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Le nouveau monde arabe, entretien avec Denis Bauchard

Ancien diplomate, ancien président de l'Institut du monde arabe où il fit un travail remarquable de remise en ordre et d'ouverture de l'institut avant de devoir quitter ses fonctions pour placer un responsable politique inoccupé, Denis Bauchard actuellement maître de conférences à Sciences-Po et consultant auprès de l’IFRI est l'un des meilleurs spécialistes de la région. Dans Le nouveau monde arabe* il fait un tableau à la fois historique et économique politique et géostratégique du monde arabe avec des tableaux particulièrement clairs. Lui qui a été enseignant sur le tard, montre un réel sens de la pédagogie. Du rôle des États-Unis à la relation monde arabe / Occident passant et le double sentiment de fascination et de défiance existe entre eux, en passant par les conflits persistants, ce livre est l'un des meilleurs écrits sur le sujet.

 


 

1. Il y a eu une floraisonde livres sur le monde arabe, pour autant la méconnaissance de cette région reste énorme, comment l’expliquer ?

La relation entre la France et le monde arabe est passée le plus souvent par des clichés, où l’émotion l’emporte sur la connaissance. Un historien américain, John Tolan, cite dans son livre sur les « Sarrasins », c'est-à-dire les Arabes, des propos particulièrement désobligeants, tenus au Xe siècle et que l’on retrouve aujourd’hui dans la bouche de certains responsables politiques français. Cette méconnaissance et cette défiance à l’égard du monde arabe se sont accentuées récemment : elles tiennent en particulier au fait que la France a occupé plusieurs pays arabes durant la période coloniale, que les processus d’indépendance ont été parfois très douloureux et que les plaies, en particulier pour l’Algérie, ne sont pas encore cicatrisées. Le fait que le terrorisme qu’a connu la France était principalement commis par des ressortissants de pays arabes a joué dans le même sens. Certes, les touristes français représentaient, tout au moins jusqu’au déclenchement des printemps arabes, une part importante des visiteurs, notamment en Tunisie ou en Egypte. Mais des séjours touristiques n’apportent pas une véritable connaissance des pays visités. Cependant, il y a également une réelle fascination pour ce monde arabe qui nous est proche. Le succès de l’Institut du monde arabe qui, certaines années, reçoit plus d’un million de visiteurs en témoigne. De même la floraison des livres publiés depuis le déclenchement des printemps arabes, au départ accueillis avec sympathie, est sans équivalent dans les autres pays européens, où les parutions ont été très limitées. Elle est également un bon indicateur de cet intérêt qui, espérons-le, pourraient déboucher sur une meilleure connaissance de ce monde complexe, car les idées simples ne suffisent pas pour se faire une opinion. Tel est le but de mon livre qui vise à replacer les révolutions arabes dans le contexte d’un monde qui est confronté à de multiples défis - politiques, économiques, sociaux, sécuritaires - préexistants comme à des situations de crise persistantes, en particulier en Irak, au Liban, en Palestine ou au Yémen..

 

2. Quel bilan tirez- vous des révolutions arabes un an après leur déclenchement ?

Il ne peut s’agir que d’un bilan provisoire. Après l’euphorie des premières semaines – grâce à un effet domino tous les pays arabes allaient devenir des démocraties modernes et laïques – il est apparu que ce printemps connaissait des évolutions très différenciées selon les pays. En effet par delà les éléments d’unité du monde arabe, les vingt deux pays qui le composent connaissent des situations politiques, économiques et sociales très différentes. Entre le Qatar et le Yémen, il y a non seulement des niveaux de richesse considérables mais des structures politiques et sociales et des systèmes économiques qui ont peu de rapports entre eux. Dans un souci de simplification, on peut distinguer quatre scénarios d’évolution : dans un certains nombre de cas, la révolution se poursuit et une véritable libération s’est produite, notamment dans l’expression des opinions, comme en Tunisie, en Egypte ou en Libye. Dans d’autres cas, on se trouve dans des processus de réforme contrôlé et limité comme au Maroc, en Algérie ou en Jordanie. Une troisième situation, dont nous parlons au quotidien, est celui de la violence, avec la Syrie qui bascule peu à peu dans la guerre civile. Enfin, et il s’agit essentiellement des pays arabes du Golfe, l’ordre règne, tout au moins pour l’instant. En fait, le seul pays qui se trouve véritablement engagé dans un processus démocratique, est la Tunisie. Ce sera un pays test. En Egypte, de graves incertitudes demeurent. En Libye, un vide politique s’est crée que des milices armées entendent combler. Au Yémen, pays menacé d’éclatement, la transition est difficile et les éléments proches du président Saleh n’ont pas renoncé à garder le pouvoir. Partout la révolution a été largement récupérée par les mouvements islamistes. Le risque existe maintenant qu’ils la confisquent. Cependant, le monde arabe connaît une mutation sans précédent, rien ne sera comme avant : les aspirations démocratiques progressent, mais la marche vers la démocratie sera sans doute longue et douloureuse. Mais il ne faut pas oublier que tel a été les cas pour les pays occidentaux.

 

3. Vous estimez que les mouvements islamistes sont des interlocuteurs valables incontournables qu'ils ont une légitimité démocratique née des élections et qu'ils reflètent le pays réel malgré quelques dérapages ponctuels. Ce n'est pas l'opinion la plus largement répandue dans les médias.

Certes, mais les faits sont têtus : toutes les élections organisées de façon « honnête » depuis le début du printemps arabe, qu’ils s’agissent des élections en Tunisie, en Egypte, au Maroc, au Koweït ont débouché sur le succès des mouvements islamistes. En Algérie, cette poussée islamiste a été sans doute occultée par le pouvoir, comme le révèle la controverse en cours. Déjà dans le passé, le Hamas avait triomphé lors des élections législatives de 2006 dans les Territoires palestiniens. Il s’agit d’un constat : cette évolution peut ne pas plaire, mais les mouvements islamistes apparaissent pour l’instant comme des acteurs légitimes et incontournables. Ceci ne signifie pas qu’ils vont instaurer, fondés sur la charia des Etats islamistes partout. Ils sont pragmatiques, doivent le plus souvent gouverner en coalition, et doivent faire face à des problèmes immédiats, notamment économiques, or ceux-ci ne peuvent être résolus par l’instauration de la loi islamique et ils doivent rassurer les touristes et les investisseurs étrangers. Ils savent que s’ils échouent, ils risquent d’être mis en minorité, et un ordre islamiste a peu de chance de se maintenir durablement au pouvoir après le goût pris pour la liberté après les révolutions. On passe par un « moment islamiste ». Mais, dans le monde arabe, comme ailleurs, rien n’est jamais acquis pour toujours.

 

 

4. Que penser de la montée en puissance du Qatar depuis le déclenchement du printemps arabe ?

 

Le Qatar est passé brusquement du rôle d’honnêtes courtiers proposant des solutions de conciliation, souvent appréciées comme au Liban ou au Soudan, à un activisme militant au profit des soulèvements arabes. Il profite, il est vrai, de l’effacement des « grandes puissances arabes » que sont l’Egypte, l’Irak ou la Syrie. Les troubles qui les affectent limitent pour l’instant leur capacité d’action diplomatique. Il y a de la part de l’émir du Qatar une véritable volonté politique d’accompagner, voire d’apporter son aide ces aspirations démocratiques – tout au moins hors du Qatar – dont le succès lui paraît inéluctable. Cette volonté se double de la conscience que son pays, vulnérable et fragile, dont la population autochtone est celle du XVe arrondissement de Paris mais dont le PIB est équivalent à celui du Maroc ‒ a besoin de se créer un réseau d’amis et d’obligés pour exister sur le long terme. Le soutien aux révolutions arabes reste cependant à géométrie variable avec une discrétion remarquée pour le cas de Bahreïn. Il dispose de moyens financiers à hauteur de ses ambitions avec le fonctionnement à pleine capacité des installations gazières de Ras Laffan. Il est aidé par le cheikh Qaradawi, le global mufti, prédicateur frère musulman très populaire dans l’ensemble du monde arabe. Il dispose avec Al-Jazeera d’une chaîne satellitaire influente au service de sa diplomatie. Il apporte des soutiens financiers et parfois militaires aux mouvements islamistes, notamment celui des Frères musulmans. Cependant cet activisme, en particulier, celui du premier ministre Hamad Ben Jassem au sein de la Ligue arabe, agace. Dans certains pays, comme la Libye ou la Tunisie, cette présence envahissante commence à être dénoncée. Certes, il y a convergence de vues avec l’Arabie saoudite, notamment sur la volonté de déstabiliser le régime syrien. Mais Ryadh a toujours été très méfiant vis-à-vis de ce « petit émirat » qui veut jouer dans la classe des grands. Par ailleurs sa relation avec l’Iran,  avec lequel il partage le réservoir gazier considérable, s’est fortement dégradée et peut avoir des conséquences graves pour ses intérêts et sa sécurité. Il est peu probable que le Qatar puisse jouer longtemps ce rôle surdimensionné par rapport à son importance réelle.

 

5. La Turquie est-elle l'une des grandes bénéficiaires des mouvements géopolitiques en cours dans la région ?

La politique turque s’est orientée depuis plusieurs années, à l’initiative d’Ahmet Davutoglu, professeur d’université influent puis ministre des Affaires étrangères, vers une politique très active à l’égard du monde arabe, y compris en termes économiques. Après quelques hésitations en Libye puis en Syrie, le premier ministre Erdogan s’est engagé sur la voie d’un accompagnement des aspirations démocratiques. Lors d’une tournée, à l’automne 2011, dans plusieurs pays ayant fait leur révolution, il a présenté la Turquie, non comme un « modèle » mais comme une possible « source d’inspiration » pour les régimes qui se mettent en place et qui sont fortement influencés par des mouvements islamistes avec lesquels existe une certaine affinité. En effet, la Turquie peut prétendre d’avoir su concilier démocratie, modernité et islam. Cependant, les autorités turques s’inquiètent du basculement de la Syrie dans la guerre civile, alors qu’ils avaient établi des relations de bon voisinage et une bonne coopération avec le régime de Bachar Al-Assad, notamment pour contrôler les organisations kurdes proches du PKK. Cette évolution risque d’affecter leur sécurité, d’autant que dans le même temps leurs relations avec l’Iran se sont dégradées. Dans l’ensemble, surtout si les nouveaux régimes sont dominés par des mouvements islamistes, la Turquie peut exploiter à son avantage la situation crée par l’extension des révolutions arabes. Elle peut profiter du déclin des pays arabes qui étaient en rivalité avec elle, notamment l’Egypte. Cependant une évolution vers des chaos politiques ou économiques non maîtrisés, notamment à ses frontières, pourraient impacter de façon négative ses intérêts. Ainsi rien n’est joué.


* Denis BAUCHARD, Le nouveau monde arabe, André Versailles éditeur, 165 p.

Tous les commentaires

04/06/2012, 10:20 | Par Berjac

Le désir de connaissance est une soif sans fin.

Je lirai donc

04/06/2012, 10:29 | Par Stephane M.

Merci de ce texte.

Il faut souligner auprès des Français (auprès des européens en général), que les populations de ces pays vivent dans la religion depuis l'enfance. La quasi-totalité des gens de ces pays arabes ne peut même pas envisager ce que serait d'être athée. Ils acceptent assez volontiers qu'on ait une autre religion que la leur, mais pas de religion du tout, ce n'est tout simplement pas pensable, au sens qu'on ne peut se le figurer. (De ce point de vue du rapport à la religion, les américains sont plus proches des populations arabes que les européens).

Alors il est inévitable que ces populations ne se reconnaissent que dans des mouvements, des partis, en partie religieux.

Ceci dit, si ces partis travaillent mal, ne parviennent pas à redresser économiquement les pays, ils seront questionnés et remis en cause.

04/06/2012, 20:06 | Par Monic en réponse au commentaire de Stephane M. le 04/06/2012 à 10:29

Ce qui n'est pas vrai pour nombre de pays arabes d'un point de vue historique mais sans doute que vous ne le savez pas...Les américains ne peuvent aucunement être comparés, si vous les connaissiez, à la spiritualité/religiosité arabe non plus...Il y a de grands athées archi-connus dans le monde arabo-musulman. Je ne vous le dirai pas par fatigue pour tant d'inepties intellectuelles. Venez-y voir par vous-même.

Voici deux brillantes séries impensables dans les pays arabes où aux États-Unis on se moque de Dieu et du créationisme pour exemple parmi tant d'autres (sans compter la culture américaine de longue date dans son rapport avec l'athéisme mais si vous regardez tout ceci de manière superficielle avec préjugéss, il est certain que vous ne verrez que ce que les médias vous montrent en remplissant votre cerveau de leurs inepties.):

http://www.mrdeity.com

http://www.cbs.com/shows/big_bang_theory/

Il y a tout de même des gens intelligents dans les pays arabes qui sont athées et même s'ils ne le sont pas qui comprennent ce que athéisme signifie. C'est enseigné dans les Universités. En d'autres termes, les arabes ne sont pas tous des cons.

 

 

04/06/2012, 22:26 | Par Stephane M. en réponse au commentaire de Monic le 04/06/2012 à 20:06

Niklas, savez vous que les universitaires constituent une minorité (chez nous déjà, mais encore plus dans les pays arabes).

Il est bien évident que je parle dans mon post de la majorité de la population, dans les pays arabes, je ne parle pas des classes privilégiées.

L'éducation et même l'alphabétisation sont faibles dans beaucoup de pays arabes.

Enfin pour moi, ce n'est pas parce qu'on n'est pas éduqué qu'on est "con", ce n'est pas non plus parce qu'on croit en Dieu qu'on est "con".

Désolé, Niklas, mais vous n'êtes manifestement pas un expert des sujets sur lesquels vous intervenez. Et pas plus des Etats-Unis que des pays arabes.

Ceci dit, le fait que vous lisiez les articles de Pascal Boniface montre que vous vous donnez les moyens de progresser.

L'agressivité de mon post est inversement proportionnelle à la courtoisie du vôtre.

 

04/06/2012, 22:38 | Par Monic en réponse au commentaire de Stephane M. le 04/06/2012 à 22:26

«L'éducation et même l'alphabétisation sont faibles dans beaucoup de pays arabes.» Bizarre quand on connaît les citoyens de ces pays qui savent lire et écrire l'arabe dans les classes non privilégiées... Mais si vous allez chercher chez les paysans lointains, oui chez nous aussi c'est presque la même chose...

Ne pas être un «expert» n'est pas une tare en soi mais de là à considérer autrui comme ne l'étant pas, il y a un pas que je n'oserai pas franchir dans le virtuel. Je ne parle pas en tant qu'expert mais en tant que «sachant» au minimum certaines choses réelles de ces cultures et d ela rigueur intelelctuelle. De ce point de vue il est préféralbe de partager que de confronter. Faire amalgame States/arabes du point de vue de la religiosité dénote un manque de connaisance des terrains. C'est pas compliqué à le vérifier, venez et/ou allez dans ces pays (ou à défaut voyez leurs productions intellectuelles, littéraires, artistiques où vous rencontrerez beaucoup d'artistes issus de classes pauvres non seulemnt privilégiées)...Aux States on n'arrête pas de faire des caricatures de tout et de rien pas dans les pays arabes...C'est une toute petite différence. Vraiment toute petite différence presqu'invisible.

Merci pour mon activité d'apprenant, de progression. Je sais que je suis taré, fou, déglingué, pourri, débile, psychotique, malade mental et on enpase (vous pouvez ajouter le reste)....On le sait tous ici que ceux qui réagissent sont certainement des aliénés échappés d'un asile quelconque. On le sait. Ce n'est pas la peine de se moquer de nos et/ou mes infirmités...Vous devriez respecter mes limitations parce que j'ai honte des miennes et c'est déplaisant que vous le dites. Je suis débile mais svp soyez donc humain un peu plus à mon égard pour me servir d'exemple. Je vous promets que je vais «progresser».

04/06/2012, 22:56 | Par Stephane M. en réponse au commentaire de Monic le 04/06/2012 à 22:38

Niklas, taux d'alphabétisation :

Maroc 52%

Agérie 70%

Egypte 71%

Tunisie 74%

Lybie 83% (c'était certainement avant la guerre récente, maintenant, je ne sais pas combien d'enfants vont à l'école)

http://www.indexmundi.com/g/r.aspx?v=39&l=fr

04/06/2012, 23:11 | Par Monic en réponse au commentaire de Stephane M. le 04/06/2012 à 22:56

Oui, 7 persone sur 10 environ sont alphabétisées. Cest ce que je vous disais, ce ne sont pas tous des cons...C'est à peu de choses près la même chose ici au Québec qui n'est pas un pays arabe. À voir les data dans votre site, on ne peut y croire. 99% pour le Canada et la Thailande à 99% à égalité avec l'Allemagne???

Un exemple pour le Québec:

http://www.ledevoir.com/societe/education/330606/l-analphabetisme-au-quebec-un-fleau-pour-toute-la-societe

Mais si vous venez icitte, vous entendrez et surtout lirez des choses plus qu'incroyables...Les arabes vivant ici sont sutpéfaits de cette énormité. Quel paradoxe, n'est-ce pas?

05/06/2012, 14:23 | Par GIULLIETTALASUBVERSIVE en réponse au commentaire de Stephane M. le 04/06/2012 à 22:56

 A Stéphane

Le Maroc le  pays appartenant au Roi officieux de Neuilly , a le plus faible taux d'alphabétisation

05/06/2012, 14:57 | Par Stephane M. en réponse au commentaire de GIULLIETTALASUBVERSIVE le 05/06/2012 à 14:23

C'est sa faute à Nico, il a fait baisser le taux !

05/06/2012, 14:58 | Par Monic en réponse au commentaire de Stephane M. le 05/06/2012 à 14:57

Mais non mais non...

05/06/2012, 16:41 | Par GIULLIETTALASUBVERSIVE en réponse au commentaire de Stephane M. le 05/06/2012 à 14:57

A Stéphane

Le Roi de Neuilly au Maroc n'est pas nico mais Jean-Luc..

05/06/2012, 14:23 | Par GIULLIETTALASUBVERSIVE en réponse au commentaire de Monic le 04/06/2012 à 22:38

. Faire amalgame States/arabes du point de vue de la religiosité dénote un manque de connaisance des terrains. C'est pas compliqué à le vérifier, venez et/ou allez dans ces pays (ou à défaut voyez leurs productions intellectuelles, littéraires, artistiques où vous rencontrerez beaucoup d'artistes issus de classes pauvres non seulement privilégiées)...

Nicklas

1 quart des américains sont illettrés, 70%des algériens sont alphabétisés depuis que vos parents les colons ont quitté l'Algérie,  Bush en appelle à Dieu pour protéger l'Amérique..Sans compter les conservateurs qui légifèrent pour faire passer les préceptes de la bible et faire reculer le droit des femmes...

Et si les pays orientaux ont pris autant de retard, c'est justement à cause de la colonisation et du néo- colonialisme, visant à vivre et à s'enrichir  sur le dos des peuples,  qui avait intérêt à faire régresser des peuples riches en matières premières,  dont les savants ont   fait avancer la science au cours de l'histoire de l'humanité.

 

05/06/2012, 14:24 | Par Monic en réponse au commentaire de GIULLIETTALASUBVERSIVE le 05/06/2012 à 14:23

Mes parents n'ont jamais été COLONs...Vous êtes bouchée Giuilietta. Les États-Unis vous ne connaissez pas...Bush et les conservateurs ne sont pas TOUTES l'Amérique ou alors l'UMP et le Front National c'est toute la France...Vous aimez les bêtises Giulietta mais celles de Cambrai sont meilleures. Parler pour ne rien dire n'est-ce pas une forme d'analphabiétisme? Ciao...

06/06/2012, 17:03 | Par GIULLIETTALASUBVERSIVE en réponse au commentaire de Monic le 05/06/2012 à 14:24

Niklas

Pieds- noirs, colons c'est pareil...

Oui,  c'est vrai qu'il y a beaucoup de communistes aux USA et de vrais socialistes...Rigolant

Bush et les conservateurs ne sont pas toute l'Amérique en tous les cas ils ont la main, nous avons pu le voir dans les trois guerres d'Irak, d’Afghanistan etc menée sous couvert de religion et le soutien des conservateurs chrétiens  américains envers Israël, qui attendent le messie..

Et le nombre de lois d'inspiration religieuses attaquant le droit des femmes,  votées dont parlez un article de Médiapart...

Vous aimez les bêtises Giulietta mais celles de Cambrai sont meilleures. Parler pour ne rien dire n'est-ce pas une forme d'analphabiétisme?

Non, je préfère les calissonsDéçu"d'analphabiétisme"Incertain Vous vouliez certainement dire d’analphabétismeRigolant

Hihihi, un quart des américains sont  analphabètes, dans la première puissance du monde..Gniak GniakBisou


 

 

04/06/2012, 21:22 | Par Jean-Claude POTTIER en réponse au commentaire de Monic le 04/06/2012 à 20:06

Ce que vous écrivez est tout simplement DEPLORABLE!

Vous êtes un pur représentant du colonialisme du pire racisme!

Honte à vous!

04/06/2012, 22:25 | Par Stephane M. en réponse au commentaire de Jean-Claude POTTIER le 04/06/2012 à 21:22

Monsieur Pottier, quelle qualité dans l'argumentaire ... !

05/06/2012, 00:43 | Par Jean-Claude POTTIER en réponse au commentaire de Stephane M. le 04/06/2012 à 22:25

Ce n'est pas à vous que je m'adressais mais à Niklas.

Je ne connais pas la situation de tous les pays arabes, mais j'ai enseigné en Algérie. Pays polyglotte où se parlent le Français, l'Arabe et le Berbère.

La France coloniale n'a pas scolarisé les enfants du bled. L'Arabe est un Arabe que l'on dit "dialectal". Quant au Berbère il n'est enseigné que depuis peu.

Que dire? J'ai vécu le printemps berbère à partir de septembre 1980. 7 des élèves de "mon" lycée sont allés en prison pour délit de berbérité. J'ai pu admirer ces Kabyles qui surent courageusement affronter la police et l'armée. J'ai passionnément aimé Aït Menguellet, Idir, Matoub Lounès et Djurdjura.

Pour autant, j'ai apprécié la partie arabe de l'Algérie, même si je l'ai moins connue.

A l'époque, on pouvait lire el Moudjaïd et Algérie Actualité dans un Français parfait. Au sommet des montagnes kabyles, tout un chacun parlait un excellent Français.

J'ai vu une Algérie appliquée à scolariser toute l'enfance et ce dans des conditions proprement héroïques.

L'écriture y est forcément problématique, mais l'Algérie n'est certainement pas un pays analphabète.

Je pense que la situation algérienne résume celle du Maghreb qui a à combattre une langue coloniale pour y installer une langue nationale qui soit aussi maternelle et de culture.

La situation au Maghreb me semble comparable à l'ensemble des pays arabo-musulmans qui ont eu à subir le bilinguisme dans un cadre de langue coloniale. Evoquer avec mépris, hauteur et distance, l'analphabétisme, c'est faire fi de toute une Histoire coloniale, linguistique et éminemment culturelle. Et là, il y a énormément à dire. Tellement qu'il n'est même pas envisageable de commencer.

05/06/2012, 14:07 | Par Monic en réponse au commentaire de Jean-Claude POTTIER le 05/06/2012 à 00:43

J-C Pottier

Avez-vous enseigner en frnaçais ou en berbèro-arabe,-kabyle...Le colonialisme, c'est le fait d'utiliser une langue dans un pays qui a priori n'en avait plus usage. Sans le savoir dans les années 80, vous faisiez du coloinialisme culturel. J'en ai connu des  profs qui allaient en Algérie dans les années 80 ...Compétement dépassé par cet univers algérien qu'ils regardaient avec des yeux de touristes qu'ils furent en vérité et pour cause ils ne venaient pas d'Algérie...

L'Algérie où on parlait aussi beaucoup d'autres langues (espagnol, catalan, valencien, italien, hébreu etc...). J'y suis né et dans ma scolarité il y avait autant d'algériens, de gitans, d'immigrés et de français... Il semble que vous étiez en Kabylie, ce qui est différent des villes comme celles d'Oran d'où je viens et de celle d'Alger.

« Evoquer avec mépris, hauteur et distance, l'analphabétisme, c'est faire fi de toute une Histoire coloniale, linguistique et éminemment culturelle.»

Ridicule si vous regardez ce que j'ai écrit. Relisez-moi et argumentez avec plus de subtilité et que je vous remets ici:

Mon commentaire ciblait les propos de Stephane6 sur la religion non l’analphabétisme. Sur ce phénomène religieux arabo-musulman  qui ne souffre aucune comparaison avec la culture nord-américaine :« Les américains ne peuvent aucunement être comparés, si vous les connaissiez, à la spiritualité/religiosité arabe non plus...» Écrivais-je. Est-ce raciste que d’écrire ceci?????? Puis je mets des références américaines iconoclastes  à ce sujet. Est-ce raciste???? Parlais-je d'alphalbétisme dans ces phrases?????

Pour conclure j'écrivis :

«Il y a tout de même des gens intelligents dans les pays arabes qui sont athées et même s'ils ne le sont pas qui comprennent ce que athéisme signifie. C'est enseigné dans les Universités. En d'autres termes, les arabes ne sont pas tous des cons.»

Est-ce que c'est raciste; est-ce que je parlais là encore d'analphabétisme?????

Est-ce raciste que cette conclusion????? Entendez «les arabes ne sont pas tous des cons» plutôt comme une défense de leur intelligence que l’inverse. Est-ce raciste?????

Peut-être devriez-vous apprendre à lire sinon à interpréter.

Mais vous:

«Ce que vous écrivez est tout simplement DEPLORABLE!

Vous êtes un pur représentant du colonialisme du pire racisme!

Honte à vous!»

C'est très fort subtil comme argumentaire. Sachez que j'ai quitté la France pour son racisme chronique que j'ai rencontré sitôt mis le pied dans cet Hexagone nommée France en 1963, une année après la guerre d'Algérie (je ne vous dis pas le malheur que cela a signifié pour notre famille qui parlait plusieurs langues et vivait avec les algériens et dans un monde cosmopolite puisque nous étions de même condition sociale. C'est pour cette raison que mes meilleurs amis sontr d'origne arabo-musulmane). De 1963 à 1993, année de mon départ de la France, le racisme était partout dans le travail hors du travail, une triste banalité française pour vous français pas pour moi pendant 30 années... Et vous dites que je suis un pur «représentant du colonialisme du pire racisme».

Si j'écrivais que les arabes ne sont pas tous des cons, je pense que vous vous l'êtes. Passons. Merci.

05/06/2012, 14:40 | Par maryam al shamiya en réponse au commentaire de Monic le 05/06/2012 à 14:07

Cher Niklas,

Je viens juste de lire le triste J-C Pottier ! Il est vraiment théâtral, dans son genre, ce comique !

Ce triste activiste d'extrême droite  qui m'a traitée de Djihadiste d'Al Qaida et qui m'a conseillée d'aller fair mon "prechi-precha" à Damas, m'a aussi demandé d'aller  là-bas, à la Mecque (sous-entendu, vous les arabes), ose maintenant vous traiter de "raciste" !! Loool !!! Il a tout écrit, sur le mode raciste, comme le fait de relayer les mensonges du vieux patriache ( ce moisi de la foi avariée), une manière de demander aux  chrétiens (forcément intégristes) de soutenir Bachar el Assassin, car en  face ce sont des musulmans dangereux et barbares  !  

Il est tellement grillé qu'il tente dans un geste désespéré,  de plaquer sur l'autre l'horreur de sa personnalité ! 

Ils auront tout, tout, tout osé, ces cons !!! Criant

 PS : un peu de musique, spécialement pour vous , Nikals, souvenir d'Oran, je sais votre amour pour l'Algérie, biz !

http://www.wat.tv/video/cheba-fadela-cheb-sahraoui-2e86f_2iwkx_.html

http://www.youtube.com/watch?v=2ik2W_5tN2k&feature=related

05/06/2012, 14:58 | Par Monic en réponse au commentaire de maryam al shamiya le 05/06/2012 à 14:40

Maryam al Sahmya

Oui c'est débile comme manière de faire mais surement cela concerne des manques assez grossiers. Lui comme mhjozoux et autres, ils commencent par vous insutler, vous traiter de plusieurs noms (raciste, malade mental) pour que nous réagissions comme eux afin de nous faire ensuite encore plus insulter et criez en coeur: «À la censure!». Ces méthodes sont fatigantes au possible parce que ultra malhonnêtes. Oui, j'ai lu de long et en large le côté manifestment raciste de J-C Pottier mais je n'y peux rien hélas.

Merci pour la musique, ça me touche beaucoup...

À bientôt mais en se protégeant Maryam des trolls de Médiapart. 0,01% des abonnés trolls au dire d'Antoine Perraud ça fait tout de même du bruit comme peloton d'éxécution.

05/06/2012, 15:19 | Par profil_inactif_145012 en réponse au commentaire de Monic le 05/06/2012 à 14:58

Niklas 

Bonjour monamoureux Sourire -- on dirait que je vous manque, car vous m'appelez ici... décidément votre obsession pour moi ne cessera pas..Même si je ne participe pas à un fil, vous parlez de moi....

 

Vous savez très  bien que je n'insulte personne, mais peut-être que vous aimeriez bien finalement... c'est un peu triste, non ?

 

N'y comptez pas, hélàs pour vous ....  Cool et dieu m'en préserve qui punit les médisants... 

 

 

05/06/2012, 16:09 | Par maryam al shamiya en réponse au commentaire de Monic le 05/06/2012 à 14:58

Cher Niklas,

Pascal Boniface proposait un excellent entretien, mais bon, les sujets intéressants sont systématiquement destroyed !!

Dans ce cas, music... 

Un  groupe que j'aime particulièment ;-)   (c'est notre folklore loool Clin d'œil :

http://www.youtube.com/watch?v=DLMkUr_GIIc&feature=relmfu

http://www.youtube.com/watch?v=AlNsHGxYRxQ&feature=relmfu

http://www.youtube.com/watch?v=QadqoiwUc3A

 http://www.youtube.com/watch?v=czgy5LJz_6Y&feature=list_related&playnext=1&list=AL94UKMTqg-9AKuIfW-rV2JDru6iM79A

 

05/06/2012, 16:31 | Par La Louve ἄλφα en réponse au commentaire de Stephane M. le 04/06/2012 à 10:29

Les athées sont officiellement légalement protégés contre la discrimination aux États-Unis.

Le rapport ARIS de 2001 a constaté que tandis que 29,5 millions d'Américains des États-Unis (14,1 %) se décrivent comme sans religion, seulement 0,4 % (902 000) se disent athées, 991 000, soit 0,5 %, se reconnaissent dans l'agnosticisme.

  • Aux États-Unis où 5 % de la population environ ne croit pas en l'existence d'un dieu, une étude de l'Université du Minnesota, parue en 2006 et conduite auprès de 2000 foyers dans le pays, fait apparaître que les athées sont la « communauté » qui inspire la plus grande méfiance, devant les musulmans ou les homosexuels4. Cette tendance est nettement moins prononcée sur les côtes est et ouest du pays et parmi les couches les plus éduquées de la population.
  • Une enquête menée aux États-Unis en 2007 montre que 8 % des Américains sont athées, soit 24 millions d'Américains, et ce d'après un sondage Pew Forum réalisé sur 35 000 personnes entre mai et août 2007. Il indique aussi que les Américains doutant de l'existence de Dieu, agnostiques, constituent 21 % de la population, soit 63 millions de personnes, en 20075.

Bien que l'erreur inhérente aux sondages soit discutable, on observe au fil des sondages, pour les États-Unis, un pourcentage d'athées dans la population totale passant de 4 % en 2005, à 5 % en 2006 (+25 % en un an) et à 8 % en 2007 (+100 % en deux ans). Le sondage Pew cité dans la liste ci-dessus envisage 12 % de la population américaine non-croyante pour la prochaine génération.

 

 

 

 

 

05/06/2012, 17:10 | Par maryam al shamiya

  Merci, cher Pascal Boniface, pour cet entretien.

1)- Denis Bauchard, fin diplomate, reste plutôt timide dans sa critique sur la relation historique entre la France et le monde arabe, il s'appuie sur une citation de John Tolan, pour ne pas voir toute l'horreur, tout le mépris, l'arrogance, l'impudence et les innommables Hold-up commis,  dans à peu près tous les domaines,   par la France sur des siècles, depuis la première croisade... Il nous suffit de lire ou d'écouter Olivier Le Cour Grandmaison entre autres....  On dit  même que : « Le premier sujet de préoccupation de discussion des Français, porte sur la question de la viande halal », sans oublier la "burka",  l'autre principal sujet chéri par les "Grandes Dames" dont C.Fourest, celle qui voue une extraordinaire adoration, sans limites et sans conditions, aux musulmans..;-)) ! Ça nous renseigne sur la nature et la qualité de la dite relation...Cool

2)- L'analyse de ce deuxième paragraphe est très juste : "les vingt deux pays qui le composent connaissent des situations politiques, économiques et sociales très différentes". "Cependant, le monde arabe connaît une mutation sans précédent, rien ne sera comme avant"... En effet, plus rien ne sera plus jamais comme avant, et tous ceux qui osent venir nous parler de "révolution à barbe", devraient baisser le volume de leur brouhaha exaspérant !

3)- Et, en effet, Denis Blanchard a parfaitement raison : "les mouvements islamistes sont des acteurs légitimes et incontournables", que cela plaise ou non au petit français inculte et arrogant.

4)- Le Qatar, membre du CCG, a très bien joué son rôle de conciliateur et généreux donateur, dans la région (les accords du Liban, Palestine etc.), mais hélas..., le rôle de l'émir Hamad ben Khalifa Al Thani, depuis sa fatale rencontre avec Nicolas Sarkozy et leur UPM,  est plus que regrettable : c'est un malheur pour l’image du Qatar.

Nicolas Sarkozy l'a entraîné sur de mauvais sentiers, des sentiers de voyous criminels. Et, effectivement, le Qatar peut craindre pour sa sécurité, tant sur le dossier Iran que celui de la Syrie : un attentat , dans un Mall à Doha, sans doute d'origine criminelle, a tué plus de 20 ressortissants étrangers dont 13 enfants.

Et il faut préciser que le modèle de société du Qatar n'a strictement rien à voir avec l'Arabie Saoudite, les activistes ignorants de l'extrême droite se sont auto-intoxiqués par une propagande mensongère  !

5)-Ahmet Dautoglu et Tayyip Erdogan, ce couple heureux par son dynamisme, bénéficie d'une baraka inouïe,  dans le domaine économique (signatures de grands contrats en Tunisie et en Egypte), sans oublier l'extraordianaire popularité dont ils jouissent, dans le monde arabe, grâce notamment à Davos - 2009, où Recep Tayyip Erdogan, en colère, s'est indigné, face au président israélien Perez : remember "One minute, one minute" ! Les 10 minutes de son intervention lui ont valu une incroyable admiration des peuples arabes humiliés, par leurs Tyrans et l'arrogance de l'Occident, dans le traitement du drame palestinien. Erdogan s'était levé et avait quitté la scène, alors que le secrétaire général de LA, Amr Moussa, gardait la tête baissée du sous-fifre. Quelle Honte pour tous les peuples arabes ! Je disais ailleurs, sous un autre article, que la ligue arabe aurait dû s'auto-disoudre, depuis la mort de l'excellent Hammadi Essid, celui qui avait inauguré avec le Président Mitterrand L'IMA !

Et, la Turquie devra rester vigilante et veiller sur ses arrières, l'Iran et de la Syrie sont capables de tout. Tous ceux qui ont peur de l'Iran, dans la région du Khalij, ont parfaitement raison, on a pas idée de la puissance nuisible des réseaux des enturbannés, et dire que j'ai été plutôt favorable à l'Iran.., j'en suis revenue !

 

 

 

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