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May

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L’avenir du Mouvement Démocrate se préfigure-t-il dans le Rhône ?

L’avenir du Mouvement Démocrate se préfigure-t-il dans le Rhône ?

Je suis un simple militant adhérent de la première heure du Modem. Avec d’autres, de tous horizons nous avons rejoint F. Bayrou sur un projet humaniste pour faire de la politique autrement.

J’ai assisté au démarrage du Modem, quand au même moment Anne Marie Comparini que j’ai soutenue alors était défaite lors des dernières élections législatives. Dans le proche entourage d’Anne Marie Comparini, certains se sont crus trahis invoquant un manque de soutien, et ont promis vengeance.

Ce sont ceux là qui ont se retrouveront ensuite déterminés à tout faire pour « arriver » en œuvrant contre le Modem départemental et contre François Bayrou, en faisant campagne aux municipales contre les listes du Modem investies par François Bayrou et aux cantonales contre les candidats soutenu par le Modem du Rhône et ses militants. Ils ne seront ni exclus, ni suspendus par la commission disciplinaire saisie sur ces faits, contrairement aux engagements définis et pris à Villepinte.

Renforcés ainsi dans leur démarche de destruction du Mouvement Démocrate, ils se sont tenus à l’écart de la vie du Modem du Rhône et ont préparé ce qui s’appelle leur retour. Techniques et rouages éculés mais bien rodés. Approcher les élus régionaux et locaux ex UDF sortants qui se sont tenus jusque là à l’écart du Modem pour leur proposer une alliance, pour s’auto assurer la reconduite de leur poste avec l’aide et le soutien des structures régionales aux mains des socialistes élus de la région, soutenus par Gérard Collomb. Ce dernier avait déclaré il y a quelques mois : «Le PS, leur dit-il en substance, je vais le dynamiter. Je vais faire comme j’ai fait pour la droite et le Modem à Lyon : je vais le tuer.» L’alliance avec les frères ennemis déclarés du Modem alliés dans ce combat avec l’UMP.

Ce groupe décide alors de prendre en « otage » un électron libre paré de sincérité et d’un crédit inattaquable pour avoir soutenu le Modem à sa création : Azouz Bégag. Mais voilà qu’après avoir jeté l’éponge celui-ci après avoir soutenu les listes de Gérard Collomb aux Municipales a disparu complètement du Modem du Rhône depuis cette date. Disparu ? Oui, sauf dans les salons ? Là où l’on poursuit la vieille politique que le Modem s’était promis de changer.

La politique de la future assemblée régionale s’est alors décidée à Paris, là où les réseaux dans la mouvance des anciennes instances politiques, proches des socialistes ont réfléchi à un plan pour tenter de détruire la Fédération, élue par les adhérents du Rhône, et restée malgré toute sortes de tentatives de déstabilisation profondément ancrée dans la fidélité et le soutien à François Bayrou.

Les réseaux ont bien œuvrés pour cacher leur absence de programme derrière une personnalité médiatique qui est tout le contraire de ce à quoi les électeurs du Modem s’étaient préparés, attendant une autre politique qu’un pastiche de médiatisation people.

Mais il n’est pas exclu que les adhérents aient voulu faire confiance à ce qui nous a été présenté comme le choix de l’authenticité par F. Bayrou. Cependant où sont les chiffres du résultat en voix de cette consultation ? Non pas en pourcentages. Pourcentage pour toute la région sur quelle base chiffrée ? Qu’en est-il des départements, le nombre de votants, etc.…une simple transparence démocratique. Ce qui ne fait pas le même résultat.

Mais le résultat est là, et entériné, et c’est sur cette validation que débute dans la presse, non pas une campagne du Modem, mais un flot de déclarations anti-Modem de la bouche même de notre tête de liste qui refuse le dialogue, qui décline les invitations de la presse à un débat télévisé des têtes de liste, qui décline les invitations à la concertation de la part du Bureau Départemental et qui distribue les bons et mauvais points. Tête de liste qui revendique sa « désignation » par les militants et qui dans le même temps rejette la Fédération élue par les militants sous la supervision d’une commission de contrôle mandatée avec un médiateur. La campagne est partie en Rhône-Alpes sauf pour le Modem dont la tête de liste tire sur tout ce qui bouge, conseillée en cela par les conseillers spéciaux « affiliés » au Parti Socialiste et aux soutiens de la liste de Modem de droite aux municipales.

Tout cela ne fait que confirmer que Lyon berceau centriste, ville pilote de l’UDF, et creuset du Modem reste plus que jamais la référence dans la vie politique française, une ville-test : ce qui se passe aujourd’hui en Charente maritime eten Haute-Normandie et Languedoc-Roussillon a déjà eu lieu à Lyon, les sanctions ne sont pas tombées, et pour comble ceux qui ont alors trahis se trouvent investis.

Nous avons affaire aujourd’hui à un groupe de conseillers d’Azouz Bégag qui sont des politiciens secrètement hostiles à notre président Bayrou, hostiles à la fédération, et dont certains se sont associés dans le soutien à Christophe Geourgeon pour contrer la candidature d’Azouz Bégag lors des municipales. Je pourrais en écrire encore bien long sur ce qui ressemble à une mort annoncée de ce qui porta tant d’espoirs : faire de la politique autrement.

Une révélation pour moi en guise de conclusion : je viens de comprendre pourquoi F. Bayrou tenait tant à son amitié avec Michel Mercier, même si celui-ci n’a pas voulu du Modem dans le Rhône il n’a pas trahi F. Bayrou. A. Begag a été pressenti pour sa loyauté envers ses amis, mais ses amis eux n’ont pas la même loyauté, gardez vous aussi à gauche François!

Tous les commentaires

 

L'avenir du Modem est incertain et bien fragile puisqu'il est à nouveau dans les mains de politiciens bien rodés aux anciennes pratiques UDF, abhorrées par les primo-adhérents.

 

 

Des nouveaux adhérents du Modem, pour la plupart primo-adhérents d'un mouvement politique, sont tombés de haut à l'occasion de la préparation des élections régionales.

Avec stupeur, ils ont vu revenir le clan des politicards UDF, ceux qui s'étaient éloignés de Bayrou en 2007 et qui, de plus, s'étaient vantés d'avoir voté pour Sarkozy au 2° tour des présidentielles 2007. Les revoilà donc, après avoir disparus pendant deux ans. Bien sûr ils n'ont participé en rien à la construction du MoDem puisqu'il n'y ont pas adhéré pendant ces trois dernières années. Ils se contentaient certainement d'observer l'indice de popularité du Mouvement Démocrate dans un contexte politique devenant de plus en plus défavorable au gouvernement actuel. Aujourd'hui, ils rejoignent le Mouvement Démocrate en y adhérant à la veille des régionales pour demander une investiture tête de liste départementale! La main sur le coeur, ils jurent leur appartenance aux valeurs du Modem. Bayrou les adoube et les investit à l'encontre de la désapprobation de militants départementaux ! ! ! Ces derniers ne sont pas dupes des parachutages d'opportunité de ces carriéristes politiques locaux. Dégoûtés par ces pratiques avalisées par le Bureau national Modem, les adhérents fuient, ils démissionnent. En effet, le Modem est loin d'appliquer les principes de faire de la politique "autrement".

Que dire de cette pseudo-consultation des adhérents servant à "entériner" les candidats choisis par le siège national ? pour moi, c'est comme une consultation de gentils soldats "crétins". Les chiffres du résultat en voix sont masqués par des pourcentages de maquillage dont on ne tire aucune analyse dans les départements quant au nombre de votants et au nombre d'adhérents.

 

Je suis d'accord avec vous, OSGDP, la politique du Modem régionale se décide à Paris, là où sont bien ancrés les "réseaux des anciennes instances politiques" qui raisonnent plus que jamais en UDF, peu regardante sur les pratiques politiciennes de combines. Rien d'innovant donc, malgré les belles promesses de Bayrou en 2007 de construire "un parti politique différent des autres"! Le MoDem, c'est l'UDF ravigorée! Regardez: au siège national, ils sont tous de l'ancienne école et ils continuent d'oeuvrer dans leurs anciens réseaux.

Alors, qu'en est-il de l'avenir du Modem? actuellement, à la veille des Régionales, il est en implosion pour tous les manquements de promesses et de démocratie interne, pour toutes les bidouilles politiciennes et pour le flou de sa stratégie dite "centriste". C'est curieux, en 2007, le mot "centriste" était banni au Modem. Il fallait parler d'un "autre" mouvement politique. Depuis un an, Bayrou a repris le mot et définit lui-même le Modem de "centriste", le cul entre deux chaises, ménageant les tendances internes gauches et droites, godillant de l'un à l'autre sans visibilité de cap défini.

Le Modem n'est que le résultats raté de la chirurgie plastique d'une vieille UDF qui a voulu rajeunir son visage politique. Un trompe-l'oeil en quelque sorte! Un trompe-couillon pour le nouvel adhérent.

L'UDF a voulu redorer son blason et sa trésorerie en appâtant des primo-adhérents trop crédules (80 000 adhérents en 2007-combien en 2010?). Malheureusement, le mutant Modem-UDF n'a pas changé de culture politique, car Paris n'a pas su moderniser son raisonnement. Le naturel revient toujours au galop.La chirurgie plastique ne marche que pour l'apparence. Pour les primo-adhérents Modem, l'illusion n'a pas duré longtemps. Ils quittent un Mouvement Démocrate qui n'en porte que le nom . Le plus grave est qu'ils ne feront jamais plus confiance aux politiques et aux promesses de la "politique AUTREMENT". C'est dévastateur.

Alors, pas étonnant que l'opinion publique désaffectionne les professionnels de la Politique, assimilés plus que jamais à des politiciens qui n'oeuvrent que pour leur fond de commerce, mais certainement pas pour l'intérêt général, celui de la France.

 

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