Thu.
24
May

MEDIAPART

Connexion utilisateur

Fermer

Vote utile et dissidence électorale

L’insistante campagne menée depuis quelques semaines en faveur du vote utile n’est pas seulement politiquement inepte et honteuse, elle est aussi humiliante. Au-delà de l’exaspération manifestée par quelques militants peut-être irascibles, il y a celle, sincère et désemparée, d’électeurs (et ici, de lecteurs) vulnérables et indignés. Mais il y aussi, et surtout, un aveuglement suspect alors que depuis près de 25 ans une partie croissante du peuple français est entrée en dissidence électorale.

Répression antisyndicale à l'ENS !

L'Ecole Normale Supérieure de la rue d'Ulm a été cette année le théâtre d'un conflit social de plusieurs mois opposant des étudiant-e-s et salarié-e-s de l'établissement à sa Directrice, Mme Canto. Suite à la mobilisation sur les retraites de l'automne dernier où des salarié-e-s et étudiant-e-s avaient bloqué l'accès au restaurant de l'établissement, un mouvement contestataire au sujet des conditions de travail, de la précarité régnante ainsi que du mépris de la Direction pour les “subalternes” s'est engagé.

À quand la suppression du bac ?

La fraude à l’épreuve de mathématiques du bac S aura rendu un service non négligeable à la politique menée par Luc Chatel. Mieux vaut une fraude qu’une fronde.

Le Bac fait naufrage

On peut penser ce que l’on veut du bac ; qu’il demeure un rituel indispensable ou, au contraire, qu’il n’est plus qu’un office désuet et inutile. Mais Luc Chatel, quant à lui, a tranché. Le bac n’est ni un bien ni un mal, il est simplement devenu impossible. Les 3000 copies de philosophie, des académies de Paris, Créteil, Versailles, qui restent sans correcteurs, doivent en témoigner.

Défendre la grève.

 

Lénine notait qu'en période de crises sociales et politiques l'histoire est « toujours plus riche de contenu, plus variée, plus multiforme, plus vivante,"plus ingénieuse" que ne le pensent les meilleurs partis, les avant-gardes les plus conscientes des classes les plus avancées. ». Et il est vrai que la semaine qui s'ouvre, à partir de ce 12 octobre, semble devoir faire taire provisoirement les commentateurs d'ordinaire pressés ou les experts prétendument avisés. La multiplication des appels à la grève reconductible dans différents secteurs et entreprises, ainsi que l'entrée probable en lutte de la jeunesse ouvrent une zone d'instabilité et de turbulences où des enchainements inédits, des bifurcations inouïes sont toujours envisageables.

Décider de la grève générale.

 

Le succès de la journée de mobilisation du 23 septembre n'aura pas été une surprise. Pas davantage que le déni entêté et dérisoire de l'Elysée ou que le refus de l'intersyndicale d'appeler nationalement à la grève reconductible. On peut donc s'attendre à ce que les débats au Sénat se poursuivent selon un scénario conçu d'avance. Quelques « mesures d'équité » viendront, à l’extrême marge, amender, sans le bousculer, le « non ferme et tranquille » que le gouvernement oppose à toute demande de retrait.

Faut-il alors craindre que, décidément, rien ne puisse venir excéder l'horizon d'attente de la présidence de la République ?

Reconduire la grève dès le 24 septembre !

Les millions de salariés qui se sont mobilisés le 7 septembre contre le projet de réforme des retraites présenté par le gouvernement, n'ont pas été entendus. Ce projet a été voté en première lecture par l'Assemblée nationale le 15 septembre, à la suite d'un débat précipité et tronqué qui trahissait clairement une volonté politique de passer en force. Désormais les enjeux sont donc clairs. Serons-nous assez déterminés pour faire reculer le gouvernement et obtenir le retrait de son projet ?

Newsletter
Je m'identifie