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En France c'est l'austérité nous dit-on ! Au Sénégal c'est carrément la bamboula pour le gouvernement pléthorique de Wade

Si en France on parle d’austérité, la réalité est autre au Sénégal. On semblait jusqu’ici se diriger vers la réduction du nombre de fonctionnaires, alors que la logique de bonne gouvernance aurait plutôt voulu qu’on réduise le nombre de ministres.

Tenez par exemple un ministère comme celui d’Awa Ndiaye ( Ministre d’Etat, Ministre du Genre et des Relations avec les associations féminines africaines et étrangères ). Qui y comprend quelque chose ? Un pan du ministère de Karim Wade, les transports aériens, n’y aurait-il pas mieux valu le regrouper avec les Transports terrestres et Transports ferroviaires de Madame Nafy Diouf Ngom ; ou alors le Ministère chargé des Ecovillages, des Bassins de rétention, des Lacs artificiels et de la Pisciculture de Monsieur Babacar Ndao …

Là n’est pas le seul problème, l’autre grand est qu’il faut doter tout ce monde : ministres d’Etat, ministres, ministres délégués, ministres conseillers, de véhicules, carburants, gardes du corps, chauffeurs, téléphones, mobiliers de bureaux, sans parler de la pléthore de conseillers, … L’autre catastrophe, c’est le coût du téléphone pour le contribuable sénégalais qui dépasse le milliard.

Wade et ses Ministres ne connaissent pas, vous l'aurez compris, l'austérité.

Les yeux rivés sur un troisième et dernier mandat à l’âge de 86 ans, le président Wade a élargi son gouvernement, uniquement aux femmes acquises à la cause de son fils, Karim. Mais, le contribuable sénégalais devra débourser plus de 6 milliards par mois, pour l’entretien de ses 41 ministres, soient 120 milliards avant la prochaine élection présidentielle.
Le contribuable sénégalais sera obligé, par son président de s’échiner davantage. Car, en dehors de la location de jets privés au profit du fils du président, le ministre d’État Karim Meïssa Wade, les 41 ministres que le chef de l’État vient de nommer vont coûter, au minimum, par mois et par ministre 150 millions de francs Cfa ; le Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye non compris, soient 6 milliards 150 millions par mois.
Dans les détails, chaque ministre perçoit par mois, au minimum, 2 millions, dispose de 1000 litres de carburant, de 500 000 francs de frais de logement, de 250 mille francs pour ses coups de fils ; sans compter l’enveloppe, mensuelle que lui remet le président Wade, les salaires et avantages de son directeur et de son chef de cabinet et ses 3 conseillers « techniques ». On devait dire « politiques ».
Le président Wade va saigner le contribuable sénégalais, pendant que l’État ne trouve toujours pas les 12, 5 milliards de francs Cfa, représentants le minimum pour que les paysans, qui ont toujours entre les mains leurs récoltes de l’année dernière, puissent faire face à l’hivernage, qui s’est installé dans la quasi totalité du pays. Abdoulaye Wade va imposer plus de 6 milliards mensuels pour payer ses ministres, pendant que les hôpitaux du pays se meurent, tout comme ses écoles et universités. C’est à se demander si pour de tels choix, Me Abdoulaye Wade qui entend dégraisser la fonction publique, après avoir mis à genoux les opérateurs économiques du pays, pourra, objectivement, disposer d’un troisième mandat en tant que président du Sénégal.

Rappel : 1 euro = 655,957 F CFA

Mais avec quel argent financent-ils tout cela me direz vous ? En bien en grande partie grâce à l'argent envoyé par les émigrés sénégalais. Nous y reviendrons en détails...

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Merci de toutes ces info!

Continue, camarade, le vieux monde est derrière toi!!!!!

Mais les dépenses ministèrielles, la boulimie wadesque, le clientelisme avéré de son mode de gouvernement, sa philosophie de toujours plus toujours plein les poches, n'est, finalement, que faute morale, péché, prévarication et népotisme. Elle ne doit pas faire oublier qu'elle est autrement plus dangereuse et mortelle en ce sens qu'elle a rompu avec le pacte laïc de Diouf et de Senghor en s'alliant avec les mourides en faisant du Président de la République un talibé comme il se définit lui-même lors des condoléances au vieux sage Saliou Mbacke, khalife, décédé. Inaugurant ainsi comme dit Mbaye un bi céphalisme délétère.

6 milliards pour nourrir 41 ministres,12 milliards pour nourrir au minimum la population paysanne : le choix semble avoir été fait sans scruples aucun.

" Les yeux rivés sur un troisième et dernier mandat à l’âge de 86 ans, le président Wade a élargi son gouvernement, uniquement aux femmes acquises à la cause de son fils, Karim."

Il prépare donc la succession de son fils- après son troisième mandat (ou pendant, on ne sait jamais).

 

Et comment le pays prend-t-il tout cela ?

Y a t-il un soutien africain hors frontière pour ce président, et plus largement, un soutien international ?

Le pays prend cela très mal Fantie mais le peuple est maintenu dans un état de misère et de peur tels qu'il ne peut oui n'ose manifester son ras le bol.

 

Sur un plan international, je crois que Wade a perdu l'estime et le soutien dont il bénéficiait au début de l'alternace démocratique qui l'a vu se succéder à Abdou Diouf. C'est pourquoi il est obligé d'inventer de nouvelles taxes toutes les plus iniques et anticonstitutionnelles, les unes que les autres qui font peser sur le sénégalais moyen un fardeau énorme.

Tout le monde a compris maintenant que c'est un véritable danger pour le Sénégal et la sous région. je ne vois guère que les asiatiques lui accordé un crédit.

On sait que les chinois ne sont guère regardant quand il s'agit de bonne gouvernance. Ils ne sont intéressés que par faire des affaires, trovuer des débouchés pour leur pacotille et pomper les richesses naturelles.

Voilà un autre débat sur lequel nous reviendrons certainement.

 

Quand à son fils Karim, il ne perd rien pour attendre. Il peut profiter tranquillement pour le moment des centaines de milliards mis à son profit mais le temps de rendre des comptes vient tôt ou tard... car il ne sera jamais président légitime du Sénégal même si il exerce une influence énoorme sur la marche des afaires du pays par la faute de son père qui l'a promu à des responsabilités ministérielles iméritées et usurpées.

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