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Français, la dépression risque d’être (beaucoup) plus dure que ce que vous imaginez

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30 milliards de LBO sur les 150 que compte le monde sont en France. L’économie réelle s’est DEJA arrétée. Le budget 2009 est DEJA irrecevable (et les caisses vides). Si lundi les bourses dévissent encore, le pire sera alors irrémédiable. 10 ans de recession ? La soupe populaire pour des millions de citoyens ?

 

“L’activité est purement et simplement en train de s’arrêter”, nous sommes DEJA face à “une remontée brutale du chômage”.

Témoignage : “La crise financière atteint les entreprises avec une brutalité rarement vue. Et de citer le cas d’un patron présent dans un secteur industriel qui, il y a dix jours, accueillait avec flegme les événements sur les marchés. “Tout va bien pour nous. On a des commandes jusqu’à l’année prochaine”. Cinq jours après, nouvelle conversation: “Les commandes ont été annulées”. Autre histoire, celle d’un patron de PME qui a obtenu un prêt bancaire de 5 millions pour son entreprise. Quelques jours après, le temps pour réunir la documentation demandée, la banque rappelle pour dire que le prêt n’est pas octroyé.”

 

Parole de chef d’entreprise, parole de concubain d’une créatrice d’entreprise innovante, parole de veilleur addict de l’info : passez un doux week-ed et ne tenez pas compte de cet article…

 

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Si lundi à midi, heure française, le cycle ne s’est pas inversé, si les marchés n’ont pas réagi positivement aux mesures qui seront prises, à n’en pas douter, dans les heures qui viennent par les ministres des finances du G7 (et dimanche par l’Eurogroup) nous allons droit vers une catastrophe - le terme n’est pour une fois pas usurpé - sans précédent.

 

Quand on voit que la baisse des taux d’intérêt simultanés des banques centrales cette semaine n’a rien donné (“il faut remonter à 2001, après les attentats du 11 septembre, pour retrouver un exemple comparable d’action concertée, mais de moindre ampleur à l’époque”) il y a des raisons de penser que ces mêmes marchés ne réagiront à nouveau que par plus de peur.

 

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Et la peur est le pire ennemi du capitalisme.

Bon we à tous.

 

Cassandre.

(images d’après Ben, pas plus à l’aise)

Tous les commentaires

C'est plus que jamais le moment de ne pas suivre aveuglément les beaux parleurs, mais de lire, d' écouter attentivement ce que les "leaders", les "experts", nous disent. C'est une crise qui pointe aussi l'ignorance, fossoyeuse de la démocratie. C'est l'échec de la démocratie, notre échec à tous... Il faudrait commencer par arrêter de dire "c'est la faute à l'autre". Ce serait un premier pas important, faute de quoi, les mêmes errances citoyennes conduiront aux mêmes catastrophes. Le deuxième pas, c'est de s'engager dans les instances délibératives citoyennes, au lieu d'attendre que d'autres le fassent pour vous (je parle en général).

Merci Nicolas, Il n' y a pire sourd que celui qui ne veut pas entendre (je ne parle pas de vous). Et aussi : 80% des français vivent avec moins de 2000€ par mois (à mettre en relation avec le coût de la vie en France, non comme en tant que valeur absolue : par exemple, le caddie français coûte 20% plus cher en France qu'en Allemagne, Etoile ou Oliv me corrigeront, c'est dit de mémoire). Et 54% des français votent N. S....Il y a un problème quelque part... Enfin, qui de nos intervenants, signale sur nos "ondes" que cette crise financière est une crise de la démocratie ?

crise de la démocratie et du capitalisme... il va falloir quelques décennies peut-être avant de passer à "autre chose". A moins que les même ne tirent -encore une fois- profit de la situation et ne prolongent ce tragique cycle. Je trouve les populations bien policées...

Toni Negri ce matin sur France Culture disait qu'il faudrait des années (des dizaines d'années ?) avant que le populations changent leur façons de concevoir l'organisation de leurs sociétés. Pour le moment, l'organisation entière de nos sociétés à été confiée aux acteurs de la sphère économique. et le résultat est devant nous. Mais l'alternative voudrait dire tant d'efforts de chacun pour s'investir, pour comprendre, pour agir en coopération avec autrui... Faire vivre un collectif qui fonctionne sur autre chose que la confiance à un chef demanderait de chacun un changement intérieur - suivi d'actes quotidiens. La délégation de pouvoirs a encore de l'avenir, je crois.

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