Il n'ira pas
Il n'ira pas....
"Ca finira mal..." prévoyait François Léotard dès 2008, un an seulement après l'ouverture anachronique de la parenthèse désormais proche de se refermer sur ce calamiteux quinquennat, dont la trace dans l'Histoire contemporaine de la France fera tache, comme l'expression absolue en temps de paix de toutes les contre-valeurs dans tous les domaines de ce qui a forgé l'identité même de la France et de sa République depuis la révolution de 1789.
Oui, le mot "libération" s'impose par la rupture historique que va constituer dans quelques semaines, l'effacement définitif de la petite oligarchie portée au pouvoir -dans un moment d'égarement d'une rare et intense médiocrité- par 53% du peuple français qui va donc, et enfin, se libérer de lui-même pour remettre ses pas dans ceux de l'Histoire de son pays.
"C'est une évolution ? Non Sir, c'est une révolution...!"
Ce n'est donc pas une ennième "alternance" politique qui se profile au proche horizon, mais bien un virage à 180° d'une République qui se défait des oripeaux ridicules, criards, d'un mauvais goût achevé, endossés à la va vite il y a cinq ans par un faux effet de mode, mais dont la très mauvaise facture annonçait le rapide affilochage, puis la transformation en les haillons que nous voyons aujourd'hui.
Au "Ca finira mal...." de la pythie Léotard, répond aujourd'hui le "C'est fini..." de la marche de l'Histoire, qui reprend ses droits en expulsant un singulier petit individu qui a incarné cette malheureuse et courte période de notre temps contemporain, mais qui est inéxorablement rejeté comme un greffon incompatible avec le génome de l'organisme dans lequel il avait été transplanté.
- SANS FOI NI LOI -
C'est la grande honte et la grande pitié de la bourgeoisie française (qui eut tout de même ses lettres de "noblesse" républicaine) que d'avoir choisi pour porte-drapeau, héraut et finalement candidat, en 2007, ce triste parvenu sans foi ni loi, cancre et bateleur populiste sans culture ni conviction, fasciné par le veau d'or et les pouvoirs éphémères qu'il lui prodigue, comme seul moyen d'échapper à la détestation de lui-même, uniquement soucieux -pitoyable Narcisse- de son propre objet.
Mais le voici passé de l'omnipotence à l'impotence, "crise" aidant ou pas. Ce qui reste de son pouvoir institutionnel au sommet de l'Etat, de son pouvoir politique dans son propre camp, voire de son pouvoir privé dans sa propre famille, ne tient plus qu'à la capacité de nuisance, d'intimidation, de menace que ce pleutre petit furher -de par les pouvoirs de police qu'il s'est personnellement conférés- possède encore sur le papier.
A trop admirer son reflet dans l'onde, il est tombé dedans et s'est noyé.
Dans ces conditions et à moins de cent jours du verdict populaire inéxorablement annoncé, il est bien obligé -étonnons-nous que certains s'en étonne- de maintenir le flou sur son éventuelle candidature, naviguant à la boussole et au jour le jour, un oeil sur les sondages dont la convergence de tendance très négative à son endroit ne se dément pas, un autre sur les actions, déclarations, interventions de son adversaire de gauche, François Hollande, qui lui porte déjà et comme taillé sur mesure, le costume de la fonction qu'il brigue au nom de la République toute entière.
Et rien, absolument rien n'autorise à envisager un retournement de situation (à moins d'une mort subite du candidat de gauche...) dans un mois ou un mois et demi, date à laquelle l'actuel locataire de l'Elysée envisagerait de dire enfin ses intentions au bon peuple.
Or, l'arithmétique est une science exacte et les enquêtes d'opinion, tous instituts confondus -à moins de deux mois d'une telle échéance nationale- non à la décimale près mais dans la convergence absolue d'une tendance forte et établie, le sont aussi.
Dans ces conditions, autant dire que la réponse est contenue dans la question: "ira ou n'ira pas ?".
Monter au front, en ligne, au feu, en étant certain de ne pas en revenir, implique l'adhésion à un catalogue de valeurs, de convictions, de courage et de détermination rares, dont on sait que l'individu en question est totalement et presque congénitalement dépourvu.
A moins que sa "névrose narcissique à tendance paranoïaque" se soit transformée en psychose et perte totale de contact avec la réalité et que, à l'instar d'Adolphe assiégé dans son QG à Berlin par l'Armée rouge, il crut follement et jusqu'au dernier moment, encore possible une contre-offensive victorieuse... Il n'ira pas.


Tous les commentaires
Cette question m'effleure aussi depuis quelque temps. Les avantages pour Nicolas Sarkozy de ne pas se représenter sont nombreux : sa vie familiale, le retrait donne de la hauteur, ne pas perdre, se reconstruire, etc.
Mais ce qu'on pourrait lui reprocher c'est de quitter le navire, ce qui l'oblige justement à rester.
Restent deux options : le prétexte d'un état de fatigue avancé - ce qui peut se comprendre - ou qu'une Fronde soulevée par une extrème et soudaine médiocrité des sondages l'oblige à "se sacrifier".
Je pense comme vous UJAMA!
Au fur et à mesure que j'écrivais un livre -souvenir sur ma mère, je ne pouvais que la comparer à Sarko!
Mais j'aimais ma mère malgré son infantilisme. Et puis ma mère, femme au foyer n'avait aucun pouvoir! C'est toute la différence!
La mort de ma mère fit étrange!
Malgré toutes les connaissances psychologiques, vraiment, on ne peut prévoir l'avenir car il est dicté à mon avis par le passé de cet homme et ses dessous-inconscients , que nous ne connaissons pas.
Je crois seulement que nous allons avoir une drôle de surprise! Un peu comme le suicide de madame Chatel dimanche dernier, dont persoone ne parle plus! "Occupe-toi de tes enfants aurait dit SARKO!"
Or nous sommes tous ses enfants dans son imaginaire! ????????????????????????????????????????????????????????????????????????????
Votre article m'a beaucoup plu, Patrick Gabriel!
L'autisme du personnage me porte à croire qu'il est encore persuadé que son seul problème est de franchir la barre du premier tour.
Car franchie cette barre, il balayera son adversaire du second tour en jouant sur la peur.
Face à Marine Le Pen, facile (elle est pire que lui)
Face à Bayrou, il décrira un pays ingouvernable, un retour à la IVème République, car Bayrou n'aura pas de majorité parlementaire.
Et enfin face à Hollande, il nous annoncera le chaos et la ruine du pays (ça marche toujours, même s'il a fait tout ce qu'il fallait pour nous conduire vers la ruine)
NON, maintenant, il ne s'agit plus de tactique électorale! la situation est extrêmement grave!
Car le "petit" sait maintenant très bien que malgré les preuves de son gangstérisme qui n'existent pas et pour cause, il a été découvert dans l'opinion.
Nous allons avoir une surprise. Bonne ou mauvaise? Je ne suis pas madame Soleil!
J'espère seulement que grâce à notre belle Histoire de FRANCE, les Français vont bien réagir comme nos journalistes sur Médiapart!
Et qu'ils demanderont TOUS enfin de l'honnêteté, qui conduit à la LOI et au bonheur d'être ensemble. C'est mon voeu, le plus cher!
Sarkozy a un bel avenir, s'il échoue à la présidentielle, devant les juges de la république...
Non seulement il va aller à la présidentielle, mais pas question de s'attendre à ce qu'il joue dans les règles, il est prêt à tout, parfaitement aux abois.
Alors, déjà qu'il n'était pas un cadeau quand il était gagnant, maintenant qu'on le pousse dans le dos, on n'a pas fini de déguster.
Bonjour Passifou, et salut à la Corse! Je ne connais pas cette île, mais ma camarade bien aimée de mon adolescence y était originaire!
Mais là je ne suis pas en phase avec vous! Au plaisir de voue lire!
Salut Rosine,
J'espère tant que vous ayez raison, et moi tort.
Je pourrais voter à gauche toute, sans remords.
Fort beau billet, fort bien écrit, merci. Néanmoins, le cadavre agonise mais bouge encore, et dans un sursaut d'énergie (un geste fou sacrificiel pour sa caste des assis et des nantis) il peut s'avérer dangereux, mordre, ou, tel Atilla, semer la zizanie derrière lui et nous entraîner dans une faille populiste.
Tout devient possible....
Sarkozy, nous l'aurons longtemps. Nul doute. Il partira, reviendra de l'ile d'Elbe ou d'ailleurs. Il y a peu d'hommes avec un tel niveau d'énergie, de réactivité. Le sujet ici n'est pas de juger ce qu'il en a fait. Je suis persuadé qu'il se pose la question de sa candidature. Il peut avoir une autre logique du temps si ses sondages s'écroulent totalement. L'homme prête particulièrement attention aux sondages parfois assimilés à des référendums. Un spécialiste. Alors, se battre pour rien quand la partie est jouée : non. Il lui restera alors à trouver une justification pour la noblesse d'un isolement : épuisement, sacrifice... "et laisser la France à ses démons et à ceux qui ne comprennent rien". Mieux vaut un 2017 gagnant qu'un 2012 perdu d'avance. Ajoutons qu'il est panne de programme, de motivation : donnez-lui chers communicants du Cecil. B. DeMille !!! Quant aux questions judiciaires malgré beaucoup d'enflammements peu de preuves au RV.
Je voudrais bien vous croire. En tout cas, merci pour ce billet de haute tenue.
A toutes et tous,
Je me garderais bien de jouer à mon tour les pythies.
Je ne fais et vous l'avez compris, ni prédiction, ni pari.
C'est juste une analyse qui vaut ce qu'elle vaut et que je me devais de verser au débat et à la réflexion sur MdP.
J'aurai fort probablement l'occasion d'y revenir dans les semaines qui viennent.
Mais je jurerais que certains commentateurs professionnels appointés, ne vont pas tarder, ici ou là, d'évoquer la même hypothèse dans leurs colonnes ou devant leurs caméras et micros respectifs.... quand ils ne craindront plus de commettre un crime de lèse-roitelet.
Des personnes ont joué les ouvriers lors de la visite du président dans l'Essonne jeudi.
"Ils voulaient plus de monde autour de Nicolas Sarkozy". Un cadre du chantier de Mennecy, dans l'Essonne, qu'a visité jeudi le chef de l'Etat, s'est confié anonymement à Europe 1. Selon lui, l'Elysée aurait organisé dans les moindres détails ce déplacement, allant jusqu'à demander de doubler les effectifs le temps du passage du président.
De 60 à 120 ouvriers
Plusieurs dizaines de personnes, n'appartenant pas au chantier, seraient ainsi venues en plus de la soixantaine d'ouvriers présents quotidiennement, pour garantir une présence importante sur le site. Cette requête présidentielle n'est pas passée inaperçue aux yeux de ceux qui travaillent réellement sur le chantier.
SUR MON PORTAIL SFR ce jour.
Merci pour cette analyse détaillée qui me semble d'une logique absolue, malheureusement l'homme dont on parle est tout sauf logique !!!, aussi peut-on s'attendre à de nouveaux rebondissements avant la ligne droite...
Je me ferai un plaisir de suivre vos commentaires sur votre blog.