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Du porc sain et de l'Art
A quelques semaines des élections européennes, l'annonce soudaine d'une grippe porcine se répand dans le monde...
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Pourtant, cette semaine, à un abonné de MédiaPart conseillant de voter "écologie", un autre participant rétorqua que c'était là une manifestation de l'orgueil démesuré des hommes, de croire qu'ils détruiront la biosphère ou la planète.
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"Qui dit pollution dit, en réalité, corruption", dit le romancier philosophe Philippe Sollers (*).
Je pense donc déjà, qu'il ne s'agirait pas là tant d'orgueil, mais bien plutôt de dérèglement ou de dommage, en effet (à y voir de l'orgueil précisément) - et ne serait-ce pas là, en voulant parler d'orgueil, un jugement moral - donc déjà bien une déformation ou une erreur de langage, venue d'un christianisme défiguré ?
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Une corruption de l'esprit donc, parvenu à un tel point de dévastation, que nous en aurions perdu tout bon sens - et, au sens propre comme au figuré, jusqu'à tout véritable goût (hommes de goût ou de dégoût ?) -, c'est-à-dire tout goût effectif ; tout odorat senti ; toute vision réelle (venant de notre propre regard) ; toute sensation corporelle tangible ; toute ouïe certaine, pour ne plus "voir" de nos yeux, le monde réel, tel qu'il est en réalité.
Sans parler du triste constat pourtant si visible partout en France, de la perte, jusqu'au goût de vivre, souvent...
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- N'étouffons-nous pas littéralement, par exemple, lorsque nous sommes dans une voiture, dans un embouteillage - presque asphyxiés par l'air que nous ne respirons plus qu'à grand peine, tout imprégné qu'il est des gaz émis, des pots d'échappement ?
Et qu'advient-il de notre coeur, lorsque l'on nous coupe la parole..., notre souffle ?
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- N'avons-nous plus de papilles, pour ne plus savoir reconnaître, rien qu'au goût, si une soupe achetée au supermarché, est réellement "faite maison", sans ajout chimique - plus d'yeux pour remarquer des taches anormales sur nos légumes ou nos fruits ?...
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- La mer (ou l'océan) ne nous démange-t-elle pas la peau - la mer devenue grise et sale (combien de milliers, de millions de navires et de chalutiers la polluant chaque jour un peu plus ?) ?
Et qu'en est-il d'une mère, si gentille soit-elle, lorsqu'elle n'entend plus son bébé gémir ?...
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- N'entendons-nous pas le tintamarre des musiques actuelles (la Star-Ac à tue-tête), dans maintenant chaque "super marché", comme voulant suppléer au silence assourdissant des hommes et des femmes, citoyens et citoyennes qui se croisent comme des ombres au milieu des "rayons lait" (rayons-les !), en se retenant d'exister et ne se parlant plus ?
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- Ne savons-nous pas encore que les abeilles, aux Etats-Unis (entre autres), ont déjà disparu par millions ?
Qu'en est-il des fleurs de nos montagnes - des papillons, des libellules ?...
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- Ne voyons-nous pas de nos yeux le plastique - les millions de sacs en plastique distribués chaque jour partout dans le monde entier (et qui traînent sur les trottoirs) -, ce plastique qui emballe aujourd'hui presque tous nos aliments (sans compter que presque tout produit industrialisé, et vendu et donc acheté, est aujourd'hui fabriqué en plastique (notre automobile, notre réfrigérateur, notre ordinateur, nos CD, nos téléphones portables, etc.) - et que cette matière plastique transparente et bizarre, nous collant presque à la peau - donc, produite à partir du pétrole (en imprégnant même l'eau d'Evian que nous buvons) -, a déjà contaminé l'homme et son sperme, sa semence..., rien que cela...؟
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- Enfin, et si donc "entendre c'est voir" (*), ne somme-nous pas témoins d'une majorité en France, qui se plaint sans cesse, angoissée, tellement anxieuse au fond, et si malheureuse ?
Le "trou" de la Sécurité sociale n'en est-il pas le signe ?
Une grande partie des jeunes se rassemblant dans des "jams", et s'enivrant et "se la droguant douce" (et ce, la drogue, en douce), comme disent leurs propres parents (les laissant pourtant faire), n'en est-elle pas le symptôme ?
N'étouffons-nous pas tout simplement, et depuis toujours, tués dès le berceau, à devoir toujours nous taire ?...
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- Selon l'expression du Vénézuélien Pablo Perez Alfonso (fondateur de l'OPEP) - le pétrole, cet "excrément du diable" -, ignorerions-nous encore qu'il est pompé au coeur même des entrailles de notre Terre-mère ?...
Comme "Au coeur même de nos antres..., "aïe !"......?
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Le prophète Mahomet ne parlait-il pas autrement (en langage symbolique, ayant donc bien tout son sens), lorsqu'il mettait déjà en garde à "ne pas consommer "du porc" ?
Enfin, n'avons nous pas remarqué en effet - de même que l'argent n'aurait pas d'odeur -, que le plastique non plus n'en a pas ?
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Alors, voilà déjà plusieurs années, que Nicolas Hulot a écrit un livre : "le syndrome du Titanic".
Ce livre a été vendu à des milliers d’exemplaires. Mais qui l’a lu ?
"Dans ce livre (d'après le site Evene), Nicolas Hulot dénonce notre comportement vis à vis de la planète bleue. Il nous compare aux passagers du Titanic, qui se dirigeaient dans la nuit, dansant, riant, égoïstes pensant être 'maîtres d'eux-mêmes comme du monde'. Pour nous, les signes de notre naufrage s'accumulent : dérèglements climatiques, pollution, extinction d'espèces animales et végétales, nombreuses crises sanitaires... Pourtant malgré tout, nous nous comportons "comme si de rien n'était", comme si l'on pouvait tout contrôler. Nicolas Hulot nous donne un ultime cri d'alerte : nous devons mettre l'écologie au centre de nos intérêts pour ne pas être la dernière génération à profiter de la Terre."
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A travers ce billet et en écrivant cela, je ne voudrais pourtant nullement faire de propagande pour tel ou tel courant politique, ou privilégier "l’écologie" pour ces prochaines élections, n’étant pas le propos de ce billet proposant une ouverture vers le réel, mais voudrais donc redire ceci :
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Un journal participatif et son club tel que Mediapart, est une communauté de personnes pouvant s'exprimer librement. Alors qu'un parti restera toujours un parti - voilà me semble-t-il, rapidement dit, toute la différence.
Car si Mediapart a aussi ses partis pris, il n'en reste pas moins vrai - car réel dans les faits -, que sa direction ne paraît pas vouloir l'emprise sur les esprits. (Et quand bien même elle le voudrait, l'objet du désir de l'homme pourrait-il jamais être possédé ?).
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N’est-ce pas bien précisément, depuis si longtemps (depuis toujours ?), la mauvaise foi de la part des dirigeants (dont nous serions tous parfois), consistant à dénier leur propre volonté d’emprise sur l’homme et la Terre, qui serait à l’origine de cette corruption ayant entraîné cette ruine de la nature et de la forme même de notre esprit sans plus de corps - sans plus d'état d'âme -, comme la dévastation de notre planète ?
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Les dirigeants (presque nous tous, quels que nous soyons actuellement), ne devraient-ils donc pas maintenant éviter toute tactique ou manipulation, devenant chaque jour un peu plus intolérable (il faudrait être vraiment sourd à ce que pense et dit un nombre toujours plus grandissant de Français (d'Européens ou d'habitants de contrées plus lointaines), pour ne pas l'entendre), mais maintenant savoir qu’au fond, ce que veulent les hommes (femmes comprises) - citoyens ou nomades, restés entendants et résistant au système -, c'est d'abord un discours intelligent (qui puisse s'entendre), et réellement politique, c'est-à-dire finalement au fond, apoliticien, de la part de celui qui l'énonce ?
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Si l'union fait la force - qu'un discours soit celui d'un homme politique d'Etat ou venant d'un simple être humain ("rendons à César ce qui est à César...", etc.) -, cela ne devrait-il pas être la force d'une parole réunissant dans son propos, le plus de cohérence, d'intelligence, de véritable ouverture mais sans plus de complaisance – de véracité donc -, qui devrait, qui se devrait de réussir maintenant à se faire entendre ?
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(*) « Vous passez à côté des fleurs. Vous n’écoutez pas les oiseaux. Vous êtes même incapable – je rappelle Heidegger en passant, à juste titre – de laisser un arbre là où il est. Cela doit être rappelé au lecteur qui, au lieu de passer son temps à calculer des combines et des inutilités, devrait se demander si, au moins une fois par jour, il a laissé un arbre où il est et une fleur dans son « sans pourquoi ».
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« La parole est un don du langage,
et le langage n'est pas immatériel.
Il est corps subtil, mais il est corps. » (Jacques Lacan)
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(*) "La vérité cruelle qu'essaie de cacher le spectacle est simplement qu'un seul peut avoir raison contre tous. Voulez-vous qu'on finisse en disant que cela consiste à ne pas être collaborateur ? Il me semble." (Philippe Sollers : Grand beau temps)


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. Eh ben, voilà ! . Ca va mieux en le disant... . jpylg
Et ça fait du bien de le lire.
Je suis heureuse, chère Fantie B, que cela fasse du bien. J'essaie là d'apporter quelques mots qui puissent permettre de nous représenter le monde, comme à nous-mêmes, de nous rendre présents.
Certes...et alors? Ce qui me heurte tout autant, si ce n'est plus, c'est la disparition du monde humain, sa transformation en un grand marché planétaire, un grand stade où transformés en gladiateur chacun lutte contre l'autre pour le plaisir de quelques spectateurs privilégiés. La planète saura se régénérer, l'espèce humaine, elle, disparaîtra sans laisser de traces. Le regard enfin tourné vers la nature ne regarde plus l'autre ni les autres !
Mais n'est-ce pas ce que je dis, cher Thierry Ternisien, lorsque j'écris : "N'entendons-nous pas le tintamarre des musiques actuelles (la Star-Ac à tue-tête), dans maintenant chaque super marché, comme voulant suppléer au silence assourdissant des hommes et des femmes, citoyens et citoyennes qui se croisent comme des ombres au milieu des rayons alignés, en se retenant d'exister et ne se parlant plus ?" ? Et ne dis-je pas, un peu plus loin : "Au coeur même de nos antres..., "aïe !"... Vous parlez de la disparition du monde humain, mais précisément, c'est de "l'humain" (et du coeur humain broyé) dont je parle et qui a déjà disparu (parce qu'il ne s'éprouve plus). Et la transformation en un grand marché planétaire ? Mais ce marché là n'est-il pas précisément depuis bien longtemps déjà sous nos yeux, tel que j'essaie modestement d'en décrire la dévastation ? Vous avez bien sûr raison, l'humain disparaissant, la Terre restera peut-être, sans doute même... Et je serais bien d'accord avec vous..., "certes, et alors ?" Mais s'il n'y a plus d'homme pour la penser, cette Terre - existera-t-elle encore ? "Le regard enfin tourné vers la nature ne regarde plus l'autre ni les autres !", dites-vous encore. A qui dites-vous cela ? A moi ? Ce billet parle précisément de ce qui a entravé l'esprit faisant que l'on ne s'entend plus. Je vous parle et vous entends. Est-ce que vous n'entendez pas que je vous écoute et vous entends ? Mais plutôt que ce mot de corruption, j'aurais peut-être dû parler d'entrave...
Ce n'est pas le "monde humain", qui risque de disparaître, mais le monde animal, et végétal, et on imagine alors sans peine qu'à ce stade les humains se sentiront bien seuls, et s'entretueront jusqu'au dernier. Enfin, dans mes pires cauchemars du moins, mais qui sait ?
A moins qu'il ne reste..., "la possibilité d'une île"... Je veux parler là (symboliquement), de l'espoir et de la foi qu'il nous faut garder à tous prix, en l'homme.
L'espoir et la foi présupposent la vie. Si la biosphère se ratatine puis disparaît comme une queue de barbequiou, qui restera pour porter l'espoir et la foi ?
Oui, d'accord avec vous, mais ce n'est pas tant "qui restera ?", mais qui reste (actuellement vivant) ? J'en connais, ils sont même encore nombreux de par le monde, mais c'est vrai que le pouvoir de nuisance (et la destruction qui en résulte) est déjà parvenu à un tel point, que le défi pour parvenir à s'en sortir est devenu immense.
Cher Thierry, mon commentaire n'a pas fonctionné, il reviendra peut-être, mais en attendant, je réécris à peu près son contenu. Ce n'est pas le "monde humain", qui risque de disparaître, du moins pas en premier, mais le monde animal, et le monde végétal. "La planète saura se régénérer, l'espèce humaine, elle, disparaîtra sans laisser de traces." : c'est tout l'inverse. On peut imaginer que l'homme sera le dernier, par son intelligence, à disparaître. Soyons hospitaliers avec la planète qui nous héberge, ne la prenons pas pour un hôpital. Ne nous illusionnons pas sur ses capacités supposées à se régénérer d'elle-même, par quel miracle, d'ailleurs ?
Sans nier le moins du monde l'importance de lutter contre les dégâts croissants provoqués par notre société de production/consommation sur la nature, je pense que nous évacuons très rapidement et sans tenir compte de l'histoire du XXe siècle, les millions d'existence, voire les milliards, qui aujourd'hui sont entraînés dans la misère et l'anéantissement. Croire que la reprise aura lieu pour toutes ces vies brisées, perdues, devenues superflues, est beaucoup plus illusoire que croire que la planète saura se débarrasser de l'homme s'il continue à l'agresser. Je conseille la lecture du roman Colère de Denis Marquet publié en 2001 chez Albin Michel.
Encore une fois, cher Thierry Ternisien, je ne parle pas de cela à travers ce billet. Apparemment, vous refuseriez de me lire.
Je vais vous relire attentivement.
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Cher Thierry, j'ai vécu au Cameroun, pendant 2 ans, en 71, on s'est promené dans tout le pays pendant les vacances scolaires. Dans la brousse, dans les villages de 'montagne', près de la frontière avec le Tchad. Je n'ai jamais vu de gens affamés, jamais. Si ce fléau a touché ces régions depuis, il y a bien une raison. Il ne s'agit pas de 'reprise', ni de "lutter contre les dégâts croissants", ni de discours pour sauver la 'nature', ou la 'planète'. Il s'agit de vies humaines, comme vous le percevez si justement. Et d'actions concrètes, à partir de choix ad hoc. Il s'agit de tout, sauf de dogme. Je ne doute pas que ce livre soit très intéressant, mais cela ne suffira pas.
"[au Cameroun dans les 70s] Dans la brousse, dans les villages de 'montagne', près de la frontière avec le Tchad. Je n'ai jamais vu de gens affamés, jamais. Si ce fléau a touché ces régions depuis, il y a bien une raison."
La raison principale en est l'abandon forcé de l'agriculture à très petite échelle qui alors assurait la subsistance de tous, sans besoin impérieux et obligatoire à la désertification et à l'exode vers les capitales. Et la cause, inexorable, de ce mouvement, c'est la concurrence déloyale de l'agriculture intensive des pays riches, Europe et Amérique du Nord en tête. À l'orée du 21è siècle, nous avons atteint en Afrique, un niveau d'absurdité générale où acheter ses tomates en conserve importées d'Italie, c'est "moins cher" que de cultiver son manioc et son igname "soi-même". Le résultat n'est pas seulement le dépeuplement de la brousse pour grossir les rangs des mendiants de la capitale: le résultat est aussi un cercle vicieux d'accentuation perpétuelle de cette chute sans fin.
Et je ne parle même pas des ressources et des matières premières pillées, c'est encore un autre sujet!
Oui, complètement d'accord avec vous, Axel J, c'est d'abord l'agriculture intensive (par l'engrais chimique) qui montre bien que l'homme s'est détourné de lui-même et des "besoins" réels de son corps. Si les actuels agriculteurs ont perdu tout bon sens, faut-il s'étonner que les hommes et la Terre ne tournent plus rond ?
Les agriculteurs ont perdu tout bon sens parce que tout a été fait pour le leur faire perdre, en les persuadant d'utiliser des produits sanitaires et des semences qui allaient augmenter leurs rendements. Ils ont tué la terre qu'ils cultivaient, ils se sont rendus malades, et nous avec.* Il a fallu deux générations pour arriver à ce résultat. Il faudrait deux générations au moins, si tout le monde en était conscient et agissait dans ce sens, pour arriver à faire machine arrière. Pendant ce temps, la population mondiale ne cessera pas de croître, et la pollution due à l'industrialisation avec elle (les gaz à effet de serre, les micro-particules, les divers rejets dans les eaux, la pollution lumineuse). Il n'est jamais trop tard pour bien faire, prétend la sagesse populaire. Mais il semble qu'au niveau des dirigeants politiques, ces questions soient toujours considérées comme marginales. *Mithra et Axel, je vous signale deux très beaux films à ce sujet, de Georges Rouquier, Farrebique et Biquefarre. Rouquier a tourné le premier tout de suite après la guerre, et le deuxième 38 ans plus tard, dans le même village. De l'un à l'autre, on voit la transformation de l'agriculture, mais aussi celle de nos modes de vie.
Merci Anne, et faisons circuler ces informations. Et ce soir encore, j'ai fait remarquer à mon fils, des moisissures sur des pâtes fraîches (alors que la date de limite de consommation était marquée "jusqu'au 18 mai 2009")... Faisons donc bien attention... Encore merci (ce titre magnifique Farrebique & Biquefarre est si parlant).
Oui, merci chère Anne pour les références, et ces films déjà anciens montrent encore une fois que tout a déjà été dénoncé depuis des décennies, précisément prévu, et hélas ignoré sciemment pour la sacro-sainte "croissance" ou peut-être pourrait-on dire "pression" économique.
Je viens d'entendre ce matin Edgard Pisani (France Culture, La Fabrique de l'histoire, podcast possible), qui fut ministre de l'Agriculture au moment où celle-ci a été modernisée, à pas forcés. Il reconnaît les conséquences néfastes de sa politique. Je cite, approximativement. Sur la taille des exploitations : "Aujourd'hui, la modernité est dans les fermes de 50 à 60 hectares." Sur la disparition des haies et les conséquences catastrophiques de la transformation du paysage : "Je me reproche de ne pas avoir compris qu'il fallait fixer une limite à la suppression des haies, des rivières en général. Je me sens un peu coupable." Intéressant de remarquer que ces remarques sont venues en fin d'émission, alors que cet homme, né en 1918, évoquait le devenir des 5 000 hectares qu'il possède (!), sans avoir d'héritier à qui les léguer…
Oui, très intéressant, chère Anne, et l'émission de Ripostes hier soir, a encore montré que des gens de droite commencent (mais quand même bien faussement, en ce qui concerne Jean-François Copé), à se remettre en question (un début de réflexion ?...). Un évènement majeur m'a frappée, il y a quelques années : c'est le détournement gigantesque du cours du fleuve Yang-Tsé-Kiang, en Chine ! Une aberration totale qui a dû certainement déjà provoquer des changements climatiques aux conséquences sans doute dramatiques (le détournement des vents (contraires), vous imaginez ?). Il faut vraiment avoir perdu ce sens de la nature, pour ne plus rien savoir de tout cela, de façon innée. De même que les inconscients se sentent à distance (à très longue distance), de même toute action nuisible touchant à la Terre, a des répercussions qui se propagent. Mais pendant que nous parlons et voyons le soleil de notre balcon, des météorologues (souvent bac + 7) font des calculs sur ordinateur, pour savoir s'il fait soleil aujourd'hui.
L'écologie a deux passages obligés qui ne semblent pas beaucoup interesser les politiques la décroissance économique, la décroissance démographique. C'est simple c'est mathématique, c'est prioritaire.
Chère Mithra, Merci de ce beau billet, où vous rappelez, avec une conviction que je partage, la nécessité de faire confiance à nos sens pour décrypter le monde et ses turpitudes. Vous soulignez avec force fort la perte du goût, de l'odorat, de la vision, de l'ouïe, qui sous-tend la corruption de l'esprit dont les hommes souffrent aujourd'hui, oubliant qu'ils souillent et détruisent chaque jour un peu plus la planète... Et comme je vous approuve de relier cette perte des sens avec la perte de la liberté de penser et de dire ...que nous pouvons exercer sur Mediapart, en faisant tout pour que des pensées uniques et une bien-pensance molle ne se mettent sournoisement en place. Bien amicalement.
Chère Mithra, Merci de ce beau billet, où vous rappelez, avec une conviction que je partage, la nécessité de faire confiance à nos sens pour décrypter le monde et ses turpitudes. Vous soulignez avec force la perte du goût, de l'odorat, de la vision, de l'ouïe, qui sous-tend la corruption de l'esprit dont les hommes souffrent aujourd'hui, oubliant qu'ils souillent et détruisent chaque jour un peu plus la planète... Comme je vous approuve de relier cette perte des sens avec la perte de la liberté de penser et de dire ...que nous pouvons exercer sur Mediapart, en veillant à ce des pensées uniques et une bien-pensance (molle/dure comme certaines matières) ne se mettent sournoisement en place. Bien amicalement.
Ce que vous dites là me fait penser à ce qu'a écrit Françoise Giroud : "L’homme qui nous lira se naturaliserait peut-être en Tahitien ou Esquimau, il se serait peut-être résigné à n’être plus que le spectateur lucide de la détérioration d’un pays qui fut le sien et qu’il aima , s’il lui arrivait, de temps en temps de rencontrer un autre homme qui nous lira. Alors, il reprend confiance et se dit : « Puisque nous sommes deux, nous sommes peut-être deux millions. » Merci donc à vous aussi,
J'ai peur que les choses ne soient, hélas, beaucoup plus simples. Et comme dirait Christian Paultre, c'est mathématique.
Mais bon... Comme disait ma grand-mère: "Jouissons de l'heure qui passe, c'est peut-être la dernière."
"L’homme rencontre souvent des hommes qui font preuve de jugement, de courage, d’énergie dans l’exercice de leur métier, mais dès qu’il s’agit des affaires de leur pays, ces mêmes hommes sont partagés entre l’indignation et l’indifférence. Une alouette, un cheval.", a dit encore Françoise Giroud qui m'est restée si chère. Je veux espérer, cher Melchior Griset-Labûche, que cela n'est pas votre cas.
Mon cas, c'est que si nous continuons comme cela nous allons tous griller, non pas symboliquement non pas imaginairement, mais réellement et pour de bon. Dans très peu d'années le réchauffement climatique, que les gens prennent pour une aimable plaisanterie, va probablement (et cette probabilité augmente de jour en jour) devenir incontrôlable. Comme tout le monde s'en moque, l'âne que je suis, fatigué de braire, va se retirer en lui-même et attendre tranquillement la mort. Si vous voyez mieux à faire, n'hésitez pas à me faire signe. Lacan est dans votre balle, comme dirait l'un de nos chers disparus.
"Comme tout le monde s'en moque ?" Non, vous savez bien que "tout le monde" ne s'en moque pas, et voyez bien que moi-même je ne me moque pas de l'avenir de la Terre et de l'homme, puisque je me suis donnée la peine d'écrire ce billet qui déplore cette dévastation. Ne voulant pas croire que vous ne savez pas lire, pourquoi donc voulez-vous me faire mentir ? A vouloir indéfiniment dénaturer tout ce que j'écris (ou ce que d'autres peuvent écrire), je ne peux rien faire d'autre que finir par juger vos propos foncièrement malhonnêtes, et de finir, comme je l'ai fait parfois, par dénoncer ces propos. C'est à cause de votre manière de parler, que j'entends toujours comme carrément "je m'en foutiste" - un humour au quatrième degré, un peu à la Jean Yann, traitant tout (et presque tout le monde) "par dessus la jambe" comme on dit -, que je vous renvoie souvent cette image là d'un homme qui semblerait absolument vouloir que l'on finisse par lui dire "mon pauvre". Continuez donc si cela vous arrange de vouloir vous faire passer pour ce que vous n'êtes pas, mais je souhaiterais vivement, si c'est là votre seul but, que vous ne veniez plus écrire à la suite de mes commentaires. Tout simplement parce que je ne peux plus supporter ce qui est faux. Mes meilleurs sentiments,
"Mes meilleurs sentiments"
Merci de votre sincérité.
Vous déplorez la dévastation. Bien, bien, très bien. Mais ce n'est pas de cela qu'il s'agit, c'est ce que j'essaie de vous faire entendre.
Puisque vous êtes une spécialiste de l'écoute attentive, essayez encore.
Il y a dans le "pergélisol" (le permafrost, si vous préférez), des quantités considérables de CO2 et autres gaz à effet de serre, emprisonnées. Si le réchauffement se poursuit du fait des gaz à effet de serre déjà libérés, le permafrost fond un peu plus, libérant davantage de gaz, et ainsi de suite. C'est un processus cumulatif, comme l'inflation ou le ferme propos de ne pas m'entendre. Chaque jour qui passe, le processus devient de moins en moins contrôlable. On se rapproche du moment où il n'y aura plus rien à faire, qu'à attendre la Grand Grillade absolument imparable.
Ne venez pas me dire que c'est moi qui suis "je m'en foutiste". J'essaie de vous alerter, vous me rembarrez. Libre à vous. Un peu de fraîcheur, ça ne peut pas faire de mal, par anticipation. Si vous n'avez pas envie d'être arrière-grand-mère, après tout...
Il se peut que la manière dont je m'exprime vous permette de décrypter mon inconscient. Il se peut que l'on puisse lire autre chose, me concernant, dans ma manière de dire les choses. Et je suis assez égocentrique (les gosses sans trique, et ainsi de suite) pour m'y intéresser aussi. Mais cela n'enlève rien à la nécessité de prendre en compte mon discours manifeste. Il y a un processus physique en cours, qui se poursuit et dont les effets ont déjà commencé. Je viens vous dire que le château brûle et qu'il faudrait décrocher les extincteurs, et vous répondez d'un ton condescendant: "seriez-vous donc angoissé ? Si l'on s'exaspère c'est le père exact... Allongez-vous sur le divan en attendant que ça passe...". Vous devriez comprendre que cela ne suffit pas.
Baise-main républicain et écologiste
Mais oui je suis sincère, lorsque je vous dis mes meilleurs sentiments. Encore une fois, pourquoi ne pas vouloir m'entendre et me croire, et croire que je ne vous entends pas, et vouloir à tous prix que je ne veuille pas vous considérer ? (et pourquoi ne seriez-vous pas digne d'être aimé ?) Et ce que vous dites des quantités considérables de CO2, etc., est tout à fait vrai. Où donc aurais-je dit le contraire ? Je parle en effet de la dévastation de l'esprit et de celle - en conséquence - de celle de notre planète. Mais vous me dites que cette dévastation n'est pas le problème, mais tout en me parlant du château qui brûle... Alors ? Et alors qui donc est à l'origine et responsable de ce réchauffement dramatique (dont je suis tout à fait lucide, et je vois hélas aussi les choses comme vous, étant comme vous assez, voire très pessimiste) ? Ce que je n'entends pas, c'est aussi pourquoi nos deux discours ne pourraient pas exister - l'un et l'autre ? Mais est-ce aussi (parce que notre château brûle), une raison pour ne parler toujours que de façon pessimiste et dévalorisante, et mensongère à mon égard (entre autres abonnés sur Mediapart) ? (où ai-je dit : "seriez-vous donc angoissé ?"). Car de me dire encore "Si vous n'avez pas envie d'être arrière-grand-mère, après tout...", c'est cela (cet 'après tout') que je n'accepte pas de votre part et y vois de la malhonnêteté et de la malveillance. C'est bien au contraire parce que je souhaiterais de tout mon coeur être grand-mère et arrière grand-mère, que je souhaiterais que les choses changent. Quant à la suite de vos propres mots : "Un peu de fraîcheur, ça ne peut pas faire de mal" : "Allongez-vous sur le divan" ; "Baise-main républicain et écologiste"... Bref,
J'entends ce que vous dites et je ressens que vous êtes très en colère. Pourquoi êtes-vous en colère, Mithra-Nomadeblues ? Pourquoi dites-vous "bref" ? C'est le nom d'une ancienne marque de lessive. Que voulez-vous lessiver ? Quand vous voyez de la malhonnêteté et de la malveillance dans mes propos, n'y a-t-il pas de votre part une certaine condescendance ? Qu'est-ce que tout cela signifie en langue des Francs ?
Et j'entends aussi ce que vous ne dites pas. Que croyez-vous qu'il restera de nos deux discours quand nous aurons grillé tous les deux ?
Non, je ne suis pas en colère. Anne Guérin-Castell a parlé plus haut d'un film (entre autres), et j'ai parlé du détournement du fleuve en Chine, je propose que nous revenions à un débat apaisé.
Je n'ai pas dit que vous étiez en colère, j'ai dit que je ressentais que vous étiez très en colère. Pourquoi ne voulez-vous pas (à ce qu'il me semble) entendre ce que je dis ?
Toujours partant pour le débât.
@ Melchior citation : Il y a dans le "pergélisol" (le permafrost, si vous préférez), des quantités considérables de CO2 et autres gaz à effet de serre, emprisonnées. Si le réchauffement se poursuit du fait des gaz à effet de serre déjà libérés, le permafrost fond un peu plus, libérant davantage de gaz, et ainsi de suite. Qui va contrôler la fonte du permafrost ? La présidence des Etats-Unis. Non, elle dit que ce n'est pas son pré carré. Celle de la Chine, même réponse. Celle de la France, même réponse. Celle de l'Inde, même réponse. Celle du Brésil, idem. Celles du Canada et de la Russie. Quand bien même ces pays sur le territoire desquels se trouve le permafrost, quand bien même ils le voudraient, ils n'y peuvent rien. On ne peut que s'en remettre à la présidence de la République terrienne, qui n'existe pas encore. Pour qu'elle advienne il faudrait commencer par être deux à la souhaiter, ce qui ferait 2 millions comme dirait Françoise Giroud. Ce serait un bon début. Et c'est vrai qu'il y a le feu qui couve.
Si je compte bien (voir plus bas) nous sommes déjà quatre sur ce fil. Voir aussi, sur le blog de POL, le fil du billet "No comment".
Ne pas oublier de donner une réalité au désir d'écologie, en votant pour la liste qui en fait une priorité, Europe Ecologie.
Ne pas oublier 'd'entendre', et de donner une réalité au désir d'écologie, en votant pour la liste qui en fait une priorité, Europe Ecologie.
Dans entendre, j'entends tendre, quelle corde voulez vous tendre, Pénéloppe ? Et j'entends antan: seriez-vous nostalgique du passé ? Le passé c'est ce qui ne sait pas, et l'accorde... J'entends suffisamment Shakespeare pour vous dire que la corde finit l'Europe (rope) et qu'au logis... Mais passons.
Je suis rassuré, au vu du titre je pensais que ce billet faisait partie du complot contre Art monika.
Very funny, Mister bebernineninenine !
"Je parle en effet de la dévastation de l'esprit et de celle - en conséquence - de celle de notre planète. Mais vous me dites que cette dévastation n'est pas le problème, mais tout en me parlant du château qui brûle... Alors ? Et alors qui donc est à l'origine et responsable de ce réchauffement dramatique (dont je suis tout à fait lucide, et je vois hélas aussi les choses comme vous, étant comme vous assez, voire très pessimiste) ? Ce que je n'entends pas, c'est aussi pourquoi nos deux discours ne pourraient pas exister - l'un et l'autre ?" 03/05/2009 22:32Par Mithra-Nomadeblues_ Ces deux discours coexistent, en tout cas, dan sla réalité. Et certains tiennent les deux alternativement, suivant le contexte et les nécessités. (C'est mon cas - et je pense que le diagnostic étant fait par des experts, et depuis longtemps, il serait temps de passer à la compréhension de ce qui empêche le changement)
Comme Mithra, je ne vois pas en quoi ces deux façons d'aborder les problèmes environnementaux s'exclueraient. Pour moi ce sont deux niveaux différents : L'un, c'est le niveau du le discours rationnel, comprendr eles mécanismes matériels en jeu, et expliquer, expliquer leur sconséquences; Mais on peut penser, avec les années et les expériences concernant le changement social ou autre, que dénonce un phénomène - par exemple le réchauffement climatique - ne suffit pas. C'est mon avis, après diverses expériences militantes : le discours d'explication rationnelle ne suffit pas au changement effectif, dans les pratiques. (Au contraire, parfois il peut participer au blocage, voir plus loin psycho sociale) Parce que l'être humain n'est pas qu'un être de raison, ses décisions, individuelles ou collectives, ne sont pas prises uniquement et en toutes circonstances sous l'égide de la raison.
Dit autrement : Dénoncer, expliquer, annoncer la catastrophe, désigner les responsables, cela ne ne suffit pas, ce qui compte, c'est le changement : les pratiques du changement. Ceux qui peuvent mettre en actes le changement désiré, ce sont des êtres humains : Ils peuvent le faire, ou non, dans leur vie quotidienne et dans leur vie sociale, dans leurs choix quotidiens et dans leurs choix politiques.
Le deuxième De ce côté, il n'y a donc pas que Freud ou Lacan qui ont parlé de ce qui résiste aux prises de conscience ou aux mises en actes nouvelles (je le dis pour Melchior). Par exemple, la psychologie sociale a montré depuis longtemps l'importance des résistances face aux annonces "négatives". Idem, Goffman (interactionniste, sociologue etc.) : Ces différents courants ont montré l'existence de mécanismes ou stratégies de défenses, de déni etc.
Bref, comme dirait Mithra, il y en aurait, de quoi discuter. Mais .... il faudrait pour cela désirer discuter, sans tabous ni exclusives.
Mais oui bien sûr, et c'est justement quand on aime, que l'on peut se permettre de dire ce qui nous déplaît. Bien cordialement,
à Fantie B.
"et je pense que le diagnostic étant fait par des experts, et depuis longtemps, il serait temps de passer à la compréhension de ce qui empêche le changement"
C'est tout à fait mon opinion. J'ajouterai: et de faire le nécessaire pour que le changement ait lieu.
Je suis tout à fait d'accord pour dire que dénoncer ne suffit pas, et qu'obtenir le changement exige une démarche compliquée.
"il n'y a donc pas que Freud ou Lacan qui ont parlé de ce qui résiste aux prises de conscience ou aux mises en actes nouvelles (je le dis pour Melchior)."
Melchior, qui tombe de la dernière pluie, vous est grandement reconnaissant(*).
Le problème qui se pose à présent, c'est de savoir comment surmonter vite et bien (en tous cas, au mieux) les barrières à la prise de conscience et au changement d'attitude et de conduite. Il y a urgence, et si la compréhension théorique des phénomènes est nécessaire, elle n'est pas suffisante (et ne peut d'ailleurs se forger que dans l'action).
Eh bien je suis content de voir que nous sommes d'accord tous trois pour réfléchir et pour agir; je me sens plus léger.
(*) Dans un article dont j'ai oublié le titre depuis bien longtemps, paru dans le recueil "Psychologie dynamique", Kurt Lewin a assez bien analysé les conditions pour surmonter la résistance au changement. Mais cela remonte à très loin (1942 je crois), et ne s'applique pas tel quel à la menace de grillade globalisée..
Oui, Kurt Lewin avait par exemple analysé les changements alimentaires. Le rôle du groupe et des leaders d'opinion du groupe, et de la circulation de la parole, s'avérait fondamental. D'où la pratique, ensuite, de réunir des personnes en groupe pour échanger sur leur représentations (par exemple, sur les abats, je crois qu'il s'agissait d'en faire manger aux étasuniens de l'époque). Les groupes de paroles d'aujourd'hui fonctionnent à peu près de cette façon. Il y a aussi eu une expérience intéressante dans ces années là ou autour, toujours aux USA : l'effet Hawthorne, sur le vécu du changement dans une usine (changements des conditions de travail ?). Ce qui s'est révélé important cette fois, c'était que les ouvrières du groupe expérimental s''étaient senties reconnues, prises en consédération (on recueillait leurs réactions) ; au contraire du groupe témoin.
Pour ce qui est de l'environnement, si on extrapole : - il faudrait pouvoir réunir les gens ; Puis les faire parler autour de leurs représentations de la pollution, du réchauffement climatique etc. Et ceci, avant de parler de solutions. -Et en cas de changement imposé, accompagner le changement là encore en leur donnant la parole.
Le problème pratique est pour moi immédiat : réunir les gens, où, comment, qui viendrait ? Cela serait simple à faire sur un lieu de travail, pendant les heures de travail - mais l'entreprise y perdrait des heures de production. Alors... Sinon, comment faire ? la notion de quartier, ou de bourg, de village, a-t-elleencore un sens aujourd'hui ? Et comment organiser, non pas un débat participatif explicatif, mais un échange ouvert de ressentis sur ces questions ? Qui animerait ?
Et je ne crois pas qu'il y ait une vraie demande de réunions à l'époque où nous sommes.
Europe Ecologie a décidé de s'inspirer d'Obama et de privilégier le travail par Internet. Je ne sais pas si cela marche ou pas. De toutes façons il faut bien essayer.
Obama et son équipe sont conscients du problème, ils ont été bien briefés par Al Gore. Il y a aussi le financier britannique Lord Stern...
Fantie, je crois qu'il est possible d'organiser ces réunions. Il faut arriver à créer l'occasion, utiliser aussi les réseaux existants. Cela fait quelque temps que nous testons diverses formules dans ce sens. Cela marche plus ou moins, sur le coup, mais l'important est que les choses fassent leur chemin dans l'esprit des gens. Les municipalités rurales, confrontées aux mêmes questions, participent de cette prise de conscience, ne serait-ce que par leurs choix pour la collecte des ordures, et les explications qui accompagnent ces choix.
Bon, alors, maintenant, qu'est-ce qu'on fait ?
Ma contribution à ce fil et à ce blog cesse sur demande de l'auteure. Adieu donc.
Il peut arriver sur le Net, parfois - de même que cela peut se passer, comme lorsqu'on lave son linge en famille -, de voir soudain le ton monter à un tel point, pouvant atteindre des aigus devenant alors graves, que cela se termine carrément, par des paires de claques... ...des doigts pointés vers la sortie... ...regrettables... Mais bien malin (maligne) qui pourrait dire lequel (laquelle) a commencé le premier (la première), à peut-être parfois simplement vouloir s'amuser à titiller l'autre... Le Net n'étant donc pas toujours si net que cela, le théâtre qu'il donne à voir, a donc ses actes, ses entractes..., ses histoires d'amour... Désirs ?... Mais si la pièce est bonne, le rideau ne devrait-il pas se refermer, une fois dite la meilleure réplique...? . Bien à vous, qui vous savez, Vous savez bien que je vous embrasse,
Je ne m'inquiète pas pour la pièce que joue Melchior, il trouvera bien où la re-présenter, avec ses éternelles répliques. Pour ce qui est de la discussion amorcée sur l'écologie, il se continue (peut-être) sur son blog : http://www.mediapart.fr/club/blog/melchior-griset-labuche/060509/tout-va-bien-rendormez-vous-y-pas-le-feu-dormez-en-paix-ou-
Et pour l'alimenter utilement, on peut lire sur Mediapart : http://www.mediapart.fr/club/edition/les-conferences-politiques-et-citoyennes-du-mouvement-utopia/article/070509/10-question
. je pointe, pour retrouver.
"mais maintenant savoir qu’au fond, ce que veulent les hommes (femmes comprises) - citoyens ou nomades, restés entendants et résistant au système -, c'est d'abord un discours intelligent (qui puisse s'entendre), et réellement politique, c'est-à-dire finalement au fond, apoliticien, de la part de celui qui l'énonce ? *** "Si l'union fait la force - qu'un discours soit celui d'un homme politique d'Etat ou venant d'un simple être humain ("rendons à César ce qui est à César...", etc.) -, cela ne devrait-il pas être la force d'une parole réunissant dans son propos, le plus de cohérence, d'intelligence, de véritable ouverture mais sans plus de complaisance – de véracité donc -, qui devrait, qui se devrait de réussir maintenant à se faire entendre ?" *** Oui ô combien Oui, mais comment Oui ?
En ne cessant de croire, jusqu'à notre dernier souffle, je le crois.