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Monsieur Luc Chatel contourne lui aussi le problème , ça commence bien !

Luc Chatel défend le renouvellement des emplois de vie scolaire [ 01/07/09  ]

Première semaine rue de Grenelle et... premier dossier brûlant sur le bureau du nouveau ministre de l'Education, Luc Chatel. Remontés après l'annonce de 16.000 suppressions de postes au budget 2010, la gauche et les syndicats d'enseignants ont enfourché un nouveau cheval de bataille : le sort réservé aux 34.000 emplois de vie scolaire (EVS et AVS) dont le contrat s'est achevé hier. Le président PS du Conseil régional d'Ile-de-France Jean-Paul Huchon a dénoncé « le plus grand plan social depuis le début de la crise, initié par l'Etat lui-même ». Quant aux syndicats, pétitions en main, ils devaient mettre le sujet sur la table lors de leur rencontre avec Luc Chatel, hier. « Nous attendons un signe d'apaisement d'autant qu'il y a de nombreux sujets de conflits : rythmes scolaires, suppressions de postes, formation des maîtres... », plaide Gilles Moindrot, secrétaire national du SNUipp-FSU. Sans aller jusqu'à réclamer leur titularisation, les syndicats souhaitent que le ministère « pérennise quelques années » les contrats de ces personnels créés en 2006 dans le cadre du plan Borloo pour seconder les directeurs d'école et aider les élèves handicapés. Embauchés à mi-temps sur des contrats aidés de deux ou trois ans renouvelables une fois, les EVS, présentaient un profil atypique pour l'Education nationale - RMIstes, handicapés... Ils sont devenus au fil des ans « opérationnels », et les enseignants rechignent à changer de recrue.

Volonté d'apaisementHier, devant l'Assemblée, Luc Chatel s'est employé à distiller un message ferme mais apaisant. « Ces emplois étaient des CDD de trois ans renouvelable une fois (...), les choses étaient claires depuis le début », a-t-il affirmé, précisant toutefois que « 18.000 des 34.000 » contrats - ceux qui peuvent légalement l'être - seraient « renouvelés ». Il a aussi rappelé que si les personnels partent, les contrats, eux, demeurent : « Il y aura toujours autant d'AVS à la rentrée », a-t-il promis. L'Education nationale a d'ailleurs commencé une nouvelle vague de recrutements.

Tous les commentaires

Le problème est que les personnes chargés d'assister les élèves handicapés tissent des liens avec eux...pour certains handicaps, la présence de la même personne, connue, avec laquelle s'est instaurée une relation de confiance est un facteur d'apaisement...le changement provoque une angoisse...bref, nous avons à faire à des êtres humains, pas à des pions interchangeables... Il m'importe de rendre hommage ici aux EVS/ AVS qui font un travail difficile, sans formation réelle, ils doivent trouver leur place auprès de l'élève et auprès de l'enseignant... Ils ne sont pas bien payés...ils ont des contrats précaires...ils sont indispensables...sans eux la loi de 2005 sur la scolarisation des personnes en situation de handicap serait impossible...

Oui Renardblanc je partage votre réflexion . Et c'est bien là le problème d'ordre relationnel avec l'enfant lui même et la cellule familiale . Saviez vous qu'on nous demandait aussi de ne pas s'attacher aux enfants dont nous avions la charge ? Saviez vous que la communication avec la famille devait être restrictive ... et en même temps nous étions conviés aux réunions de suivi de scolarisation , " chercher l'erreur" ! Mais c'est logique , puisque le turn over est installé et devient même la norme de recrutement , il était logique qu'ils nous demandent d'appliquer cette démarche rigide . Je ne sais si l'ensemble des EVS ont suivis ces consignes ? Difficile et complexe à la fois . Merci pour votre commentaire , Renardblanc Bonne soirée Muriel

Je suis d'autant plus sensible à ce que vous dites, chère Murielle, qu'il m'a été donné, en tant qu'enseignant référent auprès de la MDPH, de suivre le travail des EVS/AVS auprès de certains enfants handicapés...et d'apprécier la finesse de leur positionnement, ni trop près, ni trop loin...J'ai toujours insisté pour qu'ils soient présents dans les réunions, pour leur permettre d'apporter leur éclairage sur l'enfant, le maître ne pouvant pas tout voir, afin d'ajuster le projet.

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