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Du rêve à la réalité ?
Supprimer la taxe sur le chiffre d'affaires, rien de tel pour faire de bonnes affaires en plein vignoble de Saint Emillion. Je n'en suis pas encore revenue. Le mauvais rêve évoqué dans mon dernier billet n'était qu'une sorte de plaisanterie mais je me demande maintenant si ce n'était pas une prémonition. La municipalité de Saint Emillion serait prête à vendre le cloître des Cordeliers. L’affaire faisait l’objet d’un article de Libération vendredi 28 octobre : http://www.liberation.fr/culture/01012368236-saint-emilion-tres-endette-qui-l-eut-cru et France 3 reprenait l’information (voir l'article et la vidéo sur leur site) dans son journal du soir de samedi 29 octobre mais il était déjà question de la vente le 1er janvier lors des voeux du maire : http://www.sudouest.fr/2011/01/18/desendettement-la-mairie-poursuit-ses-efforts-en-2011-292982-697.php
Médiapart n’en aurait-il pas eu vent ? Je n’ai rien trouvé concernant cette vente dans le journal, pour l’instant.
C’est navrant et on peut se demander pourquoi les médias n’en n’ont pas parlé plus tôt. Inquiétant aussi que ces articles ne suscitent aucun commentaire.
Merci MM. Sarkozy et consorts, nous allons pouvoir trouver de l'argent avec nos biens communs et du même coup faire des économies sur leur entretien et foin de notre patrimoine culturel, faisons des affaires, tournons nous, sans arrières pensées, vers la Chine !
Il est vrai que l’anesthésie nous gagne, les résultats d’une bonne pédagogie, révélés par le Figaro qui publie un sondage OpinionWay effectué officiellement à sa demande nous le montrent…
PS. OpinionWay, institut de sondage au discret parfum de « nous revoilà »
http://www.observatoire-des-sondages.org/Querelles-de-normes-et-interets-l.html


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Vente d'un bien culturel immobilier pour financer des dépenses d'entretien en confondant, mal, collectivité publique et entreprise, alors qu'aucun commissaire au compte n'accepterait cela lors un contrôle budgétaire d'entreprise.
Cette assimilation de l'état et collectivité publique à une entreprise de droit privé commercial n'en finit pas de faire des ravages.