Héritiers de la révolution française et de la révolution russe, nous sommes en deuil. Le modèle révolutionnaire qui fonda la mythologie républicaine hexagonale et soviétique, s’effondre. La Tunisie et espérons l’Egypte se font les fossoyeurs des destins jacobins et léninistes qui voulaient qu’à la libération des peuples succède la terreur, le totalitarisme et le génocide.
En Tunisie, octobre ne succèdera pas à février. La guillotine ne prendra pas le pas sur le jasmin. Une nouvelle espérance révolutionnaire est née, pour laquelle la démocratie est plus forte que la violence et la société civile plus forte que les appareils.