Sun.
27
May

MEDIAPART

Connexion utilisateur

Fermer

Barack Obama, le début du chemin de croix ?

See video

 

Barack Obama a été obligé de faire une conférence de presse après les précédentes interventions de son ancien pasteur Jeremy Wright ces derniers jours.

 

Le sénateur de l'Illinois a condamné les propos de Jeremiah Wright, disant qu'il était très déçu de ce dernier, et qu'il n'était pas un porte-parole ni de sa campagne. M. Wright s'est exprimé notamment lundi lors du National Press Club. Il a répondu, lors de son intervention, aux critiques dont il avait fait l'objet.

 

Barack Obama s'est déclaré outré par le discours du pasteur qui a accusé le gouvernement américain d'être responsable de l'expansion du SIDA dans la population africaine-américaine, critiquant l'importance des sommes dépensées dans la lutte contre le terrorisme : «Je suis membre de l'Église de la Trinité depuis 1992. Je connais le révérend Wright depuis 20 ans. La personne que j'ai vue hier n'est pas la personne que j'ai rencontrée il y a 20 ans».

 

«Ce qui m'a mis particulièrement en colère est la suggestion [par le révérend] que ma précédente dénonciation de ses remarques aurait été une posture purement politique». Il ajoute que Wright a montré «peu de respect [à son égard]» et semble plus préoccupé d'être au centre de la scène que de l'aider dans sa course à la Maison Blanche.

 

Barack Obama s'est montré ferme et a définitivement coupé le cordon avec son pasteur avec qui il a confirmé n'avoir pas parlé depuis ses propos de la veille.

 

Après plusieurs interventions la semaine dernière et ce lundi, Barack Obama était obligé d'intervenir afin de calmer la situation, dont on ignore si elle est résolue. Présents sur le plateau de Larry King sur CNN, plusieurs représentants d'Hillary Clinton se sont réjouis de cette intervention qui était plus que nécessaire pour pouvoir enfin parler des sujets qui intéressent les Américains. Et ce alors qu'un sondage donne pour la première fois Hillary Clinton vainqueur face à John McCain, et Barack Obama perdant. La sénatrice de New York compte s'en servir comme argument pour attirer les super délégués, dont certains se sont ralliés à elle ces derniers jours. Mais il est vrai que sa victoire semble arithmétiquement impossible.

 

Comme relevé par plusieurs observateurs, le traitement de l'affaire Wright peut paraître surprenant. John McCain a aussi ses pasteurs encombrants : les révérends Rod Parsley et John Hagee. Le premier a critiqué dans plusieurs livres la "misère spirituelle" des Etats-Unis, constituée par : les juges activistes, les libertariens et défenseurs des libertés civiles, la culture homosexuelle, et il considère l'islam comme une menace (si Christophe Colomb a débarqué aux Amériques, c'est pour constituer une armée pour lutter contre l'islam, écrit-il quelque part.)

Le second, quant à lui, considère que la catastrophe de l'ouragan Katrina s'explique par le niveau de péché de la ville, comme quand le déluge a eu lieu dans la Bible pour punir les hommes. Il a par ailleurs tenu des propos anti-catholiques, explique les événements du 11 septembre 2001 comme une punition contre la sécularisation de la société américaine. John McCain l'accepte. Le journaliste ne bronche pas et pose une autre question...

 

Quelques liens :

 

Le discours au National Press Club : http://youtube.com/watch?v=2lV8x_-Uk2c

 

Leur perception par Stephen Colbert : http://www.indecision2008.com/video/index.jhtml?videoId=167378

 

Jon Stewart parlant avec Newt Gingrich, ancien house speaker republicain :http://www.indecision2008.com/video/index.jhtml?videoId=167332

 

McCain qui accepte Hagee : http://youtube.com/watch?v=kR9ycP-6jdM

 

art.wright.press.ao.jpg

Tous les commentaires

Je crois Barack Obama, parce qu'une parole vraie s'entend à son ton. Et son ton, sa voix me paraît juste. ... La bonne voie à suivre ?

Le chemin de croix, ou le chemin de ce que l'on croit ?

.

Vous pourriez, étant sur Mediapart, peut-être développer un peu plus ? Ça fait un peu dépêche...

"Dépêche" ? Ce terme ne serait-il pas quelque peu péjoratif ? Je dirais plutôt quant à moi, à propos donc de rapidité, que l'intuition fait que cela "fuse". J'ai donc voulu dire que Barack Obama - à entendre le ton de sa "voix" - me paraît parler vrai (dire ce qu'il pense, et surtout penser ce qu'il dit) - et que donc, ce que l'on appelle son actuel "chemin de croix", m'apparaît comme étant plutôt la "voie de ce qu'il croit" vraiment. Et ne serait-ce pas là, la bonne voie ou la bonne voix, à suivre ?

Barrack Obama est au mieux hypocrite ou au pire menteur, personnellement je penche pour la deuxième possibilité. Comment un homme qui va à la même église depuis 20 ans qui y s'est marié, a fait baptiser ses filles, n'a jamais entendu les mot du pasteur Jeremiah Wright. Les mots, les paroles de Wright ne sont pas un fait nouveau. Les activistes noires n'ont de cesse de répéter ces mêmes paroles depuis près de quarante ans, on pourrait citer des gens de Nation of Islam par exemple. Par contre, je ne pense pas qu'Obama pense ce que Wright dit. L'église de ce pasteur a servi de tremplin politique pour le jeune Obama. Il avait besoin des voix des activistes pour avoir une légitimité. Obama est train de se prendre à son propre piège, à force de faire une campagne de télévangéliste, il est en train de s'enfermer dans sa propre communauté.

Rudyg, vous ne devriez pas vous contenter de gober ce que les médias conservateurs américains ont décidé de vous montrer du révérend Wright. Il suffit de regarder sa longue allocution à la presse (ici http://www.nytimes.com/2008/04/29/us/politics/29watc.html?fta=y ) pour comprendre que les choses sont plus complexes que ce que les montages de Fox News vous font croire. "Les mots" de Jeremiah Wright, ce n'était pas seulement "God damn America". Son sermon, ce n'était pas un montage youtube, en boucle... Vous ne savez rien de ce que "les activistes noirs" (il faudrait savoir de qui vous parler - Nation of Islam, gens de gauche, églises noires, intellectuels... ? non, c'est bien plus confortable de parler des "activistes noirs") disent, si ce n'est, encore une fois, ce que vous voulez bien gober de ce que les médias dominants acceptent de vous montrer. "Répéter, répéter, répéter. Comme dans la publicité commerciale. Le politique qui croit pouvoir s’imposer avec le livre, l’article de journal, avec la conférence, avec la culture, avec une préparation appliquée se fait des illusions…" Giuseppe Bottai, Diario 1934-1944

On ne va pas faire une petite leçon d'histoire du mouvement d'émancipation des noirs dans les 60 et 70. Allez pour faire simple il y a deux grandes tendances une inspiré par les mouvement de non violence (en gros celle la méthode Martin Luther King dont il faut avouer que M. Obama a fait un beau discours) et ceux qui ont eu tendance à se radicaliser (la tendance Malcom X). Je n'ai pas FOX News, je n'ai pas vu les vidéo, qui sont bien évidement monter. Il suffit de lire le Monde d'hier, qui n'est pas un organe de presse du Parti Républicain, la page 3 était consacré au pasteur Jeremiah Wright. Ce n'est pas moi qui ai dit "le christianisme des maîtres n'est pas le même que le christianisme de l'esclave ", et bien d'autres bêtises. Le pasteur a des paroles qui sont malheureuses et quelque part elles me mettent mal à l'aise. Il y a de grande injustice aux États-Unis, elle touche plus fortement les noirs, oui c'est vrai, mais doit-on pour autant se retourner vers le passé ? Cela n'a jamais apporter de solutions, juste des rancoeurs.

Sur les mouvements noirs : vous ne savez pas de quoi vous parlez. Il n'y a pas deux voies, l'une "pacifiste", l'autre "violente". Ça, justement, c'est le discours qui cherche à enterrer Malcolm X et à oublier le MLK des dernières années, qui condamnait le Vietnam, qui s'attaquait aux injustices sociales de son pays... Malcolm X et Martin Luther King ont tous deux évolué. Les Black Panthers, ce n'est pas Malcolm X après sa rupture avec la Nation of Islam. La Nation of Islam, ce n'est pas les Black Panthers. Les églises noires sont très diverses. Les mouvements politiques noirs également - socialistes, féministes, queers. Les mouvements associatifs, culturels, spirituels, de même. Les formes d'expression politiques également - des gospels au hip hop, en passant évidemment par blues, jazz, soul, funk, musique électronique, rock... ` "Le christianisme des maîtres n'est pas le même que le christianisme de l'esclave" - vous affirmez le contraire ? Quoi, le christianisme est une entité uniforme, immuable, monolithique ? Et le catholicisme, le protestantisme, et l'orthodoxisme ? Les évangélistes, les new-born Christians, les Luthériens, les Calvinistes etc. : mêmes Chrétiens ? Christianisme des maîtres d'esclaves : il faut écouter ce que Wright en dit, pas ce que le Monde en rapporte (Mediapart a un peu été créé pour cela, et le billet ci-dessus n'offre guère de clés pour comprendre, malheureusement...). Le christianisme des origines n'est pas la papauté au moment du Concile de Trente, qui n'est pas l'évangélisme aux États-Unis etc. Le christianisme au Liban n'est pas le christianisme en France, la théologie de la libération n'est pas l'Inquisition... Un Dieu représenté comme vengeur n'est pas un Dieu qui pardonne, un Dieu qui s'accommode de l'esclavage n'est pas un Dieu qui le considère comme une abomination... Enfin, j'enfonce des portes ouvertes, ça m'embarrasse ! ` "Se retourner vers le passé"... Mais lorsqu'on n'a pas reconnu ce passé, on ne peut pas tourner la page, mon vieux. Lorsqu'une communauté se retourne vers son passé, il faut chercher à comprendre pourquoi, voir ce que cela signifie, ne pas y voir nécessairement de la rancœur. Lorsqu'une société vit encore dans l'héritage de ce passé, difficile de dire : faisons comme si de rien n'était. "Cela n'a jamais apporté de solutions, juste des rancœurs" - là aussi, votre manque de curiosité, pour rester poli, vous fait dire des bêtises bien plus énormes que celles de Jeremiah Wright. Vous avez des exemples à l'appui ? Vous avez une idée de ce que c'est que la représentation dominante du noir aux États-Unis, de la place accordée à la mémoire indienne, chinoise, italienne, japonaise etc. ? À vos propos, probablement pas. Vous ne savez pas de quoi vous parlez, et vos propos penchent bien malheureusement en faveur de discours qui, de nos jours, sont tenus par les tenants du nationalisme, du déni d'histoire, du silence imposé aux voix dissidentes - suivez mon regard. À ce sujet, le discours d'Obama à Philadelphie, qui pourrait vous être instructif, est très très intéressant. Mais une dépêche Reuters vous aurait-elle déjà pas déjà donné les "moments forts" ?

Je ne glisserait pas sur le terrain sur lequel vous voulez aller ! Je dois avouer que je ne suis un grand partisan du communautarisme, je le confesse volontiers, mais les États-Unis sont ainsi fait et ne doivent pas obstruer notre grille de lecture des États-Unis. Je ne suis pas spécialiste de la "question noire" aux États-Unis je m'informe et je m'y intéresse. Je réitère que l'article du Monde est très instructif, le Monde est un journal indépendant (encore pour le moment), le président de ce site en a été directeur de la rédaction pendant des années. Concernant ce que souligne le dernier point de votre billet, les États-Unis ont reconnu les crimes de l'esclavage (le Martin Luther king's Day existe en ce sens). Les Étas-Unis ont aussi reconnu les crimes commis envers les indiens, prés de la Maison Blanche, il y a un mémorial en ce sens qui a été inauguré par le Président Bush en présence des descendants des tribus indiennes. Le président Jimmy Carter, Bill Clinton ont beaucoup oeuvré pour le bien de la communauté noire, à sa reconnaissance. De même, on peut reprocher beaucoup de chose à Georges Bush senior et Junior, mais tout les deux ont mis en avant des personnalité noire : Colin Powel a été général d'État-Major sous Bush Senior, puis secrétaire d'État sous Bush Jr, Condolezza Rice est aujourd'hui secrétaire d'État et demain peut être vice présidente (La rumeur veut qu'elle soit sur le Ticket de John Mc Cain). Donc aujourd'hui vous voyez bien que la question noire ne plus se limiter au seul fait de l'esclavage. Elle est bien plus complexe et demande des instruments sociologiques plus larges. Ensuite le recours au passé pour expliquer une situation présente n'est pas des plus sain. Regardez ce qui s'est passé en Afrique du Sud, Desmond Tutu et Mandela ont fait un beau travail de réconciliation et pourtant rien n'aurait plus être simple au départ (Les crimes de l'Apartheid ont été un crime contre l'humanité). Rien n'est simple pour autant aujourd'hui, des tensions sociales subsistent. Pour terminer, oui à la diversité de l'histoire car je ne reconnais pas l'inexistence d'une Histoire officielle et monolithique. Pour autant on ne doit pas tomber dans la bêtise la plus crasse comme Claude Ribbe qui a Napoléon l'inventeur les chambres à gaz en l'ayant testé sur les noirs.

Je ne vais pas prendre le temps de répondre à toutes vos demi-vérités et à vos contradictions. Quelques points, vite fait néanmoins. ` Sur l'Afrique du Sud : la commission vérité et réconciliation est fondée sur l'aveu des crimes commis sous l'Apartheid, pas sur leur oubli. Sur l'histoire de cet apartheid, pas sur l'oubli. ` Les États-Unis sont "fondés sur le communautarisme" mais il ne faut pas "que ça brouille notre lecture des États-Unis" - je ne comprends pas ce que vous dîtes. ` Sur la MLK day - le genre de commémorations consensuelles qui ne s'imposent qu'en censurant, une fois de plus, une part du personnage en question. On se contente, comme Sarkozy, d'I Have A Dream, et tout est pour le mieux... Je ne vais pas me répéter. ` Si Mediapart a été fondé, c'est bien parce que le Monde n'est plus un journal indépendant comme il l'était jadis. ` Quelques Noirs dans le gouvernement Bush, ça n'occulte pas ce qui s'est passé en Floride pendant les élections de 2000. Ça n'empêche pas le renforcement général de la ségrégation socio-raciale aux États-Unis, ça n'atténue pas les violences policières à leur égard, ça n'offre pas un procès équitable à Mumia Abu Jamal, ça ne diminue pas le nombre faramineux de Noirs dans les prisons, ou la façon dont le gouvernement Bush a répondu à l'ouragan Katrina, etc. ` Je parle de cette complexité de la question noire aux États-Unis - je ne me contente pas de l'esclavage, si vous me lisez un tant soit peu correctement. Je vais vite, je devrais prendre un peu plus de temps, mais bon... ` Enfin, je ne vois pas ce que votre commentaire superficiel sur Claude Ribbe vient faire ici. ` Il faudrait plutôt que vous vous intéressiez un peu plus profondément aux États-Unis, que vous ne vous contentiez pas, encore une fois, de petits extraits démoniaques sur telle ou telle figure de leur vie politique... vous vous débarrasseriez ainsi peut-être de la "crasse" qui encombre votre lecture des événements.

Peut-être que Rudyg devrait nous éclairer en donnant ses sources. Car, parler d'activistes de l'églises du pasteur, c'est quand même s'avancer un peu. Peut-il par exemple nous dire quels sont ces activistes noirs qui "n'ont de cesse de répéter ces mêmes paroles depuis près de quarante ans". Il ne suffit pas de répéter plusieurs fois une anerie pour qu'elle devienne une vérité. Et il faut savoir de quoi l'on parle, ça fait gagner du temps à ceux qui consentent à nous écouter.

Le problème n'est pas de croire ou pas en Barak Obama. Il existe un problème de fond, d’actualité, qui n'a pas été résolu aux Etats-Unis : la place des africains américains dans la société. Le vote "blanc" en Pennsylvanie favorable à Hilary Clinton, suite à ses incessantes attaques politiciennes, donne raison au révérend Wright ! Barak Obama se glisse dans une histoire douloureuse des Etats-Unis : la reconnaissance des droits fondamentaux pour tous. Barak Obama est le meilleur des trois candidats ! Demain en France il ne faudra pas s'étonner qu'un arabe musulman veuille se présenter à la présidence républicaine française. Voudrait-on lui reprocher d'avoir côtoyé un radical islamique dans une période difficile pour tous, celui du début du XXIè siècle en France !? Doit-on systématiquement reproché à Mitterrand son passé vichyste ? Mais ce dernier n’a-t-il pas été Président !? En fait ce qui gène, à mon humble avis, c’est que malgré les contradictions de la société américaine, elle est capable de voter pour un noir à la maison blanche contrairement à la France !

Mais si bien sûr, dans toute élection, c'est la personne en laquelle le plus grand nombre de gens croient, qui l'emporte. Alors, il y a ceux qui savent entendre les hommes ou femmes politiques et leur façon de parler, et la véracité de leur parole, et ceux qui n'entendent rien - ou pas grand chose -, et qui se fourvoient. Et c'est dans le ton de la voix (juste ou faussé, ou vide...), que l'on peut reconnaître le vrai du faux, ou le bon du mauvais. Et cela ne me gène pas ( mais je m'en réjouirais) si les Américains finissent par entendre en Barack Obama, un homme sincère, et sincèrement capable de devenir leur président. Mais il est en effet gênant qu'en France, l'on continue de parler des "Noirs", comme d'êtres humains dont la couleur de peau serait à craindre - sourds à la texture de la voix, et à la teneur de la parole dite. Et puisque ces temps-ci, grâce à Aimé Césaire, l'on parle de la "négritude", j'ai toujours reconnu chez les hommes nègres, des hommes dont la parole transpire leur présence réelle. Et n'est-ce pas - dans notre monde désorienté - de ce retour au "Réel" (en continuant à y croire), dont les gens auraient aujourd'hui soif ?

Les propos du pasteur récusés ici sont ceux de lundi, qui ont fait bondir Barack Obama et toute l'Amérique : Jeremiah Wright a, comme l'a souligné Obama, décidé de jouer solo et de se mettre au milieu de la scène médiatique quitte à saboter la campagne de celui qui a fréquenté son Église puis a dénoncé ses propos. Si les deux hommes se sont appréciés, dans le passé, ce temps est bel et bien fini. Sa décision de ne pas rejeter entièrement son appartenance à cette Église a été expliquée lors de son discours de Philadelphie il y a un mois de façon très brillante. La question posée ici est desormais celle du rapport entre les deux hommes.

"Jouer solo" : ça, c'est la manière dont la presse bien pensante de gauche qui soutient Obama cherche à décrédibiliser Wright. On lui reproche d'utiliser les médias pour son image - mais on n'analyse absolument pas ce qu'il dit (http://www.nytimes.com/2008/04/29/opinion/29herbert.html?em&ex=1209700800&en=1d72ee3564da7efd&ei=5087%0A), on se contente de lui reprocher son aisance, sa vanité, sa manière de pavaner. Mais qu'importe la vanité si elle est au service de quelque chose qui la dépasse - et cette question-là, de l'invisibilité des églises noires aux États-Unis, de cette fameuse 11e heure, le dimanche matin, qui est la plus ségréguée aux États-Unis, il faut la confronter. Il est malheureux que cela ne puisse être le cas qu'au cours d'une campagne électorale, certes. Il est malheureux que cela fasse du tord à Obama, évidemment. C'est tout le système médiatique américain, alors, qu'il faut critiquer, et Obama s'en sert tout autant, si ce n'est plus, que Clinton. Mais réduire ces questions à des conflits de personne, refuser d'affronter la question raciale aux États-Unis, c'est perpétuer l'hypocrisie. ` Un peu de contexte sur le "God Damn" sermon : http://www.youtube.com/watch?v=FWhJd0qAMMM

je n'ai pas encore lu la suite mais cette phrase me perturbe: "Il y a répondu aux critiques à ses propos après les attaques dont il avait fait l'objet." Mes neurones s'entortillent, s'en tortillent ou s'en entortillent même (?, il ne savent plus). Je vais essayer de poursuivre malgré tout... (eh oui, le format blog entraîne les remarques idiotes..)

J'ai été confus dans la formulation, que je viens de corriger.

Newsletter
Je m'identifie