Sun.
27
May

MEDIAPART

Connexion utilisateur

Fermer

Valise seule.

Cliquer sur l'image.Cliquer sur l'image.© Nola Tularosa

Sur le perron

Une valise seule

Qui attend

Prémices d’un départ

Mais qui s’en va

La maison est vide

Les volets fermés

Il se passe quelque chose

Mais où

Ici bien sûr

 

Dans l’allée déserte

Les feuilles mortes bruissent

Sous la pluie

Gouttes d’eau en musique

Sous les arbres déshabillés

 

Sur le perron

Une valise seule

Comme un point final

Au bout d’une lettre

Mais qui s’en va

Le passé peut-être

Une bribe d’existence

Qui s’achève

Finie

Comme une valise que l’on referme

 

Arrivera alors la voiture

Bientôt

Avant la fin du jour

Pour disparaître à jamais

Dans la tristesse heureuse

D’une pluie d’hiver.

 

 

Tous les commentaires

 

J'aime la tristesse heureuse d'une pluie d'hiver.

 

Se vouloir printemps, et se trouver hiver, quand la valise prête est prière.

 

Très juste!

A mon avis, c'est la maison qui s'en va. Elle part ailleurs, où il ne pleut pas, ouvrir ses volets ailleurs, vers d'autres soleils !

Ce serait formidable...

Il faut y croire, Nola ! Les maisons, ça va, ça vient, ça respire, ça gémit, ça palpite, ça s'ennuie, ça vit sa vie, tu sais, les maisons...

C'est un peu ce que je reproche à ces maisons.

Newsletter
Je m'identifie