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Isratine, Palestël
Une des choses intéressantes quand on n’est pas au cœur des choses c’est comment d’un coup le centre se déplace ; la distance donnant aux événements une autre hiérarchie. Quand on habite Tel-Aviv, ça fait frontière.
J’imagine que c’est comme ça partout : on se délimite plus ou moins consciemment des centres d’intérêts politiques ou citoyens et on pense à partir de ceux-ci, en y incluant un peu d’autres parfois, ou pas.
Hier, depuis Paris, donc, j’ai lu ça : http://www.haaretz.com/hasen/spages/1085622.html
Un article de Amira Hass sur Gaza ruinée, les tas de gravas, les piles de matière informe qui s’entassent un peu partout et que les autorités recommandent de ne pas toucher, parce que c’est trop dangereux… mais aussi parce que, comme Israël refuse de laisser passer du matériel de construction alors de toute façon on ne sait pas quand on pourra rebâtir… plus loin, retour sur la guerre, les bombardements et « la ruine de nos âmes » dont parle un habitant qui souligne la surprise des habitants devant la destruction de tant de maisons, un fait nouveau par rapport aux autres attaques. J’ai aussi vu un entrefilet qui indiquait que l’auteure de l’article avait été arrêtée par l’armée israélienne à sa sortie de Gaza et libérée après avoir promis qu’elle n’essayerait pas d’y entrer à nouveau dans les trente prochains jours (aucun Israélien n’a le droit d’entrer à Gaza, journaliste ou non.)
En habitant Israël, j’ai toujours imaginé que j’incluais les territoires occupés et Gaza et la Palestine en tant que pays concret, dans l’espace mental à partir duquel je pensais ma vie là-bas. C’était une décision pas un automatisme. Un effort.
La ville de Tel-Aviv, par sa frénésie, invite à l’autisme hédoniste, à l’insouciance molle.
Il y eu plus d’un moment où, alors que je n’arrivais pas à lire le Twilight Zone de Gideon Levy (ses chroniques hebdomadaires de l’occupation) en m’arrêtant sur chaque mot, un débat animé sur le traitement des eaux entre le Nord et le Sud de la ville envahissait ma lecture du journal du week-end. Et des fois il me manquait la force de regarder sur une carte chaque nom de village palestiniens cités dans le journal. Des fois je distinguais entre mon désir de comprendre Israël et la nécessité qui en découle de comprendre la situation, toute la situation.
De temps en temps je recevais de plein fouet la violente proximité entre les choses. Notamment pendant l'attaque israélienne sur Gaza, les avions survolaient ma maison avant d’aller plein Sud. Là, pas d’effort conscient à faire, le bruit était là : le vrombissement assourdissant pouvait basculer dans l’explosion avec un effort minime d’imagination.
Mais force est de constater que les deux étaient séparés.
Je m’en rends compte depuis ici. La distance, l’éloignement, donne à voir le pays, TOUT le pays ; Isratine, Palestël… comme disait mon ami Dror.
Le mélange se fait sans effort. Le mélange est là de fait.
Gaza, on y est. Ce n’est pas quelque chose qu’on lit aussi.
C’est le même monde que cet article sur la requête provoc’ du parti de Lieberman d’interdire la commémoration de la Nakbah aux Palestiniens-Israéliens, pour « renforcer l’unité nationale et empêcher que le jour de l’indépendance soit un jour de deuil »: http://www.haaretz.com/hasen/spages/1085588.html … ça se lit dans le même mouvement.
Palestiniens, Arabes-Israéliens, Palestiniens-Israéliens, Israéliens. A penser ensemble. Petit pays. Deux petits pays ? un petit pays, de fait. C’est ça que cette nouvelle lecture donne. Il ne s’agit pas de créer du lien, il s’agit de démêler (ou non, d’ailleurs) les fils tendus qui tissent les frontières internes et externes à ce territoire pluri-national.
Il est tout à fait banal de dire que la distance permet une meilleure perception des choses. Et d’ailleurs, ici, je ne sais pas ce que ce serait « meilleure ». Ce que Nadav lit ce weekend au café à l’angle de la rue Ben Gurion n’est pas moins juste que ma lecture faite depuis ici. Mais c’est ici que j’ai enfin saisi dans son ensemble la géographie du lieu où j’ai passé les derniers mois. Peut-être que l’enthousiasme de comprendre TOUT du nouveau lieu dans lequel je me trouvais aveuglait ma perception. Peut-être aussi que, depuis Israël, on censure la porosité entre les mondes pour renforcer l’illusion qu’il y a un pays unique Israël et, à côté, un problème Palestinien. L’interdiction aux Israéliens d’aller à Gaza, les difficultés éprouvées par les internationaux qui traversent les frontières à répétitions, tout ça apparaît alors comme ce que c’est : détournements, diversions. D’un coup, d’ici, la question binationale n’est plus juste une théorie politique avec laquelle on peut avoir plus ou moins d’affinité. C’est là de fait, c’est à partir de là qu’il faut penser.


Tous les commentaires
C'est toujours un plaisir de lire vos réflexions, que ce soit depuis Israël ou depuis Paris. Devant le silence assourdissant des médias sur ce que j'appelle "Gaza àprès" - ou comment survivre, comment continuer à espérer, à reconstruire sous le blocus qui persiste, comment vivre tout simplement, ce silence pernicieux aussi sur l'Après Gaza - le "Plus jamais ça" qui se dilue dans des visites "diplomatiques" et tractations politiciens (les élections en Israël, la "tournée" du fasciste Lieberman en Europe, et à Paris...)... j'aurais souhaité depuis quelques semaines rendre compte de la difficile réalité du "Gaza après" loin des yeux du monde, à la fois le résultat du bombardement et du blocus qui perdure et l'aveuglement et le mutisme volontaires et programmés des médias occidentaux... en plus des réflexions sur l'Après Gaza. Mais entre manque de temps et questionnements, sur les pourquoi du silence, sur le pourquoi moi qui ne suis pas journaliste, qui n'ai aucun lien avec Israël et la Palestine si ce n'est à travers mes lectures (d'abord Saïd, puis Mahmoud Darwich,...), qu'est-ce qui me motive à réagir, à déplorer, à vouloir parler tout simplement de l'inacceptable avec lequel tant de monde s'accommode très bien, à souligner des réalités sur un blog, réalités auxquelles tout le monde qui se souci un tant soit peu du sort des êtres a accès... J'aurais aimé voir des journalistes de mediapart se soucier plus du sort du peuple palestinien pendant et depuis les événements de janvier, l'accablante réalité au quotidien aujourd'hui encore, accablante en termes de respect, en termes des droits de l'homme, en termes d'humanité tout simplement... Bien à vous
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Chers média-participants, Et surtout, cher NARUNA et cher beber999, votre témoignage dans ces colonnes a plus d'importance que vous ne le croyez. Ce que vous nous dites clairement? On peut avoir été élevés dans une tradition, dans une culture et surtout dans une religion sans être "moutonniers". En effet, l'humanisme nous oblige à respecter toutes ces valeurs, toutes ces différences et toutes ces richesses humaines, il nous oblige à les intégrer dans notre propre patrimoine, pour l'ouvrir à d'autres mondes et donc pour l'enrichir, mais il nous oblige aussi à les dépasser en toutes circonstances. Merci donc de dire clairement que vos valeurs humanistes intègrent la religion et la culture juives, mais rejettent un système (le sionisme) qui est allé si loin dans sa logique destructrice de l'Autre qu'il flirte aujourd'hui avec la Barbarie. Barbarie? Oui, il faut appeler un chat un chat. Dans l'esprit des Grecs (période du grand doute), "Barbarie" était juste le concept opposé à celui de "Civilisation". Ce sont les Romains qui nous ont laissé le vocabulaire (mais pas ceux qui ont inventé le concept) : la Civilisation dépassait le Citoyen (de cive : de la ville) pour mieux le respecter, pour mieux l'intégrer. Pour cela, il fallait avant tout éradiquer toute forme de violence, enfant maudit de la Barbarie, en déclinant de nouvelles valeurs : le droit de citoyenneté (le même pour tous), les civilités (les bonnes manières) et la civilisation (une organisation capable de progresser sur ces bases-là). Nous les Européens, nous sommes allés au-delà de l'IMAGINABLE, sous le prétexte de répandre la Civilisation. Foncièrement, nous le savons, et donc nous avons déjà intégré un "mur du refus" dans nos têtes : refus de la barbarie, s'entend. Où en sommes-nous aujourd'hui? Nous avons fait des progrès considérables à titre individuel, contrairement à ce qu'en disent nos médias moutonniers et peu scrupuleux : nous sommes globalement moins racistes, moins antisémites, moins fiers de notre passé, et nous sommes prêts à intégrer de nouvelles cultures avec plus de facilité. Nous sommes même prêts à intégrer de nouveaux immigrés... dans la limite de nos moyens collectifs et individuels... Par contre, nos institutions, nos gouvernements et notre "patronat du CAC 40" restent toujours aussi dangereux : ils sont prêts à UTILISER la main d'oeuvre bon marché, partout dans le monde, sans aucun respect, uniquement pour "faire de l'argent"... Nos gouvernements suivent ces intérêts économiques et financiers comme des moutons, sans état d'âme : il appellent cela "la REAL POLITIK" comme si ces "politiques" étaient réellement défendables moralement et soutenables économiquement. Israël a été défini comme un "Etat juif" : tout était écrit. Il ira donc de plus en plus dans"les zones rouges" de sa puissance (locale et politique) pour éliminer l'Autre, au sein et aux confins de territoires qu'il a définis et qu'il définira lui-même. PLATON a très bien décrit cette démesure du Pouvoir (anneau de GYGES). Il n'y aura donc aucun avenir dans cette région tant que le concept de LAÏCITE ne sera pas intégré par les uns et par les autres, dans un SUPER-ETAT COMMUN. Et, comme toujours, ce GRAND SAUT sera fait par ceux qui détiennent la force. C'est généralement le déclin proche qui permet ce genre de changement. Nous n'en sommes pas loin. Cordialement à tous et à toutes, Et merci, JUNON Moneta ALTER-EUROPA.COM
La question binationale, n'est-ce pas un peu mettre la charrue avant les boeufs ? Pour qu'il y ait fédération d'Etats (ex : Belgique, Canada, Etats-Unis...), il faut des Etats à fédérer. Or, jusqu'à preuve du contraire il n'y en a qu'un et c'est bien là le hic.
peut-être (que c'est mettre la charrue avant les boeufs) et d'ailleurs certains de la gauche (la vraie) israélienne aujourd'hui s'intérrogent si la proposition bi-nationale ne serait pas courir vers une séparation encore plus grande des deux populations entérinant un asservissement des plus faibles par les plus forts craignant leur essor... on peut assez bien imaginer comment ils auraient raison d'avoir peur, notamment devant les dernières propositions de loi du parti de Lieberman la proposition de "deux pays pour deux peuples" est acceptée par la grande majorité des partis politique de la Knesset de "centre" et de "gauche" et ce depuis quelques temps déjà et pourtant RIEN n'a été fait dans les faits on peut donc s'interroger sur une autre voie... qui reconnaîtrait les liens tissés entre les deux peuples dans leur histoire commune ce n'est pas (seulement) une utopie c'est comment, déjà, le début de Altneueland? imtirzuzélohagada... si vous le voulez, ce n'est pas qu'un conte... je vous recommande la lecture du livre de Amnon Raz-Krakotzkin, Exil et Souveraineté aux éditions La Fabrique il traite de cette question de la binationalité sur un mode bien plus vaste, la posant comme une condition pour la survie de l'idée même d'Israël mais aussi de la Palestine en devenir
@ Lincunable,
La Belgique n'est pas une fédération d'Etats. Elle est devenue, depuis moins de vingt ans, un Etat fédéral composé de trois régions (bruxelloise, flamande et wallonne) et trois communautés (francophone, néerlandophone et germanophone) - neuf provinces en tout. Pour comprendre la complexité de la Belgique, il faut savoir : - que les trois régions ne sont pas strictement superposables aux trois communautés - sans compter les problèmes territoriaux incarnés par exemple par Bruxelles (population en grande partie francophone, mais ville située sur le sol flamand, sans parler des institutions européennes) - que les positions politiques sont très différentes entre le nord et le sud du pays, soit entre les flamands (extrême-droite très présente qui influence les mentalités et a, par conséquent, produit diverses formations politiques peu ou prou "nationalistes" émiettées qui peinent à former des alliances, les quatre principaux partis belges y ayant perdus plus que des plumes) et les wallons (toujours organisés par les quatre principaux partis, socialiste, écologiste, démocrate chrétien et libéral) - qu'il est par conséquent devenu très difficile de constituer un gouvernement fédéral belge (la constitution du dernier gouvernement a relevé de la quadrature du cercle, quant au suivant...).
Peut-être faut-il voire dans Raz-Krakotzkin une illustration de la thèse de Shlomo Sand, "comment le peuple juif fut inventé", récemment édité en France aux éditions Fayard, mais je ne suis pas sûr que la "survie" d'Israël (sa vie est-elle donc à ce point imaginée comme impossible ?) passe par la binationalité. J'y vois au contraire la fin d'une spécificité et le retour au mode diasporique de la vie parmi les nations. A mon avis, l'émergence d'un Etat palestinien à côté d'un Etat israélien aurait beaucoup plus de chance de garantir l'existence d'Israël par sa reconnaissance dans une co-existence. Si "deux pays pour deux peuples" était majoritairement accepté en Israël, il y aurait des initiatives diplomatiques fortes en ce sens. Or, elles n'ont jamais eu lieu. Le mouvement La Paix maintenant n'est-il pas ultra minoritaire ? La coalition au pouvoir ultra majoritaire n'affiche-t-elle pas sa très ferme opposition à cette formule de bon sens "deux pays pour deux peuples" ?
@Joha1008 : certes, mais la nature de l'Etat fédéral belge évolue et l'exacerbation flamingo-wallone tend de plus en plus à faire évoluer la Belgique vers un Etat bi- (ou tri-) national. De plus, il faut savoir que les lignes de partage originelles et actuelles ne sont pas seulement linguistiques, elles sont aussi religieuses, culturelles, sociales et économiques, avec une imbrication parfois inextricable des communes enclavées.
Dans son dernier livre, présenté sur Médiapart, l'historien Arno Joseph Meyer nous explique fort bien les choses... Le sionisme n'est pas un bloc... "Il y avait d'autres sionismes possibles !"... "Un état pour les juifs ne veut pas dire qu'il s'agit d'un État exclusivement pour eux et religieux".... Ces quelques vérités, ce retour sur l'histoire, est à la fois désespérant et porteur d'espoir... Désespérant parce que la partie la plus noire du sionisme semble l'avoir emporté, porteur d'espoir parce que l'existence d'un multi-sionisme montre la présence d'un potentiel de résistance à l'intérieur même du sionisme : rien n'est jamais figé, rien n'est définitivement écrit...
Je vois que vous réagissez à mon idée d'un SUPER-ETAT COMMUN en reprenant divers arguments : 1) Il faudrait déjà avoir deux peuples pour avoir un état commun. Sous-entendu : "cet état serait un état fédéral". Les Belges vous le diront : "Cela ne marche pas quand deux peuples sont très différents". Or, que je sache, les Flamands et les Wallons ont une culture européenne vieille de plusieurs millénaires : ils ne sont donc pas très différents l'un de l'autre. C'est juste une volonté politique des extrémistes flamands (de plus en plus partagée par tous les partis flamands) que de vouloir écraser les Wallons... Mais, politique fiction oblige, quand la séparation sera bien effective, ce sont les Flamands qui perdront le plus dans l'aventure. On fait le pari? De sont côté, la culture juive est essentiellement due à la superposition d'une religion sur une base typiquement européenne, de l'Est et du Sud. Essentiellement? Eh oui, les juifs de Russie (privés de leurs racines européennes pendant quatre-vingt ans) et plus encore les juifs d'Ethiopie ont bien du mal à se sentir chez eux en Israël. Avec les Arabes, la mixité est bien plus différente potentiellement que celle des deux "peuples" belges. Or, le fédéralisme n'a pas marché. 2) "C'est impossible, les Israéliens n'en voudront pas, et d'ailleurs notez bien que déjà pour "deux pays pour deux peuples", RIEN n'avance". 3) "Ne serait-ce pas courir vers une séparation encore plus grande des deux populations entérinant un asservissement des plus faibles par les plus forts?" Tous ces arguments sont valables mais, avec ces "résistances", la région aura toujours les pieds dans la boue et dans le sang! Personnellement, je n'ai pas l'ambition de régler un problème aussi complexe ; je vous ai juste parachutés dans la POLITIQUE FICTION. Or, c'est ce terrain-là qui offre toujours des surprises de taille : 1) Les blancs, les noirs et les métisses n'ont pas créé une fédération d'états en Afrique du Sud. Quiconque eût fait des prévisions de "Un seul Etat pour tous" aurait été traité de fou et interné sur le champ. Même dans la dernière ligne droite, ce schéma était toujours IMPENSABLE. Et pourtant, c'est bien la décision d'un SUPER-ETAT qui a été prise : les blancs sont toujours là, et ils ont toujours le pouvoir économique. Les noirs sont toujours là, eux aussi, et ils sont toujours (majoritairement) dans les bidonvilles. Et pourtant, cela marche comme partout ailleurs, bien mieux qu'avant et même bien mieux que dans toute l'Afrique. 2) La dissolution de l'URSS? Personne n'aurait parié un centime sur cette hypothèse : une Europe minuscule face à un ours pareil? Impensable dans les années soixante : David DEVAIT mourir face à Goliath. Et pourtant, tous les anciens pays du bloc sont aujourd'hui dans le giron de l'Union Européenne et même de l'OTAN, l'ennemi juré de l'URSS ; à terme, même la Russie sera obligée de faire profil bas avec ses partenaires commerciaux. Elle sera même amenée à choisir entre son socle européen et son socle asiatique. C'est pas de la Politique Fiction, tout cela? Les "nouveaux" Européens sont-ils plus heureux? Pas nécessairement, et beaucoup d'entre eux ont peut-être des regrets car la vieille Europe de la Haute Finance nous a tous asservis, eux comme nous. Par contre, nous avons sûrement un avenir plus radieux que celui d'un bloc soviétique de l'époque glaciaire car cette question des dominants est en train de se résoudre : le néolibéralisme ressemble à un pneu usagé sur lequel nos gouvernements collent sans arrêt des rustines. Faisons un pari : Israël ne peut pas survivre, tel qu'il est aujourd'hui, pour plusieurs raisons : c'est un pays trop petit ; c'est un pays trop dépendant des Etats-Unis et de l'Europe qui finiront pas fermer leur porte pour éviter la rupture avec l'Iran (trop stratégique) ; c'est un île dans un océan, et c'est toujours l'océan qui fait la loi. A bientôt, JUNON MONETA ALTER-EUROPA.COM
@ junon moneta, votre stratégie est à revoir : 1) Il y a bien deux peuples mais pas deux Etats 2) les belges le disent aussi : l'Europe marche même avec des peuples et des Etats très différents. 3) la culture juive n'est pas fondée sur une base "européenne" mais "diasporique" à partir d'un Etat ancien qui a réellement existé et qui a été idéalisé dans la diaspora. Il comprend une histoire en milieu musulman aussi importante que celle du milieu chrétien 4) même au temps des banthoustans, les afrikaners n'ambitionnaient pas de créer un Etat afrikaner mais un Etat d'Afrique du sud pratiquant l'apartheid. Il est donc passé de l'Etat d'Afrique du sud avec apartheid à l'Etat d'Afrique du sud sans apartheid, c'est-à-dire sans avoir à passer par la création d'un super-Etat. 5) Israël n'est pas dépendant des Etats-Unis puisque ceux -ci n'ont jamais réussi à lui imposer quoi que ce soit. Il est un allié des Etats-Unis. La France aussi d'ailleurs. 6) comme le dit Renarblanc : le sionisme n'est pas un bloc uniforme mais multiforme. D'autres sionismes sont toujours possibles. L'étroitesse géographique n'empêche pas la légitimité des Etats ni leur capacité à prospérer.
Moi j'aime surtout quand Junon M. nous dit "votre témoignage dans ces colonnes a plus d'importance que vous ne le croyez".... C'est comme hier quand il ou elle a dit à Labul qu'il avait du talent et qu'il devait persévérer mais choisir des thèmes plus d'actualité... Jusqu'à présent, je crois que je n'avais encore vu personne lire MediaPart avec un stylo rouge dans la main pour mettre des notes aux participants...
Merci pour "le club des bons points" : j'aime encourager les autres, surtout quand ils ont du talent. Bon, vous venez de créer "le club des stylos rouges" : c'est votre droit. On fera donc attention aux "mauvais points", cher grain de sel. Sans rancune, J.M