la psychanalyse et la phénoménologie
J'ai pu dernièrement en relisant Freud et un passage des essais de psychanalyse (chap 10 et 11 :un stade dans le moi) comprendre ce qui est en jeu dans la psychanalyse.Il est intéressant de voir un philosophe Nietzshéen comme Onfray s'en
prendre à l'idôlatrie envers Freud mais un autre philosophe plus important comme Foucault qui connaissait Nietzsche a eu
envers Lacan une admiration sincère.Freud a noyé le narcissisme dans la psychologie de la foule et n'en a saisi que la forme
primitive ce que Dolto a très bien compris puisqu'elle va développer ce que lacan a saisi (le stade du miroir) pour comprendre
que le stade du miroir est celui du langage(l'enfant jubile devant le miroir parce-qu'il a saisi l'imago de son être parlant) où
l'enfant se saisit comme réfléchit .C'est le début du sentiment de soi comme être réfléchissant.Pourtant Freud a une intuition
géniale:p214(nous savons que l'amour endigue le narcissisme et nous pourrions démontrer comment par cette action (le narcissisme) est devenu facteur de civilisation.);seulement dans le cas de la psychologie de la foule, il explique que le narcissisme(celui des meneurs ) rend l'idéal du moi objet du moi ou objet de la foule.Il rate l'occasion de nous dire que le
narcissisme permet au moi de retrouver l'idéal du moi qui est l'amour( nous avons bien compris avec Lacan que le premier idéal du moi est la mère et que ce n'est que quand nous la perdons que nous trouvons un autre idéal tout aussi féminin).MAIS j'ai compris plus grâce à ma mémoire et à mes lectures comme celles de Husserl .Heidegger qui était l'idéologue du nazisme avait écrit un livre: Nietzsche et la volonté de puissance qu'il voulait certainement comme une réponse au passage de Freud dans ses essais,
sur Nietzsche et sur la psychologie de la foule.Nous savons nous les phénoménologues que Heidegger a trahi Nietzshe en
interprétant sa pensée dans la seule perspective de la volonté de puissance et du surhomme.Nietzsche n'est compréhensible
que dans la perspective du gai savoir avec un humanisme humain ,trop humain face à la déferlante du nihilisme qui tue Dieu.
Pour en revenir au texte de Freud puisque je travaille depuis trois ans sur les psychoses ,il parle p225 de la perception diffuse de l'humeur qui oscille.Plus loin il dira que d'autres cas s'expliquent par des traumatismes mais il avouera que les raisons de ces oscillations spontanées de l'humeur sont inconnues.Dans son texte Heidegger ,va sérieusement délirer sur l'état d'humeur.
Il faudra attendre Sartre pour sortir de l'humeur car c'est lui qui a esquissé la première théorie des émotions.ET AUJOURD'HUI
NOUS SAVONS TOUS QUE L'INTELLIGENCE EMOTIONNELLE EXISTE.
Nommer nos émotions est la première voie de la guérison.Les comprendre est le but d'une psychothérapie ou d'une psychanalyse.Je sais pertinemment que le narcissisme est essentielle dans ce processus et que sans lui rien ne peut se faire.
Concernant les traumatismes,c'est l'idéal du moi qui est réparateur et qui donne à nos émotions tout leurs sens.Aussi je ne crois pas que méconnaitre les émotions et appeler notre sensibilité des états d'humeurs puisse être d'un quelconque secours.Le seul
état d'humeur qui existe et qui est causé par la peur des émotions est le délire et il n'est guérissable que par la compréhension des émotions qui l'habitent.L'amour n'est pas un état d'humeur c'est la plus belle des émotions.Et la femme n'est belle que
parce-qu'elle est le seul être qui suscite en nous des émotions qui se transforment avec le temps en des sentiments durables et
éternels.C'est avec nos yeux que le coeur s'ouvre,et c'est avec notre coeur que nos mains s'ouvrent et qu'elles ne se ferment pas
en un poing rageur.

