Dim.
23
Nov

MEDIAPART

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Cahuzac : quel tintouin !

Thuriféraires hier, Brutus aujourd'hui !  (pour certains, du moins)

 

Ainsi va l'humain et son cortège de désillusions.

Je ne veux, pourtant, pas participer à tout ça.

A ces hurlements de meute, tellement affamée des scandales chez les autres, chez ceux d'en face, ceux qui en fait leurs ressemblent tellement qu'ils en sont jaloux jusqu'à la déraison.

En fait l'ennemi, en politique, ce n'est pas tant le différent que le semblable. 

Alors, ils hurlent ! Quelle cacophonie !

Et chacun de taper avec vigueur sur les casseroles que traînent ceux qui trahissent la Démocratie, l'État, la République, que sais-je encore.

Oh! Oui, quel péril en la demeure France !

Sonnez trompettes de la déchéance, résonnez musettes de la décadence, déraisonnez maîtres ès vertus.

Mais de qui se moquent-ils ? 

Pudeur, modestie, discrétion et pourquoi ne pas le dire, profil bas, seraient plutôt de mise.

Non ?

Allez, chers politiques, chers ex-actuels-futurs gouvernants, mettez la un peu en veilleuse.

Laissez Renaud Van Ruymbeke travailler à la manifestation de la vérité pour que la justice passe.

C'est tout ce que nous vous demandons, habitués que nous sommes à ne plus attendre de vous que quelques éclairs de lucidité aussi fugaces qu'inattendus. Et ça ne s'arrange pas. La preuve !

 

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Trêve de plaisanterie, cessons la rigolade et passons aux choses sérieuses.

Et pourtant c'est pain béni, une histoire pareille, pour un être plein de malignité comme moi.

Mais si.

Ah! Qu'est-ce que je m'en veux de ne pas pouvoir glapir avec les roquets de tout poil.

 

Bon, accrochez-vous, c'est très important !

Avez-vous remarqué que dans sa (très) courte allocution de ce midi F. Hollande n'évoque la tromperie qu'en ce qui le concerne, le gouvernement, etc.

Mais, pas une seule allusion à Jean-Marc Ayrault.

Ni d'ailleurs jeudi dernier lors de son interview télévisée.

Exit, le Premier ministre dans le paysage hollandiste !

C'est une petite réflexion, certes, mais révélatrice de l'atmosphère qui doit régner depuis quelque temps à la tête de l'Etat.

 

Le Président commencerait-il à penser comme Montebourg ?

Oui, oh! je vous vois venir : non, c'est impossible, vous rigolez, à force de satiriser vous déraisonnez, etc., etc.

OK !

Des fois je pousse un peu loin, mais tout de même, s'il n'en parle plus ou si peu du Premier ministre c'est peut-être qu'il pense qu'un ou qu'une autre aurait été un meilleur choix.

"" Qu'après tout, tout compte fait, somme toute, finalement (il est long à se décider sur les termes, c'est une vieille habitude édredonnesque) j'aurais dû prendre Martine, oooouuuu ...  Martine, non ?  (oui, le choix était restreint). 

Quitte à m'engueuler avec elle de temps à autre, mais au moins il se serait passé quelque chose, si ? 

Ah! Vous voyez, vous pensez comme moi (dit-il), car moi ça m'arrive de penser autrement ... que, que ...

Bon allez, il n'est peut-être pas trop tard, tout compte fait. 

Pensez-vous qu'elle puisses accepter ? Est-elle toujours libre d'ailleurs ? 

Parce qu' il faut que vous le sachiez, ben, depuis la formation du gouvernement, on ne s'est pas beaucoup parlé avec Martine, non, pas vraiment beaucoup.

Tiens, je sens que ça me manque, là, je lui parlerais bien à Martine, moi, si,si.


Mais dites, vous avez une idée pour que j'annonce la nouvelle à Jean-Marc sans trop l'énerver ? 

Parce que des fois, faut pas croire, il peut s'énerver, mais vraiment s'énerver. 

Vous ne l'avez jamais vu acheter des poireaux au marché de Saint-Herblain avec Brigitte ? Il s'énerve grave quand il n'y a que des poireaux espagnols. Il en saccagerait son cabas. 

Hé, vous savez comment on l'appelle sa femme, hi, hi, ... : Birgitt, parce qu' il était professeur d'allemand. Ca le fout dans une rogne, ça. 

Alors, vous pensez, lui annoncer que je le remplace, et par Martine en plus, il va péter les plombs ""

 

Voilà à quoi je pense, quelle saynète je met en scène dans mon cerveau surmené, pendant que la République, la Démocratie sont mises en péril par un explorateur des temps modernes des paradis fiscaux.

 

Sacré Jérôme, va, il n'en fera jamais d'autre, enfin, jamais plus, ça c'est quasiment certain.

 

A bientôt.

 

Lire aussi sur : http://fuliginox.blogspot.fr/2013/04/cahuzac-quel-tintouin.html

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