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A «Libération», le hall de la honte

Laurent Joffrin montre la porte à deux militantes CGT venues soutenir Florence Cousin.
Copyright Michel Puech / Sipa
Florence Cousin, journaliste licenciée du quotidien Libération a entamé sa quatrième semaine de grève de la faim avec occupation du hall du "journal de Jean-Paul Sartre" sans que les journalistes et les lecteurs ne s'offusquent outre mesure. "Elle est nulle, nulle !" s'est écrié, mardi 3 mars, hors de lui, mais devant elle, Laurent Joffrin, le PDG. Florence travaille à Libération depuis 25 ans...
Ce mardi 3 mars, à Paris, il fait un bel après midi et je décide d'aller voir par moi-même ce qui se passe dans le hall de ce quotidien qui, comme pour des milliers d'autres, fut, il y a longtemps, "le mien". Tout est calme au 11 rue Béranger où, après déjeuner, rentrent et sortent, connus et inconnus qui passent sans mot dire devant une femme allongée sur un matelas sous un panneau "Grève de la faim" et une "Une" de Libération titrée fort à propos : "Passion".
Il y a autour de Florence Cousin deux femmes qui se révèleront être des militantes de l'UD-CGT Paris "venues en voisine" et deux hommes, des confrères, très inquiets pour la santé de la journaliste licenciée.
Son histoire est beaucoup plus simple qu'il n'y parait dans les trop rares articles qui sont consacrés à ce conflit. Florence Cousin est arrivée à Libération en 1984, comme aide comptable; puis elle est devenue comptable d'une filiale avant de se retrouver au service photo dix ans plus tard. Elle y reste deux ans. C'est la fin des fantaisies de Libé III et elle est mutée assistante de rédaction ce qui ne l'empêche pas d'éditer des pages régionales et des cahiers de festival d'été.
En 2000 enfin, elle fait une formation de secrétaire de rédaction et travaille à la partie guide du journal. Le guide maigrit à chaque parution. On veut la renvoyer "à la photo". Elle refuse. On l'envoie "à la doc"... Bref, au gré des crises et des errements de la direction de ce quotidien, Florence Cousin est ballottée, précédée d'une de ces réputations taillées à la serpe, comme les rédactions en sont trop friandes : "Elle est nulle et syndiquée CGT... " En plus elle vient de "l'administration"... Ajoutez à cela une longue maladie... Elle est, comme l’a si bien écrit Dominique Conil dans son blog: "le maillon faible".
Un maillon faible, c'est ce que cherche tout patron qui a dans ses cartons une vague de licenciements qui ne veut pas dire son vrai nom de plan social. Florence Cousin, malgré ses vingt-cinq ans "de maison", semble être le bon mouton noir. Elle est journaliste depuis peu. Elle ne sort pas du bon sérail. Elle est passée par plusieurs services et n'a donc pas un réseau puissant pour la soutenir. On commencera donc par elle.
Hélas, pour Laurent Joffrin et ses hommes, chargés de "dégraisser le mammouth", le maillon faible à la tête dure. Elle résiste, trouve quelques appuis, pas toujours les meilleurs... Et c'est le bras de fer.
J'en étais là de ma compréhension du dossier. Somme toute assez classique d'une PME en crise, quand alors que nous conversons tranquillement sans gêner en rien les allées et venues dans le hall, arrive Laurent Joffrin.
"J'en ai marre de ce bordel...", se met-il aussitôt à hurler. "Qui êtes-vous ? Que faites-vous là ?", vocifère-t-il et, sans même attendre la réponse des présents - nous ne sommes plus que trois - "Dehors ! Je suis le PDG de ce journal. Vous êtes chez moi. Sortez ou j'appelle la police..." A la vue de mon appareil photo, il hurle "Toi pas de photo !". Je rétorque que ma qualité de journaliste m'oblige à "couvrir" ce qui se passe. Il se tourne alors menaçant vers les deux femmes, secoue leurs chaises pour les obliger à se lever et les repousse vers la sortie * (Vidéo) Reviens chercher le manteau de l'une. Cours lui jeter dehors... "Toi tu peux rester." me dit-il. Incompréhensible..
Alerté, arrrive à ce moment-là le secrétaire du comité d'entreprise et la déléguée CGT du personnel qui tentent de raisonner le directeur de la rédaction Pour toute réponse ils se font traiter de "Crétins !"... Le débat vole à une altitude où toute personne sensée manque d'oxygène. Finalement, au bout d'un bon quart d'heure d'insultes, Laurent Joffrin PDG de Libération, directeur de la rédaction semble retrouver un peu de calme, et maugréant qu'il en "a marre de tous ces gens", prend l'ascenseur vers son bureau...
Tous le monde se rassoit et les conversations reprennent sur le ton normal des échanges d'idées. "Je ne céderai pas", me dit tranquillement Florence Cousin. "Il croit que tout s'achète et qu'en faisant miroiter de faux chiffres, il va m'avoir. Mais aujourd'hui, contrairement à ce qu'il dit, en tout et pour tout, je n'ai que mes indemnités légales soit 26.000 Euros. Et j'ai 48 ans..."
A ceux qui se demandent pourquoi Florence Cousin n'a pas plus de soutien au sein des rédactions, je réponds : conformisme et peur du chômage ! A ceux qui se demandent pourquoi Florence Cousin n'a pas plus de soutien à l'extérieur de Libération, je réponds : Clavel, Sartre, Foucault sont morts et leurs enfants naturels passés avec armes et bagages de l'autre côté de la barricade.
Quant au soit disant "comité de soutien" créé par un revanchard aigri de Libé, il l'enfonce par ses outrances, plus qu'il ne l'aide.
Voila les données du drame, qui se joue rue Béranger, à Libération, où Maurice Clavel, Jean-Paul Sartre, Michel Foucault ont éteint "les lumières" en partant.
Michel Puech
3 mars 2009
Lire l'article d'Antoine Perraud de Mediapart
Le quotidien «Libération» en proie à ses fantômes
Lire également sur Mediapart
Le blog de Domnique Conil
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Le blog de Fred Oberson
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Tous les commentaires
Merci beaucoup Michel Puech, y compris pour votre photo, qui a saisi quelque chose dece qui se passe. Grandir, tous ces patrons dégraisseurs le peuvent-ils encore? Espérons.
Je reste devant mon écran, j'ai lu. Oui mais je ne sais pas comment réagir. Une partie de moi réagit de manière rationnelle... mais il y a des mediateurs dans ce genre de situation, des conseil aux employeurs ou aux salariés?
Pourquoi ne pas leur faire appel?
L'autre sait très bien, qu'à certaines étapes, même cela ne fonctionne plus face à la détermination juste de qui sait que ce n'est pas juste et de qui s'entête à tout vouloir contrôler tout seul. Bref quand deux volontés puissantes n'ont plus qu'une seule chose en tête : faire plier l'autre. Je n'arrive néanmoins pas à comprendre comment on peut laisser les choses en arriver là. Ou sont donc passés les gardes fous qui sont censés empêcher cela?
Bon, et maintenant? et maintenant? il va se passer quoi? Que faut-il donc attendre?
Merci Michel Puech d'être allé à ce journal - je n'ai même plus envie d'en écrire le nom, d'aucuns doivent se retourner dans leur tombe s'ils entendent et voyent le PDG vociférer de cette façon sur des êtres humains. Effroyable ! sidérant ! si quelqu'un est incompétent, c'est lui ! !!! Merci de nous avoir fait part de ce témoignage !
Chère Corinne N, vous savez "l'incompétence" est une notion très subjective qui émerge dans les discours qu'en l'abscence d'arguments sérieux.
Oui merci, Michel, de ce témoignage qui, par votre cliché, matérialise parfaitement une situation lamentable. J'espère que beaucoup se rendront sur place afin de constater la situation, de soutenir cette femme exposée aux basses contingences matérielles, qui sont "monnaie" courante.
merci, enfin un papier clair qui dit les vraies conditions du drame, la véritable ambiance à libé... moi j'étais trop "partie prenante" pour pouvoir écrire ça ...
Je commence à y voir un peu plus clair. Mais il reste des zones d'ombre. Il faut une médiation, c'est évident, pour dissocier l'aspect humanitaire et l'aspect enjeux de pouvoir. Diverses associations de lecteurs (dont l'ALM) pourraient peut-être envisager une initiative commune.
Je commence à y voir un peu plus clair. Mais il reste des zones d'ombre. Il faut une médiation, c'est évident, pour dissocier l'aspect humanitaire et l'aspect enjeux de pouvoir. Diverses associations de lecteurs (dont l'ALM) pourraient peut-être envisager une initiative commune.
Deux précisions, sur deux points importants tout de même: La médiation: Libération a fait appel depuis le 24 février dernier à la médiation de la commission paritaire " en présence des éditeurs du syndicat de la presse quotidienne nationale (SPQN), et de la représentation syndicale" ( communiqué de la direction). Médiation inopérante à ce jour, dont on est sans nouvelles, mais qui existe. Les indemnités proposées: un accord a été signé avec le syndicat Infocom-CGT/Filpac-CGT, quatre ou cinq jours après le début de la grève de la faim de Florence Cousin, portant ses indemnités à 70 000-80 000 euros ( deux versions successives) et non 26 000 euros comme écrit ci-dessus. Cet accord a été dénoncé par la CGT-SGLCE qui, en accord avec Florence Cousin, demande sa réintégration . Enfin, concernant la formation de neuf mois au secrétariat de rédaction évoquée ci-dessus: Florence Cousin s'y est inscrite, mais ne l'a pas suivie, peut-être pour raisons de santé. Ceci, bien sûr, n'enlève strictement rien au témoignage de Michel Puech, mais il me semble important d'être extrêmement rigoureux dans l'information donnée, faute de quoi les indignations tournent à vide, au bout d'un moment. Et parce qu'il est urgent, désormais, de trouver une issue.
Merci Dominique de rétablir les faits sans lesquels personne ne pourrait avoir d'opinion ou de lisibilité. Cela me rassure dans un sens qu'il y ait eu médiation, malgré le fait qu' apparemment, pour l'instant, aucun accord ne soit trouvé. Il faut donc les laisser le trouver - urgemment comme tu dis !! Rien n'est simple dans cette histoire. J'espère de tout coeur qu'elle finira vite et dans le moins pire pour tout le monde, à un moment, il faut savoir négocier pour se sauver, soi et sa dignité (des deux côtés de la barrière).
Pardonne moi Domnique de ne pas apprécier tes précisions. Si est "important d'être extrêmement rigoureux dans l'information donnée", - et pardnne moi je le suisn autant ne pas embrouiller les esprits comme tu le fais avec un ensemble de considérations sur les manoeuvres syndicalo-patronales ou les enjeux dépassent largement la tête de Florence Cousin. Elle m'a dit (et son calcul me parait censé que ses indemnités légales sont de 26 000 Euros. On rapporte (sans trop de rigueur) que la direction propose 70 ou 80 000 Euros... Mais, les propos de notre consoeur gréviste sont clais : tout ne s'achète pas. Et sur ce point, je suis bien d'accord avec elle, et son combat me parait aussi - hélas - bien révélateur de notre époque.
Désolée, on "ne rapporte pas sans trop de rigueur", lire ci-dessous. Ce sont des engagements écrits et publics. Ce sont des faits. Tout comme je ne m'étais pas lancée dans le descriptif de la carrière de Florence Cousin à Libé: ou alors, journalistiquement parlant, il faut entendre toutes les parties, complètement. Non ? Dans mon premier billet, je dénonçais justement la présentation faite dans la presse de son licenciement, avec force commentaires négatifs sur son travail ou sa personnalité: c'était indigne, et je le maintiens. A l'inverse, une version édulcorée de son parcours me parait hors de propos. Car, en effet le problème est ailleurs, et en effet, cette grève de la faim n'a pas pour objectif un départ négocié - celui-ci est proposé - mais une réintégration après formation. A quel prix pour la première intéressée ?
Ces informations sont bien sûr importantes, Dominique. Ceux qui ont suivi l'affaire depuis ton billet (le premier à nous avoir alertés) et ses commentaires sont au courant de cette négociation à 70 000 puis 80 000 euros. Pas du stage long non suivi. Les probables raisons de santé que tu évoques ne peuvent que renforcer l'inquiétude. Les personnes qui entament une grève de la faim ne sont, souvent, pas dans le meilleur état de santé, ce qui rend plus précoces les atteintes physiques.
Il ne s'agit ni de s'indigner "à vide" (?), ni d'encourager Florence Cousin dans quelque chose qui a toute l'apparence d'une impasse (seuls ses proches, son compagnon, son fils, ont le pouvoir de peser sur sa résolution). Mais de maintenir une visibilité, ce que nous devrions faire pour beaucoup d'autres situations.
Chères amies, Je n'ai pas envie de discutailler ni sur le montant des indemnités, ni sur lec soutiens de tel ou tel syndicat, ni sur la compétence u l'incompétence de tels ou telles. Je m'en fous ! Je ne vois qu'une chose, c'est qu'il y a une femme qui fait une grève de la faim dans le hall d'un journal nommé Libération. L'énoncé de ce simple fait suffit à m'enrager ! D'une part part parce que j'ai toujours été hostile aux grèves de la faim (depuis celles de Jean-Pierre Le Dantec et de Michel Le Bris). Je n'aime pas cette forme de combat qui consiste a s'auto-détruire. D'autre part, le fait que cette grève de la faim se passe dans le hall d'un quotidien m'est insupportable car il montre clairement l'état ou en est ce qui fut ma profession pendant 40 ans. Alors discutailler tel ou tel point....Pour moi ça participe de l'inhumanité actuelle.. Libération ? Vous avez dit à Libération !!!
Les mauvais soutiens ne manquent jamais dans ce cas. Ceux qui ont des problèmes personnels à régler peuvent à peu de frais l'instrumentaliser. Il n'empêche. C'est une situation qui relève de la souffrance au travail qui a conduit Florence Cousin à cette extrémité. Comment expliquer qu'un journal, notre journal, qui a il y a peu consacré une série d'articles à cette question, en fasse si peu dans ce cas précis ? Merci Michel Puech. Merci aussi à tous les abonnés qui feront en sorte que ce billet et les deux précédents restent le plus longtemps possible en première page du tracker.
Le billet de Michel Puech n'est plus en Une.
Aujourd'hui, Florence Cousin en est à son vingt-troisième jour.
ben oui, moi qui donnai naguère (ou peut-être :jadis) tant de mon temps et de mon peu d'argent pour lancer ce qui devait être "le Parisien Libéré" de gauche, il y a belle lurette que je ne le lis plus. C'est devenu une merde grâce aux bons offices de july et maintenant du nouveau guignol. faite comme moi. vous me direz cette merde vaut peut-être mieux que les sous-merdes qui l'entourent! bof, si vous ête partisans du "moins pire" libre à vous...
Camarade Argence, si Florence Cousin travaillait dans une usine d'armement, son sort serait aussi interessant. Libération d'aujourd'hui n'a plus rien à voir avec le "Libé" que nous avons tant aimé comme disait l'autre... Mais ce n'est pas une raison suffisante pour manquer simplement d'humanité, c'est à mon avis au contraire le moment pour des anciens comme toi, de manifester ta fidélité à tes idées.
vous rajouterez de vous-mêmes le "s",qui manque à faites et accepterez, j'espère, mes excuses...
Et quand, grâce au Syndicat CGT du livre et à l'appui de bien des bonnes âmes qui la défendent à priori, Mme Cousin verra disparaître le journal où elle s'accroche, de quelles indemnités disposera-t-elle? Certes, cela se passe dans le journal de Sartre etc... Ces belles références ne l'empêchent pas de mourir à petit feu. Alors haro sur lui pour un banal conflit du travail instrumentalisé par des amis du journal épaulés par un photographe amer, qui ne lui veulent que du bien, évidemment! Nous restera toujours le Figaro pour applaudir la politique du Petit.
Il faudrait peut-être arrêter de prendre les gens pour des comploteurs et regarder ce qui se passe avec un regard humain, et non utilisateur ou manipulateur, non? Ca se passe à Libération, ok. On est tous au courant. Et alors, c'est pire sûrement pour certains qui ont l'illusion que cela ne devrait pas dans le meilleur des mondes et des journaux se passer ainsi.
Mais pour avoir vécu une situation similaire dans l'associatif il y a quelques années, ou là aussi, on voudrait ne pas croire que cela peut se passer de manière aussi désagréable, la réalité des rapports de tension au travail est bel et bien là. Pourquoi le combat de cette ex-salariée de libération (puisqu'elle le voit de cette manière je pense) serait-il moins juste parce que c'est de Libération qu'il s'agit? L'accuser avec une telle hargne comme vous le faites de saper la survie du journal est inadmissible.
Je ne connais ni Florence, ni Libération, même si je l'achète régulièrement sans y être abonnée, ne suis amie ni ennemie de personne. Je vois juste une bande de vautours se percher au dessus de ce qui est un conflit lié à la situation employeur/employé, qui pourrait avoir lieu n'importe où.
Laissons la médiation faire son travail en espérant qu'une vraie solution sera trouvée sans en rajouter avec des histoires de complot ou des noms d'oiseaux qui n'ont pas leur place ici.
Je ne connais pas Florence. Je n'achète plus Libération depuis la campagne référendaire durant laquelle Serge July me traita, comme des millions d'autres femmes et hommes de gauche, de xénophobie galopante car je votais non à "son" référendum qui voulait graver dans le marbre la nature du régime dans lequel nous devions tous vivre. Laurent Joffrin officiait, avec la même détestation envers les "nonistes", au Nouvel Obs. Chaque jour sur libé.fr, un duel l'oppose à une "adversaire" sur un sujet donné. Chaque jour, il "fait duel" avec Sylvie Pierre-Brossolette ! LIbération ? Un coup marketing à gauche pour la une avec un contenu de droite. Cela n'aurait rien à voir avec Florence ? Je crois bien que si.
Tout à fait d'accord: une image "de gauche" (de gauchiste) avec un comportement de droite (le portefeuille), cela a tout à voir avec cette histoire hautement symbolique... On n'a pas fini d'en parler... Ce schème sera même certainement étudié en détail... En attendant il y a ce corps souffrant dans ce hall... Et d'autres ailleurs qui meurent faute d'abri, d'accés aux soins, de cadences de travail, etc... 40 ans après on est au même point, ou est-ce pire?
@FraFilipo épaulés par un photographe amer Heureusement qu'il y a votre commentaire pour nous faire retrouver la saine ambiance d'épanouissement, de compréhension et d'humanité que ce salopard vindicatif de Michel Puech nous avait complètement pourrie avec son amertume. J'espère bien que vous avez encore quelques beaux poèmes en prose en réserve pour nous faire encore entrevoir le sublime…
Vous décrivez, par petites touches implacables, cher Michel Puech, les ténèbres qui accompagnent une fin de cycle. «Je suis le PDG de ce journal», parole de suffisance et de faiblesse, parole dépassée, parole sépulcrale. Devrait se substituer à un tel propos le fameux vers latin encore tout luisant de vive compassion originelle: «Homo sum, et humani nihil a me alienum puto.» («Je suis homme, et rien de ce qui touche un homme ne m'est étranger», écrit Térence dans L'Héautontimorouménos — Le Bourreau de soi-même)... Bien à vous cordialement,
Cher Antoine, merci de venir ajouter votre grain de latin, qui résume parfaitement ma position.
Sans naïveté, sans angélisme, bravo Mr Puech. L'information est très intéréssante, et votre analyse très pertinente. Ma Gauche est aux antipodes de celle de L.Joffrin. Vous avez dit La Gauche? J'ai bien dit La Gauche, et non la gauche-caviar (dée).
Il avait pourtant l'air bien sympathique le journaliste Laurent Joffrin, plutôt intelligent dans ses analyses et propos sur les problèmes sociaux et la politique en générale. Je n'imaginais pas un tel décalage entre son attitude personnelle et ses discours. Finis ses positionnements intelligents et généreux, dès que son autorité personnelle est mise en jeu ! L'expression de sa colère témoigne-t'elle , à l'image de de celles d'un très haut personnage de l'Etat, son impuissance ? Sans doute, n'avait il pas d'autre choix en tant que patron d'une entreprise en difficulté, encore qu'il pourrait répondre à la nécessité avec un peu plus d'humanité et d'élégance. Il n'en reste pas moins pour moi, que l'homme Laurent Joffrin n'en sort pas grandi et que je considérai dorénavant ses propos, avec une plus grande défiance.
Sympathique le Joffrin? Oui-da: sympathique comme la dernière page du Nouvel-Obs.: "Châteaux et demeures".
Un petit patron, tout petit et suffisant. Méprisant. Comme dit dans le précédent commentaire, sans humanité ni élégance. Evidemment qu'il est plus facile d'aller se faire voir sur les plateaux de télé et se faire entendre sur les ondes de France Inter et France Q . Qu'on ne dise plus jamais que ces gens-là sont "de gauche".
Dès avant le lancement de médiapart, je me suis abonné en " soutien ". Je ne le regrette pas. Je regrette souvent le contenu et la forme de médiapart dont cet article sur cette situation particulière à Libération est la caricature. La presse écrite française est dans une phase critique peut-être terminale résultant, entre autres raisons, mais très largement de son nombrilisme, de sa complaisance et de rigidités sociales. Trois facteurs qui se retrouvent dans cet article : - le conflit individuel ( et non social ) autour de Madame Cousin pourrait se passer dans toute entreprise ou plutôt dans aucune autre entreprise n'aurait il ce retentissement, il ne met aucunement en jeu la liberté de la presse.Mediapart apporterait réellement à la presse en élargissant son horizon plutôt qu'en se tournant vers les confrêres et employeurs antérieurs de ses rédacteurs avec des sous-entendus compris d'eux seuls... - la complaisance : la question de la qualité du travail des journalistes est une question rarement évoquée lorsque l'on parle de la presse. Cela s'applique peut-être au travail de Madame Cousin et certainement à l'article de Michel Puech au vu des importantes précisions apportées par le post de Dominique Conil. - les rigidités sociales : la présence de la CGT aux cotés de Madame Cousin est certainement un réconfort moral pour elle et c'est tant mieux. Il faudra beaucoup de militants CGT pour accompagner les licenciés de la presse écrite condamnée par les rigidités imposées par le syndicat du Livre CGT tant en pour la fabrication que la distribution. Rigidités auxquelles Mediapart par son existence numérique échappe...
Il ne s'agit pas d'un article du journal Mediapart, mais d'un billet écrit sur son blog par un abonné.
@jbm : Si je comprends bien, vous pensiez avoir raison, et mon billet vous confirme que vous avez raison. Vous m'en voyiez fort aise. Pour le reste, le reporter que je suis vous renvoi au commentaire de 10h04 d'Antoine Perraud qui résume parfaitement ma position.
N'accablons pas plus Laurent Joffrin, il fait trop bien lui même. Et puis, chacun sait que lorsqu'il est question de changement d'affectation, les hommes s'énnervent. L'Express nous dit que le PDG de Libération serait dans "short list de Nicolas Sarkozy" pour le poste de PDG de Radio France... On peut concevoir que ça rende nerveux. Source : http://blogs.lexpress.fr/media/2009/02/laurent-joffrin-dans-la-shortl.php
@ à Michel PUECH Bonjour, Si, on ne parcure que votre billet, on signe à 100 % pour cette dame. Ensuite, à la lecture des différents commentaires et des précisions, on signe 50 % Mais, avec votre commentaire à deux balles où on ne sait pourquoi, on retrouve le Président de la France, on signe à 0% Dommage pour elle car faire un grève qui met sa vie en danger, quelque soit le motif est un acte pas ordinaire. Joffrin, nous on ne l'apprécie pas plus que cela même moins. Mais faire un raccourci aussi déplacé car Joffrin lors d'une séance de voeux en a bien pris pour son compte non ? on peut tout de même penser qu'il n'est pas aussi bête de croire en cette nomination ! Et puis l'un des commentateurs le dit fort bien, les sommes sont rondelettes alors pourquoi se mettre autant en danger ? Le mieux serait de raisonner cette dame. Quelle prenne la vie ailleurs avec plus de bonheur et laisse les mauvias de côté. C'est juste une réfléxion, courage à elle. JD
@ jdfweb : Vous êtes aimable ! J'espère que les "deux balles" que valent mon commentaire ne sont que deux centimes d'Euros. (Je plaisante. On peut ?) Je ne sais si ce que rapporte L'Express est éxact ou pas. De toute façon, de telles rumeurs ne peuvent laisser indifférent. J'ai cité cet article pour chercher une excuse à Laurent Joffrin, pour lequel je n'ai - une fois de plus - ni haine, ni amour. Son attitude était totalement incompréhensible et incohérente, ce n'est pas de ma faute. Je n'ai été qu'un témoin sidéré de voir un homme qui parait d'habitude à la radio ou la télévision si raisonnable s'emporter de telle façon.
"rigidités sociales", "rigidités imposées par le syndicat du Livre CGT": tout est dit? Ah, quand est-ce que les employeurs pourront virer leurs employé(e)s comme bon leur semble!
Il ne faut jamais se fier à la façade des choses et à l'image que veulent projeter d'eux-mêmes certains. Laurent Joffrin en est le parfait prototype. Lisse, humaniste devant les cameras mais fort avec les faibles et faible avec les forts comme l'image qu'il a donné lors de la conférence de presse de Sarkozy en imaginant ensuite inviter Carla comme rédacteur en chef d'un Jour à Libé. Tout le personnage se révèle aujourd'hui dans sa façon de gérer ce conflit. Beaucoup avaient compris depuis longtemps. Qu'il ne vienne plus donner la bonne parole sur les plateaux de télévision au risque de faire sourire encore un peu plus. Comme tout, la suffisance à ses limites.
à Michel Puech : pouvez-vous confirmer l'accord qui a été signé avec le syndicat Infocom-CGT/Filpac-CGT portant les indemnités à 70/80 000 euros cité par Dominique. Il me paraît en effet important de ne pas laisser traîner des informations inexactes. Ceci dit, votre billet décrit une situation que des milliers de Français doivent traverser et qui met en évidence si cela était encore nécessaire l'inaccepatable situation faite aux personnes qui se retrouvent sans travail. Libération ou les associations citées par Christel sont des entreprises et je n'attends pas des entreprises qu'elles soient en charge du social. C'est à la société tout entière de choisir la place et la dignité qu'elle réserve à ceux pour qui le marché du travail se ferme. Les maltraiter, ou admettre que l'évolution de la société fait que la somme de travail nécessaire à la production se réduit de jour en jour pour en tirer les conséquences Par contre le développement d'une carrière est lui de la responsabilité de l'entreprise. Seules des directions incapables découvrent au bout de 25 ans qu'une employée est incapable. La gestion du licenciement est elle aussi du ressort de l'employeur. Il peut il y avoir des erreurs, des maladresses, je n'attends de personne qu'il soit parfait, mais cela se corrige. Je ne souhaite pas à Florence Cousin d'être réemployée par Libération mais de trouver une sortie honorable.
Oui il y a une proposition d'indemnités à 70/80 000 Euros (le chiffre varie selon les sources)...Mais ce n'est pas mon problème. Je ne suis pas allé hier à Libération pour faire un "papier social" et me lancer dans l'étude des multiples discours syndicalo-patronal. Ce n'est pas ma spécialité. Je suis allé à Libération sans intention de faire un billet, et j'en ai ramené une "chose vue", une photographie de l'état des rapports humains dans le hall d'un quotidien français mardi 3 mars après midi. C'est tout. Pour le reste j'attends que mes confrères des rubriques "social" ou "média", qui sont en poste et payés pour ça, m'expliquent les subtilité de ce conflit...
Je vois beaucoup de choses dans ce fil autour de l'accord cosigné le 21 février par le syndicat du Livre (sous ses différentes modalités: Comité Inter, Info’Com et SGLC) et la direction du journal. Voici donc le document:
Merci infiniment, Monsieur Truffy, pour la copie de ce document (^_^).
Personnellement, pour ce que j'ai vu jusque là dans le métier, je trouve l'accord assez généreux (cela en est presque louche).
A titre d'exemple, on a licencié économique un cadre de la fonction RH dans mon entreprise. Il est parti avec une indemnité de 40 000 € + un cabinet d'outplacement. Et lorsqu'il est parti, il n'avait plus le statut de salarié... et c'était le chef du personnel présent depuis 15 ans dans la boite.
Ici, Madame Cousin gardera son statut de salariée pendant un an après son départ (elle continuera donc de bénéficier de la mutuelle si elle en a une, des avantages du CE, elle continuera de cotiser pour la retraite et le chômage etc.)
Elle percevra 80 000 € voire même 90 000 € si ça formation est prise en Congés Individuel de Formation. Certes, à ces 80 000 € il faudra retrancher un an de salaire (si elle perçoit 2.500 € brut par mois sur 12 mois, ça veut dire qu'il lui restera encore 50 000 à 60 000 € le jour de son départ).
Par ailleurs, elle bénéficiera 1°) d'une formation longue 2°) de la prestation d'un cabinet d'outplacement. Ce type de prestation se négocie en Province entre 6 000 et 20 000 €. Je n'ose en imaginer le prix en région parisienne.
Cela veut dire aussi qu'elle ne sera pas seule pour chercher un emploi et que la prestation du cabinet se poursuivra tant qu'elle n'aura pas été reclassée de façon effective (ce qui veut dire au minimum qu'il faut qu'elle ait trouvé un CDI ou bien un CDD long de plus de six mois... et encore, cela dépend de ce qui est négocié avec le cabinet. Ils peuvent décider par exemple que le reclassement n'a lieu que lorsqu'elle est en CDI...)
Donc lorsqu'elle affirme qu'à la fin il ne lui reste plus que son indemnité légale on est très loin du compte. Avec un accord de ce type, son reclassement était garantie sur facture. Dommage donc parce que je crains que la médiatisation de son combat et les moyens extrêmes qu'elle met en oeuvre ne la grille auprès de toutes les entreprises de son secteur. Vraiment dommage !
Bien sûr tout ne s'achète pas... mais là, je pense qu'on lui offrait quand même une porte de sortie plus que convenable... du moins à mes yeux de provinciale.
En revanche, s'ils sont prêts à aller aussi loin à Libé, c'est qu'ils savent qu'ils ne sont pas "clean clean" à mon avis.
C'est peut-être là qu'elle veut en venir ?
@ Serge Koulberg : vous écrivez "je ne souhaite pas à Florence Cousin d'être réemployée par Libération mais de trouver une sortie honorable". La voix de la sagesse en territoire ultra-libéral ! Autrement dit, jouer "le pot de terre contre le pot de fer" pour une question d'honneur personnel, alors qu'IL Y VA DE SA SANTE OU DE SA VIE devient difficile à défendre, un médiateur en urgence s'impose, qui ne soit pas plus d'un bord que de l'autre !.... On ne peut pas non plus souhaiter, quelles que soient les nouvelles voies s'offrant à Laurent Joffrin pour un poste qu'on lui ferait miroiter en haut lieu, que cette regrettable lutte entre lui et Florence se solde par sa ruine à lui, c'est vraiment dégoûtant de spéculer là-dessus histoire de déverser du venin sur quelqu'un ! Ne peut-il y avoir consensus ? Le fait est que dans le monde où nous vivons, seul l'argent vient réparer les préjudices (deuils, accidents graves...), en l'occurrence, "mourir pour des idées", enfin, je trouve que ça ne vaut pas la peine, voilà... Mais est-ce que Florence compte sur un changement de directeur de Libé qui serait proche ? On peut se poser la question aussi, ça expliquerait sa ténacité, mais c'est jouer très serré avec sa propre vie en attendant !
Je m'excuse de ne pas voir où sont les informations nouvelles. Joffrin est colérique et après ?
Il y a une médiation, elle a refusé ; on est en France, il existe un code du travail, un tribunal des prud'hommes... Pourquoi diable cet entêtement ? Et surtout, ferait-elle cette grève de la faim si, toutes choses égales par ailleurs, il ne s'agissait pas de Libération, soit un journal, classé plutôt à gauche, ce qui de fait donne une résonance (le simple fait qu'il y ait des articles rédigés) à "l'affaire" ?
J'aimerais croire à un schéma simple de dégraissage excessif par un patron qui ne se sent plus... mais l'attitude de l'employée me laisse sceptique.
Qu'est ce qui vous parait bizarre ? Vous trouvez étonnant vous qu'en pleine crise, une femme de 48 ans refuse d'être licenciée ? Vous trouvez bizarre qu'elle n'accepte pas une médiation ? Mais une fois ces indemnités "bouffées", elle va pointer ou Florence Cousin ? Au chomage, comme des millions d'autres ! Croyez moi ça suffit pour avoir envie de se battre me semble t il.
80 000 euros, en comptant sur un petit pourcentage, en ces temps hasardeux, d'intérêts bancaires, cela représente moins de dix années années à environ 700 euros par mois, sans cotisations pour la retraite.
@ Michel Puech : parce que vous croyez au maintien de Florence dans la structure actuelle de Libé sans qu'on veuille la "casser" autrement ? Du jour au lendemain, on efface tout. Il faudrait un remaniement complet de la direction. J'ai entendu des managers du milieu industriel chargés de virer des salariés sur ordre de la DRH que, s'il le faut, "on leur trouve des fautes, graves, et même lourdes" ! Vous parlez d'un combat pour les nerfs ! Autant se tailler avec l'oseille et investir ailleurs ! Je vous accorde que rien n'est facile une fois dehors, qu'il faut encore et toujours batailler, mais des gens nouveaux s'offrent à vous, d'autres méthodes, vous respirez loin d'une situation empoisonnée !
@ Luciole Camay : Dans cette histoire, je ne crois rien. j'ai simplement reproduit les mots de Florence Cousin qui souhaite faire une formation d'un an et retrouver un poste à Libération ensuite... La et sa situation n'augure pas d'une embauche ailleurs. Pour avoir été licencié à 46 ans et affronter ce qu'on nomme pudiquement un "chomage de longue durée", je la comprends, même si je n'approuve pas sa forme de combat.
@ partmédia Je suis désolée mais je ne peux rester passive en vous lisant. Certes il y a médiation et"elle n'a ka l'accepter". Non , et non. La dévalorisation de soi passe par la dévalorisation financière. Florence ne vaut pas une simple transaction qui n'est pas à la hauteur de sa valeur professionnelle. Elle se fait humilier :depuis quand un PDG se permet t il de parler de la vie psychique de son employé?! Quel mépris! Le code du travail, dont vous parlez , est devenu un outil pour les employeurs. MR FILOCHE pourrait vous l'expliquer. Elle ne pourra pas tirer grand chose en s'appuyant sur le code du travail. Son attitude est celle d'une femme qui résiste et veut le faire savoir. Malheureusement, ce qui dérange c'est qu'une femme licenciée le fasse savoir ( à sa façon) alors que nous avons pris l'habitude que les personnes licenciées se taisent ou se suicident. Elle a le courage de vouloir nous dire:"regardez ce que nous sommes devenus dans notre société libérale".En quoi cela vous dérange? Peut être ....que cela réveille la peur que demain on vous jette comme un objet et que vous ne puissiez plus retrouver de travail et vivre dignement. bien cordialement. Marie
@ partmédia Je suis désolée mais je ne peux rester passive en vous lisant. Certes il y a médiation et"elle n'a ka l'accepter". Non , et non. La dévalorisation de soi passe par la dévalorisation financière. Florence ne vaut pas une simple transaction qui n'est pas à la hauteur de sa valeur professionnelle. Elle se fait humilier :depuis quand un PDG se permet t il de parler de la vie psychique de son employé?! Quel mépris! Le code du travail, dont vous parlez , est devenu un outil pour les employeurs. MR FILOCHE pourrait vous l'expliquer. Elle ne pourra pas tirer grand chose en s'appuyant sur le code du travail. Son attitude est celle d'une femme qui résiste et veut le faire savoir. Malheureusement, ce qui dérange c'est qu'une femme licenciée le fasse savoir ( à sa façon) alors que nous avons pris l'habitude que les personnes licenciées se taisent ou se suicident. Elle a le courage de vouloir nous dire:"regardez ce que nous sommes devenus dans notre société libérale".En quoi cela vous dérange? Peut être ....que cela réveille la peur que demain on vous jette comme un objet et que vous ne puissiez plus retrouver de travail et vivre dignement. bien cordialement. Marie
désolée pour le doublon ! j'en bégaie!
Malgré la lecture de l'ensemble des informations, je me sens dans l'incapacité à prendre position. Une grève de la faim, ça fait peur. La dignité d'une personne n'est-elle pas respectée? Difficile d'imaginer que les professionnels de la négociation que sont certains délégués syndicaux, avec leur longue expérience des conflits, n'arrivent pas à trouver une issue: existe-t-il derrière, des choses qui ne sont pas dîtes, restent cachées? Ce qui est certain, c'est que cette situation, en ce moment où l'on parle tant des difficultés de la presse, focalise et concentre. Que se passerait-il aussi, si, par hasard, c'était dans un hall de Médiapart que l'on se retrouvait avec un gréviste de la faim? Ne faut-il pas faire confiance aux membres de la Commission paritaire qui regroupe des représentants des deux bords?
@Serge Koulberg Ces informations ont été publiées par Libération, figurent dans l'entretien de Laurent Joffrin au Nouvel Observateur ( sous la forme "triplement des indemnités légales") et sont disponibles auprès de Filpac-CGt, etc. Initialement, Florence Cousin faisait l'objet d'un licenciement sec pour faute, à savoir deux mois salaire.
Soutien à Florence Cousin, espoir d'une médiation efficace. Le geste de Joffrin immortalisé par la photo se passe de commentaires.
Je ne sais vraiment plus que penser. Je veux bien sûr parler de "quoi faire" en ce qui concerne Florence Cousin. Tête dure. C'est magnifique, une tête dure qui refuse de céder. C'est pas mal non plus, une femme qui choisit de vivre. Je ne me sens pas le droit de l'encourager à continuer dans une voie suicidaire. Je ne me sens pas le droit d'essayer encore de la dissuader d'agir comme elle le décide. Je voudrais vraiment qu'elle décide de vivre en bonne santé.
Joffrin homme de gauche et patron de combat. Il n'innove pas, hélas. J'ai connu un grand chef syndicaliste par ailleurs président de l'association gérant les œuvres sociales du centre d'études de Saclay, au budget alimenté par des cotisations des salariés du CEA (Commissariat à l'Energie Atomique), prélevées sur la feuille de paie. Cette association fonctionnait avec des salariés ne bénéficiant pas de la convention collective du CEA. Le camarade président syndicaliste a voulu licencier en douce une de "ses" salariées pour un motif qui s'est avéré bidon. Il a suffit de dévoiler l'affaire pour que ledit président fasse marche arrière. Et son mandat électif n'a pas été renouvelé. Affaire très différente et bien moins bouleversante que celle concernant Florence. Mais la grosse différence, c'est que le président syndicaliste était élu, alors que Joffrin pourrait-il être PDG de "Libé" sans l'aval de l'actionnaire Rotschild, un homme de gauche comme chacun sait ? Joffrin se laisse humilier par Sarko sans piper mot. Joffrin insulte les visiteurs. Joffrin accuse une salariée de "son" journal ("Je suis ici chez moi !") d'être nulle alors qu'elle bosse pour le journal depuis un quart de siècle. Joffrin se pavane sur les ondes. Ses éditos font un peu café du commerce. Joffrin ne serait-il pas une sorte de BHL du journalisme ? Courage, Florence !
J'approuve votre commentaire, Joel Martin. Il faut informer les citoyens sur les comportements des soit-disant journalistes de gauche, qui, dès qu'ils en ont le pouvoir se comportent comme de vulgaires "petits patrons " comme nous en connaissons helas tous! Ce comportement est oh combien nuisible au developpement de nos ideaux de Gauche: comment voulez-vous argumenter sur le thème: la gauche et la droite ça n'est pas la même chose, avec de tels agissements?
Ca fait un sacré bail que Libé n'est plus "de gauche"!
kairos N'y a-t-il aucune possibilité d'offrir à Florence Cousin un autre poste, à niveau de traitement équivalent? Le temps que soit vidé, sur le plan judiciaire, le conflit sur la compétence professionnelle... Afin d'éviter la perte d'emploi, effectivement périlleuse, même avec une indemnité "substantielle"...
Florence Cousin demande simplement une formation et un nouveau poste. Ce n'esst pas la mer à boire, mais la direction refuse puisqu'elle juge, après l'avoir employé pendant 25 ans, qu'elle est incompétente à tout poste....
kairos Effectivement... Il y a , si je ne me trompe, une obligation de reclassement pour l'employeur, en pareil cas... Et arguer de l'incompétence générale d'une salariée dans l'entreprise depuis 25 ans, paraît "surréaliste"... Une telle erreur continue de jugement sur les qualités professionnelles du salarié doit être assumée jusqu'au bout par le dirigeant de Libération, il me semble...
Juste pour info:l'accord signé par Filpac-CGT inclut, outre les indemnités, une formation longue durée dans un établissement reconnu, puis un reclassement externe , avec versement du salaire en attendant ledit reclassement.
Merci de ce complément d'info. Si la situation en tant que telle est insupportable, il faut peut être se demander quels sont les divers "leviers" qui peuvent bouger pour la débloquer. Merci pour ce papier et ce suivi d'info.
En matière d'obligation de reclassement, l'employeur a l'obligation de proposer tout poste DISPONIBLE qui soit accessible à la qualification et aux compétences du salarié concerné. ça, c'est la loi. De même, si c'est un licenciement économique, le salarié dispose d'une priorité de réembauchage si un tel poste venait à se libérer.
Est-ce vraiment ses compétences professionnelles qui sont en cause (auquel cas on a là un licenciement pour faute) ou bien est-ce qu'il n'y a pas de poste disponible pour sa qualification ? Lui a-t-on proposé un reclassement sur d'autres postes qu'elle a refusé ?
Ensuite, je ne suis pas tout à fait d'accord avec vous. Vous pouvez vous retrouver dans une entreprise avec une personne compétente mais dont le comportement ou le caractère rend la cohabitation difficile ou problématique avec les autres salariés. Si bien qu'en tant que patron vous ne pouvez pas vous en séparer, faute d'éléments objectifs à faire valoir mais, vous ne pouvez l'intégrer réellement nulle part. Alors vous baladez le salarié de service en service ne sachant trop comment le caser. Et ça, ça peut durer des dizaines d'années (croyez-moi, j'ai vu le cas dans l'entreprise où je travaille).
Et lorsque vous avez l'occasion de vous en séparer, ben vous le faites (et vous ne vous creusez pas trop les méninges pour le reclasser dans l'entreprise).
Encore une fois, je ne connais pas toutes les subtilités de l'affaire, mais si elle n'est pas soutenue par ses collègues de travail, peut être qu'il faut chercher aussi par là et pas seulement dans la peur des représailles ou des licenciements.
Ensuite, Kairos, qu'est ce que c'est exactement pour le dirigeant de Libération "d'assumer jusqu'au bout" : est-ce garder une personne incompétente dans l'entreprise jusqu'à sa retraite, peu importe le coût, peut importe le climat social (parce qu'un collègue incompétent, ça a le don d'agacer vivement les autres salariés et créer des troubles supplémentaires : mauvaise ambiance dans le service, arrêts maladie en cascade, etc.), est-ce payer cher pour son départ ? mais alors combien ? Auquel cas, ça se négocie, non ?
Bref, la question est loin d'être aussi simple.
kairos Une personne incompétente au bout de 25 ans, ce n'est pas l'idéal à plaider aux Prud'hommes... Certes Florence Cousin pourrait accepter la transaction "mirobolante", mais elle ne veut pas! elle veut rester à Libération... Et c'est aux dirigeants à trouver la bonne solution, puisqu'ils dirigent! A eux d'être imaginatifs, le moins qu'on puisse attendre de la part d'héritiers de mai 68, non? Vous le dites à la perfection: "vous avez l'occasion de vous en séparer, vous le faites"... C'est là que tout commence à tourner vinaigre... Mais vous avez raison: je simplifie. Il le faut parfois.
Malheureusement cher Kairos vous ne répondez pas à ma question. Que fait-on d'une personne qui n'est pas bien dans l'entreprise (cf le portrait fait dans un commentaire plus bas et qui décrit à quel point la situation était devenue problèmatique entre elle et sa hierarchie), avec qui ça ne se passe pas bien sur le terrain pour diverses raisons (que je ne connais pas) mais qui tient envers et contre tout à rester ?
On la fait rester coute que coute, même si l'employeur ne veut pas d'elle ?
Voilà un bel avenir en perspective dans cette entreprise, n'est-ce-pas ?
On oublie trop souvent que l'entreprise est constituée d'êtres humains. Du haut, en bas de l'échelle. Des humains qui doivent travailler par nécessité à notre époque et qui passent 8 à 10 heures par jour avec d'autres humains qu'ils n'ont pas choisi... On passe trop de temps au travail pour se permettre le luxe de relations conflictuelles "pourries".
Peut-être faut-il simplifier parfois, mais pas dans ce cas là. Pas dans le cas où le bien être et la santé mentale sont en jeu.
kairos Que fait-on d'une personne qui n'est pas bien dans l'entreprise mais qui ne veut pas en partir? Si l'employeur ne veut plus d'elle, vous avez la réponse: il s'en débarasse! S'il a certains scrupules humains, il pensera que dehors, ça peut être pire; et il essaiera de trouver une solution en "interne", dans les limites du possible certes, mais avec une intention sincère... Quant aux autres salariés, un peu de compréhension envers un collègue en difficulté, pourquoi pas? qui sait si, un jour, tel ou tel, n'en aura pas besoin pour son propre compte? Un salarié qui ne quitte pas l'entreprise dont il se plaint pourtant, si on exclut le cas extrême du désordre psychologique, ne le fait sans doute que contraint et forcé par la nécessité de gagner son viatique... Et s'il fallait écarter les dirigeants caractériels et bizarres!
Complètement d'accord avec votre réponse, Kairos.
Hélas, selon la conjoncture économique (ou serait-ce la conjoncture culturelle, j'en ai peur?) ces employeurs humains sont remplacés par d'autres qui eux n'ont pas tous ces "scrupules".
@ kairos : le problème est que c'est invivable, à moins d'un masochisme consommé, de rester dans une entreprise où on est devenu "la tête de turc", c'est une corvée d'aller bosser (même si on est indésirable par simple incompatibilité d'humeur, ou bien par suite d'une mise à l'écart émanant d'un chef puissant, bien souvent, qui stigmatise, mais l'effet domino est à peu près garanti, tout le personnel fera mine d'être d'accord de peur des représailles, une tendance lourde, facilitée par le nouveau code du travail, l'affaiblissement syndicaliste, et hélas aggravée par le risque de chômage ! Donc, le principe de résistance se heurte à la réalité, autrement plus corsée à vivre tous les jours travaillés ! L'Entreprise a tendance à garder ancré un profil une fois pour toutes. Seul l'extérieur, par des formations, un regard autre, permet une échappatoire !
kairos Je suis bien d'accord, le problème c'est que Florence Cousin ne veut pas plier, se plier au réel de l'entreprise... Elle ne joue pas gagnante a priori. Mais n'en va -t-il pas toujours ainsi avec" le principe de résistance"? Libération ne veut plus d'elle... et les autres salariés pas vraiment non plus! Et elle s'obstine... Parce que ce travail n'est pas seulement un emploi, mais un peu beaucoup de son existence même, que c'est sa personne qui se trouve en cause et qu'elle défend? Je me doute que Laurent Joffrin ne recherche pas spécialement ce genre de publicité et qu'il a un coeur sensible comme tout un chacun... Mais le côté "je me débarrasse du corps et que la vie continue" me gêne aux entournures... Quelqu'un a émis l'idée d'une tierce intervention, pour casser le face à face mortifère. C'est urgent...
"héritiers" de mai 68... Vous avez tout dit... Ca y est, ils ont touché leur héritage depuis pas mal de temps, maintenant. Où l'ont-ils placé? Chez Lehmann Brothers? Vous savez: le portefeuille est à droite...
Je suis plutôt en accord avec les commentaires "modérés" exprimés plus haut.
Ma première observation, c'est que je n'arrive pas à savoir pour quel motif Florence Cousin est licenciée. Est-ce un motif économique ? Mais alors il me semble vraiment curieux qu'elle soit la seule concernée. A moins que son service ne soit tout simplement supprimé et qu'il n'y ait pas de place pour elle ailleurs.
Ou bien est-ce un licenciement pour motif personnel ? Auquel cas, les motifs peuvent être variés : incompétence, incompatibilité d'humeur, faute (pas une faute grave visiblement, sinon elle n'aurait droit à aucune indemnité et la direction ne s'embêterait pas à faire une transaction avec elle).
Ma deuxième observation (et je rejoints Partmedia dans ses propos) c'est que vous ne nous donnez aucune information nouvelle et surtout rien d'objectif à nous mettre sous la dent concernant le licenciement lui-même : motif de licenciement, existence d'une médiation, d'une transaction, montant des indemnités de licenciement, actions de reclassement (peut être d'autres postes lui ont été proposés qu'elle a refusé, lui a-t-on proposé un cabinet de reclassement etc.), etc.
Ma troisième observation est que Laurent Joffrin a parfaitement le droit de mettre dehors des personnes n'appartenant pas à l'entreprise. La manière n’est certes pas acceptable mais je pense que s'il vous a laissé (vous et pas les autres personnes), c'est parce que vous avez mentionné votre qualité de journaliste et votre volonté de couvrir l'évènement. Il ne pouvait pas vous empêcher de travailler n'est-ce-pas ? En revanche, ceux qui n'avaient rien à faire là devaient effectivement partir et peut importe s'ils gênaient ou non le passage d'ailleurs, et qu'ils soient juste en train de converser gentiment... après tout, le hall de Libé n'est pas un salon de thé !
Enfin, je me sens un peu obligé de me faire l'avocat du diable devant tant de vertueux commentaires outragés mais moi, à la place de Laurent Joffrin, je serais tout aussi folle de rage. Que font TOUS les salariés de France qui ne sont pas d'accord avec leur licenciement et qui le juge abusif : ils vont devant les prud'hommes et demandent de solides indemnités et éventuellement la réintégration dans l'entreprise qu’ils obtiennent lorsque leurs demandes sont fondées en droit. C'est normal, c'est la règle du jeu.
Mais que fait Madame Cousin ? Elle met en scène le conflit afin de susciter l'émotion. Résultat (voulu ou non) : les gens s'arrêtent à cette image, prennent son parti et oublient de se poser toutes les questions. Et pour couronner le tout, ses soutiens empêchent la parution du journal alors même que la situation financière de l'entreprise (et donc l'avenir des salariés du journal) en dépend, donnant de surcroit une image lamentable de Libération... Non, sans rire, si c'était ma boite je ne serais pas contente du tout et je ne voudrais rien lâcher dans ce cas-là. Vous voyez comment le jusque-boutisme des uns et des autres entraine toujours les pires excès ?
Admettons donc plutôt que nous n’avons pas toutes les données du drame et que si l'attitude agressive de Laurent Joffrin est parfaitement inadmissible, la salariée ne semble pas être un model de conciliation de même que ces petits camarades. Ne nous laissons pas aller à la pente facile de prendre parti sur le coup de l'émotion.
Toutes ces informations ont déjà été données, sur un billet antérieur... et dans le commentaire de ce fil. Florence Cousin, peu de temps après la fin de son mandat syndical CGT, a reçu une lettre de licenciement sec pour faute de la direction de Libération. Elle occupait depuis peu un poste de secrétaire de rédaction. Elle a entamé une grève de la faim. Ce n'est pas une licenciement économique - du moins pas ouvertement - mais la direction de Libération a annoncé qu'elle allait procéder à hut, neuf, dix licenciements contraints dans l'année, celui-ci étant le premier. Pour les propositions, refus, mediation, tout est ci-dessus.
Ce n'est pas une licenciement économique - du moins pas ouvertement - mais la direction de Libération a annoncé qu'elle allait procéder à hut, neuf, dix licenciements contraints dans l'année, celui-ci étant le premier. Soit il s'agit d'un licenciement pour faute : auquel cas l'employeur doit faire valoir des raisons objectives PROPRE AU SALARIE qui justifient son licenciement. S'il n'y a pas de raison objectif du fait du salarié, alors le salarié peut se tourner vers les prud'hommes pour faire requalifier son licenciement. Auquel cas les les 9 ou 10 licenciements économiques n'ont strictement rien à voir avec l'affaire de Florence Cousin et son licenciement ne peut pas être le premier d'une série de licenciements économiques (puisqu'il n'est pas lui-même licenciement économique)
Soit il s'agit d'un licenciement pour motif économique : auquel cas il est bien le premier d'une série de 10 licenciements comme vous le dites et donc soumis a une procédure particulière (consultation des représentants du personnel, définition d'un ordre des licenciements etc.)
Une autre question : peu après la fin de son mandat syndical, Florence Cousin a été licenciée dites vous. Combien de temps exactement après la fin de son mandat syndical ? C'est important parce que durant les six mois de la fin d'un mandat syndical (ou DP ou CE d'ailleurs) le salarié est encore protégé et tout licenciement doit forcément passer par l'inspection du travail. Alors ? Avant les six mois ou après les six mois ? Parce que, si c'est avant, alors ça veut dire que l'inspection du travail a trouvé les arguments de l'employeur fondé.
Si c'est après, et que Florence Cousin est convaincu qu'on a maquillé un licenciement économique en licenciement pour faute, alors elle ne doit pas hésiter et doit porter son affaire aux prud'hommes. De même si elle pense qu'on l'a licenciée en raison de son appartenance syndicale.
Comprenons-nous bien, je ne suis pas pour prendre la défense systématique de Libé. Je dis simplement qu'il y a des règles de droit simples et que s'il y a des prud'hommes, c'est pas pour rien !
Il y a la législation et il y a le contexte. Les licenciements contraints annoncés ( les premiers de l'histoire de Libération, jusqu'à présent uniquement "guichets départs volontaires"), c'est le contexte général. Au départ licenciement sec pour faute, puis négociation et proposition de la direction énoncée ci-dessus, ou dessous, là je perds le fil. C'est la situation de Florence Cousin.
à Cixi Vous dîtes: "Enfin, je me sens un peu obligé de me faire l'avocat du diable devant tant de vertueux commentaires outragés mais moi, à la place de Laurent Joffrin, je serais tout aussi folle de rage. Que font TOUS les salariés de France qui ne sont pas d'accord avec leur licenciement et qui le juge abusif : ils vont devant les prud'hommes et demandent de solides indemnités et éventuellement la réintégration dans l'entreprise qu’ils obtiennent lorsque leurs demandes sont fondées en droit. C'est normal, c'est la règle du jeu. " Vous vivez dans quel pays et quelles sont vos sources d'information en dehors de "point de vue, Images du monde" (humour) ? Chaque jour des dizaines de milliers de salariés se mettent en grève et se battent contre la loi de "c'est la règle du jeu". Oui, vous lisez bien: des dizaines de milliers dans des sites les plus divers. Ils et elles se battent. Souvent pour rien ? Ceux qui vivent sont ceux qui luttent disait déjà le grand Hugo. Cela ne semble pas être votre cas ! Heureusement que nombreux sont celles et ceux qui veulent changer la règle du jeu...tout comme Florence. La règle est déterminée par un rapport des forces dans lequel entre, parfois, la médiatisation. Contre tous les Joffrin, je serai toujours aux côtés des Florence Cousin.
Vous vivez dans quel pays et quelles sont vos sources d'information en dehors de "point de vue, Images du monde" (humour) ?
Humour certes, mais le message est passé n'est-ce pas ? Mes sources d'information sont notamment Médiapart tout comme vous. C'est que je dois bien être sauvable quelque part (^_^)
Effectivement, aujourd'hui en France, il y a des des dizaines de milliers de salariés qui se battent pour sauvegarder leur emploi. Il font grève pour ça... Et la grève a ses règles dans le code du travail.
Rien à voir avec une grève de la faim qui n'est pas simplement l'expression d'un mécontement du type "si vous ne respectez pas vos obligations en tant qu'employeur, alors nous ne respecterons pas les notres en tant que salariés" mais un chantage à la vie du type "si vous ne respectez pas vos obligations en tant qu'employeur, alors je m'autodétruits".
Je ne suis pas contre les luttes mais je pense qu'il ne faut pas se tromper de moyens. L'entreprise n'est pas responsable de la vie de Florence Cousin. De son emploi, ça, sans problème. Comme je disais plus haut (et plus bas d'ailleurs aussi), qu'elle fasse grève, oui ! Qu'elle se batte et communique, oui ! Qu'elle mette au tribunal son employeur (et visiblement, il y aurait de quoi), mille fois oui !
Mais qu'elle lui fasse du chantage à la vie, ça non ! D'abord, aucun job au monde ne mérite qu'on détruise sa santé pour lui. Ensuite, la vie de Florence Cousin n'est pas la responsabilité de Laurent Joffrin ou de libération.
Enfin, je trouve ça justement indécent au regard des dizaines de milliers d'emploi d'ouvriers détruits qui - eux ! - seront nettement plus difficiles à reclasser et à aider qu'une personne avec le bagage et l'expérience professionnelle (ainsi que les indemnités justifiées et la formation longue) de Florence Cousin.
@ Cixi : Pardonnez moi, mais votre réflexion "Enfin, je trouve ça justement indécent au regard des dizaines de milliers d'emploi d'ouvriers détruits qui - eux ! - seront nettement plus difficiles à reclasser et à aider qu'une personne avec le bagage et l'expérience professionnelle (ainsi que les indemnités justifiées et la formation longue) de Florence Cousin" montre que vous ne connaissez pas le secteur d'activité qu'on appelle "la Presse" ! Un secteur qui n'est pas épargné par le chomage. Un secteur, ou aujourd'hui (disons déjà depuis dix ans) l'age est un facteur non négligeable. A 48 ans, au secrétariat de rédaction vous êtes un(e) vieux ! D'ailleurs une des chosees reporchée à Florence COusin serait sa lenteur. Je vous conseille la lecture d'un excellent article de Teleram : "Les OS de l'info" que vous trouverez s (lien ci dessous) . Cela vous éclairera, sur les conditions actuelles de travail dans cette profession. Il y a belle lurette qu'on ne peut plus, comme le faisait Albert Londres, mettre nos chemises de soie sur les notes de frais et, il y a quinze ans qu'un journaliste avec de l'expérience était la pépite d'une rédaction. Aujourd'hui on lui dit : "Tu nous empèches d'embaucher des jeunes" (moins payés évidement). Source: Les OS de l'info in Telerama http://www.telerama.fr/monde/les-os-de-l-info,38997.php
Malheureusement, je ne peux que vous donner raison sur ce point. C'est une spécificité bien française de "jeter" dehors 4 salariés avec expérience pour en embaucher 2 plus jeunes au SMIC ou guère plus. En cela, je n'imagine pas une minute que le journalisme fasse exception.
Et comble du comble, pendant ce temps là, les vieux croutons qui siègent depuis des décennies au conseil d'administration des entreprises, ceux-là sont indéboulonnables. Et c'est eux qui vous dises : vous êtes trop vieux, il faut du sang neuf ! Y a quelque chose de pourri au royaume du Danemark, n'est-ce-pas ?
Toutefois, lorsque je disais que Madame Cousin serait plus facile à reclasser que l'ouvrier des chaînes de Peugeot, c'est que - même si son métier est dans le secteur du secrétariat de rédaction - de par ses compétences, ce qu'elle sait faire, elle peut postuler dans d'autre secteur que le journalisme.
Par contre, votre conducteur de machine par exemple. Si vous n'avez pas d'autres usines dans le secteur, il est cuit (et dans le sud de la France, des usines, ça ne se trouve pas sous le sabot d'un cheval, faites moi confiance) ! Sauf à faire une formation longue que généralement l'ANPE refuse de financer passé un certain âge (passé 55 ans environ, suite à une discution avec notre interlocuteur Pôle Emploi).
A propos de chantage, que penser de celui, bien plus fréquent qu'une grève de la faim, d'employeurs qui disent aux salariés : si vous n'acceptez pas de réduire vos salaires (ou toute autre avanie), je mets la clé sous la porte ? Et très souvent, les entreprises qui font ce chantage sont bénéficiaires. Mais les "actionnaires" exigent toujours plus de "rentabilité". Même en temps de crise. Cela rappelé, je pense aussi que Florence devrait sortir de sa spirale de mort et accepter de négocier. Mais quel courage !
Cher Joel Martin,
le chantage à l'emploi m'est tout aussi odieux quand il est le fait d'entreprises en bonne santé. C'est parfaitement impardonnable et c'est pourquoi ce genre d'entreprises méritent qu'on leur retire toutes les aides et allègements dont elles ont pu bénéficier.
Je connais bien le cas, pour être en relation régulière avec l'inspection du travail. J'avais un inspecteur qui m'expliquait que dans son secteur, il avait des super-marchés qui lui disaient : si vous me forcez à faire ça, je plie boutique et je m'en vais. Et la région perdra 200 emplois. Cet inspecteur me disait qu'il n'avait jamais cedé et qu'aucune des entreprises qu'il avait mis à l'amende n'avait mis leur menace à exécution.
Toutefois il me disait aussi que c'était dur à assumer comme choix et que certains de ces collègues ne s'y faisaient pas.
@ cixi Le chantage à la vie est hélas, apparemment , le dernier moyen d'expression qu'a cette employée. Elle ne s'est pas levée un matin en disant "tiens je vais me mettre en grève de la faim" Pour en arriver à cet extrême ,il a fallu un processus de dévalorisation qui l'a conduite à utiliser sa vie pour être respectée. Joffrin porte la responsabilité de la maltraitance au travail de cette femme, de mettre en danger sa santé mentale en lui proposant des postes non adaptés à sa compétence.Il atteint son intégrité psychique. Certes,il ne la tue pas :il l'a fait devenir absente .N'est ce pas une forme de mise à mort? Pourquoi comparez vous sa situation avec des ouvriers "décents"? Les ouvriers licenciés hurlent leurs souffrances, se suicident :mais personnes ne le fait savoir. La comparaison me semble vouloir cliver les souffrances au travail, par le travail:il me semble dangereux de vouloir hiérarchiser une souffrance en fonction de l'appartenance à une profession. cordialement.
Ah l'émotion ce n'est pas ce qui semble vous faire vous mouvoir ! Apparemment vous choisissez votre camp : celui du patron que vous dites comprendre. Vous-êtes vous seulement posé cette simple question : vous feriez quoi si vous étiez à la place de cette femme, jugée publiquement comme "nulle" et mise au rebut ? Qu'est ce que cela veut dire réellement d'appliquer l'adjectif "nul" à une femme ou un homme ?
@ Cixi : maintenant que je suis au courant des péripéties, je serais juste effondrée, quand même, si Florence, à force d'entêtement, y perdait la vie. Imaginez cela, on s'affaiblit en faisant la grève de la faim, à un moment, les idées deviennent brumeuses et on peut se laisser glisser, encore plus si elle se sent perdue. Je suis d'accord avec vous que c'est une forme de pouvoir discutable, sûrement une pulsion résultant d'un stress important. Les soignants peuvent-ils intervenir à un moment ? Souhaitons-le.
Il est grand temps de pousser à un arbitrage.
Je viens de prendre un abonnement d'essai à Médiapart, et pour la première fois, je participe à un tel échange. Je suis dubitatif: plus le débat s'avance, plus M. Puech se justifie, plus Joffrin est attaqué, plus la Gauche se drape dans l' Idéal et le sublime (n'est-ce pas, Virgil?), et plus s'épanouit le pouvoir du nabot. Forcément, puisque tout chef est un "petit chef", tout licenciement "une atteinte à la personne", toute résitance "héroïque", etc... Que le cas personnel de Mme Cousin soit dramatique, j'en conviens. Mais je continue à penser qu'il s'agit d'un cas ordinaire de conflit du travail qu'une instrumentalisation poussée transforme en symbole: sauvons la secrétaire, noyons le PDG. Parce que Libération n'est pas exemplaire, faut-il détruire Libération? Jospin n'était pas exemplaire... Je pense moi que si être de gauche, c'est vivre un certain humanisme (Le vers de Térence est beau en latin, comme en grec celui de Sophocle: "Je suis né pour partager non la haine, mais l'amour", parole de résistante!), c'est aussi accepter "l'horrible" principe de réalité. Parce que Mme Martin, il faudra bien qu'elle vive. Réintégrée dans son journal? Bon courage après ce combat étrange, dont j'espère qu'il n'est pas piloté. S'il est vrai pour Joffrin qu'il est beau parfois de savoir renoncer, il est tout aussi grand de savoir perdre pour se reconstruire. Mme Cousin perçoit une indemnité honorable qui lui permet de rebondir. Qu'elle reste en poste dans un journal qui peut-être dans un ou deux ans sera mort, qu'aura-t-elle gagné? C'est Libération qu'il faut aider, pas les conduites obstinées ou suicidaires, même si on peut les comprendre.
Drapé ? C'est une blague ou quoi ? Cela dit, sans que je sois d'accord avec tout, ce que vous dites ci-dessus me semble mériter d'être considéré.
'...se justifie"... Grand Dieu, en quoi aurai je à me justifier ? Je réponds, par politesse, aux commentaires quand je le peux. Je suis allé, j'ai vu, je raconte. Je n'ai ni amour, ni haine envers les protagonistes que ce soit Florence Cousin ou Laurent Joffrin. Et je n'ai pas plus l'envie de défendre ou de soutenir Libération, qui est pour moi un quotidien que je lis parmi d'autres.
Aider Libération? Vous devez être bien jeune pour écrire ça! Libération a été aidé, notamment par des centaines de personnes à trés petits revenus, un grand nombre de fois, pour le plus grand bonheur (matériel) de messieurs July et Joffrin...
Voila qui est bien parlé ! Les commentateurs oublient trop souvent - comme me le rappele un confrère "de l'intérieur" - que le Libération actuel (né en 1981) n'existe que grâce à la naiveté des associés de la premièère société qui ont "rendu" leurs parts en échange d'un merci de July. Donc Libération a aidé très longtemps par des contributeurs bénévoles, et des abonnés peu fortunés. C'est à ce titre, et à cause de cet longue histoire, que l'affaire Florence Cousin est quand même très désagréable.
à titre d'information: sur le travail et les compétences de florence cousin: j'ai travaillé à ses côtés plus de dix ans, au "guide culture" où (contrairement à ce que laisse entendre la direction qui a même répandu la rumeur qu'elle était illettrée ....) elle a écrit plusieurs dizaines de papiers, dont au moins deux (je cite de mémoire) faisaient une pleine page, soit plus de quatre feuillets .... il suffit à de consulter les archives de libé, et de vérifier ... par ailleurs, florence (qui a aussi écrit un très joli livre pour enfants) a toujours été, dès le départ, une TRES BONNE JOURNALISTE, capable d'écrire un feuillet très argumenté sur une émission de télé en moins d'une demi heure, par exemple, ce que nombre de scribouillards (de libé ou d'ailleurs) ne savent plus faire .. . pourquoi n'est elle pas devenue journaliste?, demanderez-vous .... parce qu'à libé on ne l'a pas voulu, on n'a pas voulu d'elle, on n'a pas voulu de son talent... on ne l'a pas non plus laissée écrire ces articles très originaux sur les plantes, la cuisine, etc ....qui correspondaient bien à son côté "démodé", des articles originaux et légers qu'elle proposait et qui étaient toujours, à la dernière minute, refusés ... même sur le site de libé, on la toujours éliminés ... et pourquoi ne l'a-t-on pas laissée écrire? parce qu'à libé, depuis au moins dix ans; il ne s'agit plus comme avant d'encourager le talent, mais de décourager ceux qui n'entrent pas dans le moule (cynisme, petits arrangements entre copains, carriérisme ...) ... et là, je confirme ce qu'on laisse entendre: florence cousin n'est jamais entré "dans le moule" ... c'est ce qui la rend honnête, courageuse, attachante .... une personne qui ne saura jamais comprendre les injustice et les bassesses de la vie (à libé ou ailleurs ...) ce refus qui lui était fait d'écrire (tu écris, on publie, on refuse, on publie .... des choses à la rendre folle) était un refus de donner à cette personne qui n'avait pas le profil libé, mais qui aurait pu énormément "enrichir" ce journal, le statut de journaliste qu'elle aurait tant aimé avoir ... et qu'on donnait à des autres, bien moins faits pour écrire, mais prêts à toutes les bassesses pour réussir, des bassesses auxquelles florence ne s'est jamais abaissées .... je souligne un,e dernière chose: elle ne s'est JAMAIS servi de sa carte de la CGT ou de ses positions de délégué syndicale pour se paver un chemin vers la réussite sociale: elle n'était pas au syndicat pour ça, mais pour des idées, pour défendre les autres avant tout ... je l'ai assez engueulée parce qu'elle ne racontait même pas à la CGT les humiliations qu'on lui faisait subir quand elle tentait d'écrire (son statut officiel était "secrétaire du guide culture ... rien à faire ... un vrai placard pour troisième classe , un placard humiliant en plus)... voilà qui est florence ....
Si la situation que vous décrivez est exacte, quel avantage aurait elle à rester dans un journal qui nie ses qualités ? Elle serait sans doute mieux dans un autre journal où elle pourrait prendre un nouveau départ et enfin laisser exprimer ses qualités de journaliste.
Ce qui n'empêche pas de négocier de solides indemnités de départ ainsi qu'une formation longue... ni d'aller au prud'hommes pour harcèlement moral (parce que la situation que vous décrivez et les résultats que l'on constate y ressemble vraiment).
Contrairement à ce qu'on pourrait penser de mes différentes interventions, je ne suis pas particulièrement en faveur des procès mais je reste convaincue que dans des cas extrêmes, mieux vaut faire retomber la pression et laisser le droit parler plutôt que l'émotion. ça a de meilleurs résultats sur la santé !
"Elle serait quand même mieux dans un autre journal " .... C'est vrai, ça se ramasse à la pelle les emplois de journalistes !!! Vous avez du mal lire le beau commentaire de storecki, si vous l'aviez bien lu, vous comprendriez sans doute pourquoi Florence Cousin a choisi de mener de manière aussi dramatique son combat. C'est une femme à bout . Est ce qu'on peut seulement essayer de s'imaginer ce que cela peut faire comme dégâts psychiques que de s'entendre dire qu'on est NULLE ? on peut faire un travail qui sera jugé nul, c'est dur à vivre, mais encore une fois s'entendre dire que l'on est nul, c'est se faire effacer tout simplement. Heureusement que l'on peut encore donner libre cours à nos émotions !
Merci Storecki pour cet autre aspect des choses.
Merci skorecki pour ce dernier témoignage qui permet de connaître mieux Florence Cousin qui disparaît autrement sous sa cause.
Cette femme, en lutte désespérée, est en pleine souffrance morale. La genèse de cette souffrance se trouve aussi bien dans les dysfonctionnements de "l'entreprise Libération" mais également dans la personnalité de Florence Cousin. La considérer uniquement comme victime de décisions aberrantes, hostiles et discriminatoire, ce n’est pas l’aider, mais bien au contraire ne lui laisser comme porte de sortie que la maladie mentale ou le suicide. Suicide qui a déjà commencé avec cette grève de la faim effectuée dans une indifférence de plus en plus générale. JPB
@ jp.briand : Franchement, au vue des différentes remarques désagréables que j'avais lu ou entendu sur son compte, j'étais allé voir par moi-même si on avait a faire avec une illuminée, une "illétrée" ou une imbécile... Après l'entretien que j'ai eu, hier après midi avec Florence Cousin, je ne suis pas reparti sans avoir vu une femme "en souffrance morale" ou "desespérée", mais une femme fermement déterminée et tranquille. Une femme en lutte quoi ! Si Laurent Joffrin n'avait pas "péter un cable", j'aurai fait un gentil billet uniquement sur ce thème, mais j'ai assisté médusé à une scène hallucinante pendant laquelle d'ailleurs Florence Cousin n'a pas dit un mot.
@ Michel Puech : je ne doute pas un moment sur ce que vous avez vu ou ressenti. Que Laurent Joffrin "ait pêté un cable" c'est triste, pénible et lamentable. Malheureusement cela ne change rien à la situation de cette "femme en lutte". Cette lutte va forcément l'épuiser physiquement et psychologiquemen et la détruire. Après les moments de compassion, de soutiens, même chaleureux, de quelques uns que va-t-il lui rester...? Son histoire, je la connais , je l'ai vu ailleurs professionnellement à plusieurs reprises (je suis médecin). D'après vous, comment peut-elle sortir désormais, par elle même, de cette impasse qu'elle a choisit ? JPB
"A ceux qui se demandent pourquoi Florence Cousin n'a pas plus de soutien au sein des rédactions, je réponds : conformisme et peur du chômage ! A ceux qui se demandent pourquoi Florence Cousin n'a pas plus de soutien à l'extérieur de Libération, je réponds : Clavel, Sartre, Foucault sont morts et leurs enfants naturels passés avec armes et bagages de l'autre côté de la barricade." Un peu facile, cette explication tirée de l'histoire de personnages ringards et dépassés par l'évolution des idéologies de type "marxistes". Non plus simplement ce n'est pas parce que on est gréviste, de la faim qui plus est, seule dans un hall à faire pitié, que l'on a raison, qu'on a le droit "moral" pour soi. Quelque part, sans connaitre totalement le dossier ni le personnage, je soupçonne cette gréviste d'être à coté de la plaque, et la profession le sait, le reconnait mais pudiquement se tait devant ce cas indéfendable.
Vous rigolez? "La profession le sait, le reconnait mais pudiquement se tait devant ce cas indéfendable." Dites plutôt que nous sommes tellement habitués à l'abjection et au mépris de la dignité humaine que nous ne savons plus quoi faire sinon déplorer...
Clavel, Sartre et Foucault sont des personnages ringards ? C'est vrai que le contraste est accablant avec le prétendu moderne et vrai archaïque Sarkozy aux "réformes" qui sont pures régressions. Le juge "cloclo", qui pourtant avoue sa méconnaissance du dossier et du "personnage", se permet d'asséner des affirmations définitives du genre "la profession le sait" et "ce cas est indéfendable". C'est sûr qu'on fait la grève de la faim au péril de sa vie rien que pour mettre en colère son patron... Causer quelque souci à son patron, voilà qui est impardonnable ! Cauchemar : et si "cloclo" était juge aux Prud'hommes ? Brrrrrrr !
Bravo cloclo ! C'est réconfortant de voir quelqu'un rester aussi inébranlablement fidèle à lui-même. Dans ce monde incertain et mouvant, il est précieux de retrouver, toujours fermement à son poste, la connerie qui sait. Merci d'exister.
Ceci ressemble à une guerre de classes (ouvrière contre pédégé) doublée d'une espèce de vengeance d'un gars humilié (Joffrin par sarkozy) et sans doute un peu lâche sur une personne fragile (Florence Cousin) peu soutenue par ses collègues, mais qui résiste. Moi, c'est pareil que Velveth, depuis la campagne référendaire, je n'achète plus, ni Libération, ni Charlie Hebdo. Nan mais!
Libération comme la Droite ! Voilà que les yeux à l'intérieur comme à l'extérieur de ce journal se dessillent. On n'est jamais piégé que par ses propres illusions. Il y a longtemps que la direction et les signatures les mieux exposées de Libération expriment exactement les mécanismes du SYSTEME. La force du Système ce n'est pas la contrainte, qui ferait victime ceux qui ne le contestent pas, (que voulez-vous je fais comme il est fait partout, moi je dirige j'ai des contraintes je suis responsable) c'est l'intériorisation de ses fonctionements, qui les veut et les voit dociles, et fait de la plupart des décideurs dit de Gauche (politiques et médias) les meilleurs axilliaires et chiens de garde de l'incarcération psychique et comportimentale fascoïde ambiante qu'ils prétendent dénoncer sinon combattre. Pour ces personages importants, l'homme peut servir , mais l'Humain est une gêne. Ce que montre cette femme est à honorer au plus haut et en même temps au plus précis. Elle n'a pas abdiqué et, par delà les arguties faux cul qui fleurissent ici même dans ces commentaires, c'est ce qui nous OBLIGE. Cette femme lutte sur un front déserté, déserté parce que nous somme résignés. -Fait divers de plus ne concernant que cette femme essentiellement-. Dans l'indifférence à ses pratiques est la victoire de la Barbarie. C'est le Système encore qui parle en nous parce qu'après nous avoir aveuglé à ses pratiques, il nous enjoint de ne rien faire nous convainquant à l'avance de l'inutilité de tout acte d'oppositon non assuré d'une réussite lisible ou du moins probante en termes médiatiques. Nous serons vaincus par les combats que nous n'aurons pas menés. Ce que parle Florence Cousin est notre langue comune d'hommes et de femmes libres que nous sommes en passe d'oublier. Parceque nous n'avons pris consience assez de ce qui se passe, nous restons pusillanimes devant le rétrécissement du monde dont cette femme expérimente l'inhumanité. Il faut lui faire savoir : Elle n'est plus seule, seulement isolée. La puissance du Systèmeet de sa Nomenklatura est proportionnell à notre silence. Allons sur son terrain : l'image et la résonance people dont Joffrin est un des féal. Nous pouvons non combattre, mais utiliser le Système. Avec ses armes Pourquoi pas un appel à signatures de lecteurs . Ne rien réclamer seulement DIRE. Le combat de cette femme ne sera plus solitaire. Jean-Pierre DECROO
@ jeanpierre decroo : le risque pris par Florence Cousin n'est - hélas ! - pas calculé. Et peut déboucher sur son décès, en tous cas des séquelles qui lui feront du tort au plan personnel si elle survit. L'enjeu est avant tout celui-là, plutôt qu'un commode héroïsme. Ou alors on rejoint la philosophie des kamikases... Je pense qu'aucun boulot ni aucun patron, dans l'époque actuelle sous nos latitudes, ne mérite qu'on se tue pour lui.
ce que j'écris à propos de Florence Cousin n'a rien à voir avec une qcq philosophie et encore moins kamikase... C'est strictement et radicalement l'inverse. A propos de F. Cousin il me semblait avoir évoqué un combat de femme libre. C'est plutôt l'antinomie kamikase. Cette femme ne se bat pas contre mais pour . Cette petite différence semble creuser des gouffres au sein des psychés de Gauche qui interprétent le monde à l'intérieur de schémas obsolètes. Elle ne se bat ni pour des indemnitészni pour une place mais pour qq choseque nous sommes en train de perdre, la dignité de soi. Si nous raisonnons comme les tenants du fonctionnement utilitariste nous devenons comme eux et fonctionnons selon leurs critères avec leurs armes. Sur ce terrain la Gauche et ses électeurs se sont perdus. Cela n'implique pasz le renoncement au réalisme mais de comprendre que la REEL pour être efficient ne dépend pas de calculs mais d'un état d'esprit. J'ai suggéré un appel de signatures dans Libération même voulez-vous en être ? jeanpierre Decroo
@ jeanpiere decroo : je signe la pétition dans Libé pour défendre la vie de Florence, si ça peut lui mettre un peu de baume le temps qu'elle trouve une stratégie plus constructive. Cet entêtement à "vouloir prendre racine à Libé" alors que le sort s'acharne à montrer qu'il vaut mieux se projeter ailleurs, une impasse. Quand on voit que c'est foutu, l'instinct commande, à la place de cette apnée débouchant sur l'asphyxie collective, de se repositionner. Peu importe d'être "contre" quelque chose, ou "pour", la belle affaire pour mener une grève de la faim avec séquelles graves ! Vous me rappelez un sketch du regretté Métayer, "la société, nous est contre", ouais, c'est bien les bras de fer avec plus puissant, vous espérez mettre Libé à genoux sans doute ?... Je trouve qu'un minimum d'ouverture à autrui serait un signe de vouloir en sortir plutôt que cette position de martyr (certes attirant la sympathie des extrémistes voulant tout casser), mais que je trouve excessive dans le cas présent : on croirait qu'aucune avancée n'a été faite en face, qu'elle est écrabouillée par sa boîte sans contrepartie aucune. Dites-vous bien que d'autres sacrifiés à moindre tapage doivent réprimer des hurlements !
ce que j'écris à propos de Florence Cousin n'a rien à voir avec une qcq philosophie et encore moins kamikase... C'est strictement et radicalement l'inverse. A propos de F. Cousin il me semblait avoir évoqué un combat de femme libre. C'est plutôt l'antinomie kamikase. Cette femme ne se bat pas contre mais pour . Cette petite différence semble creuser des gouffres au sein des psychés de Gauche qui interprétent le monde à l'intérieur de schémas obsolètes. Elle ne se bat ni pour des indemnitészni pour une place mais pour qq choseque nous sommes en train de perdre, la dignité de soi. Si nous raisonnons comme les tenants du fonctionnement utilitariste nous devenons comme eux et fonctionnons selon leurs critères avec leurs armes. Sur ce terrain la Gauche et ses électeurs se sont perdus. Cela n'implique pasz le renoncement au réalisme mais de comprendre que la REEL pour être efficient ne dépend pas de calculs mais d'un état d'esprit. J'ai suggéré un appel de signatures dans Libération même voulez-vous en être ? jeanpierre Decroo
Je suis désolée par avance de ce commentaire un peu long mais cette situation me rappelle une expérience que j’ai vécu où j’ai pu constater que les situations "borderline" au harcèlement moral sont toujours extrêmement complexes et relèvent souvent - comme le mentionne jp.briand - d'un dysfonctionnement de l'entreprise additionné à une personnalité "qui ne colle pas" on va dire.
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Je me rappelle le cas dans l'entreprise où je travaille, où nous avions recruté comme secrétaire une salariée d'une trentaine d'années dynamique et expérimentée. Une fille intelligente, vive et gentille. Mais... ça ne collait pas. ça ne collait pas avec ses collègues qui lui reprochait justement d'être trop vive, trop franche, limite cassante, trop grande gueule quoi.
ça ne collait pas avec sa supérieure hiérarchique. Elle aussi une femme bien, intelligente, présente dans l'entreprise depuis 20 ans et qui avait gravit les échelons un à un jusqu'à devenir cadre. Quelqu'un de doux, calme et posée. ça ne collait pas parce que sa nouvelle subordonnée, vive et intelligente, remettait perpétuellement en cause les procédures définies pour son travail (elle les respectait mais les trouvaient nulles et qu'il aurait mieux valu qu'on fasse comme elle disait elle et ne se privait pas pour le dire haut et fort. C'était dans son caractère). De plus, ces manières (bien que très correctes) étaient vécues comme une agression par sa cheffe.
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Petit à petit, la situation s'est dégradée jusqu'à devenir ingérable. Dans une même journée, dans le bureau des ressources humaines où je travaille, nous recevions la nouvelle recrue remontée à bloc, protestant tant et plus que sa cheffe la brimait et la harcelait (elle était comme ça, en colère et révoltée) suivi par sa responsable qui s'effondrait en larmes (elle était comme ça, elle retenait ses larmes et ses émotions jusqu'à ce que le barrage saute) en nous expliquant à quel point sa subordonnée pouvait être cassante, la faire tourner en bourrique et remettre en cause son autorité.
Chacune avait la ferme conviction que c'était l'autre qui était en faute, que c'était l'autre qui harcelait... Alors on a essayé d’instaurer le dialogue. On les a réunis, on a cherché des solutions. Il aurait sans doute fallu changer de poste la nouvelle recrue mais dans une entreprise de 30 salariés… il n’y avait tout simplement aucun poste de libre. Et puis, nous savions que ça ne collerait pas non plus ailleurs parce que dans les autres services aussi on s’en plaignait (dans ce genre de situation, les salariés ont plutôt tendance à rejeter l’élément perturbateur).
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Finalement, avant qu’on trouve une solution, la situation nous a explosé en pleine figure : un matin, tout ce petit monde s’est tapé dessus. Ça criait dans tous les sens. Tout le service commercial, la comptabilité et le Directeur compris. Et la nouvelle salariée à perdu le contrôle ; elle a jeté des insultes (des trucs vraiment crades) à la tête de tous le monde devant des clients importants.
La suite : mise à pied immédiate et licenciement pour faute grave. Et la licenciée de se plaindre qu’on l’avait poussé à la faute pour mieux s’en débarrasser. Elle le vivait comme ça et rien de ce qu’on disait ne pouvait l’en dissuader. Dans ces cas là… y a pas grand-chose à faire. Laisser le temps au temps. Dissuader la responsable de porter plainte pour les propos tenus par l’ex subordonnée. Attendre un éventuel procès pour harcèlement moral.
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Elle est donc partie de l’entreprise. Les semaines s’écoulant, elle a pris du recul, compris que sa place n’était pas dans cette entreprise, que le métier de secrétaire n’était pas vraiment fait pour elle. Elle a fait une formation, s’est requalifiée dans un autre métier. Quelques mois plus tard, elle a repris contact avec moi pour des raisons administratives et aussi parce qu’entre elle et moi ça c’était toujours bien passée. Elle est contente de son nouveau job. Elle a un peu tâtonné mais maintenant c’est mieux. Elle fait enfin ce qu’elle veut et ça se passe bien.
L’entreprise était dysfonctionnelle (ce serait trop long de s’étaler sur les dysfonctionnements en question) et la salariée ne collait pas. « The right man at the right place » dit-on en RH. Je n’ose pas imaginer ce qui se serait passé si elle avait entamé une grève de la faim. Des fois, mieux vaut plier que rompre.
vous êtes bien gentille, cixi, mais je peux témoigner que libération est en intense dysfonctionnement depuis au moins dix ans, et que "soigner" les gens par n'importe quelle thérapie, à l'anglo saxonne (j'ai toujours demandé et souhaité à l'intérieur de libé que celà se fasse) eut évité à ce journal bien des dérapages et des inconvenues et eut aussi évité que les braves gens de libération ne se transforment insensiblement, en couards et en crapules ...
Je suis d'accord avec vous Skorecki. Manifestement il y a de graves dysfonctionnement dans la gestion R.H. du journal Libération. Je ne sais rien des "couards et autres crapules" que vous mentionnez. Le monde du journalisme est bien trop éloigné de ma PME de Province (^_^).
Ceci dit, je sais qu'on en n'arrive pas à des extrêmités aussi dramatiques qu'une grève de la faim pour un emploi dans une entreprise sans de graves dysfonctionnements.
Quoi qu'il en soit, j'espère vraiment qu'une solution sera trouvée pour Florence Cousin parce que, comme je l'ai dis plus haut, aucun job (même aussi formidable que journaliste) ne mérite qu'on laisse sa santé dans des luttes intestines.
Et j'espère aussi vivement que cet évènement interpellera la direction de Libé et qu'elle prendra à l'avenir des mesures pour assurer le bien être au travail de ses salariés... Mais c'est vrai que ça nécessite de se "sortir la tête du guidon" et de privilégier les rapports humains plutôt que son bilan comptable. Si j'ai bien compris l'histoire de Libé, c'est pas vraiment le chemin pris, n'est-ce pas ?
Apparemment, Florence n'était pas du genre cassant avec les collègues. Et elle semble compétente comme journaliste, si j'ai bien lu. Pourtant, on l'a totalement bridée, semble-t-il. C'est pire que du harcèlement moral. C'est comme si on empêchait un musicien de jouer de son instrument et on l'affectait à l'entretien de la salle de concert. Pour ce qui est du tempérament cassant, ne serait-il pas plutôt du côté de Joffrin ? C'est navrant, l'évolution de Libé. Il y a un peu plus de dix ans, quinze peut-être, je sais plus, j'avais été à Libé pour une interview comme physicien. L'ambiance était bon enfant, très "bonne camaraderie". Et voilà. Une pléiade d'excellents journalistes sont partis (celles et celui que je connais - ils ont rejoint le "Canard" - tiennent sacrément la route). Le PDG gueule et une journaliste mise au placard est en train de se détruire. Quel gâchis
"et eut aussi évité que les braves gens de libération ne se transforment insensiblement, en couards et en crapules ..." . Pourquoi Florence Cousin veut-elle à toute force rester avec des couards et des crapules ? . Ah, les Parisiens m'étonneront toujours. . Sérieusement, si la médiation a échoué, il faut envisager un arbitrage.
C'est pas faux !! Aussi bien sur Florence Cousin, sur les parisiens en général ainsi que sur la nécessité d'un arbitrage en particulier (^_^)
@ Melchior Griset-Labûche : "si la médiation a échoué, il faut envisager un arbitrage" : bien évidemment. Il est vain de se croire instruit sur ce qui sépare ces deux belligérants dans les faits à partir de témoignages journalistiques suivis de commentaires étoffés. D'instinct, il est permis d'avoir plus de sympathie pour l'employée que pour le patron, pour autant nous n'y étions pas, dans leurs échanges professionnels au fil du temps. On remarque une chose : ces deux-là sont incompatibles. A éloigner l'un de l'autre.
Pour compléter les éclairages, voir aussi les deux précédents billets, ou leurs commentaires, pour quelques infos directes ou sur le contexte : billet de Dominique Conil billet de Skorecki
En tapant le nom de Florence sur google, il y a aussi son interview dans le nouvel obs, et la réaction de L.Joffrin. Il y a différents blogs, ou sites qui ont repris le billet de Michel Puech, mais sans les précisions des commentaires de D.Conil.
voir surtout mon seul blog, le vrai (je ne suis que de passage sur mediapart) skorecki.blogspot.com
.
d'un point de vue de médecin du travail , les conflits au travail sont souvent révélateurs de dysfonctionnements profonds sur le sens du travail , les missions et les régles de métiers. Par exemple, dans une usine qui travaillait en 2x8, il y avait 2 chefs d'équipe . Celui de l'après midi était jugé par les ouvriers comme ne sachant pas s'organiser . Pour preuve disaient ils avec celui du matin tout se passe bien alors qu'ils font le même travail . Un ergonome qui passait par la analysa les deux postes de chef et découvrit que le chef du matin avait ses objectifs de production la veille pour le matin alors que son collègue les avait en arrivant le matin . Puis il s'apercut que les séries spéciales étaient toujours programmées l'aprèes mdi ce qui compliquait notablement la tache . Et ainsi de suite. Bref, après l'étude de l'ergonome , les ouvriers comprirent que le problème ce n'était pas le chef mais l'organisation du travail ....
D'où l'importance du regard extérieur averti pour aider à l'analyse de la situation par les intéressés eux-mêmes. . Plus généralement, sans nier l'existence et l'importance des contradictions de classes, on ne peut pas toujours tout ramener à l'opposition patronat-salariés (quoique, d'y penser, ça aide).
Trois remarques: . 1) Une grève de la faim fait présumer de la sincérité et de la résolution de la personne qui s’y engage, mais en aucune façon de la justesse de sa position. Elle fait sa grève parce qu’elle pense avoir raison; on ne peut pas dire qu’elle a raison parce qu’elle fait cette grève. . 2) Avoir épuisé en patron consciencieux les procédures, fait preuve de bonne volonté dans l’application des lois et règlements, s’être abstenu d’entraver l’action syndicale, etc. (comme je suppose que c’est le cas), bref avoir le Droit pour soi, ne suffit pas à se dégager moralement d’une situation humaine complexe. . 3) Partant de ces deux constatations, et sachant que la médiation n’a pas abouti, il me semble que l’on devrait engager les deux parties à se diriger vers un arbitrage: chacun des deux camps désigne deux personnes de confiance, qui se mettent d’accord sur le choix d’un arbitre dont la décision, prise « en équité », comme on dit, est par avance acceptée, quelle qu’elle soit.
je crains que la situation ne soit compliquée a gerer car à l'évidence , cette salariée utilise la stratégie de l'extrème montrant la profondeur de la blessure subit . Je suis toujours frappée de la gravité des traumatismes liés au travail qui sont aussi graves que les traumatismes de la vie privée; L'argent ne cicatrisera pas cette blessure et à l'évidence une prise en charge s'impose . Et je conseille à Libération de mener rapidement une démarche de construction de son organisation de travail qui commencerait sans aucun doute par reposer ses fondamentaux : quel est le sens de la mission que ce donne Libération ? quelles sont les rgles de métier que nous choissisons pour ce faire ? quelle organisation de travail mettons nous en place a partir des missions , regles et contraintes qui s'immposent a nous ?
C'est clair qu'un audit externe sur les conditions de travail semble s'imposer. Suivi d'une reconstruction des règles de travail, d'organisation et de communication. Parce qu'à mon sens, cette affaire de grève de la faim est aussi symptomatique pour l'entreprise qu'un suicide dans le cadre du travail. Il y a clairement un virage qui a été manqué lors de la nouvelle organisation ... ce genre de chose, c'est comme les sorties de route, ça ne pardonne pas.
Par contre, ce que j'aimerai savoir (je suis une grande curieuse), c'est si la médecine du travail a été contactée pour conseils dans le cadre la grève de la faim de Florence Cousin. Aussi bien la concernant elle, que pour les autres salariés de l'entreprise. Parce que j'imagine sans mal qu'une personne qui se suicide à petit feu tous les jours dans le hall d'entrée de votre entreprise, ça doit secouer et traumatiser tous le monde.
Je ne sais pas si, dans ces cas là, des cellules d'écoute et des groupes de discussion ne devraient pas être mis en place, ne serait-ce que pour comprendre comment on en est arrivé là, essayer de détecter blessures des autres salariés (parce qu'il ne faut pas se leurrer, il y en a forcément d'autres) et essayer d'analyser les dysfonctionnements organisationnels.
Franchement, c'est peut-être l'ambulance qui va venir faire le médiateur.
Si elle gagne son combat, qu'en sera t-il des 9 autres salariés qui devaient être licenciés ?
Je viens de lire (en grande partie) les différentes réactions au licenciement de Florence COUSIN, licenciement qui a l' air, somme peu, abusif d' une ancienne déléguée CGT.reclassée dans différents postes Apparaemment, les procédures "légales" semblent avoir été respectées mais je constate, devant une situation de grève de la faim engagée par Florence, le peu de mobilisation des personnels de Libé : peur des prévisions des annonces de licenciements futurs ? Peur du Patron Laurent JOFFRIN ? Une médiation n' est - elle pas possible ? Pourquoi engager sa santé ? Toujours est - il que les syndicats de Libé ne semblent pas beaucoup s 'exprimer ! J' aimerais connaitre leur position (CGT, SUD, et autres s' il y en a) On ne peut pas laisser une salariée - journaliste risquer sa santé et sa vie Il faut que les syndicats réagissent plus fort !(ou alors ils ont utilisé toutes les possibilités, il faut qu' ils le disent et l' écrivent ! L' URGENCE EST LA, IL FAUT PASSER LE CRAN SYNDICALISTE SUPERIEUR ! Pas d 'infos dans Libé ou j' ai mal lu Un abonné de Libé et militant syndical (SUD Solidaires)
Un militant SUD abonné au "Libération" actuel?! Décidément, je vais avoir du mal à me syndiquer à SUD, c'est pas possible, vous n'avez pas vraiment quitté la CFDT!
C'est vrai, ça ! Faut l'exclure tout de suite. Mais pourquoi soutenir alors le retour de Florence Cousin dans un journal aussi infâme ?
Je donne l' adresse pour l' envoi par les syndicats, des faits de procédure utilisés : Union Syndicale SOLIDAIRES Savoie 210, rue François Guise 73000 CHAMBERY mel : solidairesunionsyn.73@wanadoo.fr Nous avons un service juridique
Déjà plus de vingt-quatre jours.
lisez donc et commentez le triste bulletin de sophie dufau, remonté en "une" de mediapart ... qui défend qui? qui veut prouver quoi? que les antisémites ont tort? vous ne savez sans doute pas, chère sophie, que je suis né en 1943 dans un camp de concentration du Sud de la France ... personne ne peut me soupçonner (ni les cent personnes de ma famille qui ont grillé dans d'autres camps moins cléments) de "laisser passer" les groupuscules communisto/antisémites ... mais franchement, là, vous noyez le poisson ...
Eclairez-nous à votre tour, cher médiapartien, sur le FNLP et son rôle dans l'affaire. J'aimerais comprendre un peu mieux cet embrouillamini. Qu'est-ce que les circonstances de votre naissance ont à voir avec la grève de la faim de Florence Cousin 65 ans plus tard ? Qu'est-ce qu'un "groupuscule communisto/antisémite" ? . Le billet de Sophie Dufau m'a paru intéressant, en ce qu'il apporte un éclairage inattendu pour moi, qui ne suis pas Parisien. Je ne prends pas ce qu'elle dit pour argent comptant, mais je ne crois pas qu'on puisse, pour le balayer, se contenter de l'accuser de noyer le poisson. Franchement, là. . Et l'arbitrage, vous y pensez ? Sinon, que proposez-vous ?
Curieux, quand même, ce thème récurrent de l'antisémitisme qu'on met à toutes les sauces. L'antisémitisme est fondamentalement condamnable. Mais de là à accuser d'antisémite quiconque n'est pas d'accord avec soi... Un jour, le téléphone sonne. J'entends ceci : Allo, c'est Karim, vous direz à votre fille que je l'attends dehors." Tel quel. J'ai répondu : "Comment on demande ?" Et j'ai raccroché. Ma fille m'a relaté que ledit Karim lui avait dit : "Il est raciste, ton père, ou quoi ?"
N'empêche, cher Joël, que tout cela est loin d'être clair. Et quand je vois Edwy traité d'ex sous-führer du "Monde", je me dis qu'il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans certaines têtes, et ça m'inquiète beaucoup pour le dénouement de cette affaire, entre autres. . Alors, l'arbitrage, on y pousse ou pas ? . Maintenant, il y a des choses plus graves sur la planète, c'est vrai. Restons zen.
Oui, bien sûr, cher Melchior, dès qu'on aborde le problème du rejet de l'autre non pas pour ce qu'il fait mais pour ce qu'il est, on s'enlise dans des sables mouvants minés. Je suis plus que scandalisé pour Edwy. C'est totalement indigne. Les gens capables d'écrire ce genre d'ignominie ont clairement pété une durite. Pour Florence, vous avez raison. Il faut un arbitrage, le conflit a été trop loin et les antagonistes ne peuvent plus faire aucun chemin l'un vers l'autre. A force de raidissement, ils sont paralysés. Il faut les aider à bouger, c'est une question de survie pour Florence. Et peut-être aussi pour "Libé", si je peux me permettre ce parallèle à la limite choquant entre une vie humaine et un journal. Mais qui peut arbitrer ? Qui aurait la confiance des deux parties ? Moi je n'en sais rien, hélas. Et vous ?
23 jours !!! Et si Florence Cousin va jusqu’au bout ? Et si cette femme meure dans ce hall d’entrée d’un journal parisien, il fait quoi M. Joffrin, il expulse ceux qui veulent lui tenir la main ? Dans ce cas, Libération aura creusé la tombe de la journaliste. Quoi qu'ils en disent. Faut-il rappeler ce qu'écrit Emile Durckheim (Le suicide, 1897) sur les causes sociales et la responsabilité collective d'une femme qui choisit la mort ?
C'est pourquoi il faut entamer une procédure d'arbitrage maintenant.
24 aujourd'hui, chère Maguy Day. Un vieux problème d'arithmétique entre intervalles et platanes. Les platanes ont été supprimés de nos routes pour éviter que l'on ne se tue contre eux. Jour après jour je note, dans plusieurs billets, le nombre de jours-platanes qui rapprochent Florence Cousin de la mort.
Est-ce qu'enfin ce billet va remonter dans le tracker ? Cela fait trois fois que je réédite ce commentaire…
Quelques heures plus tard, joignant mes efforts à ceux de Corinne. Peut-être en s'y mettant à deux… Comme ça pèse lourd, parfois, un billet…
Et pourtant, il y a encore des abonnés qui ne l'ont pas lu.
C'est quoi un "tracker"? Un "traceur"? Un "traqueur"? Vous le savez, les mots parlent aussi par eux-mêmes, et disent, notamment, "d'où tu parles"...
http://www.mediapart.fr/tracker
Ah oui... Un "tracker" c'est une liste... pas "short"... C'est tellement plus chi, moins plouc, moins ringard qu'une trace...
Ah oui... Un "tracker" c'est une liste... pas "short"... C'est tellement plus chic, moins plouc, moins ringard qu'une trace...
Vendredi 6 mars 2009 - 22 h 40 : Vingt-cinquième jour de la grève de la faim de Florence Cousin - Edité : Ho, Hisse ! Ho, Hisse !
Question récurrente et de plus en plus angoissée : "QUI PEUT ARBITRER ?"
à Joël . Dans la procédure d'arbitrage, les deux parties doivent admettre au départ que la décision de l'arbitre, à laquelle ils doivent se soumettre d'avance, ne leur sera pas nécessairement favorable. Chacun désigne mettons deux personnes de confiance. Les quatre se réunissent pour choisir un arbitre (quelqu'un de respecté et de compétent; un magistrat ? un ancien directeur de journal ? un professeur de Droit spécialiste de Droit du Travail ? ....?). Celui-ci se charge de fournir une issue équitable (quelque part entre l'application du Droit strict et la générosité que dicterait une compassion irréaliste). Juridiquement, les parties sont tenues de se soumettre à l'arbitrage. Dans les faits l'une des deux peut toujours s'obstiner: en ce cas-là, au pire, on est revenu au point de départ. Evidemment il faut que les moyens de pression soient suspendus de part et d'autre pendant la procédure: début de réalimentation d'un côté, abstention de tout nouveau pétage de plomb de l'autre.
Merci, cher Melchior. Trois incertitudes, donc : 1) Florence acceptera-t-elle l'arbitrage ? 2) Joffrin acceptera-t-il l'arbitrage ? 3) Se mettront-ils d'accord sur un arbitre ? Il faudrait un arbitre comme Robert Badinter, par exemple...
Espérons que demain apportera des nouvelles positives. Je n'imagine pas que la direction du Journal puisse laisser la situation dans cet état, ni que le comité de soutien de Florence Cousin pourrait la laisser mettre en grave danger sa santé et sa vie.
Qu'attendez-vous exactement de "la direction du Journal" ? Quant au comité de soutien, vous semblez avoir des informations que je n'ai pas, pour être aussi optimiste.
Personnellement je serais pour que Florence Cousin prenne la tête du quotidien : ses articles sur les plantes ne peuvent pas être plus nuls que les éditoriaux de Laurent Joffrin. Sinon Mediapart pourrait peut-être lui faire une proposition ?
Samedi 7 mars 2009 - 19 h 40 : Vingt-sixième jour de la grève de la faim de Florence Cousin
Anne a vu Florence cet après-midi ; Florence va bien, le mieux possible compte-tenu des circonstances.
Un meeting la concernant est prévu demain, dimanche 8 mars, à 14 H, au Zénith
Message de Florence Cousin dans l'émission de Daniel Mermet "Là-bas si j'y suis" sur France Inter vers 15h15 le 05/03/2009
Dimanche 8 mars 2009 - 21 h 25, Vingt-septième jour de la grève de la faim de Florence Cousin.
Ajourd'hui, c'est la "Journée Internationale de la Femme"
Lundi 9 mars 2009 - 09 h , Vingt-huitième jour de la grève de la faim de Florence Cousin.
Lundi 9 mars 2009 -20 h 40, Vingt-huitième jour de la grève de la faim de Florence Cousin.
je peux vous le dire maintenant: florence arrête. depuis plus de huit jours elle m'avait fait part de son désir de mettre fin à ce vain combat sans fin ... mais la direction laissait selon toute évidence pourrir les choses ... dans un mail qu'elle m'a envoyé hier dimanche, vers 22h, elle me parle d'une ultime réunion cet apres midi lundi avec nathalie raulin et de sa décision d'arrêter .... le beau texte d'anne guérin est juste et précis ... merci de l'avoir écrit ... avec celui de michel puech il remet un peu d'honneur dans ces colonnes ..... vous n'aurez plus de mes nouvelles dans mediapart; j'ai résilié mon abonnement ////// pour me joindre: skorecki.blogspot.com
A 18h30, Fatima Brahmi déléguée Cgt me téléphone pour m'informer que le commentaire de Louis Skorecki çi-dessus est partiellement erroné : Florence Cousin est toujours en grève de la faim. Par ailleurs, selon la déléguée, des négociations seraient toujours en cours.
Une autre source interne à Libération me confirme que Florence Cousin poursuit effectivement sa grève de la faim sous le regard depuis ce lundi matin d'un vigile. .
Merci Michel de nous tenir au courant, j'attendais d'être sûre avant de cesser ma veille.
Il est journaliste, ce Skorecki ? Ah bon... En principe, un journaliste recoupe ses informations. Il a décidément toutes les "qualités", cet insulteur qui ose parler de "l'honneur" d'un fil où il répand ses ignominies... J'espère que la nouvelle de son départ de Médiapart n'est pas bidon... Il n'était venu que pour cracher son fiel. Mais quelle indécence ignoble, jouer avec une information aussi sensible qu’une grève de la faim de presque un mois !
@ Joel Martin : Je n'apprécie pas tous les écrits de Louis Skorecki, loin s'en faut: mais, à sa décharge, la situation est complexe. Apparement, il tenait cette "info" de Florence Cousin elle même. Qu'elle est changée d'avis, ou qu'il est mal compris... Tout est possible. Et, pour parler "d'indécence ignoble", il faut soit même connaitre la vérité...
Mardi 10 mars 2009 - 18 h 30, à ma connaissance, Florence Cousin est toujours en grève de la faim - il s'agit du vingt-neuvième jour, le début de la cinquième semaine
Si la direction de Libération a commis une faute, cette journaliste peut former un recours devant le conseil des prud'hommes et être indemnisée de son préjudice. Pourquoi cette grève de la faim ? C'est totalement disproportionné.
Si la direction de Libération a commis une faute, cette journaliste peut former un recours devant le conseil des prud'hommes et être indemnisée de son préjudice. Pourquoi cette grève de la faim ? C'est totalement disproportionné.
La seule "faute" de la direction est de vouloir licencier Florence Cousin... N'importe quel patron ne considérera pas cela comme une faute. L'inspection du travail a été saisie.Pour les Pd'hommes, il faudrait que Florence Cousin accepte d'une façon, ou d'une autre son licenciement, ce qui n'était pas encore à l'ordre du jour lundi soir. Le peu que j'ai compris, a ce jour, de cette affaire - et c'est en ce sens qu'elle me parait significative - se résume dans la quasi-abscence de solidarité de la rédaction envers l'un de ses éléments... Pourquoi ? C'est une question pour l'heure insoluble en raison des passions qui animent les parties. Et je ne suis pas certain que nous aurons une véritable explication de ce fait. J'ai moi même été licencié dans des conditions abracadabrantes d'un organisme de presse, et 15 ans plus tard, je n'ai toujours pas compris pourquoi mes consoeurs et confrères m'avaient laissé tomber si ce n'est que, comme Florence Cousin, nul n'ignorait que j'étais le premier d'une liste qui allait être longue. Si longue que cela a fini par une belle faillite. L'absence de réaction concertée de la rédaction reste, quand même, assez inexplicable; car d'après l'information de Dominique Conil - confirmée par ailleurs - du premier licenciement "sec" à Libération. Licenciement "sec" et pour "faute" intervenant à la fin d'un mandat syndical. Mais peut-être, est ce justement la/les raisons. Logiquement, on aurait pu s'attendre à une réaction d'une majorité de la rédaction réglant du coup très vite le probleme. Mais dans le climat économico-psycho-dépressif actuel et vu les difficultés financières du journal et l'annonce de licenciements "perlés" de 9 personnes, voir plus selon des sources syndicales.... Florence Cousin s'est lancée dans une action folle, une grève de la faim., tandis que des bonnes volontés tentent en interne de résoudre la crise. Croisons les doigts et essayions svp, de ne pas donner trop de conseils. Il suffit - si l'on n'est pas militant - de rester vigilant me semble t il.
Mercredi 11 mars 2009 - 14 h 00 à ma connaissance, Florence Cousin est toujours en grève de la faim - il s'agit du trentième jour, la cinquième semaine Plus les heures passent, les jours, et plus j'espère entendre la nouvelle que Florence vient d'arrêter sa grève! Antoine Perraud, journaliste à Médiapart, est allé à Libération et a fait un article : http://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/110309/le-quotidien-liberation-en-proie-a-ses-fantomes
Jeudi 12 mars, 21 h 30, Florence Cousin en est à son trente et unième jour de grève de la faim.
Vendredi 13 mars 2009, 10 h 50 - à ma connaissance, Florence Cousin en est à son trente deuxième jour de la grève de la faim
Sur le site de Jean Paul Cruse, à la date du 12 mars, on trouve ceci à la fin : "12 mars 2009. Midi (31 ème jour). Jean-Paul Cruse -PS. La négociation continue, non stop, mais, ne pouvant rien en dire, sans nuire, nous n'en dirons rien.." Pour le reste (en dehors des attaques ou insultes contre la presse silencieuse, mais aussi contre les petits bourgeois de Mediapart), il y a une comparaison avec Bobby Sand, une liste des personnes qui soutiennent, et une liste de ceux qui ont refusé designer. Je m'interroge : un soutien à quel objectif ? J'aimerais comprendre la nécessité de ce secret sur les négociations, secret qui ne m'évoque ce qui se passe en cas de prise d'otage.
Le secret pendant les négociations me semble une précaution normale. Il semble que celles-ci aient abouti à un accord. Voir le fil d'Antoine Perraud. Mais personne ne sait encore si Florence Cousin a signé, s'il n'y a pas eu de surenchère. Louis Skorecki lui-même n'a plus de nouvelles de Florence, et il est très inquiet ce matin.
Quant aux soutiens, j'espère bien que tous ne soutiennent pas Jean-Paul Cruse.
jai eu un mail de florence .... bientôt on ne parlera plus d'elle .... enfin, disons qu'on parlera ENCORE MOINS D'ELLE .... et ce sera tant mieux skorecki.blogspot.com
Pourquoi ne pas donner les infos ici ? Florence continue-t-elle sa grève de la faim ?
D'après les dernières informations, recueillies par téléphone, la situation de Florence Cousin est désormais totalement bloquée car jeudi dernier, alors que le syndicat SGLCE-CGT tentaient une dernière négociation pour requalifier le licenciement en "rupture conventionnelle" à l'amiable, les autres syndicats Cgt (Info'com-CGTet Filpac-CGT) publiaient un communiqué rappelant qu'ils avaient signé un très bon accord avec la direction de Libération. Cet accord accepte le licenciement avec un préavis de 15 mois et une formation. La postion de ces deux syndicats et donc qu'il faut maintenant appliquer cet accord.En face de ces divergences syndicales intra-Cgt, la direction de Libération a bien compris que si elle signait avec l'une des parties, SGLCE, les autres allaient lui "déclarer la guerre". En tout cas, compte tenu du poid du syndicat du Livre, cela donne un bon argument à la direction pour cesser de discuter.
Florence est plus que jamais seule, tandis que les différentes parties de la Cgt s'entre-déchirent...
Deux issues possibles: soit Florence accepte la proposition négociée et arrête son jeûne. Soit elle reste sur ses positions, et à partir du 5 avril la direction de Libération pourra la faire expulser manu militari, comme n'importe quelle "squatt". Elle toucherait alors, le minimum légal comme solde de tout compte.
Côté état de santé, elle est examinée tous les jours par un médecin et son état général est plutôt bon. Elle suit le conseil de ces médecins qui lui recommandent de prendre des vitamines et de boire du thé sucré et des jus de fruits.
Le "sort" d'un être humain joué comme une partie d'échecs... ou de Poker... Merci Michel pour ces informations.
Mais pourquoi se laisse-t-elle prendre en otage dans ce petit jeu de règlements de comptes entre syndicats ? Elle peut aussi décider de dire basta et accepter l'accord signé, non ? A quoi bon continuer ? Ce serait grotesque si ce n'était pas aussi dramatique... J'espère que les chiens de garde jusqueboutistes qui l'empêchent d'arrêter savent que désormais, il en va surtout de leur responsabilité !
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Oui, tout cela est bien triste... Sait-on ce que Florence pense de tout ça ; lui demande-t-on son avis ? Merci Michel pour ces infos.
Négociations secrètes, désaccord entre branches de la CGT : je ne comprends rien à ce qui se passe.
Je suis les infos chaque jour.
tout ceci n'est que pure spéculation ....on connaît ce conflit intra CGT depuis des semaines .... SEULE LA DIRECTION PEUT TRANCHER et accepter ou non les revendications simples et légitimes de florence: ne pas être foutue à la porte comme une voleuse ... j'ai des nouvelles régulières ; des nouvelles directes; de florence; de son mari et je sais pour sûr que c'est elle qui refuse d'être manipulée et traitée comme une marchandise; un objet d'échange; par cette CGT pro patronnale....(je l'ai vue devant moi apprendre qu'un accord avait été signé en son nom et DERRIERE son dos, imaginez sa .stupeur; elle n'est pas du genre à accepter de telles pseudo negociations ET ELLE A RAISON). . laisser entendre que florence cousin est manipulée, c' est mal la connaître; c'est mensonger et c'est méprisant .... par ailleurs; deux personnes que je connais très bien sont allées la voir HIER ... par pure souci d'informer; voici ce que me dit un ami journaliste: "j'ai vu florence cet aprèm' (lundi après midi), elle semblait plutôt en bonne forme mais les choses n'ont pas vraiment l'air de bouger. ça serait bien que ça s'arrête vite cette histoire avant qu'il y ait trop de dégâts pour elle..."
J'AI RECU CA IL Y A UNE TRENTAINE DE MINUTES: je suis passée voir Florence hier, alors que tout la racaille de boboland(libération) se prélassait sur les terrasses de la petite place à côté,entre les femmes toujours ce concours de qui sera la plus maigre et les hommes ... tous les mêmes : stéréotype du parisien inrockuptible? incorruptible... tu parles Charles! Elle avait la pêche Florence, pour quelqu'un qui n'a pas mangé depuis 35 jours,ça m'a impressionné... on a parlé un peu de Louis, de Jean Claude B qui est passé, de quand je passais voir Louis à libé, de la pimbêche... et de sa rage qui la maintenait, qui lui disait vas-y tu les auras!!!!
ne vous agitez plus ici ... ce blog est mort
Monsieur Louis Skorecki à raison, face à l'abondance des commentaires ont fini par se perdre, raison pour laquelle j'ai créé un lien qui offre un recensement des articles et blogs concernant Florence Cousin. c'est là :
http://www.mediapart.fr/club/blog/michel-puech/130309/florence-cousin
il ne fonctionne plus votre lien ... et DEPUIS PLUSIEURS JOURS ... personne n'y va, personne ne s'en est même aperçu ... belle curiosité que celle des mediapartiens si causants d'habitude ... belle générosité ... ET SEPTIEME SEMAINE DE GREVE DE LA FAIM POUR FLORENCE COUSIN; isolée dans le couloir de la mort, même plus exposée au regard ...visites interdites, privation sensorielle ... mort annoncée ... bravo mediapart ... mêrme la télé est plusd constante dans ses sujets et leur traitement ... bravo girouettes ... bravo moustaches
Au lieu de raconter n'importe quoi en accusant a tout va.... quand un lien de ce genre ne fonctionne plus normalement, c'est parce que l'equipe a juge que ledit billet devait figurer soit en une, soit en colonne, soit dans la une du club !! Ou que l'auteur a decide de le supprime, ce qui doit etre le cas puisque je ne l'ai point vu sur le blog de Michel Puech dans la liste des billets qu'il a publié.
Moi en tout cas, je l'avais lu ce billet qui reprenait l'ensemble des liens consacrés sur le sujet sur mediapart, ce me semble. Vous en devenez bête à force de supposer des choses qui ne sont pas ! Ce n'est pas parce qu'elle ne fait pas la une que nous ne pensons pas a elle.
Croyez vous vraiment que quelqu'un s'amuserait a mediapart a rendre les liens imposssibles a suivre, c'est rudement idiot. EN tout cas, j'ai du mal a croire que quelqu'un ferait cela.
http://www.mediapart.fr/club/blog/michel-puech/130309/affaire-florence-cousin
D'ailleurs le lien est la, dans liste de liens :) Je suppose que Michel Puech en a change le titre et quand on change le titre, le lien n'est plus bon.... alors on arrête les suppositions et accusations absurdes quand? Va falloir penser a arrêter les délires paranoiaques, non?
Tout à fait, Christel :)