Jeu.
23
Oct

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Pour un appel citoyen contre la dictature financière

 

Lien vers l'Appel : Appel européen contre la dictature financière

 

 

Message du collectif de rédaction de l'Appel (le 18 août à 11h)

Les membres du collectif de rédaction informent la communauté des lecteurs de Mediapart qu'ils ont donné à la rédaction du journal leur plein accord pour la publication de l'"Appel européen contre la dictature financière". Les discussions sur le contenu de la charte ont abouti rapidement. Celle-ci garantira des conditions de publication et de diffusion précises et solides, autorisant ainsi un développement de la pétition et une diffusion de l'Appel à la hauteur des enjeux qu'il porte et des attentes qu'il pourrait susciter. Pour information nous publions les 5 articles de cette charte (Etape 3 ci-dessous), sans préjuger de quelques petites modifications toujours possibles.

 

Nous tenons également, avec le même souci de transparence et de dialogue qui a guidé notre travail participatif sur ce blog, à vous informer de l'identité des rédacteurs de l'Appel et de la charte.  Les pseudos ou les noms de celle et de ceux qui ont accepté de les rendre publics figurent comme signataires au bas de cette mise à jour. Pierre Cornu a participé aux discussions préalables et Yves Besançon nous a invité à lire ou relire le Manifeste des Economistes Atterrés. Nous croyons pouvoir dire que le cercle des rédacteurs a été bien plus large que notre collectif : ce sont tous les participants de ce blog qui ont apporté l'élan et la matière de cet Appel, par leurs informations, leurs échanges et leurs débats. Nous n'oublions pas non plus ce que cet Appel doit au texte d'Edwy Plenel qui a été, d'une certaine façon, l'étincelle de cette initiative citoyenne.

 

Nous tenons à certifier que tous nos travaux se sont déroulés continument en liste fermée, sans apport extérieur autre que celui de nos contacts avec les membres du Club et dans un esprit d'indépendance à l'égard de tout parti politique et de toute idéologie.

 

Enfin, nous espérons que cet Appel citoyen, qui est né au sein de la communauté de lectrices et de lecteurs de Mediapart, saura rassembler très largement, non seulement les mediaparticipants qui accepteront de le diffuser le plus largement et le plus efficacement possible, mais aussi toutes celles et tous ceux qui, en France comme en Europe et dans le monde, se révoltent contre la dictature financière, aspirent à des changements profonds et veulent agir vraiment pour qu'elle cesse de nous imposer sa loi aveugle.

 

Pour le collectif de rédaction,

 

Art Monica, Dominique Boullier, Virgil Brill, Pascal Maillard, Jean-Jacques M’U, Voonet 

 

Mise à jour du 14-08 à 12h :

Un collectif de rédaction composé de sept membres du Club travaille depuis le 13 août à la rédaction d'un projet d'appel ainsi qu'à une charte de publication et de diffusion. Une première version de ce travail sera mise en ligne sur ce blog le 15 ou le 16 août au plus tard. Elle sera également soumise à l'Equipe de rédaction de Mediapart afin d'engager des discussions sur un accord de publication et sur les modalités techniques de diffusion de cet Appel. Il est important de souligner que le collectif de rédaction alimente régulièrement ses travaux par une lecture du contenu de ce fil de discussion. Il est donc essentiel que tous les mediaparticipants qui le souhaitent, continuent de débattre et d'exprimer leurs idées ou suggestions relatives au contenu de cet Appel comme à sa forme.

 

Mise à jour du 16-08 à 02h30 : 

 

Après la production et l'amendement de plusieurs versions successives, le collectif de rédaction a fait le choix d'un texte de base qui pourrait être finalisé dans la journée sous la forme d'une version pré-définitive, laquelle sera transmise à la rédaction de Mediapart pour information et demande d'autorisation de publication. Par simple mesure de prudence, et afin que la version définitive ne circule pas sur la "toile" avant sa publication, le collectif de rédaction pourrait proposer, après décision collégiale, de ne mettre en ligne qu'un "abstract" de l'Appel. Pour information celui-ci sera bien de portée européenne, conformément au souhait d'une majorité. Certains choix de propositions d'actions sont encore en débat, en raison même des apports du fil de discussion de ce blog. Merci pour votre patience et vos nombreuses contributions.

 

Mise à jour du 17-08 à 11h30 

 

L'appel existe désormais dans une version pré-définitive. Il est soumis à validation au sein du collectif de rédaction. Après mise en page il sera envoyé en début d'après-midi à la rédaction de Mediapart, accompagné d'une charte de publication et de diffusion. L'appel ne sera mis en ligne que lorsque le support technique de la pétition sera opérationnel. Ce pourrait être au mieux ce soir, ou plus probablement demain dans la journée. 

 

Mise à jour du 17-08 à 19h : 

 

La version définitive de l'Appel, validée par le collectif de rédaction, a été transmise à 17h à l'équipe de rédaction du journal. La charte de publication et de diffusion fait actuellement l'objet d'un échange constructif entre le collectif et l'équipe du journal. L'Appel devrait être mis en ligne demain 18 août, dans la matinée ou en milieu de journée.

 

ETAPES DU TRAVAIL

 

 

 

ETAPE 1 : pour commencer 

 

 

Chères toutes, chers tous,

 

Une certaine impatience s'exprime : le souhait de faire vite, le désir de participer. Certains voudraient que cet appel existe déjà, comme tombé du ciel. D'autres soumettent des idées et font des propositions concrètes. Je crois que c'est à celà qu'il faut s'attacher. Pour avacancer vraiment, et avancer collectivement, il me semble que les messages devraient se concentrer dans un premier temps :

 

1. sur des propositions d'idées directrices à mettre dans l'appel en ayant à l'esprit deux choses : l'appel devra être court (2000 signes me semble bien) et certaines idées sont formulées dans le texte d'E. Plenel (elles sont à repérer, hiérarchiser et sélectionner dans le cadre d'un premier canevas). Il faudrait viser la simplicité, la lisibilité et l'efficacité du message si nous souhaitons que l'appel soit populaire et citoyen. Sans sacrifier la rigueur et la clarté des idées, cet appel ne peut être un texte d'analyse.

 

2. sur la visée de l'appel (laquelle conditionne aussi son contenu) : texte à portée nationale ou européenne (seconde option souhaitée, mais nécessité d'inclure une dimension nationale : pas facile), détermination des destinataires (types de signataires possibles : citoyens bien sûr, mais aussi associations, syndicats, partis, etc...)

 

3. sur des propositions  pour une méthode de travail : calendrier, mise en place d'un collectif de rédaction (et en fonction de la décision de l'équipe de rédaction de MDP, intégration ou non de journalistes dans le collectif), modalité de la validation de l'appel.

 

Si nous souhaitons que le texte soit solide et puisse être signé massivement, il devrait être consensuel et rassembleur, viser un message ferme et fédérateur à l'attention des décideurs politiques, proposer quelques principes contre la dictature financière et énoncer un appel à une mobilisation citoyenne la plus large possible, mais sans entrer dans des propositions d'actions spécifiques, mais plutôt des types d'action. L'appel doit pouvoir durer dans le temps et il doit être formulé de telle sorte que la péremption d'une action ne le rende pas caduque.

 

Tous les participants doivent être conscients que cette entreprise de rédaction collective d'un appel ne sera pas facile - elle est même redoutable - et ne pourra satisfaire les multiples et diverses demandes formulées. La facilité (et peut-être la sagesse) consisterait à travailler à une rédaction en comité réduit en sollicitant quelques mediaparticipants engagés et un peu habitués à des travaux collectifs de rédaction et ayant un minimum de compétences dans le domaine de l'économie et de la finance. Si cette solution devait avoir l'assentiment d'une majorité ( par impossibilité matérielle et technique d'une rédaction à 50 ou 100...), il faudrait absolument que cette équipe de rédacteurs soit à l'écoute des propositions majoritaires formulées dans notre fil de discussion.

 

 

J'essaie, dans la mesure de mon temps et des mes moyens, de faire dans la journée une synthèse des propositions constructives formulées au fil de vos commentaires. Je commence aussi à réfléchir  à une proposition de charte pour cet appel et à affiner les questions de méthode en tenant compte de vos suggestions.

 

 

 

Bien à vous.

 

Pascal Maillard

 

 

 

ETAPE 2 : Synthèse à partir des premiers commentaires

 

 

 

Cette petite synthèse a pour fonction principale de donner un aperçu de quelques dominantes qui se dégagent à ce stade de la réflexion. Elle pourra aussi servir de pensum pour l’équipe rédactionnelle qui se met lentement en place. Volontairement je ne classe, ni ne hiérarchise. J’exclus aussi volontairement mes propres propositions pour des raisons d’objectivité. Vous voudrez bien excuser les éventuels oublis.

 

1. Proposition d'idées directrices à mettre dans l'appel :

 

Construire la démocratie économique,  sociale et politique du XXI siècle

Construire une Europe des citoyens

Défense des services publics

Appel à soutenir la marche des Indignés vers Bruxelles

Appel à une union de tous les citoyens européens contre la dictature financière.

Restaurer les fondements de la démocratie

Changer de modèle économique

Taxe sur les transactions financières européennes

Appel à des actions concrètes

Appel à l’éveil des consciences

Parler aussi de dictature économique

  

 

2. Visée de l'appel :

 

Le niveau européen a l’assentiment de la majorité, mais on ne doit pas négliger la portée nationale

Les partis politiques ne doivent pas être des destinataires directs. De même pour les syndicats.

L’appel s’adresse prioritairement à tous les citoyens, quelles que soient leurs convictions politiques

L’appel doit être populaire

 

 

3. Forme de l’appel :

 

Une initiative citoyenne

Une grande accessibilité du texte pour faciliter l’appropriation par tous

Un texte court et incisif

Deux parties : état de la situation et propositions de solutions

 

 

4. Diffusion de l’appel :

 

Réunion de plusieurs médias nationaux pour soutenir ou relayer l’appel

Articuler la diffusion de l’appel avec la mobilisation des Indignés

Diffusion aux partis politiques, aux syndicats et aux associations

Mise en place d’un comité de diffusion

Mediapart seulement support de diffusion et rôle de coordination

Diffusion papier (tracts) et affiches en plus de la diffusion numérique

 

 

ETAPE 3 : PROPOSITION DE CHARTE POUR L'APPEL 

 

Cette charte élaborée par le collectif de rédaction est une version pré-définitive qui peut recevoir encore quelques corrections et amendements. 

 

 

1. La signature de cette pétition dont le texte-support est intitulé «Appel européen contre la dictature financière » est ouverte à tous les citoyennes et citoyens âgés de 16 ans ou plus. La pétition comporte les noms et prénoms des signataires, leur ville, leur pays de résidence et leur profession (facultatif). L'adresse électronique, indiquée pour la confirmation de la signature, ne sera pas publiée.

 

2. Cet Appel a vocation à être diffusé dans les médias locaux, régionaux, nationaux de tous les pays européens, en édition papier ou numérique. Les traductions de cet Appel en langue étrangère doivent être les plus  fidèles possibles à l’original. Seules les versions française et anglaise mises en ligne sur le site de Mediapart ont une garantie d’originalité.

 

3. Cet Appel se veut d’abord citoyen, sans appartenance et sans lien avec des idéologies ou des partis politiques : la pétition ne comporte donc pas de premiers signataires, ni n’en distingue, fussent-ils des autorités morales ou scientifiques. Elle ne se soutient que de l’expression de citoyens « libres et égaux ». Seule une rubrique distincte permet de rassembler utilement les signatures collectives (associations, syndicats, partis politiques).

 

4. Mediapart est le site hébergeur unique de cet Appel qui figurera sur la page d’accueil du Club des lecteurs, dans l’édition française aussi bien que dans l’édition anglaise. Le journal s’engage à assurer le support technique et la maintenance informatique de la pétition.

 

5. Sur le site, le décompte du nombre de signatures de la pétition sera transparent, toujours accessible et connu en temps réel. Dans l'éventualité où, suite à un accord entre Mediapart et d'autres médias étrangers, cet appel devait être soumis à la signature sur d'autres sites, le récolement du décompte des signatures sera assuré par l'équipe de Mediapart en coordination avec l'équipe de rédaction du média étranger qui certifiera l'exactitude de son propre décompte.

 

 

 

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 ARCHIVES :

 

 1. Premier commentaire au texte d'Edwy Plenel (11-08 à 02h00) :

 

Le « parti pris » d'Edwy Plenel témoigne d'une radicalité louable, urgente, nécessaire. Comme bien d'autres textes d'Edwy Plenel dont nous sommes nombreux à observer la radicalité croissante. Je pense à "La sale vérité du sarkozisme" qui a précédé ce texte de quelques jours. Mais le temps n'est plus aux « partis pris ». Edwy Plenel l'a bien compris : le titre comme les deux derniers paragraphes suggèrent un Appel et entre les lignes un nouveau « Front populaire ». Edwy Plenel y pense fortement, mais ne le dit pas explicitement. Et pourtant c'est écrit, de manière subliminale, à une ligne d'intervalle : « Seul un front commun... une union populaire... ». C'est que ce texte se met en attente d'une « initiative unitaire » (commentaire de E.P.) que l'on serait en droit d'espérer des « forces de gauche ». Et c'est là que le bât blesse, à mon sens : le commentaire est en retrait sur le texte.

 

Les forces de gauche ne se mettront pas d'accord sur des « mesures urgentes à imposer, autour desquelles pourrait se mobiliser le peuple ». Objectivement divisées et déjà en campagne, elles « soupèsent les urnes de demain », comme le craint justement Edwy Plenel. Le « front commun », s'il existe un jour, ne pourra naître que d'un vaste mouvement populaire de révolte qui force les partis politiques de gauche, et d'abord le PS, à prendre des engagements radicaux « contre la dictature financière ». Non en vue des échéances électorales, mais hic et nunc, dans un programme politique enfin à la hauteur de l'état d'urgence de notre monde. Non des promesses, mais des engagements étayés par des analyses qui montrent que les partis de gauche, dits « de gouvernement » (ou y prétendant), renoncent aux fondamentaux désastreux du libéralisme économique et financier qui conduit aujourd'hui notre pays et l'Europe vers les pires tragédies. La mondialisation a pris définitivement la forme d'une barbarie.

 

Alors oui, face au pire qui advient, ne mettons pas nos espoirs dans les seules élections de 2012 (nous avons appris qu'en Sarkozie le pire est toujours sûr - et la plus grande chance de Sarkozy d'être réélu, c'est bien qu'il est encore au pouvoir !). Soit, comme l'écrit Edwy Plenel, l'époque appelle une clameur, un engagement, un combat, « une révolte citoyenne ». Elle pourrait n'être pas loin comme en attestent les nombreux mouvements de révolte populaire et de révolutions, dans le monde comme en Europe.

 

Mais alors pourquoi ne pas transformer ce « parti pris » en un véritable Appel ? Pourquoi ne pas en faire dès maintenant une initiative citoyenne en lui donnant une véritable efficace sociale et politique ? Concrètement pourquoi ne pas risquer de lui donner la forme d'un Appel citoyen proposé à la signature du plus grand nombre, des associations, des syndicats, des partis, mais d'abord et avant tout des centaines de milliers de citoyens qui ne peuvent se résigner au pire, qui se battent ou sont prêts à s'engager ? Et pourquoi donc Mediapart ne prendrait-il pas cette initiative, le risque de cette utopie positive ? Elle brûle pourtant la plume de plus d'un de ses journalistes. Elle est attendue par de nombreux abonnés dont certains crient des « Que faire ? » dans leurs commentaires.

 

« Une pédagogie de la mobilisation et du rassemblement », comme l'écrit Edwy Plenel dans sa réponse, donne certes « force et courage ». Mais cette pédagogie, toute louable et utile qu'elle soit, ne suffit plus aujourd'hui. On ne peut appeler à la « révolte citoyenne » sans qu'au moins l'appel prenne la forme d'un Appel. Avec des destinateurs et des destinataires, un texte solide dont la trame est presque donnée dans ce « parti pris ».

 

Je crois profondément qu'en une époque où ni les partis politiques, ni ceux qu'on nomme improprement les « intellectuels » (je parle des « médiatiques » qui n'ont plus que le sens de la prostitution) ne peuvent remplir leur fonction de conscience critique et éthique, il incombe aux journalistes de prendre leur responsabilité et de franchir le pas de l'engagement. Et si l'équipe rédactionnelle de Mediapart devait objecter que ce n'est pas la fonction d'un media indépendant, nous serions nombreux à répondre que Mediapart n'est pas un média comme les autres : le lien fort entre l'équipe de ce journal participatif et la vaste communauté des lecteurs-rédacteurs participants rend possible – et peut-être nécessaire – une initiative qu'aucun autre média ne pourrait prendre. Elle est à inventer et elle n'est peut-être pas loin.

 

Pascal Maillard

 

PS 1: Pour éviter tout malentendu il peut être utile de préciser qu'un tel Appel citoyen soumis à la signature n'a seulement qu'un rôle de levier pour une mobilisation citoyenne et ne se substitue en rien à un agir social effectif et à un engagement de chacun dans l'action. Nous avons tous signé suffisamment de pétitions pour devoir rester modestes quant à leur efficacité. Le sens de mon interpellation d'Edwy Plenel, et par lui de Mediapart, est de signifier, au-delà de l'engagement du journaliste et de l'intellectuel, l'urgence d'un engagement concret, parfois pris par la rédaction sur d'autres sujets, au moyen d'un Appel dont Mediapart serait le porteur. En ce sens, et conformément au "projet Mediapart", il serait certainement souhaitable que le "porteur" soit la "communauté intellectuelle" qui constitue ce journal numérique, à savoir l'équipe rédactionnelle et le Club.

 

 

2. Second commentaire :

 


 

PRECISIONS ET ELEMENTS DE REPONSE A QUELQUES COMMENTAIRES.

 

Chères toutes, chers tous,

 

 

J'ai lu attentivement les quelques réserves suscitées par ma suggestion de produire et lancer un Appel contre la dictature financière qui serait porté par le site de Mediapart. Certaines me semblent très légitimes et les arguments doivent être pris au sérieux. Mais d'abord quelques précisions :

 

1. Ma suggestion est partie de la lecture que j'ai faite du "parti pris" d'Edwy Plenel. Je crois que beaucoup de lecteurs ont compris qu'il lançait un appel. Lui-même écrit ci-dessus que "cet article est en quelque sorte un appel". Ma question est simplement la suivante : n'y aurait-il pas un enjeu et du sens à ce qu'il devienne aujourd'hui un véritable appel ? La réponse ne peut être évidemment que collective, au terme d'une réflexion et d'un débat que la rédaction de Mediapart accepte de conduire. Au terme aussi d'un débat des membres du Club qui commence à s'esquisser.

 

2. Le contenu, la forme, tout comme les "porteurs" et les destinataires de cet appel ne sont pas déterminés. Seuls l'objet (" Contre la dictature financière") et une trame d'idées sont fournis par l'"appel" personnel contenu dans le texte d'Edwy Plenel. Donc l'essentiel du travail reste à faire.

 

3. Il faudrait lever une ambiguïté sur le terme de "porteur"  que j'utilise par commodité. Dans mon esprit trois options semblent possibles. Ou la seule rédaction de Mediapart initie, rédige et lance cet appel citoyen. Ou elle accepte simplement d'être le site porteur d'un appel citoyen initié, rédigé et lancé par les membres du Club. Dans ce cas la responsabilité et l'engagement de Mediapart sont en quelque sorte limités à ceux d'un hébergeur qui propose un espace et assure le suivi technique. Pour le dire plus simplement Mediapart publie un appel. Ou bien un véritable travail collaboratif est engagé entre la rédaction et les "mediaparticipants" du Club pour initier, rédiger et porter ensemble cet appel citoyen. Cette troisième option, la plus difficile à mettre en oeuvre certainement,  serait la plus conforme au projet et à l'esprit Mediapart dont l'utopie (ou l'horizon toujours à atteindre) est bien de travailler à construire "une communauté intellectuelle". Je pense qu'il revient à la rédaction de Mediapart de nous dire laquelle des ces trois options ( ou bien aucune d'elles, ou éventuellement une autre option) pourrait avoir son assentiment.

 

 

Quant aux réserves formulées par certains mediaparticipants, elles me semblent tourner autour des questions de déontologie et d'indépendance des médias. "Ne pas mélanger les genres" comme écrit GRAPHISTO. Préserver la "neutralité engagée" de Mediapart, selon Guy Meunier et limiter le rôle des journalistes à celui de l'information et de l'analyse. Très explicitement JEB écrit que "ce n'est pas le rôle d'un journaliste ou d'une organisme de presse de lancer des appels". Yvan Gavoille pose enfin que "le journal doit rester neutre, objectif, indépendant".

 

Tout d'abord je crois qu'il convient de dire et de reconnaître que Mediapart met en oeuvre depuis sa fondation un travail de résistance qui est tout sauf neutre. Ce travail est orienté et cette orientation est la condition de sa valeur. Il faudrait aussi rappeller que la presse repose historiquement en France (et dans bien d'autres pays) sur une longue tradition d'engagement. Enfin, même récemment, des organes de presse ont pris l'initiative de plusieurs appels, que ce soit Marianne ou l'Humanité. On peut même déplorer que par les temps qui courent il n'y en ait pas davantage. C'est que le paysage médiatique est tout aujourd'hui, sauf indépendant. 90% de la presse française et des medias est concentré dans quelques mains. Mediapart qui l'a souvent dénoncé s'est construit et se construit dans une voie d'opposition à la mainmise politique et financière du pouvoir sakozyste sur tous les relais d'opinion. Le "mélange des genres" est ainsi notre quotidien médiatique. Mediapart et ses participants pourraient donc s'honorer de porter le fer contre la dictature financière. Je crois même qu'il y a peu de médias qui pourraient le faire avec une aussi grande légitimité. Quelle que soit l'option choisie, je crois qu'il y a des chances véritables pour qu'un appel citoyen contre la dictature financière ait une efficace dans ce combat nécessaire que nous devons mener contre la barbarie. Et le temps presse. Alors il faut faire.

 

Propositions à suivre...

 

Bien à vous.

 

Pascal Maillard 

 

 


 

 

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1 commentaire sélectionné par Mediapart

Tous les commentaires

11/08/2011, 13:36 | Par Jean-Michel Boiron

C'est un appel à Mediapart pour lancer cet appel.

Je pense que plus votre commentaire et ce billet seront recommandés, plus les chances que MDP lance cette affaire augmentera.

Ou un collectif de journaux ? Rue 89, Le Monde et Libé en plus ?

Les abonnés de ces journaux peuvent-ils lancer l'idée là-bas ?

11/08/2011, 18:09 | Par netmamou en réponse au commentaire de Jean-Michel Boiron le 11/08/2011 à 13:36

@ Jean-Michel Boiron,

Ne comptez pas sur Rue 89... Ils sont rachetés par je-ne-sais-plus-qui...

Observez les articles, vous verrez, ça se lit à travers les lignes ...

11/08/2011, 23:47 | Par peneloppe en réponse au commentaire de netmamou le 11/08/2011 à 18:09

Vous, arrêtez de démolir, un jour untelle, un autre jour untel : ça suffit!!!!!

Pour en revenir à l'appel, je trouve cette initiative très bienvenue, et je signerai, bien sûr.

Bonne idée aussi de réunir plusieurs médias.

14/08/2011, 23:42 | Par cereb en réponse au commentaire de netmamou le 11/08/2011 à 18:09

à netmamou

!sur une réserve quant à la ligne ...

Mais pourquoi exclure

12/08/2011, 12:02 | Par Guy Meunier en réponse au commentaire de netmamou le 11/08/2011 à 18:09

Rue 89 a toujours été acheté !

12/08/2011, 13:09 | Par Jean-Michel Boiron en réponse au commentaire de Guy Meunier le 12/08/2011 à 12:02

par la fenêtre ?

Ok je sors. Je ne dis plus rien

17/08/2011, 23:14 | Par max angel en réponse au commentaire de Pascal Maillard le 11/08/2011 à 14:16

Dans ce monde de fous, tout cela est bien sérieux. Trouvez ci-dessous de quoi vous distraire. On pourra aller aussi sur Daily Motion regarder quelques extraits de conférences de presse de Mon Général, qui valent leur pesant de cacahuètes.

Discours posthume du Général De Gaulle du 17 août 2011

Françaises, Français,

 

Voilà des années et des années que ceux qui ont eu l’honneur de me succéder, se sont vautrés dans le lit immonde de la haute finance dont ils sont devenus les valets.

 

Pour sortir la France de l’état de délabrement, de destruction, de désunion, dans lesquels l’Occupation l’avait plongée, j’avais, en accord avec le Conseil National de la Résistance, nationalisé les banques et les entreprises qui avaient collaboré avec l’ennemi de l’époque.

 

De là où je vous parle, j’ai assisté, impuissant, attristé et révulsé, à la soumission des hommes politiques aux dogmes ultra-libéraux, à la remise en cause du rôle d’arbitre de l’Etat dans le domaine économique, et à la supercherie des bulles financières qui ont dénaturé le rôle des bourses qui ne sont plus que des casinos à la solde de mafias en tous genres.

 

Moi, Général de Gaulle, je vous appelle pour que vous preniez votre destinée en mains.

 

Dans le préambule de la Constitution de la Ve République qu’ont votée certains d’entre vous, et la majorité de vos parents, il est dit que « la souveraineté nationale appartient au peuple français ».

 

Par conséquent, il est de votre devoir, de votre intérêt, de l’avenir de la République de vous rassembler pour refuser la dictature de l’ultra-libéralisme, bien plus sournois, mais tout aussi dangereux pour vos libertés, pour l’avenir de vos enfants, pour la paix dans le monde que ne le furent, en leur temps, les politiques totalitaires de la Russie soviétique, de l’Italie fasciste, de l’Impérialisme japonais et de l’Allemagne nazie.

 

Ressusciter la politique, imposer une Europe unie contre cette dictature éhontée, prendre vos distances par rapport aux exigences des boursicoteurs et autres joueurs de bonneteaux des salles de marché qui ne sont que des machines à faire du capital, par tous les moyens, sans se soucier de la vie des citoyennes et des citoyens.

 

Unissez vos forces, descendez dans la rue, tweetez, facebookez puisque c’est à la mode, prenez exemple sur les peuples de l’Afrique du Nord, recouvrez votre honneur et débarrassez-vous au plus vite de ces guignols que vous avez eu la sottise de mettre en place.

 

Décidez de votre avenir en toute liberté, l’intendance suivra.

 

Au cas où, dans un coup de folie, qui leur est propre de vos jours, des banques osaient vous couper les moyens de vos désirs, n’oubliez pas que l’Etat souverain possède des moyens de coercition. La renationalisation de certaines banques, la taxation des transactions boursicotières sans contrepartie d’investissement pour l’avenir, devrait être calculée à la même hauteur que la taxation de la Française des Jeux puisque cela relève de la même démarche intellectuelle, si j’ose utiliser ce qualificatif pour désigner les produits toxiques largement répandus dans toutes les banques de tous les pays de la planète, les martingales de certains petits génies de la calculette, et les prises de risques insensés des traders qui ont perdu toute humanité pour ne devenir que les serviteurs zélés du capital, plus abstrait que jamais.

 

Votre révolte contre ce système inhumain est la condition de votre Libération. Elle relève, d’abord, du devoir et de l’honneur des français, mais aussi, du devoir et de l’honneur de tous les européens épris de paix et de bien-être. Alors, tout naturellement, cet esprit de résistance gagnera les autres nations quelle que soit leur grandeur, qui s’y soumettront.

 

Il n’est point normal, raisonnable, souhaitable que le dollar demeure à jamais la monnaie de référence dans nos échanges internationaux. Depuis la disparition de sa parité avec l’or, nos économies n’ont connu qu’une chienlit de crises toujours plus dangereuses pour les peuples.

 

Là encore, il est du devoir de la France et de ses alliés européens de faire preuve de responsabilité et de se donner les moyens d’imposer une monnaie d’échange digne des intérêts des peuples. La Banque mondiale, phagocytée par les USA, devrait être reprise en mains et imposer cette monnaie mondiale dont nous avons tous besoin pour construire une planète plus juste, plus écologique, donc plus économique, mais surtout, plus politique.

 

Encore faut-il le vouloir, et posséder le courage de réviser ses propres schémas de pensée, d’affronter les croyances néo-libérales qui ont pollué les esprits et croire en l’avenir de l’humanité. Cela suppose et exige une vision à moyen et long terme, incompatible avec la vision infantile d’une prochaine réélection de qui que ce soit.

 

Vive la République,

Vive l’Union Européenne,

Vive la France !


 

18/08/2011, 09:55 | Par El Vidon en réponse au commentaire de max angel le 17/08/2011 à 23:14

Bien vu, Grand Charles !

Je suis content que tu suives nos affaires, et encore plus que tu te sois converti à la nécessité d'une Europe Unie, seule en mesure de tenir tête aux Grands d'aujourd'hui, dont la hiérarchie est en train de changer.

[Cette modestie t'honore et devrait faire réfléchir beaucoup de nos concitoyens dont la mère patrie reste le seul horizon, comme si l'Histoire s'était arrêtée au 18ème siècle...]

Car si l'hégémonie américaine continue - et, pour ce qui est des idéaux démocratiques, c'est plutôt un bien - la Chine est en passe de prendre le dessus et on ne pas dire que l'Empire du Milieu soit, lui, un champion des dits idéaux ! C'est plutôt du côté des dictatures que tu as combattues que son régime penche... mettant d'ailleurs à mal le dogme conservateur qui prétend que le capitalisme (dont ladite puissance soi-disant communiste est devenue un véritable parangon) est consubstantiel à la liberté politique...

Bien à toi in secula seculorum.

12/08/2011, 10:00 | Par miha en réponse au commentaire de guydufau le 11/08/2011 à 16:54

Excellente idée ! L'arrivée des indignés à Bruxelles est prévue début octobre (le 4, pour l'instant, mais ça peut changer).

11/08/2011, 23:30 | Par tartempion en réponse au commentaire de netmamou le 11/08/2011 à 18:11

C'est vrai que c'est assez plaisant. Squizzer nos politiciens nationaux, leur exprimer à la fois notre mépris, notre lucidité, notre détermination et notre indifférence dorénavant à leurs pantalonnades, en portant le fer au coeur du système et en rassemblant les citoyens de tous les pays européens. (blague: pour le coup ils sont capables de la droite à la gauche social-démocrate de faire front contre nous).

13/08/2011, 08:54 | Par Vingtras en réponse au commentaire de Mithra-Nomadeblues_ le 11/08/2011 à 20:05

Cette initiative est la bienvenue. Car elle rejoint les préoccupations politiques qui convergent à "Désirs d'avenir" et au "Front de gauche". Mais il ne faudrait pas que le rouleau compresseur du PS vienne écraser ces velléités citoyennes dans une sorte d'enfumage de palabres interminables.

cf mes derniers billets

13/08/2011, 14:48 | Par jaba en réponse au commentaire de Jean Bachèlerie le 11/08/2011 à 21:31

Oui, construire une Europe des citoyens où les gens puissent vivre dignement de leur travail.

Une Europe solidaire, dont les citoyens sont les acteurs et non les victimes.

Une Europe politique soucieuse des intérêts de tous et pas seulement de quelques intérêts particuliers.

 

17/08/2011, 06:24 | Par Philipppe en réponse au commentaire de Jean Bachèlerie le 11/08/2011 à 21:31

Je lis, parcours, réfléchis dans le silence ..., viens relire les positions exprimées par chacun-e ...

Ce matin je m'associe à cette forme de propositions clairement pour ... !

Il me semble plus que temps de cesser de s'opposer, de s'exclure ... d'être contre ...

 

Participer à cet élan actif vers la poursuite de la construction d'une EuropeServir retrouvera son sens me conviendra tout à fait !

Convient-il pour autant de "disqualifier" d'emblée l'échelon national : Et si nos élus pouvaient trouver dans l'appel l'énergie d'un réel sursaut dès la rentrée ... pour assortir le projet déjà promis d'un équilibrage de l'effort !?

S'il vous plaît ..., tentons au moins de ne pas alimenter les fauteurs de "morts inutiles" ... celles dont chacun-e se passera volontiertant qu'elle est évitable !

 

Faisons, de nouveau, s'incarner l'utopie ...

11/08/2011, 21:44 | Par Faunus

@Pascal Maillard

Je pense que l'appel citoyen qu'il conviendrait de lancer devrait être une initiative citoyenne non pas indépendante des médias mais,de préférence cependant, sous le patronage d'aucun média en particulier. Cet appel devrait, selon moi, s'adresser, dans un premier temps, aux citoyens de notre communauté nationale qui sont, du fait de leur condition sociale et/ou professionnelle (salariés d'entreprises industrielles, artisans, agriculteurs, petits et hauts fonctionnaires de l'Etat et des collectivités locales, scientifiques et techniciens, chercheurs, journalistes critiques, chômeurs, retraités, sans droits) ceux qui sont, par nature, destinés à être broyés par le capitalisme arrivé à un stade d'évolution qui le conduit à devenir totalement totalitaire. Dans mon esprit les partis politiques ne devraient pas être les destinataires directs de cet appel...

Cordialement

12/08/2011, 12:18 | Par Guy Meunier en réponse au commentaire de Faunus le 11/08/2011 à 21:44

Tout a fait d'accord FAUNUS.

L'Appel doit être entendu et compris par ceux qui ne sont pas en situation de saisir les tenants et aboutissant de leurs difficultés quotidiennes, ne serait-ce par atavisme! (C'est paternaliste, mais c'est malheureusement la réalité).

 

Les partis politiques et organisations anti-libérales semble avoir leur vie propres, indépendantes les unes des autres et attachées à leur pérennité (je suis adhérant à %... Plus pour longtemps) ou à leur pouvoir. La mobilisation est à construire.

15/08/2011, 15:30 | Par Faunus en réponse au commentaire de Guy Meunier le 12/08/2011 à 12:18

Guy Meunier, j'allais rebondir sur votre " %..." mais j'y renonce , ce n'est pas le sujet qui nous occupe dans l'immédiat.

15/08/2011, 17:44 | Par Guy Meunier en réponse au commentaire de Faunus le 15/08/2011 à 15:30

Tout à fait d'accord avec vous. Excusez-moi de mon emportement.

17/08/2011, 13:35 | Par PBA en réponse au commentaire de Faunus le 11/08/2011 à 21:44

+1

11/08/2011, 21:47 | Par Art Monica

Une question: Pourquoi un "véritable" appel citoyen et pas un appel citoyen? Le "véritable" me trouble.

12/08/2011, 01:18 | Par Pascal Maillard en réponse au commentaire de Art Monica le 11/08/2011 à 21:47

Vous avez raison, chère Art Monica. L'adjectif "véritable" n'avait de sens que par rapport au texte de Plenel : son appel n'en est pas un au sens d'un texte soumis à signature. J'ai donc supprimé véritable dans le titre. Merci pour votre remarque.

11/08/2011, 22:08 | Par giselinde clerc

Je soutiens entièrement l'idée de passer à l'action de manière plus concrète. Mais je trouve que l'honnêteté intellectuelle exige de s'adresser aussi à Solidarité et Progrès qui dénoncent "la dictature financière" depuis très longtemps et qui proposent concrètement des alternatives (retour au Glass- Steagall par exemple).

12/08/2011, 01:11 | Par Pascal Maillard en réponse au commentaire de Jean-Marc Adams le 11/08/2011 à 22:20

Cher Jean-Marc Adams,

 

J'ai intégré ci-dessus, dans le corps de mon "texte-commentaire", un PS 2 qui vous fournira des éléments de réponse. Je vous rassure sur l'objet de ce blog dédié à ce projet d'appel. Il s'agit bien de "faire", de proposer, de construire, d'avancer. Avec ou sans l'engagement direct de la rédaction qui est libre de ses choix. Quant au PS, je ne pense pas que l'appel doive viser prioritairement à l'influencer. Aucune naïveté de ce côté là. La visée est bien plus large. L'option 2 (texte à visée européenne) semble suciter un intérêt plus grand que la première. Mais tout reste à définir.

 

Bien cordialement.

 

Pascal Maillard

13/08/2011, 15:01 | Par jaba en réponse au commentaire de Pascal Maillard le 12/08/2011 à 01:11

L'option à visée européenne me paraît aussi plus intéressante. On est tous dans le même bateau. (et plus on est de fous, plus on rit).

 

12/08/2011, 10:05 | Par cereb en réponse au commentaire de Jean-Marc Adams le 11/08/2011 à 22:20

à jean marc

ce n'est pas tant le PS en tant que parti qu'il faut chercher à influencer!

ils feront comme d'habitude selon leur désir (je parle de certaines "têtes"!qui ont bien montré leur obstination:certains!!) !

c'est le "peuple " et celui qui pense à gauche qu'il convient de redynamiser !à qui il faut ,pour cela ,montrer qu'il y a vraiment des voies possibles pour retrouver l'espoir et le gôut de vivre et même de travailler!

Les dirigeants des partis alors s'adapteraient!

En particulier ,le travail ,lequel seul nourrit l'économie réelle ,doit prendre le pas sur la rente :cela c'est très radical et NOUVEAU:pour cela le travail doit être reconnu à sa juste valeur et pas seulement financièrement!

C'est le travail qui doit être protégé:quand Dupont aignan invoque une "dose" de protectionisme ,il a raison!(même si par ailleurs non)

TOUT est dans la dose et la façon de contrôler!

voir maintenant la mort lente de nos producteurs fruits et légumes!

Les choses sont liées!interconnectées!

Les citadins, lambdas, ne peuvent plus manger (cherté) sainement!aussi!

12/08/2011, 22:56 | Par PBA en réponse au commentaire de Guy Meunier le 12/08/2011 à 12:50

Voilà, c' est dit. J' espère qu' ils vous liront et comprendront l' importance de votre message.

13/08/2011, 15:10 | Par cereb en réponse au commentaire de Guy Meunier le 12/08/2011 à 12:50

à jean marc

merci pour la réponse.

Si je dis "le peuple qui pense à gauche " c'est que ce peuple là est ,dans notre Histoire , depuis deux siècles grosso modo , un "moteur" de solidarités! S'il désespère , avec qui espèrerons nous?

Je ferai humblement remarquer que penser à gauche ne pose pas une catégorie rigide ,avec des lignes de délimitation _surtout partisanes_ mais que cette pensée "à gauche" se situe alors davantage sur le plan de l'humanité ou ,plus simplement ,ce qu'on a appelé jadis "le coeur à gauche"!alors oui "qui penche à gauche sans y penser"!

Seulement ce terme "le coeur" est si facile à dénaturer qu'il est mieux de ne pas l'employer :disons "justice sociale"?ou "égalité réelle"?ou ... ?

"fraternité" ?Il y a un mot à réinventer sûrement pour rassembler aussi ces valeurs en une valeur fondamentale non politicienne!

Ni théorie ni idéologie mais d'abord une valeur fondamentale ,humaine ,comme une conscience forte d'appartenance à une collectivité humaine ,oui ,SOLIDAIRE :

ce mot aurait l'avantage d'un contenu logique factuel (condition humaine finie et planète globale)

et d'un contenu de partage juste ainsi justifié!

Des personnes simples vivent ainsi sans y avoir réfléchi et sans culture politique , y comprisn parmi des votants à droite!(vote traditionnel)

17/08/2011, 17:42 | Par Marc Camille en réponse au commentaire de Guy Meunier le 12/08/2011 à 12:50

Avec le respect que vous montrez pour ceux "..qui ne pensent pas, ou qui pensent comme on le leur dit, ou parce que "ça fait bien de penser à droite"..", vous aurez de leur part une écoute assurée...

11/08/2011, 23:05 | Par andree leclanche

Je soutiens votre appel et rejoins le choix de l'option 2, pour les raisons exprimées notamment par : "guydufau Ma préférence va pour l'option N°2.

Les Indignés espagnols- j'ai cru savoir- ont l'intention de participer à une marche qui traverserait la France pour rejoindre Bruxelles, voila un bon support !"

Reste à le concrétiser désormais.

ps : que pensez-vous de la revue Marianne comme média à associer à l'appel et au syndicat Solidaires-SUD, qui peut être utile pour le diffuser via ces réseaux, tant au niveau national qu'international.

11/08/2011, 23:37 | Par tartempion en réponse au commentaire de andree leclanche le 11/08/2011 à 23:05

ben...la revue Marianne...vous n'avez pas regardé la petite video MDP sur les récents invités d'Alain Minc? vous ne vous souvenez pas que Jean-François Khan (bon d'accord il n'y est plus mais l'état d'esprit du journal lui est là) a profité (je ne sais s'il y est toujours) depuis les années 70 d'un appartement rue de Seine appartenant à la ville de Paris? Pour ma part Marianne est un torchon mais chacun son avis. En tout cas cela m'étonnerait que Marianne puisse être une bannière pour le mouvement que nous voulons.

14/08/2011, 23:49 | Par cereb en réponse au commentaire de tartempion le 11/08/2011 à 23:37

à tartempion

 

mais pourquoi exclure

16/08/2011, 19:01 | Par slyos42 en réponse au commentaire de tartempion le 11/08/2011 à 23:37

Cher Tartempion,

Si Marianne est un torchon, que dites-vous du Figaro, du Parisien, de l'Express, du Point, du Nouvel Obs.,de Valeurs Actuelles.......

Il n'est pas question de bannière, puisque nous avons Mediapart, c'est suffisant. Inutile de chercher ailleurs.

SLY

12/08/2011, 01:29 | Par Pascal Maillard en réponse au commentaire de andree leclanche le 11/08/2011 à 23:05

Chère Andrée Leclanche,

 

Il me semble qu'il faut faire une distinction nette entre un organe de presse et un syndicat. Les syndicats, comme les associations et les partis politiques peuvent apporter leur signature à cet appel citoyen, et non pas en être les porteurs. Quant à la question de savoir si Mediapart doit s'associer à d'autres médias, je crois qu'elle doit être tranchée par l'équipe de rédaction. Mais libre à nous de suggérer des pistes, même si je crois très difficile un accord unanime.

 

Bien cordialement.

 

Pascal Maillard

16/08/2011, 13:24 | Par jeanNimes en réponse au commentaire de jean-philippe vaz le 13/08/2011 à 12:34

Oui tout à fait d'accord avec vous sur le fond. J'ajouterais que cet appel semble avoir pour but principal d'inclure le PS dans un front qui de ce fait serait plus large que le Front de gauche.

Cette façon de poser le problème, alors que le contenu des propositions de cet Appel est soit contenu soit en retrait par rapport aux propositions du programme partagé du Front de gauche, permet ainsi d'aller au coeur de la question : rechercher un rassemblement le plus large possible, qui n'est pas d'accord, mais au prix de quels compromis ?

Si c'est celui de la démocratie (non reconnaissance du vote des citoyens comme étant impératif, cf. vote sur le TCE) ou celui du statut de la BCE qui s'érige en monarque émettant des lettres de cachet par dessus les peuples et les parlements pour indiquer à ses sujets (les gouvernements) comment ils doivent pressurer le bon peuple ou encore la réduction du déficit public au détriment principalement de ceux qui n'ont "profité" à aucun moment d'avoir vécu au-dessus de leurs moyens (car les revenus des pauvres que l'on veut rendre plus pauvres encore n'ont pratiquement pas augmentés contrairement à celui de ces "pauvres" riches à qui il faut octroyer des niches fiscales pour qu'ils survivent), alors je n'en suis pas et je dénoncerai avec vigueur cette manoeuvre anti Front de gauche.

Est-on sûr que le Parti de Solférino est prêt à redevenir un parti socialiste à la Jaurès ? Il me semble que si c'était le cas, il aurait déjà rejoint le Front de gauche.

Enfin, je ne crois pas qu'un rassemblement tous contre Sarko soit une bonne approche : l'oligarchie au pouvoir le lâchera dès qu'il ne sera plus utile, elle était même prête à prendre DSK comme relais. Les luttes et les positions personnelles sont de très petit poids dans la conjoncture actuelle.

Alors oui je confirme l'appel à rejoindre la fête de l'Huma pour lancer en grand la campagne pour une résistance immédiate à la bancocratie et je le prolonge par un appel à participer aux ateliers du Front de gauche qui sont ouverts partout en France à partir du début septembre.

14/08/2011, 23:53 | Par cereb en réponse au commentaire de gaelz le 12/08/2011 à 00:02

à gaelz

changer de cadres de références

de cadres/outils décisionnels......

garder :refonder nos valeurs républicaines fondamentales en

nous tournant vers le futur

12/08/2011, 00:37 | Par gremillet

j'adhère, je soutiens et je ...signe.

14/08/2011, 23:54 | Par cereb en réponse au commentaire de Naja le 12/08/2011 à 02:17

 

à Naja

+++++++++

12/08/2011, 09:43 | Par âge du faire en réponse au commentaire de Jean-François LAURENT le 12/08/2011 à 05:49

Très intéressante réflexion!

17/08/2011, 15:44 | Par mite54 en réponse au commentaire de Jean-François LAURENT le 12/08/2011 à 05:49

Je vous suis également. Un temps, je me suis intéressée aux arguments de François Asselineau concernant sa vision de l'Europe. J'ai assisté à 2 réunions lorsqu'il est passé dans ma région et même adhéré modestement à son "parti". Ses arguments me paraissent judicieux. Mais je ne sais pas pourquoi ... Connaissez-vous, Pascal, ses arguments et pourraient-ils, du moins en partie, nous interpeller ? Merci d'avance

12/08/2011, 07:42 | Par chantal messines

j'adhère et je signe pour cet appel citoyen,

c'est quand qu'on commence ???????????

12/08/2011, 07:56 | Par JJMU

Désolé, les amis, ça s'éparpille trop, là...

Où est-il donc cet appel ?...

Puis-je me permettre de suggérer qu'il figure en bonne place ?... Clairement et indépendamment de tous cet amoncellement de propos qui, certes, vont dans le même sens, mais n'en permettent ni la lecture ni la signature...

On sature, là, et il nous faut faire vite, efficace, car le monde et les temps changent. Les objectifs s'imposent face à la dictature financière, nous serons tous d'accord.

Merci aux rédacteurs du texte (et pardon d'avance à ceux des commentaristes qui pourraient éventuellement prendre la mouche).

Jean-Jacques M’µ

14/08/2011, 23:58 | Par cereb en réponse au commentaire de JJMU le 12/08/2011 à 07:56

 

saisir l'opportunité du MOMENT:

..

CETTE ECONOMIE QUI FOUT LE CAMP

CETTE ANGOISSE QUI GRANDIT ET NE S EXPRIME PAS;;;

12/08/2011, 13:08 | Par Pascal Maillard en réponse au commentaire de JJMU le 12/08/2011 à 07:56

Chères toutes, chers tous,

 

Une certaine impatience s'exprime : le souhait de faire vite, le désir de participer. Certains voudraient que cet appel existe déjà, comme tombé du ciel. D'autres soumettent des idées et font des propositions concrètes. Je crois que c'est à celà qu'il faut s'attacher. Pour avacancer vraiment, et avancer collectivement, il me semble que les messages devraient se concentrer dans un premier temps :

 

1. sur des propositions d'idées directrices à mettre dans l'appel en ayant à l'esprit deux choses : l'appel devra être court (2000 signes me semble bien) et certaines idées sont formulées dans le texte d'E. Plenel (elles sont à repérer, hiérarchiser et sélectionner dans le cadre d'un premier canevas). Il faudrait viser la simplicité, la lisibilité et l'efficacité du message si nous souhaitons que l'appel soit populaire et citoyen. Sans sacrifier la rigueur et la clarté des idées, cet appel ne peut être un texte d'analyse.

 

2. sur la visée de l'appel (laquelle conditionne aussi son contenu) : texte à portée nationale ou européenne (seconde option souhaitée, mais nécessité d'inclure une dimension nationale : pas facile), détermination des destinataires (types de signataires possibles : citoyens bien sûr, mais aussi associations, syndicats, partis, etc...)

 

3. proposition d'une méthode de travail : calendrier, mise en place d'un collectif de rédaction (et en fonction de la décision de l'équipe de rédaction de MDP, intégration ou non de journalistes dans le collectif), modalité de la validation de l'appel.

 

Si nous souhaitons que le texte soit solide et puisse être signé massivement, il devrait être consensuel et rassembleur, viser un message ferme et fédérateur à l'attention des décideurs politiques, proposer quelques principes contre la dictature financière et énoncer un appel à une mobilisation citoyenne la plus large possible, mais sans entrer dans des propositions d'actions spécifiques, mais plutôt des types d'action. L'appel doit pouvoir durer et il doit être formulé de telle sorte que la péremption d'une action ne le rende pas caduque.

 

Tous les participants doivent être conscients que cette entreprise de rédaction collective d'un appel ne sera pas facile - elle est même redoutable - et ne pourra satisfaire les multiples et diverses demandes formulées. La facilité (et peut-être la sagesse) consisterait à travailler à une rédaction en comité réduit en sollicitant quelques mediaparticipants engagés et un peu habitués à des travaux collectifs de rédaction et ayant un minimum de compétences dans le domaine de l'économie et de la finance. Si cette solution devait avoir l'assentiment d'une majorité ( par impossibilité matérielle et technique d'une rédaction à 50 ou 100...), il faudrait absolument que cette équipe de rédacteurs soit à l'écoute des propositions majoritaires formulées dans notre fil de discussion.

 

 

J'essaie, dans la mesure de mon temps et des mes moyens, de faire dans la journée une synthèse des propositions constructives formulées au fil de vos commentaires. Je commence aussi à réfléchir à une proposition de charte pour cet appel et à affiner les questions de méthode en tenant compte de vos suggestions.

 

Je fais remonter ce message dans le "texte-commentaire" princeps de ce blog à l'intérieur d'une rubrique que j'intitule simplement : "Etapes du travail".

 

 

Bien à vous.

 

Pascal Maillard

 

12/08/2011, 13:24 | Par JJMU en réponse au commentaire de Pascal Maillard le 12/08/2011 à 13:08

Merci.

Jean-Jacques M’µ

14/08/2011, 12:03 | Par Marie-Hélène en réponse au commentaire de JJMU le 12/08/2011 à 07:56




Pour une protestation populaire "contre la dictature financière -La révolte nécessaire » je propose ce texte, adressé au chef de l'état, utilisant ses propres mots, doublée d'une action hebdomadaire à partir du début septembre et jusqu'à la présidentielle. ( à suivre sur mon blog )

Il faut un appel populaire qui rassemble. Quelque chose de simple pour contrer le jargon des élites financières. Les propos du chef de l'état à Toulon en 2008 correspondent paradoxalement à merveille (comme l'a fait remarquer E Plenel) à ces objectifs.

Voilà pourquoi je propose d'utiliser carrément les mots de Nicolas Sarkozy et même de l'interpeller directement. Ca peut être un atout médiatique, ça montre une volonté de rassembler tous les antisarkos,les déçus des promesses et ceux qui veulent y voir un peu plus clair dans ce grand obscurantisme.

Par un engagement dans la signature à se rendre à des "espaces collectifs" organisés par exemple tous les dimanches matins partout en France à partir de septembre et jusqu'à l'election présidentielle, pour brandir des pancartes, trouver des slogans, discuter ,s'échanger des journaux , organiser des conférences, refaire le monde... on ouvre un espace pour la pédagogie à tous ceux qui désirent y voir plus clair dans ce grand obscurantisme et on oblige le monde politique à s'exprimer clairement sur toutes ces questions en se donnant les moyens d'y répondre.

Indignons-nous !

Voici quelque chose de simple et d'ouvert qui pourrait faire mouche...




APPEL CITOYEN AUX REPRESENTANTS DE L' ETAT

À l'attention de Monsieur Nicolas Sarkozy, président de la république française




Pour le bonheur des peuples et contre la dictature financière.


« L'idée que les marchés ont toujours raison est une idée folle! »

« L'idée de la toute puissance du marché qui ne devrait être entravé par aucune règle, par aucune intervention politique est une idée folle. »

- Poser« des règles à la toute puissance des marchés »

- « Contrôler les agences de notation »

- « Contrôler les fonds spéculatifs, les institutions financières, »

- Empêcher« les banques de spéculer sur les marchés au lieu de faire leur métier de mobiliser l'épargne au profit du développement économique et d'analyser le risque du crédit. »

- Stopper « les conditions dans lesquelles les industries sont soumises à la logique de la rentabilité financière à court terme »

- Bloquer « les systèmes de rémunération qui poussent les opérateurs à prendre de plus en plus de risques inconsidérés ».

- Attaquer « les paradis fiscaux ».

tiré du « discours de Toulon » Nicolas Sarkozy 2008

Mr Sarkozy Président de la république française.


Trois années sont passées depuis que vous prononciez ces paroles à Toulon

et pourtant la finance, les marchés et l'économie toujours de plus en plus en crise, nous promettent encore plus de restrictions de plans sociaux et de paupérisation.

Rien n'a changé. Monstrueux et destructeurs, les marchés libres et tout puissants continuent à sévir en toute folie.

Manifestement votre action politique a prouvé son inefficacité et atteint ses limites.


Mais nous ne laisserons pas le pouvoir d'état, se faire prendre en otage par les agences de notation ou par le FMI comme chez d'autres amis européens.

Ces crises financières et économiques, ne sont pas les nôtres !Nous ne voulons pas payer plus longtemps pour cette folie, pour leurs profits.

Nous ne nous plierons pas devant un système qui ne fonctionne qu'au bénéfice de ceux qui le défendent .

Nous nous indignons.

Aussi, nous citoyens du peuple français, décidons dores et déjà de nous rassembler régulièrement sur l'espace publique, pour agir collectivement à porter au plus vite des réponses pertinentes.

Nom Prénom Ville Signature

12/08/2011, 08:28 | Par Lola13

fini les palabres ! maintenant passons à l'action ! Nous attendons de pouvoir lire et commenter le texte fédérateur !

12/08/2011, 09:08 | Par simon malart

Selon moi, l'urgence a déjà un nom: Taxe sur les transactions financières européennes. Puis Dividende universel européen. Time to Act : A European Financial Transaction Tax is Workable!

Selon moi, le rendez vous est déjà fixé: Le 8 octobre à Bruxelles, date de convergence des indignés caminandos d'Espagne, de France, d'Allemagne, d'Italie, de Grèce, du Portugal...reste donc à grossir les rangs, à pied, à cheval, en voiture ou en avion (ou en bateau à voile) Rassemblement des cinq marches d'Indignés à Bruxelles le 8 octobre ...

 

12/08/2011, 09:20 | Par BERLAND en réponse au commentaire de simon malart le 12/08/2011 à 09:08

Oui il faut mettre en ligne rapidement cet âppel et articuler sa diffusion avec les mobilisations d'indignés qui émergent un peu partout.

14/08/2011, 12:04 | Par Marie-Hélène en réponse au commentaire de simon malart le 12/08/2011 à 09:08




Pour une protestation populaire et en écho à l'article d' Edwy Plenel : « Contre la dictature financière -La révolte nécessaire » je propose une pétition adressée au chef de l'état, utilisant ses propres mots, doublée d'une action hebdomadaire à partir du début septembre et jusqu'à la présidentielle.

Il faut un appel populaire qui rassemble. Quelque chose de simple pour contrer le jargon des élites financières. Les propos du chef de l'état à Toulon en 2008 correspondent paradoxalement à merveille (comme l'a fait remarquer E Plenel) à ces objectifs.

Voilà pourquoi je propose d'utiliser carrément les mots de Nicolas Sarkozy et même de l'interpeller directement. Ca peut être un atout médiatique, ça montre une volonté de rassembler tous les antisarkos,les déçus des promesses et ceux qui veulent y voir un peu plus clair dans ce grand obscurantisme.

Par un engagement dans la signature à se rendre à des "espaces collectifs" organisés par exemple tous les dimanches matins partout en France à partir de septembre et jusqu'à l'election présidentielle, pour brandir des pancartes, trouver des slogans, discuter ,s'échanger des journaux , organiser des conférences, refaire le monde... on ouvre un espace pour la pédagogie à tous ceux qui désirent y voir plus clair dans ce grand obscurantisme et on oblige le monde politique à s'exprimer clairement sur toutes ces questions en se donnant les moyens d'y répondre.

Indignons-nous !

Voici quelque chose de simple et d'ouvert qui pourrait faire mouche...




APPEL CITOYEN AUX REPRESENTANTS DE L' ETAT

À l'attention de Monsieur Nicolas Sarkozy, président de la république française




Pour le bonheur des peuples et contre la dictature financière.


« L'idée que les marchés ont toujours raison est une idée folle! »

« L'idée de la toute puissance du marché qui ne devrait être entravé par aucune règle, par aucune intervention politique est une idée folle. »

- Poser« des règles à la toute puissance des marchés »

- « Contrôler les agences de notation »

- « Contrôler les fonds spéculatifs, les institutions financières, »

- Empêcher« les banques de spéculer sur les marchés au lieu de faire leur métier de mobiliser l'épargne au profit du développement économique et d'analyser le risque du crédit. »

- Stopper « les conditions dans lesquelles les industries sont soumises à la logique de la rentabilité financière à court terme »

- Bloquer « les systèmes de rémunération qui poussent les opérateurs à prendre de plus en plus de risques inconsidérés ».

- Attaquer « les paradis fiscaux ».

tiré du « discours de Toulon » Nicolas Sarkozy 2008

Mr Sarkozy Président de la république française.


Trois années sont passées depuis que vous prononciez ces paroles à Toulon

et pourtant la finance, les marchés et l'économie toujours de plus en plus en crise, nous promettent encore plus de restrictions de plans sociaux et de paupérisation.

Rien n'a changé. Monstrueux et destructeurs, les marchés libres et tout puissants continuent à sévir en toute folie.

Manifestement votre action politique a prouvé son inefficacité et atteint ses limites.


Mais nous ne laisserons pas le pouvoir d'état, se faire prendre en otage par les agences de notation ou par le FMI comme chez d'autres amis européens.

Ces crises financières et économiques, ne sont pas les nôtres !Nous ne voulons pas payer plus longtemps pour cette folie, pour leurs profits.

Nous ne nous plierons pas devant un système qui ne fonctionne qu'au bénéfice de ceux qui le défendent .

Nous nous indignons.

Aussi, nous citoyens du peuple français, décidons dores et déjà de nous rassembler régulièrement sur l'espace publique, pour agir collectivement à porter au plus vite des réponses pertinentes.

Nom Prénom Ville Signature

18/08/2011, 10:20 | Par El Vidon en réponse au commentaire de Marie-Hélène le 14/08/2011 à 12:04

Mais à supposer que Sarko ou son successeur suive vos désirs, sachez que la france n'est ni les USA ni la Chine ! L'actualité montre assez que pour la moindre mesure elle doit négocier avec ses partenaires européens et d'abord l'Allemagne - laquelle n'est pas prête à abandonner le dogma ultralibéral !

L'appel doit européen pour avoir quelque chance de succès.

12/08/2011, 09:39 | Par Hélène Genet

Il faut faire, maintenant, sans trop se diluer dans le comment / avec qui.

Va pour l'Appel, un petit comité éclectique suffit à sa rédaction, des noms plutôt qu'un organe, quel qu'il soit, car cela risque de susciter des résistances de chapelle.

Mais cet appel doit programmer d'emblée des actions concrètes, visibles, sinon il restera lettre morte. Déjà que les manifestations n'ont aucun effet, les pétitions n'en parlons pas... Des idées ??? Je propose par exemple le port d'un brassard. Il est question d'afficher ses convictions.

Il ne faut pas perdre trop de temps (ni surtout d'énergie), même si la stratégie est évidemment importante. L'action politique de masse ne saurait s'entreprendre à partir d'un référendum, d'une étude de marché. Elle se soutient de l'énergie, de la pédagogie et de l'inventivité de quelques uns. Ensuite, il y a, dans le meilleur des cas, un effet boule de neige.

Allons !

LNG

14/08/2011, 12:05 | Par Marie-Hélène en réponse au commentaire de Hélène Genet le 12/08/2011 à 09:39




Porter le brassard, une bonne idée. Orange ?

Oui, tous les rendez-vous de mobilisation sociale doivent porter ce mouvement populaire. Toutes les actions pacifiques et constructives de démocratie ont leur place dans cet appel.

Pour une protestation populaire et en écho à l'article d' Edwy Plenel : « Contre la dictature financière -La révolte nécessaire » je propose une lettre pétition adressée au chef de l'état, utilisant ses propres mots, doublée d'une action hebdomadaire à partir du début septembre et jusqu'à la présidentielle.

Il faut un appel populaire qui rassemble. Quelque chose de simple pour contrer le jargon des élites financières. Les propos du chef de l'état à Toulon en 2008 correspondent paradoxalement à merveille (comme l'a fait remarquer E Plenel) à ces objectifs.

Voilà pourquoi je propose d'utiliser carrément les mots de Nicolas Sarkozy et même de l'interpeller directement. Ca peut être un atout médiatique, ça montre une volonté de rassembler tous les antisarkos,les déçus des promesses et ceux qui veulent y voir un peu plus clair dans ce grand obscurantisme.

Par un engagement dans la signature à se rendre à des "espaces collectifs" organisés par exemple tous les dimanches matins partout en France à partir de septembre et jusqu'à l'election présidentielle, pour brandir des pancartes, trouver des slogans, discuter ,s'échanger des journaux , organiser des conférences, refaire le monde... on ouvre un espace pour la pédagogie à tous ceux qui désirent y voir plus clair dans ce grand obscurantisme et on oblige le monde politique à s'exprimer clairement sur toutes ces questions en se donnant les moyens d'y répondre.

Indignons-nous !

Voici quelque chose de simple et d'ouvert qui pourrait faire mouche...




APPEL CITOYEN AUX REPRESENTANTS DE L' ETAT

À l'attention de Monsieur Nicolas Sarkozy, président de la république française




Pour le bonheur des peuples et contre la dictature financière.


« L'idée que les marchés ont toujours raison est une idée folle! »

« L'idée de la toute puissance du marché qui ne devrait être entravé par aucune règle, par aucune intervention politique est une idée folle. »

- Poser« des règles à la toute puissance des marchés »

- « Contrôler les agences de notation »

- « Contrôler les fonds spéculatifs, les institutions financières, »

- Empêcher« les banques de spéculer sur les marchés au lieu de faire leur métier de mobiliser l'épargne au profit du développement économique et d'analyser le risque du crédit. »

- Stopper « les conditions dans lesquelles les industries sont soumises à la logique de la rentabilité financière à court terme »

- Bloquer « les systèmes de rémunération qui poussent les opérateurs à prendre de plus en plus de risques inconsidérés ».

- Attaquer « les paradis fiscaux ».

tiré du « discours de Toulon » Nicolas Sarkozy 2008

Mr Sarkozy Président de la république française.


Trois années sont passées depuis que vous prononciez ces paroles à Toulon

et pourtant la finance, les marchés et l'économie toujours de plus en plus en crise, nous promettent encore plus de restrictions de plans sociaux et de paupérisation.

Rien n'a changé. Monstrueux et destructeurs, les marchés libres et tout puissants continuent à sévir en toute folie.

Manifestement votre action politique a prouvé son inefficacité et atteint ses limites.


Mais nous ne laisserons pas le pouvoir d'état, se faire prendre en otage par les agences de notation ou par le FMI comme chez d'autres amis européens.

Ces crises financières et économiques, ne sont pas les nôtres !Nous ne voulons pas payer plus longtemps pour cette folie, pour leurs profits.

Nous ne nous plierons pas devant un système qui ne fonctionne qu'au bénéfice de ceux qui le défendent .

Nous nous indignons.

Aussi, nous citoyens du peuple français, décidons dores et déjà de nous rassembler régulièrement sur l'espace publique, pour agir collectivement à porter au plus vite des réponses pertinentes.

Nom Prénom Ville Signature

12/08/2011, 09:40 | Par seth

Ca marche bien, la grégarité laudative. Comme on y va !

 

A lire tout cela, on se demande pourquoi on ne supplie pas Mr Plenel soi-même de se présenter aux élections en 2012, plus on est de fous, plus on rit...

 

On peut toujours signer des tonnes d'appels pleins de bonnes intentions, mais ils ne feront pas prendre conscience de la nécessité de l'action aux premiers concernés : le peuple tout entier qui, pour toutes sortes de raisons, ne lisent pas MDP ni la presse "progressiste" mais écoutent la propagande officielle qui a une façon bien à elle de présenter les choses... De même que le premier rôle de l'assistanat officiel est de calmer les esprits, et tant qu'ils seront calmés peu ou prou... Ce n'est qu'en allant dans le mur que l'on peut voir une réaction puissante et efficace. Tout le reste n'est que discours de salon. J'ai peut être tort et je l'espère, mais je ne suis pas optimiste par nature et, le problème étant mondial et le monde étant verrouillé par des élus ou des dictateure ne défendant plus aucune idée politique, je doute que ce type d'action soit d'aucune utilité tant que le pouvoir "politique" et tous les petits boursicoteurs n'auront pas pris conscience de l'impérieuse nécessité de faire prévaloir l'idée sur le profit.

 

Désolé pour la douche froide et encore une fois, j'espère me tromper...

12/08/2011, 10:01 | Par Hélène Genet en réponse au commentaire de seth le 12/08/2011 à 09:40

Vous avez tout à fait raison, tant que le peuple mange à sa faim... mais cela n'implique nullement qu'il ne faille rien faire. La résistance ne surgit pas de nulle part, mouvement de colère spontané du peuple subitement éclairé.

La misère et l'oppression avaient, en leur temps, déclenché notre révolution française, mais elle avait aussi été préparée par un siècle de critiques et de propositions de salon...

 

Pour ma part, voici le mail que je diffuse à mes contacts :

On y est. Les marchés dégringolent et menacent du pire, les politiques sont à genoux, les citoyens au bord du gouffre. Malgré les précédents et les promesses, la crise s'épanouit, pendant qu'insouciants nous finissons nos vacances.


Ci-joint, l'appel d'Edwy Plenel, directeur de Mediapart, qui montre la voie d'une nécessaire révolte. Il est temps de se réveiller.


http://www.mediapart.fr/journal/international/100811/contre-la-dictature-financiere-la-revolte-necessaire

12/08/2011, 10:24 | Par cereb en réponse au commentaire de Hélène Genet le 12/08/2011 à 10:01

JUSTEMENT LE PEUPLE COMMENCE à COMPRENDRE QU IL NE MANGERA BIENTÖT PAS à SA FAIM

il faut ouvrir les yeux et les oreilles!

12/08/2011, 11:11 | Par seth en réponse au commentaire de cereb le 12/08/2011 à 10:24

Le problème n'est pas de "manger à sa faim", mais de consommer beaucoup et à sa volonté mais en suivant les desiderata du marché et avec l'aide de ce qui tient lieu de "politique" si nécessaire.

 

On n'est plus dans les contingences de 1789 et des soulèvements du à la cherté de la nourriture, elle même consécutive à un renchérissement des denrées du à des hivers rigoureux, récupérés par la bourgeoisie. Pas plus que dans celles des révoltes du XIXème, de nature politique ou patriotique.

 

J'ai beau avoir les yeux et les oreilles ouvertes, je ne vois pas les gens se révolter contre la finance qui crée les besoins et fournit les moyens de les satisfaire le cas échéant, ni au politique qui y pallie s'il le faut. Tant que ce besoin ne sera pas immédiat, il n'y aura pas de réaction. Il n'y a aucune projection dans le futur ; la meilleure preuve en est le passage comme une lettre à la poste de la loi sur les retraites : plus personne ne s'en préoccupe. Il y avait pourtant matière à réagir et à lancer des appels .

 

Pour qu'on se débarrasse de la dictature financière, encore faudrait-il qu'on se débarrasse de la consommation à tout prix et on n'en prend pas le chemin. Ce n'est pas après la nourriture que l'on court, c'est après les pc, les écrans plats, les têtes de gondole de Carrefour et les crédits Cetelem qui servent à s'en repaître. Reste à savoir si le peuple est disposé à s'en passer...

 

Je ne vois pas comment on peut combattre ce fléau financier sans se battre contre les nécessités qu'il crée.

12/08/2011, 22:11 | Par DANTEA en réponse au commentaire de seth le 12/08/2011 à 11:11

Bravo!

13/08/2011, 16:10 | Par Fantie B. en réponse au commentaire de DANTEA le 12/08/2011 à 22:11

Accord aussi avec ce qu'exprime Seth. Nous sommes pris au piège de la consommation depuis les années 70, sortir de cette crise demande une certaine lucidité à ce propos. Car tout se consomme, même les manifs, même les pétitions (réflexions disparates en cours sur divers billets de blog de mediapart, dont celui de kakadoundiaye, ou le mien : impasse citoyenne, oucelui de Frédérick Stambach...)

Donc, désolée de mon non-enthousiasme en matière d'appel, mais bonne chance quand même à tous. N'ayant pas de solution ou propositions immédiates (à part la réflexion collective sur le pourquoi de cette impasse citoyenne) je souhaite avoir tort, et que cet appel réussisse.

12/08/2011, 22:14 | Par DANTEA en réponse au commentaire de seth le 12/08/2011 à 11:11

Pas commode à manier le bouton réponse... je précise donc que le bravo était pour la conclusion de SETH.

13/08/2011, 02:13 | Par tartempion en réponse au commentaire de seth le 12/08/2011 à 11:11

Je ne vois pas comment on peut combattre ce fléau financier sans se battre contre les nécessités qu'il crée.

Je parierai volontiers que nombreux sont ceux qui sont d'accord sur ce point. Le port d'un brassard me semble un peu trop "anecdotique" et en plus des tas de gens ne peuvent pas se permettre de le porter tout seul dans la rue. Imaginez que votre voisin soit exaspéré par ce mouvement et possède un fusil Marche moi dessus? Il faut trouver une action à la Gandhi, simpliste d'usage pour le peuple mais très emmerdante, pour les marchés financiers par exemple ou un autre secteur très ciblé, qui ne soit pas la grève, qui rassemble tout le monde en une communauté consciente d'accomplir un acte qui rend concrètement service à la communauté. Gandhi c'était de ne plus utiliser le coton des anglais mais de le tisser soi-même à la maison, ça a été d'aller ramasser une poignée de sel dans la mer (il y avait une sorte de gabelle et il était interdit aux Indiens de prendre le sel naturel, ils devaient l'acheter aux anglais) pour montrer aux Indiens que rien ne devait et pouvait les empêcher de prendre ce que la nature offrait à leur pays. Il faut trouver ce qui fonctionne symboliquement dans ce système comme injuste pour le plus grand nombre et imaginer l'action qui met en exergue le rassemblement du plus grand nombre contre cette injustice. En fait je réfléchis aussi à voix haute, il faut trouver une et une seule action hautement symbolique, il n'est peut-être pas obligatoire que l'action soit contre tout le système sinon on ne trouvera pas et ce sera des mots d'ordre généralistes qui ne satisfont personne.

Mais je suis d'accord avec Seth que l'action doit porter le fer dans la plaie. Cela dit il faudrait effectivement se dépécher avant qu'une machine moins sympathique se mette en route.

13/08/2011, 15:40 | Par cereb en réponse au commentaire de seth le 12/08/2011 à 11:11

à tartempion bravo:la marche du sel de Gandhi et les indiens...

OK à +++

à seth

voyez les restaus du coeur ,le secours populaire ,et autres assocs...

 

Le nombre de gens qui souffrent de carences alimentaires augmente à la vitesse Gand V depuis 3 ans .....au moins!le nombre de tuberculoses ....des enfants carencés gravement ....des familles de plus en plus vouées (surtout monoparentales) au régime pâtes/riz /pain sans viande ni fromage ni fruits : protéines et frais comme denrées rares ..

.voir la plupart des prix en comparaison avec les budgets...

Même si NOUS ne mourrons pas de faim ,nous voyons aussi ce que nous voulons voir!vous avez en t^te l'écho des publicité et propagandes télévisés mais cela change quand on éteint cette machine et que l'on tourne son ATTENTION vers les gens ,à l'extérieur!il convient de s'intéresser à d'autres milieux que le nôtre! ...

Il ne s'agit pas de blâmer quiconque mais de sortir de ses habitudes :en s'interrogeant ,on aperçoit les lents glissements vers précarité/pauvreté/misère...

Bref ,il convient de sortir des conditionnements mentaux!

Pourquoi prendre la mouche?c'est un phénomène actuel de société: chaque vague de nouveaux chômeurs en pousse d'autres vers le manque!

13/08/2011, 21:44 | Par enozniwt en réponse au commentaire de seth le 12/08/2011 à 11:11

En effet. Ce "système" qui porte en lui les germes de sa destruction, nous emmène droit dans le mur, tant du point de vue économique qu'environnemental. Et en klaxonnant encore.

Très malin. Il fait de nous des propriétaires, des consommateurs de technologies toujours plus rapidement obsolètes; bref, il nous a rendus "addicts" et un addict à toujours quelque chose à perdre. Et cette peur de perdre ces os à ronger rend frileux.

Il n'empêche. Les mots d'Edwy Plenel résonnent pour moi comme un espoir et je soutiens pleinement cet appel à venir.

"Point n'est besoin d'espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer."

16/08/2011, 13:19 | Par pierre strub en réponse au commentaire de enozniwt le 13/08/2011 à 21:44

"Ce "système" qui porte en lui les germes de sa destruction, nous emmène droit dans le mur, tant du point de vue économique qu'environnemental."

Peut-être qu'on pourrait imaginer une mobilisation qui porterait en elle les germes de la construction d'un avenir plus juste.

Un mouvement qui permettrait en lui-même de découvrir, développer un potentiel créatif à chaque citoyen indispensable au développement d'une société plus égalitaire, plus juste, plus libre.

Porté par une organisation qui se mettrait en place collectivement : nous sommes tous capables d'inventer notre vie collective. Qui pourrait tenir dans le temps par ce biais-là en faisant levier sur ce qui peut faire obstacle à des mobilisations à long terme : l'argent, la loi, la disponibilité, la motivation, la sécurité, le confort...

Face à ces obstacles, imaginer et créer des solutions : solidarité pour se nourrir et assurer les besoins premiers, assurer les effectifs minimums au travail uniquement si des vies en dépendent, rejoindre le mouvement autant que possible, faire circuler la parole et les infos, gestion collective des dérapages individuels, accepter de perdre un certain confort pour atteindre une autre liberté, etc.

Permettre à chacun de développer un potentiel créatif concret dans un intérêt collectif.

"Résister c'est créer ! Créer c'est résister !" (cliquer pour voir la vidéo de l'appel du Conseil National de la Résistance)

J'ai tendance à avoir confiance en l'Homme.

Je suis intimement convaincu que chacun de nous est porteur de mille solutions pour une vie collective plus libre mais que ces solutions ont besoin d'être éclairées et libérées du joug totalitaire des régimes oligarchiques.

Cela pourrait peut-être se faire dans un mouvement au sein duquel le collectif encouragerait l'individuel et l'individuel servirait le collectif.

Je rêve d'une société où la liberté n'aurait de limite que dans l'atteinte à l'intégrité du collectif ou d'autres individus.

J'ai encore confiance en l'Homme et en la bienveillance du plus grand nombre.

Je rêve que chacun créé son propre chemin sur le terrain d'un avenir commun.

Les motifs d'indignation ne se comptent plus aujourd'hui.

Nous ne devons plus accepter les victimes en tous genres du système criminel actuel.

A nous, citoyens, de créer notre avenir !

Avec patience et persévérance...

 

 

16/08/2011, 18:10 | Par ALI BABA en réponse au commentaire de seth le 12/08/2011 à 11:11

.

Oui seth, c'est d'une révolution culturelle dont nous avons besoin !

.

recommandé

12/08/2011, 09:48 | Par Art Monica

L'appel doit être court, très clair, sans aucune référence à un parti, à un média, à une personne. C'est un appel citoyen. . Il doit comporter une analyse de la situation et des éléments de solution. En faisant le tour des blogs, on a tout cela en réserve! . Il doit être envoyé à plusieurs journaux: le Monde, Libération, Rue89, Slate, Marianne2 par exemple, transmis à tous les partis de gauche, aux syndicats, aux associations (Attac...), aux élus, et à chacun des candidats à la présidentielle.

12/08/2011, 13:28 | Par JJMU en réponse au commentaire de Art Monica le 12/08/2011 à 09:48

D'accord avec ces principes d'un appel citoyen.

Synthèse brève et claire, aucune référence à aucun parti ni syndicat ni media ni individu.

Merci à tous.

Je me tiens à votre disposition en messagerie privée.

Jean-Jacques M’µ

12/08/2011, 10:19 | Par WigWam

Il est très agréable de constater la quasi unanimité en faveur de votre appel dans les commentaires.

Il est très agréable de lire la ferme volonté d'agir de leurs rédacteurs.

Il semble que la majorité de ces commentaires s'inscrive en faveur de la solution 2 à laquelle j'apporte également mon soutien même si , comme le dit l'un des commentateurs, elle n'est pas en contradiction avec la N°1.

Une convergence, ou une alliance (?) avec le mouvement pan-Européen des indignados serait cohérente idéologiquement et productive actionnellement compte tenu de l'énergie croissante de ce(s) mouvement(s). La marche vers Bruxelles serait un premier grand pas Sourire pour démontrer la volonté des citoyens de l'Europe de renverser la dictature intolérable de "Marchés" qui n'ont aucune légitimité démocratique alors qu'ils dictent toujours plus leur volonté aux politiques inféodés, de droite comme de gauche (pour partie), partout en Europe.

Merci Pascal MAILLARD, merci EP, merci MDP pour cette superbe initiative !

12/08/2011, 11:38 | Par Jean-Michel Boiron

@ Art Monica, et tous,

Qui se colle à la rédaction ?

Qui valide le texte ?

Qui diffuse ?

Comment pourrait-on faire ?

12/08/2011, 14:26 | Par Art Monica en réponse au commentaire de Jean-Michel Boiron le 12/08/2011 à 11:38

D'expérience, on sait qu'une seule personne doit rédiger le texte de l'appel. . - Un comité de rédaction peut proposer les idées de plan, les arguments à énoncer, les envoyer au rédacteur, qui les intègre, puis soumet la synthèse au comité qui retravaille, amende. La version finale est soumise ensuite de façon élargie. . - Un comité de diffusion peut collecter toutes les adresses des sites et personnes, à qui envoyer le texte. Celui-ci doit être très large, pas partisan, pas politicien, anonyme, mais citoyen et signé par des personnes. . Je veux bien participer au comité de rédaction.

12/08/2011, 15:25 | Par JJMU en réponse au commentaire de Art Monica le 12/08/2011 à 14:26

Je me suis adressé en privé à l'auteur du billet, qui s'attèle à la rédaction et attend quelques retours. À très bientôt quatre ou cinq volontaires de plus ?... Il vaut mieux ne pas dépasser le nombre de dix, si on veut être efficaces et rapides.

Jean-Jacques M’µ

12/08/2011, 15:31 | Par Jean-Michel Boiron en réponse au commentaire de JJMU le 12/08/2011 à 15:25

Si je peux être utile...

12/08/2011, 15:48 | Par JJMU en réponse au commentaire de Jean-Michel Boiron le 12/08/2011 à 15:31

On voit auprès de Pascal ?...

Il avisera...

Jean-Jacques M’µ

12/08/2011, 16:12 | Par peneloppe en réponse au commentaire de JJMU le 12/08/2011 à 15:48

Pourquoi pas un texte très court réclamant que des mesures soient prises au niveau européen pour

- mettre un terme à la spéculation sur les dettes des Etats

- mettre un terme aux paradis fiscaux et aux cadeaux fiscaux qui grèvent les budgets des Etats et alourdissent les dettes

13/08/2011, 02:44 | Par Pascal Maillard en réponse au commentaire de Jean-Michel Boiron le 12/08/2011 à 15:31

Tout le monde peut être utile. A vous de déterminer ce que vous souhaitez faire en fonction des pistes proposées. Et vous pouvez même en inventer d'autres.

 

Bien à vous.

 

 

Pascal maillard

12/08/2011, 11:58 | Par Guy Meunier

A Pascal Maillard.

Tout d'abord bravo pour votre engagement au-delà du commentaire (ce dont je ne me sens pas -encore- capable) et pour la qualité de vos "éléments de réponse". Je pense que le débat est lancé... Mais voilà !

Un "Appel", d'accord ; il est même urgent! Mais pour quoi faire ? A part ajouter un Appel aux Appels qui s'adressent à la sphère restreinte des médiapartiens et lecteurs des journaux en ligne, assis comme je le suis devant mon clavier.

OU un Appel qui s'adresse, plus largement, à ceux qui ne connaissent même pas Médiapart, voire, s'en méfient comme de la "voix des intellos mentis qui parlent beaucoup et galèrent peu".

ET MÊME PLUS. Un Appel qui soit capable de participer à la mobilisation de tous les "indignés", les "révoltés" les "attentistes" !

Face à la puissance du pouvoir internationale qui, depuis des décennies, construits le système d'asservissement que nous dénonçons et cherchons à combattre, nous devons être conscient (c'est là le prix de notre crédibilité et de celle de notre Appel) que Médiapart et tout ses membres et lecteurs ne sont, finalement, rien ou très peu, sans tous les autres qui ne pensent pas exactement comme nous et/ou ne le disent pas avec les mêmes termes...

De fait ETRE CREDIBLE, c'est offrir à chaque lecteur de l'Appel, du moins cultivé au plus craintif, l'explication qu'il espère trouver et comprendre, la petrspective qu'il jugera crédible parce que réalisable... Au moindre risque !

C'est pourquoi qu' il me paraît déterminant de protéger la ligne éditoriale de Médiapart (celle à laquelle j'adhère) et lui éviter, les compromis (voire, avec le temps et les scénarii de la "bataille", les compromissions) afin qu'elle ne puisse pas être (ou le moins possible) l'objet de rétorsions de la part de nos contradicteurs. Gardons Médiapart comme source d'informations neutres et engagées (j'insiste Rire) et support de diffusion et de coordination de l'Appel... Il faut diffuser NOTRE APPEL dans tous les médias sous le noms que nous lui donnerons, avec les signatures, prestigieuses ou non, des citoyens nous pourrons mobiliser.

(Ne serait-il pas intéressant que certains d'entre nous s'attachent à rédiger un "résumé mobilisateur" du texte d'Edwy Plenel et transmettent leur rédaction... A qui ? Comment ?... Je ne suis pas, loin s'en faut, un expert en informatique!)

12/08/2011, 12:10 | Par pierre delamarre

Il serait dommage de laisser croire q'une manifestation dans la rue, q'une pétition soit peine perdue. L'histoire (ancienne ou récente) donne suffisamment d'exemples contraires. Le pire est le silence qui vaut soumission. Pour ceux qui préferent la soumission c'est leur problème. Ou presque: sont-ils vraiment informés? Plus exactement comment son-ils désinformés ?" dormez braves gents, tout va bien, nous veillons pour vous" clament en coeur les médiats dont disposent la majorité de ces soumis, journaux télévisés de 20h en tête, "et puis si il y a quelques problèmes, de toute façon c'est mondial donc les dirigeants n'y peuvent rien et les citoyens soumis encore moins".Heureusement il y a MEDIAPART qui nous informe, qui informe une minorité qui veut être informée.Il est difficile de supporter d'être informé sans réagir, de se dire " je savais et je n'ai rien fait".Alors il est plus "confortable" de n'être pas informé, de faire l'autruche, de se laisser bercer d'illusions, d'être selon l'expression rageuse gaulienne "un veau". Si ce texte est aussi redondant avec le mot "informé" c'est pour souligner la nécéssité première qui est d'INFORMER. Il serait peut-être judicieux de relayer les informations dont nous fait bénéficier MDP( et aussi bien d'autres qui crient les mêmes choses dans le désert...) en utilisant les moyens dont nous disposons, des plus modestes aux plus performants, afin de réveiller le plus de "soumis plus ou moins malgrés eux".

ps: mes accords grammaticaux ne sont pas au masculin mais au "neutre",je parle de l'homo erectus que nous sommes toutes et tous au sens large...

12/08/2011, 12:31 | Par malto cortese

Bonjour à tous,

j'adhère, je signe, j'imprime et distribue, je roule avec, j'expose, j'affiche...

je suis une petite main qui à son humble niveau espère depuis longtemps un tel rassemblement; le texte d'Edwy Plenel dit tout, mais tardivement, et j'ai bien peur que les dés ne soient jetés... la règle d'or ( quelle vanité dans leur vocabulaire) va s'appliquer apparemment en catimini dans toute l'Europe ? c'est donc bien au niveau européen, et mondial, qu'il faut agir; connecter tous les réseaux, nous avons les outils, et porter cette parole, cette potentialité numérique le plus haut, le plus loin possible?

12/08/2011, 13:53 | Par STOP-

Cet appel signifierait par effet de contraste que les problèmes français ou européens résident tous dans la dictature financière, que finalement ce point traité on pourrait continuer comme avant.

 

Les différents dossiers explorés par Médiapart montrent combien la démocratie n'est plus. C'est donc d'une mobilisation générale pour récrire la constitution dont nous avons besoin je crois. Cet appel, peu mobilisateur pour les citoyens pour lesquels la finance est loin de leur quotidien, ferait obstacle à ce mouvement général.

Je crois donc que ce projet ne convient pas à la situation, sauf à en redéfinir la portée.

12/08/2011, 15:17 | Par malto cortese en réponse au commentaire de STOP- le 12/08/2011 à 13:53

La plupart des gens ne comprend rien à la finance, ni même à l'économie dans le détail et j'en fais partie; mais les gens ne sont pas idiots au point de croire que le diktat des marchés financiers n'est pas l'instrument et le terrain de jeu de la ploutocratie planétaire;
et la question est simple: allons nous laisser, par l'intermédiaire des marchés, la planète entière se privatiser, l'eau, la terre, l'énergie, la moindre parcelle, l'air que l'on respire, laisser beaucoup de gens mourir, l'éco-système se détruire, parce qu'une minorité de personnes sur cette terre tire toutes les couvertures à elle?
c'est clair comme ça?

12/08/2011, 15:27 | Par JJMU en réponse au commentaire de malto cortese le 12/08/2011 à 15:17

On peut aussi parler de dictature économique, après tout, puisque nos politiques sont soumis davantage aux règles dictées par les économies mondiales que par le suffrage électoral.

Jean-Jacques M’µ

12/08/2011, 19:47 | Par STOP- en réponse au commentaire de JJMU le 12/08/2011 à 15:27

C'est vrai JJMU.

Mais cela ne représente pas la totalité du grief. Je veux que tout change vraiment dès cet automne ; les masturbations intellectuelles partielles risquent de faire échec à l'objectif.

Mais peut-être n'a-t-on pas tous ici le même intérêt / le même objectif.

12/08/2011, 19:41 | Par STOP- en réponse au commentaire de malto cortese le 12/08/2011 à 15:17

Et on ne dit rien Malto Cortese de l'absence de démocratie participative, de contre pouvoirs, des scandales et autres avantages inimaginables de la caste qui s'accapare les pouvoirs et l'argent, de la politique de métier qui cause ce qui précède.

 

C'est encore plus clair maintenant ?

 

Ce n'est pas ma façon de parler, mais je m'adapte... ;)

13/08/2011, 13:00 | Par malto cortese en réponse au commentaire de STOP- le 12/08/2011 à 19:41

Oui, je suis bien d'accord, nous sommes tous d'accord, pour la plupart, sur MDP, sur le fond en tout cas;

le pouvoir économique planétaire a pris le dessus sur le pouvoir politique des états, et ils ne vont pas le lacher; que faire?

surtout pas se diviser et tergiverser sur la sémantique, on n'a plus le temps!

excusez mon language, cassant parfois. Sourire

12/08/2011, 13:57 | Par jamuze

Salut à toutes et tous,

j'adhère complètement à l'idée et je suis prêt à distribuer sous forme de tract une pétition dans le 101 eme département français ici à Mayotte ou notre résident est venu il ya quelques temps se faire applaudir par des français qui n'ont même pas l'eau courante!!!!! pas assez d'écoles pour les enfants pas de cantines dans les écoles , une france de seconde zone quoi!!!!

Il est temps de reprendre le pouvoir sur ces usurpateurs!

12/08/2011, 14:04 | Par PLESSIS

Oui! bien sûr que j'adhère à toutes ces réflexions! Bien sûr qu'on a envie de dire à chacun :Mais bougez vous! ne vous laissez pas "manger la laine sur le dos!" Pour un appel je signe , hélas je pense que seul un électrochoc sortira les uns et les autres d' une léthargie où ils sont tombés peu à peu,( surtout dans les classes moyennes: métro, boulot,dodo! seul le temps pourri des vacances les révolte.) Pour le moment la crise financière est indolore pour la majorité d'entre nous, et tant que ça ne fait pas mal !!

13/08/2011, 15:48 | Par cereb en réponse au commentaire de PLESSIS le 12/08/2011 à 14:04

Dans les métropoles ,les milieux citadins :on les comprend...

il y a une France profonde non citadine et beaucoup n'y partent jamais en vacances et ne vivent pas forcéments selon les stéréotypes usuels....

Ne vaut-il pas mieux ne pas l'oublier?

16/08/2011, 13:55 | Par gerard sabadel en réponse au commentaire de cereb le 13/08/2011 à 15:48

Vous savez ce qu'elle vous dit, la France profonde?

Je suis Lozérien et partant!

16/08/2011, 15:32 | Par gerard sabadel en réponse au commentaire de cereb le 13/08/2011 à 15:48

Et deux personnes qui recommandent!

Ca commence...

Respect!

16/08/2011, 15:44 | Par gerard sabadel en réponse au commentaire de cereb le 13/08/2011 à 15:48

Excusez-moi, j'avais mal lu...

L'habitude.

12/08/2011, 14:17 | Par ghyves

J'approuve les propos de E.Plenel et la dénonciation de la Dictature Financière; je comprends le désir de créer un Appel auxquels tous les révoltés pourraient se réjoindre; quelle belle idée , tentante et porteuse d'espoirs ..oui mais ces espoirs ne sont ils pas déjà illusoires tant les forces du capitalisme sont omniprésentes et mondiales; les articles de MDP doivent être portés à la connaisance d'un maximum d'internautes afin de faire progresser les idées de justices fiscales , sociales , liberté et fraternité.Elles doivent permettre à un plus grand nombre de choisir le meilleur représentant du peuple lors des prochaines élections présidentielles ; cela doit permettre l'application d'un programme révolutionnaire;alors , nous pourrons influencer la politique européenne et lutter ensemble contre les forces financières.

Si appel il y a , appelons à la raison les forces d'extrême gauche , Front de Gauche et certains écologistes pour faire entendre la voix de ceux qui veulent un autre monde à travers le choix d'une seule femme ou d'un seul homme.

Ne laissons pas croire que seul notre Pays après ce choix pourra seul bouleverser la finance ; la révolte doit être européenne et ce n'est qu'à cette seule condition qu'on pourra faire changer les choses.

Merci à MDP de participer à cette émancipation de l'Homme ;aux forces dites progressisites, avant de subir le diktat du fatalisme ambiant, de prendre leur responsabilité pour crier haut et fort la parole du Peuple et tracer le chemin d'une internationale démocratie.

 

 

12/08/2011, 15:50 | Par JJMU en réponse au commentaire de ghyves le 12/08/2011 à 14:17

Le démon de l'impuissance et de l'inutilité, hein ?... nous sommes petits, si petits petits petits, n'est-ce pas ?.. Ouai !... Mais j'ai aussi entendu parler de la loi des grands nombres, des proportions et de la force des volontés en présence.

Des soldats américains ont témoigné de l'avance des Chinois envoyés en renfort pendant la guerre de Corée : ils tombaient sous la mitraille des chars, mais d'autres continuaient, derrière ceux qui étaient mitraillés, et ceux-là continuaient d'avancer, d'avancer, ils tombaient à leur tour, mais d'autres, derrière, étaient encore là, innombrables, une armée de fourmis humaines, sans armes et qui avançaient, qui avançaient, qui tombaient, et qui avançaient !... jusqu'à ce que, les rangs avançant succédant aux rangs mitraillés, certains parviennent enfin au niveau des chars mitrailleurs et leur jettent alors à travers le hublot, le coktail molotov incendiaire fatidique !...

Je crois à la force du nombre. Sinon quoi ?...

Jean-Jacques M’µ

12/08/2011, 15:38 | Par voonet

Pascal,

Je me propose pour un support technique, le site de mediapart n'est pas forcement idéal pour organiser un projet comme celui-ci.

Je propose d'utiliser http://www.agora-project.net/ sur un url dédié. Comporte un forum, un gestionnaire de contact, documents, favoris, tâches et blog...

Cordialement,

12/08/2011, 15:46 | Par JJMU en réponse au commentaire de voonet le 12/08/2011 à 15:38

Comment ça fonctionne ?...

Je reviens de cliquer et je tombe sur une page qui m'intimide un peu, à vrai dire : nom perso, loging et tutti quanti.

Mais l'idée de fonctionner par groupe(s) de trois (en trois fois trois, par exemple), ça pourrait être pas mal... à condition qu'il y ait un texte de base, d'abord, et d'autres inscrits qui marchent avec celui qui lance son texte de base, ensuite... Non ?.. Je me trompe ?..

Jean-Jacques M’µ

12/08/2011, 15:58 | Par voonet

Cliquez sur demonstration puis espace public, il y a une vidéo qui explique ce que l'on peut faire avec. Ou documentation pour avoir un guide en pdf. C'est ce qu'il y a de plus simple comme outil de travail collaboratif. Il est possible de l'installer sur un espace web à 15 euros par an et de partager l'administration.

 

12/08/2011, 16:41 | Par JJMU en réponse au commentaire de voonet le 12/08/2011 à 15:58

Du coup, je me le sens moins... Pour le moment, en tout cas : besoin d'un texte locomotive pour y raccrocher mes wagons.

Jean-Jacques M’µ

12/08/2011, 16:31 | Par jml24

L'indignation extrêmement bien écrite d'Edwy Plenel conduit un certain nombre de personnes à vouloir lui donner un "prolongement citoyen". La moindre des choses serait de demander à l'intéressé s'il serait d'accord pour que son texte soit pris comme point de départ d'une réflexion commune.

Pour ma part je ne vois pas ce qu'il y aurait à retrancher, couper, réécrire dans ce texte qui a été écrit comme une symphonie de Mozart : d'un seul tenant, parce qu'à l'instar de Wolfgang, Edwy Plenel avait longuement réfléchi à ce qu'il voulait dire et, qu'au moment d'écrire, tout était clair dans sa tête.

A vouloir changer ce qui a été longuement maturé par un seul, une myriade de bonnes volontés ne fera que massacrer l'ensemble.

Je suis partisan de signer ce texte en l'état.

Monsieur Edwy Plenel, êtes-vous d'accord ?

JML24

12/08/2011, 16:40 | Par JJMU en réponse au commentaire de jml24 le 12/08/2011 à 16:31

Pas con, ce que vous dites, là. À double titre : sur la cohérence du texte original, et sur le plan de l'éparpillement des énergies à partir de là.

Il y a un hic : Edwy Plenel sait-il seulement ce qui se prépare entre nous ?...

Si Pascal Maillard le contacte, nous économiserons peut-être du temps.

Jean-Jacques M’µ

12/08/2011, 17:51 | Par Pascal Maillard en réponse au commentaire de jml24 le 12/08/2011 à 16:31

Cher JML24, chers tous,

 

Il y a, me semble-t-il, deux objections majeures à la mise à la signature du texte d'E. Plenel en l'état. Il est bien trop long pour le format habituel d'un appel. Il s'agit formellement d'un texte d'opinion et d'analyse et non d'un appel. Ou du moins il ne contient un appel personnel qu'à la fin du texte. En l'état il ne peut pas être soumis efficacement à une signature nationale ou internationale (disons européenne puisque c'est la portée retenue). Ce serait un flop complet en raison du format et ceci n'enlève rien à la force et à la pertinence de ce texte dont nous pouvons nous inspirer. Mais il n'a pas été écrit pour être mis à la signature de citoyens, de partis ou d'associations.

Pour ce qui est de la position d'E. Plenel il l'a en partie exprimée dans une réponse à ma suggestion initiale, que je restitue ici :

 

11/08/2011, 11:54PAR EDWY PLENEL

Cher Pascal Maillard, cet article est en quelque sorte un appel, en effet. Aussi demande-t-il à être prolongé par tous ceux qui se sentent concernés. Votre réaction, comme d'ailleurs d'autres sur ce fil de commentaires, mériterait de devenir un billet sur votre blog pour prolonger le débat et maintenir l'urgence. En tout cas, votre suggestion est soumise au débat dans l'équipe de Mediapart. Merci de votre encourageante fidélité.

 

Laissons à l'équipe de rédaction de MDP le temps du débat. Je crois que certains journalistes suivent attentivement ce blog et que la rédaction interviendra à un moment donné.

 

Merci à VOONET pour la proposition d'un support technique qui semble de bon sens. Mais je craindrais personnellement qu'une "externalisation" du travail en dehors du site de Mediapart ne nous coupe en partie de la communauté des lecteurs. Par ailleurs un petit groupe de rédacteurs (quelques blogueurs de MDP exclusivement) se met progressivement en place via la messagerie Mediapart ou bien des messages personnels de mediaparticipants. Une fois ce petit groupe constitué (entre 5 et 10, pas plus) il se mettra au travail de rédaction dont il rendra compte régulièrement sur ce blog. Un canevas ou même un premier jet pourraient être livrés d'ici un ou deux jours, disons pour le 15 août.

 

Pour alimenter le travail des rédacteurs il me semble essentiel que nous avancions collectivement vers des éléments de réponses aux trois points que j'ai proposés dans l'Etape 1 du travail, à la fin du texte liminaire de ce blog.

Vous voudrez bien excuser ce qui pourrait sembler un peu "dirigiste" dans mes messages, passés et à venir, mais ça n'a rien à voir avec celà. Je sais par mon expérience de rédaction de quelques textes collectifs et appels que si quelqu'un ne se dévoue pas pour tenir le fil, les risques de désordre ou d'éparpillement sont grands. Il est toujours très difficile de tenir cette fine dialectique entre l'écoute de la diversité et la suggestion pour avancer. Je veux bien m'y employer, mais c'est aussi, je crois, le travail de chacun. Et j'espère que nous serons nombreux à accepter de marcher sur cette corde raide du travail collectif, avec la patience, la tolérance et le sens de l'écoute nécessaires au dégagement d'idées consensuelles et rassembleuses. Le projet mérite qu'on s'y emploie.

 

Bien à vous.

 

Pascal Maillard

 

12/08/2011, 20:04 | Par STOP- en réponse au commentaire de Pascal Maillard le 12/08/2011 à 17:51

Je redis ici ma crainte que cet appel exclusivement dirigé contre le système finncier international ne constitue un obstacle à la résolution des problèmes qui affectent notre pays et pouvant être traités par la rédaction d'une nouvelle constitution, cet éclairage étant laissé de côté.

L'exaltation c'est bien, encore faut-il bien réfléchir aux objectifs et aux moyens.

Bien sincèrement, JPG

12/08/2011, 20:19 | Par Pascal Maillard en réponse au commentaire de STOP- le 12/08/2011 à 20:04

Cher jip11,

 

Un appel à la rédaction d'une autre constitution a certes un grand intérêt et des enjeux spécifiques, qui ont d'ailleurs été débattus sur Mediapart et ailleurs, suite à des inititaives de responsables politiques ou de simples citoyens. Je ne pense pas que ce soit l'objet d'un appel contre la dictature financière que de mentionner cette question, surtout si la portée du texte se veut européenne.

Sinon nous essayons bien de réfléchir "aux objectifs et aux moyens", sans "exaltation" particulière.

 

Bien cordialement.

 

Pascal Maillard

12/08/2011, 23:53 | Par STOP- en réponse au commentaire de Pascal Maillard le 12/08/2011 à 20:19

C'est bien ce que j'exprime. Cet appel serait comme un écran aux questions fondamentales qui sont à régler et qui donc ne le seraient pas.

Il est donc de mon point de vue néfaste.

13/08/2011, 02:28 | Par tartempion en réponse au commentaire de STOP- le 12/08/2011 à 23:53

Jip11, il me semble qu'il faut prendre le taureau par les cornes et le taureau en ce moment ce sont les marchés internationaux. Si on commence à établir la liste de tout ce qui ne convient pas à chacun dans notre société ça va se terminer en pugileat de village gaulois. Le 14 juillet 1789 c'est du pain, et seulement du pain, que réclamaient les manifestants dans leur marche sur Versailles. Gandhi c'était "quit India" avant même d'imaginer l'incroyable complexité qu'engendrait ce mot d'ordre. Les mots d'ordre doivent claquer fort, être simples, symboliques, hyper-consensuels, sinon on ne fait rien.

12/08/2011, 19:03 | Par Dominique C en réponse au commentaire de jml24 le 12/08/2011 à 16:31

@ jml24: la réponse à votre question me semble claire: le commentaire de Pascal Maillard du 11 août à 2 h du matin a été sélectionné par la rédaction de mdp, et donc placé en haut de tous les commentaires recommandés.

Je m'en réjouis, naturellement, et ce d'autant plus que 3/4 d'h avant, j'écrivais:

"Mon intuition de candide est que SI nous attendons trop pour nous manifester (les élections par exemple!) on se fera encore avoir. C'est quand le fer est chaud qu'il faut le battre."

Il me semble donc évident que ce genre d'idée mûrit dans bien des têtes...

14/08/2011, 15:57 | Par âge du faire en réponse au commentaire de jml24 le 12/08/2011 à 16:31

C'est vrai que le texte de notre journaliste modèle est magnifique et MUSICAL.... mais il est bien trop LONG pour le commun des mortels qui a besoin de prendre seulement conscience qu'il est manoeuvré par la télévision!

S'il apporte des plus pour nous ses admirateurs ce ne serait pas le cas des autres, énervés justement par le bien-fondé de ces révélations qu'ils n'auraient pas vu et les culpabilisant.

Ceci n'est pas un reproche à votre opinion que je partage, mais personnellement, j'ai vécu à un moment donné, ce phénomène.

Bien à vous.

12/08/2011, 17:40 | Par malto cortese

Intéressant de relire le manifeste de George Contogeorgis sur MDP en juin dernier;

La Grèce, berceau de la démocratie, doit savourer cet élan spontanné de solidarité européenne...la mobilisation se doit d'être européenne, d'emblée; le citoyen européen doit prendre part à la formation d'une Europe politique, tout en refusant celle que veut nous imposer les marchés par l'intermédiaire de leurs subordonnés actuellement aux pouvoirs nationnaux;

Alexandre cèda à son armée qui se mit en grève, refusant d'aller plus loin que l'actuelle Delhi;

l'armée d'esclaves salariés que nous sommes ne devrait-elle pas se mettre en grève elle aussi, en déposant son Appel?

l'armée d'esclaves salariés que nous sommes ne devrait-elle pas prendre en otage la collecte de l'impôt, afin d'en assurer sa juste répartition?

Quand un peuple ne veut plus obéir, même les dictatures s'écroulent, y compris un système totalitaire marchand !

12/08/2011, 22:03 | Par Marie Lavin

Belle et bonne initiative que je suis prête à soutenir.

12/08/2011, 22:05 | Par Pascal Maillard

Mediapart vient de mettre en Une une très bonne analyse de Martine Orange sur la crise de la dette européenne et l'enjeu historique auquel nous sommes confrontés. On ne peut que recommander la lecture attentive de ce texte qui apporte de l'eau à notre moulin et une série de précieux arguments.

 

A très bientôt pour une petite synthèse en cours de rédaction.

 

Pascal Maillard

12/08/2011, 23:37 | Par La louve

Je soutiens moi aussi cette initiative.

12/08/2011, 23:48 | Par JArgenty

Bravo pour cette initiative que je soutiens. Je pense comme d'autres que MDP doit rester ce qu'il est.

Pour le texte: court, incisif et qu'il ne soit pas une affaire d'experts SVP.

J'ai toujours pensé, dit et écrit qu'il ne fallait plus attendre les élections. Les révolutions éclatent quand le terrain est suffisamment mûr, il ne faut donc plus attendre.

Merci P.Maillard

 

12/08/2011, 23:59 | Par STOP- en réponse au commentaire de JArgenty le 12/08/2011 à 23:48

Sauf, JArgenty, que ce que propose M. Maillard n'est pas du tout une révolution, et ne reste circonscrit qu'à la question de la finance mondiale.

 

La caste des politiques et des médias qui s'accapare pouvoir et richesses nous a mené au caniveau. Sans changement de ce côté, les mêmes causes reproduiront les mêmes effets.

 

"Rappelez-vous, petites pies, que tout ce qui brille n'est pas or."

13/08/2011, 03:00 | Par Pascal Maillard en réponse au commentaire de STOP- le 12/08/2011 à 23:59

Cher jip11,

 

Rien n'interdit de dénoncer dans une phrase bien sentie les liens structurels entre les puissances financières, les médias et les milieux politiques.

 

Bien à vous.

 

Pascal Maillard

13/08/2011, 00:41 | Par Sayrol

Bonjour à tous,


Mon avis d'informaticien au chômage sans aucune formation politique et littéraire :


Cette initiative est très positive est doit être soutenue par la meilleur énergie possible. L'enjeu est important. Une grande parti du peuple attend ce genre d'action et n'a plus le temps d'attendre l’entente politique des anti-libéraux.


L’adhésion populaire à cet appel dépendra autant de sa forme que de son fond, l'appel devrait être « accessible » au plus grand nombre d'intéressés quelque soit leur formations professionnels, il devrait être « dénonciateur » de de nos dirigeants, il devrait se démarquer d'un énième tract de parti marxiste (dont je fais parti).


Mais surtout, c'est à ceux qui y répondront plus qu'a ceux qui l'auront lancé, que cet appel devra appartenir.


Je soutiens donc cette initiative et suis disposé à apporter mon aide (d'informaticien) à ce projet.


Cyril.

13/08/2011, 01:32 | Par Pascal Maillard

Merci SAYROL pour votre intervention et votre soutien qui nous sont précieux. Il faut en effet que nous ayons le souci de l'accessibilité du texte au plus grand nombre afin de permettre une réelle appropriation de celui-ci par tous les citoyens. Des idées fortes doivent pouvoir s'exprimer simplement.

 

Bien à vous.

 

Pascal Maillard

13/08/2011, 03:29 | Par Pascal Maillard

Chères toutes, chers tous,

 

Avec un peu de retard et après relecture attentive de presque 100 messages, j'ai pu faire une petite synthèse que j'ai reportée en Etape 2 de notre travail en cours (toujours dans le corps du texte princeps).

 

Bien à vous.

 

Pascal Maillard

13/08/2011, 17:25 | Par pierre delamarre en réponse au commentaire de Art Monica le 13/08/2011 à 09:04

un mode positif c'est plus efficace, alors il faut informer le plus grand nombre de la situation exacte actuelle en la décrivant objectivement, sans détour et calmement. C'est ce que fait exactement Edwy Plenel. Servons - positivement -de transmission à l'information qu'il nous apporte et plus nous serons nombreux à connaitre la situation plus nous avons l'espoir que cette situation change.C'est l'accès au savoir qui donne l'avantage et pour l'instant ce sont ces forces financiaires positivement néfastes qui savent et font tout pour désinformer, bloquer l'accès au savoir. Une fois informé le peuple agit.....

13/08/2011, 09:30 | Par Pascal Maillard

Chère Art Monica, cher Dominique Boullier,

 

Merci pour vos contributions qui font bien avancer la réflexion. Je suis d'accord avec l'essentiel de vos suggestions. Sur la question de la présence ou non d'une analyse, je crois qu'on pourrait assez facilement résoudre le petit différend en faisant une distinction claire entre la production d'une véritable analyse augumentée - qui ne trouverait pas sa place dans un appel court et incisif - et des constats objectifs relevant d'une analyse antérieure et en quelque sorte présupposée. Il est assez facile de s'accorder sur un certain nombre de faits qui conduisent à l'impasse actuelle.

 

Bien à vous.

 

Pascal Maillard

13/08/2011, 13:31 | Par Jean-Michel Boiron

@ Pascal Maillard,

"Mais je craindrais personnellement qu'une "externalisation" du travail en dehors du site de Mediapart ne nous coupe en partie de la communauté des lecteurs."

Je ne sais pas exactement ou en est qui du travail en cours, mais le(s) moyen(s) de diffusion est important.

Evidemment, il n'est pas imaginable que l'appel ne soit pas sur Mediapart, pour la raison citée ci-dessus et pour une histoire de légitimité (ou un truc comme ça...). Il faut même à mon avis qu'il parte de Mediapart, c'est à dire qu'il soit MDP-only pendant un certain temps. Il faut que Mediapart s'y retrouve là-dedans...

Ceci dit, il ne faut pas à mon sens que ce texte et ses signatures ne restent que sur Mediapart ou ne soient accessibles que via Mediapart.

Nous avons besoin de relais, de nombre, d'Européen(ne)s, et il faut donc trouver outre les traducteurs de la version finale, les supports adéquats, et les règles du jeu (qui seront surement de toute façon tournées) de diffusion...

Et sans doute que si nous voulons que MDP nous aide "au maximum", il faut que nous imaginions ces règles et que le journal les valide... non ?

 

13/08/2011, 13:55 | Par Art Monica en réponse au commentaire de Jean-Michel Boiron le 13/08/2011 à 13:31

Il ne faudrait pas qu'un appel citoyen soit estampillé x, y ou z. . Il n'est nul besoin dans l'appel de dire d'où il est parti, il me semble. Edwy Plenel ne l'a pas demandé, d'autant qu'il sait que ce serait improductif, voire contre-productif. Les seuls noms devraient être ceux des signataires, y compris des journalistes de Mediapart. . Il faudrait le diffuser très largement d'emblée.

13/08/2011, 18:41 | Par tartempion en réponse au commentaire de Art Monica le 13/08/2011 à 13:55

Les appels ou pétitions qui partent d'on ne sait où ne rencontrent aucun écho, par manque de confiance tout simplement et c'est normal. S'il est porté par seulement E. Plenel ou MDP on aura le même problème car trop marqué politiquement y compris la bande de mediapartiens. En revanche que Plenel, MDP et les mediapartiens figurent parmi quelques premières centaines de noms composés de citoyens lambda de la vie civile, ceux de Molex, des bassins miniers et sidérurgiques, des enseignants, des hospitaliers, du ministère des Affaires Etrangères, etc etc... bref une représentativité incontestable de l'ensemble de la société pourra convaincre les foules.

13/08/2011, 14:50 | Par Pascal Maillard en réponse au commentaire de Jean-Michel Boiron le 13/08/2011 à 13:31

Oui, des règles! cher Jean-Michel Boiron. Il conviendrait de travailler à une charte éditoriale et de diffusion de l'Appel qui pourrait être soumise à la rédaction de MDP pour amendements puis validation. L'équipe technique et rédactionnelle de MDP dispose de moyens et de contacts qui seront utiles et même nécessaires à une diffusion nationale et européenne de l'appel.

Ce petit travail de rédaction d'une charte minimale pourrait être couplé avec celui de la rédaction de l'appel.

 

Vous me demandez où en est le travail en cours. Un petit collectif de rédaction (six membres du Club pour le moment dont une majorité de participants à ce blog) va se mettre au travail dans la journée. D'autres membres ont été sollicités par ces premiers "rédacteurs" et nous sommes encore dans l'attente de quelques réponses. Le collectif de rédaction ainsi constitué ne devrait pas dépasser la dizaine de membres pour des raisons d'efficacité du travail.

 

Il me semble essentiel que ce "collectif" de rédaction (je n'aime pas beaucoup le terme de "comité") ne travaille pas en cercle fermé, se nourrisse en permanence de vos commentaires et propositions (d'où l'intérêt de la première synthèse ci-dessus) et rende compte des étapes de son travail.

 

Sans présumer de la force et de la disponibilité des rédacteurs pendant ce week-end prolongé, on peut raisonnablement espérer un premier jet pour le 15 août.

 

Bien à vous.

 

Pascal Maillard

 

13/08/2011, 18:38 | Par tartempion

Nous avons besoin du plus grand nombre derrière l'Appel, nous avons besoin qu'il s'agisse d'un moment fédérateur où les clivages politiques soient balayés, que le mot d'ordre soit compris par le plus grand nombre dans le plus de langues possibles, que la contradiction à l'Appel soit quasiment impossible, sauf à situer le contradicteur dans un camp tel que la position n'est pas tenable, je pense au poids médiatique des discussions au ras des pâquerettes dans les radios privées à but manipulateur, il faut que dans les cafés du commerce personne ou très peu de gens puisse contester la validité du mot d'ordre.Je me dis aussi qu'aucune révolte ou révolution qui a effectivement aboli un état de société ne s'est passée au prétexte que toutes les oppositions politiques se seraient mises d'accord auparavent, je dirais même qu'en général les partis politiques sont dépassés par ce genre de mouvement. Qu'on prenne tous les mouvements de révolte, le combat.s'engage sur un seul mot d'ordre : du pain, dégage, le droit de grève, l'abolition de la royauté, quit India. C'est au moment d'obtenir ce qu'elles demandaient que les composantes comptent leur point et leur troupe. Partir au combat n'empêche pas de continuer à "prêcher pour sa paroisse" mais ce qui mobilise c'est la volonté d'abolir quelque chose. Je ne crois pas que ça change quelque chose au contenu du commentaire où je disais qu'il faut savoir ce que l'on reconstruit car si les personnes partent dans ce combat c'est qu'elles sont d'accord pour une société plus égalitaire (sinon plus juste) c'est en soi un but suffisant.

J vois que je suis en contradiction avec Artmonica dont je ne conteste pas qu'il ou elle a peut-être raison mais quand même je me demande si un simple mot d'ordre du genre "à bas la domination des marchés financiers" ou alors "sus à ..." n'est pas suffisant pour provoquer un grand mouvement même européen (et pas "à bas les marchés financiers" où tout le monde commencerait à discuter du comment et du pourquoi des marchés financiers).
Plus personne dans les classes moyennes, de droite ou de gauche, ne supporte plus leur diktat. On ne peut pas être contre un mot d'ordre comme celui-ci. Evidemment ensuite la question est de ne pas se faire voler la révolte et c'est là qu'il faut être très malin.

Comme action concrète assez déstabilisatrice pour la classe politique française, et économique puisque leurs intérêts sont si liés, une action qui ne coûte rien à personne, exige un effort minimum, et qui peut être partagée par tous les Européens est de faire la grève de la TV jusqu'à obtention de .... Cela laisse le temps aux masses d'adhérer au mot d'ordre et au moins la TV ne peut plus enfumer le téléspectateur. Pour la radio ça me semble impossible de priver les gens de télé et de radio en même temps et la TV abrutit beaucoup plus que la radio. En même temps il faudrait être un peu festif pour que les gens ne s'ennuient pas: trouver une radio qui accepterait de fédérer le mouvement et que tout le monde pourrait écouter, on peut peut-être s'appuyer sur des radios locales. Nous voulons toujours aller très vite dans le ralliement des masses mais la pertinence d'une action n'est pas évidente du jour au lendemain, tous les indiens ne se sont pas équipés en un jour du rouet. Je ne veux pas dire que nous avons tellement de temps mais une action qui est martelée en disant "tant que nous n'aurons pas obtenu ... nous ne regarderons plus la TV" permet aux gens de s'habituer à un effort. Dommage que la force morale du peuple ne soit pas telle qu'on puisse demander d'aller jeter les TVs au pied des hôtels de ville mais bien évidemment c'est ce que Gandhi et le peuple indien avec lui auraient fait.

13/08/2011, 14:54 | Par JArgenty

Dans les propositions Étape 2:

«Appel à soutenir la marche des Indignés vers Bruxelles» ne rentre-t-il pas dans la catégorie: « il "l'Appel" doit être formulé de telle sorte que la péremption d'une action ne le rende pas caduque» ? On ne va pas marcher sur Bruxelles en permanence, non ?

Je ne suis pas sûr quand à proposer des solutions dans cet Appel, plutôt proposer un cadre général non négociable (à l'intention de nos politiques) pour des solutions.

Proposition:

Dès lors que décision est prise de la rédaction de l'Appel ne serait-il pas productif de l'annoncer par tous les moyens à notre disposition ?

13/08/2011, 15:16 | Par Pascal Maillard en réponse au commentaire de JArgenty le 13/08/2011 à 14:54

Suggestion de solution à cette contradiction bien repérée : appeler simplement à soutenir, développer et unir dans les pays européens tous les mouvements des Indignés.

 

Bien à vous.

 

PM

13/08/2011, 15:08 | Par JArgenty

Dans les propositions Étape 2:

«Appel à soutenir la marche des Indignés vers Bruxelles» ne rentre-t-il pas dans la catégorie: « il "l'Appel" doit être formulé de telle sorte que la péremption d'une action ne le rende pas caduque» ? On ne va pas marcher sur Bruxelles en permanence, non ?

Désolé, un problème de serveur sans doute !

13/08/2011, 18:39 | Par Marie-Hélène

Pour une protestation populaire et en écho à l'article d' Edwy Plenel : « Contre la dictature populaire -La révolte nécessaire » je propose une pétition adressée au chef de l'état, utilisant ses propres mots, doublée d'une action hebdomadaire à partir du début septembre et jusqu'à la présidentielle.

Il faut un appel populaire qui rassemble. Quelque chose de simple pour contrer le jargon des élites financières. Les propos du chef de l'état à Toulon en 2008 correspondent paradoxalement à merveille (comme l'a fait remarquer E Plenel) à ces objectifs.

Voilà pourquoi je propose d'utiliser carrément les mots de Nicolas Sarkozy et même de l'interpeller directement. Ca peut être un atout médiatique, ça montre une volonté de rassembler tous les antisarkos,les déçus des promesses et ceux qui veulent y voir un peu plus clair dans ce grand obscurantisme.

Par un engagement dans la signature à se rendre à des "espaces collectifs" organisés par exemple tous les dimanches matins partout en France à partir de septembre et jusqu'à l'election présidentielle, pour brandir des pancartes, trouver des slogans, discuter ,s'échanger des journaux , organiser des conférences, refaire le monde... on ouvre un espace pour la pédagogie à tous ceux qui désirent y voir plus clair dans ce grand obscurantisme et on oblige le monde politique à s'exprimer clairement sur toutes ces questions en se donnant les moyens d'y répondre.

Indignons-nous !

Voici quelque chose de simple et d'ouvert qui pourrait faire mouche...




APPEL CITOYEN AUX REPRESENTANTS DE L' ETAT

À l'attention de Monsieur Nicolas Sarkozy, président de la république française




Pour le bonheur des peuples et contre la dictature financière.


« L'idée que les marchés ont toujours raison est une idée folle! »

« L'idée de la toute puissance du marché qui ne devrait être entravé par aucune règle, par aucune intervention politique est une idée folle. »

- Poser« des règles à la toute puissance des marchés »

- « Contrôler les agences de notation »

- « Contrôler les fonds spéculatifs, les institutions financières, »

- Empêcher« les banques de spéculer sur les marchés au lieu de faire leur métier de mobiliser l'épargne au profit du développement économique et d'analyser le risque du crédit. »

- Stopper « les conditions dans lesquelles les industries sont soumises à la logique de la rentabilité financière à court terme »

- Bloquer « les systèmes de rémunération qui poussent les opérateurs à prendre de plus en plus de risques inconsidérés ».

- Attaquer « les paradis fiscaux ».

tiré du « discours de Toulon » Nicolas Sarkozy 2008

Mr Sarkozy Président de la république française.


Trois années sont passées depuis que vous prononciez ces paroles à Toulon

et pourtant la finance, les marchés et l'économie toujours de plus en plus en crise, nous promettent encore plus de restrictions de plans sociaux et de paupérisation.

Rien n'a changé. Monstrueux et destructeurs, les marchés libres et tout puissants continuent à sévir en toute folie.

Manifestement votre action politique a prouvé son inefficacité et atteint ses limites.


Mais nous ne laisserons pas le pouvoir d'état, se faire prendre en otage par les agences de notation ou par le FMI comme chez d'autres amis européens.

Ces crises financières et économiques, ne sont pas les nôtres !Nous ne voulons pas payer plus longtemps pour cette folie, pour leurs profits.

Nous ne nous plierons pas devant un système qui ne fonctionne qu'au bénéfice de ceux qui le défendent .

Nous nous indignons.

Aussi, nous citoyens du peuple français, décidons dores et déjà de nous rassembler régulièrement sur l'espace publique, pour agir collectivement à porter au plus vite des réponses pertinentes.

Nom Prénom Ville Signature

13/08/2011, 19:23 | Par Pascal Maillard en réponse au commentaire de Marie-Hélène le 13/08/2011 à 18:39

Chère Marie-Hélène,

 

Si je puis me permettre cette question, à quelle fin à avec quelle intention postez-vous sur ce blog l'état d'un travail en cours sur le vôtre? Merci par courtoisie d'introduire et de présenter le sens de votre démarche, sinon certains lecteurs risquent de mal comprendre. S'agit-il de proposer certaines idées contenues dans votre pétition afin qu'elles nourrissent le travail spécifique engagé sur ce blog?

Je trouve que votre idée est bonne et mérite d'être développée. Je propose simplement que les participants à ce fil de discussion qui souhaitent soutenir votre projet et y contribuer le fassent si possible sur votre blog et non sur celui-ci. Sinon on risque de s'emmêler les pinceaux.

 

Bien cordialement.

 

Pascal Maillard

13/08/2011, 21:48 | Par Virgil Brill

MArie Hélène

Votre idée d'interpellation directe de l'orateur de Toulon, le prenant comme témoin à charge contre lui-même, est en effet une bonne idée qui mérite d'être mise en œuvre. Elle est d'une nature différente de ce qui est en germe ici. Il est sans doute raisonnable, dans un but de clarté et d'efficacité, de ne pas tout mélanger au risque d'obtenir une sorte de chimère mal identifiable.

Merci de nous avoir tenus informés.

Bon courage.

14/08/2011, 02:33 | Par tartempion

Ce qui est ennuyeux dans la société de capitalisme financier, c'est que tout le monde part en vacances pendant le week-end du 15 août.Pleurs.
Ben c'est vrai quoi, c'est beaucoup plus important qu'une bonne et vraie révolteMarche moi dessus, qui va bien attendre un petit peu (comme dab?).

14/08/2011, 03:39 | Par Jean-François LAURENT

Bonsoir à tous !

Dans les "1. Proposition d'idées directrices à mettre dans l'appel :" je ne vois aucune allusion au rôle et à l'état pitoyable dans lequel se trouve notre justice.

Dans le texte de Martine Aubry, sur "Le Monde", je n'y ai rien vu qu'y fasse référence, non plus. Mais peut-être ais-je lu trop vite ?

Si ce n'est le cas et même si ce n'est pas très "fun" ou très populaire, je pense que cela peut-être fédérateur pour certain d'entre nous et, à mon sens, devrait faire partie du socle que nous avons à défendre.

Limite en première ligne des idées, même si c'est relégué en dernière position dans un souci de communication.

Au plaisir,

jfL

14/08/2011, 08:08 | Par guydufau

Oui, oui, c'est ce que propose MARIE-HELENE qu'il faut faire.

14/08/2011, 10:14 | Par Virgil Brill en réponse au commentaire de guydufau le 14/08/2011 à 08:08

Guy Dufau

Oui, c'est ce qu'il faut faire aussi.

Allez, au boulot avec Marie-Hélène, feignant !Sourire

14/08/2011, 10:54 | Par pascal b

La proposition de Marie-Hélène, suivant la proposition initiale de Pascal Maillard, est intéressante mais montre les difficultés inhérentes à la conception et à la rédaction d'un tel "appel citoyen". On pourrait reprendre les passages cités par Plenel du discours de Toulon de Sarkozy pour en faire un appel; ce serait radical donc réaliste. Mais qui ignore que ce discours n'engageait en rien Sarkozy? On pourrait prendre des textes du même type de dirigeants socialistes, ce serait radical; mais qui ignore qu'ils sont des amis du FMI et de l'OMC?

Le texte de Plenel a une grande valeur du fait la logique du propos qui y est tenu et aussi et surtout du fait que Plenel est sincère dans ses écrits et prises de position. Un appel anonyme perdrait cette vérité du style; il y a eu tant de pétitions de toute sorte déjà.

En quoi aujourd'hui les forces majoritaires à gauche en Europe, en France, seraient elles d'accord avec cet article de Plenel? En Grèce ou en Espagne, les partis socialistes ont-ils amorcé une attaque contre le capitalisme financier ou bien s'y sont-ils soumis? En Grande Bretagne, les socialistes proposent-ils une analyse des émeutes urbaines intégrant les méfaits des politiques d'austérité ou bien sont-ils à la remorque des conservateurs? Des réponses franches à ces questions seraient un préalable à un appel qui puisse être un engagement militant.

14/08/2011, 12:34 | Par Pascal Maillard

POUR INFORMATION

 

Je copie ci-dessous la mise à jour introduite dans l'en-tête de ce blog. Le collectif de rédaction a plus que jamais besoin de nourrir son travail de vos réflexions. Nous ne manquerons pas de revenir dans ce fil de discussion pour vous soumettre des questions de contenu qui peuvent faire débat au sein des rédacteurs.

 

A très bientôt.

 

Pascal Maillard

 

Mise à jour du 14-08 à 12h :

Un collectif de rédaction composé de sept membres du Club travaille depuis le 13 août à la rédaction d'un projet d'appel ainsi qu'à une charte de publication et de diffusion. Une première version de ce travail sera mise en ligne sur ce blog le 15 ou le 16 août au plus tard. Elle sera également soumise à l'Equipe de rédaction de Mediapart afin d'engager des discussions sur un accord de publication et sur les modalités techniques de diffusion de cet Appel. Il est important de souligner que le collectif de rédaction alimente régulièrement ses travaux par une lecture du contenu de ce fil de discussion. Il est donc essentiel que tous les mediaparticipants qui le souhaitent, continuent de débattre et d'exprimer leurs idées ou suggestions relatives au contenu de cet Appel comme à sa forme.

14/08/2011, 12:54 | Par Marie-Hélène

Avec toutes mes excuses pour avoir été un peu insistante mais il faut bien dire que pour trouver sa place ici, ce n'est pas facile.

Je voudrais souligner encore pourtant que cet appel à signature doit être impérativement doublé d'un appel à agir. Mais quelle action et pourquoi?

En fait si nous prenons un point de vue rassembleur, populaire, il faut se mettre à l'évidence d'abord que ce système des finances et de l'économie est très complexe et que la grosse majorité des citoyens n'y comprennent rien, et ensuite que la revendication principale populaire est simplement un refus des plans sociaux et coupes des sercices publiques, c'est à dire arrêtons de prendre aux pauvres pour gaver les riches !

Nous ne devons pas aller plus loin dans nos revendications pour que celles ci soient compréhensibles et appropriables par le plus grand nombre.

C'est pourquoi je propose parallelement à un texte pétitionnaire destiné à nos représentants et en particulier notre président, une action hebdomadaire dans les régions et dans les villes qui aurait pour base le refus catégorique de tout nouveau plan social, loi ou réforme des taxes ou du service publique, stigmatisation des plus faible( je pense au fichage des allocataires familiaux par ex ),qui viserait à faire des économies si je puis dire par le bas. Cette action devra durer jusqu'à ce que le bouclier fiscal soit suspendu, les fraudes fiscales soient rééllement pourchassées, les revenus des capitaux très largement mis à contribution...(bref à nous de fixer la chose et j'attends vos suggestions).

Nous ne voulons plus payer pour les riches! A eux de payer ! Voilà quel pourrait être notre mot d'ordre, absolument transposable dans toutes les langues et dans tous les pays.

A noter que dans ce refus peut s'inscrire le refus de la règle d'or tant que cette "justice sociale" n'est pas rendue. Ainsi, nous aiderons nos amis de l'opposition à se sortir d'un piège dans lequel Sarko veut l'enfermer.

Ces actions devraient être étoffées d'un objectif pédagogique : pédagogie de la finance et "cours" d'économie, débats, ateliers...

Rendez vous sur mon blog pour organiser cela...

15/08/2011, 11:14 | Par Jean-Claude PADOT en réponse au commentaire de Marie-Hélène le 14/08/2011 à 12:54

Il me semble trés important que parmi les sujets à prendre en compte aussi dans ce combat sont :

- le contrôle par le peuple des revenus de la classe politique française qui se gave de privilèges en se les votant elle-même. Il est indispensable d'obtenir que les revenus des politiques soient décidés par le peuple,et qu'un vrai contrôle soit effectué sur les fortunes amassées pendant leur mandat

- la corruption des politiques, le business qu'il font avec notamment les ventes d'armes et leurs rétrocommissions, les cadeaux aux amis (loi COPE etc...), les dessous des "secret défense", il faut que tout cela devienne impossible en mettant des règles et des contrôles

- il faut une justice absoluement indépendante et rapide, et encore plus sévère pour nos représentants. (je pense que le mal est devenu tellement profond dans ce domaine, qu'il n'y a pas d'autres solutions)

- enfin il faut exiger des comptes et bien entendu des condamnations fortes et sévères pour tout ces politiciens qui nous gouvernent et qui auront agit sciemment dans leur intérêt personnel, ou ceux de leurs amis!

Il faut exiger la mise en place d'une commission indépendante, avec des représentant du peuple, chargée d'enquêter sur les agissements frauduleux de nos politiciens avec des condamnations fermes, rapides et rééllement exécutées!

Faute de quoi, on pourra toujours bêler, hurler, manisfester, rien ne changera et notre société ira dans le cahot!

Seul l

14/08/2011, 12:59 | Par jaba

Il faut un message fort qui exprime bien notre refus de cette société que les financiers veulent nous imposer.

Non à la dictature économique, des banquiers, des banksters ...

-qui veut tout régenter, tout gouverner

-qui pense et décide à notre place

-qui détruit nos emplois et vide nos poches (ou qui remplit leurs poches)

-qui est inégalitaire (tout pour eux, rien pour les autres)

Non aux politiques qui laissent faire parce qu'ils ne pensent qu'à leurs intérêts particuliers et à leur réélection.

ne laissons pas notre avenir entre les mains de groupes égoïstes

et plein d'autres choses encore ...

 

Ce qui n'empêche pas par ailleurs d'adresser un courrier au chef de l'Etat comme le propose Marie-Hélène

 

14/08/2011, 14:27 | Par Marie-Hélène

Pascal Maillard

Je le répète, désolée d'être insistante sur votre blog, mais si je ne doute pas que vous soyez très attentif à tout ce qui s'y écrit, je remarque néanmoins que pour se faire entendre sur ces lieux ce n'est pas facile...

Mais je ne comprends pas en quoi mon interpellation au chef de l'état est de nature différente de ce qui germe ici.

Vous l'aurez compris, la visée de l'appel a à mon avis 1 destinantaire principal ( le président), des destinataires seconds (l'ensemble de nos représentants) ,une portée européenne par notre indignation. Ce n'est pas un appel aux citoyens , mais un appel des citoyens. ,signable autant par les individus que les groupes, syndicats, partis politiques...Cet appel, associé à une action réelle comme je le propose, s'inscrit naturellement dans la durée.

Quant aux idées directrices de l'appel, je pars du principe, comme je l'ai écrit plus haut que "le peuple est largement ignorant des mécaniques de ce système très complexe. C'est pourquoi s'il doit poser des revendications concrêtes, il ne peut pas, dans un premier temps en tous cas, proposer de solutions systémiques. Changer le modèle économique, construire une démocratie économique, une Europe des peuples etc, cela, si je peux m'exprimer ainsi, n'est pas de notre ressort.Nous ne pouvons pas ici établir un programme électoral, européen...Rien n'empêche par contre et c'en serait l'objectif que des actions sur le terrain comme je le propose par ailleurs,nous permettent d'élaborer, de discuter et d'expliquer les propositions alternetives qui nous tiennent à coeur.

Voilà. Est ce que par ces propos je m'inscris mieux dans votre travail?

Bon courage

14/08/2011, 15:00 | Par Pascal Maillard en réponse au commentaire de Marie-Hélène le 14/08/2011 à 14:27

Chère Marie-Hélène,

 

Dans leur formes, leurs contenus, leurs visées et même leurs énonciations, ces deux projets d'appel me semblent très différents. Le vôtre est national, s'adresse au Président sous la forme d'une lettre. Et encore une fois, il a toute sa pertinence et sa légitimité. Celui qui fait actuellement l'objet d'un travail de rédaction sur ce blog est européen et repose sur des éléments qui figurent clairement dans la première synthèse qui reprend les orientations proposées dans ce fil de discussions. Vous comprendrez qu'il est très difficile à ce stade d'imaginer une possible fusion des projets, sauf à les dénaturer tous deux et à aboutir à un monstre. Mais soyez assurée que les orientations de votre projet qui sont compatibles avec le travail en cours seront prises en compte.

Merci de ne pas écrire et penser que vous auriez du mal à vous faire entendre "sur ces lieux". Je vous réponds pour la seconde fois et je ne suis pas le seul.

 

Bien cordialement.

 

Pascal Maillard

14/08/2011, 15:36 | Par tartempion en réponse au commentaire de Pascal Maillard le 14/08/2011 à 15:00

Marie-Hélène, bonjour,
Bien sûr que plus il y a aura de voix, d'actions contre le système en place, mieux ce sera. Cependant c'est bien l'appel d'Edwy Plenel et les bases de son appel qui nous ont tous mobilisé, et rassemblé. Que vous travailliez à des formes d'action dans la lignée de l'Appel une fois que celui-ci aura pris un envol ferme, permettrait de déployer plus rapidement les actions et c'est bien. Mais que vous travailliez à un texte parallèle, dans une simultanéité totale de temps avec les travaux sur l'Appel, parce que vous n'êtes pas d'accord à la marge, est plutôt préoccupant pour un mouvement qui doit être fort et uni. L'éparpillement est mauvais et je ne comprends pas bien les intentions de votre groupe.

15/08/2011, 15:12 | Par pierre delamarre en réponse au commentaire de tartempion le 14/08/2011 à 15:36

ne surtout pas oublier le point de départ et pour cela diffuser l'appel d'Edwy Plenel au plus grand nombre.

14/08/2011, 16:15 | Par âge du faire en réponse au commentaire de Pascal Maillard le 14/08/2011 à 15:00

J'étais en train de mettre au propre mes idées et j'ai repris votre blog.

Je ne suis pas d'accord pour écrire une lettre au président de notre part. marie-hélène peut le faire si elle le veut.

Mais pour moi, enfant de la guerre, je pense qu'un APPEL-CITOYEN comme vous voulez l'écrire doit être court, (ne pas utiliser le texte certes musical de notre chef) il doit seulement comme le disait d'ailleurs Eva Joly être UN APPEL aux consciences qui sont manipulées par la télévision surtout et quelques médias.

Il ne s'agit pas de récapituler TOUT ce qu'il faudrait faire pour rétablir la démocratie.

Ensuite, bien sûr, nous aurons besoin de bras et du nombre.

Pour ma part,( malgré les petits défauts répertoriés déjà par certains,) si vous rédigez UN APPEL pour réveiller les consciences ce sera PARFAIT et je vous encourage.

Il faut des gens comme vous. Je ne suis là que pour vous dire "ALLEZ c'est bien!"

14/08/2011, 16:02 | Par Virgil Brill

Tartempion

Diversité d'initiatives convergentes n'est pas éparpillement. Le projet de Marie-Hélène a son propre angle d'attaque, que je trouve excellent, prenant l'orateur au piège de ses propres énoncés. Cela ne peut qu'accroître le buzz à propos du fait que de nombreux citoyens regardent de près ce qui se passe et ne sont pas dupes du jeu de bonneteau auquel se livre le personnage.

14/08/2011, 16:22 | Par âge du faire en réponse au commentaire de Virgil Brill le 14/08/2011 à 16:02

Pas du tout d'accord pour affronter directement le LION et ses lionceaux aux dents longues alors que nous sommes des agneaux.

Il faut d'abord consolider les murs de notre BERGERIE et appeler le plus de monde possible AVEC nous, pas à part.

Vous n'avez pas encore VU que Sarko fait TOUT pour nous diviser, afin de régner.

Pascal Maillard voit juste, est très poli et tolérant mais normal qu'il défende son point de vue.

14/08/2011, 20:00 | Par Faunus en réponse au commentaire de âge du faire le 14/08/2011 à 16:22

@Rose du Sud

si l'initiative de Pascal Maillard à l'assentiment du plus grand nombre c'est cette initiative qu'il faut soutenir. Il n'en demeure pas moins, qu'à mes yeux, la proposition de Marie Hélène aurait méritée d'être collectivement améliorée dans sa présentation, mais, par sa structure, elle me paraissait plus prometteuse de prolongements que celle en construction ici. De quoi s'agissait-il :

- d'une interpellation du Président, qui ne lui était qu'indirectement destinée*, s'appuyant sur ses propos "va-t-en guerre" de 2008 contre la domination des marchés"

- Suivi du constat de l'inaction gouvernementale à laquelle ils ont donnés lieu

- Suivi d'une conséquence tirée de ce constat : un engagement citoyen de prise en main du destin commun

- suivi des moyens pratiques que les initiateurs de cet Appel (ou de ce Manifeste) se proposaient de mettre en oeuvre pour donner consistance à cet engagement.

Ca me paraissait bien imaginé. 

 

Il ne s'agissait nullement d'affronter directement "le LION et ces lionceaux" au risque de détruire "notre BERGERIE" et cela d'autant moins si cet Appel ou se Manifeste n'avait pas été patronné par Médiapart. Mais peut-être ai-je tort et la majorité raison.

* du genre: "Monsieur le Président" de Boris Vian ("Le Déserteur")

14/08/2011, 20:12 | Par tartempion en réponse au commentaire de Faunus le 14/08/2011 à 20:00

Faunus, je persiste et je signe. Qu'est-ce qu'on en a à faire de mettre cette marionnette en difficulté sur son verbe après quatre ans de pouvoir ? Pourquoi le faire maintenant? Je suis désolé pour Marie-Hélène mais c'est trop tard. Le sujet n'est pas lui, n'est plus du tout lui, c'est le système que lui et tant d'autres protègent qui est notre cible. Aujourd'hui Sarkozy, Aubry, Hollande, etc... sont à peine le sujet de nos préoccupations. La domination des marchés financiers est LA cible. Que ceux qui la servent s'appellent X, Y, Z, Sarko, DSK, Hollande, etc... on s'en fout. C'est à la cause de nos soucis que l'Appel s'attaque, aux racines du mal. Je persiste à penser que l'initiative de votre groupe n'est pas forcément heureuse.

14/08/2011, 22:50 | Par Faunus en réponse au commentaire de tartempion le 14/08/2011 à 20:12

@tartempion

on peut, peut-être, présenter la démarche de Marie-Hélène comme cherchant essentiellement à mettre Sarkozy en difficulté. Moi je ne sais pas si telle était, ou non, sa principale intention. Personnellement ce qui m'a semblé intéressant dans sa démarche c'est l'articulation de son texte. Sarkozy n'étant, en fait, que l'instrument permettant de montrer qu'un chef d'Etat, de nos jours, ne fait rien pour ceux que j'appellerais ici, par commodité, "Le Peuple", soit parce qu'il ne le veut pas - c'est le cas de Sarkozy - soit parce qu'il ne le peut pas - ce serait le cas de la gauche de gouvernement si elle arrivait au pouvoir et c'est pourquoi elle est si prudente dans ses propositions de changement. Pour aller contre la volonté des "grands électeurs" - c'est ainsi que les nomme Raffarin - que sont devenus les marchés, aujourd'hui essentiellement financiers, il faudrait deux choses : un pouvoir politique, national/européen/mondial, déterminé à le faire et une force de frappe pour appuyer son action : en l'occurrence des coordinations citoyennes, à terme internationales, mobilisées contre ces grands électeurs. Je prête à Marie-Hélène l'intention d'avoir voulu s'inscrire dans cette (lointaine ?) perspective...

Si notre initiative était malheureuse, je vous prie de nous en excuser. Personnellement je suis la votre avec attention et, bien sûr, je m'y associe.

Cordialement

15/08/2011, 09:21 | Par JArgenty en réponse au commentaire de tartempion le 14/08/2011 à 20:12

A ceci prêt, cher @Tartempion, que nos concitoyens votent pour ces personnes. Il me paraît donc impossible de s'en foutre.

L'initiative du groupe qu'anime Marie Hélène ne me semble pas inconciliable avec celle-ci, les fusionner serait une erreur.

15/08/2011, 15:34 | Par tartempion en réponse au commentaire de JArgenty le 15/08/2011 à 09:21

Bonjour Faunus et Jargenty,

La pétition de Marie-Hélène qui s'en prend directement au président de la République et que je viens de relire me semble extrêmement dangereuse. Loin de rassembler le peuple elle remet sur la table le débat de ceux qui sont pour Sarkozy et ceux qui sont contre, et recentre le débat sur la politique politicienne habituelle alors qu'il y a des gens qui n'ont pas envie de contester Sarkozy mais qui ont très envie d'abolir la domination des marchés financiers. Rien de mieux pour faire capoter un mouvement naissant. Marie-Hélène je répète que je ne comprends pas bien vos intentions.En plus, que Sarko ou que les gouvernements en général ne font rien pour les peuples, je crois que tout le monde l'a compris même les plus benêts, pas besoin de pétition pour ça.

 

14/08/2011, 16:56 | Par jean-pierre GENDRE

jen réitère! Concernant la méthode, la proposition de travailler en comité restreint me parait la meilleure, avec des rédacteurs compétents dans les domaines de l'Economie, de la Finance, mais aussi de la Socio Psychanalyse..avec une rélexion sur ce qui agite ou ''agit'' la jeunesse actuelle les banlieus... le désordre et la ''dépression contemporaine'' . Quels sont les signifiants d'aujourd'hui et le discours ambiant qui nous gèrent? Quelle est la subjectivité d'aujourd'hui? La dépression et la violence ne seraient elles pas aussi des ''symptômes sociétaux'' , une réaction désespérée à cette injonction paradoxale'' jouis comme tout le monde des objets que t'offre le marché'', un défi à ces valeurs ui organisent la Sociètè: le profit, l'accumulation des biens et de l'argent, la performance, les excès spéculatifs qui livrent l'individu à l'addiction du marché, au prix d'une déperdition subjective.

15/08/2011, 15:08 | Par pierre delamarre en réponse au commentaire de jean-pierre GENDRE le 14/08/2011 à 16:56

ça c'est la "colonisation" des cervaux du peuple ( "petit" mais aussi "grand"...) par la " pensée" capitaliste. Les romains il y a 2000 ans l'éxerçais déjà....

14/08/2011, 21:17 | Par Alain CABOS

@ Pascal Maillard

Juste un mot : il m'a semblé lire dans un commentaire l'idée de joindre à l'APPEL une action qui fasse bouger les décideurs à la manière de ce que Ghandi avait fait en son temps.

Dans un ordre d'idée similaire, ce n'est pas l'immolation par le feu d'un jeune homme qui a mis le feu à la Tunisie mais une histoire autour de cet acte qui a mis le feu au corps social.

L'APPEL sur lequel vous travaillez à quelques uns ce WE (et je vous tire mon chapeau) aura probablement le mérite d'interpeller les citoyens qui, pour un grand nombre, ne sont pas au fait (comme le dit plus haut Marie-Hélène) de ce mécano qui vise à "sucer" la substance de l'économie réelle au détriment de ...

Au fond avec l'APPEL quelle étincelle y ajouter pour mettre le feu ?

 

 

15/08/2011, 00:44 | Par Pascal Maillard en réponse au commentaire de Alain CABOS le 14/08/2011 à 21:17

Cher Alain Cabos,

 

Merci pour vos encouragements. Je ne sais pas si l'étincelle que vous recherchez existe. Il est bien évident que nous n'allons pas appeler aux immolations collectives . En fait je ne crois pas qu'il relève de la fonction d'un appel de programmer ce qui, dans l'histoire, est souvent improgrammable. Tout au plus pouvons-nous imaginer des propositions d'actions qui favorisent l'apparition d'étincelles. Qu'un appel soit en lui-même une étincelle, ce serait bien présomptueux de le dire. Notre souci est pour l'instant qu'il existe, qu'il reflète les idées qui se sont ici exprimées et qu'il soit facilement partageable par le plus grand nombre.

 

Bien à vous.

 

Pascal Maillard

 

15/08/2011, 12:22 | Par Alain CABOS en réponse au commentaire de Pascal Maillard le 15/08/2011 à 00:44

Merci, cher Pascal Maillard, j'entends parfaitement votre position.

Je n'attendais pas de vous "la" solution. je ne l'ai même pas moi-même.

Au fond, comment réussir à ce que cet APPEL participe a minima dans un premier temps, au courant de contestation de cette idéologie qui fait que les Etats se prosternent devant la Finance avec les conséquences gravissimes que l'on connaît ?

Avec tout mon soutien ...

15/08/2011, 09:29 | Par JArgenty en réponse au commentaire de Annie Lasorne le 15/08/2011 à 09:05

J'aurais beaucoup aimé comme titre: Appel citoyen contre la pompe à phynance. En hommage à A. Jarry, poète visionnaire. Le «phy» est volontaire. Le passage d'Ubu Roi cité dans le lien est très explicite:

 

«Madame de ma merdre, garde à vous, car je ne souffrirai pas vos sottises. Je vous disais donc, messieurs, que les finances vont passablement. Un nombre considérable de chiens à bas de laine se répand chaque matin dans les rues et les salopins font merveille. De tout côtés on ne voit que des maisons brûlées et des gens pliant sous le poids de nos phynances

 

J'adhère aux actions sauf pour la création de comités locaux. Prématuré d'une part et, d'autre part, je crois qu'il existe tellement de stuctures (politiques, syndicales et associatives) que certaines seront prêtes à devenir relais de l'Appel.

 

15/08/2011, 09:38 | Par Annie Lasorne en réponse au commentaire de JArgenty le 15/08/2011 à 09:29

Si je propose des comités ou collectifs locaux (issus de l'idée anti gaz) c'est parce qu'ils ont rassemblés d'expérience des gens (dont moi-même) qui ne se reconnaissaient ni dans des mouvements, poltiques, syndicaux ou associatifs et qu'en leur sein, il a fallu (et ça continu) défendre pied à pied, parfois d'une manière virulente, le noyautage et ainsi continuer de défendre que ce mouvement était exclusivement CITOYEN et qu'il fédérait donc des citoyens de tous partis, toutes opinions, syndicats, associations...

15/08/2011, 09:52 | Par Annie Lasorne en réponse au commentaire de Annie Lasorne le 15/08/2011 à 09:38

Si je propose des comités ou collectifs locaux

c'est parce que la province (particulièrement en milieu rural extrême où n'existe ni lieux de rassemblement, ni transports collectifs, j'y habite !) se sent constement exclue (et donc impuissante) de mouvements exclusivement parisiens !

Idem pour les banlieues qui regroupent les exclus du système (là d'où partirons des émeutes inévitables sans un signal fort de solidarité)

Les deux regroupant des gens qui n'ont aucun moyens de transports ou financiers pour se déplacer à Paris ou à Bruxelles !

Mais qui voudraient (peut-être) se solidariser, avant qu'à force d'exclusions constantes, ils n'en viennent à se tourner vers d'autres extrêmes...

 

15/08/2011, 10:01 | Par Annie Lasorne en réponse au commentaire de Annie Lasorne le 15/08/2011 à 09:52

J'aime beaucoup personnellement Jarry, Lordon etc... Mais faire attention en matière d'exclusion sociale à parler au plus grand nombre (qui n'a pas forcément les même références culturelles). Idem dans les termes économiques. Rester simple et modeste (ce qui ne veut pas dire simpliste, ni populiste) pour toucher le plus grand nombre.

15/08/2011, 11:00 | Par Art Monica en réponse au commentaire de Annie Lasorne le 15/08/2011 à 10:01

Oui, Annie, c'est fondamental. L'Appel ne s'adresse pas au lectorat de Mediapart. . La simplicité, la sobriété, la clarté sont indispensables. Autrement, tous nos concitoyens auraient lu le Manifeste des économistes atterrés et seraient dans la rue!

15/08/2011, 15:43 | Par tartempion en réponse au commentaire de Art Monica le 15/08/2011 à 11:00

@Annie Lasorne,
d'accord avec votre programme. Et nous avons besoin de nous connaître et de nous féférer il n'y a pas de doute. Seulement les rassemblements à jours si espacés et heures fixes ne me semblent pas entraîner forcément une dynamique. Dès qu'il y a moins de monde n'est-ce pas décourageant pour les autres? n'y-t-il pas risques d'épuisement? Ne risque-t-on pas de perdre la spontanéité du mouvement? enfin je n'ai pas d'expériences en la matière, donc je me rallierai à ce qui sera décidé.

15/08/2011, 11:44 | Par JArgenty en réponse au commentaire de Annie Lasorne le 15/08/2011 à 10:01

Notez, Annie, le conditionnel dans ma proposition Clin d'oeil, attention au terrorisme de l'esprit de sérieux.

 

Sommes-nous si sûr, entre médiapartiens, d'avoir tous les mêmes références culturelles ?

15/08/2011, 11:41 | Par JArgenty en réponse au commentaire de Annie Lasorne le 15/08/2011 à 10:01

Puis-je me sentir exclu par le plus grand nombre ? C'est instructif parfois d'inverser les évidences. Quelqu'un a évoqué une socio-psychanalyse.

15/08/2011, 11:43 | Par Virgil Brill en réponse au commentaire de JArgenty le 15/08/2011 à 09:29

JArgenty

La pompe à phynance à été repris par Frédéric Lordon comme titre de son blog indispensable : http://blog.mondediplo.net/-La-pompe-a-phynance-

15/08/2011, 11:45 | Par JArgenty en réponse au commentaire de Virgil Brill le 15/08/2011 à 11:43

Merci, merci xxx

15/08/2011, 11:18 | Par Dilou en réponse au commentaire de Annie Lasorne le 15/08/2011 à 09:05

Merci Annie. Voilà au moins des soucis pratiques. Tu es la seule apparemment à te préoccuper de ces questions essentielles. Si j'ai bien tout lu (ce qui n'est pas une mince affaire, ça devient difficile !)

 

Et je remarque que drupal m'a collée ailleurs. Mon commentaire est une réponse à ton 1e post de ce matin : celui où tu listes toute la mise en oeuvre.

15/08/2011, 11:31 | Par Annie Lasorne en réponse au commentaire de Dilou le 15/08/2011 à 11:18

Parce que les "bonnes femmes" ont une longue expérience ancestrale du "pratique" Rire Les ménagères de + de 50ans, mère et grand-mère, encore plus (c'est bien beau les discours, mais faut qu'ça roule ! Cékikifé fait la vaisselle parce que là, ça déborde ? Vieux souvenirs soixante-huitard...) Rire Les vieilles militantes encore plus, ayant perdu beaucoup de temps en réunionite (avec la lessive, les nains et la bouffe sur le feu) Rire

15/08/2011, 14:03 | Par Dilou en réponse au commentaire de Annie Lasorne le 15/08/2011 à 11:31

 

Bah ouais ! Mais même parmi les"bonnes femmes" y en a des + pratiques que d'autres. Ou plus dynamiques

NB "Les nains", ça me plaît ça Rire! (Toute contente d'avoir enfin accès à ces émoticônes.... peut-être grâce à firefox par rapport à windows explorer ??)

@+

 

17/08/2011, 21:43 | Par malto cortese en réponse au commentaire de Annie Lasorne le 15/08/2011 à 09:05

Bonsoir Annie, bonsoir à tous,

première démo, ce weed du 15 Août,

j'ai garé ma voiture sur la rue qu'emprunte la foule à pied, calme, pour rentrer du feu d'artifice sur la plage;

sur le parbrise étaient exposés des slogans lourds de sens...

un petit village sympathique qui passe de 3000 à 8-10000 l'été,

ça en fait du monde , quand ils veulent...

je n'aimerais pas leur écrire l'année prochaine ON VOUS AURA PRÉVENUS! Sourire

15/08/2011, 09:02 | Par JArgenty

Salut,

«Un présent sans passé n'a pas d'avenir.» Fernand Braudel.

Un rappel historique (introduction de l'Appel peut-être ?) ne serait-il pas le bienvenue ? Les méfaits de la dictature financière sont la substance même du XXème siècle.

Il faut que la matière soit très inflammable pour qu'une étincelle y mette le feu. Cependant, il semble bien que la probabilité d'apparition d'une étincelle augmente avec la capacité combustible de la matière.

Bonne journée.

15/08/2011, 09:10 | Par Annie Lasorne en réponse au commentaire de JArgenty le 15/08/2011 à 09:02

Je retiens, je note (parce que l'idée me plaît), j'ai ouvert un fichier sur mon ordi pour classifier les idées...

Un présent sans passé n'a pas d'avenir

Fernand Braudel.

J'adhère !

15/08/2011, 09:20 | Par Annie Lasorne

Je retiens, je note (parce que l'idée me plaît)

"Contre la dictature financière, la révolte nécessaire".

E. Pleynel

J'adhère !

15/08/2011, 09:29 | Par Annie Lasorne

Appel citoyen contre la dictature financière

La révolte nécessaire !

Un présent sans passé n'a pas d'avenir

15/08/2011, 09:33 | Par JArgenty en réponse au commentaire de Annie Lasorne le 15/08/2011 à 09:29

Ça pourrait continuer avec une synthèse courte des méfaits de la dite Dictature... qui se transforme, notons-le, en totalitarisme de la phynance.

20/08/2011, 11:59 | Par kakadoundiaye en réponse au commentaire de Annie Lasorne le 15/08/2011 à 09:29

Mais Annie et de la même manière un avenir sans présent n'a pas de passé

et également un passé sans présen t n'a aucun avenir

etc... En fait les historiens nous le disent il n'y a pas de passé sinon une vision réécrite du passé toujours faite au présent . En d 'autres termes il est important de bien sentir que le passé est toujours au présent et comme ce présent n'est qu'une fonction de l'avenir !!!!!

15/08/2011, 10:17 | Par Annie Lasorne

Je propose :

De ne pas focaliser sur des mouvements, partis, organes de presse ou de diffusion forcément "de gauche" ou d'opposition.

Ne pas oublier que dans toutes les opinions, il existe des tas de gens indécis : sans opinion précise, prêt à s'exclure volontairement par indifférence, abstention au vote ou vote blanc (idem en l'état, vu la législation actuelle), tenté par les extrémismes par dégoût du politique (tous pourris !), des déçus de droite et du centre, des convaincus de droite que la droite extrémiste exaspère.

Cette fédération d'un mouvement totalement et exclusivement CITOYEN est peut-être la dernière chance de rassembler (tous) les français contre un seul ennemi commun : la finance internationale, contre laquelle tous les politiques ont montré leur impuissance par manque de volonté.

15/08/2011, 11:03 | Par Art Monica en réponse au commentaire de Annie Lasorne le 15/08/2011 à 10:17

Tout à fait d'accord. Nous ne sommes pas dans une démarche politicienne partisane. . Tout le monde est concerné, nous devons penser en termes d'intérêt général de tous les citoyens.

15/08/2011, 11:03 | Par WigWam en réponse au commentaire de Annie Lasorne le 15/08/2011 à 10:17

"Cette fédération d'un mouvement totalement et exclusivement CITOYEN est peut-être la dernière chance de rassembler (tous) les français contre un seul ennemi commun : la finance internationale, contre laquelle tous les politiques ont montré leur impuissance par manque de volonté."

Excellente formulation, à la fois brêve, simple et ipso facto explicite pour tous publics, à quoi l'on pourrait ajouter :

1. Pourquoi la finance internationale est l'ennemi, à l'aune de l'article d'EP, par exemple Entreprise systémique de prédation à l'encontre des Etats et des Peuples pour le seul bénéfice d'une minorité mondialisée de ploutocrates avec quelques exemples évènementiels concrets à l'appui

2. Une liste des mesures prioritaires à exiger de la part des citoyens révoltés, mesures à limiter à une dizaine au grand maximum.

3. Les actions concrètes proposées aux citoyens révoltés pour imposer aux politiques la mise en oeuvre de ces mesures.

15/08/2011, 11:28 | Par JArgenty en réponse au commentaire de WigWam le 15/08/2011 à 11:03

@ dzotchan La citation d'EP est intéressante mais ne faudrait-il pas expliciter : «Entreprise systémique de prédation» et «minorité mondialisée de ploutocrates» pour être compris du plus grand nombre. Non ?

15/08/2011, 11:43 | Par Art Monica en réponse au commentaire de JArgenty le 15/08/2011 à 11:28

Oh que oui!

15/08/2011, 14:34 | Par PLESSIS en réponse au commentaire de JArgenty le 15/08/2011 à 11:28

En effet, attention au vocabulaire !

15/08/2011, 14:35 | Par PLESSIS en réponse au commentaire de JArgenty le 15/08/2011 à 11:28

***

15/08/2011, 15:59 | Par WigWam en réponse au commentaire de JArgenty le 15/08/2011 à 11:28

Vous avez raison !

15/08/2011, 16:29 | Par WigWam en réponse au commentaire de JArgenty le 15/08/2011 à 11:28

J'essaie donc de faire plus simple :

"Hold-up mondialisé et permanent opéré par les puissances financières à l'encontre des Peuples et désormais des Etats-Nations, à la fois victimes et complices".

On peut sans doute faire mieux ; toutes suggestions d'amélioration seront les bienvenues !

15/08/2011, 17:27 | Par JArgenty en réponse au commentaire de WigWam le 15/08/2011 à 16:29

Pas mal, que pensez-vous de :

"Hold-up planétaire organisé par les puissances financières sur le fruit du travail des Peuples et désormais des Etats-Nations, à la fois victimes et complices"

16/08/2011, 00:13 | Par tartempion en réponse au commentaire de JArgenty le 15/08/2011 à 17:27

perso pour des raisons sémantiques je préfère mondial que planétaire, plus parlant: le monde, tout le monde (eh oui) comprend et est concerné, on parle d'hommes, planète oui c'est la Terre, le cosmos, plus dépersonnalisé et abstrait que mondial. Ensuite on n'est pas obligé de mettre organisé par . "Hold up des puissances financières sur...." est plus léger. "Le fruit du travail" là aussi on va dans des discussions possibles. A l'encontre des peuples, tout le monde comprend et on ne peut qu'être d'accord.Mais bon, la critique est facile...merci de réfléchir pour nous tous.

15/08/2011, 15:41 | Par pierre delamarre en réponse au commentaire de WigWam le 15/08/2011 à 11:03

la liste des mesures prioritaires peut se résumer par: " rétablir les règles et les systèmes contrôlant la finance qui avaient fait leurs preuves et qui ont étés supprimés depuis au moins 20 ans".

15/08/2011, 17:43 | Par JArgenty en réponse au commentaire de pierre delamarre le 15/08/2011 à 15:41

Il me semble qu'il ne s'agit pas de replatrer un système qui aurait dévié. Ce à quoi nous assistons est au déploiment progressif d'une tendance lourde et structurelle du capitalisme et non à une espèce de perte de contrôle presque involontaire.

Il faut proposer des règles qui s'opposent à la tendance «Hold-up planétaire».

 

15/08/2011, 11:38 | Par Annie Lasorne

Je vous abandonne momentanément car j'ai un arrivage de nains sur le feu, je reviendrais ce soir. Travaillez bien, les copains ! J'ai essayé modestement d'apporter ma pierre à l'édiffice pour faire entendre la voix de beaucoup d'exclusions. Faites-en bon usage. En vous espérant nombreux et constructifs (j'suis allée faire de la retape sur quelques billets), bise à vous tous !

15/08/2011, 11:53 | Par Virgil Brill

A tous

Merci de votre intérêt enthousiaste, de vos suggestions, de votre participation : c'est encourageant et stimulant, même si ça nous met la pression…

Essayer de faire à la fois court, percutant, pertinent, concret, intelligible par tous et entraînant, je vous raconte pas …

 

15/08/2011, 14:45 | Par dianne

Pris en cours de route pour cause d'absence. Très intéressant.

Suggestion

Si c'est de lutter contre la dictature financière qu'il s'agit, un moyen très simple de mise au pas : séparer les banques de dépôt des banques d'affaires. La loi peut y pourvoir très vite. Car c'est avec les petits ruisseaux des petits déposants que se font aussi les grandes spéculations et les grands accaparements. Ainsi que les grandes attaques, y compris contre les états.

Il est si facile de spéculer avec le fric des autres. Si on ne peut engager que ce que l'on possède, ça devient déjà moins fun...

Le jour où, de plus, on ne pourra plus vendre ce que l'on n'a pas acheté et où les transactions devront être matérialisées par des documents traçables et surtout matérialisables hors sphère électronique, le problème sera réglé.

15/08/2011, 16:44 | Par JJMU en réponse au commentaire de dianne le 15/08/2011 à 14:45

Suggestion à envisager très sérieusement, en effet :

« séparer les banques de dépôt de celles d'affaires. » – quelle affaire, vraiment !...

Jean-Jacques M’µ

(on avance, on avance...)

15/08/2011, 17:30 | Par JArgenty en réponse au commentaire de JJMU le 15/08/2011 à 16:44

Ça me fait penser à la séparation de l'église et de l'état.

Pardon, je me suis intercalé.

15/08/2011, 18:42 | Par dianne en réponse au commentaire de JArgenty le 15/08/2011 à 17:30

Intercalez vous tant que vous le souhaiterez ! Sourire Car l'image est fort juste.
On est dans une guerre de religion...

15/08/2011, 16:16 | Par WigWam en réponse au commentaire de dianne le 15/08/2011 à 14:45

YES ! C'est d'ailleurs la mesure phare préconisée par Edmund PHELPS à Gordon BROWN dans une lettre qu'il lui a adressée le 17 mars 2009 : "Measures to re-establish narrow banking will necessarily involve the divestiture or closure of the investment banking activities of retail banks. Such restrictions will provide an opportunity to reintroduce measures of structural separation between fundamentally incompatible wholesale financial activities".

Il faudrait y ajouter les activités d'Assurance qui sont aujourd'hui largement agrégées aux activités bancaires, alors que , à titre d'exemple, il est déontologiquement à tout le moins questionnable de permettre à un Etablissement de proposer à ses clients des produits d'Epargne fondés sur des actifs créés et gérés par lui-même (je connais bien le sujet !).

15/08/2011, 18:45 | Par dianne en réponse au commentaire de WigWam le 15/08/2011 à 16:16

C'est aussi l'une des propositions majeures de Arnaud Montebourg et de Ségolène Royal. Tout commence là en effet.

Et interdiction d'emprunter sur les marchés pour spéculer sur lesdits marchés. Un début ?

15/08/2011, 15:47 | Par JJMU

De la dette odieuse... Analyse du CADTM (comité pour l'abolition de la dette du tiers-monde) appliquée à l'Irlande et quelques autres pays...

Jean-Jacques M’µ

15/08/2011, 16:17 | Par Bernhard38

« Ne perdez pas de vue que les hommes qui vous serviront le mieux sont ceux que vous choisirez parmi vous, vivant votre propre vie, souffrant des mêmes maux.
Défiez vous autant des ambitieux que des parvenus ; les uns comme les autres ne consultent que leur propre intérêt et finissent toujours par se considérer comme indispensables…
Portez vos préférences sur ceux qui ne brigueront pas vos suffrages ; le véritable mérite est modeste et c’est aux électeurs à connaître leurs hommes, et non à ceux-ci de se présenter. »
Appel du comité central de la Garde nationale de la Commune de Paris, le 25 mars 1871.

15/08/2011, 17:36 | Par Annie Lasorne en réponse au commentaire de Bernhard38 le 15/08/2011 à 16:17

C'est en référence à ce texte que je pourrais continuer à prôner des comités ou collectifs de citoyens qui doivent se rencontrer localement. On lit un texte, on adhère, parfois même on signe, puis on oubli, car saturé de trop de messages, trop d'informations. On oubli moins une rencontre humaine même de 2 ou 3 individus, qui vous donnent un texte papier, où vous vous retrouvez et discutent avec vous. Même rencontré fortuitement sur un marché forain ou un parking d'hyper où l'on fait ses courses. Surtout si l'on vous donne rv la semaine suivante, pour former un groupe local, grossir le nombre des protestataires, rencontrer ses concitoyens, ses voisins, se redonner du pouvoir les uns les autres. De plus, c'est en se réunissant, que l'on peut s'organiser pour du co-voiturage, en cas de manifestation ou se cotiser pour affréter un car. Dans un comité ou un collectif on rencontre ceux, vivant notre propre vie, souffrant des même maux. Pas des leaders, pas des politiques. Entre concitoyens on ne se réclame pas de suffrages.

15/08/2011, 20:15 | Par Marie-Hélène en réponse au commentaire de Annie Lasorne le 15/08/2011 à 17:36

Oui, aux comités ou collectifs locaux

15/08/2011, 20:15 | Par Marie-Hélène en réponse au commentaire de Annie Lasorne le 15/08/2011 à 17:36

Oui, aux comités ou collectifs locaux

15/08/2011, 23:21 | Par Faunus en réponse au commentaire de Annie Lasorne le 15/08/2011 à 17:36

@Annie Lasorne

Bien sûr que l'intérêt essentiel de l'ébauche de texte rédigé par Marie-Hélène c'était son atterrissage sur un appel à la mise en place de rencontres physiques entre citoyens révoltés - où qu'ils se trouvent - ayant tous en commun un rêve de révolution mais, chacun, sans en avoir une claire vision. Alors, si l'Appel en cours d'élaboration sur ce bloc atteint ce résultat, bravo. Mais attention quand même de ne pas construire une structure organisationnelle supplémentaire en concurrence donc en opposition avec celles qui existent déjà... et depuis plus longtemps (Partis politiques, syndicats, ATTAC, M''PEP ...etc.)

Cordialement

16/08/2011, 07:26 | Par JArgenty en réponse au commentaire de Faunus le 15/08/2011 à 23:21

@Faunus, vous reformulez clairement ma crainte exprimée plus haut, j'y ajouterais que ce qui est vrai et possible pour une cause à gros retentissement local (gaz de schiste, le Larzac en son temps) ne l'est pas pour une cause face à laquelle existe tout de même un déni important dans la population à laquelle nous souhaitons nous adresser.

15/08/2011, 17:01 | Par Jacques NOBLIA

Bonjour à Pascal Maillard et à tous,
Je ne sais pas ou vous en êtes et je prends sans doute le train avec une bonne longueur de retard.

En ce qui concerne les mesures immédiates à prendre/exiger j'ai relu le Manifestes des économistes atterrés (septembre 2010 déjà) il y en avait 22 développées à partir de 10 idées fausses.
c'est bien sur beaucoup trop pour cet appel.

J'ai noter quelques grandes lignes.
Réglementer l'activité des banques et interdire toutes spéculations financières pour les banques de dépots.

Réduire la liquidité du système et donc les transactions à très haute vitesse.
(je me demande d'ailleurs si cette pratique peut-être considérée comme lègale et conforme "aux lois du marché" puisqu'elle n'est pas du tout transparente, manipule le marché et seulement accessible à ceux qui disposent des moyens informatiques nécessaires. Il y a un article de MDP révélateur sur les pratiques d'EuroNext gérant du marché parisien)
La réponse partielle mais nécessaire est la taxation de toute les transactions financières. La question c'est le délai de mise en oeuvre.

Spéculation sur les CDS interdite.

Interdire les ventes à découvert.
Marchés obligataires, garantir le rachat par la BCE et le faire dés maintenant pour les dettes grecques, espagnoles et autres.
Pour l'immédiat faire comprendre à tous les acteurs de la crise que ce que la banque centrale ne jugera pas raisonnable de racheter devra être passer par pertes et profits par les créanciers (cf. position de Jacques Généreux).

La BCE finance les Etats et impose aux banques la souscription d'obligations publiques. Maintien d'une politique de taux bas.
Pour l'immediat faire cesser cette pratique qui consiste à prêter aux banques à 1% et qui reprêtent aux Etats en fonction des appréciations des agences (tx : 10à 15%!).
Je pense qu'il s'agit de faire bouger les lignes pour obtenir qu'enfin ce soit les citoyens qui décident.

Dans mon collimateur il y a évidemment les acteurs politiques de gauche tout particulièrement, les" médias" dont les explications, en particulier sur le différent(?) franco-allemand ne m'ont parues très claires et les acteurs des marchés, ils commencent à sortir du bois, il faut les encourager à montrer qu'ils sont des prédateurs..
La démarche doit être Européenne bien sur.
Les indignés Espagnols pourquoi pas, mais leur démarche me parait plus générale.

Par contre il y a un G7/8 à marseille 8/9/10 septembre et un G20 à Nice en novembre.

Dernière remarque, le manifeste des Eco-Atterrés date de septembre dernier, tout ce qui se dit aujourd'hui y est. Depuis tout le monde est resté les pieds dans le même sabot! Qu'est ce qui a manquer pour que la mayonnaise prenne et comment faire pour que maintenant elle déborde du bol?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

15/08/2011, 17:49 | Par Annie Lasorne

e manifeste des Eco-Atterrés date de septembre dernier, tout ce qui se dit aujourd'hui y est. Depuis tout le monde est resté les pieds dans le même sabot! Qu'est ce qui a manquer pour que la mayonnaise prenne et comment faire pour que maintenant elle déborde du bol?

Ce qu'il a manqué, c'est que c'était une parole de "spécialistes", une parole d'érudits et le peuple ne l'a pas relayée cette parole parce qu'il était intimidé ou pas encore au courant ou dépassé par une inculture financière (j'en fais partie, même si j'ai relayé). Depuis l'histoire c'est accélérée, l'information se diffuse (voir les derniers articles de Mediapart, écrits avec un réel effort pédagogique). Ce que nous tentons de faire aujourd'hui, c'est sans doute cela, nous le peuple, nous nous emparons de l'information et tentons de trouver le moyen de la partager, au plus grand nombre.

20/08/2011, 12:02 | Par kakadoundiaye en réponse au commentaire de Annie Lasorne le 15/08/2011 à 17:49

voir le blog de Vivre est un village qui a saucisonné de façon pédagogique le dit texte agrementé de commentaires de besançon.

15/08/2011, 17:58 | Par Annie Lasorne

N'oubliez pas de recommander ce billet

pour qu'il ai une vie sur la page de Une !

15/08/2011, 18:03 | Par Guy Meunier

Cher Pascal Maillard.

Vous semblez avancer dans la tâche, qui n'est pas facile, de "coordination de tous les mécontentements" et attentes.

Je vous fais confiance et j'attends avec intérêts la première mouture de l'Appel.

 

Deux remarques à prendre au conditionnel.

Cet Appel doit être un reflet fidèle de "pensée populaire" (si elle existe) ou faire en sorte que la population la plus large s'y reconnaissent. mais, il ne doit pas être le reflet du monde (virtuel) des médiapartiens.

L'Appel doit s'adresser simultanément au "pouvoir en place" et à tous les "prétendants" au pouvoir. A propos de ses deux remarques, le commentaire de MARIE-HELENE me paraît constituer une base intéressante. Je l'ai utilisée (et lui ai rendu) pour en tirer un version allant dans le sens de mes remarques.

 

Bon courage.

15/08/2011, 18:33 | Par Pascal Maillard en réponse au commentaire de Guy Meunier le 15/08/2011 à 18:03

Cher Guy Meunier,

 

Merci pour ce témoignage de confiance, mais il ne s'agit plus d'une personne particulière mais d'un "collectif de rédaction" qui tente de répondre aux attentes en continuant à prendre en compte les idées et propositions que vous exprimez. Ce n'est pas simple effectivement, mais nous espérons pouvoir mettre en ligne demain une première mouture, disons au moins un abstract ou un plan de cet appel.

 

Bien à vous.

 

Pascal Maillard

16/08/2011, 00:20 | Par Guy Meunier en réponse au commentaire de Pascal Maillard le 15/08/2011 à 18:33

@ P. Maillard.

La confiance que je vous fais, va, de facto, au collectif de rédaction. Je souhaite seulement qu'il soit informé des idées qui sont énoncées par les commentaires rédigés sur votre blog. Sachant que la pratique démocratique, consiste à tenir compte, au mieux, de toutes les positions exprimées.

15/08/2011, 18:47 | Par Dominique C

N'étant pas sûre de dire des choses nouvelles et pertinentes, je me contente de faire vivre le fil dans le pisteur par ce commentaie

15/08/2011, 19:34 | Par Jean-Claude Charrié

 

La référence à "la marche européenne des indignés", ou à "la marche des européens indignés" a déjà été maintes fois posée, à juste titre.

 


Il serait bon en effet que cet appel, d'une phrase, mette en évidence la communauté transnationale de destin (et d'intérêts) de tous les peuples.

15/08/2011, 20:44 | Par Mariethé FERRISI

Je me greffe un peu tard sur le fil de la discussion que j'ai lu avec beaucoup d'intérêt. J'adhère totalement à l'idée de dire STOP à la dictature financière par le biais d'un appel signé par les mediapartiens (nes) et beaucoup sont concernés.

La neutralité de la rédaction de mediapart et d'E. Plenel sont incontournables pour que le mouvement soit perçu comme citoyen et autonome... Commencer par ce support est un excellent début car se sera forcément repris par les autres médias.

Reste l'essentiel : que cet appel soit fédérateur et pour cela le texte ne devrait pas traîner en longueur mais donner au moins un exemple contextuel et explicatif pour chaque item abordant "le passé, le présent et l'avenir des peuples face à cet hold up cautionné par les gouvernants indépendamment des partis politiques" . Pardon de reprendre ce qui a peut-être été déjà dit..

Je n'ose pas imaginer le travail que cela va coûter aux rédacteurs du Club et je les remercie d'avance.

Quant aux actions, ce serait préférable de ne pas les improviser mais les prévoir et les planifier sinon "cela va mourir dans l'oeuf"

La marche sur Bruxelles si le but est que les peuples européens, nos voisins, suivent ce mouvement me fait craindre "un effet entonnoir" et "les retours de bâtons" qui permettent au pouvoir de justifier une droitisation ou d'introduire des éléments "casseurs".. vous voyez ?

J'opterais pour "les grandes places" là où les "indignés" de tous les pays nous ont donné l'exemple du rassemblement et pour d'autres de la révolution démocratique.

15/08/2011, 21:43 | Par JJMU en réponse au commentaire de Mariethé FERRISI le 15/08/2011 à 20:44

Bonne idée.

Jean-Jacques M’µ

15/08/2011, 23:39 | Par Dominique G Boullier en réponse au commentaire de Mariethé FERRISI le 15/08/2011 à 20:44

Il me semble qu'il faut cherchtr dans ce sens, marche sur Bruxelles ou autres, pour arriver à inventer un mode d'action qui puisse faire participer, qui dure et qui cible pour porter les demandes de l'Appel. Pour ma part, la force des indignés fut leur capacité à durer , reprenant en cela les méthodes d'occupation des places arabes (mais aussi ukrainienne, souvenez vous). Mais la durée ne peut être portée que par quelques uns et finit par épuiser. ce qui serait fort serait de limiter dans le temps, de choisir comme dans les pays arabes, un même jour et toutes les semaines d'y revenir, seulement pndant quelques heures mais TOUS AU MEME MOMENT dans toute l'Europe, pour nous sentir enfin synchronisés, comme dit Sloterdijk. et cela avec vidéo et autres qui circuleront partout peut avoir un impact considérable, avec une obstinationn de plusieurs semaines, agrégeant toujours plus de monde, mais sans obligation d'occupation permanente. Dans chaque ville, à la même heure, en Europe, un rassemblement tous les vendredis soirs, samedis midis ou dimanche soir, je n'en sais rien, il faut bien y réfléchir selon les rythmes de vie les plus favorables et en tenant compte des variations entre pays. IL peut y avoir une attente pour cela si on sait que ça va durer et que les objectifs sont explicites et limités (rappelez vous comment les gens sont venus pendant 7 manifs contre les retraites, et ça tenait bon mais "on" a fait rentrer tout le monde à la maison!!),

De cette façon, on pourrait redonner du souffle à la protestation des indignés avec une action à laquelle tous peuvent plus facilement participer qui est ciblée sur quelqus revendications simples et partageables et gagnables (il faut l'évaluer avant )

Car il s'agit de convaincre largement, y compris des gens plus conservateurs mais qui sont en ont ras le bol et qui demandent des cibles. Si l'on ne leur donne pas les bonnes cibles, ils iront casser de l'immigré ou demander encore plus d'ordre comme en Angleterre maintenant...!

16/08/2011, 01:36 | Par poppie

Abolition de l'esclavage FINANCIER!

16/08/2011, 12:45 | Par STOP- en réponse au commentaire de poppie le 16/08/2011 à 01:36

C'est inexact Poppie de mon point de vue. L'esclavage est par les politiques, qui se prostituent aux financiers.

C'est parce que les politiques, par la faute d'une constitution obsolète (comment dire autrement en restant neutre ?), ont abandonné leur rôle que nous en sommes là.

Oublier cela c'est ne pas comprendre que c'est d'une révolution dont nous avons besoin. Même Julliard dans Marianne de samedi a prononcé le mot.

16/08/2011, 20:40 | Par tartempion en réponse au commentaire de STOP- le 16/08/2011 à 12:45

Les politiques ont abandonné leur rôle...? ce que je me demande c'est s'ils l'ont jamais endossé. A part quelques rarissimes personnalités... dDisons qu'ils confondent tous poltiques et politiciens.

16/08/2011, 07:57 | Par JArgenty

Nous avons à faire face à une guerre dans laquelle l'information joue un rôle fondamental. Le pouvoir, par les media de masse, cajole et berce la majorité de nos concitoyens «adultes», les confinants dans un déni des problèmes qui nous occupent ici.

Le déni n'est pas la méconnaissance mais le refus obstiné de la connaissance. Nous devons donc participer à la bataille de l'information car ce déni ne peut céder que face à une autre obstination. C'est la raison pour laquelle je pense illusoire la proposition des comités locaux qui ne rassembleraient, au mieux, que des gens gagnés à la cause.

Les mouvements de révolte et les révolutions actuelles s'appuient quasi exclusivement sur des media (smartphones en GB p.e.).

Je propose comme action l'utilisation intensive des media de masse concurrents des media relais du pouvoir. Nous pourrions concerter des attaques autour de messages courts et incisifs (140 signes pour Tweeter). Reprendre sans relache les points cruciaux de l'Appel. Nous pourrions apporter un démenti immédiat aux mensonges d'état avec une campagne qui pourrait s'appeler.«Le mensonge du jour» ou «ON vous ment!»

Je dois vous laisser, A+

16/08/2011, 12:53 | Par Faunus en réponse au commentaire de JArgenty le 16/08/2011 à 07:57

@JArgenty

Je mettrais bien volontiers A++ à la fin de votre commentaire... Mais s’il est bien vrai que le formatage des cerveaux passe par la maîtrise des moyens d'informations, il me semble nécessaire d’ajouter que l'action de formatage n’est efficace que si ceux qui la conduisent se soient préalablement rendus accessibles aux cerveaux qu'ils souhaitent formater. L'anti-formatage ne peut donc fonctionner que si ceux qui l'entreprennent accèdent à une plus grande accessibilité dans les cerveaux qui sont l'enjeu du combat entre les formateurs et les anti-formateurs. C'est donc d'abord la plus grande accessibilité aux cerveaux d’un discours sur l'autre qui fait sa force. Et les médias conforment sont très soucieux de garder leur maîtrise du temps sur les cerveaux disponibles et confortent leur domination "culturelle" non pas par l'argumentaire de leur discours sérieux mais par l'usage de "fous du roi". Alors on peut contester leurs discours à prétention sérieuses - c'est pas difficile beaucoup d'auditeurs et de téléspectateurs n'écoutent déjà plus, mais écouteront-ils mieux des médias alternatifs d'antiformatage ? Oui, mais seulement s'ils jouent, eux aussi, dans la cour des "fous du rois". Alors je n'en vois pas l'intérêt révolutionnaire. Personnellement, je ne vois qu'une possibilité de contester réellement la domination culturelle, non pas des médias, qui ne sont qu'un instrument, mais bien celles des maîtres du monde, dont l'arme essentielle est, aujourd'hui, "le pouvoir financier". Et cette possibilité c'est : trouver les moyens de détourner les élites techniciennes (techniciens, ingénieurs, scientifiques, chercheur... etc.) de ce pouvoir, sans lesquelles il n'est rien, pour en faire les alliés des peuples.

Cordialement

16/08/2011, 13:14 | Par dianne en réponse au commentaire de Faunus le 16/08/2011 à 12:53

"écouteront-ils mieux des médias alternatifs d'antiformatage ?"

 

Excellente question. Les expériences sont nombreuses qui proposent depuis des années une autre approche du débat. On peut citer Fakir, mais aussi Réchauffer la Banquise, le PIAF, L'Age de Faire, et autres Plan B (défunt hélas)...

 

Pour autant leur diffusion reste marginale. On ne les trouve quasiment nulle part, sauf chez certains libraires militants. Les sites protestataires tournent en boucle autour d'un coeur de cible qui se transmet fébrilement des liens mais on ne sort pas de l'entre-soi. J'ai participé (un médiapartien pourra ici confirmer) pendant des années à un projet utopiste qui consistait à mettre en forme et en ligne l'info nécessaire au déformatage. De l'AGCS à l'OMC en passant par les retraites, l'Europe, le TCE nous avons passé des nuits en équipe et en réseau à produire de la doc synthétique et lisible par tous. Reproductible à moindres frais... Ceci en plus de nos boulots de profs ou d'instits. Et d'accompagner le mouvement sur le terrain. L'un d'entre nous a organisé un Forum social, y conviant entre autres RM Jennar... Nous avons, certains, plongé dans le bain politique ou syndical de manière formelle.

 

Cela m'a personnellement permis de mesurer une chose : il n'est pas bon en ces officines de poser des questions qui dérangent. Et encore moins bon de ne pas s'interdire de regarder ce qui se fait de bien dans la "concurrence". M'étant faite jeter par un dirigeant syndical dans une énormissime manif contre le TCE, au motif que je tractais pour Mélenchon au lieu de rester au cul du camion, j'en ai conclu que ce n'était pas le bon moyen d'agir... Et pourtant ils disaient exactement la même chose. Mais que faire quand on est le même jour convoqué par Attac, la FSU et PRS ?

 

Dix ans de travail. Et puis... l'affaire cessa faute d'énergie. On prend cher à vouloir lutter sur tous les fronts. Parce que le coeur du problème était le suivant : il s'agissait de mettre en lien les bonnes volontés issues de tous les horizons politiques, syndicaux et citoyens. Sauf que personne ne veut "vivre ensemble" à ces niveaux-là. Personne ne veut lâcher un poil de certitudes. Imaginez un site où TOUS pouvaient poster de l'info. Forcément suspect.

 

Les listes de diffusion permettaient d'informer en temps réel sur tous les mouvements protestataires d'un bout à l'autre de l'Hexagone et cela a parfaitement fonctionné notamment en 2003. En dix minutes, on pouvait dresser une cartographie des retours sur les appels à lutte. Trop beau pour durer. J'en conserve des milliers de pages d'échanges couchés sur papier. Tout ce qui se débat actuellement y était déjà décortiqué de manière participative. Pour quel résultat ?

 

Celui-ci : personne n'a encore compris que l'on n'était plus dans un affrontement gauche-droite mais bel et bien dans une guerre de religion entre affairistes et humanistes. Et de continuer à se jeter des anathèmes vermoulus à la tronche.

Bien mince comme bilan. Enfin on aura essayé, hein... JJ si tu me lis... ;-))

16/08/2011, 13:35 | Par JJMU en réponse au commentaire de dianne le 16/08/2011 à 13:14

Je lis, je vois, et je mesure le chemin parcouru... Ces mouvements nous ont travaillés, Dianne, ils ne nous ont pas transformés, pas en profondeur. Il reste que tu as raison : comme j'ai pu constater qu'en art, l'éventail (ou le curseur) glisse entre ceux qui préfèrent le sens des textes et l'autre extrême, de ceux qui préfèrent la force de l'image, de même, en politique (en citoyenneté), le curseur (l'éventail) passe de ceux qui préfèrent se servir personnellement et ceux qui préfèrent servir la collectivité.

Au stade où en sont les chôzes, j'espère ne pas trop perdre de plumes personnelles (bien que me voilà passablement et plumé et même grillé à bien des égards, mais baste !...), reste que je ne peux pas me résoudre au fatalisme des constats, certes justes à bien des égards... Pas simplement pour moi, et pas davantage pour l'avenir de la planète, mais parce que je crains le pire pour mes enfants... Je dois tenir, tenir, tenir, coûte que coûte. Sinon quoi ?...

Bon, revenons à l'appel : il sera ce qu'il sera. J'en serai. Nous verrons bien la suite.

Jean-Jacques M’µ

16/08/2011, 13:40 | Par dianne en réponse au commentaire de JJMU le 16/08/2011 à 13:35

Pas mieux ! :-)

16/08/2011, 20:56 | Par tartempion en réponse au commentaire de dianne le 16/08/2011 à 13:40

Restons conscient des difficultés au niveau humain, sinon il y a longtemps que notre monde serait meilleur. Votre expérience, qui ne m'étonne pas, me fait penser que notre objectif doit être clair, précis, et que les gens se l'approprient parce que cet objectif est une demande légitime et réalisable immédiatement.
Un monde meilleur c'est un but, que nous partageons je pense pour la plupart ici, maiscela est vague, les chemins pour y parvenir multiples. Dans votre expérience je me demande si le manque d'adhésions à votre combat ne vient pas d' une confusion entre but et objectif.

17/08/2011, 19:29 | Par dianne en réponse au commentaire de tartempion le 16/08/2011 à 20:56

La formule est jolie mais on ne se posait pas la question de cette manière là.

 

Exemple : mettre le nez dans les scélératesses incluses dans ce sigle : AGCS.

 

Il nous semblait tout simplement urgent de faire savoir, de manière aussi précise et synthétique que possible : quoi, pourquoi, comment et au bénéfice de qui... Il y avait le feu au lac. La destruction du principe des Services Publics était le but de ces fameux accords.

 

Le deal était le suivant : nous avions mis le nez dans les textes, nous savions, si nous ne faisions pas savoir, nous étions complices, tout bêtement. A partir de là on ne compte pas ses heures et on ne passe pas son temps à disserter sur la théorie de l'action. On fonce.

 

De la même façon, nous avons décortiqué les versions successives du TCE. Entièrement, y compris les annexes. Nécessaire car si on voulait argumenter dans un océan de mauvaise foi, il fallait posséder les références très précises des renvois de textes. La seconde version nous a plombés pas mal car les renvois n'étaient plus opérationnels et je crois que c'était en tout et pour tout le but de l'affaire. Mais on a persisté.

 

Je me souviens être partie en vacances avec une valise de textes, notamment les cahiers de l'OCDE concernant les ajustements institutionnels indispensables à la réalisation du projet libéral. Jusqu'aux principes du maintien de l'ordre, car on s'attendait à des émeutes consécutives..., la coopération entre les polices, ces sortes de choses. Du beau boulot d'asservissement des peuples. Avec un champ d'expérimentation idéal : l'Afrique. On voit bien ce qu'au bout du compte les salopards en ont tiré comme enseignements, se souvenir de Gênes par exemple.

 

Le problème : on s'est entendus dire, non mais les profs, là, vous ne pourriez pas corriger vos cahiers au lieu de vous mêler de tout ? Et de se faire cisailler professionnellement pour cause d'engagement trop voyant. Personnellement, ma présence dans l'organisation du FSE de St Denis (petite, toute petite main) m'a sans doute coûté un échelon. Il y a mille manières de mettre un fonctionnaire au frais... Il suffit d'éviter de l'inspecter.

 

Autre problème, qui se chargeait du boulot de faire savoir à part les profs ? Pas les politiques : je me souviens avoir dû expliquer les quatres lettres, dans une assemblée fédérale, à des camarades qui n'en avaient jamais entendu parler, en 2003 ! Et qui présidaient pour certains aux destinées dudit département... Misère....

 

Non, nous n'avons pas fait dans le vague. Nous avons fait dans le pragmatique et dans l'urgence. Accompagnant en cela la montée de la prise du conscience d'une confiscation planétaire des moyens de l'action. La finance avait déjà tout bouffé, mais il lui restait à nous persuader de faire entrer les principes dans les lois. D'où le fameux TCE. Entre autres...

 

Là aussi la demande était précise et réalisable ici et maintenant. NON c'était NON. Qu'en avons-nous fait ?

Les buts, les chemins, les objectifs, le laïus... AGIR.

 

 

 

16/08/2011, 10:25 | Par dompacoud

Lorque nous devrons porter cet appel dans nos villes, sur les marchés, au porte à porte, dans les meetings, qui le fera : le front de gauche, des syndicalistes, ATTAC, la gauche alternative, le NPA (?), bref, tous ceux qui sont toujours sur la brêche. Ils (nous) le ferons, mais il serait bien que ces organisations soient signataires.

16/08/2011, 11:10 | Par Annie Lasorne en réponse au commentaire de dompacoud le 16/08/2011 à 10:25

nous devrons porter cet appel dans nos villes, sur les marchés, au porte à porte, dans les meetings, qui le fera : Nous citoyens ! NOUS sommes assez nombreux, NOUS sommes assez grands ! NOUS doivent être essentiellement apolitiques ! (non-syndical, non-associations déjà connues ) pour que NOUS rassemblent un maximum de français, quelque soient leurs opinions.

16/08/2011, 12:11 | Par Art Monica en réponse au commentaire de Annie Lasorne le 16/08/2011 à 11:10

Oui, Annie, d'autant que des syndicalistes peuvent signer nominalement, et diffuser l'Appel, s'ils le veulent, comme tous les autres citoyens. . Mais l'Appel doit rester absolument non politicien, non latéralisé droitier ou gaucher, pour que chacun et tout le monde s'y retrouvent.

16/08/2011, 16:12 | Par palom en réponse au commentaire de dompacoud le 16/08/2011 à 10:25

@Dompacoud

En effet, étant de ces militants qui tractent régulièrement, nous allons tracter, comme à notre habitude... mais votre phrase "Ils (nous) le ferons" me renforce dans l'idée de ce qu'est vraiment votre appel citoyen : une masse de gens derrière leurs claviers, qui n'ont jamais pris la peine de se lever à 5h pour aller coller des affiches. Vous me faites rire; à penser que coller, tracter et afficher, c'est le job des autres. Et vous?!! je ressens votre commentaire comme un petit coups de poignard pour nous qui faisons le boulot chient pendant quer certains tapottent depuis chez eux sur de belles et grandes idées révolutionnaires pacifiques...

et si je poursuis l'analyse de votre commentaire, donc...si en plus, on veut pouvoir tracter pour vous, il faudrait en plus que nos organisations soient signataires d'une unité que nous portons déjà depuis plus de 3 ans??!!!

donc je vous fais une réponse: Venez nous rejoindre, au FdG, car oui, moi, militante du PG, je tracterai pour l'unité: le Front de Gauche. Je prendrai sur mes heures de sommeil pour afficher et coller. ( et pourtant, étant architecte, et en libéral, je n'ai ni vacances, ni RTT.) Et vous serez donc les biens venus pour nous donner un coups de main. Car nous ne sommes hélas jamais assez... vous trouverez facilement les comités FDG qui se forment partout en France sur le site du Front de Gauche.

Cordialement, et à bientot j'espère,

P.

 

17/08/2011, 14:30 | Par dompacoud en réponse au commentaire de palom le 16/08/2011 à 16:12

@palom

Je me suis mal fait comprendre : voilà bien 45 ans que je tracte, colle, meetingue... etc, à toutes sortes d'heures, avec des camarades qui représentent les organisations que j'ai citées et qui seront, comme toujours, sur la brêche. Et je sais que les copains du FDG seront là ! Je veux seulement dire qu'il faut éviter - selon moi - une certaine méfiance à l'égard des organisations que je sens poindre ici où la dans les commentaires. Leurs militants ou sympathisants seront à n'en pas douter, les vecteurs majeurs de cet appel, ne les regardons pas trop de travers, ce ne serait que justice.

17/08/2011, 15:56 | Par palom en réponse au commentaire de dompacoud le 17/08/2011 à 14:30

D'accord, je comprends mieux votre message.

cependant, je profite donc de ces colonnes pour signifier à nos amis qui lancent cet appel citoyen que je pense qu'il fait un peu doublon avec la campagne "place au peuple" du Front de Gauche.

Que votre appel citoyen se veuille plus citoyen que politique me parait être clair, mais peu convainquant;

en effet, qu'est-ce que la politique sinon l'affaire des citoyens?

J'avoue que je ne comprends pas bien pourquoi il faudrait s'inscrire en parallèle des partis politiques.

Nous avons aujourd'hui la chance de voir émerger un nouveau parti, le Parti de Gauche, qui par l'hétéroclisme de ses particpants et la jeunesse de l'organisation, nous donne un outil idéal pour modeler à notre manière un regroupement de militants à peu près traversés par les mêmes envies et partageant à peu près les mêmes valeurs: + de démocratie, + de partage, + d'égalité, + de fraternité. c'est un peu niais, mais la traduction serait des impots et +justes, + de services publics, + de justice indépendante, - de racisme, + d'instruction et de culture pour mieux se comprendre etc...

Ensuite, qu'une personne donne le la et mette tous les participants au diapason dans un discours appropriable ne me parait pas être une folie ni un outrage à nos libertés. C'est un peu inévitable du point de vue de l'organisation.

et pour tous ceux qui pensent que la personalité politique est forcément un espèce de gourou, qui n'a que d'yeux pour le pouvoir, j'ai juste envie de dire qu'il est plus le chef d'orchestre qu'autre chose....

Je rappelle à tous ceux qui peuvent l'entendre que le Parti de Gauche, et aujourd'hui le FdG, élabore son programme lors des Remue-Méninges chaque année, ou chacun est libre de s'inscrire. Et que ce sont bien les militants qui proposent les idées et en discutent ensemble, et que ce n'est qu'après, que les organisateurs, plus ou moins spécialistes dans leur branche, en synthétisent ce qui sera notre programme.

cette année, ces remue-méninges auront lieu fin Aout à Grenoble, avec toutes les fédérations et organisations signataires de l'accord du Front de gauche, et le programme sera mis en circulation courant septembre.

voilà, tout ça pour dire que la politique ne tue pa; ne "récupère" pas, ne vous "accapare" pas. Simplement, essaie de fédérer les uns et les autres autour de projets. Et ce n'est qu'en y participant, que vous y faites entendre votre voix; (par ce biais, je ne suis pas en mal, et pourtant simple militante, la mienne est tout à fait entendue par exemple)

Il est évident que ce rassemblement est plus facile à faire à droite, où l'unique logique s'inscrit dans le sens que prend ce monde déraisonnable; et où l'enjeu politique devient celui de chaque propre interet personnel; mais que penser politique à gauche dans l'idée d'une démocratie où le peuple est souverain, est beaucoup plus illisible. Pourtant c'est ce que nous faisons, et du mieux que l'on peut. Donc ne banissez pas tous les politiques, et quand vous aurez vu la difficulté de pondre un texte fédérateur ou juste une stratégie d'actions, rien qu'entre vous, vous aurez moins de réticences.

Amicalement,

P.

17/08/2011, 16:24 | Par Art Monica en réponse au commentaire de palom le 17/08/2011 à 15:56

Cher Palom, . Un grand nombre de gens n'adhèrent pas au FDG, tout en ayant une analyse similaire à celle du FG sur certaines questions. Il est hors question de les exclure de l'Appel en le mettant sous la bannière d'un parti ou d'un groupe. . Tout le monde peut signer l'Appel et se l'approprier pour en faire ce qu'il veut, avec les gens, partis, syndicats, groupes, associations de son choix. . Mais l'Appel est lancé hors parti, de façon indépendante: c'est la seule éventuelle garantie qu'il puisse rassembler, dans le respect des sensibilités politiques des uns et des autres.

17/08/2011, 16:25 | Par Faunus en réponse au commentaire de palom le 17/08/2011 à 15:56

@palom

. votre commentaire est de bon sens. Mais il arrive que des mouvements qui ce veulent apolitiques finissent par faire prendre conscience, à ceux qui s'y sont engagé parce que c'était nouveau et d'essence pure, que les prolongement de ce mouvement, s'il doit en avoir, ne peuvent être que politiques. Et c'est ainsi que, parfois, ce genre de mouvement constitue une pépinière pour les organisations syndicales ou politiques... qui ont bien besoin de sang neuf

Bien à vous

17/08/2011, 16:41 | Par palom en réponse au commentaire de Faunus le 17/08/2011 à 16:25

D'accord.

Mais alors je pose la question: quelle est l'issue de cet appel? finalement, mon incomprhéension vient peut-être juste de là?!

car pour moi, à part par une révolution par les urnes (cf Correa en équateur, c'est très instructif --> à peine élu, il refait voter une constituante, au risque (mineur) de se voir perdre l'éléction et lance tout une série de réformes décmocratiques et économiques dans son pays) , je ne vois pas bien comment le peuple peut reprendre concretement le pouvoir... est-ce par exemple par la rue (il faut continuer à le faire, mais ça mène où, sans alternative politique?) par le biais d'une assocaiation du type 30000 consommateurs (boycots etc...ce qui n'est pas idiot, puisque nous sommes devenus des consommateurs plutot que des citoyens, finalement..)...

Bref, sans que les citoyens se politisent, vers où peut-on aller? sincèrement?

17/08/2011, 17:15 | Par Art Monica en réponse au commentaire de palom le 17/08/2011 à 16:41

Cher Palom, . L'Appel vise à informer pour mobiliser tous les citoyens européens (et pas seulement français). C'est une contribution politique parmi des milliers d'autres. . Pour agir, il faut savoir ce que l'on combat, déterminer des axes de lutte, puis choisir des modes d'action. Les modes d'action passent par les partis politiques, les associations, les textes et manifestes des économistes, mais aussi les initiatives citoyennes qui exercent une pression sur les instances de pouvoir et tentent d'en infléchir le cours. Toutes les actions qui convergent vers le même but sont utiles. Il ne faut en exclure aucune.

17/08/2011, 21:50 | Par dompacoud en réponse au commentaire de Art Monica le 17/08/2011 à 17:15

Souhaitons alors que cet appel soit FEDERATEUR et que ce faisant les organisations puissent s'en emparer sans états d'âme et sans arrières pensées réticentes. Attention pour celà à ce que la rédaction, ou les documents d'accompagnement de l'appel, vis à vis des organisations, ne soit pas EXCLUSIFS.

Nous avons besoin de toutes les forces. Tâchons de n'en aliéner aucune.

16/08/2011, 11:33 | Par Annie Lasorne

Comme Marie-Thérèse Ferrisi, j'adhère à ce que :

La neutralité de la rédaction de mediapart et d'E. Plenel sont incontournables pour que le mouvement soit perçu comme citoyen et autonome...

Idem :

Quant aux actions, ce serait préférable de ne pas les improviser mais les prévoir et les planifier sinon "cela va mourir dans l'oeuf"

16/08/2011, 13:16 | Par STOP-

Ne voyez-vous pas tous que la dictature financière ne s'observe que parce que la politique n'est pas ce qu'elle devrait être, parce que les politiques ont abandonné leur mission ?

 

Je le redis, cet appel en gestation se trompe de cible à mon sens.

 

Il convient je crois de révolutionner l'organisation politique de la France (commençons donc par ce qui est proche) en décrétant la fin de tous les mandats en cours et décidant l'élection d'une assemblée constituante.

Même Julliard dans Marianne de cette semaine parle dans son éditorial de révolution.

 

Il me semble que les deux priorités pourraient être de décréter le mandat unique à vie non renouvelable (un seul mandat à la fois, une seule fois) afin de rendre effectivement la politique aux citoyens et en finir avec les dérives inscrites dans le système de la politique de métier. La France regorge de personnes de valeur prêtes à s'investir pour le bien de tous, pourvu qu'on leur en donne les moyens.

En outre, réduire le parlement à une seule chambre (suppression du Sénat) élue à la proportionnelle pour assurer la représentation de tous les mouvements et réduite en nombre de représentants me semble une réforme de nature à susciter le retour de la confiance du citoyen envers sa représentation tout en limitant les lobbys.

 

Je suis prêt à travailler avec quiconque fait cette analyse.

S'attaquer prioritairement à la conséquence qu'est la dictature financière, c'est différer le traitement de la cause.

 

Il est temps que notre monde entre en démocratie.

16/08/2011, 13:37 | Par JJMU en réponse au commentaire de STOP- le 16/08/2011 à 13:16

Je suis d'accord avec vous.

Que proposez-vous, très concrètement, pour démarrer ?...

Jean-Jacques M’µ

16/08/2011, 13:42 | Par STOP- en réponse au commentaire de JJMU le 16/08/2011 à 13:37

Je propose ce que j'expose ci-dessus JJMU.

Pour le reste, me déterminant à l'opposé de la croyance en l'homme providentiel, je n'ai pas à en dire plus.

 

Réunissons-nous, décidons de descendre dans la rue (je verrais bien la grève générale en septembre) et ne lâchons pas.

16/08/2011, 14:44 | Par Art Monica en réponse au commentaire de STOP- le 16/08/2011 à 13:16

Cher Jip11, . Pourquoi dire que l'Appel se trompe de cible? . L'Appel s'adresse à tous les citoyens européens. S'ils se préoccupent de la dette et des déficits publics, ils ignorent tout du caractère scandaleusement fallacieux de la fameuse "dette". Les économistes qui ont pignon sur médias ne sont pas les économistes atterrés, mais ceux qui enfument. Il s'agit d'aider à la prise de conscience, au désenfumage, afin de rompre le défaitisme qui nous conduit à la résignation. Ce n'est pas nous les responsables de la dette, nous n'avons aucune raison de la payer. Si les citoyens comprennent cela, la révolte devient possible.

16/08/2011, 17:01 | Par pierre delamarre en réponse au commentaire de Art Monica le 16/08/2011 à 14:44

les deux cibles sont liées. Si l'eau dévaste la plaine, c'est parce que le barage a cédé. L'action consiste autant à réparer (remplacer...) le barage ( l'Etat, les politiques cariéristes...) qu'à réparer la plaine ( les entreprises, les commerces, les services publiques......) dévastée par l'eau ( la finance sauvage...).

16/08/2011, 22:42 | Par STOP- en réponse au commentaire de pierre delamarre le 16/08/2011 à 17:01

Je verrai bien le texte proposé.

17/08/2011, 22:18 | Par malto cortese en réponse au commentaire de STOP- le 16/08/2011 à 13:16

Un Appel européen tout de suite, pour qu'ensuite divers fronts d'opposition se mettent en place dans chaque pays pour résister et voter , oui , la politique va retrouver sa place!

16/08/2011, 12:50 | Par gerard sabadel

Je suis prêt.

16/08/2011, 13:21 | Par Guy Meunier

Ah, JIP11 ! Comme j'aimerai que vous ayez raison... Contre l'Histoire, y compris récente, des peuples en lutte.

 

Malheureusement, une révolution (surtout si l'on veut qu'elle réussisse, ne se décrète pas. Elle se construit, se prépare autours d'une stratégie en fonction d'un objectif auquel une majorité adhère consciemment.Une révolution s'apprend et se pratique.

Bien sûr, tout ceci ne sont que des mots, virtuels qui plus est, donc gratuit. Par contre, l'Appel participe totalement à l'apprentissage de la révolte, même s'il se trompe de cible -nul n'est parfait-, même s'il mobilise à minima.

 

L'Appel, comme tous les autres Appels, geste minuscule au regard de l'Histoire des peuples, participe à l'apprentissage et à la pratique de la révolution à laquelle tous les humanistes du monde aspire. Soyez de ceux-là !

16/08/2011, 13:37 | Par STOP- en réponse au commentaire de Guy Meunier le 16/08/2011 à 13:21

Mon cher Guy,

 

Je vous découvre un peu à côté de la plaque, pardonnez-moi.

La construction de la révolution se fait par des décisions contraires à la démocratie. C'est ce qu'on constate (sauf vous apparemment) en ce moment.

Elle se réalise par un peuple excédé. Là encore, votre discours intellectuel décalé ne tient pas compte de l'exaspération du citoyen, vu par l'abstention en 2002 et 2007. J'ajoute que la qualification de Le Pen au deuxième tour en 2002 va dans ce sens, et qu'en 2012 avec votre clairvoyance ce sera l'élection de sa fille.

 

Que j'aie raison ou non importe peu pour ce qui est de moi, beaucoup pour l'intérêt commun du peuple.

Mon discours ne va aucunement à l'encontre de l'Histoire contrairement à la vacuité du vôtre, voir les mouvements dans le monde contemporain (Tunisie, Égypte, Syrie, Israël, Royaume-Uni).

 

16/08/2011, 13:57 | Par JJMU en réponse au commentaire de STOP- le 16/08/2011 à 13:37

à jip11,

S'il vous plaît, ne soyez pas si vurulent. La vacuité, c'est après coup qu'elle se mesure, pas en a priori...

Je vous fais confiance quand vous dites que les révolutions s'opposent aux systèmes établis... Vos exemples des révolutions au Proche et Moyen Orient sont justes en tant que soulèvements, mais sont pour le moment encore loin d'avoir abouti à des résultats, et pour cause : ce sont des oppositions fortes aux lois iniques (le fameux droit d'insurrection), mais on a vu bien des révolutions servir des réactions (la française, de 1793, a directement débouché sur le Directoire et l'Empire, n'oublions pas !...), mais ce ne sont que des oppositions.

 

Votre idée de proposer une constituante me plaît, mais elle me demandera (et je ne suis pas le seul) un effort de lecture de textes législatifs et des formulations qui ne sont pas dans ma nature (et encore moins dans mes connaissances juridiques et législatives)... Le temps manque, et nos gouvernements s'appuient sur le droit, tout comme nos oppositions, d'ailleurs (et j'en suis) qui veulent rester dans les limites du droit et de la légitimisation... Alors ?...

 

Tout ça se négocie, prend du temps, demande de la tolérance, des remises en causes personnelles, des revirements, des alliances, parfois contre nature, des compromis que d'autres dénonceront comme des compromissions, et que sais-je encore ? car je me veux résolument pacifiste et non-violent dans mes oppostions et que ça réclame du courage, de l'abnégation, et beaucoup beaucoup beaucoup de monde aussi pacifique et non-violent si on ne veut pas se faire éliminer physiquement par les fous assoiffés de sang qui nous entourent...

 

Vous connaissez l'histoire du Colibri ?...

Une histoire de griot : un feu de brousse dans la savane... Les Animaux fuient. Un petit Colibri volète à contre-sens, va vers les flammes qui avancent et il jette une goutte d'eau qu'il tenait dans son bec.

Le Lion, l'Éléphant et la Girafe l'interpellent et lui disent : « Tu es fou, Colibri !... que comptes-tu faire, toi, si petit, face à l'incendie qui grossit à la vitesse d'un cheval au galop ?... »

Et le Colibri répond :

– Je fais ma part.

Jean-Jacques M’µ

16/08/2011, 14:16 | Par STOP- en réponse au commentaire de JJMU le 16/08/2011 à 13:57

JJMU, votre perception de la révolution comme signifiant violence n'est pas réaliste. Elle vous est imposée par celles et ceux qui, évidemment, la craignent parce qu'elle signifierait la fin de leurs privilèges indus.

 

Non, il n'y a rien à négocier. Vous imaginez que ces gens d'une caste qui a confisqué pouvoir et richesse sont prêts à discuter pour venir au partage démocratique ? Mais vous rêvez, j'en suis convaincu.

 

Descendons dans la rue en septembre, c'est le moment. N'écoutez pas ces membres de l'intelligentia côtoyant la caste qui nous a mené au gouffre au bord duquel nous oscillons. Non, le pouvoir est à prendre par le peuple, c'est cela la démocratie.

Ici aussi certains voudraient prolonger le bail pour l'esclavage. Non, prenons en charge notre avenir.

 

"Le jour où le peuple prend conscience de son droit et des voies qui lui sont ouvertes, il choisit les bases nouvelles de son existence."
Pierre Mendès-France

16/08/2011, 14:45 | Par JJMU en réponse au commentaire de STOP- le 16/08/2011 à 14:16

Je ne descends pas dans la rue pour hurler, je descends pour défendre une cause que je crois juste, et que je crois essentielle. Ça ne me fait aucun plaisir de descendre en foule et de scander des slogans, ça n'éveille aucun plaisir en moi de hurler et de lever le poing, je me trouve même un peu stupide quand il m'arrive de le faire...

 

Les révolutions comme je dis se sont faites : Gandhi a su infléchir le sens de l'histoire (mais ils étaient des millions à l'entendre, et prêts à se laisser abattre par les "ennemis"... les ennemis sont des gens qui cherchent à s'éliminer physiquement)...

Quand les anarchistes espagnols ont cru pouvoir résister aux nationalistes, ils ont formé une armée. C'était stupide : leurs pétoires face aux tanks et aux infanteries, face aux aviations ENNEMIES !... Allons donc !... Durruti a payé de sa vie cette folie. Tant mieux, d'ailleurs, je lui en aurais voulu d'avoir envoyé au casse-pipe des millions de gens (car les anarchistes espagnols étaient des millions, c'était la plus importante formation politique du monde en 1936)...

 

 

Le réalisme, c'est de savoir si nos armes sont meilleures que celles de nos adversaires. Je n'ai que mon corps, moi, mon expérience, ma volonté, et mon amour de vivre dignement. Assez pour me retrouver avec d'autres. Face aux adversaires à convaincre... Car, ils sont moins forts que vous ne croyez dès qu'ils n'ont plus leurs armées et leurs polices. Là est notre puissance : le nombre – le nombre... et la conviction justifiée que ce que nous réclamons est légitime, ce qui demande un peu d'entente entre nous, au minima, avant de se lancer à corps perdu dans une bataille qui, comme toutes les batailles est hasardeuse, car nul, pas même les autres en face, nul, jamais, n'en connaît l'issue.

Jean-Jacques M’µ

 

17/08/2011, 16:57 | Par poppie en réponse au commentaire de STOP- le 16/08/2011 à 14:16

Gandhi a écrit (" Young India" ) :

Je crois que si le seul choix était entre la lâcheté et la violence, je conseillerais la violence. Je préfèrerais que l'Inde recoure aux armes pour défendre son honneur plutôt que de devenir ou de rester par lâcheté une immense victime de son déshonneur. Je ne plaide donc pas pour que l'Inde pratique la non-violence par faiblesse mais en étant consciente de sa force et de son pouvoir.

Je crois pourtant que la non-violence est infiniment supérieure à la violence"

Evidemment, ce n'est pas la 1ère réaction qui vienne à l'esprit! Ce n'est pas le comportement le plus naturel. L'histoire montre que les puissants se sont toujours donné les moyens de mater les contestations et ces moyens sont désormais démultipliés. Raison de plus de défendre nos interêts dans le bon droit, mais grâce à notre nombre! Assez de divisions! Ceux qui sont nés ici ou ailleurs, ceux qui vénèrent un Dieu, un autre ou point du tout, ceux qui se lèvent du pied droit ou du pied gauche... Quand donc comprendrons-nous partout dans le monde que nous avons une vie limitée et que tous nous espérons la vivre heureux, avec les personnes qui nous sont chères? Passer son temps à s'entretuer pour ... pour quoi au fait?

20/08/2011, 12:22 | Par JJMU en réponse au commentaire de STOP- le 16/08/2011 à 14:16

Et pour ce qui est de résister jusqu'à la délivrance, il n'y a pas que la causerie des fables et des légendes, il y a aussi bien d’exemples historiques... et puis, cette imperceptible et délicate solidarité entre des êtres fragiles, mais ô combien vivants observée à l'époque classique :

 

L’hirondelle libérée

Dupont de Nemours assista à la délivrance d’une hirondelle prisonnière par ses congénères. Il a décrit cette belle anecdote qui se déroulait au collège des Quatre-Nations, notre Académie française :

 

Une hirondelle s’était prise dans le nœud coulant d’une ficelle qui pendait à la gouttière du collège. Désespéré, l’oiseau poussait force cris et alerta ainsi ses semblables qui tournoyaient entre les Tuileries et le Pont-Neuf. Après un moment, plusieurs milliers d’oiseaux volaient au-dessus de l’infortunée, quand l’une d’elles, montrant le chemin aux autres, piqua vers la captive et « comme à une course de bagues », donna un coup de bec sur la ficelle. Au bout d’une demi-heure de ce travail collectif, l'hirondelle fut enfin délivrée, au grand soulagement des spectateurs de ce ballet aérien.

 

Jean-Jacques M’µ

16/08/2011, 19:07 | Par Faunus en réponse au commentaire de STOP- le 16/08/2011 à 13:37

@jipll

Je ne crois pas que la révolution puisse se réaliser par un "peuple excédé". L'histoire, me semble-t-il, nous enseignerait plutôt que la révolution ne devient possible qu'au moment ou une élite, élément moteur du régime ancien, prend conscience, qu'en gardant la main sur quelques moyens vitaux pour ne pas se faire déborder, elle peut s'appuyer sur la révolte d'un "peuple excédé" pour faire tomber l'ancien régime et prendre les commande du nouveau. Jusqu'à présent c'est comme cela que les révoltes ont pu muter en révolutions, On peut bien sûr, aujourd'hui, rêver d'un autre processus et penser que Michael Hartdt et Antonio Negri en ont défini les contours par leur concept de "Multitude"*. Mais, selon moi, il est peu probable, qu'à l'usage, ce nouveau processus puisse se révéler moins violent que l'ancien s'il atteint son but: la révolution. Et, s'il ne l'atteint pas, nous en resterons à la révolte.... *Multitude –guerre et démocratie à l’âge de l’empire (La Découverte)

Bien à vous

16/08/2011, 19:17 | Par STOP- en réponse au commentaire de Faunus le 16/08/2011 à 19:07

Et cet appel sera un épiphénomène d'intellectuels Faunus.

17/08/2011, 11:23 | Par Guy Meunier en réponse au commentaire de STOP- le 16/08/2011 à 13:37

Chère Jip11.

Je pourrais vous renvoyer le compliment, en vous disant que les révolutions ne se font pas plus à partir de (fausses) théories de salon qu'avec "des décisions contraires à la démocratie"... DONC ANTI-DEMOCRATIQUE !!!

Deuxièmement le sens de l'Histoire que vous vous permettez d'invoquer ne semble pas encore se prononcer en faveur d'une "Révolution" dans les pays que vous citez... L'emprise du dictat libéral et/ou religieux y est encore déterminant pour une véritable libération de leur population.

Je vois dans votre texte poindre un discours (je me censure) qui gagnerait en réalisme s'il se musclait par des expériences en matière de mobilisation de citoyens.

Sans rancune.

17/08/2011, 14:44 | Par STOP- en réponse au commentaire de Guy Meunier le 17/08/2011 à 11:23

Mon discours rejetant l'homme providentiel, je ne me vois pas en "meneur" ; dès lors la mobilisation de citoyens m'est étrangère.

Ne craignez rien, les citoyens vont bientôt se mobiliser d'eux-mêmes.

 

Ce que je propose vise à placer le citoyen au centre de la politique, du moins à en éloigner les professionnels puisque mon analyse me conduit à penser que c'est le système qui les déprave. Dès lors, votre phrase sur la démocratie n'a pas d'objet de mon point de vue.

17/08/2011, 16:20 | Par Guy Meunier en réponse au commentaire de STOP- le 17/08/2011 à 14:44

Signez ! Je ne vous en demande pas plus...

16/08/2011, 14:02 | Par JJMU en réponse au commentaire de Edwy Plenel le 16/08/2011 à 13:54

Je m'attendais à ce type de position de la part d'Edwy Plenel, et je n'en attendais pas davantage. Merci à lui.

À nous, maintenant, la suite.

De manière déterminée, autonome et consciente des objectifs, des moyens et des effets.

Jean-Jacques M’µ

16/08/2011, 14:20 | Par Faunus en réponse au commentaire de Edwy Plenel le 16/08/2011 à 13:54

Merci Edwy Plenel d'avoir pris la peine de clarifier votre position.

Bien à vous

16/08/2011, 14:31 | Par Pascal Maillard en réponse au commentaire de Edwy Plenel le 16/08/2011 à 13:54

Cher Edwy Plenel,

 

Merci pour cette réponse précise et les éclaircissements qu'elle comporte. Je crois que nous serons nombreux à approuver aussi bien le souci et le principe d'indépendance de la rédaction de Mediapart que votre engagement à favoriser une initiative à laquelle un collectif de rédacteurs du Club tente de donner forme, avec la participation active des lecteurs de ce journal. Je vous remercie, vous même et la rédaction, pour votre accord de publication et votre proposition d'accompagnement.

 

Mais il nous reste encore à finaliser cet appel, avec l'espoir qu'il ne décevra pas trop les attentes très diverses des lecteurs et qu'il sera le reflet pas trop infidèle de ce qui s'est inventé ces derniers jours dans ce fil de discussion.

 

 

Très cordialement,

 

Pascal Maillard

16/08/2011, 14:58 | Par Art Monica en réponse au commentaire de Edwy Plenel le 16/08/2011 à 13:54

Cher Edwy Plenel, . De toutes les luttes passées et présentes, nous avons tiré la leçon: c'est de la force citoyenne, indépendante des instances (politiques, politiciennes ou médiatiques) que peut venir une vraie mobilisation populaire. . C'est par la dissipation des nuages, qui occultent les causes réelles des problèmes sociopolitiques, que les citoyens peuvent trouver le juste motif de leur colère et de leur profond désir de changement.

16/08/2011, 15:52 | Par Annie Lasorne en réponse au commentaire de Art Monica le 16/08/2011 à 14:58

Idem Art Monica

16/08/2011, 15:19 | Par jaba en réponse au commentaire de Edwy Plenel le 16/08/2011 à 13:54

Oui, vous avez totalement raison. Médiapart doit conserver son indépendance et cet "appel' doit rester l'initiavive de citoyens que nous sommes toutes et tous à MDP où ailleurs.

Est-il possible de connaître les dates et lieux de rassemblement (hors Paris et Bruxelles) de la marche des Indignados ?

16/08/2011, 16:02 | Par Annie Lasorne en réponse au commentaire de jaba le 16/08/2011 à 15:19

dans l'article ci-dessous il y avait un début d'itinéraire qui passait par Toulouse

La stratégie payante des «indignés» espagnols

29 juillet 2011 | Par Ludovic Lamant

16/08/2011, 23:08 | Par jaba en réponse au commentaire de Annie Lasorne le 16/08/2011 à 16:02

Merci, annie lasorne.

J'habite en Charente-Maritime et je pense que les Indignados devraient passer pas trop loin de chez moi. J'aimerais -à défaut de les accompagner jusqu'à Paris ou Bruxelles ??- au moins aller les encourager.

Pourrait-on savoir qui fait partie de comité de rédaction de "l'appel citoyen" ?

Ce commentaire a été dépublié par la rédaction de Mediapart.

16/08/2011, 14:42 | Par Valérie de Saint-Do

Cher Pascal Maillard,

 

 

Totalement solidaire de ce projet d' appel,  j'attire votre attention sur le fait que bon nombre d'associations et d'organismes, dans le cadre des Forums sociaux, et notamment ATTAC (qui tient trés prochainement son Université d'été européenne) se mobilisent contre la dictature financière. Pourquoi ne les associerait-on pas à l'initiative?

16/08/2011, 14:48 | Par JJMU en réponse au commentaire de Valérie de Saint-Do le 16/08/2011 à 14:42

J'y pensais, justement !... Ça me fait plaisir, votre proposition, et j’attendais un peu, encore, avant de vous en parler.

Jean-Jacques M’µ

16/08/2011, 20:12 | Par JJMU en réponse au commentaire de Art Monica le 16/08/2011 à 15:11

Je ne suis pour ma part à aucun parti ni aucun syndicat, mais je trouve normal que ceux qui ont des responsabilités (et sont mandatés pour cela) signent de leur nom en tant que président ou adhérent de ceci ou cela... Les organisations ne sont pas criminelles tout de même, et elles n'entachent ni ne déshonorent une entreprise comme celle qui prend naissance ici. Un appel est fait pour atttirer les responsables et qu'ils s'impliquent. Je penserai pour ma part que l'appel serait grandement et bellement réussi si ses termes étaient repris et signés par des élus ou des militants nationaux.

Jean-Jacques M’µ

(Nota : les clichés intimidants, du type opposition “base/sommet” ne vont pas s'ajouter aux autres clichés “féminisme/machisme”, “intellectuels/manuels”, “pratique/théorie”, “révolutionnaires/réformistes”, etc., dont on nous rebat sans cesse les oreilles, et qui paralysent toute action, non ?...)

16/08/2011, 22:27 | Par JArgenty en réponse au commentaire de JJMU le 16/08/2011 à 20:12

Complètement d'accord avec vous. Existerait-il un fondamentalisme révolutionnaire ? Et puis, comme vous le dites, les organisations, même s'il leur arrive de se fourvoyer, ne sont pas criminelle. Laissons sa place à ATTAC, cela me semble juste.

16/08/2011, 14:51 | Par Art Monica en réponse au commentaire de Valérie de Saint-Do le 16/08/2011 à 14:42

Chère Valérie de Saint-Do, . L'Appel étant adressé à tous les citoyens, il sera signé par tous ceux qui le souhaitent, donc en leur nom propre. . Mais l'Appel doit rester indépendant de tout parti, de toute association, de tout média (comme l'a confirmé Edwy Plenel), de tout syndicat, de toute association, et de toute polarisation politicienne. C'est fondamental.

16/08/2011, 15:55 | Par Annie Lasorne en réponse au commentaire de Art Monica le 16/08/2011 à 14:51

idem

16/08/2011, 20:54 | Par JJMU en réponse au commentaire de Art Monica le 16/08/2011 à 14:51

Autonome, oui. Si c'est ça l'indépendance, je marche, ok. Mais être indépendant des autres ne veut pas dire se passer d'eux (que je sache les deux conjoints d'un ménage ont leurs revenus, indépendants, et il ne dépend que d'eux d'en faire l'usage convenu ensemble, sans avoir à en rendre compte qu'à eux-mêmes). C'est dans ce sens que je souhaite l'indépendance : être libre, être autonome de partir si ça ne me convient plus, si les contraintes finissent par m'importuner...

Mais aucun appel ne devient dépendant (au sens d'être soumis) en acceptant d'agréger d'"autres forces, d'autres énergies, d'autres masses.

Les définitions du dictionnaire peuvent nous départir, mais je pressens difficilement l'anathème de principe parce que l'un serait blanc, l'autre noir, l'un étiqueté rose et l'autre étiqueté vert. Ces finasseries sont des coups à se rerouver éparpillés, isolés et aigris. Quand on tend la main, on la tend à tous et à toutes. Quand bien même nous aurions pu convaincre des banquiers, des flics, des partisans de droite, non seulement je serai content de leur signature, mais, de plus, je me sentirai plus proche du but de renversement du système actuel que nous visons ici.

On ne va pas avoir honte des propositions d'agrégation de gens inscrits dans des partis et des syndicats de gauche quand on se glorifierait de réunir des voix de droite, tout de même !... Il y aurait là quelque chose de l'ordre se tirer une balle dans le pied (et, quand on veut avancer, c'est plutôt ballot, la balle au pied).

Jean-Jacques M’µ

16/08/2011, 21:10 | Par tartempion en réponse au commentaire de JJMU le 16/08/2011 à 20:54

Vous avez tous raison mais ce n'est pas la même chose qu'un dirigeant syndicaliste signe l'Appel parce que celui-ci circule ou que le même fasse partie de ceux qui appellent.
Ce n'est pas non plus la même chose que les militants d'un parti ou syndicat oeuvrent parce que le dit parti ou syndicat a rejoint et repis l'Appel à son compte que d'aller demander leur aide avant même que l'Appel existe.
Je pense qu'on est tous d'accord que nous avons besoin de tous ceux qui adhèrent à cet Appel.

16/08/2011, 21:20 | Par Art Monica en réponse au commentaire de JJMU le 16/08/2011 à 20:54

Mais bien sûr, cher JJ, si nous lançons un Appel, pour rassembler le plus largement possible, c'est pour travailler avec d'autres. Autrement, on aurait fait des petits gâteaux individuels chez nous! . Quant aux individus qui signent, ils mettent ce qu'ils veulent. Qui a parlé de "honte"? Ou de se tirer une balle dans le pied? Nous serons heureux de tous les soutiens, de ceux qui nous sont proches, mais, espérons-nous, d'autres aussi!

16/08/2011, 15:38 | Par [email protected]

Je crois que ce fil devrait rester dédié à la préparation d'un Appel citoyen. C'est déjà assez difficile. Les considérations (passionnantes, j'en conviens) sur la Révolution, la Révolte, la Transformation sociale et le fait que tout ait une certaine propension à être dans tout, devraient faire l'objet d'une autre discussion, sur un autre blog.

 

Il est néanmoins important de se mettre d'accord (ou de constater un désaccord) sur le sens que nous attribuons à "dictature", dans l'expression "dictature financière". Cela a une incidence sur le contenu de l'appel. (Pour moi c'est un sens dérivé, il ne s'agit pas directement d'une dictature politique, mais d'une contrainte économique).

16/08/2011, 17:59 | Par Faunus en réponse au commentaire de [email protected] le 16/08/2011 à 15:38

@Melchior Griset-Labiche

Le problème c'est qu'on n'est déjà pas d'accord sur les concepts. Personnellement je ne pense pas qu'il s'agisse "d'une contrainte économique" mais bel et bien d'une contrainte politique imposée par "les marchés" dont Raffarin, lui même, admet qu'ils ont maintenant les moyens d'être les grands électeurs de nos démocratie libérales sans avoir nul besoin de passer par les urnes.

Cordialement

16/08/2011, 21:22 | Par [email protected] en réponse au commentaire de Faunus le 16/08/2011 à 17:59

Ah, si Raffarin l'a dit...

 

Par curiosité: qu'appelez-vous "les marchés", exactement ?

 

Il est bien évident qu'étant donné la place de l'économie dans la vie sociale, l'hégémonie des "marchés", comme vous dites, a sa traduction sur le plan politique. Les marxistes eux-mêmes reconnaissent cependant, et depuis longtemps, que cette traduction n'a rien de mécanique, et que, toute faussée qu'elle soit, la démocratie libérale pluraliste fonctionne encore; si on compare ce régime avec un autre, on voit tout de suite la différence.

17/08/2011, 00:47 | Par Faunus en réponse au commentaire de [email protected] le 16/08/2011 à 21:22

@Melchior Griset-Labûche

Ne me faites pas le coup du "qu'appelez-vous "les marchés" , exactement ?" Je crois avoir mis le mot entre guillemets ce qui pourrait vouloir dire que le mot n'est pas de moi... Il me semble l'avoir déjà entendu parfois... Mais où et quand ??? Peut-est-il propagé par des ondes électromagnétiques qui, comme le dit JPLG, ont pour défaut ou qualité, c'est selon, de faire de vous et moi des perroquets formatés. J'essaie de sortir de la cage mais, croyez moi, c'est difficile ! La question n'est pas de savoir ce que disent "les marxistes" "comme vous les appelez" ("et qu'entendez vous par là exactement ?" ) mais d'essayer de s'orienter, à l'aide de boussoles très perturbées par des champs magnétiques parasites, dans un monde qui a toujours été orienté par le politique... me semble-t-il.

Bien à voust

16/08/2011, 22:47 | Par STOP- en réponse au commentaire de Faunus le 16/08/2011 à 17:59

Pour mon compte je parle de prostitution du politicien, à tout le moins de démission du politique.

 

Là où la politique doit organiser, la finance impose sa dictature.

 

Il faut donc reconquérir le pouvoir politique.

16/08/2011, 19:24 | Par STOP- en réponse au commentaire de [email protected] le 16/08/2011 à 15:38

Excusez-moi Melchior d'oser exprimer ici une opinion autre. Clin d'oeil

C'est tout de même fort de café comme remarque. Heureusement que les journalistes de Médiapart n'attendent l'autorisation de personne pour intervenir.

 

Il se trouve que ce blog est né d'un article de Pleynel appelant à la révolte citoyenne.

Vous avez l'air de distinguer ce dossier des autres qui occupent prioritairement notre média favori ; je fais une autre analyse et la porte où bon me semble, spécialement ici. Indécis

16/08/2011, 15:57 | Par citoyenne57

La réponse d'Edwy Plenel,sa mise au point, donne davantage de poids à cet Appel qui devient une seule initiative de citoyens.

Des citoyens qui se regroupent pour affirmer qu'ils refusent la dictature des marchés financiers qui apporte austérité et récession aux peuples concernés, pour montrer que d'autres voies sont possibles.

Cet Appel aussi pour montrer que nous sommes informés, debout,vigilants,réactifs.

Faut-il rappeler qu'en Islande c'est une telle pétition signée par presque un tiers des électeurs qui a imposé au gouvernement d'organiser un référendum au sujet de la dette?

@Pascal Maillard

Bravo pour votre initiative et pour ce gros travail qui a l'air de bien s'enclencher à la lecture des critères définis.Bon courage au collectif qui met en forme.Au plaisir de découvrir le texte et de le signer.

16/08/2011, 16:06 | Par Art Monica en réponse au commentaire de citoyenne57 le 16/08/2011 à 15:57

Chère citoyenne57, . Oui, il faut rappeler l'exemple très encourageant de l'Islande! Merci!

16/08/2011, 19:26 | Par STOP- en réponse au commentaire de Art Monica le 16/08/2011 à 16:06

L'Islande, qui récrit (ou a récrit) sa constitution grâce à une assemblée constituante élue parmi des citoyens volontaires pourvu qu'ils aient pu produire 20 soutiens.

Tiens donc, nous revoici aux institutions... Clin d'oeil

16/08/2011, 16:12 | Par citoyenne57

@Art Monica

Que voulez-vous dire par "indépendant" de tout parti,de tout syndicat,de toute association? Ces instances ne sont pas à l'origine de sa rédaction.

Par contre, au nom de quoi ne pas proposer à ces différntes instances de le soutenir? D'une part,cela clarifie bien les positions des unes et des autres et d'autre part ces soutiens en attestent le sérieux et le bien-fondé.

La démocratie,c'est aussi des partis,des syndicats,des associations,des élus.Alors pourquoi ne pas les associer,les obliger à s'engager à nos côtés?

16/08/2011, 16:25 | Par Art Monica en réponse au commentaire de citoyenne57 le 16/08/2011 à 16:12

@ Citoyenne57, . Quand l'Appel sera public, chacun en fera ce qu'il veut, bien sûr. . Chaque signataire pourra solliciter les partis, associations, syndicats... de son choix. . Mais l'initiative doit demeurer citoyenne, pour ne pas retomber dans certaines ornières que nous connaissons. Citoyenne = indépendante = citoyenne.

16/08/2011, 20:26 | Par JJMU en réponse au commentaire de Art Monica le 16/08/2011 à 16:25

De ce point de vue (c'est-à-dire tant que l'on travaille entre nous), je suis d'accord avec l'idée d'indépendance. Quelqu'un qui écrit, écrit seul, indépendamment du monde qui tourne autour de lui. Oui.

Jean-Jacques M’µ

16/08/2011, 16:13 | Par DETHO Léandre

Je soutiens sans réserve cette initiative, car devant la capitulation de tous les politiques devant les puissances financières, il est de mon point de vu nécessaire que le peuple réagisse. Les Grecs, les Espagnols, les Israéliens et dans un autre registre une partie de la population Londonienne se sont exprimés...

Nous devons en France prendre toute notre place dans ce rejet de la dictature financière.

16/08/2011, 16:24 | Par mon truc

Excellente initiative !

J'ose suggérer : -texte très court, mots choisis et traductions nombreuses

-pas de précision ("de gauche", "les indignés",...) mais ouverture à tout citoyen, tout simplement

-réduction de l'écart fabuleux des revenus

-justice pour tous et sanctions appropriées

-texte adapté aux situations des autres que les français

-finance internationale sous contrôle

-aide aux entreprises exténuées et frein aux délocalisations lucratives

16/08/2011, 16:46 | Par [email protected] en réponse au commentaire de mon truc le 16/08/2011 à 16:24

Attention à ne pas vouloir, de proche en proche, tout dire. Attention à ne pas sortir du sujet: le rejet de la "dictature" financière sur l'économie et la société.

 

Par exemple: la réduction de l'écart fabuleux des revenus (contre laquelle je n'ai rien en soi) relève d'une autre problématique.

 

Mettre la finance internationale sous contrôle: je n'ai rien contre, dans les frontières de l'Europe(*). Au-delà, cela reste un problème qui déborde le cadre de l'appel (me semble-t-il). Allez en parler aux Chinois...

 

Quoi que nous en pensions par ailleurs les uns et les autres, cet Appel n'est pas anticapitaliste ou procollectiviste... Il est dirigé contre la domination sans partage des intervenants sur le marché monétaire et financier, et c'est tout (croyez-moi, c'est déjà beaucoup)..

(*) même pas: dans les frontières de la zone euro, ce serait déjà beau.

16/08/2011, 17:15 | Par Dilou en réponse au commentaire de [email protected] le 16/08/2011 à 16:46

 

Bien d'accord avec les suggestions d' aussi

 

Ne comprends pas les réticences de Melchior Griset-Labûche,

A la relecture cependant je constate que vous n'êtes PAS contre la réduction. J'avais d'abord compris que vous n'étiez pas contre l'écart fabuleux !! Ce qui avait de quoi intriguer.

 

Cordialement

 

16/08/2011, 17:57 | Par [email protected] en réponse au commentaire de Dilou le 16/08/2011 à 17:15

Je suis pour un appel contre la "dictature" financière et seulement contre elle. Contre les injustices sociales et les écarts de revenus, il faut faire un autre appel, à un autre moment. Ce serait une absurdité de dire qu'il n'y a aucun rapport, mais il ne faut pas mélanger les choses. De proche en proche, on pourrait parler aussi de réforme fiscale, de développement durable, de réforme des universités, de politique internationale, que sais-je encore.

16/08/2011, 22:50 | Par STOP- en réponse au commentaire de [email protected] le 16/08/2011 à 16:46

Eh bien voilà, Melchior n'a rien contre l'écart fabuleux des revenus.

Je n'ai, pour mon compte, décidément rien de commun avec lui qui dépasse ce que les bourgeois du XIXème siècle n'auraient imaginé.

17/08/2011, 07:45 | Par [email protected] en réponse au commentaire de STOP- le 16/08/2011 à 22:50

Eh bien voilà, Melchior n'a rien contre l'écart fabuleux des revenus.

 

 

Qu'importe que j'aie dit le contraire.

 

C'est curieux, il y a quelques années, tant de mauvaise foi m'aurait mis en colère ou écoeuré. A présent cela m'amuserait plutôt.

17/08/2011, 14:53 | Par STOP- en réponse au commentaire de [email protected] le 17/08/2011 à 07:45

Melchior a écrit :

"Par exemple: la réduction de l'écart fabuleux des revenus (contre laquelle je n'ai rien en soi) relève d'une autre problématique. "

 

J'ai mal compris cette phrase, soit. Cependant, vous n'avez rien contre cette réduction, donc vous vous en moquez et d'ailleurs dites-vous c'est bien autre chose.

Je prétends moi qu'il s'agit bien d'une problématique commune ; dès lors que vous séparez les dossiers vous ne vous montrez pas favorable à une refondation républicaine.

17/08/2011, 16:50 | Par [email protected] en réponse au commentaire de STOP- le 17/08/2011 à 14:53

Je distingue la sphère financière (cycle argent - argent - argent), et la sphère de l'économie réelle ( argent - marchandises - argent). Voir Marx et Hilferding.

 

Les écarts de revenus relèvent de la sphère réelle (grosses rémunérations, dividendes, dividendes, opposés aux salaires des travailleurs et aux allocations chiches des précaires). Cet autre sujet appelle lui aussi une intervention citoyenne. Mais ce n'est pas la même. Ou alors vous pouvez lier tous les sujets, l'allocation d'eau potable, la reconversion énergétique, la réforme fiscale, l'égalité de la femme et de l'homme, etc. etc., qui à mon avis n'ont pas leur place dans un court appel citoyen contre la dictature financière.

 

D'autre part j'émets toutes réserves sur la référence à une "refondation républicaine" dans un appel européen, ne voulant pas froisser le Roi des Belges et ses collègues...

 

17/08/2011, 19:53 | Par STOP- en réponse au commentaire de [email protected] le 17/08/2011 à 16:50

Je ne place pas, pour mon compte, l'action dans la shère européenne pour l'heure, puisqu'il n'y a pas de gouvernement européen.

 

Quant à froisser les tenants du pouvoir (qui d'ailleurs n'en sont pas - le roi,des belges -), vous plaisantez j'imagine. Vous me faites penser à l'animateur bien pensant Stéphane Bern.

16/08/2011, 17:17 | Par urba17

Nous vivons simultanément trois crises:
- crise financière, dont la manifestation la plus évidente a été la vive chute des bourses depuis début août
- crise de l'endettement des principales économies libérales, hors Allemagne
- crise de l'Euro, qui n'inspire plus vraiment confiance aux acteurs de marché
En réalité, dans les trois cas, la manifestation économique des choses cache une erreur d'analyse et un défaut, un manque patent de volonté politique.
Pour faire court: les marchés ne sont pas efficients -contrairement à ce que les libéraux veulent nous faire croire, et cela embarrasse bien les politiques, car pour compenser ils doivent agir, prendre leurs responsabilités et des décisions.
Le monde de la finance doit être de nouveau encadré, comme il l'a été après la crise de 1929 (le mêmes causes ont produit les mêmes effets), jusqu'aux décisions de Reagan et Thatcher des années 80: c'est aux politiques d'imposer des règles et de mettre ainsi fin aux causes d'instabilité.
L'endettement peut être réduit, sur un bien plus longue période (10 ans, comme les suédois et les canadiens l'ont fait), en annonçant un calendrier et éventuellement les abandons de créances nécessaires: les acteurs le comprendront si l'on se tient à ce qui est annoncé, par des décisions politiques.
L'euro en réaité se porte bien, témoin son niveau par rapport au $ qui ne faiblit pas: les gouvernements doivent décider de doter l'UE de vraies règles de pilotage de la monnaie unique, politiques, sans se défausser sur la BCE qui n'a pas de légitimité à prendre des décisions autres que techniques.
Voilà pourquoi l'appel 'Edwy Plenel vient à point.
Il y a peu de voix pour mettre notre personnel politique face à ses responsabilités, historiques.
Animer, développer, amplifier ce débat est une tâche d'intérêt national.
Je salue votre média qui s'est emparé de ce sujet, dont la technicité sert d'alibi à trop de gens pour le laisser entre les mains de ceux qui ne veulent pas toucher à son architecture actuelle.
[email protected]

16/08/2011, 19:34 | Par STOP- en réponse au commentaire de urba17 le 16/08/2011 à 17:17

Euh... Il manque Urba17 la question fondamentale, tellement évidente que vous ne la voyez pas, à tout le moins vous la taisez pour l'heure : la crise de la représentation politique, la crise de la démocratie.

Mais j'imagine que de votre point de vue son traitement n'est pas prioritaire... Tranquile

16/08/2011, 20:58 | Par [email protected] en réponse au commentaire de STOP- le 16/08/2011 à 19:34

La crise de la démocratie (je préfère parler d'urgence démocratique), c'est encore autre chose. On ne peut pas dans cet Appel traiter à la fois et d'un seul coup d'un seul tous les problèmes économiques, sociaux, démocratiques et écologiques (et de construction européenne, et de relations étrangères...). Il est d'ailleurs bien évident que nous n'aboutirions jamais à un texte commun. Dès que celui-ci sera élaboré, adopté et lancé, nous pourrons, vous et moi et d'autres, explorer les possibilités d'un appel commun pour le plein-emploi, ou sur la lutte contre le réchauffement climatique, ou sur la laïcité dans l'île de Mayotte...

16/08/2011, 17:47 | Par pierre delamarre

rappelons-nous que crise - crisis - veut dire "décision". A ces situations de défaillances apportons nos "crises".....même si elles nous sont difficiles parfois elles doivent être les notres et non celles que la "finance folle" veut nous imposer. Crise contre crise!

16/08/2011, 17:48 | Par Annie Lasorne

ok, entièrement d'accord, avec la dernière synthèse de Pascal Maillard du 16 août.

16/08/2011, 18:05 | Par [email protected]

Comme disait Marx: "Quand une idée s'empare des masses, elle devient une force matérielle." Il faudrait pouvoir exprimer simplement et clairement l'idée qui doit courir en filigrane dans le texte de l'appel.

 

Essais, soumis à critique:

 

1) "Il est souhaitable, possible, et nécessaire, que le Peuple européen mette au pas l'institution financière."

 

2) "Debout, les gens ! Couché, la phynance..."

16/08/2011, 19:05 | Par Jean-Michel Boiron

Courage à l'équipe de rédacteurs.

16/08/2011, 19:10 | Par Jaren en réponse au commentaire de Jean-Michel Boiron le 16/08/2011 à 19:05

Bingo !

Vous venez de découvrir la diversité.

la phase suivante est l'intégration

16/08/2011, 19:27 | Par gerard sabadel en réponse au commentaire de Jaren le 16/08/2011 à 19:10

Je hais les donneurs de leçons!

(C'est pas gagné!)

Va falloir vous intégrer?

16/08/2011, 20:23 | Par Jaren en réponse au commentaire de gerard sabadel le 16/08/2011 à 19:27

@ART MONICA

...

16/08/2011, 19:14 | Par Art Monica

L'Appel s'adressera à tous les citoyens européens, sans aucune distinction. C'est un appel citoyen politique contre les effets de la mainmise des marchés financiers sur nos vies, et non un manifeste ou un programme politique. . Ensuite, chacun en fera ce qu'il veut dans le cadre de son engagement politique, avec ses propres concepts, mots d'ordre et stratégies. . Il n'y a donc pas lieu ici de se cliver, puisque, au contraire, il s'agit de rassembler le plus grand nombre.

16/08/2011, 19:43 | Par Jaren en réponse au commentaire de Art Monica le 16/08/2011 à 19:14

Avant d'interpeller il faut informer et notamment ceux qui n'ont aucun engagement politique, aucun concepts, aucun mots d'ordre, aucune stratégie et surtout pas le temps et pas d'argent pour s'informer.

 

Les politiques font des appels

Les assurances font des appels et des rappels

Les banques font des appels, des rappels et des interdictions

....

Quant aux termes de citoyen et d'Europe, je vous invite à questionner la jeunesse qui vous entoure.

Nous ne fermons rien jeune femme. Nous échangeons et vous parlez déjà de clivage.

La communication est aussi importante que le message que nous souhaitons passer.

Nous partons avec un handicap certain. La communication coûte chère !!!

 

16/08/2011, 19:45 | Par Jean-François LAURENT

Bonjour à tous !

 

Entièrement d'accord avec la position de la rédaction de Médiapart sur cet appel ! Merci à eux.

Par contre, je lis ici ou là qu'il ne faut pas reprendre des termes, tel que "les Indignés".

Comme je le perçois, ce terme n'appartient à aucun parti, parle de lui même, lancé par un Monsieur respecté d'à peu près tout le monde etc..

A connotation Européenne, ce mouvement citoyen "parle" à tous, sans clivage.

Pourquoi ne pas le reprendre dans cet appel ?

Cordialement, jfL

 

16/08/2011, 20:34 | Par LUDOVIC PAILLE

Bonsoir à toutes et à tous

Excellente initiative pour appuyer le billet d'humeur remarquable de M. PLENEL qui impose ainsi une nouvelle tonalité dans les solutions à proposer pour sauver/faire évoluer nos valeurs républicaines.

OK pour un appel construit en deux parties = diagnostic + mise en perspective de principes fondamentaux pour la disparition de la dictature financière.

Embarassé Question de béotien pour un historien : quels sont les textes de référence en la matière dans les différentes périodes de l'Histoire ou les différents pays?

Pour appuyer le modus operandi proposé plus haut par Annie LASORNE, un visuel (logo) déclinable à loisir serait le bienvenu pour appuyer l'action.

+1 dB pour cet appel

16/08/2011, 20:52 | Par LEILA BENHIMA

Les élections approchent,pourquoi ne pa présenter un candidat ? Il serait le lien entre ceux qui signent l'appel et la population.En intervenant pendant les présidentiels sur tous les médias ( temps décompté).Une candidature à la Coluche qui permettrait l'expression d'une autre France.Reste à trouver un type ou nana charismatique (tjrs plus facile pour faire passer des idées) et surtout non impliqué ds ces magouilles détat.Hulot s'est fait giclé sur son passé.

Les présidentielles sont une tribune qu'il faut saisir.Des idées pour les signatures ?

16/08/2011, 21:08 | Par [email protected] en réponse au commentaire de LEILA BENHIMA le 16/08/2011 à 20:52

J'y suis tout à fait opposé:

 

1) j'ai déjà quelqu'un en tête,

 

2) une candidate (d'un genre ou de l'autre) doit défendre un programme d'ensemble, et non pas un seul thème.

 

3) l'appel est européen, non spécifiquement français.

 

Pour la France, cet appel devrait pouvoir faire consensus depuis Poutou jusqu'à Dupont-Aignan. Si vous suscitez une candidature concurrente vous détruisez d'avance le consensus (sans compter ceux qui sont rétifs aux élections).

16/08/2011, 22:31 | Par j GIRAUD

Bravo pour cette initiative.

Pour ma part je suggererai que cet appel incorpore aussi un volet dédié à la dénonciation de l'impunité des spéculateurs, qu'ils soient cyniques ou inconscients dans leurs actions de pillage des états, de délocalisations forcenées ou même de lobbying intensif. Des individus qui ont pu faire vingt ans d'études aux frais du contribuable et qui utilisent chacun de leurs neuronnes pour justifier un enrichissement au détriment de leurs compatriotes sont des traitres, quelles que soient leurs excuses, au même titre que des gardiens de camps qui, eux aussi, prétendaient ne pas avoir eu le choix. Le sentiment d'impunité qui les habite est certainement à la racine de leur irresponsabilité.

16/08/2011, 22:56 | Par STOP- en réponse au commentaire de j GIRAUD le 16/08/2011 à 22:31

D'accord avec vous J Giraud.

L'impunité vient du politique qui a laissé faire, non ?

Dès lors qu'on admet cela, c'est bien la question politique qu'il convient de traiter.

17/08/2011, 07:36 | Par JJMU en réponse au commentaire de STOP- le 16/08/2011 à 22:56

Ce qui est devenu un ordre international à inverser, c'est surtout la domination de l'économique sur le monde législatif ; c'est l'appropriation des lois au profit des seuls financiers, banquiers, assureurs, actionnaires, qui fondent leur commerce sur les peurs des gens par un abus de confiance relevant de l'escroquerie au niveau national et international ; c'est l'indifférence par l'économique de ce qui est d'ordre politique (car la politique n'est pas dans les résultats immédiats qui font recette, elle n'est pas dans les éclats et les catastrophes, elle est dans les débats de société, dans les fonctionnements dans la cité, dans les modes de vie à trouver ensemble...).

Ce qui est à reprendre, c'est le droit souverain du peuple, et le peuple est légitimement souverain ; ce qui doit s'entendre, c'est la volonté populaire au profit de la collectivité et non au profit de quelques-uns ; ce qui doit s'établir, c'est sa capacité à convaincre par les arguments, c'est son suffrage, à valeur universelle.

Jean-Jacques M’µ

16/08/2011, 22:56 | Par JArgenty

Que veut dire ce besoin de pureté, voire même de virginité, qui s'exprime de + en +. Kenou, Kenou, entend-je ! Attention, la parano galopante est une terrible affection.

En d'autres temps certaint passaient le leur à inventorier les nuisibles. On sait ce qu'il advint. Aujourd'hui, certains bâtissent leur succès futur sur le Tous pourris, sauf moi bien entendu.

Recentrons-nous, effectivement, sur l'objectif limité de la rédaction de l'Appel et ouvrons des bras accueillants et même reconnaissants à tout ceux qui veulent en être.

16/08/2011, 23:04 | Par STOP-

26 commentaires seulement le 12 juillet pour cet article relatif à la perspective de la fermeture de l'usine automobile d'Aulnay :

http://www.mediapart.fr/journal/economie/080711/fermer-lusine-psa-daulnay-une-catastrophe-sociale?page_article=3

 

Je n'ai lu parmi les intervenants, sauf erreur ou omission, aucune des signatures de ce blog...

17/08/2011, 07:23 | Par JJMU en réponse au commentaire de STOP- le 16/08/2011 à 23:04

En renversant le système financier actuel, c'est d'autres moyens de vivre que nous sauverons. À Aulnay et ailleurs.

Qui peut le plus peut le moins.

Jean-Jacques M’µ

 

16/08/2011, 23:23 | Par jaba

 

Voilà ce que j'ai trouvé sur le site "reelle démcratie" :

 

madrid-bruxelles-itineraire-02.jpg

16/08/2011, 23:39 | Par tartempion

et si on trouvait un Mur, (très long, très haut, très symbolique) pour aller déposer nos appels, avec sur place l'organisation d'une centralisation à une adresse pour l'envoi possible par courrier pour y déposer les dizaines (centainesSourire) de milliers d'appels, et aussi une garde la nuit pour qu'on ne nous les enlève pas ? Par exemple ça pourrait être la grille du jardin du Luxembourg. ou alors celle des Tuileries côté rue de Rivoli (Delanoë ne peut pas nous refuser cela!) ou même la Place de l'Hôtel de Ville. Non Delanoë ne peut pas nous refuser cela sauf à se ranger de facto du côté des prédateurs.

16/08/2011, 23:58 | Par justeaupassage

 

Bjr,

Sans nous ! On doit se pincer pour lire ce genre d'appel.

Le monde de la finance se moque bien de ce genre d'agitation. Cela peut servir juste à ceux qui sont dans la colère, à exprimer par l'écrit ici, leurs rancoeurs face à l'argent, point.

Sans vouloir jeter de l'huile sur le feu, même sympathique, quelque part du fait de l'aspect naïf de la chose, votre "appel " n'ira pas loin.

Courage tout de même. Pendant ce temps, on peut faire de la bourse et là est la vérité de notre planète.

A plus.

 

JD

gueulante.fr

 

17/08/2011, 00:48 | Par tartempion en réponse au commentaire de justeaupassage le 16/08/2011 à 23:58

"sans nous"? pas "sans moi"? peut-on savoir quel groupe (ou groupuscule?) vous représentez?
Ceux qui sont dans la colère vous dérangent? figurez-vous qu'il n'y a pas que dans les pays arabes qu'ils sont nombreux, et, juste au passage (sic) vous feriez bien de sortir de la Bourse et mettre le nez dehors. Vous allez être surpris.

17/08/2011, 07:20 | Par JJMU en réponse au commentaire de justeaupassage le 16/08/2011 à 23:58

L'appel n'ira pas loin ?...

L'avenir le dira...

L'histoire du Colibri. Vous connaissez ?...

Une histoire de griots.

Dans la savane, un feu galope, comme tous les incendies de forêt, à la vitesse d'un cheval au galop, avalant tout sur son passage, et tous les animaux de la brousse fuient devant, ils courent, courent, courent...

Un petit oiseau, un Colibri, volète à contre-sens, dépasse les rangs des troupeaux en déroute, franchit les murs de fumée, affronte les vents contraires qui poussent les étincelles, et là, juste au-dessus des flammes, il lâche de son bec minuscule une goutte d'eau. Une seule.

Et il repart vers la région des grands lacs, recueille une goutte dans son bec et se relance à l'assaut du feu...

Les animaux l'interpellent au passage. Le Lion, l'Éléphant, la Girafe l'appellent et lui disent : « Que fais-tu avec ta goutte d'eau ?... Jamais tu n'éteindras un feu pareil !... »

Et le Colibri répond à chacun :

– Moi, je fais ma part.

Jean-Jacques M’µ

17/08/2011, 08:20 | Par gerard sabadel en réponse au commentaire de justeaupassage le 16/08/2011 à 23:58

Causez toujours...

Combien de dictateurs ont ri franchement des soulèvements populaires avant de rire jaune?

17/08/2011, 12:25 | Par JJMU en réponse au commentaire de gerard sabadel le 17/08/2011 à 08:20

Causer ?...

Mais que fait donc l'humanité pendant que se font les choses ?...

Disons-le : tout se dit, peu se fait... Et c'est normal. Nous parlons de guerres, de batailles, d'insurrections, de catastrophes, et même de manifs... combien de nous y participaient ?... Je me souviens avoir marché sur Creys-Malville (je sais, vous allez me reprocher de raconter des histoires, mais, ça donne une idée, aussi, de comment nous fonctionnons, tous)... J'y étais, eh bien, j'ai appris par la presse la mort d'un des marcheurs. Pendant la marche, on marchait en causant, en parlant aux flics, en invectivant, en se disant les nouvelles... Même dans l'action, nous sommes comme Fabrice à Waterloo, nous passons à côté de l'histoire, et on se raconte l'histoire, ensuite...

Voilà.

Et les choses vont ainsi, Gérard, en novembre 2010, nos chefs d'État se laissaient raconter (tout comme nous, par voie de presse) que nous étions trois milliions contre leur réforme, et ils ont ri en faisant voter leurs lois scélérates... Nous nous faisons tous raconter les déficits de la Sécu, sans savoir les arcannes juridiques qui permettent au patronnat d'affaire de se décharger, et au patronnat employeur de se faire "aider" sur nos impôts...

Bref : les énoncés, les récits, tout ce qui se raconte, c'est la principale activité humaine. Après, le reste, c'est manger, dormir, travailler, avec, çà et là, quelques actions qui deviendront les anecdotes que nous allons commenter, et sur lesquelles nous appuierons nos théories.

Pour le sujet qui nous occupe : LA RÉVOLUTION SERA DE RENVERSER LA DOMINATION FINANCIÈRE SUR LES ACTIVITÉS HUMAINES. Pas sûr que nous réussissions. Mais en tout cas, prendre les armes, c'est sûr qu'on n'achèvera jamais la tentative de révolution : que valent donc nos piteuses pétoires face à leurs armées ?... Nos seules armes tournent autour de la force de persuasion de nos paroles, là, nous sommes meilleurs, et plus nombreux, et plus forts.

Jean-Jacques M’µ

17/08/2011, 09:22 | Par pierrepredali

J'ai été ravi par l'article "magistral" d'Edwy Plenel, je suis prêt à signer cet appel, je ne suis pas économiste, mais il est temps que les peuples se révoltent contre cette dictature de la finance, qui a pris le pas sur le politique et surtout sur l'expression de la Démocratie !

17/08/2011, 10:02 | Par bernard01

pour rester terre a terre.autour de vous,dans chaque canton,ville, région.

vous avez des petites et moyennes entreprises qui vont fermer,relatées par les presses quotidiennes de chaque patelin.allez les soutenir,ce sont les petits ruisseaux qui font les grandes rivieres.

17/08/2011, 10:30 | Par pierre strub

J'aimerais faire un commentaire sur une des propositions d'idées directrices à mettre dans l'appel : restaurer les fondements de la démocratie.

Vaste problème !

Tellement que j'ai le sentiment que les contours en sont très flous pour beaucoup de monde : le concept de démocratie me semble perdre beaucoup de son sens. Au fil des siècles accumulés de fausse démocratie, l'histoire en fait oublier les fondements. Le peuple se détourne (et est détourné) et se désintéresse de la question politique laissée aux mains de spécialistes. La démocratie se résume en grande partie aujourd'hui à un droit de vote.

Il va falloir être très explicite à son sujet pour lui redonner du sens et appeler à le défendre en tant que valeur fondamentale appartenant au peuple, nécessitant sa participation dans la vie politique.

Ce dernier point par exemple peut paraître repoussant alors qu'il est fondamental. Participer à la vie politique ne veut pas dire se coltiner des affaires économiques, juridiques...aux contenus imbuvables mais c'est avant tout pouvoir donner son avis et participer à des affaires concrètes très simples :la vie de sa rue, de son quartier, son école, son lieu de travail...

 

C'est cela même qui n'existe plus, qui n'intéresse plus. Cette participation très basique à la vie courante à l'origine de sentiments d'injustices, d'inégalités, de malaises divers. Qui ne sont d'ailleurs pas que des sentiments mais des faits réels.

 

Je ne sais pas comment être explicite et concis à ce sujet. Peut-être que je ne dis que de vastes banalités mais cette question m'anime, devient viscérale et j'ai le sentiment profond qu'un "truc" très basique, à la base de l'Homme et de sa liberté, est à creuser en ce sens.

Sans avoir la prétention de viser une société idéale, ce qui ne veut pas dire grand chose, nous pouvons réclamer une société à laquelle, au moins, nous participons et sommes pris en compte. Ceci n'est pas une utopie.

 

17/08/2011, 10:51 | Par [email protected] en réponse au commentaire de pierre strub le 17/08/2011 à 10:30

Ce que vous dites est très juste, et j'y adhère en beaucoup d'endroits, mais...

 

Nous débattons ici d'un appel à se débarrasser de la dictature financière, pas moins, pas plus. Il n'est pas prévu de prendre à bras le corps dans cet appel les questions de l'économie réelle, de l'écologie, de la justice sociale, et, comme vous le proposez, de la démocratie. Il est sûr que débarrassés de la dictature financière nous serions plus à l'aise pour aborder (en ordre dispersé, d'ailleurs, il ne faut pas se faire d'illusions...) toutes ces questions, mais on ne peut pas tout traiter à la fois.

 

Si vous consacrez un billet à l'approfondissement de la démocratie, faites-moi signe, je viendrai volontiers en débattre sur votre fil.

17/08/2011, 13:31 | Par pierre strub en réponse au commentaire de [email protected] le 17/08/2011 à 10:51

Peut-être que je m'étale (ou que je m'emballe).

Ce que je veux souligner peut s'appliquer de la même façon à la dictature financière.

Les mondes de la finance et de l'économie sont très obscures dans le contexte actuel. Je pense que peu de gens se sentent prêt à s'y investir. S'y attaquer, d'accord, mais s'y investir ensuite c'est autre chose. Et ça peut être repoussant.

Ce que je voudrais souligner donc (au risque de me répéter) est le fait que la finance et l'économie commencent peut-être par des choses très basiques de la vie quotidienne : qu'est-ce qu'on fait du budget de notre quartier, de notre école...ce de quoi nous sommes écartés aujourd'hui.

 

Je n'y connais presque rien, alors si je dis des conneries, qu'on me le dise.

 

Autrement dit, dans cet Appel, j'aimerais que soit encouragée la participation à la vie quotidienne concrète, basique. J'aime bien ce mot "basique" car il m'évoque quelque chose de l'ordre de ce qui est à la base des relations humaines, du concret qui fait lien, qui fait parler, échanger, se rencontrer...

17/08/2011, 15:04 | Par [email protected] en réponse au commentaire de pierre strub le 17/08/2011 à 13:31

Si vous voulez suggérer qu'il faudrait faire allusion à des modalités de contrôle citoyen sur la finance, personnellement, sur le principe, je vous suis tout à fait. (C'est tout-à-fait dans ma perspective d'économie de marché "régulée à gauche"). Reste à donner une idée de ces modalités.

17/08/2011, 15:13 | Par STOP- en réponse au commentaire de pierre strub le 17/08/2011 à 13:31

Ne vous laissez pas influencer par les grandes gueules Pierre Strub.

 

La démocratie participative, je dis oui.

Dans notrre système, nous ne nous intéressons pas à la politique puisqu'on ne nous demande pas notre avis. Combien de référendums ? Non, on nous demande à intervalle régulier de déposer un buletin dans l'urne pour un/des homme(s) supposé(s) providentiel(s) ; écœuré, un nombre toujours plus important de citoyens ne se rend plus aux urnes, une autre partie votant pour ceux qui s'affichent contre le système, soit le FN.

En 2002, ça nous a apporté un second bail pour Chirac allors que l'équipe Jospin avait un bon bilan. En 2007, Sarkozy élu sur ses promesses et par l'abstention.

 

Quid de 2012 ? Je crains Le Pen élue, car les causes ne sont pas traitées ; au contraire, les révélations s'accumulent, éclairant des turpitudes de la caste qui s'accapare pouvoir et richesses.

Une nouvelle république est annoncée par deux candidats au moins ; il me semble que sans pression populaire forte l'espoir risque d'être déçu, il sufit d'avoir un peu vécu en conservant la mémoire.

 

Oui donc à une VIème République participative, décrétant la fin de la politique de métier.

17/08/2011, 15:08 | Par [email protected] en réponse au commentaire de STOP- le 17/08/2011 à 15:00

Je suis moi-même un intervenant. J'ai le droit de m'exprimer librement, et j'entends en user, tant que vous ne m'aurez pas fait monter dans la charrette des suspects.

 

Je commence à croire que vous avez une idée assez tordue de la liberté d'expression. J'espère que je me trompe...

17/08/2011, 15:18 | Par STOP- en réponse au commentaire de [email protected] le 17/08/2011 à 15:08

Arrêtez-donc de voir chez les autres votre propre comportement Melchior.

Alors que Pierre Strub s'exprime, vous le rembarrez en disant que son discours n'a pas sa place ici. Je m'oppose donc à votre censure doublement : par principe et parce que votre analyse est de mon point de vue erronée.

17/08/2011, 15:26 | Par [email protected] en réponse au commentaire de STOP- le 17/08/2011 à 15:18

Je ne rembarre pas Pierre Strub: je souligne au contraire mon large accord avec lui sur le fond. Ne l'avez-vous pas remarqué ?

 

Je vois mal, d'ailleurs, comment je pourrais censurer qui que ce soit.

17/08/2011, 16:28 | Par pierre strub en réponse au commentaire de [email protected] le 17/08/2011 à 15:26

@ JIP11 Je ne comprend pas bien à quelle "grandes gueules" vous faites allusions.

Si vous parlez de la réponse de Melchior Griset-Labûche à mon premier post, ces mots me semblent un peu durs. Je n'y vois aucune hostilité mais juste une attention portée à un besoin de recentrer le débat selon lui.

Si vous n'êtes pas d'avis à centrer le débat sur la problématique de la finance, expliquez-vous simplement, sans hargne.

Ceci dit je comprends tout à fait votre réaction. Ce genre de discussion soulève beaucoup d'émotions et fait donc réagir vivement. D'autant plus que je pensais le sujet plus vaste.

 

Mais attention à ce que ces émotions ne se transforment pas en rejet brutal et ne divisent pas les participants d'emblée.

Il est très difficile de se mettre d'accord sur ce dont on parle et de comprendre les intentions de chacun, surtout par écrit : on a souvent tendance à interpréter des intonations dans ce qu'on lit.

 

Restons dans une dynamique questionnante si un message nous interpelle afin de faire préciser les intentions. Chacun de nous pourra ainsi approfondir son raisonnement grâce aux autres pour plus de clarté.

Et même si au final des sujets nous divisent, il y en aura et c'est préférable je pense, ne nous laissons pas égarer par nos émotions.

Maintenant, peut-être que je me plante complètement dans mon interprétation de ce fil. Auquel cas, merci JIP11 de me préciser votre intention.

 

Je pose finalement une question qui semble faire débat : l'Appel fait-il référence à la "dictature financière" uniquement ou est-il élargit à des sujets de société plus vastes ?

 

17/08/2011, 15:16 | Par Art Monica en réponse au commentaire de [email protected] le 17/08/2011 à 15:08

Cher Melchior, à propos de termes, il n'y a pas que "démondialisation" qui tienne lieu de chiffon rouge pour certaines personnes. . Le mot "marché" est aujourd'hui... hum... très fâcheusement connoté, vu ce que ces aimables petites bêtes voraces sont en train de faire de nos vies. . Donc, même "régulé à gauche", le mot, et ce qu'il désigne, ont besoin d'une sacrée mise à jour.

17/08/2011, 15:46 | Par [email protected] en réponse au commentaire de Art Monica le 17/08/2011 à 15:16

Un marché est tout bêtement le "lieu" (théorique) de rencontre de l'offre (rentable) et de la demande (solvable) d'un bien ou d'un service, où se déterminent les quantités échangées et les prix. Je ne vois pas bien ce que ça peut avoir d'effrayant, surtout pour des braves sans-culottes prêts à affronter Sarkozy et à le défaire en rase campagne.

 

Deux extensions particulières: "le" marché "du Travail" et le marché du Capital (celui qui nous intéresse ici), ont en effet quelque chose d'imposant... Mais si on n'est pas capables de les regarder en face, autant aller se recoucher.

 

Que cela plaise ou non, un secteur important des militants de la Gauche s'est rallié à l'économie de marché, précédé en cela par la plupart des gens de même sensibilité. On ne fera rien sans eux, et surtout pas la transformation sociale.

 

Le contrôle citoyen sur la finance pose un triple problème: l'emploi des finances, l'origine des ressources, l'adéquation des ressources et des emplois. Un embryon de solution est fourni par le fédéralisme.

 

Mais je m'arrête là pour un moment, ne voulant pas indisposer Môssieu jip11, qui trouve que je parle trop.

17/08/2011, 16:23 | Par pierre delamarre en réponse au commentaire de pierre strub le 17/08/2011 à 10:30

"c'est cela même qui n'existe plus...": mais si, mais si! peut-être" qui existe peu", et encore ça n'est pas certain. SVP éviter de décourager toutes celles et tous ceux qui justement agissent tous les jours modestement mais sûrement....( à lire comme répondre/commentaire à Pierre STRUB pour lui remonter le moral...).

17/08/2011, 11:14 | Par mikekombrett

Après la crise de confiance envers les institutions, les politiques, les syndicats, aboutissant à des taux d'abstention records aux élections mettant en danger la démocratie, sous la férule de Sarkozy, il apparaît clairement que la réponse viendra des peuples eux-mêmes ...

Le rêve serait que sans violence mais avec détermination, le peuple, par l'ampleur de sa mobilisation, mette enfin au pied du mur les dirigeants politiques, les syndicats, les manipulateurs de la démocratie et les bricoleurs de la morale.

La marche des indignés espagnols en route vers Bruxelles devrait inspirer à tout un chacun la force de conviction, la nature du combat contre les oligarchies et la mobilisaton contre un ultralibéralisme fou et dévoyé, mettant les peuples à genoux, oppressant les plus démunis et portant atteinte à la dignité de l' Homme.

Des grandes phrases ? un voeu pieux ? peut-être , mais ...

Certains peuples arabes ont montré la voie, souvent au prix de sang. Les indignés espagnols nous donnent des idées .

La révolution n'est pas forcément un bain de sang mais doit reposer sur une multitude déterminée et volontaire et s'assurer de bien-fondé de son action au bénéfice du plus grand nombre.

La Constitution française donne au peuple ( mais qui le dit ? ) le droit à l'insurection contre la dictature, fût-elle des marchés financiers.

17/08/2011, 15:02 | Par STOP- en réponse au commentaire de mikekombrett le 17/08/2011 à 11:14

Bien d'accord avec votre analyse Mikekombrett.

17/08/2011, 13:02 | Par Mariethé FERRISI

Bonjour à toutes et à tous,

voici pour plus d'infos le lien de la "Marche pacifique des indignés vers Bruxelles" :

http://roadtobrussels.blogspot.com/2011/08/21e-etape-bussiere-boffy-bellac.html

17/08/2011, 14:46 | Par Art Monica en réponse au commentaire de Mariethé FERRISI le 17/08/2011 à 13:02

Petites ruisseaux convergents font grande rivière... . Des gens du PC sont allés manifester à propos de la crise devant la villa du Cap Nègre de Sarkozy: _______ http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20110817.OBS8663/le-pcf-manifeste-devant-la-residence-de-sarkozy-au-cap-negre.html

17/08/2011, 22:06 | Par JArgenty en réponse au commentaire de Art Monica le 17/08/2011 à 14:46

Je note aussi la présence du FdG et de syndicalistes selon l'article.

17/08/2011, 14:38 | Par Virgil Brill

Pierre Strub

si je dis des conneries, qu'on me le dise.

Désolé, même pour vous faire plaisir je ne dirais pas une chose pareille.

Au contraire. Vous soulignez queque chose d'essentiel. Je prends la liberté de vous renvoyer aux propos de François Chesnais (un des Économistes atterrés) que je cite ici : http://blogs.mediapart.fr/blog/virgil-brill/070811/la-resistible-mystification-de-la-dette-publique

17/08/2011, 15:44 | Par kakadoundiaye

Mais le texte, m'est avis, existe déjà : il s 'agit du blog de Vivre est un village le billet intitulé quelque chose comme "10 contre-vérités et autant de solutions".
C'est clair, complet et pour moi dans le sens de où je désire aller.

17/08/2011, 16:14 | Par Bernhard38

Pour enterrer ,en politique, un problème on crée une commission ...et pour faire face à une injustice sociale...etc, on fait une pétition ...On signe assis devant son ordi. un papier produit par on ne sait qui ,pourvu que l'on parle de lui .

Les Tunisiens, les Anglais,les Syriens ...ect .. eux sont descendus dans la rue ! ! ! ! !Clin d'oeil .

« Ne perdez pas de vue que les hommes qui vous serviront le mieux sont ceux que vous choisirez parmi vous, vivant votre propre vie, souffrant des mêmes maux.

Défiez vous autant des ambitieux que des parvenus ; les uns comme les autres ne consultent que leur propre intérêt et finissent toujours par se considérer comme indispensables…

Portez vos préférences sur ceux qui ne brigueront pas vos suffrages ; le véritable mérite est modeste et c’est aux électeurs à connaître leurs hommes, et non à ceux-ci de se présenter. »

Appel du comité central de la Garde nationale de la Commune de Paris, le 25 mars 1871.

17/08/2011, 16:34 | Par Guy Meunier en réponse au commentaire de Bernhard38 le 17/08/2011 à 16:14

AAAH, la Commune ! Comme en Syrie aujourd'hui. Il faut être plus fort que ceux d'en face pour réussir un changement... Y compris dans les mentalités. Sinon ça foire. On ne vote pas un changement d'habitude on le sème et on attend que ça morde.

17/08/2011, 16:35 | Par Ludo G

Désolé les médiaparticipants,

J'ai suivi les assemblées indignées ici, dans ma commune. ça ne prend toujours pas.

J'ai été de toutes les manifs pour la défense des 60 ans. ça n'a pas pris.

Par contre j'adhère à un parti qui émet très clairement son opposition à la dictature de la finance et je ne comprends pas (dans quelle île habitez-vous?) votre couplet sur la nullité du politique (celle du PS est limpide). Les outils vous sont offerts et vous négligez de les emprunter? Engagez-vous donc dans le Front Populaire tel qu'il existe, ce sera une attitude moins solipsiste.

17/08/2011, 19:05 | Par tartempion en réponse au commentaire de Ludo G le 17/08/2011 à 16:35

Probablement par ce que la démarche même si elle attire la sympathie ne permet pas de mobiliser parce que le mobile est trop vague, trop grand. Cpendant ça a le mérite d'alimenter la réflexion sur la rebellion.

18/08/2011, 09:32 | Par Ludo G en réponse au commentaire de tartempion le 17/08/2011 à 19:05

Je n'ai rien contre la rébellion. Je m'étonne tous les jours qu'il n'y ait que de petites frondes mesquines et pas un large Front Ouvert. Si un appel de plus peut jeter des milliers de gens dans la rue j'irai mais je le répéte, on ne peut pas s'en tenir à un appel citoyen en France, il y faut une étincelle de plus, une honte de plus, un trauma de plus. "Il faut apprendre au peuple à avoir peur de lui-même, afin de lui donner du courage." Les jeunes indignés espagnols sont à 40% de chômage, ici, on en est loin et chacun croit encore pouvoir vivoter, marchander avec la contrainte.

Quand on sait qui Hessel soutient, on comprend que l'aliénation risque de durer longtemps encore et que les Cosmocrates vont nous faire planer sans risque de bluettes en Disneyland.

La politique revient! Engagez-vous et Faites semblant d'y croire! Il y a des mensonges nécessaires, un oubli de soi volontaire qui permet de laisser les choses croîtrent autour de soi par les autres que soi. Inscrire son nom au bas d'une feuille est quasi-nul comme engagement. Il faut oser parler à des gens, convaincre, se tromper, toucher les sensibilités, le nerf....;

18/08/2011, 12:21 | Par Faunus en réponse au commentaire de Ludo G le 18/08/2011 à 09:32

"Engagez-vous et Faites semblant d'y croire ! " Ca c'est bon Ludo G. Ca côtoie le religieux. Et si nous pouvons espérer nous en sortir, aujourd'hui, ce ne sera qu'en investissant, comme en 1940/41/42/43/43, dans du quasi religieux.

17/08/2011, 19:30 | Par Guy Meunier en réponse au commentaire de Ludo G le 17/08/2011 à 16:35

@ Ludo G

Cher Ludo G, votre constat mériterait que tous les médiapartiens le prennent en compte. Soit pour se poser, comme vous, la question : Pourquoi ça ne prend pas ? Soit pour vous contredire (mais ça m'étonnerait) et nous disent que pour eux ça à pris Clin d'oeil. Ce serait enrichissant et rendrait peut-être les Appels plus mobilisateurs.

 

Si le "Front Populaire" que vous évoquez est le "Front Mélanchon" Marche moi dessus, je voterai certainement pour lui (et j'espère) y compris au second tour Sourire. Mais je pense que malheureusement que ce "Front" s'il fait l'hirondelle pour certains, ne fera pas encore le printemps cette fois ci... Attendons 2017 et en attendant construisons la résistance.

17/08/2011, 16:39 | Par Nathalie Coullet

Bonjour,

Ce projet d'appel est non seulement le bienvenu mais plus encore il est indispensable.

Il me semble qu'il ne serait peut être pas inutile de rappeler dans cet appel l'importance de la participation citoyenne individuelle et que nous pouvons beaucoup si nous nous levons ensemble, sans haine, sans violence, mais aussi sans crainte et avec détermination.

Depuis longtemps maintenant les citoyens sont convaincus que leur voix n’est plus entendue par ceux qui nous gouvernent et qu’ils n’ont plus le pouvoir de peser sur notre destin commun. Et en effet, l’attitude des politiques, globalement, partout dans le monde, montre bien qu’ils sont plus attentifs et sensibles à la parole et aux intérêts de la société financière, aux exigences des marchés et aux souhaits des banques et des fonds de placements qu’aux intérêts des peuples dont ils ont la gouvernance, comme si la souveraineté était passée du citoyen au financier.Alors il faut leur dire que non, que c’est faux, que le pouvoir est à nous et qu’il faut que nous nous en servions. Il faut leur dire que nous sommes seuls responsables de notre destin et que le choix nous appartient. Nous avons les politiques que nous méritons. Si nous les laissons faire nous seront les premiers responsables. Il faut dire aux citoyens d’Europe et du monde que nous avons le pouvoir si nous avons la volonté et que la volonté nait de l’espoir. Il faut juste redresser la tête et se mettre en marche.C’est bien de demander, puis de réclamer, mais il arrive un moment où il faut prendre.Il faut remettre les choses à leur place : L’économique doit être au service de l’humain et non pas l’inverse. Aujourd’hui les marchés et la finances consomment de l’humain comme une simple matière première alors que les outils économiques sont fait naturellement pour servir les intérêts humains . Ce n’est pas acceptable et il nous appartient de ne plus l’accepter et nous serons coupables au regard de l’Histoire si nous continuons à l’accepter.

17/08/2011, 16:42 | Par kakadoundiaye en réponse au commentaire de Nathalie Coullet le 17/08/2011 à 16:39

17/08/2011, 17:19 | Par Art Monica en réponse au commentaire de kakadoundiaye le 17/08/2011 à 16:42

Kakadoundiaye, il y a la place pour toutes sortes de manifestations, d'actions. Aucune n'est exhaustive, aucune n'est exclusive. . Les petits ruisseaux font les grandes rivières, il faut des micro combats qui convergent.

18/08/2011, 14:30 | Par kakadoundiaye en réponse au commentaire de Art Monica le 17/08/2011 à 17:19

@ART,

Je parlais d 'un texte qui je crois peu mobiliser et souder tout le monde. Un texte appel clair et précis quie chacun peut signer.A chacun ensuiote de suivre sa propre voie de militance.

17/08/2011, 17:12 | Par gaspadyin

Une remarque: je pense qu'il ne faut pas se limiter un chercher l'approbation " du peuple de gauche".

D'abord c'est discriminatoire envers les gens qui ne se sentent pas du tout en phase avec ce qu'on désigne par la gauche, et qui ne sont pas pour autant des sous-citoyens.

Qui peut prétendre qu'un électeur de F. Bayrou ou N. Dupont-Aignan a moins de valeur républicaine et démocratique que celui qui donne sa voix à Aubry??????? Bon, l'exemple est très mal choisi; ...... par rapport à l'électeur de Mélenchon.

Il s'agit d'exprimer un mécontentement collectif et de dénoncer des pratiques scandaleuses.

Mais il est aussi nécessaire, à mon avis, d'évoquer la morale.

Cette " bonne vieille morale antique" dont parlait J. Ferry.

Il n'y-a pas seulement les tactiques et stratégies fricnancières et les textes, mais il-y-a aussi et surtout les comportements, les RESPONSABILITES INDIVIDUELLES. Et ceci relève de la morale.

Le dernier article sur les méfaits de Lagarde en est un exemple. Merci au(x) journaliste(s) qui fait/font un tel travail d'investigation.

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Une idée: Mediapart a grand mérite d'être la caisse de résonance des réprimandes et doléances ainsi que devenir un / le vecteur des prémices d'une révolte citoyenne, mais je ne suis pas sûr que ce soit " le bon endroit" pour rassembler le maximum de monde.

Parce que MDP a une réputation qui n'est pas toujours bonne.( et c'est tant mieux)

Peut-être faudrait-il louer un site ( env 50€ par l'intermédiaire de La Poste, je crois) afin d'y collecter des idées, d'y rédiger des pétitions, etc...

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Quant au brassard, on pourrait le remplacer par un autocollant qui indiquerait aussi l'adresse web du site " PEUPLE EN COLERE".

17/08/2011, 17:21 | Par [email protected] en réponse au commentaire de gaspadyin le 17/08/2011 à 17:12

J'approuve l'idée d'un appel qui puisse rassembler depuis les partisans de Dupont-Aignan et de Bayrou jusqu'à... très à gauche. La dénonciation du caractère immoral, indécent, de la dictature financière me semble aussi bienvenue.

 

 

Brassard, autocollant ? Un logo en tous cas.

 

(En revanche, je ne suis pas trop d'accord avec la "colère". Il faut avancer sereinement, en peuple européen sûr de sa force. La colère est toujours mauvaise conseillère, me semble-t-il.)

17/08/2011, 21:57 | Par dompacoud en réponse au commentaire de gaspadyin le 17/08/2011 à 17:12

Au moment des grandes manifs contre la guerre en Irak, une campagne de drapeaux aux balcons et fenètres avait été lancée. Elle a mal fonctionné en France mais a fait un tabac en Italie (selon témoins de confiance !). Bon, moi je préfère le rouge, mais on n'est pas obligés !

17/08/2011, 21:59 | Par dompacoud en réponse au commentaire de gaspadyin le 17/08/2011 à 17:12

Au moment des grandes manifs contre la guerre en Irak, une campagne de drapeaux aux balcons et fenètres avait été lancée. Elle a mal fonctionné en France mais a fait un tabac en Italie (selon témoins de confiance !). Bon, moi je préfère le rouge, mais on n'est pas obligés !

Excuses, doublon.

18/08/2011, 09:36 | Par Ludo G en réponse au commentaire de gaspadyin le 17/08/2011 à 17:12

"PEUPLE DES LUMIèRES" mettrait fin à la discrimination de classe!

17/08/2011, 17:13 | Par [email protected]

Au fait, je me rallie à la proposition de Pierre Strub d'évoquer la question démocratique, dans la mesure où il s'agit d'affirmer la nécessité d'un contrôle des citoyens, démocratique (décentralisé, fédéraliste), sur la finance, et non la refondation démocratique en général. Reste à préciser les modalités de ce contrôle.

17/08/2011, 17:18 | Par Virgil Brill

kakadoundiaye

Oui, on a compris.

Et oui, en effet, à peu près tout est là.

Tout, justement, ça fait beaucoup.

Ce qui est tenté avec cet appel, c'est de lancer quelque chose qui permettrait à la problématique traitée par les Atterrés de toucher plus de monde.

Rien de consistant n'aura lieu sans une forte pression populaire.

Le propos est d'essayer de contribuer à amorcer cette pression.

Je ne suis pas convaincu qu'un excellent et long billet dans Médiapart soit suffisant pour faire ce travail à lui tout seul.

 

17/08/2011, 20:13 | Par poppie

Indignés sans frontières...

ISF... Tiens , c'est bizarre! ( et il y aurait matière à rebondir là-dessus )

L'urgence c'est l'Appel. Nous en sommes à peu près tous convaincus : Déjà stopper le rouleau compresseur de la finance qui nous écrasera tous. Donc mobiliser pour que chacun se rende bien compte que son porte- monnaie va y passer aussi. Certains sauront trouver la formule percutante.

Et ENSUITE proposer des solutions. A lire les commentaires ici, je pense que beaucoup de compétences pourraient être utiles.

 

PS: Avez-vous vu ce nouveau disciple de Gandhi qui s'élève contre la corruption en jeûnant? En Inde. Il semble largement soutenu

C'est le monde qui se réveille à force de subir la tyrannie!

17/08/2011, 20:46 | Par JJMU en réponse au commentaire de poppie le 17/08/2011 à 20:13

Non.

Vous m'intéressez vivement.

Je viens de googeliser sans résultats.

Vous en sauriez davantage ?...

Jean-Jacques M’µ

(c'est vrai que ce que le monde aura pu connaître d'étincelles en 1848 ou en 1968 semble se reproduire avec des moyens électroniques en 2011... SI ça n'arrive qu'une fois par siècle, il ne faudrait pas manquer notre rendez-vous avec l'histoire.)

17/08/2011, 17:41 | Par Betty Boillin

Alors, on le lance cet appel ?

17/08/2011, 18:31 | Par jaba en réponse au commentaire de Betty Boillin le 17/08/2011 à 17:41

Oui, quand est-ce qu'on le lance et le signe cet appel ??

17/08/2011, 18:05 | Par pierre strub

Une idée sur la forme.

En plus de lancer un appel sur la toile ou dans les journaux, ne serait-il pas envisageable d'organiser une lecture simultanée, en "live", par plusieurs personnes (100, 1000...50 000...je me permets de rêver) en plusieurs lieux à travers la France, que dis-je : à travers l'Europe (je me permets de rêver encore plus sur le nombre de lecteurs).

 

Seul ou en petits groupes, prendre la parole, une parole commune et appeler à se mobiliser.

Serait-il pertinent de créer un autre blog pour avoir des idées concrètes pour organiser une mobilisation , donner une suite à l'Appel ?

17/08/2011, 18:57 | Par [email protected]

à Pascal Maillard

 

Ce fil est désormais un peu long, et lourd à consulter. Ne serait-il pas opportun de le fermer aux commentaires, et de créer à la suite trois fils distincts, le premier pour continuer à discuter du contenu et de la forme, le second pour débattre, sur le fond, des rapports de la finance, de la société et de la transformation sociale (je sens notre ami jil11 qui piaffe dans le starting block...), le troisième pour voir comment assurer la promotion de l'Appel (cf. Pierre Strub à 18 h 05) ?

17/08/2011, 19:47 | Par Pascal Maillard en réponse au commentaire de [email protected] le 17/08/2011 à 18:57

Cher Melchior Griset-Labûche, chères toutes, chers tous,

 

La suggestion de créer plusieurs fils de discussions distincts me semble bonne. Mais peut-être est-ce un peu prématuré en fonction de la situation suivante, expliquée dans la dernière mise à jour :

 

"La version définitive de l'Appel, validée par le collectif de rédaction, a été transmise à 17h à l'équipe de rédaction du journal. La charte de publication et de diffusion fait actuellement l'objet d'un échange constructif entre le collectif et l'équipe du journal. L'Appel devrait être mis en ligne demain 18 août, dans la matinée ou en milieu de journée."

 

En fonction de cette situation (le texte de l'Appel est désormais achevé) je propose de mettre en discussion votre suggestion au sein du petit collectif qui a essayé de porter au mieux l'initiative citoyenne qui a pris corps ici. Assurément un nouveau fil dédié aux moyens de promouvoir l'Appel serait très utile. Nous allons y réfléchir et essayer d'être réactifs.

 

Bien cordialement.

 

Pascal Maillard

17/08/2011, 22:51 | Par Jaren en réponse au commentaire de STOP- le 17/08/2011 à 20:08

@jeep de l'aude

"Oubliez-moi Melchior, "

Vous vous trompez de cible.

Vous intervenez beaucoup

Du repos à Rennes le château et pour le coup il sera possible de construire

17/08/2011, 23:11 | Par STOP- en réponse au commentaire de Jaren le 17/08/2011 à 22:51

Merci de ne pas déformer mon pseudo Jars.

La cible je l'ai clairement identifiée ici ou là puisqu'aussi bien vous semblez m'avoir lu. Si vous pensez que je rêve j'attends vos développements ; nous n'avons que faire de railleries stériles.

18/08/2011, 08:55 | Par josie francois

Un appael sympa, qui correspond à mes idées, mais comme l'offre politique existe, j'estime personnellementv que le mieux est que je tienne compte de cette offre en choisissant la candidate qui les porte au moment des élections à venir.

Multiplier les actions et appels ne fait que brouiller les pistes.

18/08/2011, 09:51 | Par Pascal Maillard en réponse au commentaire de josie francois le 18/08/2011 à 08:55

Chère Josie François,

 

Je laisserai pour ma part aux lectrices et lecteurs de ce blog la liberté de savoir qui brouille les pistes et se sert ostensiblement de ce fil de discussion pour faire du prosélytisme politique.

La légitimité d'un appel citoyen, né dans une communauté fort diverse telle que celle de Mediapart, repose selon moi sur un double principe : le rassemblement le plus large possible contre la tyrannie financière qui nous accable; un dépassement des appartances partisanes, ou assurément une indépendance à l'endroit de la politique politicienne. Dans le respect de l'expression des opinions et orientations politiques de chacun.

A titre personnel je pense que la modalité même de votre intervention (copie d'une dépêche) ne sert pas la cause de celle dont vous souhaitez - très légitimement - défendre les idées. Je vous remercie néanmoins pour l'information que vous donnez.

 

Très cordialement.

 

Pascal Maillard

 

PS : Un message du collectif de rédaction sera mis en ligne entre 10 et 11h.

 

 

18/08/2011, 09:03 | Par josie francois

... la preuve par une lettre et des propositions:

""

Dette: Royal écrit une lettre de "contribution" à Sarkozy et Merkel

(AFP)–Il y a 1 jour

PARIS — Ségolène Royal, candidate à la primaire PS, a écrit mardi une lettre à Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, réunis dans l'après-midi à l'Elysée, pour apporter une "contribution" à leurs discussions sur la crise de la dette en zone euro.

Mme Royal a estimé "utile d'adresser une contribution" "en tant que vice-présidente de l'Internationale socialiste" mais aussi en tant qu'"ancienne candidate à l'élection présidentielle" de 2007, a-t-elle dit lors d'une conférence de presse organisée au siège du parti à Paris.

"Je me suis demandée de quelle façon je pouvais être la plus utile" à cette réunion "absolument cruciale", une réunion dont elle a dit souhaiter "la réussite", a-t-elle déclaré.

Dans la lettre, "pas polémique et très opérationnelle" selon elle, Mme Royal expose "un plan en cinq points" pour "donner une traduction concrète à l'engagement pris le 21 juillet d'une meilleure gouvernance de la zone euro".

Les cinq mesures sont la "mise en place d'un ministre franco-allemand des finances", la "création d'un vrai gouvernement économique de la zone euro", "l'interdiction aux établissements bancaires de spéculer sur les dettes publiques", un "plan de relance de l'activité économique des entreprises" et la "convocation des parlements français et allemand (...) le même jour" pour "mettre en oeuvre ces dispositions".

"Nous devons absolument créer les eurobonds (ou euro-obligations, ndlr), c'est une forme de solidarité européenne", a par ailleurs dit la présidente de la région Poitou-Charente.""

Elle a commenté la volonté affichée d'avancer, mais aussi les grandes insuffisances des annonces.

Elle a commenté les grandes insuffisances

18/08/2011, 10:54 | Par Art Monica en réponse au commentaire de josie francois le 18/08/2011 à 09:03

Chère Josie François, . L'intérêt d'un Appel citoyen est d'être radicalement indépendant de toute appartenance politique et partisane. Cela n'empêche pas, mais facilite et assainit, la convergence avec telle formation ou telle association politiques. . Vu les errances, les excès, les mensonges des partis politiques, la façon dont ils ont souvent confisqué la démocratie, les citoyens ont besoin de se muer en force autonome, d'exprimer leur demande, et d'évaluer les offres politiques qui leur sont faites. . Tout prosélytisme en faveur d'un parti ne peut qu'interférer avec ce principe d'autonomie, voire le compromettre.

18/08/2011, 10:06 | Par gaspadyin

Qu'est-ce-qui prouve que ces bonds nous seraient favorables ?

C'est-à-dire: à quel taux l'UE$$ emprunterait-elle?

Il-y-aurait FORCEMENT des perdants, comme c'est d'ailleurs le cas depuis que l'UE$$ existe.

Et si les prêteurs en veulent encore plus? Des services publics entiers vendus au privé? des chateaux, des monuments, la cinémathèque F., elle dira quoi, Royal?????

D'autre part, mutualiser les dettes pour plaire aux prêteurs et aux rapaces, serait une fois de plus entuber les populations.

Nous ne sommes pas responsables des dettes grecques et irlandaises et espagnoles; moi, en tout cas, je n'ai rien à voir là-dedans.

Pour m'acheter ma 2CV j'ai ECONOMISE pendant 2 ans. Pour ne pas emprunter.

Et puis la création de ces bonds impliquerait une perte de souveraineté et des frais supplémentaires: une structure de plus avec des fonctionnaires eurokratik surpayés ( qui ne payent pas de cotisation retraite, par ex) dirigés par un de ces nuisibles , Rumpelstielchen?, qui ne saurait même pas ouvrir une baraque à frites ( parce que c'est DU BOULOT, du vrai), et bien sûr des décisions prises ds le secret des bureaux.

Alors, Royal ... Je m'amuse et lui tire mon chapeau quand elle remue la pourriture au PS, mais son eurokratisme, ras-le-bol!

18/08/2011, 10:26 | Par [email protected]

Je renouvelle ma proposition "simpliste" en direction de la rédaction de Médiapart pour une interpellation directe de tous les candidats à l'élection Présidentielle à travers une série de questions (puisque dans notre beau Pays, le salut collectif ne saurait échapper à la toute puissance présidentielle).

Pour ma part les questions vitales portent sur :

-la réforme des institutions et de l'Etat (périmètre, missions , organisation)

-la question des dépenses de fonctionnement de l'Etat (liée à la précédente) c'est à dire comment endiguer un budget en progression constante, envahi par des parasites, lorsqu'on a plus les moyens.

-quelle politique économique pour assurer une croissance décente (il faudra bien un jour que nos politiques prennent au sérieux les problèmes économiques pour enrayer le processus de paupérisation déjà en marche.

18/08/2011, 12:06 | Par Bernhard38 en réponse au commentaire de [email protected] le 18/08/2011 à 10:26

Les questions essentielles c'est à la population,aux citoyens, à les formuler lors des assemblées générales a la suite d'un mouvement qui je l'espère ne saurait tarder.Démocratiquement !Nul besoin de prophète ou de gourou .

« Ne perdez pas de vue que les hommes qui vous serviront le mieux sont ceux que vous choisirez parmi vous, vivant votre propre vie, souffrant des mêmes maux.

Défiez vous autant des ambitieux que des parvenus ; les uns comme les autres ne consultent que leur propre intérêt et finissent toujours par se considérer comme indispensables…

Portez vos préférences sur ceux qui ne brigueront pas vos suffrages ; le véritable mérite est modeste et c’est aux électeurs à connaître leurs hommes, et non à ceux-ci de se présenter. »

"Par dessus la tête du professionnalisme politique" Un professionnel de la politique est forcément au service d'une idéologie.

18/08/2011, 11:53 | Par Devavrata

Je lis, ici ou là, certains commentaires appeler à laisser le système aller jusqu'au bout de sa logique. Ces intervenants pensent que, comme le coup de talon au fond de la piscine, le chaos total qui en résultera amènera à de salutaires prises de conscience, préludes à une révolutionnaire reprise en main de son pouvoir par le peuple…

Je crains que ce ne soit là prendre gravement ses désirs pour la réalité.

Car on peut peut-être amener à raisonner sainement des gens (le peuple…) qui ont peur. Mais, quand s'installe la panique, c'est foutu : on bascule dans l'irrationnel, l'action affolée, laquelle échappe alors à toute maîtrise.

Et la distance est fort courte qui sépare la panique de la peur.

C'est ce qu'ont compris tous les despotes à travers l'Histoire ; c'est alors la porte ouverte à tous les régimes totalitaires et/ou fascistes.

Maintenant les gens commencent vraiment à avoir peur. C'est donc MAINTENANT qu'il faut agir, radicalement.

Prenons exemple sur les indignados espagnols et créons, quartier par quartier, des groupes de réflexions ET d'actions.

Quand des foules affamées se mettront à piller pour manger, ce sera trop tard.

 

Nous sommes deux à être quelque peu exaspérés par les "inyaqua" et les "ifauquon" égrainés à longueur de commentaires. Nous n'avons pas la moindre idée de par où il faut commencer mais, ce qui est sûr, c'est que nous voulons commencer !

Si vous partagez cette impatience, contactez-nous ; dans un premier temps, rassemblons-nous sur Internet afin d'échanger nos idées, propositions, projets. Du choc des idées jaillira - nous l'espérons - l'étincelle qui fera démarrer le moteur.

 

Geneviève - [email protected]

Dev - [email protected]

 

Vous ne pouvez pas résoudre un problème avec la même sorte de pensée que celle qui a créé le problème - EINSTEIN

 

Si vous pensez que vous êtes trop petit pour changer quoi que ce soit, essayez donc de dormir avec un moustique dans votre chambre ! - LE DALAÏ LAMA

 

18/08/2011, 13:18 | Par Bernhard38 en réponse au commentaire de Devavrata le 18/08/2011 à 11:53

Par contre que des gens bossent pour le nourrir cela ne l'empèche pas de dormir ...!le LE DALAÏ LAMA ...bien sûr...pas le moustique

18/08/2011, 12:12 | Par Guy Meunier

Avant-même de tout lire et relire : BRAVO à Pascal Maillard et à l'équipe de rédaction ! Votre/notre démarche, du texte d'Edwy à la finalisation de l'APPEL, me semble être un exemple de pratique démocratique "durable" parce qu'adaptée à l'urgence et à l'époque. Je me dépêche d'aller signer. Guy Meunier.

18/08/2011, 12:25 | Par ibn-nanard

J'avais posté cet article sur "indignons-nous" le 26 juin, si ça peut servir...?

INSURGEONS-NOUS!

 

L’autre jour un soldat français a été tué en Afghanistan par un groupe d’afghans que les journalistes appellent des “insurgés”. L’occident occupe ce pays depuis dix ans et a mis en place un gouvernement à sa botte, et les afghans sont des “insurgés”!

 

 

Eh bien! INSURGEONS-NOUS!

L’indignation c’est bien mais ça fait un peu personnel, individuel, s’insurger ça fait tout de suite foule. Insurgeons-nous en prenant d’assaut La Défense, haut lieu du capitalisme néo-libéral, massons nous devant les sièges des multi-nationales en brandissant tous leurs méfaits, milliards d’impots non payés, paradis fiscaux... Il faut des foules dénonciatrices partout, à l’Élysée, à l’Assemblée Nationale, au Sénat, devant les sièges des banques qu’on a renflouées à coup de centaines de milliards et qui continuent à s’en foutre plein les poches, devant l’ORTF et les sièges des journaux, TF1... toute la désinformation... Prenons d’assaut la Bourse qui fait du yo-yo avec nos sous, les sièges des partis politiques pour qu’ils prennent en compte nos indignations.

 

 

INSURGEONS-NOUS!

La Bastille est un endroit symbolique, ça va un moment, prenons nous en aux vrais centres qui nous pillent et nous entourloupent, qui nous trompent et qui nous mentent, et à chaque fois avec les slogans appropriés.

Assiégeons! ça ne doit pas être des sit-in, mais des sièges, faisons le siège de ces lieux de débauche, et quand on peut, prenons d’assaut et occupons! Pacifiquement bien sûr!

 

 

INSURGEONS-NOUS!

 

 


18/08/2011, 12:32 | Par Guy Meunier en réponse au commentaire de ibn-nanard le 18/08/2011 à 12:25

Bien d'accord avec vous. Mais, ne pensez-vous pas qu'avant de s'INSURGER il faut s'ORGANISER afin REUSSIR l'insurection ?

18/08/2011, 12:52 | Par ibn-nanard en réponse au commentaire de Guy Meunier le 18/08/2011 à 12:32

Absomument d'accord! Cet appel est le bienvenu!

Il pourrait préparer une "Journée mondiale de l'insurrection", par exemple le 1° Mai prochain?

18/08/2011, 13:07 | Par Bernhard38 en réponse au commentaire de Guy Meunier le 18/08/2011 à 12:32

L'oraganisation se fera d'elle même dans les assemblées générales

18/08/2011, 13:05 | Par Bernhard38 en réponse au commentaire de ibn-nanard le 18/08/2011 à 12:25

Tout à fait Ok ibn-nanard

18/08/2011, 13:35 | Par Art Monica

L'Appel Européen contre la Dictature Financière est publié et ouvert aux signatures: ________________ http://blogs.mediapart.fr/blog/les-invites-de-mediapart/180811/appel-europeen-contre-la-dictature-financiere

18/08/2011, 13:43 | Par josie francois

Tout à fait d'accord, mais il faut que les citoyens sachent expimer le fait que DES candidats sont déjà porteurs de propositions qui vont dans le bon sens; Je cite les propositions que je connais le, mieux, mais certaines sont communes à d'autres candidats de gauche, et tous ces candidats doivent être encouragés, doivent savoir que même si les médias n'en mettent que quelques uns en avant (disons trois actuellement, qui se font remarquer par l'insuffisance de leurs propositions ), les citoyens apprécient les propositions que font les autres et qui vont dans le bon sens.

N'oublions pas que le fait que les médias et la presse écite aient perdu leur indépendance est une des plaies de notre époque qui met en danger la démocratie, et l'impartialité des prochaines présidentielles, qui peut étouffer des mouvements citoyens importans..

Médiapart a eu l'intelligence et la force de préserver son indépendance, mais c'est une exception et les forces de ce média et des responsables politiques, doivent s'ajouter sans connivence ni conflit d'intérêt, simplement, quand elles défendent les mêmes positions.

Il est vrai que signer un appel de citoyen n'est pas contradictoire, et que je vais le faire car la nouvelle version me convient davantage, mais il ne faut pas oublier de dire que certains responsables politiques font des propositions intéressantes et donnent des solutions possibles , même sans citer de nom.

18/08/2011, 16:26 | Par Bernhard38

Pour info:

Le Comité Confédéral National (CCN) de la CGT (Unions Départementales et Fédérations) s’est prononcé, lors de sa séance des 15 et 16 juin 2011, pour l’organisation d’une journée d’action interprofessionnelle unitaire à la rentrée de septembre. Elle est destinée à obtenir une autre répartition des richesses créées.

Les motivations sont nombreuses ! Outre la question des salaires et du pouvoir d’achat, cette journée sera l’occasion pour les salariés de s’exprimer sur les conditions de travail et l’emploi, la protection sociale et la défense des services publics. Cette initiative se situerait fin septembre - début octobre.

La Direction Confédérale a participé à l’intersyndicale du 27 juin avec le mandat suivant : rechercher le cadre unitaire le plus large permettant une mobilisation de grande ampleur des salariés du public et du privé autour de leurs revendications.

Pour la CGT, il y a urgence sur la question des salaires. C’est dans ce sens qu’elle a décidé de porter sa revendication pour un SMIC mensuel brut à 1 700 euros.

En Europe, le contexte est marqué par la résistance des peuples concernés par les mesures d’austérité (Grèce, Espagne, Portugal, etc.) et par la préparation de nouvelles politiques visant à réduire les garanties sociales des populations. L’affrontement entre les logiques financières et les justes revendications sociales sont plus que jamais d’actualité. Il est d’ailleurs fort probable en France que le budget de l’Etat et celui de la sécurité sociale vont être l’occasion d’imposer de nouveaux sacrifices aux salariés et aux retraités.

Dans ce cadre, la CGT réaffirme son opposition au pacte Euro Plus préparé par les chefs d’état et de gouvernement et aux recommandations de la Commission Européenne pour peser sur les politiques économiques des états.

Après l’intersyndicale du 27 juin : les difficultés rencontrées pour emporter l’adhésion de l’ensemble des organisations syndicales sont sans surprise. Pour autant, nous devons poursuivre cette démarche à tous les niveaux de nos structures.

Sans attendre que la date soit fixée, la CGT invite donc l’ensemble des salariés à s’organiser durant tout l’été et à être résolument à l’offensive dans chaque entreprise. La CGT appelle ses organisations à être à la tête d’initiatives pour porter leurs revendications.

Du matériel sera disponible dans les prochains jours ; tract grand public et note sur le pacte euro plus que nous vous ventilerons le plus rapidement possible. Nous avons besoin d’informer, de créer un climat de lutte. Soyons à l’écoute de toute information des structures CGT et de l’état d’esprit des salariés.

 

18/08/2011, 19:57 | Par STOP-

J'ai - évidemment - signé l'appel.

Pour le reste je me suis exprimé plus haut.

18/08/2011, 21:48 | Par [email protected] en réponse au commentaire de STOP- le 18/08/2011 à 19:57

Oui, mais de manière dispersée. Très sérieusement et très cordialement, je pense qu'il serait bon que vous exposiez de façon ordonnée vos conceptions sur un billet de votre blog.

20/08/2011, 18:32 | Par kakadoundiaye en réponse au commentaire de STOP- le 18/08/2011 à 19:57

CE QUE NOUS VOULONS

 

Le logiciel néolibéral est toujours le seul reconnu comme légitime, malgré ses échecs patents. Fondé sur l'hypothèse d'efficience des marchés financiers, il prône de réduire les dépenses publiques, de privatiser les services publics, de flexibiliser le marché du travail, de libéraliser le commerce, les services financiers et les marchés de capitaux, d'accroître la concurrence en tous temps et en tous lieux...
Les arguments avancés depuis trente ans pour orienter les choix des politiques économiques européennes sont pourtant mis en défaut par les faits. La crise a mis à nu le caractère dogmatique et infondé de la plupart des prétendues évidences répétées à satiété par les décideurs et leurs conseillers. Qu'il s'agisse de l'efficience et de la rationalité des marchés financiers, de la nécessité de couper dans les dépenses pour réduire la dette publique, ou de renforcer le « pacte de stabilité », il faut interroger ces fausses évidences et montrer la pluralité des choix possibles en matière de politique économique. D'autres choix sont possibles et souhaitables, à condition d'abord de desserrer l'étau imposé par l'industrie financière aux politiques publiques.

1°redonner un caractère fortement redistributif à la fiscalité directe sur les revenus (suppression des niches, création de nouvelles tranches et augmentation des taux de l'impôt sur le revenu...) Mesure n°13 : supprimer les exonérations consenties aux entreprises sans effets suffisants sur l'emploi

2°autoriser la Banque centrale européenne à financer directement les États (ou à imposer aux banques commerciales de souscrire à l'émission d'obligations publiques) à bas taux d'intérêt, desserrant ainsi le carcan dans lequel les marchés financiers les étreignent

3°remettre en cause la libre circulation des capitaux et des marchandises entre l'Union européenne et le reste du monde, en négociant des accords multilatéraux ou bilatéraux si nécessaire et ern instaurant un prtectionisme a trois facteurs . Un facteur travail, ( salaires et droits ouvriers), un facteur environnement ( co², pollution etc..), un facteur Droit de l'Homme afin de redonner au politique drroit de cité.

 

4°compenser les déséquilibres de paiements en Europe par une Banque de Règlements (organisant les prêts entre pays européens)

5°développer une fiscalité européenne (taxe carbone, impôt sur les bénéfices, ...) et un véritable budget européen pour aider à la convergence des économies et tendre vers une égalisation des conditions d'accès aux services publics et sociaux dans les divers États membres sur la base des meilleures pratiques

6°lancer un vaste plan européen, financé par souscription auprès du public à taux d'intérêt faible mais garanti, et/ou par création monétaire de la BCE, pour engager la reconversion écologique de l'économie européenne.

 

 

21/08/2011, 08:13 | Par PLESSIS en réponse au commentaire de kakadoundiaye le 20/08/2011 à 18:32

"souscription auprès du public à taux d'intérêt faible" C'était pas dans l'esprit du Grand Emprunt dans le cadre de la relance? un début d'idée intéressante qui n'a pas fait long feu ! non non déposez auprès des banques puisqu'elles sont là pour prêter et s'engraisser.

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