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Wikileaks : renaissance du journalisme ou imposture médiatique ?

Pour les assoiffés d’investigation journalistique, Wikileaks est le canal médiatique hype du moment. Depuis quelques semaines, le site d’information participatif est sous les feux des projecteurs pour avoir balancé sur la place publique plus de 90 000 documents internes sur les opérations de l’armée américaine en Afghanistan. Cautionné et repris en exclusivité par un trio de médias chevronnés et renommés (The Guardian, Der Spiegel et The New York Times, excusez du peu !), Wikileaks a soudainement gagné ses galons de journaliste enquêteur là où il apparaissait jusqu’à présent comme un ovni éditorial faisant certes bouger les lignes de l’information mais aux intentions parfois difficiles à cerner.

Fondé en décembre 2006 par Julian Assange, ce site entend révéler au public des vérités sensibles ou estampillées « confidentiel défense » qu’institutions, entreprises et médias classiques s’échineraient à bâillonner. Avec le récent coup d’éclat des « warlogs » américains sur l’Afghanistan, le démiurge de Wikileaks joue maintenant dans la cour éditoriale des grands. A tel point qu’il est célébré par d’aucuns comme le nouveau héraut de la démocratie et de la transparence totale. Mi-août, il fut ainsi invité à s’exprimer sur le reportage d’investigation devant les étudiants de la prestigieuse école de journalisme de l’université de Berkeley en Californie. Autre signe d’adoubement institutionnel : Julian Assange écrit des tribunes éditoriales pour le quotidien suédois Aftonbladet. Enfin, il reçu de la branche britannique d’Amnesty International, le Prix des Médias pour saluer son œuvre de défense des droits de l’Homme.

Julian Assange est désormais le tribun qu’on s’arrache pour parler journalisme, investigation et censure dans les colloques les plus prestigieux ou celui qu’on cite volontiers pour parler de liberté de l’information. Cet engouement pour ce justicier épris de transparence suscite pourtant quelques questions épineuses et non des moindres. N’est-on pas au final en train de propulser un peu vite l’énigmatique Julian Assange en preux chevalier des temps éditoriaux ou nouvel Albert Londres des réseaux numériques ?

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Tous les commentaires

Le seul fait que le Pentagone conçoive Wikileaks comme un danger pour ses petites affaires devrait convaincre de la qualité des informations diffusées.

Après, le problème est la quantité de ces informations. Trop nombreuses (et généralement en anglais), elles interdisent un accès direct. Si bien que les journalistes ont encore un travail : traiter la masse d'information. Malheureusement, il semble qu'ils préfèrent "enquêter" (recueillir les infos sur le net, ce que tout un chacun peut faire) sur Julian Assange que se lancer dans la tâche ingrate d'aller chercher les pépites dans les dizaines de milliers de dossiers divulgués.

Mais lorsqu'on considère qu'une ONG est "respectable" (RSF -sensée défendre les journalistes ) parce qu'elle dénonce qu'une agence d'info fasse son boulot, il faut pas trop en demander aux journalistes.

Le point de vue de Reporter Sans Frontière est néanmoins intéressant : l'ONG considère que l'info doit se taire à partir du moment où la vie d'un allié des forces d'occupation est en jeu. Il ne lui vient pas à l'esprit que dénoncer les crimes de la guerre pourrait faire cesser la guerre. Mais pour cela, il faudrait encore que les infos soient diffusés, autrement dit que les journalistes fassent leur boulot... Continuez vos petits investigations, vous m'intéressez.

Se contenter de "balancer" de l'information sans la décortiquer, n'est certainement pas du journalisme.

Qu'aurait-on dit de Mediapart diffusant les enregistrements Bettencourt dans leur intégralité (respect de la vie privée), sans explication du contexte (interprétations multiples et divergentes de l'information en fonction du passif du lecteur) et sans recherche approfondie sur les questions soulevées ?

Wikileaks n'est qu'une source d'informations non vérifiables et donc, sans journaliste garant de l'éthique, potentiellement dangereuse.

Le DONC de votre derniere phrase est une logique qui me dépasse. Les journalistes sont pour la pluspart des rigolos sans aucune déotologie.

_ font par feneantise des C/C de dossier de presse de lobby

_ monte en mayonaise du neants pour vendre leur articles croustillant.

_ ne comprenne rien et ne verifie que la surface des choses ( quand ils ont le temps ! ).

 

Si vous etes temoins d'un crime, allez-vous demander à un journaliste de vous accompagner au commisariats pour rendre vos propos credibles ?

 

NON ! et bah Wikileaks c'est pareil, ils balance toujours des infos absoluments fiables, car c'est leur carte visite. A la moindre Intox ils serraient décredibilisé.

Et les scandales révélés grâce à Wikileaks, on n'en dit rien ? Et l'indépendance de Wikileaks ? Et le fait que les documents révélés puissent être, justement, décortiqués par des journalistes, rien ?

Et les accusations de viol aussitôt retirées par les autorités concernées...et qui continuent malgré ce coup bas à faire la une sur une chaine française privée il y a moins d'une heure !

Il dérange ce garçon...il est d'ailleurs sous protection et Wikileaks vient de sortir des documents totalement secrets sur l'affaire Dutroux en Belgique...

Avec une facilité déconcertante...rien n'est donc inaccessible.

Il ne prétend pas faire du journalisme mais donne en pâture des infos brutes, sensées ne jamais sortir.

C'est populiste, génant ... parfois utile, on attend qu'il nous dévoile des tas de choses sur la France et sa classe dirigeante???

En ce qui concerne les derniers documents sur "l'affaire Dutroux", c'est le fait que tout est donné à l'état brut, donc pouvant mettre en cause de simples témoins.

Je suis très partagée mais il dérange et les accusations de viol aussitôt retirées plus les menaces physiques montrent aussi que Washington n'a probablement pas apprécié les documents sur l'Afghanistan.Tranquile

Les documents de l'affaire Dutroux étaient déjà sur 2 DVD, et ne contenaient que des listings des personnes interrogées, sans le contenu des interrogatoires eux-mêmes.

Par contre plein de gens qui n'ont rien à voir dans cette affaire, après enquête, ont leur nom sur internet.

Vous appelez ça du journalisme?

Personne n'a dit , surtout moi...que c'était du journalisme.

Y compris le principal intéressé!

 

Dont acteSourire

Oui,ce grand journaliste, l'auteur de cet article, aurait du ajouter que Julian Assange etait un pervers sexuel et, pourquoi pas un troskofaciste. Allons Mediapart, ne vous trompez pas d'ennemi...

Il faut voir Wikileaks comme un produit de susbtitution. La place qu'occupe Wikileaks est celle qu'aurait dû occuper une démocratie transparente envers ceux qui sont censés avoir le pouvoir, c'est à dire le peuple. Cette place aurait dû se concrétiser par des journaux d'investigation comme Médiapart, qui se seraient concurrencés dans la chasse à la vérité (et non à la rentabilité, au buzz). Wikileaks démontre que la vérité est accessible à tous les media, si ceux-ci prenaient la peine de la chercher. Puisse Wikileaks faire émerger un nouveau type de media, plus transparent et donc plus démocratique.

Bien que Wikileaks révèle des choses qui auraient fait soulever un peuple éveillé (notamment la stratégie pour convaincre les français de soutenir la guerre en Afghanistan), nous nous endormons sur des questions qui, bien qu'elles soient pertinentes, n'en restent pas moins secondaires au vu du fond des révélations de Wikileaks.

Bien, à part les cheveux platines, on ne trouve pas grand chose dans ce billet. Tant de lignes pour des cheveux platine, n'est-ce pas donner trop d'importance à l'esthétisme?

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