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Les musulmans, la gauche et les féministes auto-proclamés

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En 2007, le parti de gauche radicale danois Enhedslisten (Alliance rouge et verte) présente la candidature d'Asmaa Abdol-Hamid (photo) aux élections législatives de novembre. La tempête que sa décision provoque alors rappelle par bien des aspects celle suscitée en France par la décision du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) de présenter la candidature d'Ilham Moussaïd aux élections régionales. Dans un texte intitulé "Les musulmans, la gauche et les féministes auto-proclamés", Nina Trige Andersen, militante d'Enhedslisten et membre du Socialistisk Arbejderparti (Parti socialiste des travailleurs), revient sur les débats et polémiques provoqués par cette candidature, justifie le choix fait par son parti et renvoie dos à dos les "multiculturalistes" et ceux qu'elle nomme les "paniqueurs moraux".

 

 

« Un vif débat a été suscité à la fois au sein de l'Alliance Rouge-Verte (ARV) comme dans la sphère publique par la candidature au parlement pour un parti de la gauche radicale d'une femme s'identifiant comme musulmane. Un débat sur la religion, le féminisme, et les stratégies pour le socialisme - pour dire les choses gentiment. Quand la candidate, Asmaa Abdol-Hamid, née palestinienne apatride, a été élue par l'assemblée nationale de l'ARV, tout le monde s'attendait à des réactions clairement islamophobes, sexistes et racistes de la part des médias bourgeois et des partis de droite. Mais nous n'avions pas tous prévu à quel point la même dynamique allait frapper la candidate depuis l'intérieur du parti et de la gauche en général.

 

 Les multiculturalistes et les « paniqueurs moraux » Le débat dans la sphère publique est d'un intérêt moindre, car la plupart des gens de gauche peuvent probablement imaginer les attaques classiques de la bourgeoisie, de la gauche réformiste et des néo-fascistes - par conséquent seuls les débats internes de l'ARV seront esquissés dans cet article. Les différentes positions dans le débat sur la question de savoir si oui ou non il était approprié qu'un parti socialiste ait pour candidate une personne «visiblement» religieuse peuvent être divisées en deux catégories principales :

 

- Les multiculturalistes : C'est un projet progressiste en soi que la femme musulmane (traduction : une personne identifiée comme femme, immigrée, portant un foulard) soit représentée.

 

- Les paniqueurs moraux : Le foulard est oppressif en soi, donc le fait qu'une femme portant un foulard représente l'ARV envoie le signal que nous sommes pour le patriarcat (dans sa version spécifique islamo-arabe).

 

La deuxième catégorie était divisée en deux :

 

- Les athées, qui utilisaient la version marxiste vulgaire de la citation « la religion est l'opium du peuple ».

 

- Les socialistes chrétiens, qui croient que comme l'islam n'a pas connu une Réforme et les Lumières comme le christianisme, il est toujours une religion fondamentaliste et répressive, à la différence du christianisme qui a une base ainsi qu'un potentiel progressistes.

 

Ces deux subdivisions semblent croire que le patriarcat, sous sa forme « islamo-arabe », est un phénomène distinct d'autres formes patriarcales : plus fort, plus pathologique et plus maléfique que le patriarcat en général. Dans ce courant du « féminisme » occidental, l'oppression des femmes - quand il s'agit de femmes « musulmanes » - est vue comme quelque chose qui provient d'abord de l'islam. La religion devient l'explication principale de l'oppression des femmes, quand on parle de l'islam et des femmes en relation avec l'islam. L'islam comme « religion » - ou plus souvent l'islam comme « culture » - est conceptualisé comme ayant une essence spécifique, immuable et profondément réactionnaire de manière plus radicale que d'autres religions ou « cultures ».

 

Dans cette rhétorique, la « culture démocratique occidentale » est souvent mise en valeur comme l'antipode de la « culture islamique ». Autrement dit, les droits des « femmes musulmanes » et ce que font les « femmes musulmanes » de leur corps sont des marqueurs centraux des nouvelles formes d'identité et de géopolitique qui sont apparues dans la rhétorique néoconservatrice du « choc des civilisations ». Certains courants du « féminisme occidental » sont influencés par cette rhétorique. Ce type de « féminisme » participe ainsi à la production du langage et des structures du nouvel impérialisme. [1]

 

 

Dévoilement En conséquence, le phénomène « religion » - ou « une religion spécifiquement maléfique » - est vu comme une entité en soi avec un pouvoir en soi. Il s'ensuit que la religion engendre la pratique (sociale) - le contraire d'une compréhension marxiste -, comme elle apparaît par exemple dans l'introduction à la Contribution à la critique de la philosophie du droit de Hegel. Ici la « religion » et la critique de la religion sont comprises en sens inverse : « Le fondement de la critique irréligieuse est celui-ci : L'homme fait la religion, ce n'est pas la religion qui fait l'homme. La religion est en réalité la l'homme qui, ou bien ne s'est pas encore trouvé, ou bien s'est déjà reperdu. Mais l'homme n'est pas un être abstrait, extérieur au monde réel. L'homme, c'est le monde de l'homme, l'État, la société. Cet État, cette société produisent la religion... »

 

Nous reviendrons à ce que Marx et plus tard Lénine avaient à dire sur le socialisme et la religion vers la dernière partie de cet article.

 

Un autre point intéressant dans les dynamiques de l'ARV est que - depuis les subdivisions des paniqueurs moraux, des athées comme des chrétiens - les nouveaux convertis au « féminisme » semblaient sortir de terre comme des champignons ; tout à coup très inquiets de savoir si la candidate était elle-même opprimée par le patriarcat islamique, ou si l'avoir comme représentante du parti signalait à la population que l'ARV approuvait le patriarcat islamique. Les paniqueurs moraux étaient aussi fortement engagés dans le dévoilement de ce que Asma Abdol-Hamid pensait réellement des droits des LGBT, alors qu'elle avait déclaré qu'elle soutenait le programme politique de l'ARV - y compris la partie sur la libération de genre et la libération sexuelle. Ces soupçons étaient souvent exprimés par des gens qui n'avaient jamais auparavant pris la peine de combattre le patriarcat ou l'homophobie.

 

 

Seulement son genre et son foulard Les multiculturalistes tout comme l'armée qui s'est dressée contre l'islamo-patriarcat ont empêché dans une large mesure un débat sur la manière dont le profil politique de cette candidate spécifique pouvait être utilisé stratégiquement dans une perspective socialiste. Asmaa Abdol-Hamid est jeune, c'est une femme, et elle est née au Liban, fille de réfugiés palestiniens - il y a dans ces catégories sociales asmaa-039.jpgun potentiel représentationnel évident. Elle travaille depuis des années comme conseillère sociale dans un des quartiers les plus pauvres du Danemark, a fait du travail de terrain avec de jeunes femmes migrantes dans son quartier, et du travail parlementaire pour l'ARV dans sa municipalité.

 

Toute cette expérience politique et personnelle aurait pu être mise en forme dans une campagne électorale pour contrer l'islamophobie, le sexisme et le racisme et rendre visibles les formes de la société de classes au Danemark. Cette troisième position dans l'ARV qui n'a pas été mentionnée jusqu'ici est ce que nous pouvons appeler la position marxiste-féministe, qui met en avant une analyse historiquement spécifique. Une des raisons pour lesquelles cette position n'a pu ni réussir, ni se rendre clairement visible, c'est la force avec positions mentionnées ci-dessus - et surtout: elles avaient le consensus public avec elles. Asmaa Abdol-Hamid n'a jamais été acceptée ou traitée comme une figure politique. Elle était son foulard et son genre, pour ses opposants - l'armée contre le patriarcat islamo-arabe - comme pour ses soutiens multiculturalistes. Les deux tendances se sont unies paradoxalement dans leur obsession envers la « religion » et la « culture » ainsi que les marqueurs et champs de bataille favoris: le corps et les signes corporels de la « femme musulmane ».

 

 

Le foulard est le foulard ? Cette courte présentation d'un cas spécifique dans un contexte danois servira dans le cadre de cet article d'introduction à la discussion de ce que l'on peut dire sur les rapports entre socialisme, religion et féminisme à un niveau analytique plus général.

 

D'un point de vue féministe et marxiste, il y a tout d'abord deux points importants à avoir à l'esprit : Notre analyse doit toujours prendre son point de départ dans le contexte social/sociétal et historiquement spécifique qu'il essaie de comprendre et dans lequel il se donne comme but d'agir politiquement. Les discours et les pratiques ne peuvent pas être isolés du contexte dans lequel ils ont lieu. Cela veut dire, par exemple, que porter un voile en Iran aujourd'hui ne veut pas nécessairement dire la même chose que de porter un voile ou un foulard au Danemark aujourd'hui. Brièvement, en Iran, ceux qui détiennent le pouvoir punissent les femmes si elles ne portent pas le voile, au Danemark, les femmes sont punies si elles le portent.

 

Que l'on soit d'accord ou non avec l'utilisation du foulard comme forme de protestation politique contre la marginalisation et la persécution des individus identifiés comme « arabes/musulmans »,  nous devons au moins analyser le port du foulard (aussi) comme une réaction contre le racisme et la marginalisation, et non seulement comme un marqueur religieux ou culturel de l'oppression des femmes et de la ségrégation des genres.

 

Les femmes ont toujours été jugées et traitées selon leur apparence. En tant que féministe, on doit prêter une attention particulière quand les corps des femmes et ce que les femmes font avec leur corps devient un champ de bataille - comme c'est le cas du foulard pour les islamistes réactionnaires et les impérialistes occidentaux.

 

Neelam Hussein, de Simorgh, une organisation féministe (et laïque) basée au Pakistan, formule les choses ainsi : « Le voile est devenu un marqueur identitaire, même au Pakistan. Mais surtout en Europe, où il y a l'expérience du racisme, de la violence, et des préjugés anti-musulmans, le voile n'est pas tellement une affirmation religieuse. Il est devenu un acte politique, et doit être compris en tant que tel. Personnellement, je ne suis pas en faveur du voile, mais je défendrai tout de même le droit d'une femme de porter une mini-jupe ou des talons hauts si elle le veut, et de porter le voile, si elle le veut. Il faut considérer les choses de manière plus adulte qu'une réaction immédiate. Mais en tant que féministe, je ne peux pas forcer une femme à sortir de chez elle ou à enlever le voile, simplement parce que je ne suis pas d'accord. Il faut qu'elle soit convaincue de sa propre libération. [2] »

 

 

La prostituée et la femme voilée En observant les réactions venues à la fois de la droite et de l'intérieur de la gauche envers Asmaa Abdol-Hamid pendant les élections, il était frappant de voir les similitudes entre la façon dont on parle des femmes qui portent un foulard et des femmes qui travaillent dans l'industrie du sexe, souvent appelées prostituées : « Elles » sont opprimées à cause de ce qu'elles font ou de ce qu'elles laissent les autres faire avec leurs corps, elles ne savent pas ce qu'elles disent, ou elles essaient peut-être de se protéger, elles ne savent pas ce qui est bon pour elles, mais «nous» savons ce qui est bon pour elles, et nous allons donc décider de comment elles peuvent être libérées. En même temps, avec cette approche, les femmes qui portent un foulard, comme pour les femmes dans l'industrie du sexe, sont encore plus marginalisées - non seulement parce qu'on leur dénie leur propre droit à la parole, mais de par la façon dont s'organise la société (la régulation des espaces publics, l'accès à l'éducation, l'accès à certains secteurs du marché du travail, l'accès aux droits civiques et à la sécurité sociale, etc.).

 

Citons encore Neelam Hussein : « Si vous voulez vraiment défier le patriarcat, vous devez reconnaître le fondamentalisme et l'oppression sous toutes ces formes, pas seulement au sein de l'islam. En tant que féministe, il est important de toujours se souvenir d'un point central: soyez critiques envers toutes les idées, même les vôtres. Mais c'est difficile si vous vous êtes convaincus que d'autres personnes ne peuvent pas penser pour elles-mêmes. [3] »

 

 

Spectres coloniaux Paradoxalement, la notion selon laquelle les droits des femmes et la libération sexuelle sont des phénomènes « occidentaux » est brandie à la fois par les fondamentalistes islamiques et par les néoconservateurs et les néolibéraux occidentaux - ainsi que par beaucoup de féministes auto-proclamées à gauche.

 

Vivienne Wee, professeure au département d'Etudes Asiatiques et Internationales à l'Université de la ville de Hong Kong, a exprimé cette idée ainsi, dans sa critique du livre Great Ancestors - Women Asserting Rights in Muslim Contexts :  « Il existe une croyance très répandue dans les sociétés post-coloniales selon laquelle toutes les valeurs progressistes, comme les droits humains, les droits des femmes, la justice sociale ou le développement durable, nous ont été transmises comme une partie du « fardeau de l'homme blanc » qui était de nous civiliser.

Du coup, ces valeurs tendent à être connues comme des « valeurs occidentales », comme si avant la colonisation européenne, il n'y avait pas eu de notion indigène de la justice ou des droits dans les sociétés qui ont été colonisées. En fait, nous devrions nous rendre compte que ce mythe a été construit précisément pour légitimer la présence coloniale comme un « processus civilisateur »... Ce type de discours provient d'un processus d'« altérisation » qui dépeint l'Autre non-occidental en termes de « despotisme oriental » ou d'une autre forme de barbarie duquel les femmes non-occidentales doivent être « sauvées ». Il y a une grande ironie à ce que des nationalistes post-coloniaux souscrivent à présent à ce mythe colonial et s'identifient à des personnes qui ne donnent aucune valeur aux droits des femmes. [4] »

 

Sherene Razack, une professeure de sociologie basée à Toronto, née à Trinidad dans une famille d'origine indienne musulmane, pointe aussi le danger du spectre du colonialisme et de l'impérialisme dans le débat sur la libération des femmes musulmanes : « Le genre est devenu le marqueur décisif, qui sépare les civilisés des non-civilisés, ceux qui méritent, et ceux qui ne méritent pas. C'est pourquoi le féminisme et l'égalité des genres deviennent tout à coup de telles priorités. La logique est que le manque d'égalité des genres dans les communautés musulmanes légitime la violence occidentale et la rend nécessaire. La femme musulmane opprimée doit être libérée de l'homme musulman, dangereux et violent. [5] »

 

 

La religion est l'opium du peuple Nous allons maintenant nous tourner vers ce que Marx et Lénine avaient à dire sur la critique socialiste de la religion - en-dehors de la citation usée « la religion est l'opium du peuple » que, parmi d'autres, la « plate-forme athée » de l'ARV a brandi avec rigueur durant le débat sur la légitimité de la candidature d'Asmaa Abdol-Hamid.

 

Comme il a été mentionné plus haut, il est toujours utile de voir les choses dans le contexte où elles ont lieu, et la même chose peut être dite sur la citation à propos de l'opium (tirée de l'introduction à la Contribution à la critique de la philosophie du droit de Hegel) qui dans sa totalité est : « La misère religieuse est, d'une part, l'expression de la misère réelle, et, d'autre part, la protestation contre la misère réelle. La religion est le soupir de la créature accablée par le malheur, l'âme d'un monde sans cœur, de même qu'elle est l'esprit d'une époque sans esprit. C'est l'opium du peuple.

Le véritable bonheur du peuple exige que la religion soit supprimée en tant que bonheur illusoire du peuple. Exiger qu'il soit renoncé aux illusions concernant notre propre situation, c'est exiger qu'il soit renoncé a une situation qui a besoin d'illusions. La critique de la religion est donc, en germe, la critique de cette vallée de larmes, dont la religion est l'auréole. »

 

En bref : le problème n'est pas la religion en elle-même, le problème est l'état du monde qui fait que les gens désirent que la religion apaise leur souffrance - d'où la métaphore de l'opium.

 

Lénine a décrit la relation entre la religion et l'organisation de la société ainsi dans son texte Socialisme et Religion : « L'oppression économique qui pèse sur les ouvriers, provoque et engendre inévitablement sous diverses formes l'oppression politique, l'abaissement social, l'abrutissement et la dégradation de la vie intellectuelle et morale des masses. [6] » Quand Lénine écrit : « La foi en une vie meilleure dans l'au-delà naît tout aussi inévitablement de l'impuissance des classes exploitées dans leur lutte contre les exploiteurs que la croyance aux dieux, aux diables, aux miracles naît de l'impuissance du sauvage dans sa lutte contre la nature », ceci peut nous donner une indication sur la raison pour laquelle par exemple le fondamentalisme religieux est fort dans des ex-colonies, ou pourquoi certains migrants, qui n'étaient pas très religieux dans leur pays natal, deviennent fondamentalistes en vivant dans une Europe raciste.

 

 

Sur le terrain Ce que Marx a écrit dans ses Thèses sur Feuerbach est un outil très utile pour développer des stratégies pour combattre l'oppression masquée derrière la religion: « Le fait, notamment, que la base temporelle se détache d'elle-même, et se fixe dans les nuages, constituant ainsi un royaume autonome, ne peut s'expliquer précisément que par le déchirement et la contradiction internes de cette base temporelle. Il faut donc d'abord comprendre celle-ci dans sa contradiction pour la révolutionner ensuite pratiquement en supprimant la contradiction. Donc, une fois qu'on a découvert, par exemple, que la famille terrestre est le secret de la famille céleste, c'est la première qu'il faut anéantir sur le plan de la théorie et de la pratique. [7] »

 

Pour conclure, le combat pour la libération sexuelle et de genre, tout comme le combat pour le contrôle populaire des moyens de production, ne se fait pas « dans les nuages », sur le champ de bataille abstrait du brouillard religieux. Le combat est sur terre. Et la notion quasi- religieuse - masquée en critique de la religion - que la religion et les symboles religieux ont un pouvoir en eux-mêmes - n'a pas plus les pieds sur terre que les fondamentalistes qu'elle prétend combattre.

 

En tant que socialistes, nous ne combattons pas pour qui que ce soit, nous organisons des gens pour qu'ils se battent pour eux-mêmes. C'est aussi valable pour les femmes qui s'identifient comme musulmanes. En gardant cela à l'esprit le risque de s'aligner sur des forces de droite, laïques ou religieuses, est au moins diminué. »

 

Nina Trige Andersen

 

Ce texte a été publié sur le web ici et

Tous les commentaires

La répétition sans fin du même discours dans une multitude de billets allant dans le même sens ne le rend pas plus convaincant. Après la présidentielle nous assistons à un nouveau déchainement anti-féministe sous couvert de lutter contre le racisme. Quand une partie de la gauche extrême se fait porteuse des valeurs de la religion ! Faut-il que des femmes pensant par elles-mêmes (et non pour) fassent peur.

Avez-vous lu le point de vue d'une militante de gauche danoise sur le site ? Avez-vous même lu celui que vous commentez à quelques secondes de sa mise en ligne ? J'ai bien plutôt l'impression que la répétition est de votre côté (vous tournez en rond en reproduisant sur tous les fils - peu ou prou - le même commentaire), citoyen-paniqueur moral !

Pas-niqueur moral ? N'importe quoi. j'ai réagi à votre titre plus qu'à votre billet, titre volontairement provacateur.

Le titre n'est pas de moi, mais a manifestement été choisi par l'auteure du texte. Je me suis contenté de le reprendre. Bravo pour votre jeu de mot et merci pour elle ! On vous a connu mieux inspiré et plus... spirituel ! Vraiment, ce qu'on ne lit pas en ce moment sur Mediapart autour de ces questions... M'enfin...

 

vous savez un avis vous sur le " Tractatus logico-philosophicus et de son influence sur Bertrand Russel (du fameux tribunal). "

 

 ça m'aiderait bien merci ...

Non, je n'ai pas d'avis à ce sujet. Mais pourquoi donc Wittegenstein vous obsède-t-il désormais à ce point ? Ne pouvez-vous faire l'effort de rester sur le sujet d'une contribution ou d'aller commenter des billets ou articles à propos desquels vous auriez un avis, disons, éclairé, voire éclairant ?

d'aprés le npa et un de ses philosophes il faut comprendre wittgenstein et son raisonnement logique pour comprendre cette question le tractacus logicus je sais pas quoi ... cf plus bas ...

 -

 je vous demande si vous pouvez m'aider à comprendre la relation moi je ne la comprend pas ...

 -

 cordialement ...

C'est ce qui s'appelle ne pas assumer ses billets tout en emettant un avis. Bravo !

J'assume parfaitement (ne vous en déplaise) le billet que j'ai mis en ligne. Je vous informe simplement n'en avoir pas choisi le titre. Par contre, j'ai bel et bien choisi de le reprendre. Quelque chose vous dérange-t-il encore ?

 

 

Merci. Rien à ajouter. Essentiel.

 

Thierry Ternisien a le droit de s'exprimer, il me semble, sans pour autant s'attirer ce ton qui, d'ailleurs, semble prospérer en ce moment dans le Club Mediapart pour peu qu'on exprime une opinion differente.

Quant au sujet, je rejoins Thierry et beaucoup d'autres (dont un certain nombre de femmes qui se sont enfin exprimées) sur les fils du Club.

PS : Etre de gauche n'a jamais été synonyme de feminisme (dans le sens : defendre les femmes dans une societe d'hommes - simplement)

 

Tout le monde a évidemment le droit de s'exprimer et je n'ai pas prétendu le contraire. Convenez tout de même que pondre un commentaire disqualifiant sans avoir même pris le soin de lire la contribution à laquelle on réagit est un quelque peu léger - tel est en tout cas mon avis (le "citoyen-paniqueur moral" renvoyait en clin d'oeil à la fois à l'identité que Thierry Ternisien s'est choisie et à l'expression utilisée par l'auteure du texte que je mets en ligne). Pour le reste, je ne comprends pas bien votre dernière formule...

Craindriez-vous d'être catalogué "citoyen paniqueur amoral" ?

 

Je ne peux pas dire que je vous attendais, mais je ne suis pas surpris de vous voir surgir ici ! Et pour vous répondre, je ne sais pas.

J'avais oublié de préciser :

Avec le - gros - "clin d'oeil" qui va avec Marche moi dessus

Un billet salutaire en bien des points.

Même si je ne suis pas certain que les écrits de Marx ou Lénine soient à convoquer pour débattre de cette question.

et de wittgenstein ?

 

Tout dépend de l'interprétation que vous donnez du Tractatus logico-philosophicus et de son influence sur Bertrand Russel (du fameux tribunal).

moi aucune ... et vous peut-être pouvez-vous m'éclairer sur cette question ... vous savez j'ai arrété mes études en troisième je ne peux guère vraiment je crois débattre trés sérieusement du " comment dites-vous " ?

 

 Tractatus logico-philosophicus et de son influence sur Bertrand Russel (du fameux tribunal).

 

  vous savez je fais les 3/8 chez renault, et j'ai pas trop le temps de m'intéresser au pourquoi du comment chez russel ...

 

  en revanche, je sais ce que signifie le voile, je sais ce qu'est un islamophobe et je n'en suis pas un, et je sais ou se situe l'émancipation et le féminisme ...

 

   j'ai pas besoin de wittgenstein pour comprendre la différence entre une femme qui représente certains conservatismes, même si le npa peut avoir pour but de lui permettre de se joindre à la vie politique de la france, et en cela je trouve ça plutot bien, mais pas de nous parler d'émancipation et de symbole d'anticapitalisme, là il y a une confusion je pense ...

 

Ce n'est pas l'objet de ce billet.

Le bouquin existe. Il est en vente.

ben si l'objet c'est le voile, la gauche et l'islamisme ...

 -

 pour comprendre ça corcuff dit qu'il faut comprendre le raisonnement de wtiigentstein ... tout est lié ... moi j'essaye de comprendre au mieux tout simplement, dans une certaine continuité ...

 -

 wittgenstein, le voile et le npa ... tout ça lié au concept d'émancipation, merci de bien vouloir m'expliquer, je veux bien faire l'effort de comprendre, mais faites également un peu l'effort d'être de bonne foi et un peu compréhensible ...

 -

 je vous dis je fais parti du petit peuple vous savez, il faut me permettre de m'émanciper si vous le voulez bien, wittgensetein je connais pas, mes faibles revenu ne me permettent pas d'acheter des livres et j'ai pas le temps d'aller à la bibliothèque, faites un peu preuve de votre volonté d'émanciper les autres, c'est une occasion comme une autre ...

 -

 

"Il n'est pas acceptable de sacrifier l'émancipation laïque à la libération sociale" par H Pena-Ruiz, philosophe

Opinions - le Monde - 19/02/10

 

"Le plus religieux n'est pas celui qu'on croit" par Isabelle Stengers, philosophe, et Philippe Pignarre, éditeur (Le Monde, 19 février 2010), en contrepoint à votre proposition de lecture.

donc vous voulez dire que entre une personne comme moi par exemple qui n'ait aucun lien avec aucune religion et suis profondément athée cartésien et Ilham par exemple qui est musulmane, le plus religieux ce serait ... moi ?

 Oui aux pionniers, non aux "aventuriers" justement ! - cf "le plus religieux n'est pas celui qu'on croit"  -  Rien que le titre, puis les derniers mots, suffisent à situer le niveau de l'article ; celui-ci n'en finissant plus de tirer à la ligne, autour d'une réprésentation du monde auto-centrée sur son objet (ici le hidjab).

L'article  de H Pena-Ruiz à l'inverse,  élargit à l'ensemble des enjeux de la société.

Je me sens évidemment davantage en phase avec ce dernier. 

 

en revanche je sais que marx était contre les religions même si le marxisme s'inscrit dans une tradition philosophique liée à la philosophie de platon, de kant, de hegel éventuellement, d'une définiton holistique de la philosophie et compréhension du monde qui se dissémine dans les valeurs du marxisme et du christianisme en tant que projet métaphysique.

 -

 donc marx me semblait plutot contre les religions, la domination des dogmes religieux, un certain hérétisme, qui amena également l'humanisme, avec les faiblesses du marxisme notamment ... et du communisme ...

 -

 mais il est vrai que vous n'êtes pas marxiste, vous me l'avez dit plusiseurs fois au npa vous êtes pour l'éco-socialisme ... je saisis pas bien la différence mais bon ...

 -

 sartre, le marxisme, le communisme, le socialisme ont pour filiation l'humanisme qui est le rejet de l'obscurantisme religieux et l'affirmation en un humanisme pragmatique lié à l'émancipation par les sciences notamment, la philosophie ...

 -

 ce pourquoi l'affirmation identitaire du npa concernant la confusion sur le symbole de ce que représente l'islam dans le monde face au capitalisme me semble caricaturale, ambigue et discutable ...   

Je n'ai lu pour l'instant que le début de l'article (très long, manque de temps).

Ce début m'aide bien dans le débat français, car il catégorise les opinions qui empêchent de penser ce qui est en train de se passer :

1ère opinion : "Les multiculturalistes : C'est un projet progressiste en soi que la femme musulmane (traduction : une personne identifiée comme femme, immigrée, portant un foulard) soit représentée."

D'accord, ça représente bien un pan des opinions, qui ne va pas plus loin que cela et ne réfléchit pas aux possibles contre effets. 

 

2ème opinion : je regrette la dénomination de paniqueurs moraux qui ne peut que fermer le débat.

Je dirais pour l'instant : ceux qui pensent que   :

"Le foulard est oppressif en soi, donc le fait qu'une femme portant un foulard représente" (un parti)  "envoie le signal que" (ce parti est)  "pour le patriarcat (dans sa version spécifique islamo-arabe)."

Cette deuxième opinion  se divise en deux :

- "Les athées, qui utilisaient la version marxiste vulgaire de la citation « la religion est l'opium du peuple ».

- "Les socialistes chrétiens, qui croient que comme l'islam n'a pas connu une Réforme et les Lumières comme le christianisme, il est toujours une religion fondamentaliste et répressive, à la différence du christianisme qui a une base ainsi qu'un potentiel progressistes."

 

 Je vais continuer à réfléchir à partir de là.

 

A vous procurer Fantie le dernier N° spécial de "Philosophie magazine" Janvier/Février, consacré au Coran.

Merci, Patrick Daquin.

La répétition sans fin des stéréotypes néo-coloniaux et paternalistes envers les femmes "musulmanes" (ou classées ainsi), n'est pas une particularité française. Ni l'ignorance délibérée (la stigmatisation annihilante) de voix féminines trop "exotiques". Vous l'avez montré ici.

 "Le voile du Npa, la farce qui cache la burqa", par hamid Zanaz - auteur de "l' Impasse islamique" - Editions Libertaires - 2009 -

http://www.lemonde.fr/opinions/article/2010/02/19/le-voile-du-npa-la-farce-qui-cache-la-burqa-par-hamid-zanaz_1308182_3232.html

Autrement intéressant que le texte tortueux qui nous est proposé dans ce billet pour justifier l'injustifiable !Quant à la justification du voile par l'anticolonialisme c'est fort de café. Et l'excision, et la lapidation,....jusqu'où va-t-on aller dans le délire d'une certaine extrême gauche, délire qui ne date pas d'aujourd'hui malheureusement et refait surface régulièrement.

Ce sera difficile de le "classer" dans les "stéréotypes- néo-coloniaux-paternalistes" Clin d'oeil

Thierry,

Je vous ai connu plus "ouvert" dans vos propos.

Vos aigreurs répétitives semblent sortir d'un esprit obtus.

Je sais que ce n'est pas le cas.

Je ne comprends pas cette hargne irraisonnée et inargumentée - accompagnée de celle signée pénéloppe (mais là, nous avons l'habitude !).

c'est un militant d'extrême droite thierry ternisien c'est pour ça ...

 -

 

 Thierry, vous voilà promptement mis "aux normes"*

C'est que c'est pas de la rigolade, attention

* jargon utilisé à la Lcr/Npa pour mater les récalcitrants

"Si la religion est 'l'opium du peuple', elle est aussi 'le soupir des opprimés'" par Tariq Ali (Le Monde, 19 février 2010), en contrepoint à votre proposition de lecture du texte islamophobe de M. Zanaz.

Mais qui êtes vous donc pour vous permettre d'asséner à longueur de journée, tous autant que vous êtes, "islamophobes" à tous ceux qui ne sont pas de votre 'bord'.  Des hordes de frappadingues déchaînnées mal dégrossies, qui se rassurent. 

nan mais c'est normal en fait vous le saviez pas jusqu'à aujourd'hui mais vous en êtes ... vous êtes " islamophobes " rien que ça ...

 -

 éventuellement un peu antisémite aussi, en bref vous/nous qui ne sommes pas automatiquement daccord sommes des " gros racistes " ...

 -

 c'est magnifique vraiment ...

 

( ou classées ainsi ) ... vous êtes odieux ... elle est pas musulmane Ilham Moussaïd ?

 -

 vous le niez ?

 -

 arrétez avec ce verbiage abscon ça fait franchement pompeux ...

Oui: lire le texte de Tariq Ali.

vous répondez à quoi ?

 

 que elle soit musulmane ou que ceux qui n'acquiessent pas seraient racistes ?  vous pouvez préciser ? ah elle n'est pas musulmane ? n'importe quoi ...

 

  je vous ressors les déclarations du npa, vous êtes dingue ou bien ?

 

 décidémment, difficile d'y comprendre quelconque intérêt dans ce que ce parti raconte ...

 

  et je laisse wittgenstein en dehors de tout ça bien entendu ...  

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