Thématiques du blog
Elisabeth Badinter en boucle sur France-Inter
Planté depuis la première fois de l'hiver dans un embouteillage monstre sur l'autoroute allemande entre Darmstadt et Mayence, j'ai pu profiter de la journée spéciale que France-Inter accordait à Elisabeth Badinter.

Effectivement, France-Inter émet en ondes longues (162kHz) depuis le centre de la France et peut être capté dans une grande partie de l'Europe de l'Ouest, du moins dans les véhicules équipés de radio captant les ondes longues (pas les VW ni les Opel par exemple)... mais ceci est une autre histoire.
Une fois que l'on accepte le manque total d'humour, d'écoute et de nuance de Mme Badinter, on peut apprendre d'elle des choses fort intéressantes :
1/ le lait maternel est presque aussi bien pour l'enfant que le lait artificiel
2/ les hommes sont des grosses feignasses. Moi qui fais courses, cuisine, vaisselle, lessive et repassage, j'apprécie.
3/ consacrer du temps à son enfant = aliénation de la femme
4/ jeter = libération, laver ou recycler = aliénation de la femme (à cause du point 2)
5/ écologistes = naturalistes = terroristes qui nous empêchent de consommer et donc d'être libres (voir point 4)
A l'écouter, on se demande en fait pourquoi une femme qui n'a pas envie d'allaiter, ni de préparer à manger, ni de changer son mode de vie ni de ralentir sa carrière pour ses enfants désire en avoir...."je veux des enfants, mais ne rien changer à ma vie" ??!!! Ben autant ne pas avoir d'enfants!! Pas une seule fois en plusieurs heures Mme Badinter n'évoquera d'ailleurs le bonheur d'être parent. Pas plus qu'elle n'abordera les dizaines d'autres facteurs responsables de l'aliénation des femmes et des hommes. Le chômage par exemple?? Non, bien sûr. Elle préfère accuser Cécile Duclot (sic), d'être coupé des réalités.
Elle a d'ailleurs tellement énervé les auditeurs que le site de "service public" (émission dont je n'ai jamais compris le titre étant donné qu'il ne fait que traiter de consommation...) a été fermé aux commentaires, au bout de 615.
Question subsidiaire : pourquoi une personne aussi riche, et fille de publicitaire a-t-elle besoin de plusieurs heures d'antenne du service public pour faire la promotion de son dernier livre? Et de quelques minutes supplémentaires au 20h de France2??

Tous les commentaires
"pourquoi une personne aussi riche, et fille de publicitaire a-t-elle besoin de plusieurs heures d'antenne du service public pour faire la promotion de son dernier livre"? parce qu'elle est "riche" et "fille de", vous voudriez dire qu'elle ne le devrait pas?
comprends pas votre question, mais j'y réponds quand même : je pense qu'en cette journée de la femme (que d'ailleurs Badinter dit détester !!) l'antenne de France-Inter aurait pu être consacrée à d'autres intervenantes et intervenant avec des messages un peu moins caricaturaux et plus larges que celui très basique de Mme Badinter. Elle n'a vraiment pas besoin d'autant de pub.
Mme Badinter n'a peut-être pas besoin d'autant de pub, mais son discours féministe conquérant et offensif, si! Sur le partage inégal des tâches ménagères à la maison, sur l'inégalité devant les salaires et les progressions de carrière (que, pour ma part, je ressens déjà douleureusement : tous les cadres sont des hommes dans ma boîte), sur l'imbécilité du diktat écolo - ce consensus qui envahit tout sans qu'on ait la possibilité d'y apporter une quelconque nuance - : Mme Badinter ne nie pas le bonheur d'être parent, mais ce n'est pas son propos. Les couches jetables, quand on sait que ce sont quasiment tuojours les femmes qui s'occupent du linge à la maison (et quelques exceptions ne viennent que confirmer la règle), c'est une avancée!! Et vu les exigences de mon travail, et le risque que représenterait pour ma carrière de quitter trop longtemps le monde professionnel, je pense que ne pas allaiter ne relèvera pas d'un choix, mais d'une nécessité. Les écolos que représente Mme Duflot ne parlent qu'aux riches, aux élections ils ne s'intéerssent qu'aux trois régions les plus riches de France (IDF, Alsace, Rhône-Alpes), dans le 16e arr. de Paris ils s'opposent aux logements sociaux pour "préserver les espaces verts" : quand dénoncera-t-on leur imposture sur les questions sociales, et notamment le féminisme???? Et quand, comme le prône Mme Badinter, la classe politique considérera-t-elle enfin que la politique familiale n'est pas une question secondaire qu'on doit systématiquement confier à une femme pour faire joli sur la photo du gouvernement????
Cher Raphael,
Ni VW, ni Opel. Vous êtiez, donc, au volant d'une BMW ou Mercedès: les voitures du Peuple... Le peuple, parlons-en: Il faudrait vous rappler que les chômeurs, il vaudrait mieux dire les chômeuses... En fait, les femmes sont frappées de plein fouet par la précarité et le chômage. Et je ne vous parle pas des discriminations au salaire.
Alors, oui. Je l'ai écoutée et j'ai aimé. C'est vrai qu'elle a un parler franc, mais je la trouve courageuse. France Inter: parlons en. J'en ai marre de toutes ces émissions écolos. Heureuse quand quelqu'un, enfin, rompt avec le discours écolo-bêlant. L' Europe va se museler encore, alors qu'elle est le continent le plus propre au monde et le développement économique en berne. Pourquoi ?... On ne sait pas vraiment, quand nous ne representons même pas 5 % de la pollution mondiale.
Je suis femme et je suis d'accord avec elle. Les belles idées de partage des tâches, quand, de toute façon, c'est la carrière de Monsieur qui est privilégiée. Oui, il est très risquée pour une femme d'avoir des enfants. La joie, elle dure 10 ans et les tracas arrivent: adolescence et départ des enfants. La facture, c'est pour la femme, Monsieur. Et oui, encore et toujours. Faut-il faire la liste: salaire moindre, risque accru de chômage, parcours incertain. Et en finish, une retraite de pauvre, plutôt de pauvresse. Quand le mari ne vous quitte pas vers la quarantaine.
Regardez les statistiques et enquêtes, c'est édifiant.
Alors, oui. Raz le bol du discours écolo-bêlant, qui n'est que le résultat des dernières élections et qui peut s'éteindre du jour au lendemain. Raz le bol des Parisiens en visite dans la région, qui vous appelle de la gare parce qu'ils n'ont pas de voitue... Vous leur servez de taxi et, en plus, ils critiquent votre voiture et votre lave-vaisselle.
Oui. C'est aux fabricants de s'adapter et non aux femmes. Vive le lave-vaisselle ! Vive la voiture ! Vive le lave-linge ! vive la contraception ! J'ai trop vu ma mère (épouse très catholique d'un mari élu et notable) s'esquinter et faire plus de 10 enfants à un mari volage !
Merci Madame Badinter d'éveiller les jeunes femmes aux risques de l'angélisme et idéalisme écolo-bêlant.
Je ne parlerai pas des animateurs Télé, qui se prennent pour des héros. Leurs belles images... Le Bostwana, Zambie et autres, j'y suis allée. Les lieux de leurs belles images, j'ai vu. Il suffit de bons sponsors et de bons techniciens et on fait pleurer les foules. Mais, de riques et d'aventure: nenni. Le Co2: avec leurs hélicos, 4x4 et compagnie... En tout cas, c'est un bon filon pour se faire beaucoup d'argent, je suppose
Salutations
Salutations
salut, matanu !!
votre interlocuteur (je veux dire le faiseur du billet) n'est pas moi.... vous vous êtes trompé de prénom, sûrement... mais pas grave... simplement pour les droits d'auteur !
mais j'ai bien lu votre commentaire.
Et je peux vous dire que mes "statistiques" sont accablantes, qui confirment votre affirmation "les femmes sont frappées de plein fouet par la précarité et le chômage"... en tant que conseiller du salarié, j'assiste à leur licenciement des femmes à 90%... (je le mentionne sur mon site)
bon courage
R.
J'oubliais. En fait d'Allemagne: Les Allemandes, elles, ont choisi. Elles ne font pas d'enfants. Parce que là-bas, ni les hommes, ni l'état ne les aident à élever les enfants. Il manque une génération en Allemagne.
Juste en passant, pour sourire un peu : qui c'est qui fait le ménage, chez les Badinter ? Au moins Simone de Beauvoir, en son temps, avait-elle sur ce sujet mis les pieds dans le plat, si j'ose dire ! Quant à Doris Lessing, elle a dit une fois, non sans humour, que ce qui lui avait manqué, c'était "une bonne épouse".
Mais bien entendu, pour le reste, y a encore du boulot !
C'est de plus en plus flagrant qu'aujourd'hui la machine médiatique nous choisit ceux qui doivent être nos maitres à penser qu'ils soient de gauche ou de droite.
France Inter lui a consacré une "journée"
Oui, je me faisais la même réflexion, moi aussi en ce moment branché surFrance Inter une bonne partie de la journée.
Mais beaucoup de Françaises réfléchissent comme ça, sur la base très faussée qui consiste à partir du temps ridiculement et même criminellement court de temps légal de congés parentaux dans ce pays, et des conditions de financement incroyablement inhumaines de ces congés, de plus réservés aux femmes, que le mari ne peut pas prendre
(ça je n'en suis quand même pas sûr, tellement j'ai peine à le croire!!).
Pour les Françaises, c'est normal de n'avoir que trois mois de CM,
puis ensuite on se bâtit tout un château d'idées et de revendications sur ces bases arriérées, fausses et inhumaines.
Il y en a quand même quelques unes qui pensent à ce qui se fait en Scandinavie (la Finlande notamment, où si on se débrouille vraiment bien avec toutes les possibilités légales, on peut pousser jusqu'à la sixième année de son enfant, avec toujours un des parents à la maison et qui de plus retrouvera son emploi.
Badinter sautait de bonheur chaque fois qu'on l'évoquait, mais bon, on sentait bien que ça restait de l'ordre de l'utopie fantastique.
Beaucoup de moments sympathiques cependant,
pendant cette "journée Elisabeth Badinter" où on prenait plaisir à entendre parler beaucoup de celles qui sont trop souvent forcées à se taire ou à se réfugier dans le cliché hâtif voire la caricature.
Et si vous avez des enfants sachez que le gouvernement a choisit Skyrock pour leur parler http://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/component/content/article/42-cafouillage/225-condamne-corruption-mineure-le-patron-de-skyrock-est-choisi-par-le-gouvernement-pour-parler-jeunes
Le féminisme comme on l'aime, d'une pièce sans nuance avec un mépris total pour les mecs et les femmes qui ne pensent pas comme il faut.
Une tribune sur le service public d'une durée exceptionnelle pour un sujet d'intérêt national.
La pédiatre qui défendait sur France 2 la maternité pour lui apporter un peu de contradiction parlait avec tellement d'humanité, de douceur que les arguments allaient tellement de soi qu'il n'y avait pas besoin de longue démonstration.
Notre société aujourd'hui a besoin de faire une place nouvelle aux mères qui ne soit pas seulement au foyer mais aussi au travail tout est à réinventer c'est épatant.
OUi, j'ai bien aimé la Pédiatre sur France 2. Par contre, je n'ai pas entendu un seul médecin sur France-Inter pour venir lui expliquer que non, les consignes de l'OMS concernant l'allaitement n'étaient pas seulement dues à la pression de groupe ultra-religieux américains !! Incroyable quand j'y repense.
Ce qui a besoin de plusieurs heures d'antenne sur France inter, c'est la propagande visant à généraliser l'opposition des catégories sociales entre elles, en l'occurrence celle des femmes et des hommes.
A cette fin, Elisabeth Babinter en libérale intellectuelle est une contributrice avisée de l'oeuvre globale de destruction sociale que conduit le libéralisme.
On ne peut même pas lui trouver l'excuse de l'idiote utile ou de la compagne de route de rencontre.
On peut même nettement la désigner comme une actrice majeure du processus global en cours.
Elle fait comme elle veut Badinter.
Mais je ne trouve pas que les chimpanzés soient si c... que ça.
Olivier,...et d'autres,
Je trouve vos positions trop tranchées. Tout en ayant eu, comme vous, parfois l'impression que Mme Badinter manquait de nuances dans ses dires, il n'en reste pas moins qu'il est bien de défendre la liberté des femmes, bien de défendre le droit au choix pour les femmes et bien de défendre la laïcité.
Mme Badinter a porté tout au long de la journée le débat à un niveau qu'il est peu fréquent de rencontrer sur les ondes. Elle nous a poussé à réfléchir.
Les femmes doivent beaucoup à d'autres femmes, telle Simone de Beauvoir et Elisabeth Badinter.
Les hommes critiquent souvent les féministes mais 80% d'entre-eux continuent à ne pas toucher à l'aspirateur à la maison!
J'ai entendu des attaques avec des relents antisémites insupportables quand quelqu'un a évoqué que Mme Badinter est "liée" à ce "capitalisme de la publicité" qui a soutenu Sharon en Israël! Un peu de mesure, s'il vous plait!
Nous devrions être fiers d'avoir en France une femme philosophe qui est partisane du droit, pour les femmes, à avoir un enfant porté par une autre, contrairement à ce que défend l'épouse de Mr Jospin; contents d'entendre une femme qui dit que les gamines des cités devraient être protégées et avoir le droit de s'habiller "moderne" comme elles le souhaitent; contents d'entendre une femme dire que porter le voile n'est pas une façon de défendre les droits des femmes.
Merci d'exprimer plusieurs de mes réflexions à la lecture de ce billet et de ses commentaires.
+1 un peu de nuance ne fait pas de mal !
C'est bien là le problème : j'attendais de la nuance de la part d'une personne qui se prétend philosophe et dispose de plusieurs heures d'antenne pour développer sa pensée.
Je ne remets pas en cause le combat que Elisabeth Badinter a mené et mène pour l'égalité des femmes. Je suis simplement choqué par le temps d'antenne que France Inter accorde à une personne qualifiée de "philosophe" (parce qu'elle a eu l'agrégation de philo il y a 40 ans??) mais qui
* ne cherche visiblement pas à comprendre la pensée écologique pourtant riche et fondamentale pour le développement de nos sociétés et qui lutte contre l'aliénation des femmes et des hommes
* utilise une langue de bois aussi grossière pour défendre ses idées. Sa position sur l'allaitement est si peu nuancée, si mal défendue qu'elle en devient grotesque.
De la même facon, si j'ai plutôt apprécié sa position sur le niqab ("les femmes qui se voilent insultent la cause féminine et refusent de faire partie de la société"), je trouve inacceptable qu'elle confonde burqa, niqab et voile... et qu'elle enjoigne les femmes qui se voilent à quitter la France pour aller en Arabie Saoudite. Si c'est de la philosophie, alors je suis spécialiste en physique nucléaire.
+ 1 Trilliard de Trillion de Super-Méga Bonus à ce génial commentaire d'Oliv92 !!!
J'aurais pas pu l'écrire mieux.
@ +ENO-
Réponse à la question : Un sou c'est un sou. Un riche qui dépense son argent est un pauvre en puissance. C'est pour cela qu'il a inventé les réseaux. Se faire entretenir par les autres, qui rèvent d'entrer dans le réseau. Mais, pour ça, faut être riche. Alors forcément, quelqu'un qui claque son pognon, on s'en méfie et on le laisse dehors
Badinter est à France Inter en bourrage de crâne continu ce que "B à Shell" intellectuel faciste et intellectuel soutien d'Apartheid, est à Antoine Perraud ici sur médiapart, et la boucle est bouclée.
Bienvenue chez Big Brother généralisé.
@ +ENO-
Dans le grand concert de critiques à propos de la prestation d'Elisabeth Badinter je ne peux m'empêcher de me dire qu'elle a quand même bien raison.
L'écologie dans sa vision simplificatrice du progrès nous amène souvent à une régression et à une négation des libertés chèrement gagnées.
Les femmes ont mis des années à gagner une place- encore précaire - dans le monde du travail. Et aujourd'hui on veut nous faire croire, sous couvert d'un retour au source, qu'il faut revenir au langes, au lavage à la main, à l'allaitement ...
Faites des couches biodégradables et alliez libération de la femme ( ou du conjoint, ne soyons pas machiste) et écologie.
Si vous pensez vraiment que l'écologie risque de nous priver de nos libertés, alors je vous conseille de lire Ivan Illich (La convivialité)... qui développe une idée exactement contraire. Quant à la liberté de s'endetter pour s'acheter une voiture afin d'être bloqué dans les embouteillages alors qu'on va justement au garage pour aller la faire réviser... tout ca parce que les transports en commun sont sous-développés et que chacun a la "liberté" de construire son petit pavillon à 30km des agglomérations, excusez moi mais je ne vois pas vraiment cela comme un progrès majeur pour l'humanité.
Ivan Illich est de la génération de Elisabeth Badinter et a publié ce bouquin en 1973.
hm, vous devriez nuancer vos propos quelques peu, en comprenant que madame Badinter viens d'une autre époque, celle ou les hommes était réellement comme elle pense toujours qu'ils sont (elle n'a pas tort toutefois ily a encore beaucoup à faire) . Cette génération de femme, pur celle qui ont réussie, celle qui furent hier au pouvoir ont toute été atteinte du syndrome Margareth tatcher. pour simplement exister dans ces milieu extrêmement machiste il fallait en avoir dans le soutiens gorge (si j'ose dire) et les massacrer un à un, sans pitié, sinon, l'atavisme masculin de "groupe" les aurait simplement mangé et remise à leur place de ménagère, ce qui arriva à beaucoup d'entre-elle... . Il est clair qu'a entendre ce que vous rapporter de ces propos, celle-ci suite à une longe de vie de combat a cette cuirasse militaire, ce tout ou rien, qui vous fait prendre la bonne décision au bon moment. . ces femmes là ont libérer leurs soeurs et ont fait taire ces gros gros gorille mal leché, les ont renvoyé à leurs bricolage, et leurs ont même appris à faire la vaiselle et les courses, à égalité de droit dans la familles, dans un partage des tâches "renouvelé". . tout ce qu'elle dit est toujours assez vrai, même si cela excessif dans beaucoup de situation. . toutefois il n'y a bien que sur les écologistes que j'ai un peu de mal à saisir, car c'est pour elle, tout de même se moquer un peu de la charité. défendre l'environnement, c'est comme défendre le droit des femmes, un taches exorbitante, que seul des hercules ou des wonderwoman sont capable d'accomplir précisément contre la "nature" humaine, naturellement prédatrice, prête à se servir de tout ce qui est plus faible que soi pour son "petit bonheur bourgeois d'aujourd'hui". . il ne faudrait pas confondre liberté naturelle et liberté de droit. et ne pas oublier sa propre responsabilité de parent en face de la société. les enfants sont certes des boulets pour une carrière, ainsi que les hommes, mais il me semble que les femmes ont tout fait pour obtenir la liberté de choix en matière de procréation, ce dont nous hommes sommes aujourd'hui assez fier(d'elle). Mais faut-il rappeler qu'à tout liberté civile correspond aussi une responsabilité.
Madame Badinter utilise son appellation de philosophe pour faire de ses fantasmes une théorie. Toute son idéologie repose sur le titre de son livre "L'un est l'autre" tendant à prouver que homme et femme, c'est la même chose, ce qui masque mal son problème d'identité. Ne pouvant convaincre elle s'attaque à la maternité, comme si c'était nouveau que la maternité handicape la femme pour la vie socio-professionnelle.
J'ai plaidé dans un livre pour que les femmes qui le souhaitent puissent bénéficier d'un congé maternité jusqu'à un an car si on aide les mères, elles iront mieux, leurs enfants aussi, la société également.
Madame Badinter n'est pas un bon ambassadeur pour les femmes, trop froide, dure et cassante. Il vaut mieux lire la grande antropologue, Françoise Héritier, c'est d'un autre niveau. Mais les médias font plus de place à la fille Publicis.
Isaure vous écrivez:
"J'ai plaidé dans un livre pour que les femmes qui le souhaitent puissent bénéficier d'un congé maternité jusqu'à un an car si on aide les mères, elles iront mieux, leurs enfants aussi, la société également."
-
Voilà un des nombreux exemples de ce que je déplore.
Dans un contexte aussi inhumain,
vos "un an" font figure de progrès et d'avancée significative, alors que c'est encore trois fois trop court!
Ce qu'il faut revendiquer, c'est trois ans minimum, à répartir entre les deux compagnons ou compagnes ou conjoints, assez librement et souplement pour que les deux parents puissent gérer leur carrière professionnelle en ces temps de ralentissement, mi-temps et autres interruptions de plusieurs mois.
Bien d'accord Isaure, mieux vaut lire F.Héritier, elle a plus à nous dire; elle aborde la question avec une démarche scientifique et non idéologique comme E.Badinter . Et elle insiste sur l'importance des représentations pour réaliser un réel changement dans le statut des femmes : à ce sujet , lorsqu'une auditrice l'interroge sur les représentations de la feminité véhiculées par la publicité, sur l'importance de les faire évoluer, Elisabeth Badinter balaie l'argument en disant que c'est minime comme influence (Publicis peut lui dire merci ), et dit privilégier la force de la "culpabilisation" des hommes qui serait beaucoup plus efficace. Comme c'est stupide ! Comme si les hommes n'étaient pas eux aussi victimes de leur place et de la représentation qui est censée aller avec, et la culpabilité ne fait pas un bon moteur, n'importe quel psy sait ça.
E.Badinter souffre d'une certaine ignorance, du monde réel des hommes et femmes, mais aussi de la biologie , ce qui l'amène à croire que d'intégrer à l'humain sa dimension biologique , animale, le réduit. Et ça , c'est décevant de la part d'une philosophe.
Françoise Héritier, une chercheuse, pas une idéologue.
A lire aussi (ou écouter) Michèle Perrot, Mon histoire des femmes.
Comme souvent une majorité de commentaires masculins pour parler de la cause des femmes. RIGOLO (enfin presque)
Moult femmes ne veulent pas d'enfants, ne veulent pas allaiter, ne veulent pas quitter leur boulot pour torchonner à la maison. Dérangeant pour la société machiste. Oui sûrement, mais cela ne doit pas faire oublier les voix isolées, contestataires, fortes qui rappellent que l'oppression des femmes est toujours d'actualité, que leur paupérisation due aux carrières hachées, au temps partiels non choisis; est déjà présente dans toutes les projections sociales.
Alors qu'une femme dise aux autres femmes qu'il existe d'autres choix possibles et que même si l'on ne souhaite pas payer le prix de la liberté, on en parle, on puisse en parler.
A Oliv92 ce n'est pas parce que vous faites une partie des tâches ménagères que cela devrait empêcher de dire que la majorité des hommes ne font rien ou très peu à la maison et qu'il est bon de le leur rappeler chaque fois que nécessaire. Sans compter qu'il faut un sacré culot pour demander à une femme que l'on dit aimer de sacrifier sa carrière, sa retraite, son réseau social pour torcher sa progéniture. Si c'est tellement valorisant de changer les couches que tous les hommes du monde mettent leurs mains dans la merde de leur adorable bambin. Après on leur demandera de bosser à moindre coût pour assurer l'éducation du prince de la maison, et ceci fait sans broncher on les larguera pour un plus beau cul que le leur. Et là on pourra en discuter.
Salut les moustachus !!!!
Sous prétexte de "liberté" de la femme on nous fait croire qu'il n'y a que le travail qui nous rendre "libre". En réalité, les femmes qui ont un travail ( et les hommes ?) qui les passionne ( combien en y a-t-il ?) le poursuivent, et pour toutes les autres,( travail posté, horaires décalés, salaires de misère, boulots inintéressants) on se demande si Madame Badinter connaît la réalité de la vie... Finalement, la question sous jaceante est de tout monnayer de nos vies, de la naissance à la mort, et donc, le plus tôt est le mieux. Les enfants que l'on met au monde : payer d'autres humains pour s'occuper d'eux, plutôt que de s'en occuper soi-même... Comme bientôt les humains seront fabriqués hors de nos corps la "chose" sera résolue. La question qui n'est jamais abordée est celle de la place du travail dans nos vies. Dès notre naissance nous sommes programmés pour accepter nos "devoirs" ( et si nous faisons ce que l'on attend de nous, en récompense quelques "droits" nous seront octroyés). Ne soyons pas dupe !
Mauvaise compréhension, ce n'est pas le travail qui rend libre, c'est le CHOIX de travailler ou pas. C'est ce que défend Badinter. Le gloubi boulga spiritualiste je vous le laisse
Le féminisme de Mme Badinter est très sélectif.
S'il s'avère conquérant sur certains domaines, il est de l'humeur du marché (financier)
Ce "féminisme", il ne faut pas qu'il contrevienne aux intérêts de la Présidente du conseil de surveillance de sa multinationale. D'où la campagne pour Pampers !!!
Un féminisme radical n'a que peu à puiser chez les multinationales.
commentaire aussi ridicule qu'il se disqualifie de lui même
Vous avez le droit de ne pas être d'accord mais argumentez !
Pourquoi cette campagne de Mme Badinter pour le lait Nestlé ou les couches Pampers ?
C'est cela le féminisme ???
Cela s'appelle un procès d'intention. Et c'est à gerber
E. Badinter est-elle, oui ou non, Présidente du conseil de surveillance de la plus grosse multinationale de la publicité ?
Pourquoi croyez-vous que tous les médias lui déroulent le tapis rouge ?
Ce qui n'est le cas pour aucune autre MILITANTE féministe qui n'a pas "ses entrées".
E. Badinter EST la publicité notamment dans notre pays. Elle PEUT défaire tel ou tel titre de journaux ou telle ou telle radio.
Oui ou non, ses conseils "philosophico-féministes" s'accordent-ils avec les intérêts des grands goupes clients de Publicis ?
C'est OUI sans hésiter. Ce qui ne veut pas dire que tout ce qu'écrit E. Badinter soit à rejeter, loin de là.
Lisez Christine Delphy, prenez connaissance de l'histoire du féminisme de Michèle Riot-Sarcey et prenez les produits "féministes" publicitaires avec le recul nécessaire.
Histoire du féminisme Riot-Sarcey, Michèle
Et bien non elle n'est pas présidente du conseil de surveillance, c'est Maurice Levy. Elisabeth Badinter est bien membre du Conseil mais elle n'a jamais participé de près ou de loin à la gestion du groupe. Elle en est simplement l'actionnaire principale (pas majoritaire) et c'est un héritage. Souffrez qu'elle s'occupe de son patrimoine. Est ce la raison pour laquelle elle est invitée dans les médias ? Je n'en sais rien et je ne vois surtout pas l'intérêt dans la mesure ou nous parlons de ce qu'elle dit et non pas de ce qu'elle est. Caroline Fourest par exmple, c'est la fille de qui ou de quel étrange pouvoir est-t-elle l'émanation ? elle est tous les matins sur France Culture...
Sur le procès d'intention, je n'y reviens pas, pour moi cela relève du procédé d'extrême droite. On ne vous demande pas pourquoi elle dit ça, mais ce que vous en pensez, êtes vous capable de comprendre cela ?
Je n'ai pas besoin de vos conseils de recul, vous en manquez à mon sens sensiblement, merci.
Je note vos références, mais après 3 recherches sur Internet, je vois mieux pourquoi vous les préférez, ça a l'air plus orthodoxe en effet....
Orthodoxe ?
Au contraire. ce n'est pas un féminisme de petit blanc, euro-centré, avec des relents colonialistes et ce sont des féminismes qui ne sont principaux actionnaires que du féminisme.
Au fait:
Mme Badinter est bien Présidente du conseil de surveillance de Publicis depuis 1996, elle est également la deuxième actionnaire du groupe, et l'une des plus grandes fortunes de France.
j'entendais bien sûr orthodoxe, au sens de dans la ligne de la LCR dont vous êtes le préposé à la propagande sur ce site
Après vérification, mea culpa, elle est effectivement présidente du conseil de surveillance mais comme je vous l'indiquais, elle n'a jamais tenu de rôle opérationnel.
Elle est l'une des plus grandes fortunes de France, cela l'empêche-t-elle de s'exprimer ? S'il y avait plus de milliardaires comme Elisabeth Badinter, on vivrait mieux en France je pense.
Elle est une représentante patentée de l'idéologie marchande qui est tout autant à combattre que les violences faîtes aux femmes.
Milliardaire et féministe, ça me fait penser à la condition des femmes de ménages, je ne sais pas pourquoi.
(Bon, d'accord, je suis démagogique, je sors.)
Ce que je veux dire, c'est que personne n'est obligé d'être millionnaire ou milliardaire !
Velveth,
Il est vrai que, du fait de sa position à la présidence du conseil de surveillance de Publicis, voir ICI , on ne peut qu'être gêné par le risque de confusion entre sa défense de certains intérêts "commerciaux" et sa position de "philosophe". Je pense qu'elle commet ici une véritable erreur.
Je suis triste de lire autant de commentaires négatifs sur E Badinter. Je suis une femme cadre et je peux vous dire que la pression culpabilisante sur les femmes est revenue en cette période de crise, plus forte que jamais. Pression volontaire ou involontaire. C'est particulièrement difficile pour les jeunes femmes. Je suis reconnaissante à Mme Badinter d'encore élever la voix. Et non, Mme Badinter n'est pas relayée parce qu'elle est la fille d'un publicitaire célèbre mais parce qu'elle est une figure du féminisme qui dit des choses qui font réfléchir, qu'on les approuve ou non. (C'est le type de critique que l'on sort quand on veut discréditer la personne sans avoir à discuter du fond).
Petite pierre apportée au débat sur l'allaitement. A la première grossesse de ma femme, nous avons été confronté au militantisme de la Leche League dont la sage femme qui s'occupait de nous était membre. Je peux vous garantir que les arguments avancés pour promouvoir l'allaitement et le recours systématique à la culpabilisation sentait violemment le totalitarisme qu'on retrouve chez les groupes religieux.
En ce sens, j'ai trouvé la position de Badinter assez cohérente. Je suis assez d'accord avec les commentaires qui la trouvent cassante et froide, je pense qu'elle est simple "possédée" par sa cause et qu'elle perd toute notion de nuance lorsqu'on y touche (cf sa position sur le voile intégral qui la pousse à vouer aux gémonies les femmes qui le portent alors qu'à part le dialogue je vois pas d'autre solution)
Sa "cause" ?
La multinationale Publicis. Avant tout.
vous êtes grotesque, votre gauchisme de bas étage tord votre jugement au point de rupture intellectuel
@ Velveth
Faut pas exagérer. Il n'y a pas de complot ni de sa part (risible) ni de Publicis. Par contre, ce qui est assez probable est que son statut social ultra privilégié lui ouvre les portes auprès des leche-culs.
Badinter est excessive parce qu'elle est passionnée et un peu trop candide. En particulier, en relation avec son statut social ultra privilégié, elle a sans doute du mal à imaginer la réalité concrète des femmes qui travaillent (et celle des hommes aussi). C'est d'ailleurs un biais philosophique par rapport à la sociologie (Beauvoir était plus sociologique, malgré le fait de rabattre la socio en philo, ce qui est sa limite). C'est cet ensemble qui produit chez elle des opinions aussi tranchées, quoique indépendantes des féministes classiques, ce qui est aussi méritoire.
Il n'y a évidemment pas complot (jamais vous ne trouverez dans mes écrits quoi que ce soit qui le laisse penser), il y a connivence.
C'est tout.
Et je le dis sans haine.
Ouf, enfin, l'air circule!
Cher Olivier, je veux bien croire que de rester de longues heures dans une file sur une autoroute vous fasse associer ces moments désagréables à la personne qui s'exprimait à ce moment sur les ondes!!
Pour parler de quelqu'un, il faut le connaitre et l'itinéraire de Mme Badinter ne peut en aucun cas se résumer à sa journée sur France-Inter!
Je crois, moi, qu'il vous est désagréable de voir une femme mettre les pieds dans le plat et exposer des positions qui ne sont pas tout à fait les vôtres. Un peu plus de recul, un peu plus de respect, SVP! Bien à vous
PS Pas mal de commentaires ont aussi de ces aspects tranchés propres à ces bobos qui savent tout de tout! Ah, quand le machisme caché ressort!!
Donc, d'après vous, si je suis blanc, homme, bobo et bloqué dans une voiture mon avis est forcément biaisé? C'est aussi respectueux que de dire à une femme qui s'énerve qu'elle a sans doutes ses règles.
Désolée de casser l'ambiance mais en ce qui me concerne j'ai apprécié une bonne partie des interventions de madame Badinter. Je commence à en avoir assez qu'au nom de la nature on exerce des pressions insidieuses mais culpabilisantes sur les jeunes femmes. J'ai moi-même téléphoné hier au "téléphone sonne" pour raconter comment ma fille a subi de la part de la sage-femme qui la suivait des pressions très fortes et dures à supporter pour la culpabiliser, l'inciter à poursuivre un allaitement maternel qui la faisait souffrir (problème vasculaire sans solution). J'en ai profité pour dénoncer les méthodes de la leche league (je confirme les propos de minijoule plus haut). Le "totalitarisme doux" de cette association ne me semble pas très loin du fonctionnement d'une secte.
Madame Badinter m'a aussi appris qu'on songe à revenir aux couches lavables et du coup je me demande si on va revenir aussi aux protections périodiques en tissu, tant qu'on y est et bien sûr au nom de la nature!
Vous avez raison de dénoncer toutes les pratiques culpabilisantes.
E. Badinter n'y échappe pas.
Vous ne cassez pas du tout l'ambiance, moi aussi j'ai apprécié "une bonne partie" de ce que Mme Badinter a dit. Mais, par exemple, sur l'allaitement, qui était un des points les plus controversés :
* s'il y a effectivement des lobbys ayant infiltrés les maternités, ils sont inacceptables. De mon côté, lors de la naissance de ma fille il y a 7 ans, j'avais plutôt été choqué par les échantillons Nestlé et Blédina faisant partie du paquet de bienvenue au nouveau petit citoyen/consommateur.. Mais peut-être cela a-t-il changé.
* J'aurais aimé entendre la position d'un pédiatre concernant l'allaitement. Mme Badinter a d'avance balayé toutes les interventions de médecin, prétendant que leur avis changeait tous les 30 ans .. et que donc ce qui était vrai maintenant ne le serait plus dans 10 ou 20 ans.
* il me semble qu'une position nuancée, raisonnable, aurait pu être construite : tant qu'une femme est en arrêt maternité, et si elles n'a pas de problèmes de santé (crevasses...) ou de douleurs, ou d'inconfort particulier, il est préferable pour le bébé qu'elle allaite... pour ensuite passer progressivement au lait en poudre avant que la femme ne reprenne son activité. Etait-ce si difficile d'évoquer des solutions comme celles-ci? Tout en précisant que la mère est la mieux placée pour savoir ce qui est bien pour elle et pour son bébé.
Bien d'accord pour les échantillons Nestle et Bledina mais ce n'était pas il me semble la position de Badinter. Elle disait simplement qu'il y avait une pression inconscient pour que les femmes choisissent l'allaitement, choisissent de rester à la maison, que c'était mieux pour l'enfant etc...Elle n'a rien dit d'autre.
Le fait est qu'il n'y pas de position tranchée sur ces questions, c'est pas biberon=mal ou allaitement=super. Mes deux fils ont été élevé au biberon et ils vont très bien, merci pour eux. Aucune étude ne le prouve sérieusement. Il y a un pédiatre dans la discussion, il peut sans doute nous éclairer.
Oui, effectivement, j'ai aussi remarqué que le pédiatre du débat ne se prenoncait pas...
Un article simple sur doctissimo ?
http://www.doctissimo.fr/html/grossesse/mag_2003/0523/gr_6732_allaitement_remise_cause.htm
et prendre des pastilles de vitamines D, ce n'est pas sorcier.
Doctissimo appartient aux grands groupes pharmaceutiques.
Attention.
encore faux, c'est à Lagardère mais bon pour vous tout ça c'est pareil hein ? le complot toussa toussa....V
Vous voilà défenseur de lobby quasi religieux. Après le voile a Avignon, une autre preuve de la collusion NPA-Religion ? C'est agaçant les raccourcis non ?
Que savez-vous de "ma religion" en la matière ?
Merci de ne pas tout mélanger et de rester courtois(e).
Je ne faisais que reprendre la même mécanique qui vous pousse à prêter des arrières pensées mercantilistes à E Badinter et comme vous le voyez très bien c'est assez agaçant, et même insultant puisque vous me demandez de rester courtoiS (I am a boy my friend).
Voici ce que dit "Que choisir" de doctissimo:
.
doctissimo.fr - passable
Le plus connu, mais pas le plus fiableLa star des sites « santé » surgit systématiquement lors d'une recherche sur Google. Pourtant, l'information sur le médicament est loin d'être parfaite. Pour le Stilnox, l'indication signalée est « insomnie » au lieu d'« insomnie sévère » dans le « résumé des caractéristiques du produit ». Notons aussi que doctissimo.fr est envahi par la publicité et qu'il faut parfois passer une dizaine de bandeaux de réclame avant d'arriver à la page recherchée. Usant !
je me sens moins bête tout à coup...le rapport avec les choux de bruxelles ?
@ oliv 92. Absolument d'accord avec vous pour souhaiter des positions nuancées et surtout laisser la mère (et le père avec elle) décider. Les échantillons proposés avec notamment des produits d'hygiène bourrés de conservateurs et de phénoxyétanol c'est nettement à combattre, mais il me semble que madame Badinter a tout au long de la journée été assez claire sur l'allaitement maternel, solution idéale si tout va bien et que le message qu'elle voulait faire passer c'était de cesser la culpabilisation des mères.
A Oliv92 : une très récente étude irlandaise (et on peut faire confiance aux Irlandais sur ces sujets) montre qu'il n'y a absolument aucune différence entre allaitement maternel et biberons en ce qui concerne le developpement physique et psychique de l'enfant.
Et sans être milliardaire ou fille de... je suis d'accord avec le fait que le retour aux couches lavables et à l'allaitement forcé n'est certainement pas un progrès pour les femmes.
Comme pédiatre, je peux vous dire que la question de l'allaitement maternel comporte deux volets: un volet strictement "physiologique" et un volet "psychologique".
Sur le plan physiologique, il est indéniable qu'il existe un fossé énorme entre les propriétés du lait maternel (variable chez tous les mammifères en fonction des conditions de vie et résultant de l'évolution sur des millions d'années) et celles de tous les autres laits. A ce titre, en aucun cas, un lait artificiel, fut-il qualifié méchamment de "maternisés" ne peut prétendre remplacer le lait maternel. Et un enfant peut très bien être nourri exclusivement au sein pendant 2 ans (ce qui se passe souvent dans les sociétés dîtes "primitives"). Mais il est vrai aussi que dans nos conditions de vie d'occidentaux, le biberon fait aussi l'affaire!
Sur le plan psychologique, il est évident que l'essentiel est le ressenti de la mère. Si elle "sent" bien un allaitement, on ne peut que l'y encourager! Si elle ne "sent" pas ce moyen, il faut la respecter et ne pas la culpabiliser, ce qui ne pourrait avoir que des effets négatifs sur sa relation avec son enfant.
Et entre les deux aspects, l'importance du "psychologique", chez nous, me semble essentiel.
Quoiqu'il arrive, l'idéal serait quand même qu'un enfant soit proche de sa mère pendant les débuts de sa vie. Encore faut-il que cette mère se sente bien dans cette fonction!
Il y a donc à boire et à manger et pour un médecin, ce n'est pas facile d'aider une femme à faire le bon choix !
Merci pour ces précisions.
Je serai aussi curieux d'avoir votre sentiment sur le coeur de notre discussion, ie la (affirmée par E Badinter) pression ambiante pour un retour à l'allaitement systématique. Le vivez vous dans vos consultations ?
Depuis que je suis devenu pédiatre, dans les années 1970, j'ai toujours assisté à des pressions sur les femmes pour les éloigner de l'allaitement maternel. Et cela commençait dans les Maternités où les bébés étaient très souvent retirés la nuit à leur mère sous le prétexte de sa "fatigue", en réalité pour la facilité à donner des biberons dans la nurserie (parfois calés par un coussin, un comble!). Pour le personnel des Maternités, le biberon est toujours plus facile, fait gagner du temps au personnel! Et la certitude d'un bon gain de poids, la seule chose demandée par le médecin quand il passe en vitesse!
Qu'il y ait aujourd'hui un mouvement en sens inverse, j'en suis un peu étonné mais n'en ai pas la preuve, n'exerçant plus depuis 3 ans !
Ces mouvements de balanciers sont très fréquents en médecine et en éducation! Le mieux est certainement "au milieu", à savoir au cas par cas!
Ce qu'en dit Daniel Schneiderrman:
.
09h15 le neuf-quinze
Elisabeth Badinter, contre le terrorisme des couches lavables
Pourquoi pas ? Il faut débattre de tout. On a parfaitement le droit d'opposer l'écologie au féminisme, les droits des femmes à ceux de la nature, et de fouiller, entre les deux, des oppositions ou des contradictions. On a parfaitement le droit de soutenir que l'émancipation féminine passe par le travail. Mais une petite chose est gênante, à chaque retour de Badinter sur la scène publique. Un détail. Trois fois rien. Mais tout de même. Une de ses "casquettes", comme on dit, n'est jamais rappelée par les intervieweurs fascinés (et encore pas par Demorand, en préalable à son interview de ce matin) : outre son estimable activité de philosophe et d'écrivain, Elizabeth Badinter, fille et héritière de Marcel Bleustein-Blanchet, fondateur de Publicis, est aujourd'hui la deuxième actionnaire, et la présidente du conseil de surveillance de la multinationale publicitaire.
Cela ne la prive évidemment pas du droit de penser, et d'écrire. On peut régner sur les pages en quadrichromie des magazines, sur les affiches porno soft des abribus, et faire profession de philosopher sur l'émancipation féminine. On peut, et la constance de Badinter témoigne de la sincérité de ses convictions. Mais ce double statut a toujours généré, dans la production philosophique badinterienne, un point aveugle : la violence de l'injonction publicitaire faite aux femmes. Crême-toi matin et soir, épile-toi pour ressembler aux actrices porno, sois aussi mince que les squelettes que tu vois défiler dans les pages mode, et consomme, consomme, consomme, achète, fais chauffer le chéquier, pour être enfin parfaitement, totalement libérée. Vu de ma fenêtre de matinaute mâle, cette injonction-là, qui se déploie à chaque dos de kiosque, à chaque coin de rue, semble au moins aussi terroriste que l'injonction à rentrer à la maison, et à revenir aux couches lavables. Mais Badinter, philosophe publicitaire, ne la voit pas.
Daniel Schneidermann
Schneidermann est vraiment brillant, il appuie toujours là où ca fait mal. Le "Badinter, philosophe publicitaire" est bien vu.
En fait, en écoutant l'émission d'hier je n'avais pas la moindre idée du poste de Badinter au conseil de surveillance de Publicis. J'avais par contre été surpris de la fin de non recevoir qu'elle avait signifié à une auditrice l'interpellant sur la violence de la pub. Sa réplique ? "la pub n'est pas le problème, elle n'est que le reflet de la société". Si la pub n'influence pas, alors pourquoi dépenser des millions à en faire?
Je n'ai pas pu suivre E. Badinter toute la journée.
Je n'ai entendu d'elle que son opinion exprimée au micro de Demorand à propos de la candidature d'Ilham Moussaid.
Et j'ai du constater un désaccord assez inconfortable avec une personne dont j'apprécie généralement les contributions au débat public.
(Pour de plus amples développements.)
Mais il est vrai qu'à propos du voile et de l'opportunité de légiférer, elle avait me semble-t-il déjà pris un parti qui ne me paraît pas juste.
En qualité de suédoise je dois dire que les femmes suédoises sont aussi sous la burqa dès qu´elles choisissent devenir mère de famille.
Les femmes en Suède elles aussi sont toutes perdantes - "losers" comme on dit en Anglais - dans tous les domaines.
Donc c´est vraiment absolument idiot aussi dans une société considérée pour la parité choisir une vie avec enfants. Seules les superfemmes doivent y penser. Moi j´ai choisi les avortements et je ne regrette rien. La vie est très riche dès le moment qu´on se libère de sa burqa.
@ kerstin
merci de votre commentaire. La femme doit rester soumise, la pression est toujours énorme même si elle ne se voit pas toujours.
Vous avez bien fait si ce choix vous réussit. Il faut choisir sa vie, que l'on soit homme ou femme. C'est difficile d'échapper aux avis bien-pensants qui savent toujours mieux que soi ce qui est bon pour soi.
Où l'on voit que même la vertueuse Suède n'échappe pas aux poncifs machistes.
Connaitre la position d'E Badinter chez Publicis est un choc et, dès aujourd'hui, nuira gravement à tout ce que cette femme, qui a beaucoup fait pour les femmes, pourra dire.
L'histoire des relations entre Elisabeth et son père est complexe: initialement il lui avait proposé de venir la rejoindre dans son champ d'action. Apparemment, par réaction, elle a voulu faire autre chose et y est arrivée avec bien des difficultés (elle n'était pas une grosse tête).
Par un curieux, mais compréhensible mécanisme d'aller-retour, elle se retrouve maintenant là où son père aurait souhaité qu'elle fût!
Il lui en faut donc assumer le choix. Et ce ne sera pas facile!
Cela n'enlève rien à tout ce qu'elle a fait avant 1987(arrivée au conseil de surveillance de Publicis), pour moi l'essentiel de sa carrière de féministe philosophe.
Tout à fait d'accord.
C'est à cela que l'on constate qu'une société stagne et n'évolue plus, quand une vieille bique toute ridée de sa pleine et entière bourgeoisie repue, bénéficie d'une radio d'Etat en boucle et en continue pour débiter ses inepties.
(RIP) La France des Lumières.
@ +NEO-
Après le procès en richesse, le procès au physique...La grande classe ici !
Ah je me disais bien qu'une pique sur l'âge, l'aspect physique, la position sociale d'une femme compte bien plus que ce qu'elle est.
Débattez du fond Vertubleu, là avec vos sous-entendus vaseux vous vous disqualifiez encore une fois. Plein de hargne, de morgue et de certitude. Pauvre petit bonhomme, froissé par les paroles d'une femme. Ridicule petite opinion au ras de la moquette.
Finalement les psys ont raison il y a des hommes qui ont si peu d'esprit qu'il convient de tout rapetisser, salir, vilipender, mépriser pour se sentir exister. Pauvre, pauvre petit bonhomme. Allez grandissez un peu, combattez pour vos idées élégance, panache, humour et élégance ça cela nous changerai un peu.
Et RaGnagna et RaGnagna !!!
@ +NEO-
Sans intérêt. Comme je le disais !!!!
Après 74 commentaires divers, le sentiment que j'ai est que nous devons quand même beaucoup à ces femmes du genre E Badinter! Je m'explique.
Dans ces commentaires j'ai entendu pas mal de femmes se défendre, défendre leur position, leurs choix. Normal? L'auraient-elles osé il y a 20 ans? Ne seraient-elles pas restées silencieuses? Se disant: "A quoi bon, encore ces propos machistes!".
Mais j'ai aussi entendu des hommes défendre ces positions des femmes! Les choses se passant comme si, aujourd'hui, il y avait de plus en plus d'hommes à ne pas se sentir agressé par des paroles féministes, comme s'ils ne voyaient pas leur virilité contestée par ces "revendications" féminines! Et ça, c'est nouveau. Nous ne l'aurions sans doute pas entendu il y a seulement 20 ans! Et cela, c'est en partie à des E Badinter qu'on le doit!
Je pense sincèrement que l'auteur du billet ne s'attendait pas à ce que des hommes et des femmes défendent E Badinter, au delà de sa rigidité! Et avec des vrais arguments, pas de bêtes attaques ad hominen comme Vertubleu se plait à lâcher (en oubliant à quel point il se méprise lui-même en même temps!).
Alors, moi je dis: pour la majorité, bravo les femmes...et les hommes d'aujourd'hui. Et merci à certains défricheurs de chemins!
Ne pas apprécier le féminisme d'E. Badinter et de préférer d'autres voix (jamais médiatisées) du féminisme comme C. Delphy n'est pas une manifestation de machisme. Il a été dénoncé, pour ce qui me concerne, des connivences entre ses propos et ses intérêts de Présidente d'une multinationale.
C'est tout. Ni plus ni moins envers une femme qu'à l'encontre d'un homme qui serait dans la même situation.
Le féminisme n'a rien à faire d'un protectionnisme paternaliste !
Difficile d'être une femme dans nos sociétés d'homme ! Difficile d'être un homme sans avoir honte de certains propos tenus par la gente masculine. J'ai connu des auteurs de billets et de commentaires mieux inspirés. Mais dès qu'une femme ose quel déchaînement de médiocrités et de généralisations hatives !
Thierry,
Ne penses-tu pas que ce que tu qualifies de médiocrités et de généralisations hâtives correspondent à TA vision de la société? Pour ce qui me concerne, je n'ai pas eu ce sentiment! Si des femmes se croient obligées de redire des généralisations hâtives, n'est-ce pas parce que, pour elles, ces choses ne le sont pas?
Tu ne m'as pas lu attentivement ou je n'ai pas été clair, puisque tu me fais dire le contraire de ce que j'ai voulu dire. Médiocrité et généralisations hatives concernaient les commentaires condescendants de mes collègues hommes. Voir mon premier commentaire et mes interventions sur le fil de Jean-Claude Charrié.
Non, je ne m'attendais pas effectivement à un débat aussi médiocre, ni à ce que Elisabeth Badinter soit ainsi considérée (par les plus agés ?) comme une icône à ce point intouchable. La seule exigence que j'avais, vis à vis de quelqu'un que l'on qualifie de "philosophe" ET du service public, France Inter, concernait la rigueur intellectuelle et l'ouverture d'esprit.
Alors, je repose les deux questions, que je trouvais centrales, même s'il y en a d'autres (sur le voile par exemple) différemment :
1/ Est-ce que défendre l'écologie c'est forcément, comme le laisse entendre (en caricaturant, à mon sens, la pensée écologique) Elisabeth Badinter attenter aux droits des femmes?
2/ Est-ce que dire "l'allaitement maternel est globalement préférable pour la santé du bébé au lait reconstitué" est attentatoire aux droits des femmes?
J'aimerais maintenant que les personnes qui ont préféré me traiter de machiste plutôt que de pouvoir imaginer que leur "icône" pouvait avoir tort, 40 ans après ses premiers livres, abordent ces 2 questions.
Les idées, le fond, la rigueur, les arguments, il n'y a que cela qui m'intéresse, comme peuvent en témoigner je pense mes autres billets.
Pour l'instant; il n'y a que M.Philips qui ait répondu, au point 2, en allant plutôt à l'encontre de son icône.
Je n'ai pas écouté France Inter... J'arrive dans le débat comme une quille dans un jeu de chiens? tant pis.
1/ Est-ce que défendre l'écologie c'est forcément, comme le laisse entendre (en caricaturant, à mon sens, la pensée écologique) Elisabeth Badinter attenter aux droits des femmes ? Le "forcément" ment, forcément... mais qu'il y ait, dans les mouvements contemporains des manières de faire cesser le féminisme, tel qu'il a existé, je pense que c'est indéniable (E. Badinter, je crois, alerte). Par exemple, que la question se pose de savoir si une partie de la population peut exiger de l'autre partie qu'elle se voile, est la preuve que considérer que les femmes sont moins que les hommes est une position possible, peut se revendiquer, être mis au rang d'argument -même s'il est rarement formulé en ces termes- dans un débat : que l'on puisse débattre signifie que la question se pose. Si la question se pose, c'est que l'idée de l'infériorité féminine a droit de cité. Or, aujourd'hui, quiconque refuse d'en débattre sous le seul prétexte qu'il lui est impensable de soutenir qu'un être humain n'en vaut pas un autre, est traité de réactionnaire raciste. Je pense que les écologistes se font fort de débattre de tout. Dans le paysage politique et social, c'est peut-être bien dans ce camp que se retrouvent les esprits ouverts.
Il se peut que d'autres ressentent le besoin de ne pas -de ne plus- trop ouvrir leur esprit, puisque le risque devient alors grand, à force de tolérance, d'accepter ce qui ne doit pas l'être. C'est peut-être cela qu'E. Badinter vient nous dire? Avec une rigidité dont on n'a plus l'habitude? Comme un courage? Le combat des femmes pour leur égalité, au nom de la justice, touche, et a toujours touché, à des zones jugées peu glorieuses... Cette femme a raison si elle combat pour que la nature ne soit pas l'alibi de la domination. Qu'elle le dise en caricaturant les bras gentiment armés de cette domination, ce n'est pas si grave. C'est pour se faire entendre. Peut-être.
Thierry,
Oui, effectivement, j'ai compris le contraire, d'où mon étonnement, te connaissant! Milles excuses!
E. Badinter découvre que les femmes sont culpabilisées mais cela n'est pas nouveau et elles se culpabilisent toutes seules. C'est inhérent au statut de la mère mise sur un piédestal dans nos sociétés. Je crains que cela ne date de la Vierge Marie !
La mère parfaite n'existe pas et celles qui essaient de l'être sont redoutables. La mère "suffisamment bonne" dont parle Winnicot suffit amplement. Et puis si vous aviez rencontré toutes ces mères qui feraient n'importe quoi pour avoir un enfant vous comprendriez que ce n'est pas forcément la société qui pousse les femmes à être mères. Il faudrait juste un congé maternité plus long au choix et continuer à favoriser les pères à s'impliquer comme le congé maternité mis en place par Ségolène Royal qui voulait aussi un service public de la petite enfance.
isaure,
"E. Badinter découvre que les femmes sont culpabilisées" C'est bien mal la connaitre ou bien mal la comprendre que d'écrire cela! Il y a plus de 30 ans qu'E Badinter le dit que la société culpabilise les femmes!
Pour le reste, je vous rejoins complètement!
Oliv92, par Elisabeth Badinter interposée, vous posez bien le problème de l'épanouissement de la personne dans la cellule familiale d'aujourd'hui. Malgré des moments de bonheur indiscutables, j'ai davantage souffert que jubilé au quotidien dans ce domaine.
Le célibat de la femme vieilllissante a l'avantage de placer hors de cette horrible tension vécue presque constamment en couple avec enfant(s) : le manque de soin pour soi-même ou la culpabilité de trop prendre soin de soi au détriment de la cellule familiale...
Comme je me souviens des crispations énumérées ci-dessus, dans un sens ou un autre d'ailleurs, un jour une harpie féministe, tiraillée entre les droits du géniteur et mes droits de mère, de femme, le lendemain une mère Teresa, horrifiée de voir que l'intendance de la maison et le trait d'union constituent le socle de la vie commune, que tout le reste doit s'articuler autour vaille que vaille... Abasourdie de savoir que l'enfant ressent ce qui devrait être une vocation naturelle devenir une tâche difficile pour ses parents. De plus, craindre comme cadeau de remerciement, d'être un jour laissée pour plus jeune, l'homme a rarement de ces inquiétudes en procréant !
Elisabeth Badinter, toute bien née et tranchante qu'elle est lors d'interviews, n'a ni tort ni raison au fond. Elle défend toujours la féminité sortie de l'obscurantisme, celle du temps jadis, d'avant la contraception et de l'IVG. L'écologie dont elle parle est l'esbroufe actuelle je suppose, celle qui contraint le particulier exclusivement, autant dire un emplâtre sur une jambe de bois : tant que les industriels continuent à polluer, les avions à voler, les psychotropes à envahir les cours d'eau après digestion, l'écologie brandie comme grande cause de ce début de siècle continuera à laisser sceptique !
Luciole,
La "journée Badinter" aura au moins permis à des femmes comme vous de s'exprimer "au ras des pâquerettes": c'est rare sur Médiapart, merci. Je continue à penser que les femmes, globalement, "assument" mieux le quotidien que les hommes. Ne sont pas encore si nombreux les hommes capables "d'assumer une maisonnée" (enfants, loisirs, ménage, factures, repas, lessive, courses au super,... ) au delà de quelques jours, chose qu'un très grand nombre de femmes font pendant des années...en plus de leur métier!
M Philips, vous voulez-dire s'exprimer en tant qu'individu et tel que ressenti avec le recul ? L'instinct maternel et la fibre paternelle pourraient très bien faire débat à nouveau car on a changé d'époque.
Pour ma part, dès la naissance j'ai ressenti la proximité avec l'enfant tout de suite et ai eu tendance à barrer la route au papa, en droit fil de ce que j'avais vu de ma propre mère ! Au fil des semaines, débordée par le quotidien, j'ai relativisé grandement et laissé une place à mon compagnon auprès de sa fille, il a même davantage "assuré" au-delà de trois ou quatre ans et jusqu'à l'adolescence, où il a perdu les pédales tandis que j'assumais un peu mieux (pardon d'être aussi à ras les primevères, hein")...
Bref, ce fut un constant passage de relais, certes funambule par moments, mais notre famille (élargie, recomposée du côté parternel) est restée en bons termes au bout de l'épreuve, cela nous fait sourire à présent.
Jane Birkin dit dans son film très personnel "Boxes" que quand l'enfant "débarque" "tu n'as pas le mode d'emploi qui va avec"... C'est une aventure de toute façon : je conçois très bien que les hommes et les femmes très "maternantes" soient froissés d'entendre une jeune fille affirmer : "non je n'aurai sans doute pas d'enfant, je pourrais peut-être, mais l'inspiration me fait totalement défaut : en fait, je trouve beaucoup plus épanouissant de m'investir dans la musique".
Luciole,
Votre commentaire exprime bien le non "automatique" de tout ce qui touche à l'attachement de l'adulte (parent) pour l'enfant. J'ai connu une mère qui ne s'était sentie mère qu'au bout d'un mois. Avant, elle faisait ce qu'il fallait mais n'avait pas investi son enfant...qui en souffrait beaucoup en ayant un visage anormalement figé. Et il en est de même dans le règne animal: toutes les juments n'expriment pas le même investissement vers le poulain. Et pourquoi, finalement, ne pas accepter ce discours de cette jeune-fille: rien n'oblige une femme à désirer être mère!
Mais tout ce "ras des pâquerettes" reste, pour moi, essentiel et important!
Oliv92 vous aurez peut-être entendu les messages d'auditeurs de Là-bas si j'y suis, aujourd'hui à 15h, qui reprenaient nombreux ce que vous-même aviez ressenti et analysé?
Non, je n'étais pas coincé dans les embouteillages cet après-midi
Mais je viens d'écouter la balado-diffusion ! J'aime beaucoup l'auditrice qui parle de bonheur et de plaisir de faire à manger pour les gens qu'on aime (Isabelle, mère de 5 enfants, tous nourris au sein !!).
J'aime bien aussi l'auditrice qui demande "alors, il faut être noir pour parler du racisme? il faut être femme pour prendre la défense des femmes?"
Merci Axel, je me sens moins seul !
"la rigueur intellectuelle et l'ouverture d'esprit" : c'est aussi ce que j'attends de ceux qui prétendent vouloir faire avancer les choses en les analysant.
Mais de ce côté là, c'en est fini pour ce qui est des "grands medias.
L'écologie devient clairement, et malgré beaucoup de ses défenseurs honnêtes, l'instrument d'une régression sociale et sociétale. Les femmes en sont les premières victimes. Cela n'enlève rien aux urgences climatiques mais exige d'être clairvoyant sur l'instrumentalisation en cours. L'attaque justifiée de la sociéte de consommation en 1968 a accouché d'une société hyperindividualiste et hyperconsommatrice (voir comme dernier exemple le délire Ipad). Ne répétons pas les mêmes erreurs. Badinter peut nous y aider en pointant là où cela fait mal.
Comme dire "clairement" ne constitue pas le début d'une démonstration, je vais donner au moins 3 raisons pour lesquelles dire "écologie = ne pas jeter" et "ne pas jeter = aliénation des femmes " est tout simplement stupide.
1/ En réduisant ainsi le message écologique, E.Badinter se comporte comme tous les politiciens de droite (UMP + PS) qui critiquent l'écologie en disant "ils veulent nous faire revenir dans des grottes, nous chauffer au feu de bois et nous éclairer à la chandelle". Ce genre d'argument est tellement stupide quand on connait un tant soit peu la richesse de la pensée écologique, ou même lorsqu'on lit les programmes des partis politiques "verts", que s'en est déprimant de voir une "philosophe" les reprendre. Du coup, on en vient à penser qu'elle défend en effet son business, l'agence de pub, qui vivrait mal une baisse de la consommation (imaginaire) et une remise en question de la manipulation publicitaire pour nous faire consommer toujours plus.
2/ Que le message écologique (même caricaturé) puisse se révéler menaçant pour qui que ce soit est une grosse blague. Quelle partie du message écologique est aujourd'hui passé dans notre mode de vie?? A part les panneaux solaires et la taxe carbone avortée, on ne voit vraiment pas. Se focaliser sur les écolos, ou sur l'extrême gauche, ou sur la menace islamiste n'est malheureusement qu'une diversion, pour mieux faire oublier aux salariés, chômeurs, salariées et chômeuses que la vrai menace pour TOUS (pour les hommes, et encore plus pour les femmes), c'est l'acceptation de TINA (There is No Alternative), de la mondialisation non encadrée, des flux financiers incontrôlés. Evidemment, lorsque l'on vit des revenus du capital, on préfère agiter les deux chiffons verts (vert écolo et vert islamiste) pour éviter d'avoir à parler de la répartition des richesses et de la menace qu'elle pose pour la démocratie.
3/ C'est quand même fort de café se s'attaquer aux partis verts concernant l'égalité homme femme, alors que ce sont sans doute les partis politiques ou les femmes sont les mieux représentés.
=> pour au moins 3 raisons, les attaques de Elisabeth Badinter sur l'écologie sont d'une malhonnêteté intellectuelle totale.
Je n'ai pas entendu E Badinter (j'aurais fermé la radio, vu ce que vous nous avez dit, Olivier !).
Mais j'ai entendu Cécile Duflot ce midi (France Culture), plutôt surprise d'être prise à partie comme ça.
Et sinon, je suis bien d'accord : il y a une offensive actuellement pour occulter le problème de "la répartition des richesses et de la menace qu'elle pose pour la démocratie".
Je dirais même, uen offensive pour défendre les "riches de gauche" !
Mais pas de quoi se laisser impressionner.
Merci beaucoup Fantie pour vos commentaires, ils me font (comme souvent) chaud au coeur.
Je note que vos 3 points ne répondent en rien à mon commentaire caractérisé de stupide. L'avez-vous lu ?Je le réécris.
L'écologie devient clairement, et malgré beaucoup de ses défenseurs honnêtes, l'instrument d'une régression sociale et sociétale. Les femmes en sont les premières victimes. Cela n'enlève rien aux urgences climatiques mais exige d'être clairvoyant sur l'instrumentalisation en cours. L'attaque justifiée de la sociéte de consommation en 1968 a accouché d'une société hyperindividualiste et hyperconsommatrice (voir comme dernier exemple le délire Ipad). Ne répétons pas les mêmes erreurs. Badinter peut nous y aider en pointant là où cela fait mal.
J' aimerais savoir si Mme Badinter a eu des enfants .Ce qui m' a le plus frappé dans ses propos , au dela des discussions un peu stériles sur les avantages comparés de l' allaitement au sein et de l' allaitement au biberon qui sont des vieilles lunes , ce qui m' a le plus frappé donc , est que cette dame a affirmé , comme ça , tout à trac , que l' instinct maternel n' existe pas . D' ou tient elle ça ? Est ce sa propre experience dont elle fait une généralité ?
artnaif,
"Elle se marie, à 22 ans avec Robert Badinter, qui deviendra garde des Sceaux sous Mitterrand et fera voter l'abolition de la peine de mort. Au moment où le MLF germe en France, Elisabeth pouponne. «J'ai eu trois enfants en trois ans et demi, entre 1966 et 1970, tout en passant le concours du Capes. Deux fois, j'ai accouché entre l'écrit et l'oral.»
Pour ce qui est des interrogations d'E Badinter sur l'instinct maternel, il faut lire son livre "L'amour en plus". Sa conclusion n'est que le fruit d'une recherche historique fouillée. Il n'est pas question de nier cet instinct mais de dire simplement qu'il est plus ou moins développé chez chaque femme, qu'il n'a rien "d'automatique". Nuance, nuance!
Madame Badinter a eu si je ne me trompe trois enfants. Quant à la question "d'où tient-elle ça" je signale, tout en étant souvent assez critique sur ses travaux, qu'elle travaille depuis trente ans sur la question et qu'il faut pour répondre à votre question lire ses ouvrages, fort intéressants, même et surtout peut-être, pour ensuite débattre.
Si l'instinct maternel existait vraiment partout et toujours, y aurait-il maltraitance , hommicides, dénis de grossesse etc? Les choses humaines sont très complexes. Et moi-même en écrivant ceci je m'en veux car je contribue à la réduction du débat.
Marie,
"Et moi-même en écrivant ceci je m'en veux car je contribue à la réduction du débat " Pas du tout, car dire que les choses sont complexes, c'est remettre la discussion au cœur du débat et mettre de côté tous ceux, trop nombreux à mon point de vue, qui ont exprimé des positions trop tranchées! Bien à vous
Je ne cherchais pas à créer une polémique - j' en suis bien incapable , n' ayant jamais rien lu de Mme Badinter - je posais simplement une question .
Tout de méme , entendre affirmer à 8h45 du matin sur France -inter , sans autre développement , que l' instinct maternel n' existe pas interloque quelque peu . Je vais donc me documenter plus avant .
je me permets de signaler mes commentaires sur l'instinct maternel et la spécificité humaine, placés à la suite de l'interview de Sarah Hrdy.
Mme Badinter touche au socle sacré : la maternité. Quelque chose comme la part féminine du Pouvoir.? Nul doute qu'il va lui en cuire et que la chasse est ouverte (une de plus !)...
kairos,
J'irai même plus loin: c'est presque, au delà de la maternité, le droit à parler qui est parfois mis en cause !
Oui, c'est sûr qu'avec une journée complète sur France Inter dédiée à sa cause, et une agence de pub, son droit à parler est gravement menacé.
Il y a des féministes qui sont dans l'opposition/guerre hommes contre femmes.
Leur conception du pouvoir est masculine: ils veulent transférer ce Pouvoir masculin, détenu par les hommes, ils veulent les en déposséder et le donner aux femmes.
Pour eux, il y a les oppresseurs (les hommes) et les opprimés (les femmes).
Et il y a les féministes qui ne fonctionent pas dans l'opposition d'un sexe contre l'autre. Pour ces féministes-là, ce sont également les hommes et les femmes qui sont opprimés et perdus dans le vieux système du Pouvoir Masculin.
Pour eux, conserver ce Pouvoir Masculin tel quel, en le donnant simplement aux femmes, reviendrait à ne rien changer au problème.
Pour eux,
il faut travailler à rendre son caractère féminin au pouvoir afin de le rendre enfin équilibré: 50% masculin, 50% féminin
(au lieu des 100% masculin actuels).
La maternité, bel exemple de la part féminine du pouvoir, selon eux il ne faut donc surtout pas la discréditer, la refuser ou la faire passer derrière des revendications d'indépendance etc, aller jusqu'à chercher à faire passer avec bien trop de puissance des trucs comme "l'instinct maternel n'existe pas".
Selon eux,
la maternité, il faut au contraire l'imposer comme incontournable et centrale, comme d'autres aspects de la vie très féminins qui sont, eux aussi, trop mis entre parenthèses dans notre modèle trop masculin.
Au lieu de conserver le Pouvoir tel quel, uniquement Masculin donc déséquilibré, imbécile et inhumain, et de simplement le faire passer des hommes aux femmes,
il nous faut changer la nature du pouvoir: lui rendre ce qui lui manque, sa part féminine, afin de le rééquilibrer.
Un tel pouvoir, équilibré, beaucoup plus féminin que le machiste actuel,
serait bien entendu géré tout naturellement beaucoup plus facilement par les femmes, donc on assisterait à un rééquilibrage général, avec par exemple une disparition du problème de la non-parité, et beaucoup d'autres aspects de la vie normale en société, certain très vitaux et centraux mais que depuis notre vision actuelle machiste incroyablement tronquée et déséquilibrée nous ne pouvons même pas encore imaginer.
Mon problème avec Badinter,
c'est qu'elle semble renoncer à la féminisation du pouvoir, et ne vouloir que conserver le pouvoir masculin tel quel.
Son combat avait beaucoup de sens aux temps où on ne pouvait pas penser autrement que selon "le filtre masculin", le seul disponible à l'époque.
Ces féministes-combattantes ont apporté une immense contribution, nécessaire et vitale, qu'elles en soient éternellement remerciées et louées,
oui mais aujourd'hui,
voilà il faut passer à l'étape suivante.
Je n'ai pas entendu le débat.
Les idées évoquées démontrent à l'évidence que Mme Badinter est un personnage "clivant", comme on dit.
Le problème à mon humble avis, c'est que dans un monde où les hommes n'en sont pas, il est difficile de faire leur place aux femmes.
Sinon j'aime beaucoup l'idée de ne pas devoir confondre entre parité et égalité.
Avec la bande d'hypocrites qui règne à tous les étages des grandes mangeoires de tous les horizons, c'est à ne pas oublier.
Pas bien clair votre post Passifou ; "confondre entre " ça ne veut rien dire .
Oui, j'avais modifié la phrase, mais je n'ai pas effacé correctement avant d'envoyer...C'était "confondre parité et égalité", qu'il fallait lire, bien sûr...
Je m'en vais immédiatement faire seppuku derrière la maison, et dédier mon sacrifice et mes tripes sanguinolantes aux mânes des académiciens morts d'apoplexie à la lecture de Mdp.