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May

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Question taboue

À la suite d’une déclaration récente d’un homme politique controversé, le problème s’est trouvé posé dans plusieurs fils du Club de savoir

(1) s’il fallait ou non réguler les flux migratoires.

(2) Sinon: quelles seraient les conséquences de cette abstention, et comment y faire face ?

(3) Si oui: dans quelle mesure et par quels moyens réguler ces flux ?

Je repose ces questions ici, on verra bien.

 

Accessoirement:

(4) pourquoi cette question est-elle taboue à gauche, et avec quelles conséquences prévisibles sur le comportement du corps électoral ?

 

Joyeux week-end à tous.

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Si minime et si conditionnée qu'elle puisse être, toute régulation des flux migratoires reste rivée à une conception qui relève d'une stigmatisation a priori des autres populations du monde. Par cette mesure de pénalisation et d'interdiction, les gouvernements fabriquent arbitrairement et artificiellement, trsè légalement, du délinquant. Ainsi, chaque personne voulant fuir les conditions insupportables de vie de son pays se trouve donc en situation irrégulière dès qu'il franchit la limite de nos frontières.

En conséquence, mobiliser directement la police pour les chasser, et importuner jusqu'à les exaspérer indirectement les populations autochtones par l'extrême précarité de ces immigrés déclarés indésirables, qui sont aux abois et qui se cachent pour survivre, c'est là dépenser une énergie colossale et stérile autant que mortifère. Si bénéfice il y a, dans ces "régulations de flux migratoires", c'est, pour les gouvernements, de diviser les populations entre loyalistes et opposants, les premiers acceptant les lois d'expulsion, parfois différemment selon leurs sensibilités ou leurs préférences, et les seconds les refusant plus ou moins systématiquement selon leurs capacités de mobilisation et d'interventions.

...

Ma conclusion est de refuser de fermer les frontières.

...

Je suis pour l'ouverture des frontières pour plusieurs raisons dont la première est d'ordre démographique : nos pays (je parle de l'Europe) sont vieillissant, alors que les populations des pays d'Afriques et d'Asie sont très jeunes (moyenne d'âge : 15 ans)... Nous ne tiendrons pas longtemps à refuser des peuples qui fuient la misère et la corruption. L'exemple arabe de ces derniers mois nous montre que, bien qu'on puisse soupçonner les systèmes bancaires du Nord de savoir et pouvoir récupérer les révolutions populaires, comme ils l'ont déjà fait en endettant les régimes de ces pays, la possibilité d'une reprise en main de la souveraineté intégrale des États est possible (comme est possible la dérive en guerres civiles, ok, ok, ok, mais...), mais, dans ce dernier cas, d'États enfin reconnus autonomes et indépendants, alors, le rétablissement des droits douaniers fera perdre à nos sociétés arrogantes les ressources africaines que nous avions pillées jusqu'à présent.

Et nous nous isolerons dans des politiques de dépendance ou de continuation du nucléaire, dans des politiques de surarmement, et bellicistes (pendant les années 1930, les ouvriers allemands se trouvaient obligés de travailler à la fabrication des armes s'ils voulaient éviter le chômage, nous en sommes là, aujourd"hui, à préparer la prochaine guerre : il nous faut donc arrêter ça, cesser cette logique qui a déjà fait ses preuves dans l'histoire mondiale du XXe s., et fraterniser au plus tôt avec les autres populations si on ne veut pas attiser les inévitables haines, les rancoeurs et les revanches dans moins de 15 ans de ça.).

Jean-jacques M’µ

Poser la question, c'est aussi connaître :

- les populations concernées : ce n'est-ce en discutant avec elles sur le terrain, avec un minimum de respect au lieu de les agresser lorsqu'elles font tranquillement le marché, vaquent à leurs occupations ou ne vous ont jamais rien fait (personnellement) ou autres ; en les cotôyant et autres

- l'Histoire respective des pays concernés (économique, politique, sociale, démographique etc.)

- l'histoire de ces flux migratoires et à commencer par les politiques publiques mises en oeuvre par son pays et d'autres (les accords passés dans le cadre des relations internationales/diplomatiques)

 

C'est toute une histoire et très complexe - surtout lorsque l'on part sur des a priori gratuits... qui sont des reprises des discours qui ont été distillés par les politiques, dont les seuls intérêts sont électoraux.

Les déplacements de personnes doivent sans doute être différenciés. . - certaines personnes ont des métiers, ou sont étudiantes, et viennent s'installer en France, où elles trouvent leur place. Elles ont des démarches à faire, comme on en fait dans tous les pays quand on est étranger. Les frontières sont alors ouvertes, comme le dit JJMU. . - certaines personnes fuient la misère et viennent en France, parfois après avoir donné toutes leurs économies à un passeur exploiteur. Sans papiers, sans ressources, sans domicile, souvent sans métier, ces personnes ne trouvent pas de place et croupissent littéralement dans des lieux infâmes. A quelles conditions ces personnes peuvent-elles rester? Combien de temps? Comment peuvent-elles vivre? Quel avenir ont-elles? Le tissu social français peut-il les intégrer? Si on définit un seuil, sur quels critères l'établir? Je n'ai pas de réponse. Bien sûr, on va dire qu'il faut rétablir l'équilibre nord/sud, gravement compromis. Mais en attendant? . Il me semble que c'est sur cette deuxième immigration que l'on doit réfléchir. Loin des bruits, des fureurs et du tabou.

Voilà

C'est ce genre de post qu'il me semble nécessaire de recommander.

Vos attaques répétées procèdent soit de la mauvaise foi, soit d'une lecture trop rapide. - Je parlais des idéaux de passage aux frontières (comme les décrivait JJMU) et non de la réalité. Je connais aussi bien que vous les difficultés des étrangers avec leur visa ou carte de séjour... - Je ne sais pas où vous vivez, mais là où je vis la misère n'a pas attendu les élections pour s'installer.

Alors si vous connaissez la réalité des REFUS de demande de visa, vous êtes pour un assouplissement? Ou alors vous admettez que des quotas et des limites sont d'ores et déjà en place et pourtant vous en voulez encore plus?

Et c'est quoi le rapport entre la misère et les immigrés? Vous croyez que les Francais ne sont pas assez forts pour créer eux mêmes de la misère? Les responsables de la misère ce sont les marchés financiers ou les immigrés? On a aujourd'hui 8 millions de personnes vivant dans la grande pauvreté en France. Ce sont tous des immigrés?

 

Et je ne reviens même pas sur la mauvaise foi incroyable de Melchior qui ose demander s'il faut réguler les flux migratoires. Ils ne sont pas régulés peut-être aujourd'hui? Vous voulez complétement les supprimer ?

M'enfin oliv92, où avez-vous vu que je voulais plus de quotas, alors que je m'insurge contre la notion même? - C'est effarant que l'on ne puisse poser une question de fond à partir d'un buzz sans être accusé des pires choses. M'enfin!

12 recommandés à un commentaire pour une "pauvre dame" qui vit "sur une autre planète" et ne sait évidemment rien des évidences dites par le monsieur, assorties de procès absurdes d'incompréhension. - Jolie capacité de dialogue. La doxa applaudit, s'auto-congratule de se voir si belle en son miroir. - Very funny ;-))

à Olive

je confirme !

Art monika, il faut aussi rajouter des éléments de réalité ainsi : la France est le pays d’Europe de l’Ouest qui accueille le moins d’étrangers au regard de sa population, mais elle se situe au dessus de la moyenne de l’UE pour ce qui est de l’acquisition de la nationalité, tant au regard de sa population qu’au regard du nombre d’étrangers résidents. (d'après données de l'INED, institut natio. d'études démo.)

Donc en France :

l’accroissement naturel est de 4 pour mille (le plus fort pourcentage après l’Irlande) et l’immigration apporte un accroissement d’environ 1 pour mille, nettement le plus faible taux de l’Europe de l’Ouest. A titre de comparaison, l’impact de l’immigration est trois fois plus fort en Allemagne et six fois plus fort en Espagne.

En bref, la France a relativement peu d’arrivée de nouveaux immigrés mais en naturalise au final une proportion beaucoup plus importante que les autres pays.

Avant de parler de taboue, il faut selon moi exposer la réalité dont on parle. Ne mélangeons pas le "ressenti" (et là bcp de français font très fort et on sait très bien en "jouer") et ce qu'il en est.

Voilà ma maigre contribution.

 

 

 

 

Coucou Marielle, "maigre", votre contribution? Vous rigolez! Vous vous intéressez aux faits, c'est énorme.

Très hasardeux à traiter sous forme d'échanges dans un blog : grands risques de malentendus et donc de dérapages de toutes sortes ! Voir

ICI.

 

Bon courage quand même !

Les États-Unis accordent environ 675 000 visas aux immigrants chaque année, mais ceux-ci sont limités à 20 000 par pays. La règle est celle de l'ordre chronologique des demandes; il existe deux grandes causes principales d'immigration : le regroupement familial et la recherche d'un travail. Depuis 1990, l'organisation passe aussi par l'attribution ou non de carte verte donnée à l'issue d'une loterie due à une forte demande. La carte verte n'est cependant utile que pour devenir salarié aux États-Unis, pas pour y créer une entreprise ! C'est parce qu'il ne pouvait pas obtenir de carte verte que Philippe Kahn, qui désirait rester aux États-Unis, a créé la société Borland International (avec succès). En raison d'une tradition de droit du sol, tout enfant né sur le territoire des États-Unis peut être déclaré citoyen américain. Le mariage avec une personne de nationalité américaine ne confère pas en revanche par ce seul fait la nationalité de ce pays. - En 2006, 1,2 million de clandestins ont été arrêtés en tentant d'entrer aux États-Unis via le Texas, l'Arizona, le Nouveau-Mexique et la Californie.

Les USA en 1836...

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Les Etats-Unis en 2011

 

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Oui, tout à fait !

L'expansionisme des US du milieu du 19ème siècle jusqu'au début du 20ème siècle, qui par des guerres et achats a annexé les parties suivantes (la guerre contre la mexique a eu lieu seulement après que la Mexique aurait "réfusé de vendre" ses territoires).

usa-entree-Union_map

 

Carte du Mexique lors de son indépendance

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On peut donc être considéré comme "immigré illégal", tout en vivant sur les terres de ses aieux...

Je viens d'apprendre qu'il y avait depuis 2008, un quota de titres de séjour décidé entre la France et la Tunisie. Ce qui n'a pas empêché le gouvernement français d'expulser des Tunisiens alors que le quota n'avait pas été atteint. - http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/societe/20110430.OBS2143/le-quota-d-immigration-legale-de-tunisiens-pas-rempli-en-2010.html

Un article intéressant sur les politiques d'immigration au Canada. Où on mesure la complexité du problème... - http://www.ceri-sciencespo.com/publica/etude/etude80.pdf

L'Australie respecte des quotas en terme d'immigration. Le programme d'immigration est établi chaque année après consultation des Etats (NSW, Victoria, Queensland, Northern Territory, South Australia, Western Australia, Tasmanie et ACT), des syndicats et des représentants des différentes communautés ethniques. - Il y a des quotas par catégorie également. L'immigration comprend deux grandes catégories: le regroupement familial et les travailleurs qualifiés. Il faut compter aussi le programme humanitaire. Les quotas par catégorie sont fixés chaque année. Pour 2005 et 2006, le quota d'immigration en Australie aurait été de 130,000 à 140,000 immigrants (sans compter le programme humanitaire) dont 97,500 visas destinés aux "travailleurs qualifiés". - l'Australie tient à "choisir ses immigrants" afin de sélectionner la population la plus favorable pour son économie. En effet, l'immigration liée au regroupement familial coute cher et a été réduite - elle concernerait principalement des personnes inactives bénéficiant des prestations sociales. La catégorie des "travailleurs qualifiés" a été en revanche favorisée car elle concerne des immigrants qualifiés ou des hommes d'affaires créateurs d'entreprises peu susceptibles de rencontrer des problèmes d'adaptation et dont on attend un effet positif dans les secteurs-clé de l'économie australienne. - Aujourd'hui, devenir résident (temporaire ou permanent) reste très difficile si le métier/branche d'activité ne fait pas partie des compétences recherchées en Australie.

La Grande Bretagne a fixé son quota d’immigration hors UE dès avril 2011. - Les quotas ont été fixés à 19.000 pour les travailleurs hautement qualifiés et 24.000 pour les autres catégories de migrants. Ces plafonds sont provisoires et peuvent être revus jusqu’à la fin des consultations menés par le gouvernement, qui devraient prendre fin en septembre. - Ces quotas permettraient dans un premier temps, et en se basant sur les chiffres de 2009, une baisse de 5% du nombre d’arrivées hors UE en Grande Bretagne. Aucune limite n’est prévue pour les ressortissants de l’Union européenne.

Pas d'autre voie

Ou alors la violence.

La mort résoud pas mal de choses.

 

Dans le tout monde, la seule politique pensable est celle de la relation.

@ Bernard Colin,

 

Généralement, la seule réponse qu'apporte la violence, c'est encore plus de violence.

 

Je ne sais plus où j'ai lu cela. (Il faut dire que peut-être à l'époque, j'étais trop jeune, je croyais dur comme fer à Zorro, Tarzan, le Fantôme, Blek le Roc et Zembla... d'ailleurs, c'est sûrement un problème, quelque part, j'y crois toujours...)

 

Il ne faut pas répondre au mal par le bien, car alors que rendrait-on au bien?

Il faut répondre au mal par la justice.

Force doit rester à la loi, et une bonne loi doit être avant tout juste.

 

pf simeoni.

 

Bien sûr.

je ne parlais pas de la violence du juste qui est un charmant fantasme.

Je parlais simplement du tuer les pauvres qui font un peu trop chier.

je parlais de votre reflexion sur la misère.

il n'y a que 2 voies:

la vôtre, où la violence sur les pauvres.

Par exemple: 2 hommes sur trois n'ont pas accès à l'eau. On les laisse crever, le problème est résolu.

 

A propos de votre réflexion sur les rapports de la force à la justice:

Il se peut que la définition d'une démocratie, d'un régime politique, d'une différence gauche/droite, se situe dans la façon dont s'articule la force et la justice. Qu'est ce qui est juste, et comment fait-on respecter cette justice.

 

Mon vieux maître me racontait l'histoire suivante:

Un jour, la force et la justice sont arrivés au pouvoir. Il n'y avait qu'un seul trône. Avec sa politesse habituelle la justice a dit à la force: après vous.

 

 

Dans le tout-monde, la seule politique pensable est celle de la relation

@ Bernard Colin,

Une réflexion inachevée, c'est comme des mots croisés que l'on abandonne.

Un coup manqué.

Cela n"a pas d'importance pour les mots croisés.

edit: Clin d'oeil

@Bernard Colin

 

La Justice est rendue. Elle est rendue relativement à une législation et issue d'une morale. La Justice est donc un outil au service d'une perception de ce qui est équitable/ bien ou mal.

La Force est un attribut. Mais c'est un attribut qui peut de manifester de plusieurs façons, en particulier dans la façon qu'elle a d'utiliser la Justice. Si la Justice n'est qu'un fléau, la Force n'est qu'une calamité qui s'auto-détruit dès que les boucs émissaires ont disparu.

oui

Tout cela est très relatif, car je vis (aussi) au milieu d'immigrés souriants, ayant souvent la joie de vivre.

itou.

Nous parlions des décisions politiques, prises à l'encontre de la liberté de circulation.

Près de 10 millions d'immigrés en France. Très très nombreux sont heureux de leur sort. Cette question ne fait pas débat.

Elle se résout. résoudre est un verbe qui ressemble peut-être à coudre, mais, c'est "il résout"....

On coud avec un dé à coudre *, mais on résout avec sa tête**.

 

* j'ai essayé, c'est très difficile.

** j'ai essayé, c'est très très difficile, ouh là là !

Il est très clair que tous les pays pratiquent une régulation de l'immigration, et souhaitent accueillir les étrangers qui sont qualifiés, qui leur apportent un avantage. - Ils veulent bien également, avec certains pays proches (exemple de la Tunisie et de la France) accueillir des travailleurs plus pauvres qui ne peuvent pas vivre chez eux, et qui sont une main d'oeuvre. L'installation à demeure pose parfois des problèmes de cohabitation, ou de précarité redoublée, avec les tragiques cercles ou équations vicieux dont parle Passifou. - L'immigration qui pose un problème humanitaire aigu est celle de la misère. Celle qui pousse les gens hagards sur des bateaux, dans des autobus, ces gens qui viennent s'échouer dans des parkings, des bidonvilles infâmes. Parce que leur pays crève.

La libre circulation des marchandises et des capitaux ( et des dettes) devrait s'assortir de la libre circulation des êtres humains.

S'acharner à vouloir en limiter l'un sans limiter les autres est une escroquerie intellectuelle, comme l'est l'obligation de faire payer les excès de la finance par les populations (Marchais aurait dit les masses laborieuses!!)

A vous MGL je n'ai pas à vous féliciter de poser de telles questions, j'étais en train de regarder TF1 et vous en profitez pour mobiliser mon temps de cerveau disponible.

C'est franchement du viol cérébral. Sourire

 

Voir plus haut.

Voir plus haut.

Excellent Maître Samines, je coche.

En fait, je venais sur ce fil pour essayer de dire un truc intelligent, spirituel, mais tu m'as prise de vitesse.... Nan, c'est pas vrai. Je ne sais pas écrire des trucs comme toi, vrais et sérieux.

Respect man !

Oui ben en attendant, des billets comme les tiens, je ne sais pas faire. Donc à la rigueur et parce que c'est toi : Néfertari 1 - 1 samines.

Liberté Egalité Fraternité au centre ! Trrriiiit ! La partie peut reprendre !

Samines

voilà.

De l'importation de main d'oeuvre, et pas de migration. c'est le plan.

Et face aux plans, on se croise les bras?

ben non, Art.

On fait comme pour le reste. De not' mieux. ce qui n'est pas le cas de tous.

Mais c'est le on de ta question que j'ai pas topé à donf. C'est qui ce on.

Les français sont pas tous d'accord, les mondiaux encore moins. Donc on ?

Deuxio, se croise les bras !!!

Il n'y a pas que se croiser les bras, et servir les intérêts des dominants. Il y a d'autres voies.

C'était une touche genre ironie. Tu sais bien. - Qui dit plan dit contre-plan. Pas des grandes envolées lyriques seulement. Du pragmatique. Du concret. Des projets.

Oui.

Et s'informer, connaître.

Samines, les flux de migration sont régulés par tous les pays depuis des lustres. Et ils le sont de plus en plus, vu l'étendue de la crise. - Si la paix régnait entre les hommes de bonne volonté, tous égaux, je ne doute pas que le monde irait mieux. Et que les concepts d'émigration et d'immigration seraient obsolètes. - Mais en attendant cette grande révolution, disons pour après-demain, nous laissons la droite réguler à sa façon les entrées d'étrangers, en expulser un certain nombre de façon arbitraire, nous ne demandons pas à intervenir sur les critères comme cela se fait par exemple en Australie? Nous laissons les associations caritatives tenter de nourrir les plus pauvres sans envisager de solutions politiques? Quand la gauche sera au pouvoir, nous ouvrons les frontières?

Bonjour Art Monica,

 

Je comprend parfaitement bien votre argumentaire. Je crois par contre que la notion de "quota d'immigration" est d'abord traitée comme une question de politique extérieure et d'économie de marché. Et que soulever cette question avec des déclarations à l'emporte-pièce ne peut qu'amener aux prises de positions radicales. Mais il est vrai que flatter l'instinct sécuritaire est électoralement rentable (mais si cela a des limites, NS les a éprouvées).

 

Par contre :

1) Les flux d'immigration ne sont en aucun cas générateurs de coûts sociétaux (voir ICI),

2) La question essentielle est celle de l'immigration clandestine, c'est à dire celle du respect des textes et législations déjà existantes. Un quota de plus n'y changera rien.

3) Aujourd'hui, on retire le droit au travail de travailleurs étrangers au simple motif qu'ils sont étrangers (non renouvellement des autorisations de travail) . "Ils" n'ont pas besoin de quota pour "faire le ménage", manifestement. Je n'ai rien entendu où que ce soit à ce sujet, d'ailleurs. Pas de chiffres ? Je ne dis plus rien

 

Donc il s'agit bien d'agiter un chiffon rouge pour générer un débat stérile mais destructeur de cohésion sociale et éviter de parler des sujets qui fâchent (par exemple, pourquoi est-ce à moi de rembourser ce que les banquiers misent au Casino ?). Sur le sujet, pour ne citer que Manuel Valls (mais il n'est pas le seul), je les trouve plutôt discrets, non ?

 

Nota : merci pour le calme de votre réponse Sourire

 

Samines, bonsoir - Laissons tomber les quotas, terme que j'ai réfuté sur un autre fil à propos de Valls. Laissons tomber les élections et les buzz qui vont avec. Laissons tomber les arguments du FN ou de Sarko sur le coût de l'immigration. Considérons que nous n'avons pas à les répéter entre nous, car nous avons une zone de pensée consensuelle. - Prenons la question dans nos termes, ici et maintenant. Comment, en matière d'immigration, de travailleurs étrangers, et d'immigration d'extrême misère, souvent clandestine, peut-on changer les choses si la gauche vient au pouvoir, étant donnê la grave crise économique, écologique, que nous subissons? -

Merci beaucoup, Art Monica.

Je ne saurais résumer un tel sujet en un post, je n'imagine même pas avoir toutes les données pas plus que LA solution. Mais participer à la réflexion m'intéresse.Je vous livre une idée, pour alimenter la discussion. Sourire

 

Les questions d'immigrations actuelles sont nées dans les années 50', il me semble, grâce aux importations de main d'oeuvre (travail illégal inclus) de quelques grands groupes (BOUYGUES, PEUGEOT....). La notion de volume d'immigration était d'abord une question d'adéquation offre de main d'oeuvre / marché du travail.

Le volume de travailleurs sans emploi avoisine aujourd'hui les 6 à 6.5 millions de personnes en France. Les dispositifs de requalification sont aux abonnés absents dès que vous avez plus de 26 ans. Tout chômeur est potentiellement en voie de dysqualification, donc. Dans le même temps, les capitalisations vont bon train et les rendements d'actionnariat se portent très bien.

 

Sachant qu'une personne qui travaille en SIAE coûte environ 7 fois moins cher à l'Etat qu'un demandeur d'emploi, ne pourrait-on pas subordonner la création d'une SIAE à tout dépassement d'un CA et/ou d'une marge nette ? Une sorte de Contribution Sociale Généralisée applicable aux bénéfices de l'entreprise...Je ne dis plus rien

 

Parce que déjà, en réduisant notablement le volume d'inactifs (contraints à l'inactivité) et remettant en route quelques solutions de requalification indépendantes de lâge du capitaine, il y a déjà une grosse marge d'amélioration. Et en traitant le chômage, on minore immédiatement l'impact social du taux d'immigration.

 

Que je sois clair : C'est un arsenal de mesure qu'il faut, pas une ou deux. Mais qu'on arrête de regarder le doigt qui montre les étoiles.

Samines, en tant que pragmatique (lunettes noires), je pense qu'il faut se mêler des politiques dites migratoires (si, si). - Il faut s'entendre avec les syndicats, les associations, et interpeller les instances qui font des accords (occultes ou connus) avec des pays pour établir des "quotas de séjours". Il faut rendre explicites les critères d'acceptation ou de limitation qui sont utilisés selon les professions, les catégories, les pays d'origine. Il faut s'en mêler sans faire de moraline car, ne nous leurrons pas, les frontières ne seront pas des passoires demain! - Dans certains pays, les critères semblent transparents car "fonctionnels": on a besoin de tant de médecins, de mécaniciens, on "importe" de l'étranger ceux qui manquent en leur filant une carte de séjour. Quand on n'a plus besoin, leur carte se périme. Et hop! - Ben en France, c'est pas ce discours qu'on tient. - De toutes façons dans tous les pays ça se corse quand il y a des personnes qui essaient de venir survivre à nos portes. Dont le "chez eux" n'est que misère. Allons-nous partager avec eux nos richesses? Nos richesses, c'est une façon de parler...

Il faut rendre explicites les critères d'acceptation ou de limitation qui sont utilisés selon les professions, les catégories, les pays d'origine. Il faut s'en mêler sans faire de moraline car, ne nous leurrons pas, les frontières ne seront pas des passoires demain

Oui a l'existence de ces critères. Ne serait-ce que parce que - de mon point de vue - le principal facteur de régulation de l'immigration doit être le marché du travail. Si je "tique" sur la notion de quota, c'est d'ailleurs pour cela. Les besoins en travailleurs (au sens large, toutes catégories confondues) sont très largement sous-estimés du fait d'une finaciarisation de l'activité des entreprises. Derrière la logique de productivité mise en place dans les années 70', il y a un sous-effectif chronique traité de façon comptable (donc mal-traité). Que de réels besoins soient inventoriés, que de réels dispositifs de (re)qualification soient mis en place, et déjà le marché du travail n'est plus le même. Par contre, les bénéfices par action non plus...Je ne dis plus rien

La lutte contre les représentations négatives de l'immigration passe notamment, pour moi, par la restauration d'un marché du travail "décent". Et l'idée que ce n'est pas possible "parce que la crise" est à mes yeux irreçevable. Ce sont surtout les actionnariats qui ne veulent pas. Le coût sociétal du chômage les indiffère.

 

Dont le "chez eux" n'est que misère

Il est bien là l'autre problème. Quid de la politique arabe ? (encore que Chirac n'ait pas été le pire, mais NS....) Rien qu'au niveau du Maghreb, les implantations industrielles françaises permettent largement d'envisager des "flux migratoires" dans les deux sens. Mais c'est vrai que tant que nos rapports avec le CNT se réduiront à 35% de la production annuelle de brut on n'avancera pas beaucoup, et surtout : pas dans le bon sens. La Libye est une plaque tournante de l'immigration en Europe : (re)construire son économie, c'est juste anticiper sur de futures immigrations.

La libre circulation des marchandises et des capitaux ( et des dettes) devrait s'assortir de la libre circulation des êtres humains.

S'acharner à vouloir en limiter l'un sans limiter les autres est une escroquerie intellectuelle, comme l'est l'obligation de faire payer les excès de la finance par les populations (Marchais aurait dit les masses laborieuses!!)

A vous MGL je n'ai pas à vous féliciter de poser de telles questions, j'étais en train de regarder TF1 et vous en profitez pour mobiliser mon temps de cerveau disponible.

C'est franchement du viol cérébral. Sourire

devrait s'assortir de la libre circulation des êtres humains.

Sur le principe et dans l'idéal, oui.Voir d'ailleurs l'article 13, dans ses deux alinéas, de la DUDH48.

 

Dans la pratique, ou bien au nom de ce principe on ouvre tout grand, et alors il faut élaborer les politiques coordonnées qui correspondront aux conséquences de cette ouverture. Ou bien au nom du principe de réalité on s'appuie sur le non-dit de l'article 13 (il ne dit pas dans un alinéa 3 que tous les pays doivent accueillir tout le monde), et on déclare qu'une régulation, un contrôle, un aménagement, est légitime. Reste alors à définir lequel et en fonction de quel(s) critère(s).

 

Les gens qui sont contre la dictature financière sont pour une régulation de la circulation des capitaux. Sur celle des biens et services, cela se discute entre partisans du libre-échange et partisans du protectionnisme. (Discussion qui pollue la nôtre quand on restreint l'immigration à l'aspect main d'oeuvre)

devrait s'assortir de la libre circulation des êtres humains.

Sur le principe et dans l'idéal, oui.Voir d'ailleurs l'article 13, dans ses deux alinéas, de la DUDH48.

 

Dans la pratique, ou bien au nom de ce principe on ouvre tout grand, et alors il faut élaborer les politiques coordonnées qui correspondront aux conséquences de cette ouverture. Ou bien au nom du principe de réalité on s'appuie sur le non-dit de l'article 13 (il ne dit pas dans un alinéa 3 que tous les pays doivent accueillir tout le monde), et on déclare qu'une régulation, un contrôle, un aménagement, est légitime. Reste alors à définir lequel et en fonction de quel(s) critère(s).

 

Les gens qui sont contre la dictature financière sont pour une régulation de la circulation des capitaux. Sur celle des biens et services, cela se discute entre partisans du libre-échange et partisans du protectionnisme. (Discussion qui pollue la nôtre quand on restreint l'immigration à l'aspect main d'oeuvre)

concombre !

Tu m'as appelé Bernard ?

non, félicitérecommandé

Merci...

@ Messire Concombre

Tout à fait ad'accord avec votre nuance sur le partage des ressources.

Je voudrais être précis : Qu'il faille maitriser le passage des frontières est une pseudo-solution, à peine du court terme. Que les discours politiques s'en emparent et c'est du nationalisme belliqueux en puissance. Comme vous le dites, ils sont tellement incapables de voir plus loin que le bout de leur territoire, que dès que quelque chose va de travers, "c'est à cause de l'étranger".

 

J'en profite pour saluer Albert CAMUS, tiens.

 

Bien d'accord avec ce que vous citez de kakadoundiaye, aussi.

 

En fait, tout se fait à l'envers. La xénophobie était la marque de fabrique du FN. Elle représentait un électorat. Par déficit de politique d'intégration, elle gagne du terrain. Plutôt que la combattre, on préfère désormais en prendre les voix.

Bonsoir Samines...

Albert Camus dont j'ai été sur la tombe à Lourmarin ce printemps grâce à ma Douce qui en est une grande admiratrice (j'aime aussi).

Je ne soupçonne pas Valls de xénophobie mais de vue à court-terme, comme tout nos responsables politiques d'ailleurs...

Faut dire que s'ils exposaient une vision à long terme, ils ne passent pas la barre des élections...

Imaginez un peu le discours :

"chers concitoyens, nous allons être obligé d'être un peu plus partageur au niveau des ressources mondiales et donc de mettre un peu moins d'essence dans nos voitures, voire d'acheter (pour ceux qui le peuvent encore) des voitures moins consommatrices, de limiter les vitesses sur nos routes, d'utiliser le lave-linge avec parcimonie, etc, etc...

Toutes ces mesures restrictives n'ont pas pour but de payer la dette (quoique) mais de permettre une vie décente à l'ensemble de l'humanité et l'état en prendra sa part en diminuant drastiquement son train de vie ainsi que les budgets de ministères ciblés (défense par exemple) tout en maintenant ceux de l'éducation et de la justice (par exemple)."

A votre avis, il fait combien le ou la candidate qui tient ce discours ?

Vous comprendrez mieux pourquoi mon discours de campagne se résume à :

"parce que !!!"

PS : moi je vote pour le premier ou la première qui tient ce discours même et surtout si je me présente.

Tranquile

Je vote Concombre ! Voilà quelqu'un de nuancé, qui raconte pas de bobards! Non mais!

Moui

Vous êtes fort aimable sur ce coup là, Messire Concombre. Fort aimable pour eux. Mais bref...

 

Effectivement, notre vie citoyenne s'écoule selon un rythme électoral. On peut en discuter la pertinence, c'est un fait. De ce fait, il est plus important de gagner les élections que de dire ce que l'on va faire. Cà, c'est un constat personnel. Mais alors, il est bien plus important de disposer des bonnes techniques de communication et des bons sondages pour surfer au bon moment sur la bonne vague. Effectivement.

 

Je vous préserverai d'un fantasme personnel qui verrait les médias et les institutions éducatives participer à une Culture, ayant pour objet - entre autres - la conscience politique.

 

Donc les élections servent à élire celui qui est dans le sens du vent. Ok. Donc le sens du vent est - par exemple - aux quotas : soit. Donc soit il y a des pro-quotas d'élus, et on ne pourra que les déclamer parce que l'on ne maitrise même pas l'immigration clandestine, soit c'est un anti-quota qui est élu, et il ne restera de ces affontements sur les quotas que des cendres de conséquence et quelques adversités supplémentaires.

 

Je maintiens que ce débat sur des quotas est une stricte manoeuvre politicienne.

"De ce fait, il est plus important de gagner les élections que de dire ce que l'on va faire. Cà, c'est un constat personnel. Mais alors, il est bien plus important de disposer des bonnes techniques de communication et des bons sondages pour surfer au bon moment sur la bonne vague. Effectivement."

Bonjour Samines, vous avez raison mais je modulerais un peu en disant que ce que l'on dit qu'on va faire (et que l'on ne fera pas forcément) sert à gagner les élections.

 

"Donc soit il y a des pro-quotas d'élus, et on ne pourra que les déclamer parce que l'on ne maitrise même pas l'immigration clandestine, soit c'est un anti-quota qui est élu, et il ne restera de ces affontements sur les quotas que des cendres de conséquence et quelques adversités supplémentaires."

S'ils ont été élus, on n'a plus qu'à la fermer selon le dogme en cours comme quoi il faut respecter le suffrage universel...

Bon, on nous permet quand même de gueuler mais qu'est-ce que ça change, pendant 5 ans Sarkozy aura mené la politique qu'il a voulu avec une assemblée de godillots élus dans la foulée de la Présidentielle selon le sacro-saint, "donnez moi les moyens de faire la politique que je vous ai promis", et si Borloo n'avait pas fait une boulette avec la TVA sociale entre les 2 tours, c'était raz-de-marée UMP !!!

 

"Je maintiens que ce débat sur des quotas est une stricte manoeuvre politicienne."

Je ne dis pas autre chose...

 

On ne raisonne pas globalement et en-plus, on est sur le court-terme, 5 ans qu'est-ce que c'est ?

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Rire

Moi, je vote et j'appelle à voter pour un discours citoyen comme celui que vous imaginez, Concombre (voilà pourquoi vous gagnerez les élections, sérieux, car les abstentionnistes reviendront pour ça :)

 

"chers concitoyens, nous allons être obligé d'être un peu plus partageur au niveau des ressources mondiales et donc de mettre un peu moins d'essence dans nos voitures, voire d'acheter (pour ceux qui le peuvent encore) des voitures moins consommatrices, de limiter les vitesses sur nos routes, d'utiliser le lave-linge avec parcimonie, etc, etc...

 

Toutes ces mesures restrictives n'ont pas pour but de payer la dette (quoique) mais de permettre une vie décente à l'ensemble de l'humanité et l'état en prendra sa part en diminuant drastiquement son train de vie ainsi que les budgets de ministères ciblés (défense par exemple) tout en maintenant ceux de l'éducation et de la justice (par exemple)."

 

 

Jean-Jacques M’µ

(et je recommane, bien sûr !...)

 

Samines:

"Que l'on s'occupe de rétablir ou maintenir la paix un peu partout dans le monde, et les flux migratoires n'intéresseront plus que les ethnologues et les linguistes."

Alors... C'est juste, j'applaudis mais qu'est-ce que rétablir ou maintenir la paix?

La paix, comme le dit un dicton (qu'on prétend indien):

"La paix ce n'est pas seulement le contraire de la guerre, pas seulement l'intervalle entre deux guerres, la paix c'est bien plus. La paix, c'est la loi de la vie humaine. La paix c'est ce qui advient quand entre tous les individus et tous les peuples règne la justice."

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J'ai chez moi quelques exemplaires de ce poster, achetés il y a 1 ou 2 ans, mais le texte central est en espéranto. Curieusement, je n'arrive plus à en retrouver la trace sur la Toile!!! Je ne vois que la version ci-dessus.

 

Remarque tout à fait pertinente, Dominique Couturier. En parlant de "maintenir ou rétablir la paix", je faisais - notamment - allusion aux efforts financiers toujours prioritairement dérigés vers l'armement.

 

Au-delà du fantasme d'une démilitarisation du monde, rétablir/maintenir la paix serait donc au moins (dans mon esprit) rétablir une capacité d'auto-suffisance enérgétique et alimentaire aux pays (ce qui induit donc des choix de politiques de développement des pays riches sensiblement défférentes de celles qui sont actuellement déclinées).

 

Il me semble qu'en permettant aux autochtones de ne plus vivre sous le régime de la Peur tout en leur fournissant une capacité à transformer leur capacité de travail en moyen d'existence, les taux d'émigration seraient considérablement différents.

 

Mais on manquerait de main d'oeuvre en Occident, et le commerce extérieur en prendrait encore un coup...Sans compter la tristesse de plusieurs lobbies comme celui des Mines Anti-Personnelles ou celui des Missiles Propres.

Les flux migratoires sont un aspect de la mondialisation. La régulation de ces flux m'apparaît comme un aspect de ce que certains appellent la démondialisation (je préfère parler de mondialisation contrôlée).

@Samines,

Recommandé.

Ah oui, c'est vrai qu'on peut recommander les commentaires !!! J'y pense jamais ! J'aime pas ça. Mais là je vais faire une exception et te suivre Passifou.

Au passage, ton commentaire un peu plus haut est lumineux, et me plait beaucoup. Alors pour toi aussi, clic. Profitez, c'est rare.

@ ma lumineuse pharaonne,

L'affaire des "recommandé" est sûrement un pari de Mdp sur l'intelligence des blogueurs.

 

Alors forcément les paris sur l'intelligence, ce n'est pas facile à gagner...

 

Mais ceux qui les tentent, même lorsqu'ils les perdent, ont gagné.

 

Biz.

 

Bonjour Passifou Sourire

 

Bonour Samines,

Recommandé !!

Bonjour MG2 :-)

La libre circulation des marchandises et des capitaux ( et des dettes) devrait s'assortir de la libre circulation des êtres humains.

S'acharner à vouloir en limiter l'un sans limiter les autres est une escroquerie intellectuelle, comme l'est l'obligation de faire payer les excès de la finance par les populations (Marchais aurait dit les masses laborieuses!!)

A vous MGL je n'ai pas à vous féliciter de poser de telles questions, j'étais en train de regarder TF1 et vous en profitez pour mobiliser mon temps de cerveau disponible.

C'est franchement du viol cérébral. Sourire

Je crois vous avoir déjà lu quelque part, Uto.

Quand trop de fatigue je recommande des billets qui disent mieux que je ne le saurais alors qu'au début je n'aimais pas trop cette idée qui fait penser à la notation ; sur ce fil j'apprécie la qualité des échanges et vous en remercie ; le monde devrait en devenir meilleur.

Les humains , s'ls étaient libres et dignes , circuleraient pour leur plaisir , mais circuler parce qu'on a pas le choix ce n'est pas être libre . Dans le monde tel qu'il est être pour la libre circulation des humains c'est dangereux : on déporte des populations pour les exploiter , c'est de l'esclavagisme .

Belange, j'aime beaucoup votre phrase: "dans le monde tel qu'il est, être pour la libre circulation des humains c'est dangereux: on déporte des populations pour les exploiter". - Oui, et c'est la loi du monde.

sinon,on délocalise toujours pour mieux exploiter les humains

Oui, Bélange, et c'est bien pour lutter contre cette loi terrible du "monde sans frontières ouvert à tous les vents...du profit", que des gens aujourd'hui parlent de démondialiser et de retrouver quelques repères des nations. - Car, dans ce système mondial sous domination financière cynique, c'est chaque citoyen qui, de façon plus ou moins tragique, paie les pots cassés, et se retrouve parfois migrant, même dans son propre pays ("SDF"). - Mais la gauche type Terra Nova, à trop vouloir défendre les "outsiders", oublie la détresse des "insiders"... alors que l'on ne peut bien défendre les uns qu'en défendant aussi les autres.

je suis tout à fait d'accord avec votre dernière phrase .

- des quoi ?!...

- des "fron-tiè-res".

- mais c'était quand ?

- au début du 3ème millénaire.

- 3ème quoi ?

- ...oui, 3 fois mille ans après Jésus.

- après qui ?

- une commodité

- alors, finalement... au début... ça fait juste... un peu plus de deux fois mille ?... après la commodité.

- et oui...

- bon... alors... on peut bien attendre encore un peu ? ça peut pas faire bien du mal... on s'en serait bien déjà apperçu... non ?

la frontière à combattre c'est celle qui sépare les exploités et les exploiteurs !

Ou celles qui divisent les exploités ?

Groupons-nous et demain ...

Parfaitement

Oui, parfaitement.

je dis que si on se défend nous-même , on défend les autres ! Il serait bon que les autres le comprennent ! Exemple : quand les fonctionnaires ont fait grève c'était pour défendre la fonction publique et donc par ricochet défendre les citoyens et les habitants de la France ! Si on enlève les droits acquis des uns quand sera-t-il pour les autres : ce sera pire encore et toujours ;

N'y a t'il pas un immigré très en vue en France qui mériterait une reconduite à la frontière?

Non. Pas ça ou pas nous.

Mais halte là je me rembrunis.

Et en plus vous lui rendez Bruni !!!!

Désolé Embarassé

Je ne sais pas trop comment pensent certaines personnes de gauche, mais je sais que je pense autrement. Je n'arrive pas à poser mes questions, à avancer, car à tout ce que j'essaie de dire, il est répondu en contrant les arguments de la droite, qui ne sont pas les miens. J'ai cherché des informations sur d'autres pays, mais, étrangement, personne n'a relevé. Étrange, car venant de gens "sans frontières" (smiley). Moi, il m'intéresse de voir comment les autres pays régulent leur immigration, car nous sommes un tout petit morceau du monde, et que nous ne pouvons ignorer les autres. - Sur ce fil, il y a eu, à deux exceptions près, l'expression massive d'une doxa, qui s'oppose aux concepts de nation, démondialisation, régulation, frontières, et sort son discours généreux (mais pas Jacques) au mot "immigration". Cette doxa s'appuie sur une révolution déjà faite, manifestement, et elle se situe au-delà, dans un monde sans frontières. Balayant d'un revers de main les aléas de l'ici et maintenant que, pragmatique et terre à terre, je regarde avec inquiétude. Rejetant des questions non grata car selon elle uniquement fausses, dont je crois percevoir pour ma part la nature de vrai problème mal formulé et non de faux problème.

Je distinguerais deux "dimensions" à la question de l'immigration :

Celle (la plus importante, mais que l'on ne peut traiter en quelques mois à coups de "yaka") qui consiste à s'intéresser aux motifs de cette émigration. Ce que vous appeliez le "mal-être chez eux", je crois, dans un précédent post (merci d'excuser l'approximation de reformulation).

 

Celle (la plus apparente) qui consiste à chiffrer un volume d'immigration et à en décliner les aspects sociaux, économiques et...électoraux (le dernier aspect n'étant qu'une exploitation de l'inquiétude et de la misère).

 

Au risque de vous surprendre, j'entends très bien la question de l'urgence d'aborder la question de l'immigration. Par contre, je me méfie considérablement des "solutions provisoires qui durent longtemps" . Des trucs comme la CSG, par exemple...Donc je me méfie des chiffres, parce qu'on leur fait dire ce que l'on veut. Donc je préfère me poser la question de modalités de régulation à long terme, et ensuite seulement m'interroger sur les mesures immédiates qui aboutiront à un système pérenne, même si celui-ci n"est effectif que dans trois ans.

 

De ce fait, plutôt qu'à un volume d'immigration, je m'interroge d'abord sur des modalités de traitement de la "difficulté d'être" dans l'hexagone (chômage / logement), et de la bonne application - voire du bien-fondé - des règles (migratoires) qui existent déjà. Qu'il faille des mesures bilatérales me semble, tout comme à vous, parfaitement indispensable, au moins pour une dizaine de pays. Mais minorer, arithmétiquement et manu militari, l'immigration immédiatement n'aura à mon avis pour effet que d'accroitre l'immigration clandestine.Ces mesures bilatérales ne peuvent (dans mon esprit) se résumer à un chiffre "brut" ou à un pourcentage annuel.

 

Je ne percois pas ce que je dis comme contradictoire avec votre point de vue. C'est juste une autre façon de regarder.

Merci, Samines. Il m'arrive parfois de forcer le trait pour me faire entendre. J'ai la crainte d'avoir une trop petite voix ;-) - Tout ce que vous dites fait écho en moi. Une zone partagée. I'm happy.

Me too, so. Sourire

Gouverner c'est prévoir. Un gouvernement a, au minimum, le devoir de chercher à connaître les fourchettes de l'évolution prévisible, et d'anticiper en termes de réponses à apporter (constructions de maternités, d'écoles, de logements, etc. etc., conséquences budgétaires, adaptation des politiques culturelles, sociales et autres).

 

J'ose avancer en tremblant ("tu trembles, carcasse") qu'il ne me semblerait pas illégitime qu'il cherche aussi à infléchir les mouvements migratoires pour rendre les conséquences plus douces pour tout le monde, par concertation, notamment, avec les pays d'origine. Suis-je, là, outrecuidant ?

Je comprends les raisons de votre ralliement à la thèse libérale-libertaire. Mais il faut en assumer les conséquences, et d'abord les prévoir (et aussi les faire avaliser par le Peuple souverain...).

Pour moi, partir de ma région, ça serait un déchirement et je suis contre la mobilité forcée . d'autre part, on peut mettre les quotas que l'on veut ça n'empêchera pas l' émigration . Le problème ; c'est comment accueillir les émigrés dignement' tout en préservant la dignité des gens qui habitent en France sans perdre nos acquis sociaux .

Oui. Gouverner c'est prévoir.

Oui. Gouverner c'est prévoir.

Allez, je vous livre cette petite reflexion :

"le marché s'autorégule..."

quel marché ?

@ Belange...

Dans le dogme néo-libéral, tous les marchés...

Celui qui s'autorégule le mieux, c'est le marché de Brives la gaillarde :

De la mansarde où je réside

J'excitais les farouches bras

Des mégères gendarmicides

En criant hip hip hip hourra

Gare au goriiiiiiiiii i lle !

Le marché s'autorégule, ça oui. D'ouest en est, du sud au nord. - Le problème est que l'automatisme a démarré dans un monde régi par l'inique, et s'est développé en renforçant à son tour l'iniquité. Et on a cherché à nous convaincre que le mécanisme était inexorable, fatal, quasi naturel. - De cette iniquité, un petit nombre bénéficie pendant que le grand nombre subit. C'est pourquoi nous avons fini par comprendre qu'il était non fatal, mais optionnel.

Allez, je vous livre cette petite reflexion : "le marché s'autorégule..."


Est-ce seulement le fruit d'une capacité à penser ? Ce n'est pas un axiome, puisque personne n'a jamais envisagé officiellement de remettre en question cette phrase. C'est un dogme, c'est à dire le fondement d'une foi, avec son cortège d'obscurantisme et de lobotomies. C'est donc le fondement d'une religion basée sur une "révélation économique".

 

Comment faire pour se battre contre une religion ? Certainement pas avec des arguments.

J'ai dû le dire quelque part déjà, mais je ne sais plus quand, je ne sais plus où (maître Yvon soufflait dans son biniou), que les marchés ne s'autorégulent pas, c'est une fable ultra-libérale (et encore, pas d'un grand théoricien), les marchés régulent les fonctions de base, c'est différent; et moi je propose que pouvoirs publics et société civile régule les marchés.

Le marché s'autorégule tellement que si on ne fait rien il s'autodétruira .

On pourrait peut-être même l'aider un peu à s'autodétruire, non ?

évidemment

Méthode de régulation efficace :

Ceux qui ne sont pas assez costauds pour obtenir de l'eau ou de la nourriture, c'est qu'ils ne servent à rien.

Les matières premières qu'ils ont sous les pieds, n'ont pas besoin d'eux.

Ils crèvent.

ça résoud le problème, de soi-même.

 

Il n'y a aucun problème qu'une absence de solution, ne finisse par résoudre.

C'est une solution plutôt finale

Donc on a besoin de régulation Bernard, mais de bonne régulation et on en revient à mon commentaire d'hier...

On fait de la régulation étriquée et à courte-vue alors qu'il faut voir grand et large.

C'est uen affaire de vision...

De Gaulle avait une certaine "idée de la France", j'attends la femme ou le mec qui aura une "certaine idée du monde"...

Mais je ne suis pas fou non-plus, je sais bien qu'en attendant ça, il faut faire avec ce qu'on a et réguler ceci ou cela...

Le problème c'est que de mauvaises décisions sont prises pour de mauvaises raisons ou du moins des raison locales et non pas globales...

Ces faux-débats rétrécissent notre champ de vision...

On parle plus du comment que du pourquoi et ça me fait chier...

Edouard Glissant

Celui qui a la meilleure vision du Tout-monde.

Exactement, cher Concombre. Et c'est bien pourquoi il faut de vrais débats entre nous.

@concombre,

je ne vois pas pourquoi le verbe "réguler" fait peur.
Réguler c 'est mettre des règles.Rien ne fonctionne si il n'y a pas de régles. Le code de la route est un ensemble de règles qui permettent aux voitures de rouler. Il faut donc d'autant plus réguler que le seul marché financier qui n'est pas régulé justement et créé ses propres régles est justement celui qui nous a mis dans la dette et le desespoir.

Mais une règle, comme la Loi, n'est qu'un rapport de force. Rien d'autre. Elle n'est inscrite ni dans le ciel - un connard barbu descendant de la montagne avec un cahier de roc surlequel Dieu lui-même aurait écrit quelques lois-Je pisse sur Moïse-ni dans la tradition, ni dans la Raison raisonnante ni nulle part ailleurs que le rapport de force.

C'est à nous d 'écrire les Lois et les règles. Selon notre vision du monde, la conscience que nous avons de nos intérêts. Intérêts de classe bien sîr.

 

Kakadoundiaye, je suis d'accord avec vous (et je respire). Cette phobie de certains mots, typique de la doxa d'une certaine gauche, est vraiment très asphyxiante pour la réflexion.

Bonjour Kakdoundiaye...

Le verbe réguler ne me fait pas peur et je suis tout à fait d'accord avec vous mais je voudrais, dans ma vision utopique et globale du monde, qu'on arrive enfin à dépasser nos petits intérêts particuliers ou nationaux, de classe comme du reste d'ailleurs.

Dépasser ses intérêts de classe, cher Concombre, est bien vous enlever le masque derrière se cache et se révèle votre visionn etdes choses et du monde.

IL ne s 'agit pas de petits intérêts même s'ils sont nationaux locaux et particuliers. Le particulier, Concombre, n'est qu'une partie d 'un tout et ce tout est pris dans le maelström de l'Histoire où se lit la lutte des exploités contre les exploiteurs. Une gauche digne de ce nom devrait défendre les travailleurs du monde et non "ses" travailleurs car "ses" travailleurs sont des travailleurs du monde c 'est à dire en proie aux régles d'exploitation du travailleur chinois et/ou du non-travailleur sénégalais.

J'espère être clair.

En d 'autres termes en obligeant les entreprises à investir en Afrique on prive les travailleurs français de boulot mais on prive aussi les employeurs de la possibilité de faire préssion sur les salaires grace aux travailleurs immigrés. On permet une circulation des travailleurs qui aujourd'hui est en gros univoque.

On se rejoint Kakadoundiaye lorsque je parle de vision globale du monde.

Et la gauche actuelle Française a une vision étriquée et pas que sur le sujet de la circulation des travailleurs...

En cela elle ressemble à la droite.

Les petits ruisseaux font les grandes rivières (et eux seuls, en dernière analyse).

Je m'étonne toujours que l'on puisse poser la question de l'immigration en termes globaux et historiques ( du genre "elle a toujours eu lieu depuis 45000 ans etc..), en termes moraux ( "mais pourquoi restreindre le droit des gens a se déplacer dans le monde") ou en termes nationaux ( " accueillir toute la misère du monde") alors qu'il est de simple évidence que le travailleur immigré ou l'immigré, travailleur ou pas,clandestins ou pas, n'est pas heureux en France. Il craint les flics, les remarques desobligeantes, la fin des soutiens communautaires, l'étrangeté de ce qu'il constate etc.. bref il n'est pas chez lui et souvent en plus il a froid. Terrible le froid!!! ce grand inconnu, ce non fantasmé.

Bien sur chacun sait qu'il est là, en France, en Europe, pour fuir "la misère de chez lui". Encore faudrait-il s'interroger sur cette misère.

Pourquoi ces pays-sources seraient ils misérables? Pour des raisons tenant à la faible qualité des hommes qui y vivent? ( réponse de type raciste) parce que les coutumes sur place ne sont pas propices au développement ?

Ou tout simplement par ce que les pays qui justement ferment ou tentent de fermer leurs frontières continuent à pratiquer dans ces pays-sources des pillages comme par exemple d'exploiter les matières premières ( et c 'est bel et bon) mais en se gardant bien d 'investir pour leur tranformation. Or chacun le sait bien c 'est la transformation qui crée la richesse ( l'impôt, le travail, la formation etc..). Par ailleurs ils maintiennent, par la force, au pouvoir des prédateurs ( Togo, Gabon, Cote d 'Ivoire, RCA, Cameroun..)ou des inconséquents, ( Sénégal, Tchad...) qui limitent, empêchent, interdissent ( voir Mongo Beti qui explique fort bien la chose )tout développement...

Donc les immigrés ne sont que la conséquence des manoeuvres et actions du pouvoir blanc. C'est la système libéral qui crée les immigrés. Et uniquement lui. Quand les pays pétroliers, l'OPEP , a décidé de doubler le prix du pétrole en 73..brusquement ces pays-sources se sont taris. PLus aucun koweiti sur le marché égyptien!! Aucun!!! Si Messieurs vous ne voulez plus voir de sénégalais de guinéens en France, c 'est TRES simple, sans vouloir être simpliste, investissez dans la transformation en Afrique ou alors ne tirez aucune matière première du sol africain!!! Et comme nous sommes teranga, hospitaliers, nous garantissons dans nos pays aux travailleurs blancs des logecos climatisés et la possibilité d'envoyer leur argent à leur pays d 'origine, la France par exemple, à NOS tarifs....

Kakadoundiaye, entièrement d'accord, à une précision près. Avant même de combattre la misère en Afrique, il faut se battre pour la démocratisation ! Lorsque les jeunes Sénégalais seront représentés et défendus par leurs représentants politiques, une grande partie du problème et de ce qui force les gens à partir aura été résolu. Le développement (je déteste ce mot) économique viendra tout seul.

@oliv92,

bien évidemment MAIS,

que signifie se" battre pour la démocratisation"? comment les "jeunes sénégalais " et les plus vieux aussi pourront être "représentés et défendus par leurs représentants politiques" sachant que

1° -Il n'y a pas d 'Etat-civil digne de ce nom

2°- que les cartes d 'électeurs sont délivrés à la tête du client

3°-que le bourrage d 'urnes est une pratique aussi courante que de déjeuner au tiep bou dieum

4°-Que la pratique électorale ( urnes, isoloirs, scrutateurs..) est impossible sur tout le territoire

5°-Qu'une partie du Sénégal est entre les mains de rebelles ( Casamance)

6°- Que l'information politique -qui doit présider au choix- est tronquée, inexistente, impossible compte tenu du niveau scolaire de la population.

7°- Que des ordres de vote sont donnés par des personnalités religieuses

8°- Que la campagne est dominée par des partis structurés dont les finances sont on ne peut plus obscures dans mais où interviennent le pouvoir, les étrangers, les forces religieuses , les mafias...

etc....

?

 

Démocratie et développement vont de pair.

Réfléchissez deux minutes.

Les décisions snt prises pour des raisons électoralistes, politiciennes et surtout pour préserver le libéralisme c'est tout qui est très avantageux pour les hommes au pouvoir et pour les financiers . C'est aux peuples de se réveiller !

Oui, si nos élus sont pas bons, si nos auteurs sont pas bons, c'est à nous qu'il faut s'en prendre.

c'est ce que je dis : il faudrait se réveiller .

Cocoricooooo ! Debout, grands paresseux de peuples.

L'immigration et la dette, c'est la même chose.

On nous mobilise sur les symptomes et on met en place des "solutions" qui évitent de tarir les flux migratoires (et financiers) dont ce sont les mêmes qui retirent des profits colossaux.

Que les peuples reprennent la maîtrise de leurs finances en Europe notamment, qu'ils se réapproprient les richesses de leurs pays en Afrique en particulier et la dette et l'immigration seront de "vrais" faux problèmes.

Les financiers mondialisants savent agir par les politiques sur les démocraties occidentales pour pérenniser leur main mise sur le système.

De la même façon ils savent jouer avec les dictateurs aux riches sous-sol pour continuer à holdupiser les peuples affamés qui n'ont pas d'autres solutions que d'aller voir ailleurs.

Les politiques d'immigration ne servent qu'à perpétuer le système en créant suffisamment de tensions pour détourner les gens des causes mais en évitant qu'il y en ait trop pour ne pas arriver à remettre le système à mal.

 

"On" vient de s'assurer l'"exploitation" du pétrôle libyen.

Cela a permis de mettre la pression sur la Syrie en décrétant aussitôt un embargo sur son pétrôle.

Curieuse chronologie, n'est-il pas?

"On" sait ne pas se lacher des deux mains.

 

Voilà

Cher Utopart, nous sommes bien d'accord sur les solutions. Cela n'empêche pas de se poser des questions dans nos termes sur la réalité de maintenant, et pour demain.

L'immigration et la dette, c'est la même chose

 

S'il faut réguler, régulons les deux. S'il faut laisser courir, laissons courir les deux.

 

Petite différence: une bonne part de l'immigration d'hier devient la population d'aujourdhui, même chose pour aujourd'hui et demain. Tandis que la dette, elle, ne cesse d'enfler. Si elle est raisonnable: elle se transforme en activité économique; déraisonnable, elle entretient simplement d'elle-même sa charge et pèse sur l'activité. La comparaison mériterait d'être poursuivie, et me semble plaider dans le sens d'une régulation.

 

Vos réflexions sur le machiavélisme politique sont intéressantes mais ne me semblent pas constituer vraiment le coeur du problème.

@ MGL

Sauf à laisser exploser la bulle financière. Il suffit de la laisser enfler, enfler, enfler et qu'un pays courageux dise à un moment donné STOP ! On ne paye plus !!!

L'Argentine l'a fait et s'en est pas mal sorti, beaucoup mieux que les régulateurs de la finance mondiale nous le laisse espérer aujourd'hui.

"La France ne peut pas accueillir toute la misère du monde, mais elle doit en prendre sa part."

Cette phrase me choque profondément.

Ce qui me choque, ce n'est pas que Rocard l'ait prononcée.

Ce qui me choque, ce qui m'est insupportable, c'est qu'elle est réaliste.

Je pense que le sentiment de fraternité et le devoir de solidarité nous imposent de laisser entrer et même autant que possible d'accueillir tous ceux qui fuient la misère ou l'oppression (sans compter tous ceux qui ont tout simplement envie de venir vivre ici pour étudier ou simplement par convenance personnelle). Qu'est-ce que c'est que ce monde où les capitaux vont et viennent sans la moindre régulation (avec les résultats désastreux que l'on sait) et où les déplacements des humains sont sévèrement contrôlés !

Ce monde de merde c'est celui où nous vivons. Avec des inégalités de développement épouvantables qui non seulement sont iniques mais encore créent une situation ingérable et explosive. Il est inévitable et légitime que ceux qui ne voient pas d'avenir (ni même de présent) vivable là où ils sont nés veuillent tenter leur chance ailleurs.

Il est tout aussi inévitable que ceux qui sont déjà là, dans cet ailleurs, acceptent dans le meilleur des cas de faire un peu de place aux nouveaux arrivants mais s'inquiètent quand ils ont l'impression qu'il y a beaucoup de monde qui arrive. Et ça ne va pas s'arranger, dans une période de crise. Crise qui est également, tout comme le sous développement, le fruit de la cupidité des uns (colonisation, capitalisme financier) et de l'impéritie ou de la lâcheté, voire de la complicité des autres (gouvernants de tout poil, toutes étiquettes confondues).

Alors, les quotas ?

Une insulte à l'humanité. Et peut-être bien pourtant un bricolage honteux mais inévitable, à ne tolérer que dans la stupeur et le tremblement en se dépêchant de le rendre inutile. Et pour cela arraisonner la finance et mettre le paquet, très fort, d'urgence, sur le développement humain dans le monde entier.

Autant dire qu'on n'est pas sortis de l'auberge et que je n'ai pas répondu à la question.

Je n'y répondrai pas parce que je ne peux pas.

Quant au marketing politicien de Valls, à sa malhonnêteté politique consistant à envisager l'immigration comme un problème sans poser la question de fond : les raisons de l'émigration, c'est de l'écume à traiter par l'indifférence.

Virgil, comme d'hab, nous sommes d'accord. Pourquoi on t'entend, toi, et moi on me tacle?

L'élan, Art Monica, l'élan.

Sans besoin de passer par une idée de "raisonnable", de rêves brisés.

Sans émotion de rancoeur.

énergie + compassion

Ta gloire est ailleurs, c'est à l'inverse quand tu reviens à la raison, quand tu reposes les fondamentaux, quand tu nous sors de l'impression de tunnel.

Quand tu poses des conventions qu'on est prèt à signer.

Ecris encore.

Je n'ai pas de rancoeur, et j'ai une grande compassion. J'aime les gens et je les sens. - Tu vois, je me demande si, pour aborder certaines questions, il ne faut pas les enrober du "chocolat" dont parle Le Goff. Il faut poser la main sur son coeur et le donner à entendre. Toc toc. Ou alors il faut être un garçon sûr de soi, ou une personne que l'on estime concernée par la question. - Je ne cherche pas la frime ou la gloire (RAC), mais le dialogue vrai, sans prolégomènes, sans langue de bois.

C'est ça qui est bien avec toi.

Mais davantage.

Tu ne te paies pas avec les mots. Moins encore que dans ce dernier post. Quand on te lit, on se dit: bon si je ne déconnais pas, je dirais quoi. Pour de bon.

Parler sans se raconter d'histoires, c'est tellement dur.

Lacan théorisait sur cette recherche presqu'effrayante: D'un discours qui ne serait pas du semblant. Il y voyait une illusion. Fuir le simulacre est-ce tomber dans l'illusion ? Dur à résoudre.

Merci, Bernard, ça me fait du bien de comprendre ce que les autres entendent de mes propos. - Le passage par l'analyse, le féminisme radical, mon "atopie" foncière depuis longtemps m'amènent à chercher l'envers du gant. Tu te souviens de ce tableau de Dali où l'on voit un enfant soulever la "peau de la mer"? - J'ai aussi beaucoup travaillé sur la folie et j'ai dû déconstruire les concepts transmis pour penser ma recherche. Et maintenant le travail en neurochirurgie éveillée révolutionne mes conceptions de la psyché, du cerveau et du corps. - Mais l'envers du gant, c'est aussi l'envers des certitudes, c'est le doute. Pas le vrai qui serait figé, pas le semblant. L'entre-deux du vivant.

Je vois tout à fait.

@virgil,

je crois avoir répondu sur ce blog - et sur celui de fatarella-à votre question et votre angoisse : Qu'il y ait des quotas, mais bien sur, mais partout. Quota par exemple de matières premieres exportées sans transformation. Conde qui vient d 'être élu Président en Guinée depuis six mois travaille sur une réforme totale du " code minier" guinéen...et s'il suit les conseils que lui donnent quelques uns de ses conseillers quant à justement la transfsormation sur place des Matières Premières ...l'immigration risque de changer de sens..

Accueillir tout le monde, soit. Les politiques qui vont avec ?

 

Pas de quotas, disons des nombres de personnes. Des discussions bilatérales entre pays d'origine et pays d'accueil, avec harmonisation de l'accueil ici et du développement là-bas me semblent une nécessité.

Virgil, tu es souvent bon.

Là, tu es très très bon.

Premières remarques de l’auteur du billet:

 

 

Des quatre questions que j’ai posées dans le billet, j’ai l’impression que seule la première a fait l’objet d’une réponse explicite (bien sûr il y a des éléments de réponse, implicites, aux trois autres).

Je me réjouis de voir que personne (sauf erreur ou inadvertance) ne défend l’idée d’une fermeture totale, voire d’un refoulement. Il reste donc deux options: l’ouverture totale et sans restrictions ou la régulation posée en principe, à défaut d’être précisée.

JJMU, le premier intervenant, déclare très clairement qu’il est contre toute régulation. Sa réponse va bien au-delà d’un refus de fermer les frontières: il s’agit pour lui de les maintenir grandes ouvertes (quelques commentaires, souvent brillants, vont dans ce sens).

Je reconnais sans difficulté la générosité de cette position, libérale-libertaire dans son principe. Ce qui manque cependant, c’est d’en envisager les conséquences concrètes. Peut-on essayer de prévoir le nombre d’immigrants ? Il va falloir les aider à s’abreuver, se loger, nourrir, chauffer, transporter, instruire, soigner, etc. etc. Je suis désolé d’être aussi terre-à-terre, mais peut-on chiffrer ? Et construira-t-on des villes nouvelles à travers la Beauce et la Brie ? Entre autres nobles idéaux, c’est la décroissance qui en prend un coup, non ?

Comme le rappelle Passifou dans son excellente intervention, la force motrice, sinon exclusive, du moins très largement prépondérante, des migrations, c’est la misère. Il est facile d’en déduire que les flux, laissés à leur spontanéité, se poursuivront jusqu’à l’égalisation de la misère et la péréquation de la pénurie, en fait la « tiers-mondisation » de l’Hexagone… C’est du moins ce qu’il me semble. Avec des conséquences politiques assez faciles à imaginer. Et cela sans bénéfice pour les pays d’origine.

Il se trouve que nous avons nos petits champs d’expérience in vivo: la Guyane et Mayotte. On devine assez bien ce que la fin de la régulation des flux migratoires donnerait dans ces deux départements. Ou même en Corse, tiens, pour nous rapprocher du centre du monde.

Pour ma part j’ai donc tendance à conclure à la nécessité (au stade actuel de l’histoire) d’un contrôle ou d’une régulation ou d’un aménagement des flux migratoires, dans l’intérêt de tout le monde. Reste à voir comment. J’ai bien retenu que le terme « quota » est à proscrire pour relent technocratique indésirable. Il faut pourtant prévoir de chiffrer et de retenir des critères.

Quotas, limitation, sélection...

Fermeture.

Tirer à vue, non sur ceux qui sont à l'intérieur, ( pour eux pas encore avec des balles, les mots suffisent largement), mais déjà sur les mexicains qui tentent de franchir le mur de la honte et pourquoi pas bientôt à nos frontières si nous laissons des peuples entiers dans la misère.

 

On est en train de discuter pour savoir quel est le niveau optimal (pour qui, pour quoi??) d'immigration.

La question n'est pas taboue, simplement, ce n'est pas la bonne question.

 

Il y a un grand débat actuellement sur la rigueur "obligatoire" pour rembourser la dette qui en fait correspond aux profits colossaux de ceux qui nous l'ont fourguée.

Il y a un autre grand débat sur l'interdiction pour les peuples de quitter leurs pays que les mêmes pillent depuis des décennies. Cela revient à leur voler leur richesse et à les obliger à rester chez eux et vivre dans la misère. Je trouve cela d'une immoralité qui dépasse l'entendement.

Comme je n'ai pas de baguette magique pour rendre bons et généreux les quelques puissants qui ont la main mise sur le monde, je conçois que mes propos et mon analyse ne vont pas changer grand chose.

Mais de la même façon que si je vois l'eau couler sous la porte de la salle de bain, je ferme d'abord le robinet avant d'aller chercher une serpillière, je me refuse à inverser les priorités et commencer à écoper.

Surtout que si j'écopais avec suffisamment d'efficacité, il y aurait beaucoup de monde qui trouverait qu'il est inutile de fermer le robinet (les marchands d'eau par exemple!!)

 

Le vrai drame c'est que l'on confond racisme et immigration.

La question n'est pas taboue, simplement, ce n'est pas la bonne question

 

Dites-moi, simplement, quelle est la bonne question.

 

Et, en attendant que la bonne question soit formulée, dites-moi ce qu'un(e) candidat(e) de gauche doit proposer au peuple au sujet de l'immigration, qui soit à la fois crédible et désirable.

Melchior

 

Ça, c'est le côté en prendre sa part.

 

Pour sûr; on ne va pas se défiler.

 

Essayer d'aménager, le moins mal possible : Antigone n'administre pas or le réel a besoin d'être administré.

 

Mais j'ai très peur qu'on s'en tienne là, au mieux. Comme dans votre commentaire : où y est-il questions des causes et de la nécessité urgente, constante, d'une action forte et radicale ? Action qui serait également déterminante pour nous, privilégiés en voie de paupérisation inéluctable (ces choses là peuvent aller très vite quand la doxa hyperlibérale se déchaîne, il y a des précédents qui ne sont pas si vieux).

 

Le problème n'est pas l'immigration mais l'effroyable inégalité Nord Sud qui n'est pas une fatalité mais le fruit empoisonné d'une politique. Donc s'il faut bien aménager le moins mal possible les modalités de l'inévitable et légitime immigration, que ce soit à contre-cœur, comme un palliatif provisoire, avec l'obsession active de tarir à la source l'immigration de nécessité en agissant sur ce qui la rend nécessaire et légitime.

 

Légitime, j'insiste.

 

Et nos éventuels quotas, au cas où ils se révèleraient nécessaires, ne peuvent en aucun cas être légitimes, si même ils peuvent être justifiés pratiquement le temps qu'on fasse ce qu'il faut pour les rendre inutiles.

Virgil, Kakadoundiaye t'a répondu: il y a des quotas partout, comme je l'avais entrevu en cherchant ce qui se passe dans d'autres pays. - Melchior a-t-il besoin de rappeler ce qui nous est commun? Tu sais très bien qu'il dénonce comme toi les inégalités nord/sud. Et qu'il parle de l'ici et maintenant, qui risque de durer un bon moment... - Les amis, je suis troublée par quelque chose qui ressemble à de la culpabilité. - Il faut se mêler de la politique de l'immigration, les mains dedans, demander et changer les critères, comme Samines et moi l'avons dit hier. Exiger le droit de vote pour les citoyens résidents.

100% d'accord.

1ère reforme indispensable : le droit de vote aux immigrés légaux.

Citoyens ou exclus. Pas d'alternative.

mais même les citoyen français dans la misère se sentent exclus pourtant, ils ont le droit de vote .Il faut redonner leur dignité aux hommes et pour ça combattre le libéralismeet la puissance de l'argent . Le reste ne sont que des leurres pour que lla paupérisation générale, la perte de nos acquis etcsoient justifiées; la dette d'ailleurs sert à ça.

Tant que la marché financier commandera le monde ,toutes les mesures ne serviront à rien sinon à enrayer les révoltes .

Oui, Bélange, il y a 10% des Français qui ne sont pas inscrits sur les listes électorales non par choix politique de l'abstention, mais parce que ce sont des "insiders" exclus! Merci Terra Nova pour la rationalisation de cet abandon des uns au profit des autres (Terra Mierda comme dit Gaspadyin). - Le suffrage universel ne l'est pas, du fait des mécanismes d'exclusion interne. Et notre société est traversée par maints réseaux et relations de pouvoir qu'il faut prendre en compte simultanément.

Bien sûr Belange. le responsable est le système économique et politique dans lequel nous vivons.

Bien sûr, le droit de vote ne résoud pas les problèmes, à lui seul, loin de là.

Ce que je dis, c'est que l'abandon politique de cités entières, parce que ses habitants ne sont pas des citoyens et ne représentent aucune réserve de voix, accentue gravement le problème.

Je dis que dans l'ordre chronologique, la réforme à mettre en oeuvre d'urgence, est ce droit de vote. de façon à ce que les élus prennent en compte ces habitants au même titre que les autres.

Depuis que je vote mon opinion n'a jamais été prise en compte!

La question du droit de vote aux résidents est intéressante, mais ne répond en aucune façon à la question de savoir s'il faut réguler les entrées et comment.

Oui, bon, le problème est mal posé, faut aller au fond des choses, et tout ça.

 

 

 

En attendant, qu'est-ce qu'on fait des dames du Surinam qui traversent le Maroni ou des Comoriennes qui accostent à Mayotte, enceintes jusqu'aux yeux, venues pour faire bénéficier l'enfant à naître du droit du sol et des allocations françaises, et pas très bien vues des gens qui sont déjà là ? On leur dit: "Ah, mes pauvres dames, l'inégalité Nord-Sud, vous savez... Et l'arnaque de la dette publique, ouh là là ! Tenez, on va vous expliquer, et vous allez bien rire..." ? C'est ça qu'on leur dit ?

Les immigrés clandestins, ça n'a rien à voir avec ce problème de quantité quotifiée. C'est un drame.

Les camps de réfugiés aux frontières de dizaines de pays, abritent des dizaines de millions d'habitants qui font la queue pour 1l d'eau et 250 g de pain. Des milliers de morts par jour.

On gère.

Les lois, les frontières, les quotas, ne peuvent rien à ça.

C'est juste le résultat de la politique que tu défends ardemment.

(no comment)

(no comment)

doublon dru pâle

Je comprends que tu ne commentes pas. (un passif entre nous)

Mais pourtant, confondre le flot mondial des migrants de la survie, et la réglementation de l'immigration légale indispensable, est une erreur par ignorance qui conduit à de graves abus, et aux manipulations dans lesquelles on est en train de se débattre.

 

(no comment)

Cher Melchior, c'est quoi, cette rhétorique ? Où voulez vous en venir ?

Rien, rien. Je me tais.

Art Monica

 

Oui, je sais bien qu'il y a des quotas partout. Qu'est-ce que ça prouve ?

 

1) Ça prouve assurément que le monde va mal. Oui, j'ai trouvé ça tout seul…

2) Ça prouve peut-être qu'on ne peut pas faire autrement. Bon, d'accord, c'est ce que j'appellerai l'administration provisoire du réel. Je l'ai déjà dit, il me semble ?

 

Je sais bien ce que pense Melchior.Je sais bien qu'il n'a pas de leçon à recevoir à propos des inégalités Nord Sud.

Je m'engueule avec lui non à propos de ce qu'il pense mais à propos de ce qu'il dit. Ou plutôt de ce qu'il ne dit pas alors même qu'il le pense. Pour moi c'est une question à la fois d'hygiène mentale et de communication. Je pense que tout discours public qui ne lie pas étroitement les effets à leurs causes prend le risque d'induire un éclairage biaisé. Tu sais bien à quel point ce qu'on dit est facilement déformé et exploité a contrario de l'intention de celui qui parle…

 

Virgil - Sauf que quand je parle parfois des causes liées au genre, au système patriarcal, il m'est répondu de ne pas la ramener, que je dois faire confiance à mes interlocuteurs. Que c'est évident. Je l'ai admis et je fais confiance. - Là, c'est kif kif. Nous savons tous ce que nous partageons, sans avoir à rappeler les évidences avec quelque chose qui m'apparait comme de l'emphase. D'autant plus gênant quand ça s'accompagne de procès d'intention et d'imputations de fait blessantes.

Art Monica

 

procès d'intention et d'imputations de fait blessantes

J'ai fait ça, moi ?

Meuh non mon Virgil, m'enfin!

La question pertinente sous tendue dans l'interpellation que nous propose Melchior, reste : Quoi faire.

Dans quel ordre ?

Et avant de faire, quoi dire. (ce sur quoi il revient, plusieurs fois).

 

Melchior

 

Je me tais.

Justement il vaudrait mieux pas.

 

 

Vous n'avez pas les moyens de me faire parler. Bon dimanche.

Melchior

 

Ach so !

le billet se titre de question taboue. Pour moi, qui vit au jour le jour au milieu de la question soulevée, il n'y a rien de tabou, là dedans.

On dirait qu'il y d'autres tabous en jeu.

Un tabou peut en cacher un autre.

Bernard Colin

 

il n'y a rien de tabou, là dedans

 

Pour toi, en effet. Mais regarde un certain nombre de commentaires. Tout juste si l'auteur ne s'est pas fait traiter de raciste.

Et encore, sur ce billet ça a été gentil...

"Tout juste si ..." ce ne serait pas une sorte de procès d'intention, ça ?

Et un sujet comme celui-ci, est brûlant.

Le soulever, c'est comme de se mettre au soleil, ça peut éclairer, ça peut éblouir, ça peut réchauffer, ça peut brûler, c'est selon.

Je trouve que sachant cela, les gens se sont bien tenu. Enfin, assez bien.

Or il faudra bien qu'on se la fade cette question.

(cf de 15h à 16 h 50)

Y-a-t-il des questions taboues à gauche? Je dirais oui, car les trois fils sur les quotas, et celui-ci, le montrent. - Le tabou exprime l'ambivalence des sentiments, co-existence de la haine et de l'amour, et il génère selon papa Freud une suite de mouvements psychiques. J'utilise cette notion à titre d'approximation. - Après l'expression et l'assouvissement de la haine de l'Autre, de l'étranger (colonialisme), sont nés le repentir, la culpabilité et un reniement de l'histoire première. Tout cela est rendu possible par l'erection d'un totem du Bien absolu (la révolution). Il subsiste cependant une trace de ces évènements dans les tabous que sont les seuls mots de nation, identité, immigration, régulation... qu'il est interdit aborder, au risque de voir ressurgir l'ambivalence. - Je suis extrêmement frappée, depuis l'histoire des quotas du football, par l'agressivité, voire la rage, des "antiracistes" lors des échanges. Comme s'il devait toujours y avoir du rejet de l'Autre.

Oui

Le rejet du rejet, ressemble terriblement à son adversaire.

Mais en partant dans "comment on se parle", on évite le sujet.

Je trouve que ça commençait à devenir intéressant. On abordait le sujet de face.

Et pof, on esquive. Si c'est pas de la résistance, ça.

Non, c'est juste une respiration parce qu'il y a eu de la tension et de la blessure chez des gens que j'aime bien, et mon coeur se serre. Alors je cherche à comprendre. Pour prendre avec moi sans m'engluer.

entendu

Bernard Colin

 

ce ne serait pas une sorte de procès d'intention, ça ?

Non, certainement pas mais oups, une confusion avec un autre fil. Désolé. Tu as raison, à part un qui est très agité en ce moment, les gens se sonr comme tu dis assez bien tenus sur ce fil-ci. Une sorte de miracle…

traiter quelqu'un de raciste permet d'éviter le débat et la réflexion .

ben oui, on peut se balancer des étiquettes disqualifiantes, à la figure.

ça permet de ne pas avoir à discuter.

Pendant ce temps là, rien n'avance.

Bernard Colin

 

On esquive ?

C'est sans doute un peu vrai.

Un naufrage. On est dans une barque de sauvetage. On a aidé quelques personnes à monter avec nous. Et puis encore d'autres. La barque approche de la surcharge et d'autres naufragés essaient de nous rejoindre. On peut en prendre encore un, peut-être deux. Plus, on risque de tous couler.

Qui se dévoue pour choisir les deux qu'on va laisser monter, laissant par force les autres se noyer ?

Il faut demander à un politique , ils sont très forts à ce jeu là .

Virgil, tu reviens aux questions posées hier, et pour lesquelles faute de réponse, nous disons qu'elles sont fausses: - sur quels critères explicites choisit-on ceux qui nous rejoignent dans la barque? - comment fait-on avec ceux qui nous ont rejoints et nagent à côté de la barque? - Quels autres barques ou radeaux de fortune, à défaut du France, pouvons-nous construire? - Que faire avec ceux qui étaient déjà dans la barque avec nous et qui sont tombés à l'eau? - OK, on combat la dictature financière, l'ignoble mondialisation, les disparités nord/sud, on dénonce le post colonialisme, on lutte pour la porosité des frontières et leur suppression...

@ virgil (Art, ça va vite, je ne t'ai pas encore lue)

Je ne vois pas à quoi se rapporte la métaphore.

Si c'est la société en général. Pas bon. La barque ne coule pas.

On pourrait aussi dire: C'est le radeau de la méduse. Pas le temps de négocier, pas le temps de répartir les postes. Tout le monde s'y met, on rame, on rattrappe celui qui glisse, on recueille de l'eau, on panse les blessés. Pas de place pour les notaires, les contrats, les arguties.

Pour reprendre ta métaphore, elle ne sert à rien, parce qu'elle pose le problème moral en général de celui qui va prendre la responsabilité de la cruauté de l'existence. On sait bien qu'il y a des décisions dures à prendre. mais à ce niveau là, ça ne permet pas de savoir quoi faire, dans quel ordre, dans quel but, avec quel résultat, en vrai.

les questions que posaient Melchior , tout à l'heure que dire ? que faire ? sont de bonnes questions . Que,dire qu'on ferait comme elles si on était à leur place que faire ? avouer notre impuissance ?

C'est moi qui les ai reformulées comme ça, pour faciliter la discussion.

Si tu relis le billet, il n'est pas aussi ouvert.

Et on est pas aussi impuissant que ça. Ni très cons.

On a déjà résisté, on a déjà mené des batailles, on a déjà emporté des victoires.

Qui ça on ? Toi et moi.

moi je commence à me fatiguer et je n suis pas aussi optimists

Pas très optimiste non plus. Saloperie de vie quand même.

Mais je ne me bats pas pour le paradis sur terre.

Trop de morts ont sapé mon courage pour tout.

Je vis de l'amitié, de la solidarité. Le compagnonage.

Du coup, moins facile à décevoir. Les vivants me raniment.

Esquisses d'un projet immigration. Etant entendu que dire qu'on ne peut accueillir toute la misère du monde et pisser dans un violon pour faire de la musique sont à peu de chose près de la même eau. - Tenter par la voie diplomatique et fiscale de faire que les Matières premières issues des pays africains soient traitées en premier par les pays eux-mêmes ( diminution de la pression migratoire) - Former sur place les immigrés clandestins ou travailleurs en fin de contrat à des métiers dans le cadre d'un exercice chez eux ( maçons, agriculteurs,informaticiens, infirmiers etc...)et de la création de mini-entreprises aidées par des micro-crédits et des subventions remboursables de l'asssistanat technique. Président d'une ONG au Sénégal je recherche desespérement des travailleurs formés à l'agricluture maraichère et aux techniques bio.. j'ai mis au point une expérience modelisable qui peut fournir du travail des revenus de l'alimentation à plus de dix mille personnes a terme.

Kakadoundiaye, - Oui, c'est une façon de traiter la question en amont de la rivière boueuse et de la barque. De plus, l'alimentation fournirait des revenus et de la nourriture de qualité. - Des femmes travaillent en coopératives. Savez-vous si ces expériences se multiplient?

@Art Monica,

En Afrique les femmes , la plupart des femmes sont très souvent organisées en coopératives ou tontines...mais visent souvent plus la circulation et la distribution que la production.

La difficulté principale de productions surtout agricoles est dans l'absence totale de formation possible. Les "savoirs " portent sur les produits d 'exportation jamais ou rarement sur les produits consommables.
Je ne connais guère que " jardins d 'Afrique" et ASAS ( mon ONG) qui s 'y intetresse.

Il y a aussi dans le domaine pre-médical, infirmier, sage-femme, d'énormes posssibilités d'actions et d 'emplois au lieu et place de "marabouts" souvent plus ignorants que ma guenon ( ce qui n'est pas le cas de tous car il y aussi un savoir médical traditionnel qu'il faudrait ne pas oublier et au contraire revaloriser)

Esquisses d'un projet immigration. Etant entendu que dire qu'on ne peut accueillir toute la misère du monde et pisser dans un violon pour faire de la musique sont à peu de chose près de la même eau. - Tenter par la voie diplomatique et fiscale de faire que les Matières premières issues des pays africains soient traitées en premier par les pays eux-mêmes ( diminution de la pression migratoire) - Former sur place les immigrés clandestins ou travailleurs en fin de contrat à des métiers dans le cadre d'un exercice chez eux ( maçons, agriculteurs,informaticiens, infirmiers etc...)et de la création de mini-entreprises aidées par des micro-crédits et des subventions remboursables de l'asssistanat technique. Président d'une ONG au Sénégal je recherche desespérement des travailleurs formés à l'agricluture maraichère et aux techniques bio.. j'ai mis au point une expérience modelisable qui peut fournir du travail des revenus de l'alimentation à plus de dix mille personnes a terme.

Oui

Je crois qu'il faut les former sur place. Il existe un cas de re-ruralisation à Madagascar, où l'ONG forme les paysans, tout en installant avec eux l'exploitation. Processus long (3ou 4 ans par exploitation) mais solide.

 

En France, il faut commencer par donner le droit de vote aux immigrés légaux. Les inscrire dans la société politique, citoyenne. Du même coup, intéresser les élus à leur sort, à celui de leurs familles, de leurs quartiers.

Très juste sur les principes.

Pour les techniciens formés au bio, hélas, non seulement je ne suis pas compétent, mais je ne connais personne autour de moi qui pourrait l'être.

De fait : nos sociétés, malgré les protestations, sont (de fait, je le répète) devenues empathiques avec les projets libéraux et néolibéraux. Nous nous sommes formés aux métiers du tertiaire, aux services, marchands ou administratifs, artistiques ou intellectuels, mais nous-mêmes, et nos enfants, sommes loin loin loin, très loin du rapport direct à la production agricole.

De là il résulte que Marschall Sahlins avait raison quand il écrivait "Âge de pierre, âge d'abondance", en 1976, car nous voilà des milliards sur la terre devenus totalement incapables d'accéder de manière autonome aux ressources du sol. Nous sommes des millions en Europe dépendants de la grande distribution. Et nous ne faisons rien contre cette dictature économico-technologique qui fabrique des clones pour sa subsistance : clones végétaux avec les OGM, clones animaux avec les ovins, pour le moment, en attendant des clones humains... C'est possible : les gouvernements l'ont rêvé ?... Les lendemains que nous leur fabriquons les leur réaliseront.

Jean-Jacques M’µ

(Merci Kakadoudaiaye, et je répète, sans doute dans le vide : si nous continuons de piller les continents jeunes et leur fermer leurs frontières, nous maintenons la dictature que nous déclarons combattre mais contre laquelle nous ne faisons rien).

Il faut se faire une raison: il ne sera pas apporté de réponses aux questions 2, 3 et 4 du billet. Merci néanmoins aux intervenants, pour leurs commentaires parfois brillants, et qui iront droit au coeur des boat people africains et des transhumants asiatiques.

 

Araignée du matin, chagrin.

 

Gypsie - intérim de Melchior.

C'est que vous posez mal le problème, Melchior.

Vous confondez des réalités très différentes sous la même dénomination: flux migratoires.

Les problèmes à résoudre sont très différents selon ces différentes réalités.

Ce qui vous conduit à la question 4 qui n'est qu'un préjugé.

C'est un post jugé et non un préjugé.

 

Melchior ne confond rien. Le problème est posé, ni mal ni bien.

 

En revanche, un sentiment troublant: Nous avons discuté pour rien. Nada. Nothing. Niente.Tant d'heures perdues.

 

Silence.

un sujet intéressant pourtant, mais mal posé je crois - avec le coming out de Valls, très passionnel comme choix de language.

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voici ci-dessous, mon avis sur la question, en réponse à Gaspadyin je le copie/colle du post de Fatarella - je n'ai pas "réussi à partager mon avis" -

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voyez-vous, en ce qui me concerne, évoquer le "manger not'pain" revient tout simplement à parler de "quota" - Je constate que le discours qui consiste à pointer du doigt l'étranger, est maintenant et aujourd'hui porté par le haut, nos élites représentatives, en voulant nous faire croire que c'est le fond du problème. La maheude y croyait dur comme fer, aujourd'hui ce sont nos élites.
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je pense que le fond ne pose justement pas de problème, le constat et tel qu'il est, au regard des propositions des uns et des autres PS et FdG, les solutions apportées et préconisées sont à peu près identiques et vous l'avez montré.
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c'est la forme que prend le sujet qui est injuste et qui suscite tant de frontales réactions. Il s'agit de forme et non d'un quelconque tabou d'en parler

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Avec tout le regard critique qu'il nous est permis d'adopter, La France, vient de "rationner"et de mettre sous tutelle, les richesses des Lybiens

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Le PS est donc aujourd'hui en mesure de dire aux Lybiens qu'ils seront [tolérés par le Droite] ou [accueillis par la Gôche] en France qu'en fonction d'une politique de quotas

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les Lybiens viendraient donc en France "manger not'pain" ?? - voilà donc le message envoyé à l'électorat PS et plus largement à gauche ou en ratissant plus large aux Français !
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pour l'anecdote, c'est à croire que Boutih possède un passeport diplomatique et possède un IBAN bien remplit -
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plus sérieux, je regrette les divisions de la gauche sur le sujet et le manque de convictions, de courage sur toutes les questions réellement de fond - on parle de libre circulation des marchandises et des flux financiers sans aucun tabou - quand il s'agit de circulation des personnes, là tout le monde est crispé !
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Il est plus facile de faire circuler l'argent que les personnes.

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la question 4 mérite d'être posée - il y a bcp de non-dits dans notre société.

Erich-Maria Remarque : "Les exilés". Un roman sur les "flux migratoires" à la fin des années 1930.

On peut aussi étudier le "traitement" des "flux migratoires" à la même époque, du côté des frontiéres espagnoles et italiennes.

On peut aussi demander le rétablissement des "passeports intérieurs" pour les nationaux trés pauvres. Le trés pauvre est dangereux, il cherche toujours au moins à vous prendre "une petite piéce". Les plus dangereux sont les trés pauvres blancs. On peut croire qu'ils sont comme nous: blancs comme neige.

On peut ainsi se situer politiquement, c'est à "philosophiquement", c'est à dire "humainement".

Passons du temps à étudier les "flux migratoires", cela nous distraira des flux financiers.

Bernard Colin

 

Je ne vois pas à quoi se rapporte la métaphore.

Si c'est la société en général. Pas bon. La barque ne coule pas.

Ma métaphore ne sert pas à grand chose, juste à illustrer pourquoi j'ai du mal à prendre à bras-le-corps les questions de Melchior. Et comme beaucoup de métaphores elle tombe en morceaux si on veut en analyser logiquement tous les termes.

 

Nous sommes (Melchior y compris) tous d'accord pour penser que l'immigration de nécessité n'est pas due au hasard, Nord Sud et tout ça, et qu'une véritable action de fond agissant sur les causes est nécessaire.

 

Mais si je comprends bien le point de vue de Melchior, c'est que l'éthique de témoignage est indispensable mais qu'il faut bien, sans perdre cela de vue, se colleter aussi avec les urgences du réel tel qu'il est car, à défaut qu'on se situe aussi dans une éthique de responsabilité, l'éthique de témoignage devient un moyen commode et quasi bien-pensant d'éluder les problèmes.

 

(1) Faut-il ou non réguler les flux migratoires ?

Ça dépend complètement de la réponse à la question n°2.

 

(2) Sinon: quelles seraient les conséquences de cette abstention, et comment y faire face ?

C'est le point décisif.

Je n'ai pas un avis tranché.

Il y a le vieux fantasme de l'envahissement allogène, les peurs irrationnelles de l'Autre, on le sait bien et on est d'accordpour le combattre.

Mais n'y a-t-il que cela ? Quelles seraient les conséquences concrètes de l'ouverture délibérée et officielle des frontières dans un seul pays ?

La barque serait-elle en risque de couler ?

Comment savoir à coup sûr ?

Bérégovoy ne s'imaginait pas que ses dérégulations allaient conduire au hold up de la junte financière. Maintenant, après-coup, ça paraît pourtant évident.

Kakadoundiaye, représentant bien connu du sarkozysme et de la franchouillardise frileuse, à l'air de penser que l'absence de régulation serait désastreuse. Et en même temps il se bat au Sénégal pour qu'à terme 10000 personnes puissent "vivre et travailler au pays". Ce qui donne à la régulation son vrai sens de mesure conservatoire.

 

(3) Si oui: dans quelle mesure et par quels moyens réguler ces flux ?

Remarque : il me semble bien qu'il y a déjà une régulation, qu'elle est restrictive plutôt que libérale et que ça ne marche pas trop bien.

Donc oui, il faut sans doute réguler, mais comment ?

Envisager la question me conduit en fait à la reposer dans les mêmes termes. Ça tourne en rond…

 

 

(4) pourquoi cette question est-elle taboue à gauche, et avec quelles conséquences prévisibles sur le comportement du corps électoral ?

 

 

Je vois deux raisons possibles et une réserve.

 

 

- La question est taboue parce qu'elle est profondément douloureuse car de prime abord contraire à tout ce que nous sentons, à notre vision du monde (ouverture, accueil, fraternité…) et on est porté à l'esquiver (voir plus haut).

 

 

- La question est taboue parce que hors de la doxa donc en soi blasphématoire.

 

 

- Elle n'est pas complètement taboue pour tout le monde à gauche. Ce billet et ce fil le montrent bien.

 

 

 

 

 

Lu et recommandé.

1) Non il ne faut pas réguler les flux migratoires

2) Les conséquences :

Relance des transports maritimes ou aériens, les candidats préférant payer le prix normal à un transporteur agréé qu’à des passeurs clandestins.

Vous trouverez sûrement d’autres conséquences purement économiques en plus de celles sur les coûts engendrés par une politique de quota ou et de contrôles permanents qui devraient disparaître.

Un signal fort lancé à tous les émigrants potentiels avec probablement une augmentation des arrivants. Je n’ai aucune idée de ce qu’elle pourrait être. Certains doivent avoir des chiffres à proposer.

Comment faire face ?

D’abord, regroupement familial obligatoire.

Ensuite en donnant un logement, le RSA, les allocs, la CMU, l’apprentissage du français pour les adultes et l’enseignement gratuit aux enfants.

Comment financer ?

Par une majoration des prélèvements sur les hauts revenus et les épargnants au-delà d’un certain seuil.

Par un renforcement des services de l’inspection du travail pour lutter contre les emplois clandestins et l’augmentation très forte des amendes pour les employeurs concernés.

Par la taxation des sociétés qui exploitent les ressources des pays pourvoyeurs d’immigration.

Si ce n’est pas suffisant, par l’emprunt auprès des financiers internationaux en leur expliquant que tout cet argent va être immédiatement « consommé », que le taux de croissance va être en forte hausse et que leur contribution ne va servir qu’à amorcer la pompe. L’Etat verra tous les prélèvements en forte augmentation ce qui lui permettra d’éponger ses nouvelles dettes ainsi que les anciennes.

Pourquoi cette hypothèse est-elle crédible et réalisable :

Nous avons d’un côté des pays développés qui ont toutes les structures administratives notamment, pour faire fonctionner un état, ont tous les outils pour réguler la vie économique, leviers des aides sociales d’une part et moyens de prélever l’impôt pour les financer.

De l’autre des pays non développés où des multinationales pillent sans vergogne les richesses sous le contrôle de dictateurs soigneusement maintenus en place. La mainmise de clans sur ces pays rend toute aide financière quasiment inutile sauf à gonfler les comptes en suisse des dirigeants. Ces pays n’arriveront pas dans un délai raisonnable à accéder à la démocratie, il est donc beaucoup plus rationnel de laisser partir tous ceux qui ne peuvent y vivre et qui ne servent à rien pour l’exploitation des richesses.

Pour que le système fonctionne, il suffit que les prélèvements financiers sur ceux qui s’approprient l’essentiel des ressources de ces pays soit au niveau des besoins des états accueillants.

Ce qui rend cette hypothèse encore plus séduisante, c’est que toutes ces populations pourront accéder à une éducation et une conscience citoyenne que les conditions de survie dans leur pays d’origine ne leur aurait jamais permis d’avoir.

Sur le moyen et le long terme, c’est sûrement la meilleure sinon la seule et unique façon que non seulement des élites mais toute une classe moyenne d’émigrés, ayant envie de revenir vivre sur la terre de leurs ancêtres, soient le support de vrais changements dans ces pays et qu’ils accèdent à une indépendance réelle.

1) Oui, il faut réguler les flux migratoires

3)Dans quelle mesure ?

Celle qui sera le plus en adéquation avec les besoins de notre économie

Il suffit qu’en complément de sa déclaration de revenus pour les particuliers et en remplissant le formulaire IMMIPAR 2012 (IMMIgration PARfaite) pour les entreprises, que chaque foyer fiscal ou employeur exprime ses besoins pour l’année à venir en précisant le nombre de postes à pourvoir, les qualités requises , les compétences ou diplôme exigés et tout un tas de précision que nos énarques ne vont pas manquer de rajouter, du type pays d’origine, religion pratiquée, français parlé/écrit non obligatoire …

L’ensemble de ces demandes sera traité par Pôle emploi qui, après avoir tenté de pourvoir les postes avec des chômeurs indemnisés (les non indemnisés ne seront pas consultés), déterminera par code Rome et par région de destination les effectifs nécessaires au bon fonctionnement de notre pays.

Il y aura un feuillet séparé en annexe des formulaires IMMIPAR 2012 sur lequel, le déclarant devra préciser s’il a actuellement des travailleurs bénéficiant d’une carte de séjour dont il souhaiterait se débarrasser avec ou sans remplacement.

Cette feuille volante sera traitée de façon séparée et anonyme par les préfectures ayant en charge les permis de séjour.

La France proposera aux pays d’émigration de créer des antennes internationales de Pôle Emploi afin que ce soient des agents de l’Etat français qui aillent sur place choisir parmi les postulants celles et ceux qui seront sélectionnés.

Cet accord bilatéral impliquera pour chacun des pays pourvoyeur de main d’œuvre en mal d’emploi chez elle de prendre en charge les frais de transport et se porter caution solidaire pour l’accès au logement en France.

Au delà du plan administratif, cela nécessitera un renforcement des moyens de contrôle aux frontières mais également sur le territoire où toute personne ayant l’apparence d’un immigré pourra être contrôlé autant de fois que nécessaire.

Si cela devenait problématique, il faudrait envisager un système du type antivol des supermarchés dont toute personne s’estimant victime de contrôles au faciès pourrait être doté à sa demande. Une puce implantée et réactivée à chaque renouvellement du permis de séjour, ce serait pas mal. Les forces de l’ordre et les brigades spéciales anti-immigration seraient dotées de boitiers électroniques repérant à distance ces puces ce qui éviterait de multiplier les interventions.

A terme des portiques dédiés pourraient être installés dans les aéroports, les gares, les banques, les supermarchés, à l’entrée des églises, des temples, des synagogues, des mosquées ou tout simplement dans les rues commerçantes …..

Les conséquences : je vous laisse le soin de les imaginer.

4) Taboue, vous avez dit taboue !!

La question n’est pas « pourquoi est-elle taboue à droite ? »

Dommage, mais en répondant à cette question non posée on obtient en partie une réponse à celle qui l’est.

A droite, en gros, tout le monde est pour le régulation avec plus ou moins de rigueur, mais au bout du compte il y a un consensus.

A gauche, il y a une très grande disparité et des positions radicalement différentes. Toute la difficulté réside dans le grand écart que doit faire un candidat de gauche pour satisfaire un camp sans perdre les voix de l’autre camp.

La seule façon de concilier les deux c’est la garantie morale qu’apporterait un candidat de gauche à l’humanisation de mesures inhumaines en soi.

Seul le flou peut permettre de limiter la perte de voix. Alors du flou entretenu au tabou il n’y a qu’un pas.

Cher Melchior,

Tout ce dont je me souviens c'est que vers 1996 le Gisti, "think tank" de la gauche sur l'immigration, a décidé qu'il lui était impossible d'approuver quelque restriction que ce soit en matière d'immigration.

Avec la victoire de la gauche en 97 celle-ci s'est donc retrouvée en opposition apparente avec son propre think tank puisque sa politique était de réduire les problèmes d'immigration à leur simple dimension technique, mais pas d'ouvrir les frontières. Un jeu "perdant-perdant", pour paraphraser votre favorite aux présidentielles à venir, qui elle n'a jamais fait d'angélisme en matière d'immigration et a soutenu en 2007 des quotas régionaux en fonction des besoins locaux de main d'oeuvre.

Tout bien considéré, un large consensus (ce qui ne signifie pas unanimité) semble s’établir autour de la position suivante:

a. il n’y a aucun problème réel - donc pas besoin de solution; il est même nuisible d’en chercher une.

b. laissons la tâche de résoudre ce problème, qui n’existe pas, à la droite (avec ses moyens), ou à la gauche institutionnelle (avec les moyens de la droite).

c. nous n’en serons que plus à notre aise pour nous indigner bien fort en lustrant nos belles âmes.

Je propose d’en rester là et de reporter nos efforts de commentateurs et notre capacité d’invention et de débat sur les choses importantes de la vie: le retour de DSK, Onfray sent-il le soufre ou la rose ?, Edwy avec Johnny, perroquets, chocolat et suffrage universel, ou existe-t-il une vidéo montrant NPA et FdG chantant en canon je t’aime moi non plus ?

Merci à tous. Et maintenant, tous ensemble, tous ensemble, yéyé, chantons avant de nous séparer une vibrante « Mère Michel ».

Je vous sens un brin dépité Melchior...

 

Vous vous attendiez à quoi ?

 

Qu'on vous dise :

1 et 3. Il faut réguler avec les moyens mis à notre disposition par le droit :

police, justice et patin-couffin...

C'est ce qui se fait actuellement dans l'espace Schengen sans oublier que quelques pays ont tendance à refiler le bébé aux voisins (remember Italie avec les réfugiés Tunisiens et Lybiens qui prenaient l'omnibus en gare de Lampedusa).

4. La question n'est visiblement pas taboue à gauche (du moins dans la gauche dite de gouvernement) puisque tous les leaders du PS abordent le sujet dans le sens de la régulation.

 

Ou alors :

 

1 et 2 : il ne faut pas réguler et mettre au contraire en place des moyens supplémentaires pour accueillir dignement les immigrés et leur offrir le bonheur.

4. la question n'est pas taboue à gauche puisque je vous donne la solution dans mes réponses aux points 1 et 2.

 

On allait droit dans le mur si des abonnés avaient tenu un discours ou l'autre...

 

Moi, je trouve au contraire que le fil de commentaires a été riche d'enseignement à partir de telles questions fermées dont les arguments pour et contre ont été ressassés 10 millions de fois depuis qu'on en a médiatiquement fait un problème de première importance et aucun convaincu n'a jamais réussi à convaincre un autre convaincu...

Sur ce fil, les intervenants ont au moins essayé de trouver des explications, de dépasser le problème et ont su surtout éviter de s'insulter comme du poisson pourri ce qui n'aurait pas manqué si l'un ou l'autre avait adopté une position tranchée...

Moi, ce fil, il m'a bien été comme il s'est mené et certaines interventions ont été de véritables petits trésors à conserver précieusement à la mémoire...

 

Maintenant, si vous espériez une foire d'empoigne, il fallait vous y prendre autrement en envoyant la purée d'entrée et en exposant clairement vos propres réponses à vos questions et je pense que vous auriez été rapidement fixé mais je pense qu'il y'aurait eu nettement moins de commentaires, de commentaires intéressants je veux dire...

 

Si le fil de commentaires ne vous a pas satisfait, peut-être faut-il vous dire que le problème a été mal posé et que l'animation du fil a été mal faite...

Vous aviez un rôle à jouer en tant qu'initiateur du billet, peut-être ne fallait-il pas se retirer du fil à un certain moment et recentrer le débat vers ce qui vous semblait important...

Il y a des moments où la finesse n'est pas de mise...

 

Donc, plutôt que de nous balancer votre petit couplet ironique avec la Mère Michel, Johnny et compagnie, petit couplet destiné quand même à nous dire que nous sommes responsables de ce que vous estimez être un échec, essayez de vous poser la question suivante :

je n'ai pas atteint le but que je m'étais fixé car il y a visiblement eu un problème et je n'ai pas trouvé de solution à mon problème, peut-être est-ce parce que je faisais partie du problème ?

Relu le 07. Je suis peut-être un peu injuste pour es commentateurs, qui font des efforts louables pour, sinon répondre aux quatre questions, du moins tourner autour du pot afin de se donner une contenance. "Le problème de fond, géopolitique et existentiel, n'est pas là, il faut aller au fond des choses." Certes. Mais encore ? Que doit proposer la gauche, qui soit à la fois crédible et souhaitable ? - Mais, Melchior, on te dit que le problème n'est pas là. Quel âne entêté tu fais !

Bon, je chanterai la "Mère Michel" tout seul.

Relu le 07. Je suis peut-être un peu injuste pour es commentateurs, qui font des efforts louables pour, sinon répondre aux quatre questions, du moins tourner autour du pot afin de se donner une contenance. "Le problème de fond, géopolitique et existentiel, n'est pas là, il faut aller au fond des choses." Certes. Mais encore ? Que doit proposer la gauche, qui soit à la fois crédible et souhaitable ? - Mais, Melchior, on te dit que le problème n'est pas là. Quel âne entêté tu fais !

Bon, je chanterai la "Mère Michel" tout seul.

Voilà où vous êtes arrivé !!

ça vous apprendra.

Vous avez voulu accepter les préssupposés pervers. Faire les malins qui ne tiennent compte que du niveau manifeste de communication.Vous aveugler par méthode sur le message latent.

Et maintenant vous arrivez au but de la manoeuvre.

l'enfumage pervers absolu.

Ciao

 

 

Salut Bernard...

Je le pense sincèrement, le fil de commentaires n'est pas un échec, loin de là, je trouve même qu'il a été admirable vu le piège qui était tendu...

A plus l'ami...

Ni piège tendu, ni enfumage pervers absolu (?)

 

Bonjour Art Monica.

Je ne suis pas aussi radical que Bernard mais je pense qu'il y avait un petit piège quand même...

Maintenant, était-ce conscient ou inconscient, c'est une autre question mais commençant à mieux connaitre Melchior, je le crois tout à fait capable d'une certaine malice...

Ceci étant dit, y'a quand même pas de quoi fouetter un chat, ni un âne non-plus d'ailleurs !!!

Si vous pouviez expliciter, ça me rendrait bien service.

Là, je suis au boulot mais relisez mon commentaire d'hier soir, c'est sous-entendu...

Ceci-dit, je peux me tromper, n'étant pas dans votre tête, disons que j'intuite...

Quant à la malice Melchior, elle transparait souvent et vous le savez parfaitement et j'ai bien dit malice et non-pas malignité...

Merci pour la malice qui n'est pas malignité. Je décoderai vos sous-entendus un jour que j'en aurai le loisir.

Il suffit de relire tranquillement le 20h 08.

Attentivement.

(no comment)

(no comment)

au concombre masqué

 

dépité, non, il y a longtemps que je sais à quoi m'en tenir sur l'immobilisme;

 

déçu, oui, bien sûr. Mais la vie continue. Il n'y a pas que Médiapart, il y a aussi la gauche, qui renaît de temps en temps de ses cendres, et le peuple, qui sort parfois de son sommeil.

Migrations sans frontières,
essais sur la libre circulation des personnes

http://mappemonde.mgm.fr/num23/librairie/lib09302.htmlL’ouvrage a pour point de départ une question simple mais iconoclaste alors que les contrôles migratoires se généralisent dans le monde entier: «qu’arriverait-il si les contrôles aux frontières étaient supprimés et si les personnes pouvaient se déplacer librement à travers le monde?». Les directeurs présentent dans une introduction très réussie les principaux enjeux de ce projet (utopique?) et les apports des quinze contributions d’auteurs, qui sont pour la plupart d’entre eux universitaires mais exercent des responsabilités institutionnelles dans le champ des migrations internationales et débattent autour du scénario «migrations sans frontières» selon des «questions théoriques» (première partie) ou bien des «problématiques régionales» (seconde partie).

L’ouvrage est marqué par ces deux choix puisque, d’une part, il ne relève pas de la stricte recherche académique mais d’un dialogue entre ONG, politiques et universitaires centré sur les politiques migratoires et documenté par des approches quantitatives des phénomènes étudiés et, d’autre part, il a une portée prospective forte, bien qu’inégalement développée selon les contributions.

Dans la première partie, divisée en cinq chapitres, le débat analytique porte sur les tendances migratoires et les contrôles des frontières. Les auteurs proposent des états des lieux qui croisent les dimensions économiques, sociales, éthiques et droit de l'homme. Ils rappellent que la volonté d'une cohérence mondiale du contrôle des migrations trouve ses limites dans les fortes inégalités de «citoyenneté», de qualification, entre individus et entre états. La question d’un droit à la mobilité (chapitre 3) est posée. L'Europe communautaire constitue la base de nombreuses analyses, tant foisonnent les exemples pour saisir les conséquences des migrations à la fois entre émigration et immigration et ouverture et fermeture des frontières.

Le scénario de l'ouverture des frontières se heurte souvent aux représentations de l'invasion des pays riches par des migrants venant de pays pauvres (chapitre 3). L'ouvrage, tout le long des analyses, évite une approche candide en ne traitant pas seulement des bienfaits de la libre circulation mais aussi de ses limites (chapitre 3). On peut envisager le scénario «migrations sans frontières» en considérant la place fondamentale des migrations dans l'économie, son impact, ses logiques dans le contexte commercial mondial (chapitre 2) mais l’interprétation d’hypothèses économiques souvent éloignées de la réalité sur lesquelles la prospective se fonde impose la prudence (chapitre 5). L'ouverture des frontières pose aussi un débat éthique (chapitre 4). Les pays de départ tirent des bénéfices des transferts de fond de leurs émigrants mais perdent des parts fiscales et des compétences qui ne sont pas toujours compensées par les compétences des immigrés (chapitre 4). Les systèmes de protection sociale collective (chapitres 6 et 7) sont apparemment menacés par un scénario «migrations sans frontières» mais la liberté de mouvement a toutes les chances d'avoir un effet positif sur le bien-être social dans les pays d'accueil, à condition de regarder autrement le rôle de l'État-providence (chapitres 3, 4 et 6).

Merci pour cette référence au moins utile, probablement précieuse.

 

Mais, que vois-je ? "des approches quantitatives des phénomènes étudiés"

 

Quantitatives ? Ils ont osé ?

 

 

Ce que rapporte JJMU est intéressant. Nous devons nous mêler des "politiques migratoires", sans redouter quoi que ce soit, en nous appuyant sur nos principes (qui relèvent du politique et de l'éthique).

Merci pour le bouquin, JJMU.

Je vais dévorer çà !

A force d'être assis bien confortablement sans culpabiliser face à ces milliards d'être humains dans la misère que faire ? C'est simple, on reste assis bien confortablement en culpabilisant un peu moins après avoir envoyé régulièrement une contribution à des gens bien précis de l'autre côté de la frontière, puisque les visas sont refusés. Et si les visas étaient acceptés pour des vacances et que les touristes ne repartaient pas ? Quand c'est arrivé, ces "touristes" n'arrivaient qu'à vivoter, même après 10 ans, ce qui décourageait ceux qui les connaissaient de tenter de venir à leur tour. Cette réalité est absolument dramatique. Rester assis bien confortablement sans culpabiliser est de plus en plus difficile. Une sensation d'impuissance.

On nous dit qu'en ouvrant largement les frontières et en renonçant aux contrôles, tout irait mieux pour tout le monde, et basta. Sinon, on peut, dans un esprit de décroissance, et par solidarité, se retenir de respirer, pour économiser l'oxygène. J'essaierai d'en parler à Ségolène, quand je serai devenu son conseiller aux z'affaires z'asines.

Mon âne, qui est ce "on"? - Il m'est devenu clair, après cette discussion, que notre objectif doit être - de permettre à chaque humain de vivre bien là où il est né, dans le pays dont il parle la langue, où il a ses repères, son "chez lui". Comme le dit Kakadoundiaye, la plupart des gens sont malheureux quand ils quittent leur terre. C'est en cela que la notion de territoire, de nation, est porteuse de bon, de réconfort, de familiarité, de repérage. . - d'accueillir ceux qui sont aujourd'hui contraints de partir de chez eux pour des raisons économiques ou politiques en s'assurant qu'ils peuvent trouver travail, logement là où ils arrivent. Cela requiert d'établir des règles explicites, en collaboration avec les pays de départ, les pays d'arrivée et les autres pays d'accueil potentiels. . Je ne parle pas de l'immigration de confort, de choix, qui à mon avis, ne relève pas du tout du même registre. . -

Le premier "on" désigne les tenants, qui ont par ailleurs toute mon estime théorique, idéaliste et virtuelle, de la position libérale libertaire: aucune entrave d'aucune sorte à la circulation des personnes. C'est simple et de bon goût. Mais il faut assumer les conséquences.

 

Le deuxième "on" désigne une marionnette, car seule une marionnette peut rester en apnée aussi longtemps qu'elle le désire.

 

Je vois avec plaisir que sur cette question vous êtes à cent pour cent d'accord avec Ségolène Royal.

 

Une remarque: les problèmes d'accueil ne se bornent pas au travail et au logement; mais rien que cela, c'est énorme, et nécessite toute une prise en charge économique et politique à laquelle il faudrait peut-être réfléchir.

@ MGL

Je vous reécrit ce que j'ai déjà posté quelques commentaires plus haut:

1)

Non il ne faut pas réguler les flux migratoires

2)
Les conséquences :

Relance des transports maritimes ou
aériens, les candidats préférant payer le prix normal à un transporteur agréé
qu’à des passeurs clandestins.

Vous trouverez sûrement d’autres
conséquences purement économiques en plus de celles sur les coûts engendrés par une politique de quota ou
et de contrôles permanents qui devraient disparaître.

Un signal fort lancé à tous les émigrants
potentiels avec probablement une augmentation des arrivants. Je n’ai aucune
idée de ce qu’elle pourrait être. Certains doivent avoir des chiffres à
proposer.

Comment faire face ?

D’abord, regroupement familial obligatoire.

Ensuite en donnant un logement, le RSA, les
allocs, la CMU, l’apprentissage du français pour les adultes et l’enseignement
gratuit aux enfants.

Comment financer ?

Par une majoration des prélèvements sur les
hauts revenus et les épargnants au-delà d’un certain seuil.

Par un renforcement des services de l’inspection
du travail pour lutter contre les emplois clandestins et l’augmentation très
forte des amendes pour les employeurs concernés.

Par la taxation des sociétés qui exploitent
les ressources des pays pourvoyeurs d’immigration.

Si ce n’est pas suffisant, par l’emprunt
auprès des financiers internationaux en leur expliquant que tout cet argent va
être immédiatement « consommé », que le taux de croissance va être en
forte hausse et que leur contribution ne va servir qu’à amorcer la pompe. L’Etat
verra tous les prélèvements en forte
augmentation ce qui lui permettra d’éponger ses nouvelles dettes ainsi que les anciennes.

 

Pourquoi cette hypothèse est-elle crédible
et réalisable :

Nous avons d’un côté des pays développés
qui ont toutes les structures administratives notamment, pour faire fonctionner
un état, ont tous les outils pour réguler la vie économique, leviers des aides
sociales d’une part et moyens de prélever l’impôt pour les financer.

De l’autre des pays non développés où des
multinationales pillent sans vergogne les richesses sous le contrôle de
dictateurs soigneusement maintenus en place. La mainmise de clans sur ces pays
rend toute aide financière quasiment inutile sauf à gonfler les comptes en
suisse des dirigeants. Ces pays n’arriveront pas dans un délai raisonnable à
accéder à la démocratie, il est donc beaucoup plus rationnel de laisser partir
tous ceux qui ne peuvent y vivre et qui ne servent à rien pour l’exploitation
des richesses.

Pour que le système fonctionne, il suffit que
les prélèvements financiers sur ceux qui s’approprient l’essentiel des
ressources de ces pays soit au niveau des besoins des états accueillants.

 

Ce qui rend cette hypothèse encore plus
séduisante, c’est que toutes ces populations pourront accéder à une éducation
et une conscience citoyenne que les conditions de survie dans leur pays d’origine
ne leur aurait jamais permis d’avoir.

Sur le moyen et le long terme, c’est
sûrement la meilleure sinon la seule et unique façon que non seulement des
élites mais toute une classe moyenne d’émigrés, ayant envie de revenir vivre
sur la terre de leurs ancêtres, soient le support de vrais changements dans ces
pays et qu’ils accèdent à une indépendance réelle.

Il ne fallait pas vous donner cette peine. Un lien aurait suffi.

 

J'aime beaucoup l'idée d'une envie de revenir vivre

sur la terre de (nos) ancêtres.

 

Tous en Afrique des grands lacs. C'est Mugabe qui va être content de nous voir arriver.

@ mgl

Vous pourriez par contre vous donner la peine de vous en tirer autrement que par une (belle?) pirouette.

Un commentaire digne de ce nom de votre part, outre qu'il nous surprendrait, pourrait contribuer à éclairer un débat qui a l'air de vous tenir particulièrement à coeur.

On m'a souvent dit qu'il fallait que je fasse attention à ne pas surprendre. Un âne qui arrive en douce par derrière et se met à braire, ça peut provoquer chez les personnes sensibles des infra, des afro... des infructus, c'est le mot que je cherchais.

 

 

Réponse à Melchior - C'est une position de bon sens humain, simplement. - Bien sûr que le travail et le logement ne suffisent pas. Il faut ajouter tout ce que décline Utopart, notamment sur l'apprentissage de la langue orale et écrite, la formation. Il y avait des classes spéciales avant pour aider les enfants migrants. Elles ont été supprimées. - Toutes ces mesures socioculturelles concernent évidemment aussi des citoyens de l'intérieur, devenus des exclus. ____ Dominique Voynet a pris le problème de certaines familles migrantes à bras le corps à Montreuil pour supprimer les squats et résoudre des tensions entre habitants. L'accompagnement mis en place concerne le logement, la scolarisation des enfants, l'insertion professionnelle des adultes. Il a fallu à la municipalité identifier les personnes, les recenser, afin d'apporter des solutions.

Nous sommes bien d'accord.

 

Il faut apporter des solutions. Je serais tenté de dire que c'est l'indice de l'existence de problèmes, mais je résisterai vaillamment à cette tentation, qui me ferait étiqueter vallsiste, comme si j'avais besoin de ça.

"Il faut ajouter tout ce que décline Utopart, notamment sur l'apprentissage de la langue orale et écrite, la formation."

Très joli sur le papier. Mais tout va dépendre de la personne que vous inscrivez à des cours de français. Elle est majeure bien que souvent pas vaccinée, et peut parfaitement décider de s'y rendre, ou pas.

Oui, Armel, bien sûr. Sans doute faut-il inciter fortement les personnes, car si elles ne maitrisent pas la langue du pays d'accueil, elles restent dans le cercle vicieux de non intégration, dépendance, communautarisme, et, pour les femmes, pratiques coutumières enfermantes. - Mais pour les enfants, la réouverture et le developpement des classes spéciales est indispensable. Comme un minimum syndical.

@ Armel Le Bail

On doit bien pouvoir trouver des moyens pour inciter les gens à s'y rendre.

J'ai travaillé pendant quelques années dans l'agriculture.

J'y ai rencontré des marocains qui étaient en France depuis 20 ans et qui ne savaient ni lire ni écrire le français. Ils avaient sûrement une grande part de responsabilité personnelle dans cet état de fait. Mais rien ne les avait poussés voire obligés à le faire, surtout pas leur employeur qui, lui, avait appris quelques mots d'arabe, devinez lesquels.

 

Tout dépend sans doute de l'âge et du niveau de formation de la personne. A 30 ans ou plus, sorti de l'école à 12, les volontaires pour une remise à niveau sérieuse dans une autre langue que maternelle sont certainement des exceptions. Mais après 10 ans passés à vivoter sur le tas, ça s'améliore tout de même, c'est mécanique. Pas suffisamment pour être embauché chez McDo.

@ Armel Le Bail

Mais après 10 ans passés à vivoter sur le tas, ça s'améliore tout de même, c'est mécanique

Hélas dans le milieu agricole les améliorations sont très minces. Souvent les immigrés et leurs familles vivent dans les dépendances des domaines et un du groupe fait l'interprète pour les autres qui n'ont aucune vie sociale dans la langue de leur pays d'accueil.

Ce phénomène est moins visible aujourd'hui du fait de la scolarité des enfants qui eux sont parfaitement bilingues, mais leurs parents sont toujours dans la même situation.

@Armel Le Bail

Vous devriez aller bosser dans un MacDo quelques mois ou prendre une maitresse, à mon avis ça vous rafraichirait très vite les idées.

@ Boddisatva

 

Je comprends que vous soyez un peu énervé ces jours-ci, mais je ne vois vraiment pas ce que votre contribution apporte à la discussion. Disons qu'il manque des passerelles dans votre raisonnement. (Vous n'êtes cependant nullement tenu de nous mettre les points sur les i, il serait même sans doute préférable que vous nous laissiez patauger dans nos perplexités).

@Melchior,

Oui j'aurais dû m'abstenir. Non je ne suis pas énervé.

Je pense que ceux qui connaissent de près les flux migratoires liés à la misère en parlent moins que ceux qui n'y connaissent concrètement strictement rien. Ils préfèrent ne pas parler précisément d'expériences personnelles d'abord parce que des gens en situation dite "irrégulière" sont impliqués et aussi parce que c'est indescriptible.

@Armel Le Bail

Il ne faut pas exagérer, on trouve de tout dans les sans-papiers (même de riches américains, par exemple), de plus ils sont partie intégrante de notre économie. Par ailleurs le retour au pays n'entraine que rarement des conséquences dramatiques. Les associations pointent les cas les plus caricaturaux, c'est normal.

 

MIGRATIONS SANS FRONTIÈRESMIGRATIONS SANS FRONTIÈRES© Antoine Pécoud et Paul de Guchteneire

Merci !

Pourrions-nous vivre

De rien, d'un peu d'eau

De l'air brûlé

Comme ces soldats, debout près des tanks

Comme ces enfants qui jettent des pierres

Comment mériterions-nous cette ascèse

Il faudrait commencer par apprendre l'hospitalité

"Abêtissez-vous, faites dire des messes" !

(Blaise Pascal)

Pas mal !

Tu as entendu parler de St Jean l'Hospitalier ?

Bernard,

 

Oui à l'hospitalité, mais je préfère souhaiter aux enfants de tous les pays autre chose que la guerre, les tanks, l'air brûlé...

L'ennui, c'est que "on" ne vous demande pas votre avis, ou, au mieux, n'en a rien à faire. Et ne me demandez pas, à moi, qui est "on" cette fois.

Mais je ne demande à personne de me demander mon avis, Melchior, je le donne.

 

Et la conception de Bernard n'épuise pas le sujet, ni n'écrase la mienne. Bernard a ici une approche poétique du malheur du monde, je l'entends, et je lui propose la mienne. Il en fait ce qu'il veut. Nos paroles cohabitent. C'est aussi ça, l'hospitalité.

La cohabitation n'est pas la guerre.

Non, c'est vrai.

 

Mais ici il suffit de ne pas vouloir, et de ne pas soi-même faire, la guerre, pour qu'elle n'ait pas lieu.

comment mériterions nous cette ascèse ?

Ascèse, mériter?

Serions-nous coupables de quelque chose? Devrions-nous expier?

J'ai trop vécu dans une atmosphère religieuse lourde pour faire mien ce mot.

Je serais un peu nietzschéenne, pour le coup.

 

Du Carpe Diem, plus que de l'ascèse, on peut tirer la sérénité avec autrui. L'hospitalité. L'empathie. L'amour partagé.

je peux comprendre.

Pas de culpabilité, pas d'expiation dans ma question. Pas les moindres.

Sans ascèse pas d'hospitalité.

C'est pourquoi, tout ça.

Sans justice ni équité, pas d'hospitalité. La générosité n'est pas le partage par les plus démunis, mais par tout le monde. A Neuilly et à Montreuil. - L'association sémantique ascèse- hospitalité ne me convient pas. Générosité-hospitalité, oui. Sans injonction morale ni culpabilité. Dans l'équité.

Oui. Relire le début des Misérables, un chef-d'oeuvre dans le chef-d'oeuvre.

Les frontières sont restées ouvertes longtemps entre la France et l"Algérie. Pas besoin de visa ni dans un sens ni dans l'autre quand j'y étais (1977-81). La France a-t-elle été envahie à cette époque ? Je ne crois pas. Quand c'est ouvert, il doit s'établir un équilibre, fonction du coût des transports, de l'intérêt de partir ou de rester. Qui a fermé en premier et quand ? Je suppose que c'est la France qui a exigé un visa dans les années 80 et que l'Algérie a fait ensuite de même par mesure de rétorsion. Nous voilà bien avancés...

Il me semble qu'avec l'Algérie la coopération sur ce point était inscrite dans les Accords d'Evian (mais je peux me tromper, du fait de mes naseaux aux gémonies, terrible maladie). Probablement idem avec la Tunisie et le Maroc (toujours sous réserve).

Il me semble qu'avec l'Algérie la coopération sur ce point était inscrite dans les Accords d'Evian (mais je peux me tromper, du fait de mes naseaux aux gémonies, terrible maladie). Probablement idem avec la Tunisie et le Maroc (toujours sous réserve).

Après quelques recherches, j'ai trouvé un texte qui détaille la question. Les visas ont été requis à partir de 1986.

C'est donc du Chirac-Balladur ? (ou du Fabius très tardif)

Oui Melchior c'est du Chirac Balladur en suite des attentats de 1986.

à Boualem

 

Vous vous plaignez, sur un autre fil, que je n'aie pas répondu à votre commentaire du 5 à 9h 56.

 

Je viens d'aller voir et j'extrais ceci:

 

Avec tout le regard critique qu'il nous est permis d'adopter, La France, vient de "rationner"et de mettre sous tutelle, les richesses des Lybiens

-

Le PS est donc aujourd'hui en mesure de dire aux Lybiens qu'ils seront [tolérés par le Droite] ou [accueillis par la Gôche] en France qu'en fonction d'une politique de quotas

-

les Lybiens viendraient donc en France "manger not'pain" ?? - voilà donc le message envoyé à l'électorat PS et plus largement à gauche ou en ratissant plus large aux Français !

-

 

Je ne pensais pas que votre commentaire appelait une réponse, il se présentait en effet comme une réplique à Gaspaidyn. Comme vous sollicitez mon avis:

 

j'émets des réserves sur la mise en tutelle de la Libye par la France; c'est une interprétation qu'on peut avancer, ce n'est pas la seule, et ce n'est pas notre sujet.

 

sur le PS, adressez-vous au PS. Je n'en suis pas membre et n'ai aucune responsabilité dans ses positions.

 

je n'ai pas encore entendu parler d'un afflux de Libyens à nos frontières, ni comme réfugiés politiques ni comme réfugiés économiques; je n'ai pas encore eu vent d'un rejet anti-libyen en provenance des masses populaires françaises.

Je suis bien conscient que l'ignorance n'est pas un argument, et vous me voyez tout honteux.

Si vous avez des informations sur ces sujets, elles seront meilleures que les miennes, à moi qui n'en ai pas; il serait donc opportun que vous fassiez un billet pour l'édification des médiapartiens des deux genres, nos chers conclubiotes.

 

NB. Mon collègue au cabinet fantôme de l'agriculture (je suis aux affaires asines et lui, monsieur S-K, à l'insémination) avait, du temps de sa splendeur, un projet de grande union pan-méditerranéenne, dans lequel le problème que vous indiquez trouverait peut-être sa solution.

 

Bien cordialement

ce n'était qu'amical Melchior, aucune plainte de ma part

- disons plutôt qu'un abonné-lecteur de mon calibre peut parfois s'habituer à obtenir des échanges, des réponses, si courts soient-ils, avec les personnes qui postent des billets. (Velveth le faisait)

-

- Après tout, on poste un billet, donc on sollicite le lecteur potentiel, mais ... je vois que vous avez répondu à l'un de mes commentaires sur votre billet de la Constituante, presque 6 semaines après avoir posté le mien - je désespérai obtenir une réponse on dirait ... rien que d'y penser.


-
avec les 50 000 potentiels lecteurs et bcp plus, je vais quand même réfléchir deux fois plutôt qu'une avant d'ouvrir un billet sur les quotas et flux immigratoires et les tabous, je pensais m'inspirer de votre témérité sur le sujet et saisir la vague, mais je me rend compte que ce n'était qu'une déferlante médiatique sans grand impact.
-
-
vous avez copié/collé le commentaire qui était effectivement destiné à Gaspadyin et Fatarelli en autres dans le but, peut-être de donner un avis conciliant - et non directement au sujet de votre billet - ce qui aurait pu concerner la discussion, c'est la suite, en fait Art Monica et vous-même sembliez si .. déçus d'avoir perdu votre temps sur le sujet, je voulais relancer le débat, un peu à ma manière peut-être :

-

" plus sérieux, je regrette les divisions de la gauche sur le sujet et le manque de convictions, de courage sur toutes les questions réellement de fond - on parle de libre circulation des marchandises et des flux financiers sans aucun tabou - quand il s'agit de circulation des personnes, là tout le monde est crispé !
-
Il est plus facile de faire circuler l'argent que les personnes.
-
la question 4 mérite d'être posée - il y a bcp de non-dits dans notre société.
"

Il est plus facile de faire circuler l'argent que les personnes.

 

Oui, mais ce n'est en rien le résultat d'une méchanceté du Grand Vilain Méchant Système. C'est parce que la dématérialisation de la monnaie s'y prête particulièrement bien.

 

Il y a trois positions cohérentes: le protectionnisme intégral (des frontières pour tout et tout le monde), le libéralisme libertarien (laissez passer, laissez faire, intégralement, toute chose et tout le monde), la régulation, à tel ou tel degré. On a le choix... mais il faut choisir.

 

Désolé pour la Constituante. Je devrais retourner plus souvent sur mes billets anciens. Mais le sujet va revenir sur le tapis pendant la campagne.

C'est parce que la dématérialisation de la monnaie s'y prête particulièrement bien.

-

oui

-

... c'est d'autant plus vrai que les frais de demande de visas ne sont même pas restitués en cas de refus même non justifié. Dans d'autres cas, les demandes sont sous-traitées par le privé, une société tiers. régulation et quota, gains potentiels.

Si tu me permets, Melchior,

je ne crois pas que la difficulté soit dans les trois positions que tu proposes.

La première et la seconde sont impossibles, ce sont des positions-idées. Ta formulation donne forcément raison à la 3ème, mais quelle qu'elle soit.

Or le vrai problème réside dans le fait de décider dans quelle sorte de régulation nous voulons vivre, sur quelles bases et selons quelles modalités.

 

Bien sûr que je vous permets.

 

Or le vrai problème réside dans le fait de décider dans quelle sorte de régulation nous voulons vivre, sur quelles bases et selons quelles modalités.

 

Je vois avec plaisir que vous avez enfin intégré ce que je dis depuis le début.

Der Grosschen ist gefallen, alléluia. Joie, joie, pleurs de joie.

 

Et moi qui vous croyais aussi bête que le patapouf ou l'arbre creux. Je vois avec plaisir qu'il n'en est rien, malgré les apparences.

 

Notez cependant que la position des lilistes est estimable et facile à mettre en oeuvre (il y a le petit inconvénient des conséquences, mais bon...) et que celle de la dame du front N nous sera proposée pendant la campagne comme une option crédible.

 

Les enfants, notez sur vos cahiers du jour ce que votre petit camarade a écrit au tableau:

Or le vrai problème réside dans le fait de décider dans quelle sorte de régulation nous voulons vivre, sur quelles bases et selon quelles modalités.

En place, les petits, c'est l'heure des mamans et des papas.


Sourire

Tu vois qu'on est pas d'accord

Ah je vous demande bien pardon, je ne suis pas d'accord.

pardon accordé.

 

Allez en paix

Peuple d'Occident, Peuple d'Occident,

Réveilles-toi, Réveilles toi,

C'est pas tes lois sur l'immigration

Qui m'empêcheront de venir chez toi

Peuple d'Occident, Peuple d'Occident,

Réveilles-toi, Réveilles toi,

C'est pas Le Pen ou Pasqua

Qui résoudront

La dette de nos états

 

Tryo

 

Mettez l'orthographe et la musique de votre comptine.

 

Peuple d'Occident: c'est nouveau, ça vient de sortir ?

Quelle agressivité, cher Melchior.

Cette comptine, comme vous dites, montre que vous et la plupart des commentateurs oubliez un facteur essentiel dans votre réflexion sur la régulation ou non des flux migratoires: c'est le désir ou la volonté de ceux qui partent.

Ces personnes, quand elles partent, n'étudient pas avant les politiques d'immigration de leurs pays de destination. Elles partent tout simplement parce qu'elles estiment ne plus pouvoir vivre dans leur pays.

Ainsi les décisions que l'on peut prendre en matière de régulation des flux migratoires n'ont aucune influence sur le flux migratoire lui-même. Ces personnes partiront de toute façon.

Le seul effet de mesures de régulation est donc de rendre une partie de l'immigration clandestine.

Je reformulerai donc votre question initiale de la façon suivante: Veut-on d'une immigration acceptée ou d'une immigration clandestine?

Cher PVP, - L'âne avait mangé des mauvais chardons hier, il ne les digérait pas et donnait des grands coups de sabots. - Merci de rappeler le besoin de partir des migrants. Nous l'avons évoqué mais si vous avez lu les commentaires, vous aurez vu que c'était une mauvaise question, "dans quel monde vivez-vous ma pauvre dame, l'immigration n'a rien à voir avec la misère". - Je suis frappée par la scotomisation que, dans leur grande générosité, les commentaires font des besoins et désespoir des gens qui migrent parce qu'ils y sont obligés. Kakadoundiaye a rappelé une évidence souvent oubliée: ces gens préféreraient rester chez eux. - Personne ici, j'en suis convaincue, ne veut d'une immigration clandestine. La question est de savoir comment les pays riches peuvent accueillir (encore un vilain mot, ma pauvre dame) les migrants en les respectant, leur permettant de vivre, et de ne pas être perçus comme des corps étrangers inassimilables et menaçants par les pays dits d'accueil...tout en agissant pour que leurs pays accèdent à un développement durable et vivable et vivant. - Ce n'est pas à coup de moraline voyant du racisme et de l'égoîsme chez nous, que l'on peut résoudre la question, surtout si on ne la pose pas dans tous ses termes, et qu'on se contente de la fermer en disant "plus de frontières, nous sommes tous frères, y'a qu'à partager".

Chère Art,

Nous sommes habitués aux humeurs de notre âne médiapartien.

Sur le fond de la question (comment les accueillir dignement), toute mesure visant à restreindre le droit d'immigrer favorise en fait l'immigration clandestine.

Gouverner, c'est prévoir, nous a rappelé notre âne à juste titre. A l'évidence, on ne peut guère prévoir une migration clandestine.

Adopter une politique d'immigration ouverte, sans restriction, soumise seulement à demande de visas, permettrait au contraire de prévoir et donc de préparer des conditions d'accueil dignes.

Cher PVP, - Oui, il faudrait tout organiser, et en tâchant de faire participer à égalité toutes les régions, toutes les villes. Car ce que je vois en Seine St. Denis montre à quel point certaines municipalités sont sous pression, tentant de pallier au mieux, sans en avoir tous les moyens, des difficultés terribles, avec des répressions quand elles le font! - S'il n'y a pas une organisation humaine équitable, c'est impossible. On ne peut accueillir toute la misère du monde en la parquant chez les plus pauvres. Or c'est ce qui se passe actuellement. Il y a de fait des quotas qui fonctionnent dans notre pays, de façon implicite et cynique.

Demain à 15H30, 12 maires de Seine-Saint-Denis sont cités à comparaître devant le tribunal administratif de Montreuil pour avoir pris des arrêtés anti-expulsion visant à protéger des foyers en grande difficulté locative. - Dans le département, en 2010, 6 368 familles ont été assignées devant le tribunal par leur bailleur pour retard de paiement de loyer. 70% d’entre elles n’ont bénéficié d’aucun accompagnement social. 2 268 familles ont effectivement été expulsées, dont 1 685 manu militari. Au total, 7 684 dossiers sont en cours d’examen à la préfecture de Seine-Saint-Denis. - A Montreuil, une centaine de familles ont été expulsées avec le concours de la force publique entre septembre 2010 et juin 2011, sans aucune proposition de relogement malgré les engagements de l’État (Christine Boutin, mars 2009) de stopper les expulsions sans relogement.

Ouahou !... Tous ces faits sont extrêmement graves !...

Il faut demander aux politiques s'ils comptent continuer comme ça : en ce qui me concerne, je ne voterai pas pour un parti qui continuerait d'exclure à ce régime-là.

Jean-Jacques M’µ

¡Hola Muchachos
SI LE CONTRÔLE DES FLUX MIGRATOIRES AVAIT EXIXTE PLUS TÔT Emmanuel Valls SERAIT TOUJOURS UN ESPAGNOL EN ESPAGNE!

On a vraiment pas de chance...

Valls est d'origine catalane. L'Espagne fait partie de l'Union européenne.

 

Que proposez-vous, pour votre part ?

 

 

 

Non mais je plaisante, je suis moi-même quarteron d'italien, de grec, d'espagnol et de français d'origine incertaineClin d'oeil

Pour être sèrieux, je pense que Valls est de droite. C'est un bourgeois coincé du cul! Règle d'or, répression, contre la dépénalisation du cannabis, quotas migratoires. Allez hop! A l'UMP Valls, dégage!

J'ouvre les paris, aux primaires, il fera moins de 3%.

Inch Allah !

Dans le système actuel ce qui aurait mon agrément :

- rétablissement de l'obtention de la carte d'un an après dix ans de séjour irrégulier ("acquis" de la loi Chevènement)

- facilitation de l'octroi de visas à ceux qui peuvent prouver qu'ils ont une ancienneté dans l'obtention de visa et le respect de la durée de séjour accordée

- régularisations par catégories de travailleurs déjà sur place

- exécution des décisions de justice y compris à l'égard des familles

- harmonisation européenne en ce qui concerne le traitement des demandeurs d'asile

En trotskysme heureux :

fermeture des frontières à l'entrée comme à la sortie du territoire

obligation de l'obtention d'un visa pour quitter son village ou sa ville ou son l'agglomération où l'on vit

proposition d'octroi de la nationalité française à tous les étrangers présents sur le territoire au moment de l'instauration du régime trotskyste, en compensation de ce qu'ils ne pourraient quitter ledit territoire.

BODDI, moi pour le goulag (notez-le bien) je préfère Canjuers à la Creuse si possible. Promis en moins de 10 ans de camp de rééduc, je deviendrai trotskisteTranquile

N'employons pas les grands mots, "camp de rééducation" et "lieu de vie" (pour les rééduqués) me paraissent plus pertinents pour rendre compte de ce que pourrait être un trotskysme heureux respectueux des équilibres écologiques de la planète : chaque camp serait autosuffisant et recyclerait ses propres déchets.

Par ailleurs en octroyant la nationalité/citoyenneté française à tous les présents sur le territoire au moment de la fermeture trotskyste heureuse des frontières on supprime tout racisme, tout problème d'obtention de papiers (passeports réservés aux dirigeants et à leurs entourages)...

Si le nombre et la taille des camps posent problèmes, on pourrait les fusionner, concentrer les efforts sur les frontières, et ainsi obtenir un unique grand camp, heureux, collectif, unitaire, protégé, et glorieux.

Bien, chacun a pu s'exprimer, poser sa petite apostrophe au peuple d'Occident (inconnu à cette adresse, je signale).

 

J'avais en tête de fermer les commentaires à 200, nous sommes à plus de 300. Si quelqu'un veut relancer la discussion, il peut le faire par un billet de son cru. Je viendrai... peut-êtr'.

 

Merci à tous en tous cas pour ces témoignages, comme on disait à la télé du temps que je la regardais encore.

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