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Sur la route: Kerouac de Cannes à Huelgoat

Vidéo pitch :

SATORI IN BERRIEN . Réalisation Gérard Ducos par Squapad

 « SATORI IN BERRIEN » La vision vagabonde

Réalisation Gérard Ducos, une production courte de l’Association « Iris Arrée »
(asso loi 1901 Scignac Finistère).

- Au sujet du réalisateur Gérard Ducos, qui tour à tour poète, musicien, compositeur, peintre, et pour cet ouvrage petit ciné, vous propose ce premier travail de réalisateur et scénariste pour ce court métrage.

- SATORI- signifie « illumination » en traduction japonaise …Un clin d'oeil à l'écrivain Kerouac Jack

Voir suite article sur le Blog Médiapart

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Depuis le Télégramme de Brest ... Voleur que je suis ... pas autant que Coudurier le rédac en chef de ce quotidien plutot sarkozyste et militant pro gaz , serviteur zélè de Jo Le Mer patron de la CCI de Morlaix et ami des néoconservateurs du fond Carly ...

(une réduction et chronique à venir)

Kerouac. L'auteur de "Sur la route" était obsédé par sa "bretonnité"

23 mai 2012 à 16h26 -

Ce mercredi, le Festival de Cannes est parti en virée "Sur la Route", roman culte de Jack Kerouac adapté au cinéma par le Brésilen Walter Salles, en lice pour la Palme d'Or. L'occasion de rappeler que l'écrivain américain était obsédé par ses origines bretonnes qu'il a cherchées en vain lors d'un rapide et éthylique passage à Brest en 1965.

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Lire également :
Sur la route : la critique d'André Rivier
Suivre le 65e Festival de Cannes

"Ti Jean (Kerouac se prénomme Jean-Louis à l'état civil), n'oublie jamais que tu es Breton", lui répétait à l'envi son père, mythifiant les aventures de l'ancêtre, Le Bris de Kérouac, venu de Bretagne plus de deux siècles avant. "Il signe +Jean, Baron de Bretagne+ ou +Jean-Louis Le Bris de Kérouac'h de Meslan, Cornouailles, Finistère, Bretagne, comte héréditaire ou Roi de Cornouaille+. Il était convaincu d'être un descendant des +princes de Bretagne+", raconte Patricia Dagier qui a découvert en 1999 l'aïeul de l'écrivain américain parti "aux Amériques" sous un faux nom.

Un ancêtre finistérien

Cette généalogiste est co-auteur avec Hervé Quéméner, ex-rédacteur en chef de Bretagne Magazine (Le Télégramme), de "Jack Kerouac, Breton d'Amérique" aux éditions Le Télégramme qui retrace les recherches infructueuses de l'écrivain sur ses racines bretonne et dévoile le parcours de son ancêtre finistérien.

En 1720, Urbain François Le Bihan de Kérouac, né à Huelgoat en 1702, fils d'un bourgeois finistérien et argenté de Huelgoat, est accusé d'un vol d'argent et d'une tentative de viol d'une jeune fille. Son père, notaire, qui estime sa famille déshonorée décide de l'exiler au Canada. Le jeune homme débarque sous le nom de Maurice Louis Le Bris de Kérouac, et a l'intention de se faire oublier, affirme Patricia Dagier . "Il est débrouillard. C'est un coureur des bois, négociant en fourrures, qui se livre à toutes sortes de commerce avec un certain succès", note de son côté Hervé Quéméner.

Les registres canadiens parlent : en 1732, l'aventurier breton qui a conservé "Kérouac" dans son patronyme en vue d'hériter un jour - permettant à la généalogiste de le débusquer - légitime un enfant et se voit contraint au mariage. Le Bris alias Le Bihan de Kérouac, meurt en 1736.

Passage à Brest en 1965

En 1965, le désormais célèbre Jack Kerouac, dont la famille a quitté le Canada pour les Etats-Unis en 1890, se rend en Bretagne, qu'il cite abondamment dans ses écrits. Lors de ce séjour en Europe - son second, après une première visite en 1957 -, il recherche son ancêtre "Lebris de Kérouac". Son ami académicien Michel Mohrt le met sur la piste d'un libraire brestois.

Et Kerouac de débarquer dans la cité du Ponant chez Pierre Lebris. Là, le second dévoile au premier son arbre généalogique et, le cognac aidant, les deux hommes se persuadent d'être issus de la même lignée, cousins, et deviennent amis. Son voyage s'arrête là.

Projet de voyage annulé en 1968
De retour aux Etats-Unis, l'écrivain qui décrit sa rencontre avec Pierre Lebris dans "Satori à Paris" se lie à un autre Breton de New-York, le chanteur et sculpteur Youenn Gwernig. Dans les nombreux courriers qu'ils échangent, les deux hommes projettent de se rendre en Bretagne. Mais en 1968, "Kerouac annule au dernier moment son voyage avec Gwernig qui devait le recevoir chez lui à Huelgoat", là où vivaient les ancêtre bretons de Kerouac sans le savoir, s'étonne Hervé Quéméner.

Quelques mois plus tard, l'auteur de "Les Clochards célestes" est hospitalisé et meurt le 21 octobre 1969 d'une hémorragie gastrique sans accomplir son projet de voyage en Bretagne. La maison de son ancêtre à Huelgoat porte une plaque en son honneur.

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Canton d'Huelgoat. Des résultats totalement atypiques

24 avril 2012  

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 À l'heure des bilans d'après premier tour, le canton d'Huelgoat ne passe pas inaperçu dans le Finistère. D'abord, il fait partie de ceux qui ont voté le plus à gauche et même très à gauche. Si l'on ajoute les scores des candidats de gauche (Hollande, Mélenchon, Joly, Arthaud, Poutou), on grimpe à 63,91% des suffrages! À titre de comparaison, le canton de Carhaix, lui aussi bien à gauche, atteint 56,03% lorsque l'on fait la même addition.

Mélenchon superstar

Cela est dû notamment à l'énorme score de Jean-Luc Mélenchon. Le candidat du Front de gauche récolte 20,90% des voix contre 11,52 dans le Finistère et 11,10 en France. Encore plus fort, Locmaria-Berrien (32,57%), Berrien (25,76%), Bolazec (25,66%) et Scrignac (23,61%) sont les quatre communes finistériennes où Mélenchon a fait le meilleur score. À Locmaria-Berrien, Mélenchon arrive même nettement en tête avec 32,57% devant Hollande (26,86). À y regarder de plus près, on constate que les communes du canton sont totalement atypiques. Quelques exemples significatifs. À Bolazec, si l'on ajoute les scores de François Hollande et Jean-Luc Mélenchon, onatteint... 74,34%!

Sarkozy à égalité avec Joly à Botmeur

À Botmeur, l'ordre d'arrivée des candidats est étonnant: Hollande; Mélenchon; Le Pen; Joly et Sarkozy à égalité! Éva Joly, avec 8,92%, réalise son meilleur score dans le Finistère. À Berrien, Nicolas Sarkozy se classe quatrième derrière Marine Le Pen. De quoi faire perdre leur latin à pas mal de spécialistes de la politique. Le canton a aussi été impitoyable avec Jacques Cheminade. Entre les huit communes, il n'a obtenu que 6 voix soit 0,14% des suffrages. Il collectionne les 0%, y compris à La Feuillée. Ce qui veut dire que même le maire, Yves Le Floch, qui lui avait pourtant donné son parrainage, n'a pas voté pour lui.

Tous les commentaires

23/05/2012, 18:19 | Par Goasanscaven

Bonjour Patrick

J'ai lu dernièrement ''Satori à Paris'', un très beau livre. J'ai trouvé étrange le ton très américain de Kerouac pour décrire des lieux que je connais, la gare de Brest notamment. En définitive, Jack Kerouac n'a passé que très peu de temps en Bretagne, n'est pas allé dans la montagne retrouver la terre de ses ancêtres. Il a fait un rêve de Bretagne et, par moment, je pensais à Xavier Grall.

Sur la géographie électorale de la montagne : voir la contribution de Ronan Le Coadic :

http://www.cairn.info/revue-etudes-rurales-2004-3-page-93.htm

Et pour la dernière élection, je crois que le pompon revient au 2e tour au Cloître-Saint-Thégonnec avec 78,48 % pour François Hollande. Mais les communes du Poher costarmoricain comme Saint-Nicodème et du Trégor intérieur comme Louargat ne sont pas en reste.   

24/05/2012, 08:12 | Par Patrig K en réponse au commentaire de Goasanscaven le 23/05/2012 à 18:19

Salut pote à d'Are

Cette particularité de gauche des Monts d'Arrée, et qui étonne tant le télégramme, est pourtant connue depuis très longtemps ...

Il y a d'ailleurs, comme une ligne géographique qui coupe la Bretagne occidentale, depuis Douarnenez vers les Monts d'Arrée, puis Guigamp et jusqu'à Paimpol (une certaine époque) qui regroupe ces communards bretons ..

Ici non loin de la Feuillée, certaines hypothèses ( ça ce retrouve également dans le Limousin) émettent l'idée que les Cisterciens de retour de leurs croisades en orient, et qui se seraient installés dans le coin à l'Abbéy du Relecq et en pratiquant un certain partage des terres à déboiser à partir du XIIéme siécle, aurait ainsi imprimé une certaine révolution agraire ( le fermage primitif) ; en échange des travaux et des parts de récoltes, ceux ci de curé seigneur et gendarmes, protégeaient d'une certaine façon les familles démunies et qui servaient également de main d'oeuvre à bas coup sur la cote nord du coté de saint pol de léon , les riches léonards ...

Cette histoire n'est pas très connue, et pourtant ...

Sans angélisme bien sur ... car cet ordre Cistercien, et c'est un avis, n'était pas forcément un bloc idéologique rigide , qui sait peut etre et là c'est du roman, les précurseurs de la théologie de la révolution, comme elle est toujours en Amérique Latine ...

D'ailleurs, et à propos de coin de Huelgoat et des Monts d'Arrée, c'est aussi le lieu des résistant et dès le début 1940 ... en avance sur les directive du PC et des délires du Pact Germano Soviètique ...

bien à toi, a galon ,

23/05/2012, 19:32 | Par Patrig K en réponse au commentaire de Goasanscaven le 23/05/2012 à 18:19

Je l'ai écrit avant d'aller sur le site ...merci encore

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La genèse du « bastion rouge » s’inscrit dans la longue durée. L’un des plus anciens éléments qui ont pesé sur les conditions d’implantation du communisme dans cette zone aux confins des Côtes-d’Armor, du Morbihan et du Finistère est sûrement la quévaise. C’est « une coutume née de conditions destinées à attirer des défricheurs, puis à les transformer en agriculteurs », explique Jeanne Laurent [1972]. La quévaise s’est perpétuée jusqu’à la Révolution mais est restée prégnante au-delà, tant dans la mémoire collective que dans les pratiques d’organisation et d’exploitation des terres.

Sur la géographie électorale de la montagne : voir la contribution de Ronan Le Coadic :

http://www.cairn.info/revue-etudes-rurales-2004-3-page-93.htm

23/05/2012, 21:36 | Par Goasanscaven

Bonsoir Patrick

Le livre de Jeanne Laurent est une merveille. Elle avait fait le choix de réaliser sa thèse sur la quévaise qui, à l'époque, était décriée comme une survivance de la servitude des paysans. Elle démontre, qu'au contraire, la quévaise avait été mise en oeuvre par les Hospitaliers et les Cisterciens pour défricher, coloniser, les terres frostes de la montagne. Pour à la fois fixer les paysans sur leur tenure et les inciter à envoyer leurs enfants créer de nouvelles zones de défrichement, un système oroginal avait été mis en oeuvre : une maison et un lopin de terre en plleine propriété, les terres aux alentours en communaux, la succession ne revenant qu'au juveigneur, garçon ou fille, chargé de veiller aux bons soins des derniers jours de ses parents.

Une foi cette thèse réalisée, la guerre passée, elle s'est investie dans le théatre populaire durant toute sa vie ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeanne_Laurent ), puis elle a décidé de mettre son travail sur les quévaises à la disposition de tous. Son livre est remarquable car outre son intérêt factuel, il est une formidable leçon de transmission d'une génération à la suivante. Elle y livre toutes les sources qu'elle a travaillées avec la photographie et/ou la transcription des pièces les plus importantes.

Une anecdote issue de son livre me revient à l'esprit. Elle nous permet de relativiser la vision misérabiliste que nous pouvons avoir des classes rurales de la fin du moyen-âge. Elle doit se situer vers 1450 et lors d'un procès, un des paysans de La Feuillée doit témoigner. Je ne sais plus ce qu'il dit exactement seulement qu'il utilise un élément précis pour situer l'évènement source du conflit : c'était, selon sa mémoire, juste après son troisième voyage à Rhodes. Ce paysan de la montagne allait donc régulièrement à Rhodes verser la quote-part de la Commanderie de La Feuillée à l'Ordre des Hospitaliers. Je trouve ce témoignage formidable.

Kenavo ar wech all

 

23/05/2012, 21:48 | Par Fantie B.

D'accord avec vous deux sur la quévaise.
Depuis l'expo que j'avais vue sur ce thème à l'abbaye du Relecq, le lien avec le vote "rouge"  me trottait par la tête.

J'ignorais qu'il y avait eu des recherches universitaire sur al quévaise, merci des liens.

23/05/2012, 21:57 | Par jean_paul_yves_le_goff

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Excellente vidéo!

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jpylg

23/05/2012, 22:37 | Par Patrig K en réponse au commentaire de jean_paul_yves_le_goff le 23/05/2012 à 21:57

je remercierai Gérard de ta part, un poète et ami de plus

 

 

23/05/2012, 22:06 | Par Goasanscaven

Voici le lien vers le site de l'EHESS présentant le livre de Jeanne Laurent :

http://www.editions.ehess.fr/ouvrages/ouvrage/un-monde-rural-en-bretagne-au-xve-siecle/

La quévaise fit l'objet de nombreux procès à la fin du XVIIe siècle, pas tant sur les règles de succession dont la règle était largement dénaturée dans les faits que sur les droits féodaux et fonciers particulièrement élevés que devaient verser les quevaisiers au Commandeur, leur seigneur et propriétaire.

L'Ordre des Hospitaliers a donné lieu à la construction de chapelles remarquables comme par exemple les chapelles-soeurs du Loch (en Peumerit-Quintin : http://cghp-poher.net/aire-d-etudes/cotes-d-armor/le-loch.html ) et de Burthulet ( en Saint-Servais : http://cghp-poher.net/aire-d-etudes/cotes-d-armor/burthulet.html )

23/05/2012, 22:50 | Par Patrig K en réponse au commentaire de Goasanscaven le 23/05/2012 à 22:06

merci encore

c'est mon pays , j'ai put remonter au plus loin dans la généalogie , et les traces remontent environ vers 1640

les mines de plomb argentifère de Huelgoat et Poullaouen,  (2500 journalières et journaliers - les intérimaires d'autrefois) c'étaient mes terrains de jeux quand j'étais gosse, et dans le fond, à force de lecture, je comprends mieux cette affliliation qui a fait de moi un écorché vif depuis tout jeune, l'injustice m'est insupportable , ce qui est de plus terrible quand la sensibilité est à fleur de peau

 

la quèvaise, aurait aussi servit selon certaines de mes connaissances , à l'écriture des thèses de Karl Marx, mais là je n'ai pas de sources pour cela ... j'ai toujours pensé, que le partage du pain biblique, est dans le fond une iconographie de ce l'humain a dans le plus profond de sa mémoire ... le partage , ça n'a rien de chrétien, ni juif, ni chamanique , c'est ancestral , c'est le coté emphatie de nos concepts ...

 pâr ailleurs, mon nom de famille Kemene (en breton, qui signifie selon le contexte - araignée, tailleur) et écrit Quéméner en francisé , traduit aussi ce métier .. Pillouer .. les chiffoniers , les colporteurs , un nom très repandu par ici  ... Les passeurs de mots et qui sait du savoir et des histoires à radoter jusqu'au bout de la nuit étoilée ...

 

23/05/2012, 23:08 | Par Goasanscaven

Je suis aussi en partie originaire du Poher, et pour d'autres du Pourlet et du pays de Fougères.

Certains de mes aëux étaient tailleurs à Carnoët et Plourac'h de père en fils : les Le Fers.

Concernant les questions de mémoire et de passeurs de mémoire, je recommande l'ouvrage d'entretiens de Donatien Laurent avec Michel Tréguer : ''La Nuit Celtique'' ( Presses Universitaires de Rennes/Terre de Brume), il est passionnant.

 

 

23/05/2012, 23:19 | Par Patrig K en réponse au commentaire de Goasanscaven le 23/05/2012 à 23:08

un vrai biblio , merci , j'ai des Fers aussi dans la famille .. ,'0)

23/05/2012, 23:29 | Par Goasanscaven en réponse au commentaire de Patrig K le 23/05/2012 à 23:19

Dans ce cas, nous sommes certainement cousins. Mes plus anciens sont Million Le Fers/Jeanne Plusquellec à Carnoët/Plourac'h, un de leurs decendants va vivre à St Gildas où se trouve désormais ''la Vallée des Saints"  

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