Pendant plus de vingt ans, la Tunisie a vécu à l'ombre d'un homme et de ses proches. Une bande de brutes et de bandits qui n'ont eu, pour seul et unique but, que l'asservissement du pays et de ses ressources pour leur bénéfice personnel. Mais la dictature ne fut pas pour les tunisiens qu'une affaire de politique ou d'économie. Il n'était pas question que de corruption ou de manque de pluralisme. Au delà des formes les plus visibles de confiscations, il s'en trouvait une, beaucoup plus grave pour les individus, car plus profonde et pernicieuse, c'était celle de la liberté de confiance.