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Qu'est-ce qu'un procès politique? Remarques autour des poursuites judiciaires contre les «4 de Tours»

Suffit-il qu'un procès soit intenté, par un ministre, à des militants politiques hostiles au pouvoir en place pour que ce procès soit ipso facto politique? Suffit-il que le pouvoir poursuive en diffamation des militants politiques pour que cela constitue ipso facto une atteinte à la liberté d'expression?

Citoyenneté, liberté, psychiatrie

 Déclaration du 1er août 2011CITOYENNETE, LIBERTE, PSYCHIATRIE :

DECLARATION D’ENTREE EN RESISTANCE               

La loi du 5 juillet 2011 relative « aux droits et à la protection des personnes faisant l’objet de soins psychiatriques et à leurs modalités de prise en charge » et ses décrets d’application entrent en vigueur. Le mouvement fort de lutte contre cette loi peut et doit se poursuivre après sa promulgation.

 

Cette loi, dans la même veine que celles sur les étrangers, l’immigration, la récidive, la rétention de sûreté, la justice des mineurs, la sécurité intérieure, etc., participe des atteintes considérables portées aux libertés et aux droits sociaux. Elle organise la surveillance sociale des vulnérables et précaires stigmatisés en « classes dangereuses ». A l’exemple du fichage généralisé de tout fauteur de trouble et mauvais élève potentiel, elle ouvre même un « casier psychiatrique » des « malades mentaux », sans véritable « droit à l’oubli ».

Cette loi est fondamentalement inacceptable car elle impose la contrainte et le contrôle social comme organisation du soin en psychiatrie, de l’hôpital au domicile, sous la nouvelle appellation aberrante de soins sans consentement.

Encore des poursuites judiciaires contre des militants !

Infamie, ignominie, il n'y a pas de nom pour qualifier le fait que des organismes à vocation de protection des travailleurs (la Sécurité Sociale, tout de même !) soient mobilisés pour multiplier les contrôles sur les travailleurs migrants dans le seul but d'amputer leurs faibles ressources (retraites et allocations), voire de réduire leur couverture sociale !

Autour du procès de Tours, le 3 décembre

EFFICACITE ET VANITE DE LA MISE EN FICHES

Autour d'un procès en correctionnelle au Tribunal de Tours

3 décembre 2010

 

Quatre militants de la cause des sans-papiers, pour reprendre cette expression commode, sont traduits devant le Tribunal correctionnel pour diffamation par Brice Hortefeux parce qu'ils ont émis des soupçons sur l'usage d'un fichier – le fichier scolaire « Base-Elèves » - pour le repérage des familles étrangères « irrégulières ». Ce faisant, ils ont mis le doigt sur un des secrets de fonctionnement de notre monde contemporain : la multiplication des fichiers, phénomène banal auquel nous sommes tous habitués, fichés de la naissance jusqu'à la mort, par l'état-civil, la Sécurité sociale, la Préfecture qui nous délivre notre permis de conduire, etc.

Hortefeux a porté plainte contre 4 militants

3 décembre à Tours, procès des 4 prévenus

Le 3 décembre aura lieu à Tours un procès politique. Le ministre de l'intérieur a porté plainte contre deux militants de SOIF D'UTOPIES et deux de RESF 37. Ils sont accusés de « diffamation publique contre une administration publique ».

Ces deux structures ont publié en février 2010 un communiqué de presse intitulé « les baleiniers ». Ce texte faisait part de soupçons quant à l'utilisation de fichiers de l'Education nationale (en l'occurrence Base-élèves) à des fins policières afin d'organiser la chasse aux familles sans papiers. Il comparait ces pratiques à certaines employées par la police sous le régime de Vichy.

Exposition Gaza 2010

Ce reportage de FR3 vous donnera une idée de l'exposition du photographe Kai Wiedenhöfer, que la LDJ a tenté de détru

L'avenir radieux de la flichiatrie

L’Etat français néolibéral, après une campagne médiatique sécuritaire commandée avec acharnement par celui qui l’incarne, compte réformer la loi de 1990 sur les soins sans consentement. 

 

Contrairement à l’analyse qui en est faite par de nombreux confrères psychiatres, le danger principal de ce projet de loi ne réside pas dans la multiplication des hospitalisations à la demande de l’autorité publique, qui signerait le retour du grand renfermement asilaire. L’internement coûte cher, et le personnel soignant comme les places manquent : que la surpopulation devienne la règle à l’hôpital comme c’est le cas en prison, est une hypothèse improbable - on n’a pas encore trouvé par quel mécanisme schizophrénique faire rentrer deux patients dans une seule chambre d’isolement… 

 

Non, la conséquence la plus redoutable de cette loi (si elle est adoptée) va être la généralisation des soins sans consentement en ambulatoire[1], et la société de contrôle panoptique qu’elle annonce et va entraîner irrémédiablement dans son sillage… Ce que cette loi présage, ce n’est en effet ni plus ni moins que le grand renfermement…  à domicile

La rencontre nationale de Tours du 6 novembre

L’heure n’est pas à la résignation !

 

Appel de la rencontre nationale de Tours du 6 novembre

 

Le 6 novembre à Tours se sont réuni-e-s les délégué-e-s mandaté-e-s ou observateurs/trices de 25 Assemblées Générales (AG) interprofessionnelles, AG de lutte, intersyndicales ouvertes à des non-syndiqué-e-s, collectifs, coordinations intersecteurs, etc..., de Laval, Le Havre, Angers, Béziers, Saint Etienne, Roanne, Chambéry, Nantes, Angoulême, Cognac, Bayonne, Chinon, Nîmes, Tours, Saint Denis, Rouen, Champigny, Paris-Est, Paris-Centre, Paris Ve/XIIIe, Paris XXe, Vannes, Lille, Grenoble et Nancy (sont excusées les villes de Aubenas, Agen, Brest, Rennes, Montpellier et Sarlat).

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