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May

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Etudiants dans les écoles primaires : Mesdames et messieurs les maires, le savez-vous?

 

C'est une circulaire (n°2009-109 du 20 août 2009 parue au B.O. n°31 31 du 27 août 2009) qui porte sur l'organisation de stages pour les étudiants en master se destinant aux métiers de l'enseignement.

Les maires sont concernés par les applications de cette circulaire dans la mesure où leur responsabilité est engagée dans la vie des écoles primaires, pour l'instruction comme pour la sécurité des enfants.

La circulaire prévoit de confier la responsabilité des élèves des écoles maternelles et élémentaires à des étudiants candidats au concours de recrutement de professeurs des écoles. Jusqu’à présent, lorsque les étudiants effectuaient des stages dans des écoles, ils ne prenaient la classe en main qu’en présence de l’enseignant titulaire, responsable de la classe, pour apprendre le métier. Désormais, la circulaire prévoit que des étudiants, qui n’ont pas encore été formés au métier d’enseignant, et dont les aptitudes n’ont pas encore été vérifiées par le concours, soient placés en responsabilité dans les classes, seuls, afin de remplacer des enseignants titulaires.

Voilà qui pose des problèmes :

-ces étudiants ne sont pas encore en mesure d'assurer un enseignement de qualité, sauf à penser que quiconque peut prendre en charge l'instruction et l'éducation d'enfants de 3 à 11 ans,

-ils peuvent se trouver eux-mêmes en danger du fait de leur absence d'expérience,

-l'utilisation des étudiants comme moyens pour remplacer les maîtres crée un précédent et représente une atteinte à l'Ecole de la République.

S'il s'agit de faire des économies en supprimant des postes d'enseignants, on peut se demander quel prix risque de payer chaque citoyen, très bientôt, pour avoir laissé penser qu'un enseignant n'a pas besoin d'apprendre à enseigner.

Tous les commentaires

Je pense que dans l'esprit du législateur, l'école pour 80% des élèves n'est qu'une immense garderie qui n'a d'utilité publique que dans sa mission d'apprendre la soumission et le réflexe consommateur.

La résultante quasi inévitable de ces mesures est sans doute le statut de simple exécutant de l'enseignant que souhaite tous les tenants d'une ingéniérie idéologiquement imperméable à tout ce qui ne peut pas être chiffré : la pédégogie, la relation,l'adaptation des règles et des consignes aux classes telles qu'elles sont.

@ Mme Orthous

Vous n'avez pas bien lu la circulaire...je résume

En M1 ,les étudiants sont binômes avec un enseignant chevronné.

En M2 (Donc ils ont fait le stage M1 avec un enseignant ),ceux qui le désirent pourront prendre une classe 108 h par an en responsabilité .

Les étudiants ne sont donc pas lâchés sans formation devant les élèves comme vous le prétendez ,et en plus ils sont payés .

Ces stages permettront de percevoir si les étudiants ont la vocation d'enseigner avant le concours . Dans le privé ,il existe des périodes d'essai ,alors pourquoi pas dans le public .Les enfants n'en souffriront pas car les jeunes du M2 ont un niveau d'études supérieur à celui de la plupart des instituteurs en poste...

 

 

A alcyme,

Est-il possible que vous indiquiez les références du textede la circulaire que vous avez lue?

Merci beaucoup.

Voici l'extrait de cette circulaire, auquel je me réfère :

Dès l'année universitaire 2009-2010, des stages d'observation ou de pratique accompagnée et des stages en responsabilité devront être proposés aux étudiants inscrits aux concours de recrutement et inscrits dans une formation de niveau master ou déjà titulaires d'un M1 ou d'un M2.

 

@ Mme Orthous

Extrait du BO d'Aout 2009

"A partir de l’année universitaire 2010-2011, les stages en responsabilité seront destinés aux étudiants de M2. "

Donc en M1 ,ils auront fait le stage d'observation ou de pratique..en 2009/2010 et puis en 2010 /2011 ils feront le stage de responsabilité .

Faites un effort pour ne pas vous focaliser sur l'année transitoire 2009/2010 ,demandée par vos syndicats corporatistes... ,et regardez le régime général..

Effectivement ,il aurait été plus simple de suspendre tout recrutement de profs pendant 1 an et d'ouvrir un peu plus les vannes l'année d'après.

 

 

 

 

Les enfants n'en souffriront pas car les jeunes du M2 ont un niveau d'études supérieur à celui de la plupart des instituteurs en poste...

.

Ce genre de commentaire est à hurler !

1°) à partir d'un niveau de base théorique suffisant, c'est l'investissement personnel, la pratique et l'expérience de l'enseignant qui sont déterminants

2°) les courbes des licences et maîtrises sur les 50 dernières années (site du ministère) démontrent qu'une licence actuelle vaut... un bac d'avant 68.

Un peu de modestie donc quand on a des diplômes récents

3°) il existe parmi les enseignants actuels de nombreux possesseurs de licence ou maîtrise en lettres ou en mathématiques , et non pas des bacs +4 ou 5 en sociologie ou en arts plastiques, disciplines ayant peu de rapport avec l'enseignement primaire, dont les détenteurs ont en fait été refoulés partout ailleurs et qui viennent "faire instit", souvent pour un salaire d'appoint et les congés...

Bref, ce ne sont jamais que les anciens instituteurs suppléants, sans doute en moins bien niveau connaissances théoriques, toutes choses égales.

Conclusion, cher alcyme, vous êtes encore bien à côté de la plaque, dans un système que vous n'avez sans doute pas connu : où étiez-vous en primaire ? privé ? à l'étranger ? Liban peut-être ?

Rien de tel pour achever l'Education nationale que de conforter, dans l'esprit des gens intellectuellement limités ou s'en foutant, l'idée que "n'importe qui est capable d'enseigner", "surtout aux petits".

La mesure est en parfaite cohérence avec celle qui consiste à confier des dizaines de gamins à du personnel municipal non formé un jour de grève, en attendant les cours devant la télé avec un policier municipal surveillant nos chères têtes blondes (qui évidemment devront apprendre à pisser par mail...).

Et tout ça, ça fait

D'excellents Français

D'excellents soldats

Qui marchent au pas...

 

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