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Angela Merkel n’est pas Bismarck, l’Allemagne a évolué ! Réponse à Arnaud Montebourg

merkel.jpgArnaud Montebourg, députés socialiste et "3e homme" de la primaire de son parti, a récemment comparé sur son blog l'Allemagne fédérale d'Angela Merkel, celle de 2011, à l'Empire allemand de Bismarck. En effet, celui-ci considère que la France s'incline aujourd'hui face à l'Allemagne qui imposerait à la France et à l'Union européenne une "domination économique" substituant à sa "vieille politique d’expansion et de puissance dans l’ordre territorial".Arnaud Montebourg accuse donc la Chancelière Angela Merkel d'un retour à une politique nationaliste digne d'Otto von Bismarck, Chancelier du premier empereur de l'Allemagne réunifiée Guillaume Ier de Hohenzollern. Cette comparaison est à mon sens saugrenue, anachronique, et ignore un aspect fondamental : l'Allemagne a changé d'identité et n'est plus celle de la fin du XIXe siècle.

Depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale et sa réunification, le peuple allemand a renoncé à toute velléité de puissance martiale sur l'Europe et en particulier vis-à-vis de la France. Ses dirigeants ont également intégré cette donne, bien qu'ils ne renient pas le passé de grandeur de leur pays comme nous ne pouvons ignorer en France la gloire d'une France dominatrice sur l'Europe du temps de Louis XIV ou de Napoléon Bonaparte.

Les peuples et leurs dirigeants partagent généralement une identité commune, forgée par un système de croyances et de valeurs élaborées entre autres par leur histoire. Peuples et dirigeants ont ainsi légitimement intégré comme référence (positive ou négative selon les inclinations politiques actuelles de chaque citoyen et dirigeant) les gloires et les drames de l'histoire de leurs pays respectifs.

Aujourd'hui, si l'Allemagne est la première puissance économique de la zone euro, elle n'est plus la puissance menaçante qu'avance Arnaud Montebourg, car son identité a changé : les Allemands peuvent estimer avoir une place de premier de la classe à faire valoir au sein de l'Union européenne, et cela est tout à fait normal. La France elle-même cherche bien à travers ses politiques à rappeler à ses partenaires son passé de grandeur et de "vieux pays". Mais tout cela loin des déclarations martiales et guerrières, car les Français ont également écarté l'idée de tout conflit avec leurs voisins d'outre-Rhin.

En résumé, si l'Allemagne d'Angela Merkel a changé d'identité depuis des décennies, Arnaud Montebourg -pourtant issu d'une nouvelle génération de cadres du PS- n'a semble lui pas évolué. Cela se comprendrait si Arnaud Montebourg avait fait partie d'une génération née avant-guerre comme les anciens présidents Valéry Giscard d'Estaing ou feu François Mitterrand. Ces derniers ont vécu notamment avec des perceptions forgées au cours du siècle dernier sur l'Allemand comme l'ennemi héréditaire (quand ce ne fut pas l'Anglais !).

Enfin, Arnaud Montebourg ignore un autre élément fondamental en relations internationale : le contexte de Bismarck était celui aussi de Napoléon III, une Europe d'Etats qui s'affrontaient dans une loi du plus fort et à celui qui accumulait le plus de puissance, toujours dans la quête de faire valoir une identité "virile" qui était source de conflits armés. Or, au XXIe siècle, et après des guerres terrifiantes, les identités des uns et des autres ont su évoluer, sans pour autant renier les gloires et les errements de leur passé. Nous sommes plus au siècle des identités viriles, mais celles des identités européennes pacifiées. Des identités néanmoins concurrencées aujourd'hui par des pays issus de l'ex-Tiers Monde (Inde, Chine, etc.) qui aspirent également à renouer avec leur passé et leur histoire de grandes nations sans pour autant chercher le conflit armé.

La déclaration d'Arnaud Montebourg, bien qu'elle ait pu être formulée dans un contexte tendu, symbolise ici une représentation erronée de l'Allemagne, générant une analyse faussée de la politique européenne d'Angela Merkel*. Cette déclaration est aussi inquiétante pour un homme qui aspire à devenir ministre d'une France inscrite depuis des décennies dans la logique de la construction européenne et de l'amitié franco-allemande.

Alors Monsieur Montebourg, il est encore temps pour vous de changer de perception... et de siècle.

 

*Lire la tribune de Stéphane Cossé et Robert Rochefort, Angela Merkel a raison, publiée dans Le Monde du 2 décembre 2011.

Tous les commentaires

Ce n'est évidemment pas une menace militaire qu'évoque Arnaud Montebourg... Il pointe, mutatis mutandis, un nationalisme à vocation européenne... quand la France se renoncerait en tant que puissance autoréférencée...

Notre politique économique se contraindrait désormais aux impératifs allemands comme jadis notre diplomatie suivait les injonctions britanniques ?

AM est un centralisateur, centraliste, centralisé qui ne supporte pas l'Allemagne fédérale. Il peut dire tout ce qu'il veut l'Allemagne est fédérale.

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Parle-t-il l'allemand, a-t-il fait apprendre sérieusement l'allemand à ses enfants ?

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La grande révolution que pourrait opérer la Gauche en France serait d'effectuer une profonde décentralisation en France, notamment en supprimant les préfets de régions et de départements tout en créant des cours des comptes régionales renforcées mais aussi en permettant aux Régions d'investir jusqu'à 30 % dans le capital des PME locales et des grands groupes qui disposent de filiales ou d'établissements dans leurs régions.

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Non seulement, il faut des entreprises qui produisent et exportent mais il convient que le produit de ces exportations rentre et reste en France. Pour ce faire, il faut que les titres de propriété soient entre des mains françaises qui vivent en France.

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Des CDC et des FSI régionaux ainsi que des banques régionales permettraient des participations croisées pour opérer la même oeuvre.

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Tout le reste est peigner la girafe.

Toutes ces polémiques me font penser à un rideau de fumée entretenu par des "grenades lacrymogènes" qu'on lance dans "l'opinion publique" sous forme de déclarations peut-être(?) maladroites:

Monsieur Montebourg a pris la "grosse tête", il tente d'entretenir la flamme de son score aux primaires socialistes...

Chère Madame,

L'identité allemande n'est pas un lieu commun, mais votre commentaire en soi démontre que vous n'avez aucun contre-argument valable à m'apporter.

Enfin, cet article est un billet de blog mis en avant par Mediapart, et cela s'appelle la liberté d'expression, que cela vous plaise ou pas.

 

Cher Monsieur,

Vous faites un long commentaire relatif au modèle allemand qui ne vous sied guère. Soit.

Mais il est hors-sujet par rapport au fond de mon propos.

Enfin, depuis quand le peuple et ses dirigeants seraient-ils déconnectés des fondamentaux de ses croyances et de ses valeurs ? L'Allemagne serait-elle gouvernée par une extra-terrestre ? Ils l'ont élue comme les Français ont élu, qu'on l'apprécie ou pas, l'actuel président.

Cordialement.

PS : j'ai voulu vous répondre, mais j'ai cliqué par erreur sur "recommander" ; croyez bien que ce n'est pas le cas sur votre commentaire.

Pour ne pas faire de contre sens historique (1) peut-être faudrait-il montrer qu'Angela Merkel est davantage critiquable de Bismark.

(1)- C'est la France qui en 1870 déclara la guerre à l'Allemagne et que fut créé le faux qu'était la "dépêche d'Ems" pour faire croire le contraire.

Vous êtes sûr de ce que vous avancez ?

je pense que Montebour a une des propos excessif maisz qu'il y a un fond de vérité à creuser. Sana vouloir aller vers un antionalisme excessif que je ne partage pas, il me parit dangereux de s'aligner sur les choix allemands car , au cours de son histoire, ce pays n'a pas toujours montréune ditection safistaisante au regard des valeurs d'universalité

il y a un fond de vérité à creuser

au cours de son histoire, ce pays n'a pas toujours montréune ditection safistaisante au regard des valeurs d'universalité.

cher monsieur Bouscat,

votre dernier euphémisme prèterait à sourire... si le sujet n'était pas sérieux.

Oui, il y a eu l'Allemagne de Bismarck, il y a aussi eu, personne n'a osé le dire mais tout le monde y pense, l'Allemagne d'Hitler, c'était hier ou presque.

En réalité, "hier ou presque", c'était il y a 60 ans, quand même. Et en 60 ans, beaucoup de choses se sont passées. Il est pitoyable qu'un homme qui aspire aux responsabilités, comme Arnaud Montebourg, semble ignorer à peu près tout de ce qui s'est passé en Allemagne depuis 60 ans.

 

En 1945, l'Allemagne, qui est un grand pays moderne, industriel, industrieux, s'est réveillée complètement détruite, écrasée par les bombes, ruinée, et pire encore, marquée d'un sceau indélébile: celui de l'ignominie de la "solution finale", des camps de concentration et de leur inhumanité. Depuis 60 ans, tous les régisseurs de cinéma qui veulent faire des films avec des gros méchants efficaces et organisés ont une époque de prédilection: l'Allemagne nazie. Tous mes amis dispersés de par le monde qui ne connaissent presque rien de l'Allemagne savent une chose: il y a eu l'Allemagne nazie, et l'Allemagne nazie, c'étaient des gros méchants!

Les allemands de 2011 (on en est à la deuxième, voire à la troisième génération depuis la guerre, quand même) savent qu'ils ont cette réputation, savent qu'ils doivent, que cela leur plaise ou non, porter cet héritage; et, comme vous vous en doutez certainement, ce n'est pas forcément très agréable, surtout quand ils se disent qu'ils n'y peuvent rien, ce n'est pas eux qui ont commis ces ignominies mais leurs grands-parents; or, on ne peut pas refaire l'histoire.

 

L'Allemagne de 2011, qui a le succès économique qu'on sait, n'est pas la fille de l'Allemagne nazie de 1933, ni la petite-fille de l'Allemagne de Bismarck ni celle du Kronprinz de 1916, arborant une tête de mort sur son uniforme.

 

L'Allemagne de 2011 est la fille de l'Allemagne du champ de ruines de 1945.

Dans ce champ de ruines de 1945, s'est en effet passé quelque chose d'extraordinaire: Face à l'immensité de la destruction, face aux images insoutenables des camps de concentration que les américains leur mettaient sous les yeux en leur disant : "C'est VOUS qui avez fait ça!", les survivants accablés, après un temps de silence et de deuil, sans doute, ont fait face, et ce de la meilleure façon possible.

Ils ont fait face, c'est à dire:

1) Ils ont reconnu leurs erreurs, admis que leur politique, leur brutalité avait été inadmissible;

2) "Ils ont pris de bonnes résolutions", plus concrètement: ils ont construit une nouvelle société, se sont donné de nouvelles lois, en ayant un objectif permanent: faire en sorte, empêcher que ces erreurs ne puissent se reproduire.

 

Et, de ces champs de ruines, est sortie une société absolument nouvelle: Une société qui avait inscrit dans sa loi fondamentale (Grundgesetz) qu'elle s'interdisait d'utiliser son armée en-dehors de son propre sol; une société qui a mis en place un système d'éducation décentralisé, encourageant des pédagogies "alternatives" (écoles Waldorf, Montessori, et j'en passe), une société encourageant un modèle "anti-autoritaire" (la suédoise Astrid Lindgren et son héroïne Pipi Langstrumpf, la fille rebelle qui n'obéit pas aux adultes, est probablement l'auteure pour la jeunesse la plus populaire en Allemagne), une société dans laquelle les jeunes hommes ont longtemps porté des cheveux longs et des sandales, pour bien montrer qu'ils n'étaient en rien comparables aux guerriers martiaux des générations précédentes...

 

Bref, l'Allemagne d'après 1945 est devenue, peu ou prou, le symétrique, l'opposé exact de celle d'avant 1945: la dictature a laissé la place à une démocratie mature et profondément ancrée, l'aveuglement issu de la propagande a été remplacé par un esprit critique (et entre autres auto-critique) qui manque dans bien d'autres pays (je pense au mien en particulier), la volonté de domination et d'expansion, par la force le cas échéant, a été remplacée par une grande modestie sur le plan diplomatique et un refus viscéral de s'imposer par la violence.

 

Bref, utiliser des termes comme Bismarck, "Diktat", "la schlague" (Marine Le Pen) pour parler de l'Allemagne de 2011, c'est comme si on disait que les français de 2011 sont encore des guerriers celtes cannibales, ça fait appel à des images, des concepts... complètement dépassés!

De tels propos, et désolé si ça frise l'insulte, ne prouvent qu'une chose: l'ignorance crasse, pour ne pas dire la profonde imbécillité de leurs auteurs.

Un grand merci à Okan Germiyan pour son billet, que j'approuve complètement!

 

 

 

Vous parlez de l’Allemagne actuelle et de son devenir post-guerre mas vous ne parlez pas de ce dont il s’agit, de la politique allemande dirigée par un parti de droite conservateur qui aurait la tendance à aller chercher ses «vertus» bien avant Hitler, chez Bismarck...Mais d’un point de vue politique dans un processus économique. On ne juge pas la France de l’UMP/sarkostique par le peuple français.

On ne juge pas la France de l’UMP/sarkostique par le peuple français.

D'accord avec ça.

il s’agit, de la politique allemande dirigée par un parti de droite conservateur qui aurait la tendance à aller chercher ses «vertus» bien avant Hitler, chez Bismarck.

Je ne crois pas qu'il y ait besoin de chercher Bismarck pour comprendre pourquoi l'Allemagne ne veut pas d'inflation.

L'Allemagne ne veut pas d'inflation:

1) A cause de l'épisode d'hyper-inflation sous la république de Weimar, qui a laissé de forts mauvais souvenirs;

2) parce que, peut-être, l'Allemagne est un pays d'épargnants (dont, sans doute, pas mal d'épargnants âgés qui veulent pouvoir compter sur leur épargne); or, les épargnants n'ont pas envie de se faire berner/ déposséder de leur épargne par de l'inflation... or, les "euro-bonds" qu'on veut absolument leur faire avaler sont bien évidemment analogues à "la planche à billets", ils sont donc source d'une dilution, donc d'une perte de valeur de leur épargne... il n'est donc pas aberrant qu'ils (plus exactement qu'une majorité d'entre eux, mais les choses évoluent) n'en veulent pas.

 

 

petit extrait de Wikipedia ici :

 

Lors d'une randonnée à vélo dans la Forêt-Noire à la mi-septembre 1923, Albert Speer, alors étudiant de première année d'architecture à la Technische Hochschule de Karlsruhe, inscrit dans son journal intime :

« Très bon marché ici ! La chambre d'hôtel 400 000 Marks, le dîner [Abendessen] 1 800 000 Marks. Un demi-litre de lait 250 000 Marks.
Six semaines plus tard, peu avant la fin de l'inflation, un déjeuner dans une auberge coûtait entre 10 et 20 milliards de Marks et un repas à la mensa15 plus d'un milliard, ce qui correspondait à 7 pfennigs-or. Pour une pièce de théâtre, je devais payer 300 à 400 millions. »

 

c 'est vrai merkel n 'est pas bismarck mais sarko est completement dépassé par les evenements et angela va le manipuler car elle est intellectuellement a un niveau bien supérieur a l 'agité rolex.

Bonjour,

Probablement y-a-t-il un problème Angela Merkel et les forces économiques qui l'appuient. Mais Ô combien sûrement, le style de la déclaration d'Arnaud Montebourg est d'un démagogique absolu. Pire, c'est à vomir !

Bien à vous.

Si on se réfère aux paroles de Montebourg, de ce que j'ai entendu en tous cas, il fait référence à Bismark en s'appuyant sur les déclarations du président du SPD qui l'avait lui-même cité y trouvant un rapprochement avec le style politique de Merkel...

C'était avant-hier sur LCP (toujours visible sur le site).

Peut-être serait-il judicieux et honnête à l'auteur de l'article d'être complet dans ses citations.

Quand un homme politique comme A Montebourg décide d'employer le terme "Bismark", qu'il l'ait repris ailleurs ou non, il sait exactement ce qu'il choisit de remuer comme sentiments.

Cher Okan Germiyan,

lisez donc mon billet de ce jour ''Dans la bouche de Montebourg : bien plus qu'un cadavre, des dizaines de millions de morts''.

Bonne lecture ?

Jean Tramuset

Avoir un coeur d'artichaut, c'est bien, mais avoir un petit peu de cervelle, c'est encore mieux pour pouvoir s'exprimer sur des sujets aussi importants que celui du destin de toutes les populations d'Europe qui se joue en ce moment même. Alors de grâce, si vous n'avez que des mièvreries à l'eau de rose à dire, taisez-vous ! Tout le monde il est pas gentil, et tout le monde il est pas beau. Là !!

A Adrien Labayrade 02/12/2011, 15:14

Très cher Adrien,

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Il y avait un film documentaire de 1969 qui s’intitulait Français si vous saviez.

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Il dénonçait l’attitude française sous Vichy.

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Aujourd’hui nous pourrions reprendre ce titre dans une autre acception envers des français toujours prompts à se serrer les coudes pour penser qu’ils sont les meilleurs au monde, de l’univers peut être ?

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Si vous m’y autorisez je vous poserais une ou deux petites questions.

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Que pensez-vous de la collecte des déchets ménagers en France ?

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Que pensez-vous de la collecte des déchets ménagers en Allemagne, en Autriche voire même en Italie du nord entre le Brenner et la vallée du Pô ?

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Ils parviennent à collecter tous les déchets ménagers de manière sélective. Ils font même la distinction entre les déchets alimentaires carnés et végétaux. Ils distinguent le verre blanc du verre de couleur. Ils y parviennent, même les autrichiens qui sont des « gros paysans » aux yeux de beaucoup. Pourquoi les deux ou trois plus grands groupes mondiaux d’environnement dont nous disposons, qui nous facturent très cher la collecte et le traitement des déchets, pour lesquels le personnel politique de droite comme de gauche y compris écologiste tient comme à la prunelle de ses yeux, ne parviennent-ils pas à le faire ?

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Les allemands et les autrichiens y parviennent avec des coûts inférieurs aux nôtres et sans nos grands groupes mondiaux d’environnement.

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Autre sujet, l’immobilier, pourquoi les allemands qui gagnent moins que les français parviennent-ils à se loger dans de meilleurs logements, surtout moins chers, beaucoup moins chers qu’en France ?

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La gauche est-elle prête à réintroduire le logement locatif ou l’accession à la propriété dans le calcul de l’indice des prix ?

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Français si vous saviez, Français si vous saviez, Français si vous saviez, Français si vous saviez, Français si vous, …

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Cher Adrien, ayez peut-être la gentillesse d’être moins sectaire et autoritaire quand vous demandez aux autre de se taire ou alors commencez par voyager et par regarder au-delà du périmètre de votre petit moi, quand bien même vous étendez son périmètre jusqu’aux frontières de l’Hexagone, peut-être du monde, voire de l’univers.

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Etes-vous pour la France centralisée qui a tout nationalisé d’un seul coup mais qui a tout autant tout privatisé d’un coup inverse, sur une base mondiale, au point que les grands groupes français ne sont plus français, au point que le produit de leurs exportations va dans les poches des actionnaires étrangers ? C’est ça ce que vous aimez, c’est ça votre modèle qui vous permet d’être si fier et si arrogant.

@ Uproeje Tacques:

tout simplement: Bravo!

Les français, contrairement aux allemands, croient avoir gagné la deuxième guerre mondiale. Ils continuent, de manière assez ridicule il faut bien le dire, de se prendre pour une grande puissance (qu'ils ne sont, bien sûr, pas), bien assis sur leur arsenal nucléaire...

En bref: La France n'a pas progressé depuis 1945, elle n'a rien appris. Alors que l'Allemagne, elle, a tiré la leçon de cette guerre épouvantable... et elle en tire les dividendes aujourd'hui!

 

Bel hommage à tous ces résistants qui se sont battus jusqu'à la mort pour nous éviter l'asservissement aux Boschs !!! Si je ne savais pas déjà que vous étiez un débile, je n'hésiterais pas à vous qualifier de grosse m...de en proie à la nostalgie du bon vieux temps de la collaboration. Pourquoi n'y allez-vous donc pas, vivre au milieu de vos amis germains ? Ca nous ferait un sacré gros c.. de moins chez-nous ...

Défoulez-vous, Adrien, faites-vous plaisir! ça vous soulagera...

Cela dit, vous avez un sérieux problème de bile... vous devriez peut-être consulter!

Et si ça peut vous faire plaisir: j'y vis déjà, au milieu des germains. Et il y fait bon vivre, pour ne rien vous cacher!

Puisque vous avez la suprême bêtise de confirmer mes dires, je n'ai pas besoin de m'étendre davantage sur le dégoût que m'inspirent ceux qui dénigrent leurs concitoyens et leurs propres origines.

!

!!

Cher Adrien,

vous n'avez pas les idées bien claires, beaucoup s'en sont sans doute déjà rendu compte.

En l'occurrence, vous confondez deux choses: reconnaître les qualités d'autrui, et dénigrer ses propres qualités ou celle de ses concitoyens.

Pour (essayer d') aider son propre pays, il y a (au moins) deux façons de faire: On peut aller dans un stade et beugler "allez les bleus!", ou encore proclamer partout que les français sont les plus beaux, les plus intelligents, les plus forts, qu'ils ne font jamais d'erreur.

Ou alors, on peut penser que l'intelligence n'est pas une qualité que française, que des non-français peuvent aussi avoir de bonnes idées... et on regarde alors ce que font les autres, on compare... et quand on a l'impression que les autres font mieux, on se dit que ça pourrait être bien de reprendre leurs bonnes idées, et on le dit. Pas pour dénigrer son propre pays; mais pour l'aider à se lancer dans de nouveaux chemins que l'on croit prometteurs/ pour l'aider à quitter des chemins que l'on croit être des impasses.

 

Laquelle de ces deux solutions préférez-vous? Moi, la deuxième.

C'est le manifeste du parfait petit collabo, revu et corrigé, version in extenso, fin prêt pour 2012. Vous n'avez même pas conscience que l'esprit qui vous anime est exactement le même que celui qui habitait les plus fervents partisans de Pétain. Vous affirmez sans la moindre honte que la France aurait besoin d'être prise par la main par sa grande soeur, l'Allemagne, beaucoup plus débrouillarde comme on le voit, selon vous, au fait qu'on y vivrait bien mieux. Et la dignité, pauvre cloche ?!! La dignité fondamentale qui réside dans le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes ?!! Vous m'accusez de voler bas mais vous devriez raser les murs et la fermer un peu avec vos grandes envolées lyriques et merdiques sur la fraternité entre les peuples. Quand on est frères, on s'entraide, on n'appelle pas tous ses copains pour foutre sur la gueule de son petit frère. Je sais pas chez-vous, mais chez-moi, c'est ce qu'on m'a appris que j'étais encore tout petit, petit. Fraternité, égalité : deux des idéaux de notre devise républicaine que nous n'avons jamais été en mesure d'appliquer dans notre pays - excepté de manière imparfaite durant les Trente Glorieuses - à cause de fouteurs de merde aidés de gros malins dans votre genre. Et vous vous permettez de faire croire à ceux qui vous lisent que ces idéaux vont se réaliser en nous alignant sur les Allemands. Si vous aviez le minimum de sens des responsabilités requis, vous devriez prendre le temps de revoir toutes vos idées dans ce domaine en vous abstenant, dans l'attente, de les répandre. Si vous aviez raison et moi tort, cela serait sans conséquence, mais dans le cas inverse, ce serait beaucoup plus ennuyeux pour tout le monde.

Cher Adrien,

comme nous sommes en République et que la liberté d'expression est une des choses qui nous reste, vous avez le droit de répandre vos propos acerbes... et moi mes envolées lyriques. Okay?

Liberté, Egalité, Fraternité... vous n'y croyez plus? moi, j'y crois encore.

Et, au fait: sous Pétain, cette devise avait été remplacée par une autre...

le petit collabo vous souhaite donc une bonne fin de soirée!

 

Bravo, on voit que vous connaissez Pétain beaucoup mieux que moi.

N'est-il pas quelque peu indécent, Adrien, de se servir de la résistance, dont nous ne fûmes, ni l'un ni l'autre, entre autre parce que nous n'étions pas nés, pour nos débats actuels.

Les résistants méritent le respect, certainement pas la récupération.

Alors, rendons hommage ensemble, aux résistants allemands au nazisme.

Sur ce sujet comme sur bien d'autres, Adrien est à côté de ses pompes/ fait des contresens grossiers.

En l'occurrence, il pense que la fidélité à ces résistants consiste à être et rester en conflit, aujourd'hui encore, contre les allemands.

Adrien n'a juste pas compris que les allemands de 2011 ne sont plus, mais alors plus du tout!, ceux de 1940;

Je ne crois pas que les résistants de 1940 souhaitaient et souhaiteraient que leurs enfants restent en conflit, encore et toujours, contre le pays voisin. je pense qu'ils boiraient volontiers le verre de l'amitié avec les ennemis d'hier, devenus les alliés d'aujourd'hui, en constatant la profonde et réelle mutation que ce pays a décidé et mis en oeuvre avec constance. Ces résistants, s'ils pouvaient revenir aujourd'hui, seraient fiers d'avoir contribué au virage démocratique que l'Allemagne a pris après la guerre, "grâce à " la défaite à laquelle ils ont contribué.

Adrien n'a pas compris que les résistants ne se sont pas battus contre l'Allemagne, mais contre l'Allemagne nazie, contre la dictature hitlérienne.

Or, cette dictature est MORTE, le nazisme est aujourd'hui interdit en Allemagne. Encore une fois: L'Allemagne de 2011 n'a plus rien à voir avec l'Allemagne nazie. Ou, pour être exact: elle a autant à voir avec l'Allemagne nazie que vous, Adrien, vous avez à voir avec Brasillach ou Déat, vos chers compatriotes.

Adrien, n'oubliez jamais cette phrase de Manoukian:

"Je meurs sans haine en moi pour le peuple allemand".

 

Si vous voulez être fidèle à l'esprit de la résistance, alors combattez l'intolérance et la xénophobie comme l'arménien Manoukian, proclamez et recherchez l'amitié et la compréhension entre les peuples, plutôt que de vous faire l'apôtre borné d'une haine parfaitement imbécile!

JPM2,

C'est la dernière fois que je vous fais l'honneur de vous répondre car il y a toujours un risque énorme à "discuter" avec des types comme vous, à savoir celui d'être mal compris par tous les autres. Vous avez des raisonnements tellement tordus qu'on se demande comment vous arrivez à vous comprendre vous-même. Bref, non je ne confonds pas vos petits potes allemands que vous fréquentez tous les jours au bureau ou ailleurs avec les grosses saloperies qui sont autant françaises, qu'italiennes, espagnoles ou même grecques qui essaient de nous entuber comme jamais elles n'avaient encore réussi à le faire jusqu'ici. Et seul une prise de conscience générale comme l'affirme E. Todd peut encore nous éviter un asservissement pire que celui auquel nous avons déjà réchappé.

Merci de m'avoir fait l'honneur de m'insulter à tour de bras, cher Adrien. Je vous en suis infiniment reconnaissant! Indécis

Cela dit, vous avez fait un petit progrès en reconnaissant que vos ennemis (les libéraux et les financiers... que je souhaite combattre comme vous... mais sans doute pas de la même manière) ne sont pas qu'allemands. Continuez comme ça, on arrivera peut-être à quelque chose!

Après, je ne sais pas si c'est la peine de commencer avec vous une discussion sur le thème "Faut-il une politique de contrôle de l'inflation, ou pas?". J'ai un peu peur que ça ne soit un peu difficile! Je ne dis plus rien

Sur la question de la maîtrise de l'inflation, il y a une interview - qui circule depuis des mois sur Dailymotion - d'E. Chouard (économiste qui a participé à l'élaboration de la Constitution Européenne), qui m'a déjà appris tout ce qu'il y avait à savoir sur la "belle" politique qui est menée depuis trente ans en Europe et dont le chômage de masse est la conséquence obligatoire. Aujourd'hui, on entend des politicards qui n'ont pas la moindre notion de ce qu'est travailler, qui nous disent que nous allons devoir travailler bien plus dans les années à venir pour venir à bout de cette crise. Quand travailler (en étant rémunéré et traité décemment) est pour tout individu normalement constitué la condition indispensable à son épanouissement et sa principale raison de vivre en lui permettant d'affirmer son utilité au sein de la société, avouez qu'il y a tout de même une sacrée dose de cynisme à tenir de tels propos dans un pays où l'on entretient de manière délibérée le taux de chômage à près de 10% de la population active uniquement dans le but de contrôler l'inflation. Quant à mes manières brutales, je suis d'accord avec vous, mais dans certains cas il faut ce qu'il faut pour créer un choc salutaire qui vous ramène à la réalité. Je vous signale également que c'est vous qui avez ouvert le feu et les vannes de mon irascibilité en m'accusant de germanophobie et d'éprouver une haine imbécile à l'égard de vos amis allemands. De la méfiance, tout au plus, car quand on a déjà essayé par deux fois sans succès mais en parvenant si près du but, on est souvent tenté de recommencer une troisième fois en employant d'autres moyens : les traités revus et corrigés par l'oligarchie, les marchés lâchés comme des meutes de chiens sur les pays les plus faibles pour les mettre en charpie et tenir les autres en respect, la crise pour camoufler le tout. Que faut-il de plus pour que vous compreniez ce qui est en train de se passer ?

Le Père Vert Pépère La Morale,

Ce qui m'a semblé d'une indécence inouïe, c'est lorsque le Président pour lequel vous avez voté s'est servi pour je ne sais plus quelle cérémonie, du mot de Guy Moquet, héros de la Résistance et jeune militant communiste - et donc aux antipodes des idées présidentielles qui s'avèrent être, comme en quarante, de nous livrer sans condition, nous le peuple de France, aux bons soins de l'oligarchie -, envoyé à ses parents la veille de son exécution par les nazis. C'est pour nous éviter l'asservissement au nazisme que les Résistants se sont battus et que beaucoup d'entre eux sont morts, et sûrement pas pour que des JPM2 leur crache dessus en vantant la soi-disant supériorité du modèle allemand qui veut, avec l'aide des marchés qui ont remplacé les fusils et les canons, de nouveau s'imposer à toute l'Europe sans demander l'avis de personne, à coups de mises sous tutelle infâmantes et de millions de vies saccagées. Il y est, qu'il y reste.

à Adrien Labayrade

Quelques message au dessus vous évoquiez le fait que ceux qui n'ont rien à dire le fassent. Sincèrement entre les propos de Marie-Anne Kraft qui exprime son point de vue et les vôtres qui sont tout simplement vulgaires si il y a un choix à faire les lecteurs le feront sans difficulté !

à Jacques Berthe,

C'est à des élégants dans votre style qu'on doit de se trouver à intervalles réguliers dans des situations comme celle d'aujourd'hui. Entre des lecteurs qui n'acceptent pas de se soumettre sans réagir aux banquiers et aux patrons et des larbins très polissés qui considèrent comme vous que Merkel et Sarkozy font du très bon boulot, je me contrefous royalement du choix des lecteurs que vous représentez. Ah, n'oubliez pas de remettre vos petits gants blancs avant de servir le thé à votre maître...

!!

Vous savez à quoi on reconnaît les glands, MGL ?

à ce que, quand on les plante, ils donnent des chênes?

Je n'avais pas envie de me coltiner Melchior et le meilleur moyen pour éviter d'avoir une discussion avec lui, c'est de lui poser une question bête.

L'Allemagne n'abandonnera jamais ce qu'elle considère comme son patrimoine génétique, son destin de domination de l'humanité. Elle a été à l'orifgine des deux dernières guerres mondiales et elle sera à l'origine de la troisième. Un peuple qui n'a aucune notion d'humanité ni de solidarité.

A propos de cette crise Mme;merkel a dit que la situation est similaire aux années 45 et évidemment chez certains français l'occasion de revenir à la collaboration avec les teutons est révée!!!

Devant le Bundestag, elle vient de dire qu'elle trouvait absurde l'idée selon laquelle l'Allemagne d'aujourd'hui chercherait à dominer l'Europe. Ah, booonn (à la manière de notre Bachelot nationale) ?!! Sans remonter jusqu'à Napoléon, on devrait peut-être lui rappeler les désirs de grandeur d'un certain mégalomane nommé Hitler qui n'était peut-être pas vraiment Allemand comme elle, mais qui avait su se faire écouter sans trop difficultés, à l'époque des faits pas si lointaine, du bon peuple d'Outre-Rhin, ses compatriotes. A entendre l'autre (le nain) qui en parle comme des bons élèves de l'Europe - lui qui était un cancre avéré - sans que personne ne réagisse, on se demande jusqu'où ils vont pouvoir continuer à nous prendre pour des c... Assez loin, je crois, quand on fait l'apologie du parfait petit fayot sans provoquer la moindre envie de rire. Imaginez de telles paroles sorties de la bouche de Mon Général ou bien même de J. Chirac : "Les Allemands sont les bons élèves de l'Europe. Nous devons donc les copier !!". Tiens mais au fait, ça ne ferait pas partie d'une des méthodes décrites par Noam Chomsky cette façon d'infantiliser le populo ?

A ADRIEN LABAYRADE 02/12/2011, 14:06

Vous délirez Adrien.

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Depuis 1945, date à laquelle, ils ont été écrasés, complètement écrasés, ils ont construit un état fédéral, dont le plus riche des Lands n'est pas nécessairement le mieux placé géographiquement, puisqu'il s'agit de la Bavière.

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Comme la plupart des français, j'ai assez de sang versé dans ma famille pour ne pas être suspect mais je vous le dis, vous délirez.

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Nos fameuses trente glorieuses n'ont duré que de 1962 à 1969, voir 1973 si on est optimiste. Avant, nous avons participé à la guerre de Corée, fait une guerre en Indochine et fait la guerre en Algérie pour défendre qui ? Beaucoup de ceux qui nous font aujourd'hui la morale d'un côté ou de l'autre, y compris jusque dans les colonnes de Mediapart.

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En Allemagne et en Autriche, les monuments aux morts s'arrêtent en 1945, parfois 46 ou 47 pour les deniers blessé qui disparaissaient ou les exécutés après condamnation. Ces quinze années, nous les avons perdues en conflits dont nous payons encore l'addition, par des divisions sans fin, alors qu'eux ont construit.

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Comme je vous l'ai déjà dit, le vivarem lou pais de 1970, cher à Rocard, alors auy PSU et à la CFDT, s'est transformé en nationalisations massives et centralisées aussi vite privatisées après rationalisation. Les allemands n'ont jamais fait ça. Ne leur en voulez pas d'être moins nuls que nous. Vivarem lou pais, ils l'ont fait, ils ont des Lands et c'est un état fédéral. Vous avez fait quoi vous ? Vous avez fait le Larzac, approvez le nationalisation, pris dans le nez les privatisations, et il ne vous reste rien. Voilà ce que c'est que de toujours croire que la France et les français vivent et font, par procuration, le mieux pour le monde entier. Non, la France et les français ne construisent pas le socialisme mondial dans un seul pays où les autres viendraient puiser les leçons de leur propre réussite et de leur bonheur.

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S'il n'y avait pas l'Europe et l'Euro, la France dévaluerait en permanence. Mais soyez certain que pour qu'une dévaluation réussisse, il convient qu'il y ait des mesures d'accompagnenemnt de restriction budgétaire considérable, sinon il faut dévaluer à nouveau six mois après. A la fin, les importations sont tellement prohibitives, que le pays est ruiné. Ça vous ne vous en souvenez pas et vous ne voulez plus le voir, vous entretenez le mythe qu'il suffit de dévaluer pour que tout aille mieux en continuant les déficits, c'est un délire délirant que même Médiapart entretien, sauf Philippe Riès.

Bon, comme je n'espère pas trouver un exégète spécialisé dans les discours réservés à l'élite intellectuelle qui voudrait bien me traduire en langage clair ce que vous avez essayé de me dire, je me contenterai de croire que vous faites partie de ceux qui approuvent totalement ce qui est en train de se passer actuellement et que, pour vous, les décisions prises par nos deux grands décideurs franco-allemand vont dans le bon sens. Pour le reste, désolé mais je ne veux pas perdre mon temps à vous répondre car je suis pour ma part totalement en phase avec A. Montebourg et plus encore avec JL Mélenchon et que je conspue l'UMP.

En gros, Adrien, vous ne volez pas bien haut... c'est votre droit... mais si pouviez éviter de dire des conneries plus grosses que vous sur l'Allemagne, tout simplement parce que vous n'en connaissez que des réalités vieilles de 60 ans et complètement dépassées... ça ne serait pas plus mal!

Vous allez les connaître bientôt les réalités vieilles de 60 ans, gros malin. Si vous êtes né avec une âme de larbin comme je le pense, vous ne devriez pas trop en souffrir d'avoir à vous coucher devant votre patron et devant votre banquier qui auront les pleins pouvoirs sur votre vie, votre travail (quantité à fournir, rémunération, etc.), et la loi pour eux car faite par eux et pour eux - des lois inscrites en lettres d'or - comme la règle du même métal. Je précise car je sais que c'est nécessaire pour que vous ayez une petite chance de comprendre. - jusque dans notre Constitution, héritage de la Révolution de 1789 et texte fondateur de la première république d'Europe ! Fallait quand même oser, non ?!! -. Quant à être c.., il faut l'être autant que vous pour ne pas voir le moindre rapport avec ce qui se passe déjà en Grèce. En 2012, ne manquez pas de voter pour votre grand sauveur de l'humanité surtout ! Vous savez, celui qui devait interdire les paradis fiscaux et mettre les marchés au pas entre autres grandes résolutions présidentielles ?

Pourquoi vos attaques ne portent-elles pas sur Emmanuel Todd qui dit la même chose, sans toutefois faire appel à Bismark :

 

"Nous nous retrouvons avec un système hiérarchique dément: des faibles et des forts (avec un fort absolu: l'Allemagne). Les faibles sont mis au pas et privés de leur système démocratique, tandis que surgit un nouveau personnel venu de Bruxelles, Francfort et Berlin – les trois pôles du système de domination –, sous les applaudissements de Paris, convertie en succursale chargée de faire la claque!"

 

Par ailleurs, il semble être question maintenant de "la science politique", est-ce simplement le résultat d'un glissement sémantique inapproprié, ou à l'instar de "la science économique" une hypertrophie égotique et malvenue des spécialistes en sciences économiques ?

 

Ce que vous citez de Todd est parfaitement correct... ce que ne sont pas les propos de Montebourg.

Todd fournit une analyse, alors que Montebourg emploie sciemment un vocabulaire qui réveille/qui joue sur la peur de l'Allemagne.

Analyser et jouer sur la peur, est-ce que c'est pareil, pour vous?

Je ne prétend pas bien connaitre l'histoire de l'Allemagne, mais il me semble que, d'un point de vue allemand, Bismark ne se réduit pas au militarisme.

C'est lui qui a mis en place le premier système de sécurité sociale au monde: celui dont nos compatriotes alsaciens et mosellans ne veulent à aucun prix se séparer.

Mais il a surtout dirigé l'unification fédérale de tous les états allemands en un seul, en utilisant deux leviers principaux: la monnaie unique (le mark) et la Banque Centrale unique (en 1870 les armées allemandes étaient encore séparées entre états, mais s'étaient dotées d'un état-major commun). Pour tout allemand au fait de l'histoire, c'est bien l'unification budgétaire et monétaire de l'Allemagne par Bismarck qui sert de référence et de modèle au projet d'unification de l'Europe.

J'espérais d'Arnaud Montebourg, même "noniste", une vision moins étriquée des problèmes qui se posent à notre continent. Sachant bien que la crise est internationale, Arnaud Montebourg ferait mieux de ne pas chercher à lui apporter un réponse franco-française.

C'est lui qui a mis en place le premier système de sécurité sociale au monde: celui dont nos compatriotes alsaciens et mosellans ne veulent à aucun prix se séparer.

Mais il a surtout dirigé l'unification fédérale de tous les états allemands en un seul.

C'est évidemment pour ces raisons que Bismarck trouve encore des admirateurs parmi le personnel politique allemand actuel.

Montebourg rappelle ce fait... mais de manière malhonnête, parce qu'il fait ensuite un glissement, en supposant que ledit personnel politique allemand veut donc aussi la domination de la France, comme le voulait Bismarck.

Or, ceci est parfaitement FAUX: les allemands ne veulent pas dominer la France, ils ne nourrissent plus aucun expansionnisme, ils vivent chez eux... et ils y vivent bien!, avec un des meilleurs niveaux de vie au monde.

En évoquant Bismarck, Montebourg joue, évidemment, avec la peur de l'allemand, du casque à pointe, du "boche". (et non pas du "Bosch", Adrien! :-))) ) . C'est populiste, et manipulateur. C'est "Montebourg", donc...

 

Il est certes vrai et pour l’Allemagne et pour la France que l’usage massif de leurs jeunesses en vu de conflits débiles n’a plus lieu; que de ce point de vue ces deux pays ont bien changés. D’Iéna à Verdun puis la seconde guerre mondiale, la napoléonisation de la politique allemande a bien été modifiée (Cf. a Clausewitz cet officier prussien désirant rendre reproductible les succès sans précédent du bellicisme révolutionnaires français). D’ailleurs c’est depuis Reims que de Gaulle et Adenauer ont dénapoléonisé leurs nations en ouvrant cette amitié franco/allemande ou la fascination réciproque n’a plus lieu d’être. Mais en vérité l’amitié franco-allemande est une amitié de dupes car elle se base sur une absence de relations. Montebourg nous parle de cette distance mentale entre les deux pays après la dernière guerre et son raisonnement ne sonne pas si faux que ça. Autrement dit cette amitié n’est que la face cachée d’un éloignement entre les deux pays d’un point de vue culturel et psychopolitique. Le dire est sain et on ne peut que remercier Montebourg (ou E. Todd sur ce site) de mettre le doigt sur la plaie de cette fausse relation d’amitié. Le processus de désamour est à l’air libre, nous le voyons mieux désormais. L’Allemagne a regagné la confiance de ses voisins mais a-t-elle changée avec ses conservateurs au pouvoir???

cette amitié n’est que la face cachée d’un éloignement entre les deux pays d’un point de vue culturel et psychopolitique.

Vous pourriez dire ça de n'importe quel couple de pays européen! (et peut-être même de beaucoup de couples tout court... mais c'est une autre histoire).

France et Espagne, France-Italie, France-Angleterre... lequel de ces couples vit une vraie histoire d'amour, exempte d'éloignement culturel? Aucun, bien sûr.

L'Europe est un ensemble de pays avec une grande diversité de cultures. C'est une richesse, mais c'est aussi une difficulté pour se comprendre, bien sûr. Mais c'est tout le challenge!

Montebourg a raison de dire qu'il y a un écart culturel entre la France et l'Allemagne... il faudrait être bien ignorant pour croire qu'il n'y en pas.

Mais il a tort de suggérer qu'il n'y en a qu'entre ces deux pays. Les écarts culturels sont la règle en Europe, pas l'exception.

Et ce n'est pas parce qu'il y a un écart culturel qu'on ne peut pas se mettre d'accord ni travailler ensemble, bref, qu'il faut se retirer dans son pré carré en gardant la peur de l'autre au ventre. Ce comportement est très régressif... et c'est ce que suggère Montebourg... ce n'est pas en encourageant la peur et le repli sur soi qu'il rendra service à son pays!

Pourquoi faire dire à Montebourg ce qu'il n'a pas dit?

 

Il a parlé de l'Allemagne car elle tente, avec la France, d'imposer une loi à l'ensemble de l'Europe. Il a proposé simplement une autre mode de dialogue, plus ferme que celui de Sarkozy, à ce pays actuellement en position de leader en Europe.

 

Il n'a jamais dit qu'il y avait plus d'écart culturel entre la France et l'Europe, qu'entre tous les autres pays européens.

 

Il ne prône nullement un repli sur soi. A fortiori régressif. La régression sociale, c'est ce qui nous attend avec la fédération européenne sous règle d'or qui se profile.

 

Il est dommage de rendre des positions proches aussi antagonistes.

L'engrenage Art... l'engrenage.

l'Allemagne tente, avec la France, d'imposer une loi à l'ensemble de l'Europe.

Je ne crois pas. L'Allemagne croit en l'orthodoxie budgétaire, autrement dit que l'on ne doit pas emprunter si on n'a pas l'intention de rembourser, par exemple. Et elle n'a pas envie de se laisser entraîner par des cigales qui jouent la carte de l'inflation, de la planche à billets pour ne jamais payer leurs dettes.

C'est le droit de l'Allemagne d'avoir cette politique, c'est à la condition de respecter cette orthodoxie que l'Allemagne a accepté de rentrer dans l'euro.

Aujourd'hui, les cigales haussent le ton, et demandent à l'Allemagne d'abandonner ses prérogatives. Ce qu'elle va sans doute faire en partie, d'ailleurs.

N'empêche: c'est une rupture de contrat... qui vient des autres, pas de l'Allemagne.

Faites-vous une différence entre "Les cigales exigent de la fourmi qu'elle paie leurs dettes", et "la fourmi est méchante, elle veut imposer sa loi aux cigales"?

Moi, j'en fais une. C'est la première version qui est la bonne... pas la deuxième, que vous écrivez!

Le problème sous-jacent à tout cela, c'est évidemment la monnaie unique: une même monnaie pour des pays qui veulent une monnaie forte, et pour d'autres qui veulent jouer la carte de la dévalorisation monétaire, ça pose un GROS problème...

C'est vrai quoi, elle n'a pas de moustaches! pas encore!

Pas lu l'article. Vue la photo "photoshoppée" -elle n'a jamais eu les yeux si bleus, et elle a toujours été un "tromblon", j'ai l'imrpession que le texte est à l'avenant.

A tartempion 02/12/2011, 19:23

Scandaleux !

Raciste, sexiste et xénophobe. Franchouillard nul de chez nul.

L'Allemagne modèle économique et de société ? Eux qui ont choisi comme valeur principale le pognon. Eux qui ont un pourcentage important de la population raciste et xénophobe. Pas étonnant que Sarkozy nous la cite en modèle.

Eux qui sont en train de finir de ruiner notre industrie en mécanique. Je peux vous dire que dans l'entreprise pour laquelle je travaille ils sont nos conccurents N°1 et tous les coups sont permis.

Alors non, merci, si l'Europe de l'aide aux plus faibles par les plus riches ne leur va plus, qu'ils se cassent, il peuvent emmener avec eux NS en consultant spécial délégué spécialisé en augmentation de la dette pour enrichir les plus riches et en suppression des services puplics pour anéantir les plus faibles.

Et puis dire que Mme Merkel n'est pas Bismarck, un génie politique à qui l'Allemagne doit beaucoup, sinon tout, c'est très désobligeant ! C'est comme dire que Nicolas Sarkozy n'est pas Napoléon...

Un certain nombre d'Allemands s'inquiètent de l'évolution et de la position de l'Allemagne. - Lors d'un forum économique à Hambourg, vendredi, l'ancien chancelier social-démocrate Helmut Schmidt (SPD) a reproché à Mme Merkel de mettre l'Allemagne en danger. - "Avec sa politique, Merkel a isolé l'Allemagne en Europe", a estimé M. Schmidt, âgé de 92 ans, européen convaincu et figure très respectée dans son pays. "Ca ne se termine jamais bien quand l'Allemagne est isolée en Europe", a-t-il insisté, faisant référence à la situation du pays avant la Première guerre mondiale. - Ne soyons donc pas plus germains que les Allemands...

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