lieu d'en demander.

AGISSONS :

1er temps : que les peuples de chaque pays réclament un référendum sur un audit citoyen de la dette.

2e temps : à la suite des conclusions de cet audit qui ne manqueront pas de s'imposer sur les responsabilités de nos banksters, que les peuples réclament une nouvelle constitution pour sortir de cette obligation à payer sous forme d'austérité, de précarité et de pauvreté une dette qui n'est de toute évidence qu'illégitime et odieuse, comme personne ne doute qu'il en sera convenu au terme de l'audit !

3e temps : vivre ! enfin vivre sans cette putain de dictature financière qui nous étouffe tous ! Que nos activités soient notre richesse, que les ressources du PIB national soient redistribuées à toute la population sous la forme d'un minima d'existence universel fixe...

DU PAIN ET DES ROSES POUR TOUS !

Jean-Jacques M’µ

 

JJ

Ce que sussure JPC13, c'est que même les banquiers ne sont pas du tout sûr qu'une sortie de la Grèce de la zone euro soit une bonne opération financière et que le coût d'une telle mesure pourrait bien être supérieur au bénéfice retiré.

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Donc la pression est mise sur la Grèce parce qu'ils (Goldman-Merkel, pour faire simple) sont coincés et ne veulent surtout pas perdre la face. Tsipras l'a compris. FH l'a sans doute aussi compris. Le jeu est maintenant, dans les salons et à l'abri des micros, de savoir qu'est-ce qui pourra être obtenu de l'axe Goldman Sachs-Merkel.

Ils ont beaucoup de cartes, donc la presse met la pression sur eux. Parce que la presse et les financiers : même combat (je parle de la presse d'obédience capitalistico-dollarienne). Merkel voit Hollande mardi. Tsipras est en France jeudi. Les bourses vont fantasmer et la presse va dire tout et son contraire.

Voilà le programme de la semaine.

Point n'est besoin de perdre son temps à susurrer : allons-y de nos votes, foutons-les devant leurs responsabilités.

Une date butoir, Samines : le 17 juin, en France et en Grèce.

Le 17 juin 2012 !... et là, pas besoin de susurrer plus longtemps, tant il est notoire que chez de très nombreux groupes dont les noms sont au moins aussi étourdissants que les colossales fortunes qu'ils brassent, il y a beaucoup de présidents, de prête-noms et de petites mains qui auront un jour enfin (que j'espère proche) à répondre devant la justice des tribunaux de nos pays. Nous le savons tous : il ne tient qu'à nous, par notre vote sur ces législatives, de changer ça, en Grèce et ailleurs, et alors, on ne donne pas cher de ce que deviendra leur système voyou et prévarica-tueur, tueur, oui, car nous savons qu'ils ont déjà provoqué bien des désastres et qu'ils sont prêts à utiliser les armes qu'ils ne cessent de fabriquer et de vendre...

Ce que le peuple a su faire en Islande pour se sauver de la politique de la dette, cela peut se faire davantage encore dans nos propres pays, pourvu que nos populations soient enfin aujourd'hui au moins la moitié + 1 voix ! une voix, la mienne, la tienne, celle de tous ceux qui n'en peuvent plus de se priver, d'être privés, de voir les copains et les copines souffrir des cancers du nucléaire, de l'agro-alimentaire intensifié par les OGM, et de l'industrie pharmaceutique, oui, une seule voix suffira pour en finir une fois pour toutes avec ce banditisme qui n'a que trop été légitimé par abus de droits.

Jean-Jacques M’µ

 

Je serais très heureux de pouvoir partager votre optimisme. Malheureusement, en Grèce du moins, il ne suffit pas d'un vote pour mettre à bas le système actuel qui a été construit patiemment pendant des années. Il est certain qu'un gouvernement de gauche serait une évolution positive. Mais pensez-vous que si la gauche l'emportait en Grèce et qu'elle dénonçait l'austérité et la dette, on lui laisserait réellement le loisir de le faire, aussi simplement et calmement, sous prétexte que le gouvernement a été élu démocratiquement ? J'en doute, car cela c'est déjà produit par le passé dans le pays et nous connaissons très bien les résultats. Même en Islande, où il n'a jamais existé autant de tensions internes, après avoir réussi à ne pas payer l'intégralité de la dette, l'élan populaire créé dans le cadre de la rédaction d'une nouvelle consitution s'est brisé sur les institutions qui ont recyclé cette idée afin de l'édulcorer.

Chaque fois que le peuple remporte des victoires électorales, son vote est confiqué tôt ou tard, selon des moyens plus ou moins violents ou dissimulés, en fonction des circonstances dans chaque cas d'espèce : Allende au Chili, la rigueur de 1983 après 1981, le non en 2005 qui est devenu un oui en 2007 avec le traité de Lisbonne, sont les premiers exemples qui me viennent à l'esprit parmis tant d'autres...

Donc bien sûr qu'il faut voter et espérer une victoire de la gauche en France et en Grèce mais, outre le fait qu'en France c'est déjà plié et que nous aurons dans le meilleur des cas une social-démocratie très prudente, nous serons toujours très loin du compte.

@sjmj 

A mon avis , qui n'est que le mien: quasiment aucun rôle , surtout vu ses faibles montants 

Merci, Marie Caroline Porteu, oui je réalise à quel point ce n'est rien 6 milliards d'euros (et cela date de 2010 en plus, rien depuis dans les données de la CIA?) d'autant plus quand je vois que le "montant d'aide à la Grèce" débloqué est à peu près de celui que l'Etat français devra rembourser pour avoir entravé la libre circulation des capitaux: "La Cour européenne de justice a contraint jeudi l'Etat français à rembourser 4,5 milliards d'euros à des fonds de placements étrangers. Ces fonds avaient du payer une taxe sur les dividendes, dont les Français étaient exemptés." http://lci.tf1.fr/economie/conjoncture/l-etat-va-devoir-rembourser-4-milliards-d-euros-a-des-fonds-etrangers-7236073.html

Merci pour ce fil Medhi

Merci à toi giuletta !

BONUS 2 : Une étude électorale montre que + de 50% des policiers grecs ont voté pour Chryssi Avghi

J'ai entendu dire que le clergé grec aurait recommandé à ses ouailles de voter Chryssi Avghi. Avez-vous des informations là-dessus ?  Un des problèmes de la Grèce est que son clergé est exonéré d'impôts, et que sa caste militaire obtient que la part militaire du budget de l'Etat rapporté au PIB par habitant  est le plus élevé d'Europe ! Vu du pays des droits de l'homme, la Grèce est un pays où le Tiers Etat continue à être écrasé par les privilégiés des deux autres ordres. Quelle est la position de  SyRizA quant à au statut de l'Eglise grecque et au budget de la Défense ? 

Et merci pour votre blog (ps: n'oubliez pas le "x" final dans l'adjectif "sérieux", autrement il ne fait pas sérieux).

@ parenthèse

S'agissant du statut de l'Eglise : Syriza demande l'abrogation de tous les statuts fiscaux dérogatoires, notamment pour l'Eglise et les armateurs, ainsi que l'exploitation, au profit du budget de l'Etat, de la propriété foncière de l'Eglise, y compris pour y loger les sans-abri. Il est également favorable à la séparation de l'Eglise et de l'Etat, qui devra être garantie constitutionnellement.

S'agissant des dépenses militaires : le programme de Syriza dénonce les coûts exorbitants du budget de la défense et propose le réexamen de toutes les dépenses militaires ainsi que leur suppression lorsqu'elles ne sont pas strictement nécessaires à la défense du pays, en particulier les dépenses liées à l'OTAN. Par ailleurs, Syriza propose le retrait des toutes les troupes grecques évoluant à l'étranger notamment en Afghanistant et dans les Balkans ainsi que la fermeture de toutes les bases militaires étrangères en Grèce.

Merci pour ces indications, qui sont de bonne augures, sauf peut-être le retrait des bases militaires étrangères qui n'est pas du même ordre il me semble: c'est un coût ou une recette ? Et de qui s'agit-il ? S'il s'agit exclusivement de pays de l'union européenne, ce n'est pas choquant de mon point de vue.

Il s'agit d'une question pointue et je ne dispose pas de tous les éléments à portée de main pour y répondre, à supposer que je le puisse.

S'agissant du programme de Syriza, sont visées essentiellement les bases de l'OTAN (Syriza est favorable au retrait de la Grèce de l'OTAN) et celles des Etats-Unis, qui sont souvent utilisées pour les opérations US au Moyen-Orient. Sur ces questions, il n'est pas possible d'avoir une approche uniquement comptable. Le statut des bases US notamment en Crète est opaque donc il est difficile de dire si l'Etat grec y trouve son compte. En revanche, elles font clairement partie du dispositif impéraliste.

S'agissant de l'OTAN, même remarque, à ceci près que je suis pratiquement sûr qu'elle représentent un coût net pour la Grèce. Le budget défense représente environ 3% du PIB grec. Au sein de l'OTAN, seuls les Etats-Unis dépassent ce seuil. Le budget défense grec est le plus élevé de l’Union européenne en % de PIB.

Je partage cette traduction d'une analyse -que je partage totalement- de Costas Lapavitsas dans "The Guardian", professeur d'économie d'origine grecque à l'Université de Londres : 

http://www.okeanews.fr/pourquoi-leurope-a-besoin-de-la-grece-the-guardian-traduction/

La grande question soulevé par l'article est dans le passage : 

"Selon Syriza, on peut y arriver tout en restant dans la zone euro. En évitant de prôner une sortie de la zone euro, il s’est attiré le soutien de ceux qu’inquiètent les conséquences d’une telle sortie, et qui pensent que l’euro fait partie intégrante de l’identité européenne de la Grèce. Pour ma part, je pense, comme d’autres économistes, que la Grèce ne pourra pas rester dans la zone euro si elle se lance dans ces mesures. Je pense même que la sortie serait bénéfique pour l’économie à moyen terme, et que c’est ce qui arrivera probablement. Si Syriza veut vraiment contribuer à résoudre la crise, il doit se préparer à cette éventualité."

Car déjà, toutes les questions posées à Syriza sont liées aux financement du pays : "Où trouver de l'argent", "que faire si l'Europe impose la sortie de la Grèce de la zone euro", "Comment payer les retraites et les salaires?". Personne ne peut répondre de manière certaine sur ce sujet, car la négociation risque d'être complexe avec les partenaires Européens. Et je crois que le gros risque pour le Syriza est de ne pas trouver ces réponses pendant la campagne et de laisser le flou s'installer sur "que faire en cas de sortie forcée de la zone euro".

Pour autant, Syriza a d'autres atouts : les résultats de l'austérité et des politiques appliquées depuis le début de la crise, les chiffres parleront également (le % de l'argent qui rentre en Grèce en prêt et qui repart aussitôt sans servir le pays, tous les chiffres des memorandums etc etc etc etc etc ).

Toute la difficulé sera donc de rassurer la population sur les conséquence d'une sortie imposée : une pédagogie loin d'être simple à mettre en place tant ce cas a été maintes fois présenté comme une catastrophe insurmontable (les chars dans Athènes, guerre civile, etc). Mais chose nouvelle, le Syriza aura cette nouvelle couverture médiatique pour se défendre et les médias ne peuvent plus ignorer Tsipras.

Hier soir, j'ai entendu Manolis Glezos (qui s'est fait tear gazé le 12 fevrier dernier, avec son grand ami Mikis Theodorakis) défendre le programme du Syriza à la TV grecque. Je me suis dit que cet ancien résistant, nouveau député du Syriza, est sans doute une des chances du Syriza tant il est respecté en Grèce. Et je peux vous dire que les vieux briscards grecs ont du répondant :) !

@Okeanos

Que la force de l'euro soit une entrave majeure à une possible relance grecque est certain , mais cela peut également être un atout .. La Grèce a avant tout besoin d'un audit de sa dette , d'une annulation de tout ce qu'elle comporte de frauduleux et de mon point de vue , c'est sans doute un très gros pourcentage ... et de la remise en marche de l'Etat de Droit avec enquête , sanctions , condamnations et réparations de la part de ceux qui ont abusé d'elle . 

Rêvons un peu :

Si l'Euro se mettait enfin à se comporter comme une vraie monnaie , dont les cours et les taux seraient fonction non pas des manipulations spéculatives des financiers , mais des politiques industrielles et économiques voulues ... et que ces taux soient uniques . Cela permettrait à la Grèce de faire des plans de relance , sans augmenter son endettement et en profitant d'investissements Européens (publics et non privés) sur son sol, par exemple dans le domaine des énergies solaires ... 

Mais ceci ne peut venir que d'une volonté politique des peuples Européens , cette volonté s'exprimant par les moyens démocratiques . 

Lorsque le cabinet Berger avait lancé le projet Eureka pour sauver la Grèce , j'avais trouvé l'indée intéressante , dans la mesure ou elle permettait de résoudre une situation  difficile sans étrangler le peuple Grec . A mon avis si ce projet n'a pas été suivi c'est qu'il ne comportait pas de participation des banques d'investissements , mais uniquement d'institutions publiques . Il a donc été éliminé d'office. 

Par contre , pour se donner un peu de temps , les Grecs pourraient mettre en place de manière parallèlle , comme ce que font les Suisses et comme ce que veut faire Ayrault dans sa région de Nantes , une monnaie locale  temporaire qui permette de résoudre immédiatement les problèmes de trésorerie des entreprises et des communes . 

 

 

La création d'une monnaie locale n'est-elle pas un réflexe vital spontanée come le dit l'auteur de cet article? http://www.lapasserelle.com/billets/crise_grecque.html J'ai vu un reportage l'autre jour où il était question de monnaie locale déjà en dénominateur commun d'échanges en Grèce.

PS L'auteur de l'article que je cite prédit comme une solution confortable une régionalisation y compris de monnaies dans un Etat Européen Fédéral, ce qui ne me paraît pas forcément souhaitable, je précise.

Disons que cela peut permettre des solutions temporaires .. qui permettent la préservation du tissu économique déjà sérieusement mal en point  .. solutions d'attente permettant simplement de continuer à "vivre" .

Actualisation: On parle de refaire un gouvernement de technocrates...

Evidemment, ils ne veulent pas lâcher le morceau. :-( Merci en tout cas pour ce blog et ses précieuses informations et interventions disponibles pour tout le monde (ça c'est l'avantage d'être hors tronc Médiapart, mais ça risque de changer si ça devient trop pro?:-))

Depuis quelques jours ND, Pasok et Dimar mettent la pression sur Syriza pour participer avec eux à un gouvernement de coalition. ND a même indiqué qu'il suffirait que Syriza apporte son soutien indirect en s'abstenant de voter contre un gouvernement ND, Pasok, Dimar au Parlement.

Un gouvernement ND, Pasok, Dimar n'est pas à exclure, évitant ainsi de nouvelles élections (même si cela ne devrait être que temporaire). Leur tactique de chantage et de pression sur Syriza poursuit deux objectifs:

- soit justifier la formation d'un gouvernement avec ces trois formations sous prétexte d'éviter une sortie de l'euro, tout en expliquant qu'ils ne pouvaient pas faire autrement compte tenu du refus de Syriza de se joindre à eux ;

- en cas d'échec des négociations, faire peser sur Syriza la responsabilité de nouvelles élections, l'accusant, comble de l'hypocrisie, d'électoralisme.

Le hic dans tout ça est que la majorité des Grecs n'acceptent plus ce chantage et s'apprêtent à renforcer le score de Syriza dans les urnes.

Le hic pour un petit nombre mais un adhoc pour un très grand nombre, j'espère!

Quoi qu'il arrive, tout sera bon pour faire reporter la faute de la non formation d'un gvnmt sur Syriza. C'est la position de ND et PASOK qui préparent donc déjà les éventuelles nouvelles élections.

Un gouvernement de technocrates ne tiendra pas 2 mois si de nouvelles élections ne sont pas programmées...

Sur le même thème, chez OWNI : "L'idéal d'une démocratie sans le peuple".

Important, clair, lumineux, court, simple et juste. Très vrai sur la situation en Grèce, l'émission de Daniel Mermet :

http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=2459

Jean-Jacques M’µ

Le poison grec Le vendredi 11 mai 2012 : http://www.la-bas.org/

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"La Grèce est considérée comme une nation peuplée d’enfants à qui il faut retirer des mains les clés de la voiture". Naomi Klein.
Suite aux élections en Grèce, la plupart de nos éditocrates ont dit leur angoisse devant la montée des extrêmes, faisant amalgame entre le parti néonazi "Aube Dorée" et (7%) et la coalition de gauche radicale Syriza (16,7%). Une façon de masquer l’effondrement des partis favorables au plan de rigueur imposé par la "Troïka".
Entretien avec Stathis Kouvelakis, enseignant chercheur en philosophie politique au King’s College (Londres).
Entretien de Daniel Mermet.

 


 

Programmation musicale :   

 


 

Illustration : : © Dessin d’Alex paru dans La Liberté, Fribourg.

 

Je suis content de voir que Kouvelakis a la même analyse que moi à propos des indignés! Il estime que les résultats des élections sont presque directement liés au mouvement des indignés.

Je suis rassuré, je n'ai pas dit n'importe quoi hier sur TV5 hahaha.

Ne t'inquiète pas, nous sommes nombreux à partager cette analyse :)

Haha, ça m'a simplement amusé de l'entendre ce matin sur l'émission de Mermet!

Actualisation de mon billet! 

Je rejoins votre regard sur les évènements.

J'ai démarré un live par là : http://www.okeanews.fr/live-grece-vers-un-nouveau-gouvernement-de-technocrates/

L'allocution de Tsipras : 

13 Mai 2012 – 15:05

L’allocution de Tsipras (Syriza) vient de se terminer :

Les 2 partis continuent ce qu’ils ont toujours fait : du chantage au peuple qui a pourtant fait un choix clair. Ils insistent pour que Syriza coopère avec eux dans une politique que nous refusons. Ils nous demande de continuer leurs erreurs. Je leurs ai encore dit que nous ne changeons notre position, ni avant les élections, ni après.

Aussi longtemps qu’ils veulent continuer leur politique d’austérité, ils n’auront pas le soutien du peuple. Ils nous demandent d’être responsables de leurs erreurs, mais au nom de la démocratie, nous ne pouvons accepter.

Aux citoyens, je souhaite leur assurer une seule chose : nous n’allons pas vous trahir et nous ne laisserons pas l’espoir mourir.

Merci Okeanos, je partage!

Super, merci :) 

Excellent ! je diffuse ce message (c'est bien Tsipras qui parle, n'est-ce pas ?...)

Jean-Jacques M’µ

C'est bien lui!

L’Autriche veut un pacte de croissance
Avec Reuters Publié le 13/05/2012 à 14:12

Le chancelier autrichien Werner Faymann souhaite que l'Union européenne adopte un pacte de croissance dès son prochain sommet et investisse dans l'éducation, l'emploi et les infrastructures grâce à des "obligations de projets". "Il faut qu'on s'entende sur un pacte de croissance au prochain conseil européen", programmé fin juin, a déclaré au journal autrichien Österreich Werner Faymann, un social-démocrate qui gouverne avec les conservateurs.

Le recours aux "obligations de projets" pour financer des programmes d'infrastructures est l'une des propositions formulées par le nouveau président François Hollande pour relancer la croissance, avec le renforcement des moyens de la Banque européenne d'investissements, une taxe sur les transactions financières et une meilleure utilisation des fonds structurels européens.

Je reviens de voir l'ignoble une de der Spiegel avec l'Acropole en ruine sur le site d'Okeanews, cela me rappelle ce que j'ai entendu du témoignage de Manolis Glezos* dans l'émission d'Arte de ce qu'il a éprouvé quand il a vu le drapeau nazi flotter sur l'Acropole:? http://lescombattantsdelombre.arte.tv/manolis-glezos/le-choc-des-cultures/

*élu député pour le Syriza, appelé par De Gaulle premier résistant européen pour avoir décroché le drapeau nazi flottant sur l'Acropole et qui aura bientôt 90 ans !

Bien d'accord avec vous ..Sjmj 

Cette UNE du Spiegel est inquiétante pour ce  qu'elle exprime de vieux démons en train de ressortir dans la manière très binaire de raisonner . 

La photo et le titre sont particulièrement choquants . Akropolis Adieu .

 

Inquiétante, certainement. 

Sauf que ... Merkel vient de se prendre une GROSSE CLAQUE (pris du Live) :

En parallèle, les élections en Allemagne (Westphalie) montrent une très lourde défaite du parti d’Angela Merkel : la CDU 25,5%, SPD 38%, Verts 12%, FDP 8,5%, gauche 3%, Pirates 8%. Cette défait serait la plus lourde de la CDU depuis des décennies. Il semble que même en Allemagne, l’austérité ne semble plus payer.

Il semble que même en Allemagne, l'austérité ne rassemble plus la majorité, encourageant non ? Le printemps européen est en train d'arriver... dans les urnes !

Il y a  - à mon avis - un lien étroit entre l'intranisgeance merkelo-bancaire et l'épidémie de refus d'austérité.

Tout se passe comme si Merkel ne savait pas comment faire demi-tour sans perdre la face.

Celui qui saura lui proposer une sortie honorable gagnera le gros lot. Je suis de plus en plus intéressé à savoir ce qui ressortira, au moins officiellement de l'entretien hollande-Merkel.

Par ailleurs, Tsipras a demandé la publication de l'enregistrement de sa réunion avec les autres leaders.

C'est à ça que l'on sait comment il va s'y prendre. Même s'il est difficile d'anticiper. Il veut rendre officiel ce qui a l'habitude d'être caché. Ce faisant, il piège tout le monde. Dans le même temps, il laisse penser que s'il arrive au pouvoir, "tout sera rendu public". Cela ne pourra forcément pas être vrai, mais peu importe : il est désormais le porte-parole de....l'intégrité. Et plus il va monter dans les sondages, plus les banques vont avoir peur...donc montrer les dents.

En fait, il faut traduire l'agressivité à son égard par la peur panique qu'il inspire. Il explique avec le sourire que si, demain, il était au pouvoir, il serait parfaitement incontrôlable

.

Je suis mort de rire...RigolantRigolant

.

Il a mis l'honnêteté au centre du débat sans prononcer le mot : c'est du très très beau travail de communication politique. Je ne serais absolument pas étonné qu'à de futures élections il n'ait pas besoin de qui que ce soit pour être majoritaire...mais tende la main à "Kinenveu".

Actualisation du billet! 

Ce soir ça va bouger ;)

Mise à jour du live okeanews (Mehdi, tu as p-e des infos complémentaires ?) :

Kammenos (grecs indépendants) a déclaré avoir rencontré le président qui lui a présenté une lettre de Papademos sur la situation de la Grèce. Kammenos a demandé si il pouvait la rendre publique. La réponse fut négative. De plus il a précisé que la lettre n'était pas signée.

Il a dit que nous voulons dès maintenant des informations complètes et détaillées de la situation grecque. Il souhaite un audit immédiat de la banque de Grèce. Un audit de la dette depuis 1974. La révision du pacte fiscal dont la lmégalité est à vérifier. La révision de la loi sur la responsabilité des ministres.

Il a aussi évoqué la dette que l'Allemagne doit toujours à la Grèce en réparation, suite à la seconde guerre mondiale.

Plus généralement, il semble que Kammenos souhaite la totale transparence sur l'histoire de la dette grecque. une manière aussi de mettre en souffrance ND et le PASOK sur la gestion du pays depuis 1974.

Papariga (KKE) sera la suivante à rencontrer le président.

Haha, je viens de mettre à jour aussi le billet là dessus.

Juste quelque chose qui m'interpelle, un tweet d'irategreek: De nombreux médias rapportaient que Tsipras déclarait ce matin qu'une coallition PASOK/ND/DimAr était actée. DimAr dément.

Je crois que Tsipras a juste dit que si ND/PASOK/DIMAR se regroupaient, Syriza serait l'opposition. La réaction de DIMAR a été très violente qui dément pour éviter de passer pour le parti anti-austérité qui retourne sa veste.. Pas clair ce sujet, faut creuser..

 

Je partage l'interprétation d'Okeanos.

Ce qui se déroule clairement actuellement est une mise en scène ND/Pasok/Dimar pour justifier la mise en place d'un gouvernement qui prolongera l'application des plans d'austérité sous couvert de renégociation hypothétique de ces plans et, le cas échéant, rejeter la responsabilité de nouvelles élections sur Syriza. Tout dépend du fait de savoir si Dimar a décidé de se couper définitivement de la gauche. Si tel était le cas, les élements les plus conservateurs de Dimar l'auraient emporté, gagnant ainsi définitivement la bataille interne à ce parti entre ceux qui tendent vers le Pasok et ceux qui tendent vers la gauche.

S'agissant des grecs indépendants, permettez-moi d'avoir les plus grands doutes sur la sincérité de leur démarche, notamment au regard de l'audit de la dette depuis 1974, étant donné que leur leader a été pendant de nombreuses années député de la Nouvelle démocratie ainsi que ministre des affaires maritimes dans le dernier gouvernement de droite en 2007, donc directement responsable de la situation qu'il dénonce aujourd'hui.

Pourrait-on à la lumière de ces propositions mieux préciser les incompatibiités entre le parti indépendant et le Syriza et si elles sont insurmontables?

SJMJ, vous soulevez une question très importante que je traiterai dans un article à venir.

Les différences entre SyRizA et les grecs indépendants sont infimes. Selon l'échiquier politique qui correspondrait à la réalité d'aujourd'hui, entre anti et pro mémorandum, nous plaçerions SyRizA et les grecs indépendants très proches. Le programme économique proposé est très proche. La seule chose qui change, c'est la rhétorique plus patriote de Kammenos. 

Actuellement, au sein même de SyRizA, le KOE (Organisation Communiste de Grèce) fait justement pression pour que SyRizA adopte elle aussi une posture de "gauche patriote" pour conquérir les votants des GI.

Puisqu'au final, en regardant les analyses de vote, GI et SyRizA touchent tous les deux une grande part de la population. Ce ne sont pas, comme on pourrait le croire des votes de gauche (SyRizA) ou de droite (GI) ce sont des votes anti-mémorandum.

Il est certain qu'il est difficile pour ceux qui ont toujours voté à droite de voter pour SyRizA et inversement, mais j'ai l'impression, en étudiant un peu la question que cette frontière traditionnelle très forte en Grèce s'effondre peu à peu. Il y a eu, comparé aux années précédentes un transfert très important de voix de la droite vers la gauche, ce qui était impensable il y a encore quelques années.

Je reviendrai plus en détail sur cette question bientôt.

 

Wahou, Mehdi Zaaf, votre réponse et celle de JPC13 me font antciper la résolution d'un paradoxe prochainement obligatoire! :-))

EDIT: Après tout je pense à ces moments de l'histoire où l'on a vu dans notre pays celui qui croyait au ciel et celui qui n'y croyait pas s'unir pour défendre leur patrie contre un même ennemi.

@ Sjmj, par rapport à votre dernière remarque sur les moments historiques.

Pourquoi pas, mais cela suppose de croire en la sincérité d'un parti dirigé par un ancien ministre de la Nouvelle démocratie qui a pour objectif de recueillir les déçus de la Nouvelle démocratie et du parti d'extrême droite Laos qui n'a pas réussi à se maintenir au Parlement, payant ainsi le prix de sa participation au gouvernement.

Mehdi 

On retrouve un peu  la même chose dans ce que décrit Lordon . Les clivages idéologiques sont en train d'être dépassés , on peut plutôt parler d'une fracture républicaine . 

Frédéric Lordon lors d’une soirée organisée par Mediapart avait proposé une manière simple de distinguer gauche et droite. La droite  rassemble tous ceux qui ne veulent pas toucher au cadre néolibéral, la gauche ceux qui veulent le changer. Cadre constitué par :

  • un commerce international sous les auspices du libre échange et de l’entière liberté de délocalisation
  • un pouvoir actionnarial soumettant les corps sociaux et les entreprises à des pressions sans fin
  • un modèle de politique économique qui a organisé la dépossession complète des souverainetés politiques et la disciplinarisation des politiques économiques par les marchés de capitaux

 

Dépossession des souverainetés politiques et disciplinarisation des politiques économiques par les marchés de capitaux .. `


De Gaulle le disait de manière plus simple : La politique ne se fait pas à la corbeille !!!

 

Le parti des grecs indépendants, créé il y a à peine deux mois, est composé essentiellement de transfuges de la Nouvelle démocratie. Les incompatibilités avec Syriza sont clairement insurmontables à mon sens puisque ses positions sont populistes, xénophobes, libérales et nationalistes. La question de l'audit de la dette depuis 1974 est une supercherie de la part d'un parti comptant de nombreux anciens députés de la Nouvelle démocratie qui ont donc appartenu par le passé à une formation largement responsable de la situation actuelle du pays.

Populiste depuis qu'on met ce terme à toutes les sauces et notamment contre Jean-Luc Mélenchon, je ne m'y arrête pas. Xénophobe, nationaliste? A préciser aussi à quoi exactement ils renvoient, dans le contexte de l'humiliation et des insultes que certains ont fait subir au peuple grec, et comment on dépèce leurs biens publics et leurs terres. Théodorakis aurait été traité d'antisémite, aussi, en dénonçant la grande bourgeoisie internationale, il me semble. Libéral mais pas au point de laisser les libéraux maîtres du peuple donc?

Populiste : aucun rapport avec la critique formulée contre Mélenchon : ici populiste dans le sens de démagogue , dont de nombreux membres sont anciens députés et ministres d'un parti de gouvernement, la Nouvelle démocratie, qui ont soutenu jusqu'à récemment les politiques qui ont mené la Grèce à la situation actuelle. En clair, des députés des GI disent aujourd'hui l'inverse de ce qu'ils ont fait par le passé. De plus reprise électoraliste du thème porté par Syriza notamment Glezos sur la question des réparations allemandes du fait de la seconde guerre mondiale

Xénophobe : je vous renvoie aux déclarations de leur leader qui soulignait qu'il ne pouvait pas y avoir d'entente avec Syriza dans la mesure où Syriza était favorable à l'immigration incontrôlée. De nombreux représentants de ce parti n'arrêtent pas de souligner qu'il y a trop d'étrangers en Grèce, et cela ne vise pas les Allemands ou les Néerlandais.

Nationaliste : rhétorique anti-turque dans la lignée traditionnelle des conservateurs de droite, réactivation du thème de l'appellation de la Macédoine/FYROM.

Libéral : privatisation de l'enseignement supérieur, création d'un impôt maximal sur le revenu de 25% pour tous, rappel explicite du maintien du régime d'exonérations pour les armateurs, suppression du statut des fonctionnaires.

Enfin quelques propositions institutionnelles qui ne manquent pas de sel : le ministre de la défense devrait être un militaire (par exemple le chef d'état major), le ministre de l'intérieur devrait être issu de la police (le chef de la police nationale)...

Je connais bien la polémique concernant Mikis Theodorakis qui est injuste mais nous ne sommes pas du tout sur le même terrain.

Oui effectivement là ça fait beaucoup. Merci d'avoir pris la peine de détailler, JPC13 Je suis bien curieuse de lire l'article annoncé par Mehdi Zaaf là-dessus... Un autre jour, la journée a dû être bien pleine!

C'est heureux que ce fil existe, merci encore.

Dans la Grèce du XXIe siècle, un néo-nazi rencontre le président de la République, ancien résistant.Triste jour pour la démocratie

Une petite touche d'humour. Lors de l'arrivée du nazillon, les journalistes l'ont accueillis tous assis, certains à même le sol, en signe de protestation par rapport à la conférende de presse du 6 mai où ses sbires avaient obligé les journalistes à se lever, "pour marquer leur respect", comme s'ils étaient à la caserne.

Autre point amusant, il a rappelé son attachement à un audit de la dette, son opposition à la troïka, la remise en cause de la loi concernant la responsabilité des ministres et la mise en oeuvre d'une zone économique exclusive, ce qui ressemble furieusement à ce que demandent aussi les grecs indépendants...

Actualisation: Pas de gouvernement ce soir en Grèce.

Existe-t-il un média francophone où  l'on soit mieux informé qu'ici ??........ Merci à tous    Sourire

 

A lire sur le Monde.fr

http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/05/11/goldman-sachs-enquete-sur-une-societe-secrete_1698970_3234.html

Depuis la crise de 2008 dont il est sorti grand gagnant, le groupe n'a cessé d'engranger succès sur succès. Mais le monde a changé. Depuis 2010, Goldman Sachs travaille en permanence sous les projecteurs des médias. Si la banque continue de maintenir sa position de leader sur le front de la finance, son image s'est considérablement ternie. De la crise des crédits à risque subprimes au maquillage des comptes grecs, des paris contre les clients au réseau d'influence politique tentaculaire... elle ne sait plus où donner de la tête face aux attaques de la presse qui entachent sa réputation. Autrefois synonyme d'excellence, l'étiquette de Goldman est désormais parfois lourde à porter.

Un petit retour en arrière s'impose à ce stade. C'est à Londres que l'aventure européenne de GS a commencé dans la foulée du "Big Bang" de 1986, la libéralisation totale de la City. Goldman Sachs International, la première filière à l'étranger, voit le jour. Les premiers conseillers pays non américains sont recrutés. Ces missi dominici doivent se servir de leur carnet d'adresses pour faire connaître la banque, qui est à l'époque un partenariat de taille moyenne sur le continent, l'informer des us et coutumes de la vie des affaires et de la situation politique.

A la fin des années 1980, le groupe s'étend au reste de l'Europe, en particulier en France, en Italie et en Allemagne. Dans l'Hexagone, Jacques Mayoux, ancien président de la Société générale qui fut également le patron du groupe sidérurgique Sacilor, est nommé vice-président de Goldman Sachs Europe. En 2004, Charles de Croisset, ancien patron du Crédit Commercial de France (CCF), lui succède.

Bon nombre de ces nominations ont été supervisées par l'ancien commissaire européen Peter Sutherland. L'Irlandais sait renvoyer l'ascenseur. Ainsi, en mai 2010, il a coopté Mario Monti pour le remplacer à la présidence européenne de la Trilatérale, un des plus prestigieux cénacles de l'élite internationale.

Leur tâche prioritaire consiste à recueillir des informations en toute légalité sur les opérations à venir ou sur la politique de taux d'intérêt des banques centrales. La banque aime placer ses hommes sans jamais laisser tomber le masque. C'est pourquoi ses hommes liges cachent cette filiation quand ils donnent une interview ou mènent une mission officielle. Bien introduits, ces "ex" bavardent de choses et d'autres avec leurs interlocuteurs. Les langues se délient devant des personnages d'une telle trempe. Ils "sentent le vent" comme on dit familièrement. Les informations exclusives circulent ensuite dans les salles de marché de la banque.

Un ancien associé de Goldman Sachs à la BCE, un ex-entremetteur à la tête du gouvernement italien, un proche au pouvoir en Grèce : pour ses contempteurs, la banque dispose aujourd'hui d'un fantastique relais à Francfort, Rome et Athènes qui pourrait s'avérer utile en ces temps tourmentés.

Goldman-Sachs-en-Europe.jpg


Bisou

Allemagne: sévère revers des conservateurs de Merkel dans une ...



Le parti conservateur CDU de la chancelière allemande Angela Merkel a connu dimanche un sévère revers lors d'un scrutin régional, perdant environ 9 points par rapport à 2010, selon les sondages sortie des urnes des télévisions.

Pour ceux que cela intéresse, une tentative de synthèse des négociations de la semaine dernière en Grèce.

http://blogs.mediapart.fr/blog/jpc13

@Mehdi 

Je crois savoir qu'il y a une grosse échéance financière de paiement pour la Grèce demain 

Un montant d'environ 430 Millions d'euros . La question que se posent désormais l'intégralité des Financiers est bien de savoir si la Grèce pourra faire face à cette échéance ou le voudra .. 

On peut tout imaginer , aussi bien une demande de délai , qu'un défaut tout court ... auquel cas le problème grec pourrait se transformer en problème Allemand (vu l'implication de la Deutsche Bank) et Français  , ou encore américain si il reste des produits d'assurance du type CDS en circulation .  Pour les CDS sur la Grèce , je pense que les montants ont diminué depuis "l'accord négocié" ... 

En effet, une obligation de 435 millions d'euros arrive à échéance demain.

Cette obligation n'a pas été incluse dans le programme de réduction de dette privée (PSI). Les services du Ministère des finances grec ont indiqué jeudi dernier que la décision sur l'opportunité de rembourser cette échéance devrait être prise par les chefs de partis, tout en préconisant son remboursement.

L'ex ministre des finances et actuel leader du Pasok, qui avait déjà déclaré que pas un seul euro ne serait remboursé concernant les obligations qui n'ont pas été incluses dans le PSI, s'est prononcé en faveur du non remboursement de cette obligation. Les responsables de l'Institut international des finances, qui ont mené les négociations au nom du secteur privé, ainsi que des membres de la Commission ont fait part d'une approche conciliante sur ce point.

L'Eurogroupe et l'Ecofin se réunissent aujourd'hui et demain, à suivre...

 

Ce sont vraiment des bandits.

De vrais requins !

Vivement qu'on les poursuive devant les juridictions que se sera données le peuple souverain.

Jean-Jacques M’µ

Les banques chypriotes ont perdu 3.3 milliards d'euros du fait de la "question grecque". Bon. Là où ça commence à être intéressant, c'est que cette perte a nécessité un "prêt" russe de 2.5 milliards d'euros dont a bénéficié Chypre. C'était l'année dernière. Et les "contreparties" ne son pas explicitées...

Il semblerait que les banques chypriotes n'aillent pas bien du tout. C'est un peu dommage parce que :

1) Chypre est juste en face de la Syrie

2) Une petite moitié de l'île est à la fois turque et musulmane dans une république auto-proclamée.

Joli sac de noeuds en perspective, si leurs banques plongent.

C'est une vraie bombe cette nouvelle Samines 

Cela prouve que Draghi ne fait pas grand chose , mais çà on le savait déjà 

QUe l'anonymat des détenteurs de dette est la pire des choses car , cela facilite la spéculation , cela peut arriver à mettre des banques en grosses difficultés .. et le prêt Russe est à disséquer sur ce qu'il implique . 

Je vous suis très très bien Marie Caroline. Je suis en train de chercher une trace média de ce prêt. Tout ce que j'ai trouvé c'est cette brève et ses clônes. Cela dit, je ne parle (donc ne lis) ni le grec, ni le russe...Rigolant

Nota : on y apprend (dans cette brève) que Chypre a des difficultés énergétiques...

Merci pour ces liens, SJMJ

.

Une chose est claire, c'est que le deal ne l'est pas beaucoup (clair). 2.5 Mds d'euro à 4.5% sur un peu moins de cinq ans juste parce que les russes vont souvent en vacances à Chypre ?

Rigolant

Je veux bien être ambassadeur plénipotentiaire de tout ce que vous voulez si l'une des diplomaties les plus rudes du monde fonctionne comme ça...

Il y a eu cette grande tolérance vis à vis d'une cargaison russe à destination de la Syrie de la part des autorités chypriotes:

http://www.rtbf.be/info/emissions/article_histoire-du-monde-chypre-et-la-russie?id=7520283

Pour la comprendre dans son contexte de guerre du gaz :

http://www.dedefensa.org/forum-la_russie_en_train_de_gagner_en_syrie_07_05_2012.html

"(...)Les liens stratégiques liés au gaz déterminent d’autant plus la politique que Moscou exerce un lobbying sur le Parti social-démocrate allemand en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, base industrielle majeure et centre du conglomérat allemand RWE, fournisseur d’électricité et filiale d’E.ON.

Cette influence a été reconnue par Hans-Joseph Fell, responsable des politiques énergétiques chez les Verts. Selon lui quatre sociétés allemandes liées à la Russie jouent un rôle majeur dans la définition de la politique énergétique allemande. Elles s’appuient sur le Comité des relations économiques de l’Europe de l’Est —c’est-à-dire sur des entreprises en contact économique étroit avec la Russie et les pays de l’ex Bloc soviétique—, qui dispose d’un réseau très complexe d’influence sur les ministres et l’opinion publique. Mais en Allemagne, la discrétion reste de mise quant à l’influence grandissante de la Russie, partant du principe qu’il est hautement nécessaire d’améliorer la « sécurité énergétique » de l’Europe.

Il est intéressant de souligner que l’Allemagne considère que la politique de l’Union européenne pour résoudre la crise de l’euro pourrait à terme gêner les investissements germano-russes. Cette raison, parmi d’autres, explique pourquoi elle traine pour sauver l’euro plombé par les dettes européennes, alors même que le bloc germanique pourraient, à lui seul, supporter ces dettes. De plus, à chaque fois que les Européens s’opposent à sa politique vis-à-vis de la Russie, elle affirme que les plans utopiques de l’Europe ne sont pas réalisables et pourraient pousser la Russie à vendre son gaz en Asie, mettant en péril la sécurité énergétique européenne.

Ce mariage des intérêts germano-russes s’est appuyé sur l’héritage de la Guerre froide, qui fait que trois millions de russophones vivent en Allemagne, formant la deuxième plus importante communauté après les Turcs. Poutine était également adepte de l’utilisation du réseau des anciens responsables de la RDA, qui avaient pris soin des intérêts des compagnies russes en Allemagne, sans parler du recrutement d’ex-agents de la Stasi. Par exemple, les directeurs du personnel et des finances de Gazprom Germania, ou encore le directeur des finances du Consortium Nord Stream, Warnig Matthias qui, selon le Wall Street Journal, aurait aidé Poutine à recruter des espions à Dresde lorsqu’il était jeune agent du KGB. Mais il faut le reconnaitre, l’utilisation par la Russie de ses anciennes relations n’a pas été préjudiciable à l’Allemagne, car les intérêts des deux parties ont été servis sans que l’une ne domine l’autre.(...)

Gazprom a mis en place une installation commune de stockage avec la Serbie afin de fournir du gaz à la Bosnie-Herzégovine et à la Serbie elle-même. Des études de faisabilité ont été menées sur des modes de stockage similaires en République Tchèque, Roumanie, Belgique, Grande-Bretagne, Slovaquie, Turquie, Grèce et même en France. Gazprom renforce ainsi la position de Moscou, fournisseur de 41 % des approvisionnements gaziers européens. Ceci signifie un changement substantiel dans les relations entre l’Orient et l’Occident à court, moyen et long terme. Cela annonce également un déclin de l’influence états-unienne, par boucliers antimissiles interposés, voyant l’établissement d’une nouvelle organisation internationale, dont le gaz sera le pilier principal. Enfin cela explique l’intensification du combat pour le gaz de la côte Est de la Méditerranée au Proche-Orient.(...)

 

"(...) ---Le gaz de la Syrie----
Quand Israël a entrepris l’extraction de pétrole et de gaz à partir de 2009, il était clair que le bassin Méditerranéen était entré dans le jeu et que, soit la Syrie serait attaquée, soit toute la région pourrait bénéficier de la paix, puisque le 21ème siècle est supposé être celui de l’énergie propre.

Selon le Washington Institute for Near East Policy (WINEP, le think tank de l’AIPAC), le bassin méditerranéen renferme les plus grandes réserves de gaz et c’est en Syrie qu’il y aurait les plus importantes. Ce même institut a aussi émis l’hypothèse que la bataille entre la Turquie et Chypre allait s’intensifier du fait de l’incapacité Turque à assumer la perte du projet Nabucco (malgré le contrat signé avec Moscou en décembre 2011 pour le transport d’une partie du gaz de South Stream via la Turquie).

La révélation du secret du gaz syrien fait prendre conscience de l’énormité de l’enjeu à son sujet. Qui contrôle la Syrie pourrait contrôler le Proche-Orient. Et à partir de la Syrie, porte de l’Asie, il détiendra « la clé de la Maison Russie », comme l’affirmait la Tsarine Catherine II, ainsi que celle de la Chine, via la Route de la soie. Ainsi, il serait en capacité de dominer le monde, car ce siècle est le Siècle du Gaz.

C’est pour cette raison que les signataires de l’accord de Damas, permettant au gaz iranien de passer à travers l’Irak et d’accéder à la Méditerranée, ouvrant un nouvel espace géopolitique et coupant la ligne de vie de Nabucco, avaient déclaré « La Syrie est la clé de la nouvelle ère »(...)"

Merci pour ces informations qui croisent celles que j'avais lues, et en particulier un lien transmis par MC PORTEU.

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=30652

 

Et hop un petit tour pour m'informer ici des dernières nouvelles de nos voisins grecs...

actualisation du billet. Ca va encore bouger ce soir!

Très intéressante actualisation (l'interview), merci :

extrait :

"En accord avec ses déclarations précédentes, Tsipras a continué son entreprise "d'européisation" du problème grec. Nous chercherons à convaincre nos partenaires de l'Euro Zone que ce que nous avons là est un problème européen, et que l'on doit donc y trouver une solution européenne. "

Cela reste une rumeur: papoulias proposerait un gvt de technocrates aux 3 leaders

Question de mathématique combinatoire : combien de coalitions de 3 partis peut-on faire avec 7 partis ? Sachant que chaque tentative de coalition prend une journée, combien de journée avant d’arriver à la bonne solution ? [uns salade grecque offerte place Syntagma au gagnant]

Il serait plus simple de reprogrammer des élections rapidement plutôt que de perdre un temps précieux…

Hahaha, le suspense à la grecque.

combien de coalitions de 3 partis peut-on faire avec 7 partis ?

35 (je ne sais pas écrire la formule avec mon clavier Rigolant)

combien de journée avant d’arriver à la bonne solution ?

Là il me faut des informations complémentaires :

1) Quel est la température ambiante en ce moment à Athènes (en °C, svp) ?

2) Y a-t-il un négociateur qui a intérêt à ce que les choses trainent le plus possible ?

Avec une température entre 22°C et 30°C et une réponse affirmative au 2), je dirais : " Tous aux urnes !".

Lors de la connférence de presse de cet après-midi, le chef du Syriza Alexis Tsipras a annoncé la refondation de Syriza en une "grande formation démocratique de gauche", soulignant que le Syriza du 5 mai n'existe plus. Un mouvement donc en vue de nouvelle élections ?

Ce soir il y a donc trois propositions sur la table en vue de former un gouvernement :

- la proposition de Dimar d'une coalition large incluant Syriza ;

- la formation d'un gouvernement de technocrates et de personnalités non politiques selon la proposition du Président de la République ;

- la Nouvelle démocratie a indiqué que la proposition présentée hier par les Grecs indépendants devait être examinée, le leader des GI répondant qu'il serait prêt à soutenir un gouvernement de coalition pour des raisons d'urgence nationale, notamment afin d'éviter le risque de faillite ou en cas de mise en danger des grandes questions de politique internationale (appellation de la Macédoine notamment).

Le Président a invité tous les chefs de partis, sauf l'Aube Dorée, à une nouvelle réunion demain 14h locale.

Par ailleurs, l'Eurogroupe se déroule actuellement à Bruxelles, au cours duquel apparemment les autres Etats membres mettent une grande pression sur la Grèce. Sera discutée également la question de l'obligation de 435 M€ qui arrive à échéance demain.

- Il me semble que la proposition de Dimar est purement politicienne. Tsipras n'a absolument aucune raison d'accepter.

- Le gouvernement de technocrates (outre l'effet électoral catastrophique pour le Président) nécessite, je présume, que les partis politiques l'approuvent...à une majorité. (C'est une question Sourire).

- La troisième proposition est presque la moins improbable. mais je n'ai pas compris qu'un terrain d'entente serait facile à trouver. Alors durer deux années...

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Je pense aussi que Tsipras s'attend à ce que des élections aient lieu dans un avenir proche, donc il veut structurer SyRizA pour pouvoir construire un gouvernement. Pour cela, il lui faut une "équipe de campagne" qu'il transformera ensuite en une "équipe gouvernementale".

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J'ai appris que le parlement grec avait "distribué" 29 millions d'euros au titre ddu financement de la campagne...des "grands" partis. Et ce au grand dam de la Commission Européenne. Pas très fin, ça.

"Le Parlement européen s’interroge sur le financement des partis politiques en Grèce

Hier, mardi 10 avril, dans une lettre ouverte à M. Barroso,  Président de la Commission européenne, et à M. Rehn,  Commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Guy Verhofstadt, chef du groupe libéral au Parlement européen, a demandé des explications sur le financement des partis politiques grecs. En effet, le Parlement grec a voté, lundi 9 avril dernier, un financement à hauteur de 29 millions d’euros pour les cinq principaux partis politiques de Grèce, alors que des coupes budgétaires sont encore de rigueur dans le pays. M. Verhofstadt a dénoncé une mesure qui avantage considérablement les partis en place, qui sont «largement responsables de la situation actuelle en Grèce», lors des élections qui auront lieu en mai prochain. Il a demandé à MM. Barosso et Rehn, qui sont chargés de surveiller les dépenses d’Athènes dans le cadre des fonds d’aide qui lui sont accordés, si les institutions européennes ont avalisé cette décision. La Commission n’a pas souhaité faire de commentaire sur le sujet, alors que cette mesure est vivement critiquée en Grèce."

Je partage votre analyse concernant les trois propositions.

S'agissant du gouvernement des technocrates, le soutien parlementtaire le plus large possible est demandé donc cela implique bien plus que 151 députés, à l'image du précédent gouvernement "d'experts" de technocrates.

La position de Dimar ainsi que de ND et du Pasok sont clairement électoralistes. Le rôle des GI est en effet difficile à prévoir mais tôt ou tard, que ce soit à cette occasion ou à l'issue des prochaines élections, ils rempliront leur rôle de soutien des politiques d'austérité, quelle que soit leur rhétorique.

Par rapport à Syriza, c'est un moyen aussi de donner plus de cohésion à cette coalition en la transformant en une formation plus structurée, éventuellement pour clarifier certains points qui font encore débat en interne.

Ok. Merci. Sourire

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Il va être intéressant de suivre ce qui sera déclaré désormais :

En France, par la "presse officielle" après le couronnement de François H. Il va voir Merkel an Co officiellement, j'imagine qu'il s'est donné une voie médiane pour à la fois ne pas prendre son fond de commerce (la gauche de relance) trop à rebrousse-poil mais sans trop terroriser les austéro-hystèriques. Je le vois bien concocter un discours mi-truc mi-machin, surtout avec les législatives en vue. C'est la qualité du lien avec Mélenchnon qu'il peut être intéressant de suivre. Si Tsipras trouve un angle pour implanter son discours en France (au-delà de Médiapart...), ça peut devenir une trame de revendication à laquelle toute l'europe du sud va adhérer.

En Grèce s'il n'y a pas de gouvernement formé. Si c'est le cas, la probabilité pour que SyRizA arrive en t^ete me semble forte. D'ailleurs un premier sondage les donne vainqueur. Il va donc lui falloir concocter un programme qui tienne compte - outre du refus de payer la dette en son état actuel - :

- D'un procès qu'on va lui faire de ne rien vouloir changer à une administration "gangrénée"

- D'une nécessaire alliance avec un autre parti (je doute quand même qu'il obtienne seul 102 sièges hors les 50 de bonus). Rebondissements probables, je crois.

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A suivre, donc. Sourire

Très intéressante votre réflexion sur la possibilité d'introduire enfin dans le débat français et européen un discours de dénonciation frontale des politiques d'austérité actuelles, même si je crois que le FdG porte déjà ce discours en partie.

C'est d'autant plus intéressant que je viens de lire le compte rendu des débats de la réunion des chefs de partis de dimanche qui a été officiellement diffusé dans la presse et Tsipras y indique clairement que non seulement il faut renégocier le plan de la Grèce mais il faut réexaminer l'ensemble des politiques européennes appliquées actuellement notamment vis-à-vis des autres Etats en difficulté, Portugal, Espagne, Italie, car ces politiques mettent en danger l'ensemble de l'Europe.

S'agissant d'éventuelles nouvelles élections, attendons de voir si les partis institutionnels prendront finalement ce risque ou s'il se mettront d'accord in extremis. En tout état de cause je confirme, il y a 3 sondages qui donnent le Syriza vainqueur. Mais en effet, la majorité absolue paraît hors de portée. Enfin sur la question de la réforme de l'administration, Syriza a déjà des propositions : réformer le statut de la police et de l'armée, mettre à contribution l'Eglise, rendre plus transparents les marchés publics... Sauf que là nous parlons de la nature même de l'Etat grec et cela promet de beaux débats

 

 

 

je crois que le FdG porte déjà ce discours en partie

Oui. Mais contrairement à la Grèce (mais les contextes politiciens sont vraiment différents, il me sembl), le FdG, même s'il est sorti du néant avec 12% - ce qui n'est pas mal - porte une étiquette radicale qui va le gêner pour étendre son électorat. Et il partage avec l'extrême droite le refus sec de l'austérité, sachant que l'extrême droite en france pèse environ 10 à 15 % (les 18% du FN sont à mes yeux partiellement grossis par un effet de rejet du président sorti).

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Par contre, ce qu'il serait intéressant de suivre, c'est l'européanisation d'un dicours. Au-delà de ses dimensions partisanes (au sens parti politique), d'une part cela permettrait de fédérer une intersyndicale européenne (qui peine quand même à exister en tant que telle) et d'autre part cela gommerait les clivages ténus au profit d'un ennemi commun : l'austérité (avec les banques américaines en toile de fond). Et on en revient à ce que dit Tsipras, la distinction Gauche/droite doit s'effacer pour le choix : austérité ou pas. Ce qui est aussi une excellente façon de gommer les différences de sensibilités d'une gauche à l'autre selon que l'on change de pays.

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Honnêtement, s'il pousse le bouchon "comme il faut", je crois qu'il est parfaitement en mesure d'initier un mouvement de fond. Son argumentaire est d'autant plus irréfutable que les financiers ne savent pas travailler au grand jour. Le jour ou Draghi, Monti ou Rajoy sont discrédités, ce sera très chaud un peu partout.

En effet les contextes politique mais aussi social sont différents.

Cependant, le discours de Syriza a été perçu pendant longtemps comme radical et il l'est toujours pour une partie de la population, ce qui ressort dans les attaques des médias et des discussions avec les gens. La dégradation de la situation et la violence des attaques portées à la population ont rendu son discours plus audible et acceptable + la volonté récemment affichée et revendiquée de mettre en oeuvre ses idées et donc de gouverner. Je pense que si la situation se dégradait autant en France, un tel discours passerait plus facilement. S'agissant du poids de l'extrême droite et des populistes qui s'en approchent et capitalisent sur le refus de l'austérité il est quasiment le même en Grèce : Aubé Dorée 7% + GI 11% (sans oublier le Laos à 2,3% qui paye toutefois son implication dans le gouvernement pro-austérité).

Je suis un peu étonné par la position que vous prêtez à Tsipras consistant à dire que la distinction Gauche/droite doit s'effacer pour le choix : austérité ou pas. Pourriez-vous développer ce point ? A mon sens ces élections sont bien la preuve que les deux distinctions se superposent, ce que traduisent également les mouvements des élcteurs qui ont redessiné le paysage politique en radicalisant le vote aussi bien à gauche qu'à droite : le rejet de l'austérité à gauche n'a pas les mêmes caractéristiques que le rejet à droite.

Je suis un peu étonné par la position que vous prêtez à Tsipras consistant à dire que la distinction Gauche/droite doit s'effacer pour le choix : austérité ou pas

Il m'a semblé (mais je n'ai pas révisé et ne suis surtout pas un spécialiste des questions grecques hein, donc si je suis dans l'erreur, sortez le carton jaune !) que son discours portait avant tout sur un refus de l'austérité. En "ouvrant" SyRizA il me semble qu'il essaie de dire que - avec l'exception de l'extrême droite, évidemment) tout ceux qui refusent l'austérité peuvent venir à sa table. Je ne doute pas qu'ils soit "plus regardant" que cela, mais il n'empêche que je ressens l'impression qu'il définit une ligne politique qui passe plus par une position vis à vis des plans d'austérité (avec le cortège de conséquences) que par rapport à une scission partisane habituelle (avec une gauche, une droite, un milieu, une centre gauche à droite de la gauche...enfin toute cette géométrie politique dans laquelle Euclide se serait perdu).

Cela ne le met pas "hors de gauche" mais lui permet de renouveler tout le discours politique qui est le sien. Il ne "tape" pas sur la droite, il tape sur les austéritaires. Que ces austéritaires soient à droite, devient moins important que le fait qu'ilsprônent l'austérité. Je pense que le pire qui puisse lui arriver serait que la ND disent "ben oui, finalement Tsipras a raison, on refuse l'austérité et on fait un gouvernement avec eux". Là il serait dans l'embarras.

Je n'ai pas compris que c'était probable. Rigolant

Pas question pour moi d'attribuer un carton jaune, nous ne faisons que discuter Rigolant.

Cependant, le positionnement de Syriza est clairement à gauche. C'est pour cette raison qu'il a tendu la main au PC grec pendant la période électorale, sans succès bien sûr. Le clivage droite/gauche est bien réel dans son programme. En revanche, Syriza s'est adressé aux déçus du Pasok mais aussi à la majorité de la population, y compris donc l'électorat populaire de droite afin de les inviter à se dégager de l'emprise partisane exercée par les deux formations institutionnelles traditionnelles. La dénonciation des politiques libérales et de l'austérité s'inscrivait toutefois dans un discours marqué à gauche revenant à dire : "vous avez été suffisamment escroqués, il est temps de se réveiller et de réagir". Ouverture donc à l'ensemble de l'électorat mais sur la base d'un programme de gauche dénonçant l'austérité, les inégalités sociales, le conservatisme etc.

De fait, Syriza tape aussi bien sur ND que sur le Pasok car les deux ont la même politique. Opposition à l'austérité et positionnement de gauche sont liés dans son discours.

Si cela vous intéresse, ci-joint le lien d'une interview de Tsipras à Mediapart en décembre dernier :

http://www.mediapart.fr/journal/international/261211/alexis-tsipras-syriza-peut-etre-que-lallemagne-sera-le-premier-pays-qui

 

Sourire

Pas question pour moi d'attribuer un carton jaune, nous ne faisons que discuter

Sans doute. Merci. Je souhaite juste souligner que si j'essaie de penser et présente mes réflexions, ce ne sont que les réflexions de quelqu'un peu cultivé sur l'univers politique grec. Donc je ne sais rien, j'essaie de réfléchir (parce que le sujet me semble crucial à bien des égards) mais je ferais immédiatement amende honorable si mon inculture transparait trop et/ou me fait écrire des âneries.

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Je ne doute absolument pas que SyRizA soit de gauche et y reste. Mais il me semble que Tsipras anticipe sur une question de politique (et non pas sur une question de positionnement politique). Quelle est la différence de Valeur entre la Gauche et la Droite ?

La représentation commune (au moins en France) assigne à la droite un mélange de libéralisme capitalistique et d'apologie faisant du Financier une priorité sur le Social. En (très) simple : L'Argent est à droite et l'Humain est à gauche. Mais ce distingo ne tient plus la route, au moins au regard des "nécessités du monde", qui lui est de plus en plus financiarisé, mais aussi du fait que "la gauche" (ici encore, au moins en France) n'a jamais bien su aborder les questions - pourtant cruciales - de Sécurité ou d'Immigration. Loirsque je regarde la "flambée" d'Aube Dorée, je me demande si la notion de "Sécurité Nationale" n'a pas été un peu délaissée par la gauche grecque. Et je me demande donc si Tsipras n'interpelle pas cette distinction sommaire en l'évitant et en s'en servant tout en disant : Il y a ceux qui sont pour l'austérité (du coup il met le PASOK et la ND dans le même sac) et ceux qui sont contre l'austérité (SyRizA). De ce fait, son électorat possible se retrouve non plus dans la distinction géométrique gauche/droite (apologie ou non de la sécurité, de la lutte contre l'immigration...) mais uniquement dans une distinction pour ou contre l'austérité. Il me semble évident qu'il présente un programme d'action identifié "à gauche", mais il se donne aussi de très grandes marges de manoeuvre pour faire évoluer son discours dans le temps (et donc repenser toute alliance sur des bases régénérées)

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Je ne suis pas très cultivé sur les autres "profils" des différents partis politiques en Europe, mais, pour ne parler que de la France, le programme économique de Sarkozy et celui de Hollande ne diffèrent pas tant que ça...parce qu'ils sont plutôt germanophiles et austéritaires tous les deux. Même si Hollande annonce depuis le début la nécessité d'une "relance économique", les modalités de cette relance restent floues. Et c'est l'impact du Front de Gauche qui a contraint Hollande à se démarquer un peu d'une trop grande "Merkelisation" de son discours. Aujourd'hui, nombre de politiques voudraient être élus pour être légitimes mais préfèreraient "gouverner sans le peuple" pour équilibrer leurs comptes publics. Tsipras tranche dans le vif en disant ouvertement qu'il remettra en question l'impact des banques sur le Politique. Outre l'effet électoral, il sera peut-être le premier homme public a pouvoir le mettre en ouvre. Mais en attaquant le poids du Financier, il fait plus qu'être "de gauche", il restaure la priorité du Politique sur le Financier.

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La Chine ou la Russie sont-elles "de gauche" ? Difficile à dire, non ? Ce sont des pays où le Politique dirige le Financier. Leur principal objectif commun, à l'heure actuelle, est d'annihiler l'effet dévastateur de la déraison financière de Wall Street. Cela n'en fait pas des systèmes gauchistes mais renouvelle l'équilibre des rôles entre les pouvoirs financiers et politiques, tels qu'on les vit en Europe ou aux USA. J'ai le sentiment (en toute subjectivité) que c'est ce type de relation Financier/Politique dont s'inspire Tsipras (je n'essaie pas de dire qu'il veut inféoder la Grèce à la Chine ou à la Russie, hein Rigolant).

 

Ajout

Je viens de parcourir l'article mis en lien (pfff, je ne l'avais même pas lu. Trop à lire sur Médiapart Sourire).

C'est extrêmement clair :

1) Autonomie monétaire par restauration de la capacité à fabriquer de la monnaie

2) Equilibre les comptes et balances de paiement

3) Restaurer la notion de partage des richesses

C'est un discours autonomiste bien plus qu'un discours de droite ou de gauche. Accessoirement je partage ses points de vue.

Nota : Remarquez cette position de Juncker (président de l'Eurogroupe). Ce qu'elle a de remarquable c'est que, pour la première fois, combien la Grèce doit payer est moins important que comment elle peut payer. C'est à dire que le sens de choses est plus important que leur montant en euros. C'est une position qui n'est plus bancaire, mais politique. C'est une position "délicatement favorable à Tsipras". C'est une porte entreouverte, donc. Le jour où il sera admis que ce n'est pas le montant de la dette grecque qui est prioritaire mais le maintien de la Grèce dans l'eurozone, l'identification des modalités de remboursement (mais très certainement aussi le montant à rembourser) seront très vite réglés, et de façon consensuelle.

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Qui ne veut rien faire désigne des coupables, qui veut agir trouve des moyens. Tant que la Grèce sera désignée comme coupable, cela signifiera que l'UE restera dirigée par des gens qui veulent que rien ne change (Lobbies + Financiers aux commandes). Dès que l'on s'attachera à trouver des moyens, tout deviendra très simple à définir et à mettre en oeuvre. Ce n'est pas d'un "Qui ?" dont on a besoin, mais d'un "Comment ?".

@ SAMINES

Vous posez de nombreuses questions cruciales qui nécessiteraient presque une thèse pour y répondre et je n'ai pas la prétention de le faire...

En résumé, il est important de voir quelle définition vous donnez à la notion de "gauche" et de "droite" et en fonction de cette première étape voir si vous adhérez au clivage gauche/droite. Dire que la Chine ou la Russie sont de gauche est en effet sans objet, cette formule n'a pas de sens. La Chine, la Russie, la France, les Etats-Unis et la plupart des Etats du monde sont des Etats capitalistes, comprenant toutefois des populations, des rapports sociaux et des structures institutionnelles différents, qui se battent pour assurer leurs intérêts.

S'il s'agit de dire que l'utilisation à tort et à travers des termes de gauche et de droite, sans leur donner un contenu concret et en les maniant de manière incantatoire abouti à les vider de sens, je suis d'accord. En revanche, le fait que les termes sont employés à mauvais escient ou qu'il y a des angles morts dans la pensée de gauche ne signifie pas à mon sens que le clivage est dépassé.

Pour revenir à la Grèce et à Syriza : Syriza est un mouvement réformiste de gauche qui se positionne comme tel. S'agissant des questions de sécurité et d'immigration, vous risquez d'être déçu si je vous dit que Syriza est :

- internationaliste ;

- considère que l'immigration est un faux problème, du moins de la manière dont il est posé dans les médias qui alimentent un discours xénophobe : la solution n'est pas dans la fermeture des frontières ni dans le rejet des immigrés, légaux ou pas. Il propose les mêmes droits pour tous les immigrés et, aux antipodes presque de l'Aube dorée qui affirme "il n'y a pas d'immigration légale, tous les immigrés sont illégaux", Syriza dit "il n'y a pas d'immigrés illégaux". il fait clairement le lien entre l'exploitation des immigrés et les attaques portées aux droits sociaux des travailleurs grecs ;

- sur les questions de sécurité, Syriza est très ouvert sur les questions relatives à la Turquie et à la Macédoine, s'inscrivant en faux contre les dogmes des conservateurs et d'une partie de la population qui voit des ennemis partout autour de la Grèce (notamment les Grecs indépendants et l'extrême droite). Il dénonce par ailleurs de manière régulière l'impérialisme US, ainsi que la passivité de l'UE dans le dossier palestinien ;

- concernant la sécurité intérieure, Syriza propose de démanteler les corps spéciaux type CRS.

Pour conclure, même si Syriza aspire à toucher un plus vaste public que le "peuple de gauche", il s'adresse à lui sur la base d'un programme qui est relativement clair sur le plan politique même si au sein de la coalition coexistent des courants modérés et d'autres plus radicaux.

Enfin, il ne faut pas négliger le fait que Syriza a accru sensiblement son scrore lorsqu'il a affirmé clairement en fin de campagne qu'il souhaitait former un gouvernement de gauche, en rupture avec les gouvernements qui se sont succédés depuis 1974 et qui ont totalement décrédibilisé toute la classe politique.

 

Vous posez de nombreuses questions cruciales qui nécessiteraient presque une thèse pour y répondre et je n'ai pas la prétention de le faire...

Moi non plus, bien entendu. Comme vous le dites, il faudrait une (voire plusieurs) thèse(s) Rigolant.

J'ai tout bien lu et vous rejoins complètement (ou ai bien compris lorsque je ne savais pas). J'ai peut-être été trop "prospectif". Une sorte de maladie congénitale. Sourire

Rigolant

La température aujourd'hui était... bien :) 28, 29. Je ne fais plus gaffe, j'ai mis les pantalons au placard et je vis ma vie en short :)

Donc, avec ou sans oignons la salade grecque ? (précision, je ne paye pas l'aller/retour :) )

Ah ba la salade grecque...à la grecque hein !

Rigolant

je vis ma vie en short

Veinard. moi j'étais au soleil, mais en pull...(bon, sans moumoute, faut pas exagérer non plus)

.

J'ai cru comprendre que JJMU partait à Athènes je ne sais plus quand. Possible que je profite du bus, si je le peux. Sourire

Sourire

moi aussi, Okéanos, mais moi, en plus, je vais à la mer, du boulot, en un quart d'heure. A pied! :)

hé hé

le premier (la première!) qui arrive a le droit de choisir la tomate qu'il (elle...) cueillera, du potager direct (bon là j'exagère, il est encore trop tôt, tout de même). (et puis faudrait monter la cuisine, pour l'instant, y a pas de meubles, on attend de savoir quel gouvernement on aura).

(précision, moi non plus je ne paie pas l'aller/retour, mais j'ai de quoi accueillir, avec piano, accordéon, guitare, et... salade grecque)

 

Hahaha, c'est un vrai rassemblement médiapart qui se profile!

A Thessalonique c'est la tempête ces derniers temps. 30°C et d'un coup grosse pluie orage etc... Pas terrible.

Je me réserve le droit d'émigrer à Chania ou dans mon secret spot des cyclades (ca reste encore du domaine du rêve), alors, en prévision, j'ai planté les tomates sur le ... balcon :  expérience culinaire non garantie, mais ca rajoutera un peu de couleur :)

Pour la plage, la capitale, c'est franchement pas les cyclades ou le peloponnèse, mais par contre je suis à 15 minutes à pied de Syntagma, pour le bain de ... foule les jours de manif (ce qui se précise a priori pour bientot d'ailleurs) :) 

Evia n'est pas mal non plus........ Sourire

Mouais enfin il l'a surtout dit symboliquement que le SyRizA n'existait plus, manière de dire qu'il est ouvert à tout le monde.

Il le disait déjà avant ça, que c'était une grande coallition de gauche etc...

@ Mehdi Zaaf

Tout est symbolique alors mais bon il a clairement annoncé que le Syriza du 5 mai n'existe plus (ο ΣΥΡΙΖΑ της 5ης Μαΐου δεν υπάρχει πια), indiquant ainsi qu'une page était en train de se tourner et il a affirmé sa transformation en un parti en bonne forme.

Les références auxquelles vous faites allusion s'inscivaient justement dans le cadre du débat de savoir si Syriza devait rester une coalition, quelle place pour ses composantes, quelle possiblité pour adhérer directement à Syriza sans faire partie d'une des composantes etc. Là, il semble indiquer que ce débat est en train de s'achever.

http://blogs.mediapart.fr/blog/giuliettalasubversive/140512/emission-cdans-lair-vous-avez-dit-croissance-ecoutez-nicolas-

Émission c'dans l'air Vous avez dit croissance ?

http://www.france5.fr/c-dans-l-air/europe/vous-avez-dit-croissance-36113

Écoutez Nicolas Beytout le suppôt des Bilderberg faire son chantage à la Grèce.

Aucun des économistes, présents sur le plateau,  lui a raffraichi la mémoire en lui rappellant la responsabilité de Goldman Sachs derrière la crise de 2008 dont tous les pays subissent les rebonds.

Goldman Sachs, enquête sur une société secrète

http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/05/11/goldman-sachs-enquete-sur-une-societe-secrete_1698970_3234.html

Ils accusent  les grecs d'avoir triché, en oubliant que Goldman Sachs a trafiqué les comptes de la Grèce,  et spéculé sur l'Espagne après leur avoir ejecté des produits bancaires toxiques, mais que peuvent-ils trouver comme prétexte pour accuser les espagnols, les italiens, les portugais ?

JP Morgan vient de flamber 77 milliards de dollars, l'équivalent du prêt de la France et de l'Allemagne, à la Grèce. La BCE a prêté 1000 milliards d'euros aux banques, qui prêtent pas aux entreprises,et il faudrait payer pour "l'Europe de la finance", et céder au chantage "de la finance de l'ombre"..qui refuse la croissance par la dette, mais qui reçoit des prêts de la BCE dirigé par un membre des Goldman Sachs-Bilderberg, qui a imprimé 1000 MILLIARDS d'euros prêté à 1,5% et reprété à 20% aux grecs...

Qui sont les puissants qui manipulent nos dirigeants 

Les bonnes pages du livre Politicus circus dans l'Express

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/qui-sont-les-puissants-qui-manipulent-nos-dirigeants_1077606.html

 Groupe Bilderberg Analyses et dévoilements

http://fr.wikipedia.org/wiki/Groupe_Bilderberg

Lors de la réunion du groupe Bilderberg à Torquay en 1977, le journal Libération publia une analyse de Roger Mennevée affirmant que ce Groupe envisageait d’instaurer un gouvernement mondial dirigé par les Etats-Unis, qui comporterait l’abandon des souverainetés nationales, l’instauration d’une planification technique de l’économie, et l’établissement d’une monnaie internationale20. L'ex-agent d'un service de renseignement espagnol, Luis M. González-Mata, en 1979, dans son livre, Les maîtres du monde, est l'un des premiers à dévoiler l'existence et le fonctionnement du Groupe Bilderberg21.

Comment depuis 1929 "la pieuvre" Goldman Sachs, pille les peuples, et les Etats du monde entier

Nouvelle bulle boursière : bientôt un nouveau krach ?

 La grande machine à bulles américaine

 Matt Taibbi

 Rolling Stone – juillet 2009

Des actions technologiques au prix élevés de l’essence, Goldman Sachs a fabriqué toutes les manipulations du marché depuis la Grande Dépression – et elle s’apprête à recommencer.

 La première chose qu’il faut que vous sachiez sur Goldman Sachs, c’est qu’elle est partout. La banque d’investissement la plus puissante du monde est une formidable pieuvre vampire enroulée autour de l’humanité, enfonçant implacablement son suçoir partout où il y a de l’argent. En fait, l’histoire de la récente crise financière, qui est aussi l’histoire de la chute de l’Empire américain ruiné par des escrocs, se lit comme le Who’s Who des diplômés de Goldman Sachs.

En complément :

La banque Goldman Sachs gagne depuis 1929 et place ses alliés à la tête des états

 

Nicolas Beytout en 2008.

Nicolas Beytout, né le 8 juin 1956 à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), est un journaliste politique , éditorialiste français. Il est directeur de la rédaction des journaux Les Échos de 1996 à 2004 et du Figaro de 2004 à 2007. Il est PDG du Groupe Les Echos, le pôle média de LVMH, de fin 2007 à septembre 2011.

Fonctions

Il est membre de la Commission Trilatérale, et a été invité à de multiples reprises (en 2001, 2003, 2004 et 2005) à la réunion très discrète du Groupe Bilderberg.

Il a aussi été membre du Comité national de l'Euro. Il est membre du Conseil d’Administration de la Fondation de France, du Comité scientifique de la Chaire de Régulation à l’Institut d’Études Politiques de Paris et du Comité d’Éthique du MEDEF2.

Il fait partie du conseil d'administration du musée d'Orsay depuis 2004.

bonjour tous,

je n'ai pas le temps de fouiller davantage, juste une alerte: les indignés marcheurs se sont installés sur la Place Syntagma, dont ils ont été délogés par une force de police importante (qui ne savait pas qui ils sont, il faudrait les informer un peu, les gars...:) ). J'en suis restée à l'épisode "on m'interpelle tout ce ptit monde-là".

Merci à ceux qui en ont le temps et l'envie de chercher, une vidéo circule sur youtube, moi j'en ai posté une sur fb, mais... on n'y voit franchement pas grand chose.

à +, toutes et tous,

et ceux qui disent qu'on ne bosse pas en Grèce, vous me les envoyez par ici!

Merci pour ces précisions! J'ajoute tout cela sur mon fil d'actualité.

Bonjour,

La situation demeure confuse ce matin :

- notamment depuis le psychodrame qui se déroule hier au sujet de la position des GI. Les GI auraient diffusé en off deux documents, l'un rappellant leurs positions (remise en cause de l'austérité, audit de la dette, etc.) mais aussi un second indiquant qu'ils seraient prêts à soutenir un gouvernement de coalition de courte durée (6 mois) en cas de danger pour le pays ou pour des raisons de sécurité nationale. Les conditions posées sont les suivantes : attribution au GI de la Défense, 2 postes de vice-pdt du gouvernement, des postes au sein de la société d'hydrocarbures.

Les GI ont réagi violemment à la diffusion de ce document le qualifiant de faux. Or, la Présidence de la République a officiellement reconnu l'existence de ce document...

- la réunion des chefs de partis de 14h locale réunira ND, Pasok, Dimar, GI et Syriza. Le PC a indiqué qu'il n'y participera pas et l'Aube dorée n'est pas conviée ;

- le climat lors de l'Eurogroupe hier soir à Bruxelles était très lourd. Son président, J-C Juncker a laissé entendre que le programme d'austérité pourrait être étendu dans le temps afin de lui donner plus de souplesse mais qu'il devrait être appliqué dans son intégralité;

- en effet ce matin il y a eu des arrestations de militants étrangers (français, italiens, espagnols) et grecs qui avaient campé place Syntagma

http://www.dailymotion.com/video/xqu7mj_yyyyyyyyyy-yyy-yyyyyyyy_news?start=101

Merci pour ces détails, je peux utiliser vos précisions sur mon live? J'avoue que je suis un peu perdu avec cette histoire de GI.

Je viens d'actualiser mon billet!

Oui bien sûr !

"Les GI ont réagi violemment à la diffusion de ce document le qualifiant de faux. Or, la Présidence de la République a officiellement reconnu l'existence de ce document..."

Eh bien c'est d'un simple ! (suffit-il de déterminer qui ment ?)

mon avis, humble: Panos Kammenos, ancien député de la Nouvelle Démocratie, grande gueule, est parti avec pertes et fracas, mais surtout des profits, lors d'un désaccord profond autour de la question du mémorandum. Il a construit son fonds de commerce sur son opposition nette et intransigeante aux mesures d'austérité et aux mémorandums, depuis le début, pêchant dans les eaux bleues de la f(r)ange la plus nationaliste de la droite grecque. Il ne PEUT pas revenir sur sa parole sans se décrédibiliser totalement; mais aimerait bien, tout de même, entrer dans un gouvernement, surtout en tant que ministre de la défense. Et ne veut pas être tenu pour responsable de l'installation d'un gouvernement de personnalités (à la Monti, quoi)... ni de la nécessité, si cela ne se faisait pas, de tenir de nouvelles élections.

Calculs électoralistes, manoeuvres pour accéder au pouvoir. Point.

Je partage totalement ce point de vue

De même! Kammenos, est comme beaucoup d'autres un opportuniste de première, qui a utilisé un créneau politique pour se démarquer des autres, ce qui ne change rien à ses ambitions: faire partie d'un gouvernement.

La classe politique grecque me dégoute par moment.

merci Mehdi, tu fais un beau boulot :)

précisions: selon la presse officielle, il s'agit d'"interpellations". On appréciera la nuance (les "interpelés", surtout).

oui un superbe boulot .. et il faut relayer son fil au maximum .. c'est ce que j'essaie de faire depuis 48 H . 

Merci beaucoup!!

Précision sur les GI : la rencontre avec le Président de la République est annulée suite probablement à l'imbroglio concernant le non papier.

En revanche, le leader des GI devrait assister à la réunion des chefs de parti avec ND, Pasok, Dimar et Syriza.

Des informations divulguées dans la presse font état de profonds désaccords au sein des GI sur le non papier en question et laissent sous-entendre que la revendication de postes au sein de la société d'hydrocarbures n'y est pas pour rien...

Et une petite vidéo: c'était assez violent.

http://t.co/QC7hS8VH

Merci.

N'oublions pas qu'une bonne partie des forces de l'ordre soutient probablement l'Aube dorée et qu'ils s'entraînent régulièrement sur les manifestants et les immigrés

Les manifestants: Une chance sur deux d'avoir à faire à un policier néo-nazi, l'autre chance doit pas être super-enthousiasmante non plus. Ambiance!

@Mehdi

Il est utile  de savoir que dans les objectifs  affichés de l'allemagne et de la Troika et de ceux qui exécutent leurs consignes,  le droit de manifester fait partie des interdictions prioritaires ... 

C'est pas étonnant.

En tout cas ces arrestations violentes, pile le jour où ont lieu des négociations pour composer un gouvernement injuste montrent bien que la situation politique et sociale grecque est instable.

Soit ils l'ont fait volontairement, pour provoquer. Soit ils ont montré par ces arrestations combien ils ont peur d'un mouvement social de grande ampleur.

Très honnetement, j'ai peur de ce qu'il pourrait se passer dans les jours à venir, en particulier si un gouvernement est formé...

Depuis les manifestations des indignés de l'été dernier, la police a un objectif clair : ne laisser personne s'installer Place Syntagma.

C'est une des raisons pour lesquelles le seul fait de manifester devant le Parlement, peu importe l'attitude pacifique des manifestants, est plus ou moins rapidement réprimé de manière violente, en fonction de leur nombre.

Si un gouvernement est créé en effet il y aura des mobilisations, donc ils se mettent en ordre de bataille.

Pour faire suite à la discussion d'hier, la Grèce a finalement "décidé" de payer l'obligation de 435 M€ qui arrivait à échéance aujourd'hui...

La réunion des chefs de parti s'est terminée sur un échec.

Il n'y aura plus d'autres négociations et un gouvernement expédiant les affaires courantes sera mis en place demain dans la perspective de nouvelles élections.

 

 

Nouvelles élections, le Syriza selon les sondages, majoritaire + Bonus, mais il ne pourra toujours pas gouverner, avec qui va-t-il construire la future alliance pour le faire?

Version optimiste: Tout dépend de son score! Il peut très bien arriver 1er parti!

Version pessimiste: On repartirait comme cette semaine dans des négociations sans fin, et (encore) de nouvelles élections?

Version neutre: Tous ceux qui l'ont critiqué pourraient le rejoindre, comme DimAr par exemple, et former un gouvernement.

A mon avis, les candidatures vont affluer dès qu'il aura (si SyRizA sort vainqueur des élections) exposé son programme. Ce sera une question de dosage.

C'est toute la question.

Très probablement Syriza va à nouveau s'adresser au PC (qui selon les mêmes sondages perd une partie de ses électeurs au profit de Syriza) mais en l'état actuel des choses peu de chances que cela aboutisse. La main sera tendue aussi aux écologistes (2,9%) et à l'extrême gauche ANTARSYA (1,2%).

Sinon Dimar et Pasok représentent un réservoir de votes mais difficile là aussi que ces partis se coalisent avec SYriza non seulement du fait de leurs divergences politiques mais aussi en raison des noms d'oiseau qu'ils s'échangent, les deux faisant porter la responsabilité de nouvelles élections sur Syriza.

Donc nous sommes en pleine incertitude et il faudra suivre les évolutions dans les prochains jours.

Côté droite, ND va essayer probablement de réintégrer ou de coaliser le centre-droit et les libéraux qui sont restés hors du Parlement + rapatrier des troupes des Grecs indépendants et du Laos (extrême droite resté hors du Parlement) mais cela ressemble au grand écart. Mais l'appel du pouvoir pourrait être plus fort...

 

Je suis actuellement entouré de membres d'Antarsya qui me confirment qu'ils ne feront pas de candidature commune avec SyRizA. Ils ne refusent pas de négocier après par contre.

Ce n'est pas étonnant mais attendons de voir ce qui va se passer dans les prochains jours.

 

d'Antarsya qui me confirment qu'ils ne feront pas de candidature commune avec SyRizA. Ils ne refusent pas de négocier après par contre.

Voilà !

D'une part garder les identités jusqu'aux élections. D'autre part envisager que, sous réserve de "convergences intéressantes", une coalition puisse s'effectuer sur des objectifs précis, une fois le résultat des urnes acquis. Ces urnes attribuant alors des "poids" respectifs dans les négociations.

Qu'est-ce qu'ils ont à perdre, selon eux? Comment comptent-ils voir le sort des Grecs s'améliorer?

C’est officiel : de nouvelles élections seront programmées en Grèce. Un gouvernement de transition sera créé demain vers 13h le temps d’aller jusqu’aux nouvelles élections.

http://www.okeanews.fr/live-grece-vers-un-nouveau-gouvernement-de-technocrates-2/

Ce n'est même pas annoncé encore sur le portail Orange par exemple !

J'espère en tout cas que les pressions exercées par les instances de l'Union européenne et les Allemands et leurs alliés dans l'austérité (Autriche, Finalnde, Luxembourg notamment) qui vont s'accroître de plus belle ne vont pas aboutir à une évolution comparable à celle de novembre dernier. 

Pour rappel, à cette occasion l'UE et Merkozy avaient empêché l'organisation d'un référendum puis exercé un chantage non dissimulé pour la formation d'un gouvernement d'experts et de coalition Pasok ND.

Une telle ingérence ne peut plus être acceptée mais il faut s'attendre à tout...

Juste une réflexion comme ça, je viens de regarder, dans tout Médiapart, il y a 5 articles sur la Grèce, dont 2 brèves, et un article qui parle très rapidement de la crise grecque. Les 2 autres sont sur le clubs, les + commentés, le billet de Marie-Laure Veilhan, et le mien.

C'est tout de même hallucinant, qu'un sujet d'une importance capitale comme la Grèce n'ait que si peu de visibilité sur un journal de qualité comme Médiapart. Ce n'est même pas un choix éditorial, étant donné que le peu d'articles sur la Grèce sont les plus commentés, c'est-à-dire que ce qui se passe en Grèce intéresse. Mettre en valeur les articles qui traitent de la Grèce leur rapporterait donc des lecteurs.

C'est incomprehensible.

Avouez votre erreur, et corrigez-là en mettant nos articles en une au moins...

Mehdi, c'est de ce constat qu'est né Okeanews  ;)

@Mehdi ZAAF

C'est une excellente question que vous posez là, mais il n'y a pas de réponse simple (ou tout au moins pas dans mon esprit). Lorsque je vous parlais d'un "autre type de média en ligne", c'est à ce genre de question que je m'intéresse (aussi). Le cas de la Grèce, aujourd'hui, et par exemple à Médeiapart (mais pas seulement, la couverture de la question grecque en France est très pauvre si l'on excepte les déclarations officielles) est flagrant. Dans pas très longtemps, celui de l'Irlande (référendum en septembre) pourrait prendre les mêmes caractéristiques.

.

Il y a la question de la liigne éditoriale, actuellement encombrée (de mon point de vue) par des questions "protocolaires", mais qui satisfont un lectorat (ne pas oublier que le modèle économique d'un journal, Madiapart inclus, est souvent celui d'une entreprise à but lucratif).

Et puis il y a la question de la "couverture". Aucun journal au monde ne peut être partout à la fois. Ou plus exactement, aucun journal ne dispose de suffisamment de journalistes pour être partout.

.

Ce pourrait être une quadrature du cercle, je pense que c'est juste une connexion (dans tous les sens du terme) à effectuer.

@Mehdi Zaaf :

J'irai dans le sens de Samines : Mediapart est encore un petit journal, il ne peut pas être partout sur les fronts internationaux.

Ce que je trouve bien sur Mediapart, c'est l'existence de blogs comme le vôtre, qui peuvent à un moment donné devenir des points de ralliements pour les lecteurs qui veulent s'informer et échanger sur un sujet précis.

Ici les blogs sont vraiment très lisibles et faciles d'accès, grâce au tracker en particulier qui permet de repérer les débats "actifs" (tout en n'obligeant pas   à s'y inscrire !).

Pendant le début de la crise grecque j'allais m'informer sur les fils des articles du Guardian  : mais je trouve bien plus confortable de le faire sur votre blog, en français!

 

Je suis bien sûr d'accord avec vous deux.

Mais ce qui fait la particularité de Médiapart n'est-ce pas justement sa capacité à parler de choses dont personne ne parle?

C'est certain, je prone ma propre église, mais il n'empêche, que depuis que j'écris sur la Grèce, j'ai quand même bien l'impression que les informations que je tente de faire passer sont introuvables autre part sur le web. Ce serait donc justement l'occasion de devenir une référence sur ce qui se passe en Grèce, un pays qui pour beaucoup d'entre nous ne nous laisse pas indifférents.

@Mehdi ZAAF

Ce que vous faites ici, avec Marie Laure Veilhan et Okeanos, sur Médiapart (mais je crois vous l'avoir déjà dit Sourire) est inégalé. Mais nombre de sujets sont mal lisibles. A la fois pour des raisons économiques (nombre de journalistes) et pour des raisons de "ligne éditoriale" (choix de priorités) qui ne peuvent pas être neutres.

.

Ce serait donc justement l'occasion de devenir une référence sur ce qui se passe en Grèce

Cela ne peut pas être l'objectif de Médiapart. Et c'est compréhesible. A l'échelle de la planète, il n'y aurait que des priorités. Ingérable.

C'est donc le mode d'accès à l'information qu'il faut repenser (ou au moins penser autrement) pour que votre suggestion (que je trouve à la fois légitime et pertinente) trouve sa place. Non pas "à la place de", mais "en complément de" Médiapart (pour ne prendre que ce média pour exemple).

Justement vos mettez le doigt sur une idée de cercle vertueux qui pourrait être profitable à tous et sur lequel Medhi et Okeanos s'interrogeaient ensemble sur l'un des trois riche fils "Grec" avec celui de Maue-Laure.

Celui d'un "modèle économique".

Si on considère que :

1) Mediapart ne peux se payer des journalistes sur place

2) le côté participatif fait que la qualité de productions blogs + commentaires, est (parfois|souvent) supérieure à une brève qui peine à s'étoffer en blog

3) si l'indexation est bien realisée (ou optimisée dans ce but), les moteurs ramènent du trafic vers les blogs "gratuits" de Mediapart, lui amenant une traction commerciale non négligeable 

3bis) on peut tenir le même raisonnement pour des liens sortant vers des sites externes  (e.g cas Okeanews)

Il pourrait don être intéressant pour tous, que Mediapart propose une relation à définir -- qui pourrait se baser sur une rémunération de type "piges" -- pour des articles du niveau de qualité de nos amis Grecs (je pense aussi à nos amis Tuniens, Égyptiens et surtout Syriens) et un accord de type "track-back" vers leurs propres sites, permettant leurs propres choix de modèle (point 3 et 3bis dans chaque sens).

On serait alors dans un modèle de biotope journalistique/delegués/lecteurs participatifs qui correspondrait toujours aux idées fondatrices de Mediapart, mais amènerait une dimension durable et moderne de cercles économiques que je qualifierais de "polinisateur".

Un peu sur le modèle de la discussion sur l'article de Nicole N sur "le jardinage sans bêcher" où l'on explique que la diversité d'un biotope le rend plus fort et surtout durable (regardez la vidéo c'est lumineux).

En plus, de savoir que nos amis, sont récompensés de leurs efforts, le fait de faire la nique à ces odieux exploiteurs du Huffington Post ou au rachat de rue89 par "je-neveux-pas-les-nommer", serait une démonstration plutôt plaisante de la pertinence du modèle "Mediapart".

My 2 cents

 

Je vous rejoins complètement sur l'Idée, Whisky. Un seul "hic" : cela subordonne cette évolution à un choix de le part de la direction de Médiapart. Non pas que je doute de quoi que ce soit (là n'est pas la question) mais cela inféode cette initiative et d'autres qui lui ressembleraient et donc à une ligne éditoriale...et c'est là que (si je me met à la place de la direction de Médiapart) je m'interroge sur le "Comment ?" comme sur le "Pourquoi ?" (au sens "est-ce cohérent avec le Projet de l'Entreprise ?"). Et bien entendu je n'ai aucune réponse à ces questions.

Cela dit :

1) Il me semble ultra-pertinent d'envisager "d'adosser" cette idée à Médiapart, donc de l'interroger officiellement sur la foi d'une organisation (et donc d'un modèle économique) aussi bien cadré que possible.

2) Je ne sais rien des termes stratégiques et économiques de la collaboration entre @rrêt sur image et Médiapart, mais il y a peut-être à explorer quelque chose dans cette direction. Envisagent-ils, par exemple, d'abonder financièrement au développement d'une filière média via un financement de type "fonds corporate" ?

3) Etant, à titre personnel, affligé d'un indépendantisme parfois maladif, c'est à un scénario "à tiroirs" (envisageant les différents cas de figure) et donc faisant aboutir l'Idée indépendamment de la réponse de Médiapart que je faisais allusion.

Débat très intéressant :)

Mon point de vue (vécu) :

Je ne sais pas dans quelle mesure Mediapart pourrait nous aider dans la poursuite de cette activité chronophage et (pour le moment) totalement bénévole.

Concernant Okeanews, j'ai créé ce site initialement tant j'avais honte des avis et commentaires des médias traditionnels concernant la Grèce durant l'été 2011 (les grecs fraudeurs, tricheurs, paresseux). Après plusieurs billets chez Olivier Berruyer, le déclic a vraiment eu lieu après la publication d'un billet chez Rue89 ou une partie du contenu (notamment celui qui concernait la police et le groupuscule qui attise les violences pendant les manifs, en partie issu de l'aube dorée d'ailleurs) a été dégagé. L'article en question en avait perdu son intérêt, sans parler du titrage que je n'ai pas vraiment pu négocier et qui modifiait le sens de l'article. J'avais carte blanche chez Olivier Berruyer, ou je poste encore de temps en temps, mais je n'avais pas la maitrise de l'outil qui me permettait de pousser une info d'importance au moment de mon choix (et puis, je voulais monter mon site a moi sur la Grèce, car 1. je ne voyais rien qui soit dédié au sujet 2. j'avais les compétences et l'envie pour le faire :) ).

La suite d'Okeanews n'est pas simple : mon objectif est de faire de l'enquête et du reportage (suivre l'info via les réseaux sociaux ou des sites pertinents pour les lives, c'est bien, mais 1. on ne met plus le nez dehors et 2. les infos sont régulièrement reprises ailleurs sans forcément être cité) tout en continuant ce travail de suivi de la l'actualité principale en Grèce. Seul hic, c'est impossibile de conjuguer les 2 en étant seul. J'ai pourtant des sujets sous le coude qui pourraient intéresser Mediapart (ce que j'ai évoqué à Edwy Plenel sans avoir eu de réponse pour l'instant). J'ai aussi contacté Arte pour proposer un reportage... sans suite. 

Je considère (sans tomber dans le nombrilisme aigu) qu'Okeanews est LE site français d'infos sur la Grèce. J'ai eu de nombreux messages de français habitants en grèce (et ailleurs) qui me remerciaient de l'existence de ce site ("la seule manière de vraiment suivre ce qui se passe en Grèce", "bien loin des mensonges cités dans d'autres médias" etc). Je reçois encore des messages de soutien, m'incitant à poursuivre le travail etc. C'est pour le moment ce qui me tient encore en éveil. Mais j'ai de nombreuses fois pensé à jeter l'éponge (Mehdi peut téougner, suivre la politique grecque c'est é-pui-sant). Et puis, devant le drame qui se joue, je me suis dit que je n'en avais pas le droit : puisque personne d'autre ne le faisait jusqu'à maintenant, je devais m'y coller.

Je me rend compte aujourd'hui que cela fait plus de 10 mois que toute mon activité est dédiée à ce sujet, pour ... 300€ de donation depuis l'existence du site (décembre 2011). Mon taux journalier est donc le plus bas du monde (a 10h par jour en moyenne depuis le mois d'octobre dernier sans vraiment de w-e, je vous laisse faire le calcul) :) 

Autre idée pour tenter de vivre de ce qui est devenu une passion (la Grèce et son actualité) : un bouquin ou un court métrage. Mais là encore, comment poursuivre okeanews et se rajouter une activité supplémentaire ? 

Je pense qu'un jour ou l'autre, je serai contraint d'arreter pour ... bouffer. J'ai encore quelques semaines devant moi, mais l'échéance approche. 

Je pense que tout le problème d'une rédaction comme Mediapart est la "rentabilité" des journalistes de la rédaction. Et concernant la Grèce, tant que l'actu est importante et peut avoir un effet sur l'Europe, cela peut se justifier, mais que va-t-il se passer quand la tempete des dettes souveraines va faire plonger l'espagne ou le portugal ? Dès que le point focal de l'actualité va se détourner de la Grèce, l'intérêt de la partie grecque d'une rédaction s'affaiblit (et c'est d'ailleurs tout le pb, car l'actualité grecque, elle, ne s'arrete pas, et reste riche d'enseignement pour tous les autres pays).

En tout cas, si Mediapart veut aider, je crois que nous avons de quoi créer une équipe motivée :) 

Petit point météo : il fait un peu frais à Athènes avec un petit vent sans doute venu du nord. Je suis toujours en short, mais contraint de mettre un  petit pull :)

Petit point stats okeanews (depuis début janvier) : 62 306 visites (32 127 visiteurs uniques) et 138 248 pages vues. Pas si mal pour un site qui a 6 mois d'existence sur un sujet unique qu'est la Grèce :)

 

Merci pour votre réponse gorgée de réalité, c'est à dire de quotidien. Et ce qui est pénible, dans le quotidien, c'est que c'est tous les jours.

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Cela fait quelques semaines que je "médite" sur les questions que les uns et les autres soulevons. Et la situation de la Grèce (et sa couverture médiatique) est une parfaite illustration de cette difficulté à trouver l'info recherchée malgré la profusion de média et les considérables possibilités qu'offrirait une lisibilité "transparente" de l'information. Ici encore, accuser qui que ce soit de quoi que ce soit m'indiffère, il ne s'agit ni de refaire le monde ni de réinventer l'eau chaude mais de se dire que le web 2.0 est loin d'avoir fourni toutes les solutions de communication (donc de diffusion des informations) qu'il peut proposer. La question n'est pas forcément technique, à mon avis, mais organisationnelle (je vais même préciser : "collaborative").

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Si vous en êtes d'accord, je vous propose (au plus tard demain matin, ce soir peut-être) de mettre en billet "l'état de mes réflexions" afin à la fois :

1) De voir comment agir. Méditer, réfléchir, c'est sympa, mais s'il n'y a pas action, même dans l'erreur, on n'avance pas.

2) De réunir dans un fil spécifique ceux qu'une telle réflexion intéresse. Se compter et fédérer autour d'une Idée-projet, donc.

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J'ai bien parlé de "l'état de mes réflexions". Je me trouverais extrêmement prétentieux d'envisager avoir LA solution, hein. Sourire. Il y aura des imprécisions, des doutes, des questions et des suggestions (et même de mauvaises idées Rigolant).

Je mettrai à priori (et en toute subjectivité) vous-même, Mehdi ZAAF, Marie Laure VEILHAN et Whisky en destinataire d'un mp spécifiant ce billet. A notre charge ensuite d'élargir autant que possible le nombre de débatteurs à concurrence des gens intéressés.

Bonne idée : j'attends dont le message de mise en ligne du billet :)

 

partante :) ... dans la mesure de ma disponibilité (j'apporterai un mot signé de mes enfants pour mon déménagement, pour commencer!)

Okéanos, je viens de lire vos difficultés, qui ressemblent à celles que nous vivons tous (ma situation n'est pas meilleure non plus, ni celle de ceux qui participent à ce fil de commentaires, j'en suis certain). Il nous reste encore quelques semaines d'efforts.

Les contacts avec les journalistes de Mediapart n'ont pour le moment encore rien donné de très productif en ce qui me concerne à propos des informations précises sur la réaction populaire contre la dette publique (et pas qu'en Grèce !...). Peut-on espérer davantage ?... Je voudrais, oui... Mais en attendant, il faut vivre...

Je n'ai rien à vous donner, que le livre auquel vous avez collaboré : je vais aller à la rencontre de personnes capables d'informer sur les moyens de vivre de manière autonome et indépendamment des institutions liées à la grande finance d'affaires.

Je passerai à Athènes entre le 18 et le 21 juin. Voulez-vous qu'on se croise ?...

Jean-Jacques M’µ

 

 

Bien sûr que l'on va se croiser lors de votre venue : il faut partager les bonnes adresses d'Athènes :)

 

Merci pour cette veille.

Γαλλική στήριξη του ομίλου και ΣΥΡΙΖΑ Αλέξης Τσίπρας.URGENCE - APPEL A L'AIDE DE GRECE !!!
Ce Groupe sera sur la page officielle d'Alexis Tsipras du parti Syriza, afin de lui témoigner notre soutien contre les attaques dont ils sont l'objet : REJOIGNONS CEUX QUI VONT DANS LA MÊME DIRECTION : DÉFENDRE L'HUMAIN ET LE RESPECT DU PEUPLE. AGISSONS, IL N'EST JAMAIS TROP TARD !!!
CherEs camarades, La situation en Grèce est de plus en plus critique. Syriza et Alexis Tsipras sont le cible des pressions et d'attaques inimaginables par tous les grands médias et l'ensemble des autres partis pour qu'ils renoncent a leurs engagements de ne payer la dette et d'annuler les mesures d’austérité, mais pour le moment ils tiennent bon. Et cela bien que les autres partis et organisations de la gauche grecque persistent a ne pas exprimer la moindre solidarité a Syriza et Alexis Tsipras, quand évidemment ils ne les attaquent pas (c'est le cas surtout du PC grec) avec une violence inouie.

Grèce: 700M€ retirés des banques hier

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/05/15/97002-20120515FILWWW00920-grece-700m-retires-des-banques-hier.php

Les retraits d'argent dans les banques grecques ont atteint 700 millions d'euros hier, a indiqué le président de la République Carolos Papoulias aux chefs des partis politiques grecs qu'il a reçus, selon les actes publiés aujourd'hui sur le site de la présidence.

"Lors d'un entretien téléphonique avec le gouverneur de la Banque de Grèce, Georges Provopoulos, ce dernier m'a informé que la situation des banques était très difficile" et "que le système bancaire était actuellement très faible".

"Les retraits ont atteint la somme de 700 millions d'euros jusqu'à 16 heures lundi (13 heures GMT)", a déclaré Carolos Papoulias, estimant par ailleurs que "la situation" serait "pire au cours des deux prochains jours".

"M. Provopoulos a dit qu'il n'y avait pas de panique mais qu'il y avait une grande inquiétude qui pourrait se transformer en panique", a ajouté Carolos Papoulias.

L'inquiétude est provoquée par l'incertitude politique qui a suivi le scrutin législatif du 6 mai, au cours duquel aucun parti n'a reçu de majorité, plongeant le pays dans une paralysie politique.

Le chef de l'Etat a présidé hier et aujourd'hui des réunions des chefs de partis, tentant en vain de former un gouvernement de coalition. Finalement, le pays doit avoir recours à de nouvelles élections en juin.

En février, l'ancien ministre des Finances, Evangélos Vénizélos, avait chiffré à quelque 16 milliards d'euros les sommes déposées à l'étranger depuis 2009, début de la crise de la dette, dont "32% dans des banques au Royaume-Uni et 10% dans des banques en Suisse"

Entretenir, et au besoin créer la peur, provoquer la panique, focaliser l'attention du plus grand nombre sur des faits sans réelle importance, tout celà relève de procédés bien rôdés, qui fonctionnent toujours, pour aliéner les êtres humains et en faire des moutons.

Pendant ce temps-là, les mêmes ou leurs complices font passer au Parlement, en catimini, des "réformes" et des "modifications de lois" qui nous promettent des lendemains encore plus douloureux. Sans que rien, ni personne, ne bouge. Moi comprise, d'ailleurs. Je travaille dix heures par jour, il ne m'en reste pas beaucoup pour subvenir à mes besoins personnels et m'informer comme je voudrais et devrais le faire. Je reste avec la certitude qu'ils mentent, en général, sans toutefois pouvoir mettre le doigt, à chaque fois, sur la nouvelle arnaque qui se joue sous mon nez.

Il n'y a aucun véritable danger en Grèce, que celui de voir se perpétrer ce régime dictatorial de la finance qui nous suce jusqu'à la moelle et nous fera crever de faim avant de faire mea culpa. Pas moyen d'avoir une information fiable via les médias principaux, qui restent scotchés à une actualité fabriquée de toute pièce et retransmettent, sans même faire semblant d'y ajouter un brin d'objectivité, les diktats venus d'en haut. Provopoulos, gouverneur de la Banque de Grèce, n'a qu'un but: s'assurer qu'un gouvernement conforme à ses vues lui permettra de faire ce qu'il a toujours fait: s'enrichir sur le dos des pauvres. Il lui faut donc, à tout prix, convaincre les Grecs (avec l'aide de Lagarde et cie) de "bien voter". Oui, ça ressemble étrangement au cas de l'Irlande lors du référendum: tant qu'on n'aura pas "bien voté", on nous fera réécrire notre copie. Ou bien on passera au plan B: guerre civile généralisée, dans le genre "on efface tout et on recommence, font vraiment ch... ces Hellènes!" Des voix -que je sais sérieuses par ailleurs- commencent à évoquer ce scénario terrifiant, où l'on laisse le "peuple" (=ceux qui ne décident de rien) s'entredéchirer pour mieux ramasser les miettes. Bon, pardon, je suis de mauvaise humeur... j'aime la Grèce, ma vie ici, mais bon... on fatigue parfois devant tant de mauvaise foi.

Bonne nouvelle quand même: la branche du lait-aliments-boissons a signé une prolongation pour un an de la convention collective parvenue à expiration forcée (merci la Troïka!!!), suite à des mobilisations sans précédent. Comme quoi, c'est possible.

Mehdi : ceci devrait t'intéresser . 

Visiblement ils suivent attentivement l'avancée du Parti Pirates 

http://www.newropeans.eu/spip.php?article1460&lang=fr

Info : pour la région de l'Attique (Athènes et périphérie) Syriza aurait au moins 32% d'intention de vote.

Ce n'est pas suffisant.

Les medias ont encore aujourd'hui à comprendre et à dire pourquoi le peuple refuse de se laisser paupériser : pour des dettes abusives ! des dettes prises en leur nom par des gens qui ne représentent pas le peuple.

Jean-Jacques M’µ

Sourire

Oh la bonne nouvelle !

Billet tout chaud à l'instant chez okeanews, sur un appel a manif ce soir devant la chaine Mega TV.

Les quelques raisons de cette manif : 

« Mega TV a falsifié le son des émeutes sur la vidéo de lors de l’assassinat  d’Alexis Grigoropoulos en 2008″

« Mega TV a diffusé des images d’archives des émeutes au cours d’une démonstration pacifique le 17/11/2011″

" Mega TV accuse les manifestants pacifiques d’être des voyous cagoulés »« Mega TV ne cesse de répéter la ligne du gouvernement, que les plans de sauvetages sont la seule option »

« Mega TV voudraient vous faire croire que les partis de gauche ou les anarchistes sont comme les néo-nazis »

« Mega TV a été la principale source de propagande sale et constante du soutien aux partis pro-austérité, en particulier à celui du PASOK »

D'autres raisons sur le billet cité en début de message. 

 

Les nouvelles élections en Grèce auront lieu le 17 juin. Le Premier Ministre d’intérim semble être  Mr. Panagiotis Pikramenos, Président du Conseil d’Etat hellénique.

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