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Mentir ou pas ? ! Voire se mentir à soi-même ? ! Les exemples de Mrs. Cahuzac, DSK, Cantat, Sarkozy, Guaino

 

Avant de mentir aux autres, ne peut-on pas se mentir d’abord à soi-même ? !

Mais pour se mentir, ne faut-il pas se connaître soi-même ? !

Un point important de la réalité !

M. Sarkozy, quelques semaines avant la date du scrutin et celle du face-à-face avec Me Royal, a déclaré lors d’un entretien avec M. Onfray (Philosophe à la mode) : « Je n'ai jamais rien entendu d'aussi absurde que la phrase de Socrate : Connais-toi toi-même ».  (V. Internet !)

Et il a été élu !

*Cela ne signifie-t-il pas que la majorité des Français(e)s sont en accord avec cette idée géniale ? !

**Donc, ne pourrait-on pas aller un peu plus loin et en déduire que la majorité des Français(e)s, ne se connaissant pas, ne peuvent pas se mentir, ni aux autres puisqu’ils/elles ne savent pas ce qu’ils/elles racontent …

Cela ayant été évoqué et considéré stupide, est-il facile de ne pas se mentir à soi-même ? !

La réponse à cette question n’est-elle pas à l’origine des succès de Freud puis des psychanalystes ? 

Si M. Sarkozy, conditionné par un vécu particulier, a décidé une fois pour toutes de décréter que c’est Dieu qui le et nous conduit, qu’il suffit donc d’écouter ses messages, c. à d. son instinct et ses intuitions, ses prestations n’auraient-elles pas dû le déciller (Avant écrit déssiller !) Non ! Au contraire ! On ne peut pas décider de ne plus se mentir quand on ne se connaît pas !

De même, par exemple, M. Guaino, suite à des manques durant sa jeunesse (Ici : l’absence de père), est devenu gaulliste puis la plume de M. Sarkozy (Son nouveau père symbolique). N’ayant pas réussi à accepter puis à assimiler cette situation, coincé, il ne peut admettre que son substitut de père puisse être mis en examen et est prêt à défier les règles élémentaires de la Justice pour le défendre, tel un chien prêt à mordre tout ce qui s’approche son Maître !

Il est certain qu’il est en accord avec lui-même et donc qu’il ne se ment pas !

S’il est Inutile de s’appesantir plus puisqu’il n’est pas possible de tout changer …, n’est-il pas clair que les multiples affaires « toujours plus » (t. p.) mises à notre connaissance par les médias relèvent d’abord de mensonges faits inconsciemment à soi-même ? !

Mrs Cahuzac, DSK, Bertrand Cantat, par ex., n’ont-ils pas été victimes de mensonges à eux-mêmes ? !

Les environ 75 000 viols enregistrés chaque année en France (Parmi les ~190 000 tentatives dont 1/3 dans le milieu proche), le décès d’une femme tous les 3 jours suite à des violences conjugales, ne sont-ils pas la conséquence directe d’un emballement de l’activité d’un « cerveau des émotions » (Ou vecteur émotionnel) prédominant ? ! Les passages à l’acte « stupides » ne sont-ils pas les implications de mensonges grossiers à soi-même ? !

Le « cerveau des émotions » est très rapide mais n’analyse pas, procède par analogie.

C’est lui qui enregistre des divers événements, les mémorise en leur attribuant une qualité variable …, s’occupe du pilotage automatique (Conditionnements, surmoi, etc.), est, entre autres, aussi chargé de la quête du bien-être basique (Sécurité, plaisirs, etc.)

Via les fantasmes, l’Inconscient, les mensonges et histoires fantaisistes accepté(e)s par soi-même surgissent surtout dans les moments de « manque », de stress, de frustrations, de déséquilibres partiels, conduisent parfois ou aboutissent à des résultats catastrophiques !

La seule solution efficace consisterait à intégrer les rôles des 3 parties principales du cerveau dans l’éducation scolaire, dès l’école primaire !

On devrait expliquer sans fin les « dangers » du cerveau des émotions (ou vecteur émotionnel) non contrôlé … Mais cela contrarierait la « bonne marche » de la « Société de consommation » nommée maintenant directement par son addiction « T. p. » ! ! !  Son seul ressort n’est-il pas l’exploitation t. p. subtile, intelligente (À court terme !), envahissante des « manques » (V. précédemment) via la proposition de plaisirs compensatoires s’estompant rapidement et incitant au renouvellement de l’opération d’achat commercial ? ! Etc. !

Rien n’évoluera puisque un bilan enterré à l’unanimité des dits intellectuels a prouvé que nous étions des êtres fractals.

Si vous étiez curieux/euse, un document sur Internet vous livrerait une hypothèse concernant notre destin … : L'Hypothèse 2080 dans « Les arbres de l'évolution » (L. Nottale, J ...

blogs.mediapart.fr/.../lhypothese-2080-dans-les-arbres-de-l-...

Pierre Payen (Dunkerque)

N. B. Cela a été écrit dans la foulée des mensonges de M. Cahuzac ... victime lui aussi de l'engrenage ou du piège tendu par le cerveau des émotions ...

Un autre exemple faisant l'actualité

Créé le 03/04/2013 20minutes.fr

Le Grand Rabbin de France reconnaît son plagiat

CULTURE - Après avoir d'abord nié les accusations, Gilles Bernheim a finalement admis avoir fait appel à un étudiant pour ses travaux de recherche et de rédaction...

Le même jour que Jérôme Cahuzac, le Grand Rabbin de France, Gilles Bernheim, est passé aux aveux. Oui, «les plagiats démasqués sur Internet» concernant les passages de son livre Quarante méditations juives (Stock), publié en 2011, «sont avérés», écrit-il dans un communiqué depuis Jérusalem. Mais lui-même a été «trompé» par son nègre, explique-t-il.

«Pour le livre Quarante méditations juives, je me suis appuyé, par manque de temps, sur un étudiant dont je tairai le nom et à qui j’ai confié des travaux de recherche et de rédaction (...) C'est la seule et unique fois que je me suis livré à un tel arrangement. Ce fut une terrible erreur. Ma confiance a été trahie (…) Il y aurait, dans ce livre, d'autres plagiats qui n'ont pas été identifiés à ce stade», écrit-il. Avant d’ajouter: «Pour autant, je suis responsable.»

Une réaction «émotionnelle, précipitée et maladroite»

C’est le blog Strass de la philosophie qui avait le premier, le 7 mars dernier, repéré des similitudes entre la 26e méditation de Gilles Bernheim et les propos du philosophe Jean-François Lyotard dans Questions au judaïsme (éd. Desclée de Brouwer) édité en 1996. Quatre pages des deux ouvrages étaient pratiquement identiques, révélait le blog.

Devant ces premières accusations, Gilles Bernheim avait d’abord assuré s'être appuyé sur des cours dispensés dans les années 1980 et auxquels Jean-François Lyotard aurait pu avoir accès, «à son insu». Gilles Bernheim avait ajouté s’être inspiré d’ouvrages en langue hébraïque non traduits en français, en sous-entendant ainsi que Jean-François Lyotard n’avait pu lui s’y référer… Autrement dit, le plagiaire, ce n’était pas lui, mais Jean-François Lyotard, mort en 1998, insinuait-il…

«Ma réaction devant la première évidence de plagiat a été émotionnelle, précipitée et maladroite. Je l'analyse rétrospectivement comme du déni. Aujourd'hui, je la regrette», écrit le Grand Rabbin, qui demande à son éditeur de retirer Quarante méditations juives des librairies et de sa bibliographie.

A.L

 



 

Tous les commentaires

04/04/2013, 00:22 | Par christian paultre

Le cerveau des émotions est difficile à contrôler dans ses débordements.

le passage à l'acte en traduit des moments très critiques

le mensonge n'est pas focément la meilleure explication à la perte de contrôle

04/04/2013, 09:17 | Par Gilbert Pouillart

Très intéressant, Monkeyman!

Pour moi,  j'ai repris les trois "domaines fonctionnels" décrits par Henri Wallon :perceptivo-moteir, affectif, cognitif . Considérant  que l'homme doit être étudié "as a whole" , je prends comme outil l'idée que l'activité humaine comporte trois aspects indissociables, et en interrelations sans cesse changeantes , que je nomme praxis-pathos-gnosis , pour éviter de les réifier.

Alors, le gnôti seauton peut être considéré comme activité perpétuelle de découverte et de masquage, de souvenir et d'oubli, d'entreprise et d"abandon.

La praxis est mise en route , poursuivie ou cessée sur tel point particulier, à partir des mobilisations-démobilisations du pathos, elles-mêmes déclenchées par tel ou tel aspect du présent, et/ou de la mémoire du passé. La gnosis "met le projecteur" sur tel ou tel point, jamais constamment, ni sur l'ensemble. Elle demande, pour fonctionner, uine mise "au ralenti" de praxis et pathos.. Pour parler comme chaque jour , on ne réfléchit, ni dans l'urgence, ni dans le désarroi, ni dans la jouissance, ni dans la terreur.

On ne se connaît soi-même que partiellement, partialerment, provisoirement...comme on connaît toute chose .Cela, on se l'apprend en période calme...parce que pathos déteste l'insécurité, l'inconnu, l'inquiétude. En crise, sauve qui peut! Sauf à dire -ou à se dire, le calme revenu :"Moi, j'ai dit ça? J'ai fait ça?". Mentir vrai, nous sommes champions dans ce sport...

 

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