Adieu Humaro...
Il y a des Noëls joyeux, plein de belles surprises et de saveurs exquises, des Noëls tendres, d'autres emplis d'éclats de rires.
Et puis il y a des Noëls assassins, noirs, qui nous amènent tristesse et larmes.
Humaro nous a quittés subitement dans la nuit de mardi à mercredi, dans son sommeil, emporté par une crise cardiaque.
Sa fille Marianne m'en a avertie aujourd'hui et m'a chargée de vous apporter cette triste nouvelle.
J'ai eu la chance de rencontrer cet homme exceptionnel lors de mes dernières pérégrinations bretonnes, quelques heures délicieuses volées au temps.
La première chose qu'il m'a offert fut son sourire, un sourire désarmant, charmant. Jamais loin de l'éclat de rire. Ensuite, je me suis laissée bercer par sa voix et sa sagesse, sa générosité et son intelligence. Et je l'ai écouté, la main posée sur ma joue, me parler de la vie, de ses combats, de son métier qu'il aimait, de la Bretagne qu'il adorait et des siens qu'il chérissait plus que tout.
Mais il savait écouter aussi. Je le revois, ses yeux pétillants d'humour et l'air facétieux d'un gamin qui aurait trouvé la clé de l'armoire aux confitures me dire : " Je sais enfin qui est Néfertari ! C'est drôle, je t'imaginais...un peu plus bandelettée ! "
Je n'oublierai jamais cette rencontre et cette balade dans les ruelles du vieux Dinan.
Et ce soir, mon coeur est lourd.
Je n'ai jamais beaucoup aimé Noël.
Aujourd'hui, je le déteste.
Humaro, Néfertari ne t'oubliera jamais.
Jamais.



Tous les commentaires
Eh bien, ce n'est pas drole ce que vous nous dites ce soir.
Adieu Humaro...
Je me sens soudain misérable Néfer. Des échanges "off" avec Humaro m'ont convaincue qu'il était un parfait honnête homme... Pas le coeur d'écrire quoi que ce soit d'autre.
---(RIP)---
------------
@ +O-NE
Comme toujours, il n'y a pas de mots...
Il reste toutes ses traces. Merci.
ici : http://www.mediapart.fr/club/blog/humaro
et les livres qu'il a publiés.
Merci Dominique d'évoquer les livres d'Humaro, de Louis Gruel que je découvre et que l'on peut entendre ici lors d'un interview concernant son livre sur Bourdieu :
http://luette.free.fr/spip/spip.php?article108
Ce que j'aimais chez Humaro, c'est que malgré nos divergences sur à peu près chaque sujet qu'on abordait, on remettait le compteur à zéro à la moindre occasion d'une politesse ou d'une banalité amicale.
Je sentais qu'il se savait fragile, et j'aimais bien cette prévenance qu'on avait, mine de rien.
En cette fin d'année, perso j'ai subi tellement de pertes depuis cet été que j'en ai trop gros sur la patate pour faire le compte,
alors toi Humaro, dis-moi que tu seras le dernier?
Content en tous cas, qu'on ait pu terminer nos échanges sur des bons voeux, parce qu'entre nous, c'était pas souvent hein?
Repose en paix au Paradis des athées!
Triste nouvelle, en effet. Humaro avait fait sa place dans le Club, vaillamment.
Adiós amigo!
Tu nous laisses ta parole...
Souvent en te lisant tu me faisais penser à Blas Otero, porteur de la poésie sociale, semblable à toi :
Très triste nouvelle que ce départ de Humaro. Mes condoléances, chère Néfertari, ainsi qu'à votre amie sa fille Marianne.
J'ai des tombes en Bretagne, moi aussi.
Humaro, je croyais que j'aurai le temps de comprendre sa dialectique. Et puis, non.
Condoléances à ses proches.
Je me joins à tous pour dire ma grande tristesse.
Après quelques échanges-malentendus sur des fils, j'avais commencé à échanger de façon plus directe par MP. Des choses s'éclaircissaient.
Et j'avais un message en projet, pour son dernier fil - fil que j'avais bien apprécié.
Humaro nous faisait part de son parcours, de ses changements. Je trouvais cela très courageux, très utile, aussi. J'aurais voulu le lui dire, mieux.
La mort, faucheuse terrible.
Salut vieux compagnon !
Nos chemins se sont croisés de nouveau, ici, sur Mediapart, et tu nous quittes déjà...
Il n’y a pas à rougir des combats passés; ils ont tracé les nouveaux chemins… de Marx à Ellul, pour moi, et, de l'arme de la critique à la critique des armes et des premiers pas vers l’écologie, pour toi …
Adios!
.
(…)
.
Voyageur, le chemin
C'est les traces de tes pas
C'est tout; voyageur,
il n'y a pas de chemin,
Le chemin se fait en marchant
Le chemin se fait en marchant
Et quand tu regardes en arrière
Tu vois le sentier que jamais
Tu ne dois à nouveau fouler
Voyageur! Il n'y a pas de chemins
Rien que des sillages sur la mer.
.
Tout passe et tout demeure
Mais notre affaire est de passer
De passer en traçant
Des chemins
Des chemins sur la mer
Antonio Machado (extraits)
Louis Gruel et humaro me manqueront sur le site. Restent ses livres et ses interventions ici, souvent courageuses, et toujours intelligentes et honnêtes.
Une pensée pour ses proches.
Quelle tristesse ! Quel coup au cœur ! Humaro, depuis des années je déteste Noël, mais là, je crois que vais encore plus détester cette période, et définitivement ! Je n'arrive pas à y croire.... Il était parmi mes contacts depuis son arrivée ici, et même si nous n'étions pas toujours en accord sur tout, il y avait entre nous depuis toujours infiniment de courtoisie et de respect. Humaro, amitiés vers toi....
Et toutes mes pensées à ses proches...
Affreux ouvrir Médiapart et tomber sur cette horrible nouvelle.
Pourquoi n'a t il pas résilié son abonnement comme tout le monde de façon carnavalesque. Bien sur pas de réponse à cette sortie tragique.
On s'aperçoit tout d'un coup que ces discussions avec des inconnus laissent des traces et tissent des amitiés qui se révèlent en de telles circonstances.
Je ne suis pas doué pour les homélies que ses proches reçoivent ma respectueuse affection.
Mes condoléances à la famille et à ses amis et amies. Je connaissais très peu Humaro, ce weekend j'irai lire quelques uns de ses billets.
C'est difficile.
On se sent inutile, on se dit qu'on ferait mieux de se taire.
Mais non, après tout il faut aussi savoir dire.
Alors voilà,
Humaro, faisait partie de ceux qui me faisait avancer.
De ceux que je suis venu checher ici et que j'ai trouvé.
Nous venions de nous rencontrer par messages privés à propos de nos derniers billets respectifs et des derniers fils auxquels il a contribué.
Il m'avait donné rendez-vous début 2010 pour relancer ici dans le club, nos réflexions sur des sujets que nous partagions.
Je m'en faisais une joie.
Et pourtant c'était dérisoire.
Je souhaite beaucoup de courage à ses proches.
Adieu, Louis.
Permets-moi de te dédier mon texte de ce matin, qui t'aurait plu, je pense, tant nous avons discuté sur le sujet.
http://deuxcopainsdabord.musique.com/517343/IL-EST-NE-LE-PETIT-ENFANT/
Les gens ne meurent que le jour où l'on ne pense plus à eux, ce n'est pas demain la veille...
Dors bien, Louis.
Quel choc, merci à toi Nefertari.
Adieu Humaro.
Vous resterez pour moi un homme engagé, vif et sincère.
Je ne vous oublierai pas et vos billets nous manquerons.
Mes pensées vont vers vos proches. Avec tristesse.
De tout coeur avec tous ses proches.
Vraiment désolé.
Quel choc, en ce soir de Noel. Quel choc...
A tous et toutes,
Marianne, la fille de Louis, vous lit, et elle est très touchée de vos témoignages.
Elle ne peut vous répondre, mais je vous transmets de sa part toute son émotion.
Tiens bon Marianne, les amis de Louis sont là. Et bien là.
Mais comment pouvait-il en être autrement ?
Christian Paultre a écrit ce que je ressens: sur ces fils; on croit ne pas connaître les commentateurs ou "écrivains", mais je m' aperçois qu''Humaro m' est devenu familier, en lisant ses écrits, et c' était pour moi, presqu'un ami ... certainement sans qu'il s' en soit douté . Quelle tristesse.
Sa profondeur et son honnèteté m'ont marquée et demeureront . Merci à lui.
Et merci à Nefertari, sans laquelle nous resterions sans savoir, peut-être...c' est aussi un aspect de ces échanges !
Quel choc et quelle tristesse, oui. Je l'appelais Humano, sans aucun doute en raison de cette humanité qui se dégageait de ses textes et commentaires.
Toutes mes condoléances à sa fille, à ses proches et à toi, Nefertari, qui le connaissait et a eu la lourde tâche de nous annoncer cette nouvelle terrible.
Dans ces temps de malentendus
Où chacun parle haut et fort
Et où patiences perdues
Discussion fait combat à mort
Dans ce mediapart trop sonore
C'est bien souvent qu'on l'entendit
Apaisante encore et encore
C'était la voix de notre Louis.
.
Et ce sans propos convenus
Ignorant les lois des plus forts
Sincère, se mettant à nu
Sa parole valant de l'or
Vous donc que l'ambition dévore.
Malhonnêtes ou malappris
Cette voix qui résonne encore
C'est bien la voix de notre Louis.
.
Camarde n'a pas prévenu
Car elle est telle, et sans remords.
Muette quand l'heure est venue
De ne nous laisser que le corps
Mais humaro lui vit encore
Puisqu'on peut lire ses écrits
Ce grand cœur qui palpite encore.
C'est bien celui de notre Louis
.
Il est des gens qui nous honorent
En nous offrant leur compagnie
En ami, en copain d'abord
C'était le cas de notre Louis
Je ne sais que dire, si ce n'est que mes pensées accompagnent sa fille, sa famille, ses proches et ses amis. Dont l'une a eu la douloureuse tâche de nous faire part de cette triste nouvelle. Sincères condoléances en ce difficile moment.
Même si je n'ai pas eu la chance de le rencontrer, je n'oublierai jamais Humaro.
Quel coup...
C'est la consternation, totale, sans rémission.
On ne sait plus penser qu'à l'absence soudaine.
Et la perte.
Chacun doit trouver ce qu'il peut à une telle nouvelle.
Du courage, et encore du courage pour les proches, sympathie et compassion accompagnent l'adieu pour les autres.
Dure, dure nouvelle, Nefertari, merci de nous l'avoir donnée.
Adieu Humaro.
Adieu Humaro! Quelle idée ! Vous veniez de vous mettre à jour, de vous dévoiler. Vous vous demandiez si en 2010 vous auriez toujours envie de débattre ici... J'avais cru comprendre que oui et comme tous ici je m'en réjouissais. A votre famille et à vos proches, les très sincères condoléances de Mediapart.
Quels mots peuvent dire le terrible choc ?
Quels mots peuvent traduire l 'immense tristesse ?
CRIER, CRIER, CRIER,........putain de mort !
Humaro, honneteté ,sagesse, sincerité VOUS restez avec nous
Les yeux embués ; à Marianne,sa fille , à ses proches, ses amis
mes plus sinceres pensées
Repose en paix , ami .
Jamais nous ne t' oublierons .
Merci pour votre vie, Louis Gruel .
Nefertari ,merci
Quelle triste nouvelle. Il est déjà très tard même au Maroc, je tiens quand même à témoigner en ces moments doueleureux pour les siens. Sans le connaitre physiquement on était devenu des amis. En dehors des commentaires échangés sur nos blogs respectifs, il m'avait envoyé deux mesages personnels pour m'encourrager. Je viens de perdre une réference à Mediapart
Mes condoléances à sa famille et à ses amis et que la paix soit avec lui
Dr Mhamed Lachkar
Maroc
dlachkar2002@yahoo.fr
Parti pour toujours. Tristesse.
Un vrai
Terrible coup
Au coeur
Cette triste nouvelle ...
Mes condoléances à tous ceux et celles qui l'aiment, l'estiment de près ou de loin et bien sûr à sa famille.
Humaro ! Les quelques échanges que nous avions eus ici sur Mediapart étaient d'une qualité humaine rare; humaine comme humaro
Tu nous manques déjà…
C’est triste !
Courage à Marianne et, heu, à tous ses proches de manière générale.
Je salue l'esprit très brillant et l'homme bienveillant et éclairé qui, par ses textes, m'a mine de rien appris un paquetos de trucs (full package guys!).
Requiescat in pace.
C'était, (terrible temps que ce passé) mon seul contact.
Je le lisais avec plaisir, la timidité ne m'a pas permis de me mettre en rapport direct avec lui.
Je voudrais partager avec ses proche ce temps si lourd, et si vide à la fois.
C'est le début du deuil, un temps où l'on range, disperse, ces souvenirs fragiles qui nous lie à celui qui nous laisse seul.
Pour sa famille , Je suis à côté d'eux, là dans l'ombre de Médiapart. Et je laisse moi aussi mes larmes couler.
Je suis assommé ! quel choc .
Je garde l'image d'un homme brillant et humaniste
Sincères condoléances
Choc et émotion.
C'est étonnant comment Humaro était devenu pour moi un repère du club, de par ses billets brillants et généreux.
Mes condoléances les plus sincères à Marianne et tous ses proches.
Une voix d'ici forte et claire s'est éteinte. S'il y a de belles journées pour mourir, il n'y a pas de mort heureuse pour les vivants. Tout ma sympathie à sa famille et ses amis.
Voilà que la vie réelle fait brutalement irruption dans ce mediamonde virtuel des mots pour maux.
Et c'est la mort, pour nous rappeler que, derrière chaque mot, entre chaque ligne, un coeur bat à son rythme silencieux singulier et fragile.
Louis, une bien douce mort en vérité que cette mort que tu nous fais là, comme au beau milieu d'une phrase quand la main et le regard se suspendent au loin à la recherche du juste mot à suivre.
Et c'était donc des points de suspension...
Pensées attristées à sa famille, ses proches, ses amis.
Où que tu sois, où que tu ailles, bonne route à toi... Amitiés.
H comme HUMARO
(voir son dernier billet,intitulé "N comme NOEL"
Nous nous étions aprivoisés au fil du temps et parmi tous les billets et commentaires, ceux de Humaro m'étaient devenus nécessaires.
Une pensée pour ses proches.
Sous le choc, hier soir, n'avais pu trouver de mots.
Nous avions aussi échangé par messagerie privée.
Il savait établir des liens personnels avec les uns et les autres, et savait admirablement 'se dévoiler'. Je lui avais transmis mon admiration pour sa langue, si précise et fine. Humaro Louis était également un homme engagé.
Dans le débat, il avait à coeur, toujours, d'approfondir, d'aller au-delà des apparences.
Il aimait aussi partager sur Mediapart des moments de rire, de légèreté, avec notre amie Nefertari et ses "crocodiles sacrés".
Que de souvenirs tu nous laisses, cher Louis.
Adieu
Meme si je participe peu ,je lis beaucoup ce qui s'écrit au club ,et je dois dire que Humaro m'était devenu familier comme beaucoup d'entre vous .Il laisse le souvenir d'un humaniste ,et cela a été un choc hier soir de lire cette triste nouvelle.Il manquera au club.Toutes mes pensées à sa famille et à Néfer.
A sa famille, à ses amis, ses proches, à vous, Nefertari, mes plus sincères condoléances.
Son combat humaniste sera poursuivi.
Amicalement
Melchior, bourrique émue
Nous avions correspondu deux fois.
Cet homme révèlait une pensée subtile et bienveillante. Nous avons besoin de bienveillance humaine. Il manquera.Toute ma sympathie à sa famille et à ses amis.
Pas toujours d'accord avec toi Louis, mais je t'aimais bien...
Ma sympathie à ses proches et à toi Nefertari !
.
Salut, Louis, salut…
Alors tu t'appelais Louis ? Je ne sais pas pourquoi, mais ça me fait quelque chose, de l'apprendre maintenant.
Mes condoléances à ta famille et à tous ceux et celles qui te connaissaient.
Respect. Silence.
Un dernier conseil ?
Je sais, ce n'est pas sympa pour les proches, mais j'aimerais bien mourir comme ça, en douceur, en silence, en paix.
Décidément... 2009 est l'année des disparitions d'êtres au grand coeur, dans ma famille et ailleurs... une pensée pour lui et courage à ses proches et à ses amis non virtuels ou virtuels... la vie continue.
En souvenirs de nos échanges virtuels, un salut de normande à breton, donc..
Les cimetières de Bretagne sont particulièrement bien fréquentés, donc...
Bien longue et bonne éternité à vous monsieur Louis! (Et bien le bonjour à ma famille qui vous a précédé)
Le père est une ordure mais on le savait.
lecteur assidu des fils de médiapart même si j'interviens pas des masses, tchao humaro, dont je lisais avec intérêt les remarques occasionnelles.
ça fait drôle de voir que la vraie vie peut toucher les pseudos qu'on croise les soirs en lisant son journal.
Ciao louis, puisque c'était ton nom derrière le pseudo..
Une belle pensée a fait sa révérence.
Une pensée qui faisait lien avec la tolérance et la générosité.
Tristesse.
Condoléances et amitiés à sa famile et connaissances proches ou lointaines dans la peine.
Je viens de découvrir que Louis Gruel est mort.
Choc. Refus.
Mais c'est comme ça.
Au bord des larmes.
Je pense à eux. Sa fille. D'autres. Un homme comme ça, forcément d'autres. Quand je vois que moi, rien que de l'avoir lu…alors ceux qui le connaissaient ! Je leur fais un signe. Dérisoire. Comme nous. Et un vrai câlin à Nefertari et JNPQSD pour leurs mots. Et merde
Quelques heures plus tard je relis ce fil.
La mort est vraiment l'occasion d'une comédie sociale stéréotypée.
Sur le moment tous ces hommages m'avaient paru couler de source. Mais à la relecture, en voyant certains noms ou pseudos, je me demande de qui ils se moquent. Couvrir de fleurs un homme que de son vivant on a vilainement vilipendé et même insulté avec bassesse et intolérance. Pourquoi ? Pourquoi ces fleurs artificielles ? Ultime révision ? Tardif remords ? Soudaine prise de conscience de notre fraternité dans la condition de mortels ? Tribu payé aux convenances ? A chacun de répondre pour soi dans le secret de sa conscience. Mais je pense que si l'auteur de " …l'Art de l'esbroufe" pouvait lire ce fil il s'amuserait de voir certaines haines miraculeusement converties en dévotion confite et pourrait nous faire un de ces billets lucides, nuancés et équilibrés dont il avait le secret.
Mais ne désespérons pas. Il y a aussi une brassée de paroles justes et touchantes.
C'est elles qu'il faut retenir. Je crois.
Essayons, au lieu d'être tristes de l'avoir perdu, d'être heureux qu'il ait existé. Fredonnons avec elles : Gracias a la vida. Essayons.
http://www.youtube.com/watch?v=cTZSmuiIHPs
C'est pour moi le plus belle hommage qui lui est fait, Virgil, celui que vous venez de faire; ce sont peut-être les paroles que Humaro lui même aurait prononcées... avec sa lucidité et malgré sa bienveillance.
J'aime croire qu'il aurait même ajouté, paraphrasant Machado:
"Je converse avec l'homme qui est toujours en moi
- quiconque parle seul espère parler à Dieu un jour;
mon soliloque est discours avec ce bon ami
qui m'apprit le secret de la philanthropie
Et à la fin, je ne vous dois rien; vous me devez ce que j'ai écrit.
A mon travail j'y vais, avec mon argent je paie
la robe qui me couvre et la maison où j'habite,
le pain qui me nourrit et le lit où je m'allonge."
Le respect de soi et des Autres était son combat.
Quelques heures plus tard je relis ce fil.
La mort est vraiment l'occasion d'une comédie sociale stéréotypée.
Sur le moment tous ces hommages m'avaient paru couler de source. Mais à la relecture, en voyant certains noms ou pseudos, je me demande de qui ils se moquent. Couvrir de fleurs un homme que de son vivant on a vilainement vilipendé et même insulté avec bassesse et intolérance. Pourquoi ? Pourquoi ces fleurs artificielles ? Ultime révision ? Tardif remords ? Soudaine prise de conscience de notre fraternité dans la condition de mortels ? Tribu payé aux convenances ? A chacun de répondre pour soi dans le secret de sa conscience. Mais je pense que si l'auteur de " …l'Art de l'esbroufe" pouvait lire ce fil il s'amuserait de voir certaines haines miraculeusement converties en dévotion confite et pourrait nous faire un de ces billets lucides, nuancés et équilibrés dont il avait le secret.
Mais ne désespérons pas. Il y a aussi une brassée de paroles justes et touchantes.
C'est elles qu'il faut retenir. Je crois.
Essayons, au lieu d'être tristes de l'avoir perdu, d'être heureux qu'il ait existé. Fredonnons avec elles : Gracias a la vida. Essayons.
http://www.youtube.com/watch?v=cTZSmuiIHPs
L'une des plus belles des reconnaissances n'est-elle pas finalement d'obtenir hommage à titre posthume ou non, de la part de ses plus vifs adversaires et contradicteurs eux-mêmes ??
Je croisais effectivement très souvent le fer des idées avec Humaro et très durement même, mais au fond je l'aimais bien quand même, et je lui avais d'ailleurs écrit clairement cela sur l'un des premiers billets de blog de Cyrano, bien malheureusement effacé par son auteur aujourd'hui.
Nous sommes tous égaux face à la mort, peu importe les Clubs et les Camps, je m'en contrefous total, je lui rends hommage et c'est tout.
Je lui ai d'ailleurs rendu cet hommage sans aucun commentaire particulier, car même s'il était très souvent mon adversaire des idées, je trouvais que certaines de ses pensées étaient remarquables.
J'arrête là, car cette polémique bien "moisie" Virgil ne m'intéresse pas, je voulais juste clarifier, et à nouveau :
---------(RIP)-------
@ +O-NE
@Vertubleu, face à la bêtise de ce Virgil, vous n’avez rien à clarifier. Humaro était un homme de combat et respectueux du genre humain.
En effet, c’est une honte que de lire ce genre de commentaire, ici...
J'ai reçu ce message privé :
"Mais à la relecture, en voyant certains noms ou pseudos, je me demande
de qui ils se moquent., etc..."
Vous êtes minable mon pauvre! QUELLE HONTE!"
Qui se sent morveux se mouche… CQFD
@Virgil, dans votre bêtise, en effet, vous ne risquez pas de vous sentir morveux... surtout, ici, sur ce fil!
Chers amis,
voyez-vous je ne suis pas sûr que ce soit Virgil lui-même qui écrit ceci.
On sait qu'il a communiqué son mot de passe perso à d'autres "désabonnés" pour qu'ils écrivent sous son pseudo,
alors que précisément, Virgil était devenu silencieux depuis plusieurs mois.
Il y a aussi le fait que ceci (et ce qu'il y avait dans ses commentaires depuis son retour il y a deux jours) ne ressemble pas du tout, le jour et la nuit, au Virgil Brill que nous avions connu, lui qui tenait tant à réconcilier en permanence, jusqu'à l'inconciliable, et qui y parvenait si bien.
Axel,
c'est l'impression et l'espoir que j'avais... Merci de l'avoir dit.
Si les deux comiques de services, Axel et Pierre Ferron voulaient bien aller discutailler ailleurs que sur un cercueil encore ouvert, j'en serais bien aise !
Il y a bien assez de salons aux parquets cirés dans le château médiapartien pour vos petits échanges insidieux entre amis !
Pierre, comme d'habitude, " je rapplique répandre ma bave, mais je ne me mouille pas". Ils sont où vos quelques mots, sinon d'hommage à Humaro, mais au moins de réconfort à sa fille ?
Personne n'est obligé de rien. Mais dans le cas où ça vous trouerait le cul d'écrire une petite phrase respectueuse pour notre ami (ce que je peux parfaitement comprendre), vous n'avez rien à faire ici. Surtout pour encourager votre acolyte à enfoncer Virgil.
Première et dernière sommation.
Je me disais aussi qu' il était bien calme ce fil de billet !
Bon, les trois garnements ! En rang d'oignon devant moi !
Virgil, moi je n'ai lu que des mots sincères sur ce fil. Mais je peux comprendre ta réaction.Tu as exprimé une très grande douleur, et je te sens à vif. Je le suis moi-même, alors je ne peux pas t'en vouloir. Mais on pourrait remettre à un autre moment les prises de bec non ? D'autant plus que je peux t'affirmer que les personnes qui ont pu blesser réellement Humaro ne se sont pas exprimées sur ce fil. Je n'aimerais d'ailleurs pas être à leur place aujourd'hui.
Vertubleu, j'ai apprécié ta contribution à cet hommage rendu. Je pense qu'elle était sincère. Mais n'en fais pas trop quand même.
Ivan, tu en as rajouté une louche, volant au secours de Vertubleu qui n'en avait d'ailleurs pas besoin ! Non ce n'est pas une " honte" de lire ce que Virgil a écrit. Ce n'est pas très bien venu je te le concède, mais il en a gros sur la patate et il l'exprime.
Aujourd'hui, il n'y a pas de "minables" ou de "commentaires honteux".
Il y a tout simplement des personnes très touchées par la disparition de Humaro.
C'est une trêve et on essaie tous de se tenir les coudes face à l'inacceptable. Et on l'exprime comme on peut.
Et le prochain qui vient faire du rififi sur ce fil, je lui éclate la tête !!! Na !
(Ca, ça aurait plu à Humaro !)
Je vous embrasse tous.
OK, Néfertari. Intuitive…
Je me tais.
Affection et respect.
Sincères condoléances.
J'avais apprécié le dévoilement, malgré le pseudonyme inutile. La possibilité de décès me paraît une raison de plus de refuser l'anonymat (en ces temps d'anti-burqa), ne serait-ce que pour information (cette année, j'ai déjà eu l'occasion d'apprendre avec retard la mort d'un ami). La fosse commune a un certain charme, mais tout le monde n'est pas Mozart.
Merci à Humaro d'avoir fait un détour par Médiapart avant de partir. Sa façon d'entrer en contact sans préambule me plaisait et son souci de se faire comprendre était tenace. Je ne l'oublierai pas.
Salut Louis,
Mon vieux copain de quarante ans, tu es parti sans prévenir.
Depuis quelques temps, tu me parlais beaucoup de tes rencontres sur médiapart, mais je n'avais pas pris le temps d'aller y regarder. Te parler au téléphone, correspondre avec toi par internet ou te rencontrer dans un restaurant Rennais, cela me suffisait. Je n'imaginais pas que nos discussions s'arrêteraient ainsi, là, maintenant, à la Noël 2009.
Alors, je me suis abonné pour te rendre hommage, et je ne sais plus quoi écrire. C'est bête de ne pas trouver les mots. Je voulais parler de ton intelligence, de ta curiosité, de ta rigueur, de ta vivacité d'esprit, de ta gentillesse... mais c'est plat, et je t'imagine aussitôt : tu aurais éclaté d'un rire gêné.
J'ai mal au coeur. Les souvenirs m'assaillent. J'ai mal de toi.
Salut Louison. Je t'embrasse et je te pleure.
Roland
Bonsoir Roland,
Non, ce n'est pas plat ce que vous écrivez.
Moi je trouve ça particulièrement émouvant. Vous vous êtes abonné pour rendre hommage à votre ami.
Respect.
Je joins mes larmes aux vôtres.
Qu’ils sont sots ceux qui ne voient dans la grande toile qu’un monde virtuel obscur et sans âme!
Toute ma sympathie à sa famille et ses proches.
Et bien Nefer, en voilà une nouvelle...Totale tristesse... La première fois que j'ai lu Humaro, il m'avait fait parvenir un message privé. Il évoquait la polémique provoquée par l'un de mes billets en m'apportant son soutien et son réconfort... depuis, j'ai suivi ses interventions...au fil des mots j'ai appris à le connaître... Réconfortant Humaro...ta vision humaniste est toujours précieuse...elle est de celle qui ne nous font pas désespérer totalement de l'Homme et qui nous donne envie de continuer le combat...merci à toi...elle demeure...je la garde en mémoire...
Toutes mes condoléance aux proches...
Bonne année à vous, Renarblanc. Heureux de vous revoir parmi nous. Espérons prochainement un de vos billets décapants comme vous seul pouvez en produire
"je crois qu'il y a une strate importante de préoccupations qui nous sont communes. (...)
On aura d'autres occasions de se croiser
Amicalement"
-----------------------------------------------
Ce sont parmi ses derniers mots dans nos échanges privés.
Tristesse et frustration, donc.
Restent ses livres, malgré tout, pour poursuivre le dialogue.
Sans ses interventions au pied levé, le silence, toutefois pèsera lourd.
Adieu...
non, je n'aime pas ce signe d'acceptation.
Au revoir humaro.
Triste Noël décidément ! Adieu Humaro, l'hommage de Nerfertari et nos pensées t'accompagnent.
Comme pour le billet de Marianne, je fais remonter celui-ci pour informer les amis absents depuis Noël et qui apparemment sont revenus.
C'est terrible ce que vous nous annoncez-là Néfertari et que je découvre. Mes condoléances à toute sa famille si vous êtes restée en contact.
Voilà, la nouvelle année débute à peine, et déjà, l'ire et le rejet nous prennent à la rencontre des habituels repères de l'ineptie, la mauvaise foi, et l'intoxication.
Pourtant ce billet, Nefertari, me rappelle tout à coup à l'essentiel.
C'est la perte, pour toujours, pour ceux qui l'aimaient, de l'être qui ne sera jamais remplacé.
C'est le vide, abrupt, dans les échanges, d'une intelligence qui apportait la rigueur à la bienveillance.
Humaro avait des idées, avait ses idées.
Son pseudo ne répondait pas au hasard, il en avait fait la marque de son engagement, et je crains fort que nous ayons tous perdu bien plus qu'un débatteur ou un partenaire occasionnel, de débat passionné, ou passionnant.
Ces fêtes de fin et de début d'années sont donc marquées par l'obscurité.
Que ce soit celle qui accorde le droit à la pénombre de nous aider à mieux nous recueillir, nous rassembler, réunir ces forces qui seront nécessaires à continuer d'avancer vers un retour à plus de lumière, celle qui éclaire l'humanité dont Humaro faisait d'abord son sujet.
Oui, ton billet, Nefertari, par l'évènement qu'il évoque, invite à plus de calme et de silence, pour un temps.
Pace e salute disaient les anciens, chez moi.
On accorde plus de prix ici, à la paix, bien plus qu'à la santé.
Parce que la santé ne vaut pas grand chose dans la guerre et la violence, sauf à se faire détruire en premier.
Pace, donc, trêve.
A nous, guerriers encore une fois alertés, mais d'abord arrêtés, le temps de penser, et de réaliser, ce qu'on a perdu, ce qui nous a quitté, qui nous donne, qui nous intime, l'ordre, et la dignité, celle d'être un peu plus à la hauteur, dans les combats qui étaient aussi les siens.
Celui de vivre simplement, ensemble, pour le mieux de chacun, et dans la liberté.
Condoléances attristées à la famille.
Merci Passifou.
C'est vrai que la disparition de notre ami nous ramène à des choses essentielles. La vie, la mort, soi et les autres, la relation à l'autre, les choses partagées, et puis le manque...
Et puis, parce qu'il faut aussi que ce soit comme cela, nous reviendrons à des choses plus futiles, plus légères, en apparence.
Mais on a un combat sur le feu. Après le temps du recueillement et de la tristesse nous repartirons, et de plus belle, parce que la cause en vaut la chandelle mais aussi parce que Humaro était des nôtres, les "guerriers" comme tu les appelles, et que l'on a tous une petite partie de lui en nous.
Alors, nous serons plus forts.
Je ne connaissais Humaro qu'à travers des échanges vifs et si je ne partageais pas ses turpitudes post-militantes, il est malgré tout pour moi aisé de les comprendre. Ce que j'apprends par hasard aujourd'hui est bien triste. Je ne sais trop que dire. Je souhaite beaucoup de courage à sa famille.
Tu m'en fais une belle de turpitude Monsieur Sylvain Jean !
Même dans un moment pareil, il faut que tu viennes écrire une saloperie sur Humaro. Cela s'appelle de l'indécence.
Nefer, à mon humble avis, pas de polémique.
Le terme employé par Sylvain est peut être maladroit mais je ne doute pas que le regret et la tristesse qu'il exprime soient sincères. Humaro n'hésitait pas à entrer dans le débat, ce qui a donné des échanges vifs sur Mediapart mais intéressants.
Oublions les "turpitudes" d'ex-militatants, activistes, engagés. Humaro est mort. Paix à son âme. Et merci à Sylvain de ce message. Tous les contradicteurs / opposants aux idées ou au parcours d'Humaro n'ont pas fait ce chemin.
Je ne comprends pas, vraiment, ce que j'ai dit qui pourrait être qualifié de "saloperie". Turpitude, oui, vis à vis de son passé mao. D'autres que lui ressentent cela. Si je ne les suis pas, je les comprends. Point.
Je prends un bateau demain avec son livre sur Bourdieu que je viens de recevoir.
***Tout a été dit ici, ou presque, sur un "homme"... Blogueuse ici depuis peu, je le connais bien mal et vais partir dès que possible à la découverte de Louis GRUEL, qui m'avait fait l'honneur aussi d'un commentaire sur mon premier billet, et d'un conseil fort juste déposé dans ma boite lors d'un autre billet... Comme tous, choquée, et le regret d'avoir manqué une belle rencontre... Appris aussi le départ de sa femme qu'il venait de précèder... Trop lourd tout ce chagrin... Avec vous Marianne.
Paru dans OUEST FRANCE :
« Louis Gruel, sociologue, conjuguait finesse et rigueur » - Rennes mercredi 06 janvier 2010
Roland Le Clézio, professeur de philosophie, rend hommage au sociologue Louis Gruel, décédé récemment.
« Louis Gruel s'était distingué par des analyses réunissant avec bonheur l'esprit de finesse et l'esprit de géométrie, attentif en particulier à la complexité des rapports de l'imaginaire et du réel dans cette construction de la réalité sociale qui tient son objectivité du discours partagé. Ceux qui déplorent la grossièreté de certains aspects des débats actuels sur l'identité nationale liront ou reliront avec plaisir ses premiers travaux sur la construction de l'identité des populations socialement disqualifiées, en particulier un article intitulé : « Conjurer l'exclusion : rhétorique et identité revendiquée dans des habitats socialement disqualifiés ».
« Ceux qu'inquiètent les fissures du monde social contemporain liront avec profit ses réflexions sur le classement des violences et la mesure de leur gravité sociale par les jurés populaires, dont les décisions expriment toute une conception de l'homme et de la société (Pardons et Châtiments, Nathan 1991), ou encore ses travaux sur la manière dont se dénouent, à l'occasion de certaines crises, les liens qui maintiennent le monde commun des hommes (La rébellion 68, une relecture sociologique, PUR 2004).
« La rigueur de ses analyses, la précision de son langage, le refus de céder à toutes ces facilités qui finissent par dégénérer en manières, en prêt à penser et parfois même en manipulations, le conduisirent à dénoncer ces procédés que trop souvent on ne veut pas voir parce qu'ils sont le fait d'un grand nom (Bourdieu, illusionniste, PUR 2005). [...] Louis Gruel n'hésitait pas non plus à prendre la parole en tant que citoyen, dénonçant, par exemple, la « peopolisation » de la vie médiatique. [...] Son style conjuguait la finesse et la rigueur caractéristiques de sa pensée et de son oeuvre."