“Les barons appellent toujours à la discipline ceux qu’ils piétinent”
Disons les choses clairement : j’ai avalé des couleuvres, supporté des insupportables et ai toujours voulu être du côté de la proposition constructive. Les actes internes qui contredisent nos principes de base doivent être dénoncés. À la lecture de blogueurs/militants comme Marc Vasseur (ici ou là) ou Isaway, on constate que ce “ras-le-bol” est assez généralisé dans les partis politique français.
Si je pars d’une situation personnelle actuelle (j’y reviendrai plus bas), c’est le cumul des expériences, la succession ininterrompue du spectacle de la médiocrité politique, qui préparait ce moment.
Un constat de départ : le PS n’est pas un parti de militants issus de toute la diversité de la société, mais un parti d’élus. Résultat, l’appareil ne sert plus en premier lieu les intérêts de la base, mais d’abord ceux des élus, et parmi eux, des plus puissants.
Les “barons” sont ces grands élus locaux, souvent cumulards, qui sont également des hommes d’appareil. Appareil qu’ils maîtrisent parfaitement pour leurs intérêts personnels (et cela dépasse largement le cadre électif), au moins dans leur région ou leur département.
Ainsi, au sein du PS (du reste, comme dans les autres formations politiques), ne croyez pas que le choix des candidats à telle ou telle élection émane toujours des militants. Si c’est souvent le cas, conformément alors aux statuts et au règlement intérieur de cette formation politique, c’est régulièrement le fait de ces seuls barons (sauf à être inquiété par une direction nationale qui leur serait opposée).
Militant depuis une dizaine d’années, j’ai une certaine expérience de ce que sont les batailles d’appareils en amont d’élections ou de congrès socialistes. Après être passé au MJS, j’ai eu la chance de vivre de près la campagne présidentielle de 2007 en étant collaborateur du codirecteur de campagne d’alors, Jean-Louis Bianco (1) ; le malheur de vivre d’aussi près lecongrès de Reims (2). J’ai participé depuis à plusieurs campagnes d’élections intermédiaires :européennes en 2009, régionales en 2010, cantonales en 2011.
Chaque fois, ce sont les manœuvres d’appareil qui ont désigné nos candidats (3). Chaque fois, ce sont les militants sincères qui ont été évincés. Chaque fois, ce sont des talents qui ont été écartés jusqu’à s’en aller d’eux-mêmes d’un parti qu’ils jugeaient “pourri jusqu’à la moelle”. Des départs qui sont bien souvent souhaités par les “apparatchiks” : Moins il y en aura (de militants sincères), plus tout pourra se teinter de l’illusion démocratique et s’emplir de l’arrangement de l’entre-soi.
Je connais bien ces manœuvres et les désapprouve. Ainsi, n°2 de la fédération du PS duGard), je lutte -le mot n’est pas excessif- pour un changement des pratiques. Bien sûr, je continue de mener des campagnes de terrain, d’être actif dans l’opposition nîmoise -combat essentiel-, de participer -dans l’ombre- à la rédaction de programmes électoraux nationaux ou locaux. Reste un souhait : celui de mener campagne sur mon nom, puis être élu pour mettre en actions les principes auxquels je crois et en pratique les propositions que je formule.
Le blocage est là. Les barons sont ravis de votre présence pour mener leurs campagnes ou pour rédiger les programmes, mais ils refusent que l’on puisse “émerger” si on est extérieur à leurs pratiques. Personne ne doit leur faire d’ombre. Ils nous accusent des pires maux, souvent publiquement et dans la presse (4). Ils nous traitent “d’intellos” ou, par de formidables contorsions intellectuelles -ils n’ont jamais peur du ridicule-, d’apparatchik (!).
Dans leurs “territoires”, le renouvellement et la diversité votés lors de la convention sur la rénovation en juillet 2010 n’ont pas de valeur. S’il faut quelques jeunes, blacks ou beurs, ce seront certains de leurs fidèles qui ne sauraient sortir du rang. Ou quelques figures qu’ils exposeront pour l’affiche, dans des zones ingagnables ou à des postes sans enjeu.
Cette réalité n’est pas surprenante mais n’en reste pas moins insupportable. Un ami blogueur et militant, Romain Pigenel, l’écrit très justement : “L’idéalisme militant se heurte à un constat simple : les partis sont des organisations humaines et, en tant que tels, sont travaillés par des logiques et des tensions communes à toutes les organisations humaines. Ambitions. Arrangements. Passe-droits. Combines. Haines personnelles. Cliques et bandes. Oligarchies internes. Etc.”
C’est parfaitement exact. Néanmoins, ce constat ne justifie pas l’adhésion. C’est pourquoi il ajoute : “Pour changer le monde, il faut commencer par le prendre tel qu’il est (…) Quitter un parti par rejet d’individus ou de pratiques, c’est laisser le champ libre à ces individus, et à ces pratiques, et finalement manquer à ses idéaux”.
Là encore, nous sommes d’accord. Mais ça ne suffit pas. Les barons ne cessent de tout faire pour nous conduire à la sortie…
Et on ne se bat pas à armes égales. Quand on fait adhérer par conviction quelques personnes, les barons font adhérer en masse des “alimentaires”, des salariés de leur collectivité, tout à fait extérieurs au parti et par ailleurs tout à fait honnêtes, mais qui voteront en interne dans le sens souhaité par leur patron. Voilà une façon de biaiser un vote militant. Quant aux scrutins de listes, il suffit aux barons de vous en exclure -si vous êtes candidats-, tout en intégrant quelques noms peu “gênants” -qui ne leur font pas “d’ombre”- et pouvant satisfaire le plus grand nombre.
Il y a mieux : l’utilisation de la parité et des partenaires politiques (5). Je viens d’en être la victime en ayant formulé l’été dernier le souhait d’être candidat à la candidature -au vote militant- pour les élections législatives à Nîmes en juin 2012.
Alors que les secrétaires de section, les militants concernés et les instances fédérales du PS avaient demandé par une majorité très claire -pour ne pas dire la quasi-unanimité- de laisser les deux circonscriptions législatives nîmoises au PS, une des deux a été donnée à Europe Écologie – Les Verts (EELV), l’autre a été féminisée. N’étant ni à EELV, ni une femme, je suis donc dans l’incapacité totale de seulement candidater devant les militants, même si le travail de terrain de notre section est reconnu par tous. Malgré quelques adhésions douteuses de leur part, les barons locaux me savaient capables d’emporter un scrutin interne et l’ont donc empêché. Ça a le mérite de la simplicité et de la clarté.
Pourtant -ils le savent-, donner une circonscription nîmoise à EELV alors que le PS se reconstruit (6) obère sérieusement la reconquête de la municipalité en 2014. Les secrétaires de section l’avaient rappelé, sans succès.
Sans parler de la pertinence d’un tel accord, plus que contestable : le programme de fond est occulté et la dynamique unitaire est inexistante. Il offre plus de 60 circonscriptions à un EELV qui pourra néanmoins présenter des candidats contre nous sur toutes les autres circonscriptions, qui n’hésite pas à reprendre le nom de notre ancienne candidate comme adjectif dévalorisant, à qualifier notre candidat actuel de “potiron qui a pris le melon”, à comparer les socialistes à des “marionnettes” et à juger notre projet “archaïque”.
Mais qu’en est-il du libre choix des militants ? “On s’en fout” disent les barons. Le travail de terrain ? “Ça sert à rien” répètent-ils. La rénovation du PS votée en 2010 ? “On s’en contre-fout” affirment-ils. Dans le Gard, sauf surprise, il n’y aura aucun renouvellement, aucun respect du non-cumul, aucune diversité. Rien.
Sans vouloir généraliser, tout cela est néanmoins transposable à de nombreux départements. Cette situation étant donc plutôt “banale”, on imagine comme il devient compliqué derenouveler notre classe politique. Et si “renouvellement” suppose “compromission” et trahison de ses idéaux, alors autant laisser tomber.
Ces pratiques ne cessent de creuser le fossé entre citoyens et élus. Un peu d’espoir : comme dit un ami en détournant un proverbe africain, “ils ont la montre mais on a le temps”.
Quant à la phrase qui ouvre cette note (son titre), elle prévient ce que l’on va me reprocher : On dit toujours à ceux qui l’ouvrent qu’ils doivent se taire faute de quoi il font le jeu de l’opposition. Et c’est ainsi que d’année en année, de scandale en scandale, on réduit au silence au nom de la discipline ceux qui voudraient faire de la politique de manière droite et responsable. Le parti n’a pas besoin de moi, ni de ceux qui sont encore lucides et qui dénoncent, pour être affaibli. Rien ni personne ne l’affaiblissent autant que ces méthodes et ceux qui les emploient.
Nicolas Cadène
—
Notes :
1 ”Grand élu”, qui n’a rien d’un baron puisqu’il est tout à fait extérieur -fait rare- à l’appareil et n’a été élu que sur son travail de terrain.
2 Auprès de Ségolène Royal et, à l’époque, Vincent Peillon, François Rebsamen, Gérard Collomb, Manuel Valls, Patrick Mennucci, Julien Dray, Éric Andrieu et beaucoup d’autres
3 Aux élections comme aux instances internes de notre parti.
4 Rarement en leur noms propres, préférant l’anonymat ou les “portes-flingues”
5 Europe Écologie Les Verts -EELV-, PCF, PG, PRG, MRC.
6 À Nîmes, au sein de la gauche, le PS est “derrière” le PC.

Tous les commentaires
Et bien, je suis satisfaite de voir tout cela écrit par quelqu'un du sérail.
Oui les appareils sont des machines à broyer les talents. Tous les appareils. J'apprécie à sa juste valeur : "quelques figures qu’ils exposeront pour l’affiche".
Et là, il faut dire que la prudence n'est guère de mise au PS.On risque de fournir quelques sujets de choix pour le Canard d'ici à quelques années... Comme si l'ouragan DSK ne suffisait pas.
Maintenant, vous savez bien, pour en avoir arpenté les travées, que le PS ne fonctionne que de manière "générationnelle". Chaque génération exige d'accéder à la marmite, en ordre chronologique. Celle des barons actuels est frustrée de pouvoir national. Elle ne va pas laisser la place à celle d'après, même si elle abrite quelques talents.
Ce qui me met en rage autant que vous, c'est de voir que cette génération baronique se croit par ailleurs autorisée à préparer la relève qui lui convient avec qui bon lui semble. Pour le coup, l'élevage de poussins douteux bat son plein.
Que voulez-vous, on peut être arriviste et courtisan à tout âge.
@ Dianne, oui tout à fait. Le PS qui défend avec raison une société "plurielle" et "unie" devrait en être un exemple en interne : toutes les générations, toutes les couches sociales, toutes les origines devraient y être présentes, à tous les échelons, du militant "de base" au "grand élu". Aujourd'hui ce n'est pas le cas. Concernant le problème générationnel, il est même inquiétant de constater que la moyenne d'âge à l'Assemblée nationale a... reculé depuis 1981. Nous sommes passés d'une moyenne d'environ 47 ans à une autre d'environ 57 ans...
Moyenne d'âge, place des femmes, etc... Vous avez raison : on n'en finirait pas de déplorer.
Toutefois, ce n'est pas une raison pour amener aux affaires, sous couvert de représentativité, des gens aux compétences limitées mais à l'échine souple. Qu'ils soient jeunes, ou femmes, ou issus de l'immigration, on devrait d'abord se poser la question du talent et de l'intérêt général, avant de les mettre sur la photo pour avoir l'air de se soucier de pluralité.
Et encore, je ne parle pas, car j'en ai parlé ailleurs, du compagnonnage de literie qui procure bien des avantages dans certaines formations, ni de la tentation dynastique qui fait désigner les dauphins dans la famille du sortant... Tout cela ne plaide guère pour une démocratie "moderne".
Les jeunes, talentueux mais critiques, leur sort est scellé d'avance, tant que ne changeront pas les principes de désigation des "impétrants" selon le vocable tendance.
Entier soutien à Nicolas Cadène :
"accord, plus que contestable : le programme de fond est occulté et la dynamique unitaire est inexistante. Il offre plus de 60 circonscriptions à un EELV qui pourra néanmoins présenter des candidats contre nous sur toutes les autres circonscriptions"
En effet, la dynamique démocratique à l'oeuvre ici est celle de coucous, à rebours de celle d'une "nouvelle civilisation"!
D'autant plus que, comme vous le rappelez :
"EELV qui n’hésite pas à reprendre le nom de notre ancienne candidate comme adjectif dévalorisant, à qualifier notre candidat actuel de “potiron qui a pris le melon”, à comparer les socialistes à des “marionnettes” et à juger notre projet “archaïque”.
Et de grossiers coucous, par-dessus le marché! Enfin, bref ...
J'ai une suggestion à faire à J Louis Bianco que j'estime beaucoup : à 68 ans, ne pourrait-il pas renoncer à se représenter en votre faveur (comme M Bono à La Rochelle pour S Royal, et comme S Royal l'a fait en faveur de Delphine Batho en 2007)? Ce serait une solution dans cet imbroglio générateur d'injustices.
Sinon, attendre la prochaine législature, en prenant son mal en patience, en continuant le travail de terrain (à la façon Hollande).
Ou se présenter en dehors du PS, comme souhaite le faire la députée que l'on veut pousser à Paris pour placer C Duflot, mais cette dernière solution est la plus difficile à tenir.
Le PS s'honore de vous compter parmi les meilleurs de la nouvelle génération comme vous, Nicolas Cadène, comme D Batho, et comme Najat Vallaud-Belkacem, qui vient de refuser la proposition facile du PS de pousser une camarade élue à Lyon, préférant courageusement affronter la droite dans une circonscription voisine dont l'élu sortant est UMP.
Amitiés socialistes sincères
S'attendait-on à trouver une cohorte de gentlemen dans une formation qui veut à toute force trouver une représentation dépassant et de loin son influence réelle ?
Les caciques EELV vont se battre de toutes les façons possibles pour faire aboutir ce projet survolté. Y compris avec des mots indignes. Quels que soient les dégâts.
Car il me semble qu'au delà du score, on pourrait s'interroger sur les principes qui animent les impétrants potentiels (les 60 et éventuellement les autres). Pas sûr que le cadeau de circonscriptions qu'on leur fait relèvent toutes d'un partage à gauche... On se prépare une belle gueule de bois.
Ce serait quand même marrant de voir élus des gens grâce aux bonnes manières du PS qui se mettraient à voter avec la droite. Ce n'est pas de la science fiction.
Je ne crois pas au vote de vengeance, je le laisse aux extrémistes. Je crois que toute erreur se paie, et cet accord n'a pas encore révélé toutes ses conséquences. Je crois aussi que les manoeuvres contraires à la justice sociale se retournent un jour ou l'autre contre leurs auteurs. C'est une question de temps, de patience, et de combativité, sans abandonner ses valeurs.
Je souhaite de tout coeur que les choses évoluent en faveur de Nicolas Cadène, car il le mérite.
Mais il ne s'agit pas de vengeance. Il s'agit d'erreurs de dossards, dès le début. Pas de références à l'extrémisme en l'occurrence, rien qu'un constat désabusé. On s'ingénie à construire une alliance à gauche avec des gens dont certains ne sont pas de gauche. Comment veut-on que cela se termine ?
Le PS a une histoire, une culture ; les Verts, c'est un peu de tout, et tous réunis sous la houlette de Greenpeace, une ONG de culture américaine.
Mais nul membre de sensibilité "droitière" ?
Merci pour ces commentaires dans lesquels je me retrouve bien évidemment.
@ Pénéloppe, concernant Jean-Louis dans les Alpes de Haute Provence, je préfère qu'il cède sa place à des gens du terrain qui sont tout à fait méritants. Comme Najat, je pense qu'il ne faut malgré tout pas céder à la facilité : mon combat et nîmois et gardois, sur un territoire que j'aime et que je connais parfaitement. Merci encore en tout cas !
Amicalement
Nicolas, ô combien tu as raison lorsque tu écris "notre parti n’est pas un parti de militants issus de toute la diversité de la société, mais un parti d’élus. Résultat, l’appareil ne sert plus en premier lieu les intérêts de la base, mais d’abord ceux des élus, et parmi eux, des plus puissants". Et j’irai même plus loin il ne sert pas l’intérêt général tout court et donc notre Nation… A se demander parfois s’il souhaite reprendre le pouvoir en 2012 car le spectacle déplorable que nous vivons semble compromettre fortement cet objectif ! Tu dis aussi : « le renouvellement et la diversité votés lors de la convention sur la rénovation en juillet 2010 n’ont pas de valeur. S’il faut quelques jeunes, blacks ou beurs, ce seront certains de leurs fidèles qui ne sauraient sortir du rang ». Et bien, là encore je suis d’accord avec toi et simple militante de la section du PS de Montreuil nous sommes confrontés à cette terrible et inacceptable situation : un secrétaire national, ancien président du MJS, d’origine maghrébine mais surtout « fidèle, qui ne sortira pas du rang » a été parachuté comme candidat de la « diversité » dans la 7ème circonscription de la Seine Saint-Denis (Montreuil-Bagnolet) dans le mépris même des militants de notre section qui avons mené des batailles avec courage et surtout espérant légitiment que notre secrétaire de section, présidente du groupe socialiste au conseil municipal soit désignée. Et bien, c’est Non, elle ne peut pas car elle n’est pas issue de la « diversité » donc discrimination à l’envers sans tenir absolument pas compte des besoins des citoyen(ne)s qui sont appelés à voter en juin prochain. Sans vouloir polémiquer où enlever la crédibilité aux qualités du candidat, nous contestons une décision de « parachutage » prise par le parti sans consulter notre section et nos élus qui connaissent bien les besoins des habitants, Par ailleurs, à chaque fois que le parti a tenté ce type d’opération avec ce candidat (issu du rang, comme tu dis) cela s’est soldé par un échec électoral patent ou par la fronde des élus locaux qui ont réalisé un coup de force empêchant ainsi ces candidatures illégitimes : Municipales à Orly en 2008 ; Régionales dans le Var en 2009 et Régionales dans le Calvados en 2009. Ces deux dernières tentatives, cette personne les a faites sans aucun respect pour les électeurs d’Orly auxquels il avait promis en juin 2008 de rester : « Mon avenir politique est à Orly » http://www.leparisien.fr/val-de-marne/mon-avenir-politique-est-a-orly-02-06-2008-3298539221.php. Espérons, que ton témoignage, et ceux qui pourrons venir de nous militants du terrain ou d’autres sympathisants scandalisés de ces pratiques d’un autre temps puissent faire plier le Bureau National qui n’a pas rendu tous les arbitrages mardi dernier et qui se réunira ainsi début de semaine prochaine pour trancher sur les circonscriptions à problème !
Il y a les filières nobles, et les autres. La filière noble consiste à entrer en syndicat étudiant, puis au MJS, puis au PS. Ayant arpenté tous les lieux où l'on débat de la manière la plus efficace de se placer en prétendant parler au nom du peuple (étudiant, puis peuple tout court) on peut espérer compagnonner avec quelque aîné chenu qui effectuera un transfert de compétences et de carnet d'adresses.
La filière pas noble consiste à mettre en oeuvre un projet personnel puis, le moment du questionnement collectif venu, s'insérer dans le champ de l'action politique en ayant en magasin quelques compétences conceptuelles à mettre à disposition d'un projet.
Autant dire que dans le second cas, démuni de codes et de contacts de référence, il est difficile d'être pris au sérieux. Le grenouillage, ça se peaufine de longues années, dans le bain. En commençant "au berceau" si possible.
Je pense que les sections "jeunes" des appareils politiques sont des machines à fabriquer du conformisme et de l'intrigue. Adhérer à des idées dans des formations adultes, à sa majorité, devrait être bien suffisant pour accomplir un destin de citoyen.
Et ceci est valable pour tous les appareils.
Nicolas, tu as l'air de découvrir le combat politique. Comme militant depuis plus de 30 ans au PS de Montrreuil je te conseille de te plo nger dans l'histoire du socialisme. Jaurès a dit l'unité est un combat et pour réer la SFIP en 1905 il a fait des compomis. On peut le déplorer mais lorsqu'il y a enjeus de pouvoir pour certains tous les coups sont permis. Oui tu as raison le PS a abandonné la lutte des classes pour la lutte pour des places c'est ce que pensse une majorité de nos compatriotes qui ne font plus confiance dans la polique pour répondre à leurs problèmes.
Je ne suis pas d'accord avec ta formule""notre parti n’est pas un parti de militants issus de toute la diversité de la société" les milliltants du PS comme des autres partis ne doivent pas représenté la société dans sa diversité mais etre des citoyens engagés dans un combats politique sur la base de principes dt de valeurs communes. Etre socialiste c'est se reconnaitre dans une histoire et u avenir commun (voir sur mon blog principes et valieurs socialisme )
Comme l'a écrit Marisol sur le principe de la diversité la direction du parti veut nous imposer un candidat contre la volonté de la maforité des militants de la section Imposer une candidature sur le critère de son origine est une démarche contraire au principe d'Egalité , c'est un pas dangereux ves le communautarisme. Si malgré nos protestations argumentées cette caditature était confirmée, pour la première fois de ma vie , la rage aucoeur, je ne voterai pas pour ce "socialiste" aux législatives de 2012.
Cher Nicolas, tu en fais l'expérience le combat politique est rude ,cruel et injuste. Mais n'ouvlions jamais que notre combat est d'abord contre notre concurent de droite Nicolas Sarkosy et l'UMP et contre notre adversaire Marine Le Pen et l'extrême droite.
Amitiés
Nicolas je t'adresse cette citation de Jean Jaurès:
Il ne faut avoir aucun regret pour le passé, aucun remords pour le présent, et une confiance inébranlable pour l'avenir.
Le sien fut bref, si je puis me permettre... Mais, cette blague douteuse mise à part, le meilleur en Jaurès fut sans doute son absence de sectarisme. Son art de débattre sans abattre, d'argumenter sans humilier, de tenter de convaincre sans mépriser. On a beau faire on a beau dire, dans l'histoire récente du socialisme, une seule personne correspond à cette vision de la politique (je parle des leaders) : Ségolène Royal.
Dianne , je suis entièrement d'accord avec toi. C'est vrai Ségolène Royal a une vision de la politique, des problèmes et des solutions pour les résoudre toujours en avance sur las autres leaders du parti . Après l'avoir critiquer et décridibiliser ils lui trouvent maintenant toutes les qualités. Ségolène Royal voulait rénover ce vieux parti en faire un vrai parti populaire ou les pratiques dénoncées par Nicolas ne seraient plus possible. Jaurès aussi a perdu des élections et des combats, il s'est toujuours relevé et a continué le combat politique pour la justice le progrès social l'ordre juste et surtout pour la PAIX . C'est l'extrême droite qui l'a abattu ne l'oublions pas.
Amitiés à tous.
Oui. Et c'est la justice de son pays qui a libéré son assassin Villain, et condamné sa veuve à payer les frais de procès. Consécutivement à l'élection de la "Chambre bleu horizon", à droite toute, post conflit de 14/18. Une honte de plus.
"Il est acquitté le 29 mars 1919 par onze voix sur douze, un juré ayant même estimé qu’il avait rendu service à sa patrie : « Si l’adversaire de la guerre, Jaurès, s’était imposé, la France n’aurait pas pu gagner la guerre. » La veuve de Jaurès est condamnée aux dépens (paiement des frais du procès)." (wiki)