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Questions à Alain Juppé, nouveau ministre des affaires étrangères
A plusieurs reprises depuis une semaine, j'ai proposé dans les médias que la France prenne de toute urgence l'initiative de demander au Conseil de sécurité le gel de l'espace aérien de la Libye. Il s'agit d'une mesure de bon sens destinée à protéger la population libyenne contre le risque d'un geste fou de Kadhafi.
Le dictateur est en effet de plus en plus isolé, à la suite des décisions indispensables prises à son encontre par la communauté internationale (ONU, Union européenne), mais cette situation peut en faire une bête acculée dans ses derniers retranchements.
Le temps passe et rien n'est encore décidé. Certes, le Premier ministre, M. Fillon, nous a appris lundi matin sur RTL qu'il s'agissait d'une «option à l'étude», mais il a aussitôt ajouté qu'elle n'était pas évidente, parce que l'accord du Conseil de sécurité est «loin d'être acquis et qu'elle impliquerait l'OTAN». Ce qu'il n'a pas cité par contre, c'est un des arguments qui aurait été invoqué au Conseil de sécurité : «ça va coûter cher!»
Si cet argument a vraiment été déterminant, j'aimerais savoir qui l'a avancé. La Russie ? La Chine ? Les Etats-Unis ? Quelle a été la position de la France ?
J'aimerais aussi connaître ce coût et qu'on le compare au niveau des dépenses de l'OTAN, par exemple en Afghanistan, où je rappelle que des dizaines de milliards de dollars sont engloutis chaque année. A quoi servent les dépenses militaires, si on n'utilise pas les moyens qu'elles financent -en l'occurrence, ici, des avions, des radars, des porte-avions, des porte-hélicoptères - lorsqu'il s'agit de protéger des populations en danger ?
Le nouveau ministre des affaires étrangères, qui vient d'être nommé hier soir et qui a connu les affaires de défense pendant quelques mois, s'honorerait à répondre rapidement à ces deux questions et à proposer, au nom de la France, des mesures de protection du peuple libyen contre les agissements du dictateur fou.
Paul Quilès, ancien ministre de la Défense


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Un moment j'ai cru avoir affaire à un homonyme.
Si l'intention est louable, est-ce le meilleur endroit pour un éminent membre du parti socialiste pour faire entendre une telle requête?
La procédure des questions écrites est certainement plus appropriée, et à n'en pas douter les questions au gouvernement aussi. Gagons q'elles seront ises en oeuvre. Mais faire connaitre son sentiment et en appeler à la mobilisation citoyenne par tous moyens de communication, c'est aussi l'occasion de faire taire ceux qui, ici, passent leur temps à conspuer le silence des responsables du PS.
bien vu !
Très juste!
Pourquoi serais-je le seul homme politique à ne pas pouvoir faire part publiquement de mes analyses et de mes propositions?
Certes Monsieur Quilés vous avez le droit de vous exprimer et aussi de lire l'article sur les ventes d'armes à la Lybie qui se trouve comme par hasard juste à côté de votre billet.
Vos commentaires seront intéressants à lire.
Au contraire nous serons heureux de vous lire et de débattre.
Quel serait l'effet de ce gel et comment concrètement peut-il s'effectuer?
En quoi consisterait techniquement un "gel de l'espace aérien" libyen ?
Comment empêcher par exemple le décollage d'helicoptères ?
En cas d'intervention militaire de l'Otan par exemple, n'y a t-il pas le risque que Kadhafi transforme une partie de Tripoli en "ilot de résistance anti-impérialiste" en résistant à des bombardements (ce qu'il a déjà subi) ? Cela changerait la nature de ce qui se passe en Libye : d'une révolte de la population on passerait à une guerre de type de celle qui a eu lieu en Irak. Est ce judicieux politiquement de se lancer une nouvelle fois dans une intervention militaire au Maghreb pour des puissances occidentales qui n'ont aucune légitimité particulière pour le faire ? En particulier pour la France, ancienne puissance coloniale. Ne vaut il pas mieux aider la population libyenne à se libérer de manière plus intelligente ?
Par ailleurs, vous associez vous à la proposition de Laurent Fabius de retrait "le plus rapidement possible" des troupes françaises d' Afghanistan ?
1) Il ne s'agit pas de bombarder la Libye, mais d'obliger les avions à demander l'autorisation de décoler du territoire libyen, sous peine d'être ineterceptés, voire abattus. C'est une procédure bien connue des instances militaires et diplomatiques internationales. Quant à la décision, elle ne peut être que le fait du Conseil de sécurité et pas de l'OTAN.
2) Concernant la situation en Afghanistan, je me suis exprimé publiquement et clairement depuis pas mal de temps. Voir notamment:
http://paul.quiles.over-blog.com/article-la-france-doit-retirer-ses-troupes-d-afghanistan-66119588.html
Merci pour votre réponse.
"S'il ne s'agit pas de bombarder la Libye", il s'agit tout de même "d'intercepter ", "voire d'abattre" tout engin volant n'ayant pas reçu autorisation de décoller. Engins volants ayant par ailleurs été vendus par la France...Je ne suis pas sur que "la france" soit en position pour demander ce type d' intervention militaire au Conseil de sécurité. Ce qui est d'ailleurs en train de se passer en ce moment sont plutôt les préparatifs d'une intervention américaine et de l' OTAN.
Peut être, dans l'intérêt même de l' Europe, faudrait il commencer à penser politiquement autrement qu'en terme d'intervention militaire ?
En conclusion, ces trois citations attribuées à De Gaulle :
"S'il faut la force pour bâtir un Etat, l'effort guerrier ne vaut qu'en vertu d'une politique."
"La politique et la stratégie de la guerre ne sont qu'une perpétuelle concurrence entre le bon sens et l'erreur."
"La guerre c'est comme la chasse. Mais, à la guerre, le lapin tire."
La mesure a été prise à l'ONU.
Je pense que vous vous trompez. Le Conseil de sécurité de l'ONU n'a pas adopté cette mesure et je souhaiterais justement qu'il le fasse rapidement.
Et déjà :
Les Etats-Unis envoient des forces armées autour de la Libye
Sur l'aide française à la Libye
http://www.nytimes.com/2011/03/01/world/europe/01france.html?hp
But Mr. Fillon, like Mr. Sarkozy, spoke cautiously about any military intervention in Libya, which Western diplomats said France has opposed inside NATO and at the United Nations. Mr. Fillon said the prospect of a no-flight zone over Libya needed a United Nations Security Council resolution, “which is far from being obtained today,” and would require the involvement of NATO.
Quelques problèmes en vue pour les entreprises européennes financées pour une part par le Fond Souverain Libyen
http://thelede.blogs.nytimes.com/2011/02/28/latest-updates-on-libyas-revolt-and-mideast-protests-3/hp
U.S. Readies Military Options on Libya
Moi, j'apprécie.
Bravo M. Quiles d'utiliser Mediapart pour communiquer avec M. Juppé (et avec les médiapartiens). M. Juppé y est d'ailleurs aussi le bienvenu (N'est-ce pas M. Plenel ?) pour donner son avis, et peut-être le fera-t-il entre deux moyens de transport, pour venir dialoguer ici avec nous tous, au lieu de se réserver l'AFP, le journal de 20 H ou le Monde comme a essayé de le faire Madame Marie Ollier.
Car impossible d'attendre les questions au gouvernement ! Il faut une procédure d'urgence, déjà que M. Juppé se hâte lentement pour monter à Paris.
Médiapart peut bien être considéré comme un vecteur de monsieur tout le monde (ou presque), accessible, populaire et risque bientôt de devenir le dernier réel endroit de débat et de journalisme, de résistance donc, face aux intimidations du nouveau ministre de l'intérieur qui joue de plus en plus les méchants (regard noir, manteau noir, voiture noire...il se la joue un peu, non ?) et qui ne viendra certainement pas parler avec nous sur ce machin "fasciste".
Moi aussi, M. Quiles, j'ai deux questions pour vous :
Selon vous, les forces américaines ont pris position au large de la Lybie avec quel mandat ? De l'Otan ?
Le font-ils vraiment pour éviter que le 'dictateur fou' extermine son peuple ou pour l'empêcher d'exploser les puits de pétrole ? (ou les deux, mon général !). Merci
Je n'ai pas de confidences du Pentagone....mais je fais remarquer que "prendre position" ne signifie pas "intervenir". Une intervention ne serait possible que sur mandat explicite du Conseil de sécurité et j'imagine mal les Etats-Unis d'Obama commettre la grave erreur d'intervenir militairement sans mandat. De plus, le "gel de l'espace aérien" ne doit pas être confondu avec une intervention militaire du type de ce que Bush a fait en Irak. Il s'agit uniquement (mais c'est important) d'empêcher le bombardement d'objectifs civils ou de populations, comme l'a fait dans le passé Kadhafi à Benghazi.
Des faucons néo-conservateurs demandent une intervention militaire en Libye
De toute façon, le gel de l'espace aérien lybien est une demande que l'on voit fleurir partout, elle n'a rien de nouveau et, dès le début de l'affaire lybienne, une intervention a été demandée dans les colonnes de Médiapart. Je dis bien intervention (par exemple destruction des avions de Kadhafi au sol) et non discutailles à l'ONU pendant lesquelles on se donne bonne conscience alors que rien n'enraye le nombre des victimes. Donc, dire ce qui est dit là est sans intérêt. On attend des dirigeants du PS tout autre chose, soit qu'ils aient enfin un discours crédible vu que la situation politique actuelle les oblige à ne pas tromper l'attente des gens mais ce n'est ni ce qu'on entend, ni ce qu'on voit, bien au contraire puisqu'on assiste au matraquage pro-DSK qui, s'il devait aboutir, serait la tromperie même.
Quilès, c'est le sous-Robespierre qui voulait faire tomber de têtes dans un antique congrès du PS ?
Pour vous informer ou vous rafraîchir la mémoire, je vous conseille de lire:
http://paul.quiles.over-blog.com/article-24743787.html
A plusieurs reprises depuis une semaine, j'ai proposé dans les médias que la France prenne de toute urgence l'initiative de demander au Conseil de sécurité le gel de l'espace aérien de la Libye. Il s'agit d'une mesure de bon sens destinée à protéger la population libyenne contre le risque d'un geste fou de Kadhafi.
Merci pour ce billet de venu fort opportunément article de Médiapart.
Cette démarche vous honore, merci de l'avoir faite.
@vivre est un village
tout à fait d'accord, nous sommes nombreux ici à apprécier la démarche de Paul Quiles ; j'ajouterais que nous en avons besoin, besoin d'espoir, besoin de sentir que la gauche est en train de préparer l'alternance... et c'est ce qu'elle fait d'ailleurs, loin de l'agitation médiatique, comme nous le montrent les blogs de divers intervenants sur MEDIAPART.
Vivement qu'on se débarrasse du Sarkozysme... on n'en peut plus.
Bonjour,
Après avoir posé que je voterai Jean-Luc Mélenchon, c'est avec beaucoup de plaisir que je lis le travail du noniste Paul Quilès qui, comme tout noniste, a un discours intéressant et s'attire la question : Pourquoi rester au PS ?
Je vous remercie par avance pour votre réponse.
A bientôt.
Amitié.
"Si l'on interroge les hommes en posant bien les questions, ils découvrent d'eux-mêmes la vérité sur chaque chose" (Platon)
La France doit retirer ses troupes d'Afghanistan
Intervention de Paul Quilès
lors du colloque du 31 janvier 2011
« Quelle sécurité en Europe et dans le monde après le sommet de Lisbonne ? »
Contrairement à ce que l’on a beaucoup entendu, le sommet de Lisbonne n’a pas été un grand succès
Certes, le Président Obama, aux prises avec de sérieuses difficultés en politique intérieure, a pu y montrer au public américain qu’il était soutenu par les Européens sur toutes les grandes questions de sécurité : Afghanistan, défense antimissile, nouveau partenariat avec la Russie.
Les nouveaux membres de l’Est ont été rassurés sur la pérennité de l’engagement américain en Europe. Le nouveau concept stratégique adopté à Lisbonne réaffirme la pertinence de l’article V du Traité de l’Atlantique nord, selon lequel chacun des pays membres de l’Alliance doit porter assistance à tout autre pays membre au cas où il serait victime d’une agression.
Parallèlement, la Russie a été reconnue comme un partenaire de premier plan. Elle a obtenu d’être associée à un futur système de protection du territoire européen contre des tirs de missiles balistiques.
Quant aux pays d’Europe occidentale, ils ont pu annoncer à leurs opinions publiques à la fois un maintien de la protection américaine contre les aléas du monde de l’après-guerre froide, une réforme de l’OTAN pour alléger le poids des dépenses militaires et une perspective de désengagement progressif d’Afghanistan.
Pourtant, cette convergence affichée d’intérêts n’améliore pas fondamentalement les données de la sécurité internationale.
Concernant par exemple l’Europe de la défense, sa nécessité est proclamée dans les textes de Lisbonne, mais aucun des blocages qui l’empêchent de progresser réellement n’est levé, à commencer par l’opposition de la Turquie, motivée par le conflit chypriote.
Concernant la défense antimissile, rien n’est dit sur la possibilité pour l’Europe de dépasser le rôle de sous-traitant d’un système conçu et produit aux Etats-Unis. On n’a pas abordé non plus l’hypothèse d’y associer la Russie, sans que les Européens se trouvent de fait placés sous un condominium russo-américain.
Concernant surtout l’Afghanistan, le projet de désengagement progressif solennellement annoncé à Lisbonne manque de crédibilité. L’armée américaine, qui se trouve empêtrée dans un conflit, désormais plus long que celui du Vietnam[1], s’obstine à rechercher une solution militaire au conflit, pendant que l’idée du retrait rencontre un soutien de plus en plus large dans les opinions publiques européennes.
Quel est l’objectif proclamé pour l’Afghanistan?
Il s’agit de transférer aux Afghans la responsabilité de leur sécurité à l’échéance de la fin 2014. Dans l’immédiat, les 150 000 hommes de la coalition occidentale sous commandement américain ont pour tâche de pacifier les provinces une à une, avant de rendre aux autorités afghanes le pouvoir civil et militaire.
Grâce à un programme de formation et d’équipement, l’armée afghane et la police doivent être en mesure de lutter par elles-mêmes contre l’insurrection.
Les forces de combat de l’OTAN doivent se désengager progressivement d’ici fin 2014. Rien n’est décidé quant au maintien en réserve d’un contingent significatif de l’OTAN au-delà de cette date.
Quelle est la réalité du pouvoir afghan ?
Le Président Karzai cherche à démontrer sa volonté de réconciliation nationale. Il se déclare prêt à rechercher un accord avec des groupes de l’insurrection, dès lors qu’ils renonceraient à la lutte armée, qu’ils refuseraient tout contact avec le terrorisme international et qu’ils accepteraient la Constitution.
Le problème est que ce pouvoir, sur lequel la coalition occidentale entend s’appuyer, est un pouvoir politique fragile. Il est contesté à Kaboul même, où les attentats ne cessent pas.
Son élection a été entachée de fraudes massives. Il a échoué à faire élire au Parlement un grand nombre de ses partisans pachtounes et ne semble donc pas y disposer de majorité, puisque ce sont les autres ethnies qui sont majoritaires.
L’administration afghane elle-même est dénuée de moyens malgré l’aide internationale et elle est largement impuissante face au pouvoir des chefs de guerre et de l’insurrection. Elle est, comme le pouvoir politique, profondément corrompue et mêlée à la production de drogue. N’oublions pas que l’Afghanistan est aujourd’hui à l’origine de 95% de l’opium produit dans le monde.
Comment un tel pouvoir serait-il capable de se substituer
à la présence occidentale en 3 ans ?
Le projet de l’OTAN implique de mettre sur pied dès cette année une armée afghane et une police dont les effectifs atteindraient respectivement 172 000 et 134 000 hommes.
Cet objectif semble totalement irréaliste, quand on sait que le taux de désertion dans les forces de sécurité afghanes est de l’ordre de 20 % chaque année !
L’impasse semble donc totale.
Les objectifs et la stratégie de l’OTAN n’ont cessé de varier depuis 9 ans, la lutte contre le terrorisme –justification de l’intervention militaire en 2001- n’est plus la raison principale de la présence des Occidentaux en Afghanistan (même si elle occupe encore beaucoup de place dans les discours politiques).
Les crispations entre voisins régionaux (Pakistan, Inde) restent toujours aussi fortes.
Les dépenses sont monstrueuses (pour la France, 460 M €, mais pour les Etats-Unis, 350 Mds $ ….1000 Mds $ pour Irak+ Afghanistan!).
Le nombre de victimes a augmenté de façon considérable : 711 soldats de l’OTAN en 2010….contre 521 en 2009 ; 810 soldats afghans ; 1292 policiers ; environ 2500 civils. En ajoutant le nombre d’insurgés tués, on arrive à plus de 10 000 morts en 2010.
Désormais, la plupart des experts de l’Afghanistan et nombre d’officiers américains et européens reconnaissent qu’une victoire militaire est impossible.
Malgré ce constat pessimiste et de plus en plus partagé, N. Sarkozy continue à défendre la vision américaine de cette stratégie sans avenir, en espérant faire croire que le retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN lui a permis d’être associé à sa définition.
Le risque de cette situation pour les Occidentaux et pas seulement pour les Américains.
La présence d’une troupe occidentale si nombreuse dans un pays musulman, au service d’un pouvoir largement discrédité, avec des objectifs peu réalistes et des stratégies floues, donne un crédit apparent à la thèse de la « guerre des civilisations ».
Elle alimente à l’évidence la propagande des fondamentalistes, qui la présentent comme une sorte de « croisade contre le monde musulman ».
Devant cette impasse, d’autres choix s’imposent.
La France, en qualité de membre permanent du Conseil de sécurité, pourrait prendre une initiative de règlement politique du conflit, en liaison avec ses partenaires européens. Je pense par exemple à la proposition d’une conférence qui réunirait les pays voisins de l’Afghanistan, les pays détenant un siège permanent au sien du Conseil de sécurité et les pays membres de l’Union européenne et de l’Alliance atlantique (de manière à associer la Turquie).
Cette conférence aurait pour tâche d’établir un statut international de l’Afghanistan qui en ferait un État neutre, dont les autorités, issues d’un processus négocié de réconciliation nationale, s’engageraient à n’apporter aucun soutien, sous aucune forme, au terrorisme international.
Seul ce règlement, qui prévoirait un retrait total des troupes étrangères à l’exception d’un volume limité et contrôlé d’assistance militaire technique, serait de nature à rassurer à la fois le Pakistan, l’Inde, l’Iran, la Chine et la Russie, qui ont chacun un intérêt direct dans l’évolution de la situation afghane.
Il devrait en particulier comporter un engagement du Pakistan de cesser de soutenir les mouvements islamistes pachtounes, en échange d’une reconnaissance par l’Afghanistan de la frontière pakistano-afghane actuelle.
Pour proposer un tel plan, la France doit retrouver sa liberté d’action et sa crédibilité et se dissocier de la politique actuellement menée.
Il lui faut donc retirer son contingent d’Afghanistan. Ce retrait militaire et cette initiative de règlement politique devraient s’accompagner d’un plus grand engagement civil. Des offres ambitieuses peuvent être faites, dans le cadre de l’ONU, pour accroître l’aide au développement en faveur de l’Afghanistan. Car le véritable retour à la paix ne viendra qu’avec le développement économique et social et la satisfaction des besoins de base de la population afghane.
Je pense que le retrait français devrait être immédiatement annoncé. Sa mise en œuvre pourrait être coordonnée avec le désengagement des forces de combat occidentales, par exemple en même temps que les premiers retraits des troupes américaines, prévus pour juillet 2011.
Ainsi, la France renouerait avec l’inspiration du « plan d’action pour l’Afghanistan » présenté en octobre 2001 par Hubert Védrine. Elle ne ferait que respecter les deux principes de base des relations internationales, inscrits dans la Charte des Nations unies : le règlement pacifique des conflits et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
[1] Et plus long que l’aventure des Soviétiques en Afghanistan !
Source :http://paul.quiles.over-blog.com/article-la-france-doit-retirer-ses-troupes-d-afghanistan-66119588.html
@ Vivre est un village,
Il ne vous aura pas échappé que la proposition de «sortie du conflit» afghan de Paul Quilès, positive en ce qui concerne le retrait du contingent français d'occupation, se contredit terme à terme en posant une condition inacceptable pour la nation pachtoune. Je cite (et souligne en gras la contradiction) :
«Il devrait en particulier comporter un engagement du Pakistan de cesser de soutenir les mouvements islamistes pachtounes, en échange d’une reconnaissance par l’Afghanistan de la frontière pakistano-afghane actuelle.
[…]
»Ainsi, la France renouerait avec l’inspiration du « plan d’action pour l’Afghanistan » présenté en octobre 2001 par Hubert Védrine. Elle ne ferait que respecter les deux principes de base des relations internationales, inscrits dans la Charte des Nations unies : le règlement pacifique des conflits et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes».
Respecter le principe du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, c'est justement, concernant la nation pachtoune, abolir la «ligne Durand», du nom du diplomate britannique qui l'imposa le 12 novembre 1893 à la Loya Jirga afghano-pachtoune sous la férule de l'occupation sanglante des troupes de Sa Majesté britannique, la frontière artificielle qui répartit depuis cent dix-sept ans les Pachtounes (15 millions aujourd'hui) de part et d'autre, pour les trois quarts en Afghanistan, particulièrement dans l'Est afghan (Nangarhar, Khost, Logar, Paktia…), ce territoire péjorativement stigmatisé par les faiseurs d'opinion occidentaux de l'appellation de «zones tribales», et le dernier quart au Pakistan, dans la dite «Province de la Frontière-du-Nord-Ouest».
Paul Quilès doit faire encore un effort pour s’élever à la hauteur de la pensée démocratique d'un Woodrow Wilson qui, dans ses «10 points» de «sortie du conflit» de 1914-1918, en appelait à l'autodétermination des peuples, à leur libre choix par référendum des frontières territoriales et du régime politique dans lesquels ils souhaitaient vivre, ou de la politique révolutionnaire de Vladimir Lénine qui mit cette pensée en actes au bénéfice de tous les peuples anciennement asservis par l'autocratie tsariste, parmi lesquels les Tadjiks, les Ouzbeks et les Turkmènes qui fondèrent leurs Républiques autonomes dans les espaces territoriaux de leurs implantations ancestrales sans tenir compte des frontières nord de l'Afghanistan imposées à dessein pour les diviser par l'accord russo-britannique de 1907 de partage des zones d'influence entre Empires russe et britannique.
Monsieur,
Cette initiative vous fait honneur.
Puissiez-vous être entendu, et avant qu'il ne soit trop tard...
totalement émotionnel : et si nous pensions à comment aider les Tunisiens à transporter dans leur pays les Egyptiens qui se massent à leur frontière? Il y a là une urgence pour la réussite de ces "révolutions" , pour éviter d'autres drames. Cela peut se faire ... çà coûterait de l'argent, épargnerait le pire !
@ mère-grand
et si nous pensions à comment aider les Tunisiens à transporter dans leur pays les Egyptiens qui se massent à leur frontière?
Merci de nous rappeler, l'urgence du concret qui doit être la conclusion rapide de la nécessaire prise de conscience et conception...
Curieuse proposition que vous faites là, car comme par hasard il se trouve qu'il y a des gisements de pétrole!! (pour preuve les manoeuvres des USA en ce moment c'est bien connu ils n'interviennent qu'en fonction de leurs besoins en or noir)
Dommage que vous n'ayez pas eu cette intention fort louable pour des pays qui sont juste à coté: la TUNISIE, l'EGYPTE, l'ALGERIE et demain le MAROC, c'est vrai qu'eux n'ont pas de pétrole!!!!! mais du tourisme seulement pour survivre.
Monsieur le Ministre avec toute la condescendance que je vous dois.
Si tout le monde est d'accord pour dire que Khadafi est un fou sanguinaire qui mettra ses paroles à exécution (lutter jusqu'à sa dernière goutte de sang), il semble évident qu'on doive aider le peuple à obtenir sa reddition. Comment ?
L'O.N.U. doit prendre contact directement avec les acteurs en lutte sur le terrain, ainsi que s'accorder avec l'O.U.A. pour amener une très grosse force de dissuasion autour du dictateur et s'engager à se retirer après le renversement du pouvoir (voici la partie la plus difficile à satisfaire de mon raisonnement ...). On sait que Khadafi veut se recroqueviller dans son bunker pour livrer une dernière bataille avant d'en finir dans un bain de sang généralisé. Il faut donc assiéger sa planque le temps qu'il faudra, pendant que la nation se reconstruit des institutions sans qu'il ait droit au chapître. A mon avis, c'est la seule issue qui permettrait d'espérer un réglement avec le moins de massacres possibles (excepté le dictateur et se garde rapprochée qui souffreraient forcément des dégâts de ce siège).
Si les puissances occidentales n'agissent pas de la sorte, c'est qu'elles sont devenues incapables de concevoir que leurs ressortissants se confrontent sur le terrain à des ennemis. Qu'envisage-t-on, sinon ? Bombarder, encore massacrer des centaines d'innocents sous des tonnes de ferraille ?
Je suis frappée de ce que, puisque c'est un notable du PS qui parle, on ne fasse que le suspecter du pire. Même au PS, il existe des gens intelligents ; même au PS, il existe des gens avec qui l'on pourrait partager telle ou telle proposition. Pour ma part, je pense à cette proposition depuis une bonne semaine, et je suis soulagées que Paul Quilès ait écrit un texte si net. Je soutiens sa proposition, ainsi que sa hardiesse à la publier dans Mediapart, dont je rappelle qu'il est un espace PUBLIC, pas seulement notre cour de récré.
Je trouve intéressante la courte contribution de Paul Quiles. Un homme politique plutôt intègre qui descend dans l'agora, c'est assez rare et tout à son honneur. Il vient se confronter à une contradiction directe qui n'a plus cours au parti socialiste. Est-ce d'une certaine manière une tentative ciblée d'élargissement du débat (différente de la trop vague et trop diffuse coopol) au "peuple de gauche" qui sera bientôt amené à élire le futur candidat du PS aux présidentielles de 2012 ? Si c'est le cas, construisons le débat pour que notre contributeur puisse s'inspirer des réflexions qu'il aura contribué à éveiller...
tout à fait d'accord. " Construisons le débat ....." Mais l'URGENCE on la traite comment ? (émotionnelle et impuissante cette réaction ? sans doute, mais si on la prenait en compte : l'URGENCE à la frontière tunisienne ?)
Idem, j'apprécie cette intervention .
Que MdP ouvre ses colonnes à des acteurs politiques intéressants ne peut pas faire de mal . Bien au contraire .
Bien évidemment cela ne retire pas mes doutes quant au flou global du PS et de ses capacités à apporter des réponses pérennes.
Mais c'est un autre débat et qui sait , peut être aurons nous des pistes ici même , sur ce site (mais pas forcément sur ce fil , le sujet n'est pas là ).
Allons nous laisser un dictateur fou assassiner une partie de son peuple ? Allons nous prendre le risque qu'il récupère le pouvoir avec ce que cela implique ?
Ou allons nous , via l'ONU , le priver des armes lourdes et empêcher un bain de sang , à défaut des atrocités qu'il commet et qu'il ne se privera pas de recommettre ...?
Pour le reste Mr Quiles il me semble qu'une course contre la montre est engagée contre la barbarie ou une réhabilitation de la démocratie , pouvoir émanant du peuple , mise à mal par les tenants de ce système violent qui utilisent tous les moyens pour la confisquer , nous imposer leur crédo libéral et satisfaire les détenteurs de capitaux , même si ceux-ci ressemblent de plus en plus à de la monnaie de singe , au mépris des populations plongées dans le chômage , le desespoir par les chaos imposés de la globalisation dérégulée .
Ls.
Il est reproché aux socialistes d'être inaudibles..Il serait injuste ou paradoxal de rejeter la proposition que fait Paul Quilès au prétexte qu'elle est formulée par un responsable du PS.
Khadafi, ce grand malade, possède encore les moyens de nuire gravement à son peuple...Il est malheureusement capable, se sentant acculer et perdu, de se venger...
Je salue donc l'initiative et espère que l'ONU la mettra rapidement en oeuvre quel que puisse être son coût... ( J'ajoute que cet argument me parait être tout à fait fallacieux )
JP N
Sans doute faut-il agir sur plusieurs plans : empêcher un fou d'assassiner les siens constitue, il me semble, l'une des urgences, et comme on n'en parlait guère, il est bon de le rappeler.
Bonjour Paul Quilès,
Votre suggestion à Alain Juppé de réclamer de l'ONU le gel de l'espace aérien libyen trouvera peut-être son public parmi les médiapartiens ignorants des réalités africaines, mais certainement pas de celles et ceux qui sont au fait des crimes des puissances occidentales (dont la France) qui ont été commis ces trente dernières années en Afrique au nom du « devoir d'ingérence » pour, officiellement, « protéger les populations civiles ».
Président de la commission parlementaire d'enquête sur le Rwanda, vous avez sauvé la mise d'Alain Juppé, d'Edourd Balladur, de François Léotard, d'Hubert Védrine et de feu François Mitterrand, sans oublier Dominique de Villepin, tous en responsabilité lors du génocide perpétré contre les Tutsis en 1994 par le clan criminel des Habyarimana, qu'ils ont armé (opérations Noroît et Amaryllis), soutenu puis protégé (opération Turquoise de juin 1994) après sa fuite de Kigali. Tout cela, à l'époque, au nom de la « protection des populations civiles », clamée ad nauseam dans tous les médias par l'ineffable Bernard Kouchner, envoyé spécial de François Mitterrand sur place, à Goma, pour exfiltrer les génocidaires…
Et c'est à un Alain Juppé, l'un des complices français du plus grand crime commis sur la terre d'Afrique au XXe siècle, que vous demandez de protéger les populations civiles libyennes !
Allons ! Un peu de décence… Personne en Libye, certainement pas les insurgés de Benghazi, ne demande une telle « ingérence humanitaire militaire ». Du Cap à Alger, d'Addis-Abeba à Dakar, les peuples africains ne rêvent que d'une chose, que les puissances occidentales cessent leur ingérence dans leurs affaires intérieures. Les actuelles révolutions arabes de Tunis, Le Caire, Tripoli… parachèvent le processus interrompu des soulèvements pour l'indépendance des années 1945-1962.
Contentez-vous de satisfaire l'aide que les peuples soulevés contre leurs dictateurs réclament réellement : la restitution au peuple des avoirs des tyrans gelés par les banques occidentales. Le peuple libyen saura mieux que quiconque à quoi les utiliser, peut-être bien s'armer pour régler définitivement son compte au Néron de Tripoli, en commençant par saboter la flotte aérienne que Kadhafi contrôle encore… Mais cela est son affaire, pas la vôtre, ni celle d'Alain Juppé.
Bien à vous.
Je partage vos très grandes réticences quant à l'ingérence (elle a permis bien des horreurs), et vous faites bien de rappeler certains événements.
Mais là, aujourd'hui... Pour une fois qu'il s'agit d'empêcher un massacre, et pas de l'encourager ou de l'initier...
Vaut-il mieux prendre le risque de laisser des populations se faire massacrer ?
L'analyse de Pierre Granet synthétise mon indignation, quant à l'intervention de la communauté internationnale, vu l'empressement qu'elle manifeste, le tyran lybien a largement le temps de nettoyer le terrain avant son départ.
En revanche se manifester dans la presse, çà ne mange pas de pain et çà peut accéssoirement faire gagner des voix.
Indignons nous de voir repartir de Tripoli des avions à moitié vides alors que que la Tunisie est submergée de réfugiés, offrons du matériel médical aux hôpitaux lybiens qui en manquent cruellement etc...
Faisons taire ces voix qui nous promettent l' envahissement dès que des malheureux réclament un peu de dignité.
Une belle leçon nous vient encore de ceux qui naguère étaient soit disant peu doués pour la démocratie et qui à peine sortis de leur prison à ciel ouvert organisent l'accueil de ceux qui n'y sont pas encore parvenus sans distinction de nationalité ou d'appartenance religieuse.
Comme sur les paquets de cigarettes, les marchands d'armes devraient signaler que leurs produits "peuvent tuer, ou nuire gravement à la santé" ...
@ Paul Quilès,
Il y a eu un précédent pendant la guerre en ex Yougoslavie.
1. Que fait-on en cas de violation ? On intervient ?
2. Pour reprendre le cas de l'ex Yougoslavie cela n'a pas empêché les massacres.
Je comprends cette démarche, pour autant attention cependant de ne pas "priver" les peuples de leurs révolutions : Nos révolutions, notre Histoire nous ont rendus forts.
Aussi je souhaiterais que la France d'elle même propose et fasse vite ce qu'elle est capable de faire directement et seule dans un premier temps à savoir assiter / venir en aide / soigner les populations en Lybie directement quand cela est possible mais surtout aux frontières et en particuliers à la frontière avec la Tunisie.
Banderole contre l'intervention étrangère à Benghazi le 1er mars 2011
"Non à l'intervention étrangère. Le peuple libyen peut se diriger seul"
http://www.aawsat.com/details.asp?section=1&issueno=11781&article=610507
Pour moi, Paul Quilés est un homme de bonne volonté et plutôt propre, lui, même si je méconnais son rôle dans l'affaire du Rwanda.
Mais ne va t'on pas béatifier Jean-Paul II, qui sachant ce qui se passait là-bas, n'est pas, à notre connaissance intervenu, alors qu'il pouvait beaucoup. Il avait les excuses de sa santé, mais son "état-major" pas composé que d'imbéciles, pouvait le conseiller. Pire, dans la même attitude que Mitterrand, n'aurait on pas pensé, alors, que pour "des noirs" il n'y avait pas lieu de s'affoler ? Qu'en pense le Cran qui n'a, sûrement pas les moyens des institutions juives qui, elles, ont réussi à bloquer la béatification du Père Dehon parce qu'en soutenant des ouvriers exploités, il avait mis en cause leur patron Juif ?
Mais revenons à Mr Quilés, qui s'intéresse, à juste titre, et je l'en félicite, au sort des libyens. Ne faudrait'il pas mieux, sans être en première ligne, épauler plutôt l'Union Africaine, ou même, l'Egypte pour qu'elle fasse le travail, et cela sans relents de colonialisme ?
@ périscope,
Pour vous informer sur le génocide du Rwanda et les accusations de complicité portées contre les dirigeants français de l'époque, vous pouvez consulter l'article de Mediapart qui rend compte du rapport (337 pages) de la «Commission nationale indépendante [rwandaise] chargée de rassembler les preuves montrant l'implication de l'Etat français dans le génocide perpétré au Rwanda en 1994» et donne un lien pour le télécharger au format pdf.
Bien à vous.
Moi j'ai une question à P Quilés :
Après "le gel de l'espace aérien", pensez-vous demander un gel de l'espace démocratique pour la Lybie, à l'image du gel des Primaires socialistes que vous avez réclamé pour la France?
http://www.france24.com/fr/20110301-libye-kadhafi-sanctions-intervention-otan-territoire-humanitaire-zone-interdiction-aerienne-exclusion
extrait de cet article de France 24
"Pour l’heure, l’instauration d’une zone d’exclusion aérienne ne fait l’unanimité ni au sein de l’Otan, ni au Conseil de sécurité de l’ONU. "Cette décision consisterait à interdire à tout aéronef de décoller sans autorisation du contrôle aérien de l’Otan, explique sur FRANCE 24 Pierre Conesa, ancien haut fonctionnaire au ministère de la Défense. Ce qui implique des conséquences militaires : si un appareil décolle, les forces de l’Otan seraient normalement habilitées à le détruire en vol ou le forcer à atterrir. Là, aujourd’hui, cela apparaîtrait comme une ingérence du Nord vers le Sud et rappellerait de très mauvais souvenirs aux populations arabes".
En outre, rappelle Jean-Michel Bouchron, vice-président du parlement de l’Otan, "il ne s’agit pas de prendre à ce peuple sa révolution. C’est aux Libyens de se libérer eux-mêmes." "Il ne faut pas oublier qu’une charité un peu trop envahissante peut être vécue comme une humiliation", poursuit-il. D’autant que l’instauration d’une zone d’exclusion aérienne, sans intervention humanitaire, ne s’apparenterait, selon Pierre Conesa, qu’à une mesure de satisfaction morale".
Pendant la guerre du Golfe, l’Irak a connu deux interdictions aériennes. "La première concernait le Kurdistan en 1992, rappelle-t-il. Elle avait été couplée à une intervention humanitaire qui avait permis au peuple kurde de survivre. La seconde a été instaurée l’année suivante dans le sud chiite de l’Irak et n’a pas été assortie de mesures humanitaires. Les chiites y ont été massacrés sous l’abri d’une zone d’interdiction aérienne. Ca n’a pas de sens. Ces mesures ne servent donc à rien si on ne décide pas d’opérations pour aider les populations à survivre."
Tout est dit.
Proposition obscène.
Vous préferez prendre le risque que la population paie de sa vie la folie de ce despotique???...... soyons sérieux svp!!
Charité bien ordonnée commence par soi-même
article paru dans le Monde daté du 2 mars 2011
A Benghazi, les insurgés veulent " vaincre seuls " Benghazi (Libye) Envoyée spéciale LE MONDE
Une éventuelle intervention étrangère contre le colonel Kadhafi suscite une forte opposition
Les " Superman " de Benghazi portent une cape tricolore. Rouge, noir, vert. Le drapeau libyen de la " révolution du 17 février " s'affiche partout : noué autour des épaules, sur les façades des grands hôtels, devant les bâtiments publics repris au régime de Mouammar Kadhafi, grimé sur le visage des enfants qui dansent et chantent sur les chars abandonnés par l'armée. Au centre de l'étendard, la bande horizontale noire frappée d'une lune et d'une étoile était la bannière brandie par les troupes de libération libyennes qui, aux côtés de la VIIIe armée britannique, combattirent les troupes de Mussolini en 1941 et débarrassèrent l'Est libyen de la présence italienne. Au-dessus, le rouge représente la couleur du sang des martyrs versé lors de la lutte pour l'indépendance proclamée le 24 décembre 1951.
Au-dessous, l'islam se réserve la couleur verte. Le tout constitue le drapeau qui flottait sur la Libye durant le règne du roi Idriss. Interdit après le coup d'Etat du colonel Kadhafi en 1969, il avait disparu du paysage. Comment a-t-il refleuri simultanément dans toutes les villes " libérées " de la Cyrénaïque depuis le soulèvement qui a embrasé le pays ces derniers jours, et pourquoi a-t-il été ressuscité par de jeunes Libyens - nés alors que la dictature kadhafiste avait déjà vingt ans ? Cela reste encore un mystère.
Autre résurgence du passé, l'ancien hymne national libyen est joué sur les téléphones portables. Les responsables du comité de Benghazi (en charge des affaires de la ville) ou du nouveau " centre de presse des rebelles " prétendent très souvent s'appeler " Idriss ". Tandis que l'Egypte compte déjà quelques bébés prénommés " Facebook ", il est probable que, dans l'Est libyen, les prochains nouveau-nés s'appelleront comme l'ancien monarque. Pour le reste, la " révolution " de Benghazi s'inscrit résolument dans l'univers de la jeunesse. Et, sur la corniche, les adolescents dansent au rythme des derboukas ou celui du rappeur américain Eminem...
Installés dans un atelier de " calligraphie ", dans le palais de justice, réorganisé en quartier général de la révolution, de jeunes caricaturistes rivalisent d'imagination pour moquer le colonel qui résiste encore à Tripoli. Les slogans, déclinés dans toutes les langues, proclament la " fin de l'ordre tribal, nous voulons un Etat moderne " ou " Ni Ouest, ni Est, la Libye est unie et indivisible ". Dans ce tourbillon créateur, l'islam n'est jamais loin. Dans un coin de la salle de calligraphie, c'est, par exemple, devant une affiche en français - " Espèce de sauvage, casse-toi, dégage ! " - qu'a été installé un tapis de prière où les artistes vont parfois s'agenouiller.
" Pour la bataille de Tripoli, Allah Akbar ! ", hurle un manifestant dans son microphone. " Dieu est le plus grand ! ", répond la foule en choeur. " Pour les martyrs de Benghazi, de Zaouïa, de Tripoli, Allah Akbar ! " ; " Pour la Libye libre, Allah Akbar ! " Jour et nuit, les foules se succèdent, réunies sur la place Tahrir (" place de la Libération "), lieu de manifestation permanente transformé en camping géant face à la mer. Des petits groupes de militants tunisiens et égyptiens sont venus apporter leur soutien. La " révolution ", disent ces contestataires, est " arabe " et " solidaire ".
" Star " des soulèvements arabes, la chaîne de télévision qatarie Al-Jazira est suivie en direct grâce à un écran géant installé sur la place. Des images d'archives montrant Zine El-Abidine Ben Ali, le président tunisien déchu, sont accueillies avec des ricanements et des fous rires. Les derniers propos du colonel Kadhafi - " le peuple libyen m'aime et se sacrifiera pour moi " - qui défilent sur l'écran réactivent la colère de la foule, puis un chant improvisé dont les thèmes sont les " mensonges " du colonel et sa coiffure jugée ridicule.
Dans la foule bigarrée qui mêle keffiehs et vestes militaires, " Supermen " révolutionnaires et quinquagénaires en costumes très sérieux, ont également défilé des répliques vivantes du colonel, perruques bouclées et lunettes de soleil sur le crâne, qui lancent des saluts grotesques aux passants.
La brise festive qui souffle au-dessus de Benghazi, dont le ciel a été illuminé de feux d'artifice et de quelques cocktails Molotov lancés sur les récifs, n'a pas apaisé les inquiétudes. Outre les inconnues entourant la situation encore fragile dans la capitale de Tripoli et l'Ouest libyen, l'éventualité d'une intervention armée étrangère suscite de vives condamnations.
" Pas de militaires étrangers, le peuple libyen vaincra seul ", préviennent des banderoles. " Ce serait une catastrophe, un scénario cauchemardesque ", prédit un membre du comité se présentant sous le nom de " commandant Idriss ". " Personne n'a oublié les bombardements américains en Libye de 1986 qui n'ont pas épargné Benghazi, prévient-il. Les Libyens ont été traités comme des chiens par Kadhafi. Notre révolution doit restaurer la dignité du peuple, qui n'acceptera jamais l'entrée d'un soldat étranger. "" Non, insiste-t-il. Ce serait pire que l'Irak, une guerre sans fin. Dieu nous en préserve ! "
Cécile Hennion
Proposition d'autant plus obscène qu'elle vient de gauche. Néocolonialisme, paternalisme, bonne conscience teinté d'évangélisme et mépris vis-à-vis du peuple libyen.
En remerciement de ce bon service de l'OTAN que leur demanderez-vous ? Que l'on aille se servir dans la foulée ?
Votre proposition, faites-la au peuple libyen, non au repris de justice Juppé ou à son remplaçant chargé d'enterrer les casseroles du gouvernement avant la débâcle.
Bon voilà, France Info vient d'annoncer la constitution d'un «Comité militaire» libyen à Benghazi à l'initiative d'officiers de l'armée libyenne ralliés à la révolution. Il se donne pour tâche de «marcher sur Tripoli». Combien de temps lui faudra-t-il pour venir à bout de Kadhafi et de ses mercenaires ? Trois heures, trois jours, trois semaines, trois mois ?… Nul ne le sait. Mais là est la solution, comme elle le fut le 10 août 1792 quand le peuple parisien des sans-culottes et une escouade de volontaires marseillais prirent d'assaut les Tuileries et précipitèrent la chute de la monarchie des Capet.
La solution n'est nulle part ailleurs, ni à l'ONU, ni à l'OTAN, ni à Bruxelles, Paris ou Washington, dont les états-majors militaires n'ont jamais libéré aucun peuple dans l'Histoire, si ce n'est pour l'asservir aussitôt par une occupation militaire sans limites au seul profit des multnationales occidentales pillant ses richesses naturelles : Somalie (1993) pour ses ressources halieutiques (ah! les «pirates somaliens», de pauvres pêcheurs chassés de leurs aires ancestrales de pêche par les frégates de la Marine française), Rwanda (1994) pour son café et son thé, Irak (2003) pour son pétrole, Kosovo (1999) pour sa position stratégique au cœur des Balkans, Côte d'Ivoire (2002) pour son cacao et son café, Afghanistan (2001) pour ses champs de pavot… pour ne citer que les exemples des vingt dernières années des expéditions guerrières des puissances occidentales menées au nom du «devoir d'ingérence militaire humanitaire».
Et quel symbole que le come-back de ce fat Alain Juppé qui encombre les ondes de sa satisfaction de retrouver le ministère des affaires étrangères quinze après ses «deux années de bonheur» au Quai-d’Orsay : 1993-1995! Deux années terribles qui encadrent le plus grand malheur africain, le génocide des Tutsis. A son programme, la remise en selle de l'Union pour la Méditerranée (UPM) lancée par Sarkozy qui en assure la présidence et avait confié la vice-présidence… à Moubarak.
Et c'est à cet homme-là, à ce fondé de pouvoir de la bourgeoisie bordelaise, qui a fondé sa fortune sur le commerce triangulaire et la traite des Noirs pendant trois siècles (et répandu sa morgue girondine à la Convention pour y réclamer le rétablissement de l'esclavage), ce serviteur zélé de tout ce que la France compte de pilleurs et de brigands capitalistes, c'est à cet homme-là que, Paul Quilès, vous demandez de protéger les populations civiles libyennes?
Bien à vous.
Merci, 2iemeDB, pour vos contributions, pour la photo des insurgés de Bengazhi, qui dit tout. C'est certain, cette photo-là, elle ne fera pas la une des 20 Heures, mais l'interview du pharmacien francophone de Bengazhi, entendue sur France Info, qui approuverait une intervention française… si Paris promettait de se retirer aussitôt le dictateur déchu, pour sûr, cette interview-là, on va l'entendre en boucle jusqu'à plus soif…
La France doit se déclarer prête à aider le peuple libyen et à l'écoute de ses demandes...Pour l'instant les libyens souhaitent vaincre seuls et se libérer du joug de leur dictateur...C'est une question de simple fierté ...
Il est cependant nécessaire de se tenir prêt pour une aide concrète et l'interdiction du survol peut s'avérer la bonne solution pour éviter bombardements et transports de troupes mercenaires...
En ce qui concerne le "gel de l'espace aérien de la Libye", c'est en fait une décision à prendre par l’ONU et demandant aux avions-radars de l'OTAN de contrôler le mouvement des aéronefs afin empêcher le bombardement des opposants.
On imagine sans mal ce qui se passerait si un avion civil était abattu dans l'espace libyen, et de surcroît par un avion de l'Otan ! autant bombarder immédiatement les bases militaires libyennes encore contrôlées par le pouvoir, en ne détruisant que les pistes d'envol.
J’adhère totalement à la réflexion de Paul Quilès.
Que d’interrogations restent en suspend… et de questions sans réponses… sur la protection du peuple libyen... Mais aussi le plus important à mon sens...
Ce gouvernement marque une fois de plus son mépris pour les ressortissants français qui sont à l’étranger en refusant de prendre les mesures de protection qui incombent dans une telle situation. C’est un abandon délibéré profondément scandaleux, pour des raisons bien discutables d’économie.
Concernant les ressortissants, lire ici
Ils ne sont pas "abandonnés"
Dernière info:
la vielle de Zaouïa est aux mains du peuple lybien, mais entourée par les gardes de Kadhafi !! Ce qui signifie qu'elle sera bientôt affamée car les soldats ont bloqué toutes les issues de la ville ..... La pénurie de nourriture a déjà commencé ....!!!
J'apprécie beaucoup l'intervention de Monsieur Quilés ! Enfin un véritable dialogue s'instaure entre un homme politique et le peuple !!
Merci Mediapart !!!
Respecter le principe du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, c'est justement, concernant la nation pachtoune, abolir la «ligne Durand», du nom du diplomate britannique qui l'imposa le 12 novembre 1893 à la Loya Jirga afghano-pachtoune sous la férule de l'occupation sanglante des troupes de Sa Majesté britannique, la frontière artificielle qui répartit depuis cent dix-sept ans les Pachtounes (15 millions aujourd'hui) de part et d'autre, pour les trois quarts en Afghanistan, particulièrement dans l'Est afghan (Nangarhar, Khost, Logar, Paktia…), ce territoire péjorativement stigmatisé par les faiseurs d'opinion occidentaux de l'appellation de «zones tribales», et le dernier quart au Pakistan, dans la dite «Province de la Frontière-du-Nord-Ouest».
Je vous remercie pour cette mise au point qui nous éclaire.
La Libye jusqu'à preuve du contraire est un pays souverain.C'est aux libyens et à eux seuls de se gouverner.
La proposition de Mr Quillés me pose questions.Pourquoi aller vers la démarche américaine de la politique de la canoniére.
En réalité les usa, les occidentaux en général non ont rien à faire des gens qui errent sur les routes du coté de la Tunisie. .Ce qui interresse les occidentaux c'est le pétrole et rien d'autre
La france ferait bien de réfléchir à deux fois avant de mettre son nez dans les affaires libyennes.
Les deux avions d'aide humanitaire sont parrait il bloqués au Caire pour cause de gendarme du gign accompagnant cette aide.
@ bertgil
Les preuves nous prouvent que les libyens ne sont pas gouvernés mais qu'ils sont assassinés...
Se croiser les bras n'est pas la bonne solution, je pense...
Que faire a part détruire les armes de l'armée Libyenne ?
@ Paul Quilès
Vous avez entièrement raison d'intervenir car ce n'est pas notre gouvernement actuel qui regarde placidement le massacre du peuple lybien par cette espèce de "Monstre" et "Bête Féroce" doublés d'un "chien enragé". Je pense que les USA vont intervenir, à la demande des opposants lybiens qui ne pourront pas tenir longtemps,et ce, d'ici peu sans demander la permission aux lâches Occidentaux qui discutent du sexe des anges pendant que Kadhafi commet ce "génocide" d'un peuple qui veut sa liberté.
Le débat sur l'A2 de l'instant présent rejoint celui que Paul QUILES apporte en propositions et questions au gouvernement par Médiapart interposé.
Une réponse collégiale de la FRANCE avec un compromis pour donner suite rapidement à la proposition d'empêcher les avions de Kadhafi de décoller sans autorisation;
Il faut agir vite de toute façon mais de façon précise et concertée avec le conseil de sécurité.
La protection d'un peuple est prioritaie vu les milliers de mort déjà.
Ne pas agir, c'est aussi compromètre l'espèrance de démocratie des peuples du Golfe et du Magreb.
L'Otan et la Guerre en Afganisthan : rien de bon pour la France.
Il faut arrêter cette stratégie nulle qui coûte cher et qui n'a aucun fondement historique à plus 3000 kms de la France. Que fait-on là bas , les Russes l'ont payé très cher et maintenant ???
C'est tourner le dos aux principes Gaullistes d'autonomie et d'indépendance de la France et de L'Europe en particulier
C'est aux Lybiens de décider du moins ceux qui veulent la démocratie avec le gouvernement provisoire de Bengazhi.
De l'argent pour les démocraties à inventer en dévellopant le commerce mais pas mettre le commerce avant la démocratie;
Les deux , c'est pas la France Afrique des profits avec les délocalisations...faite avec les dictatures profiteuses de deuxième classe ..comme en Tunisie;
Les décideurs de première classe internationales sont connus...
Le recrutement de mercenaires par Kadhafi rappelle les méthodes utilisées au 17 ème siècle quand Henri IV et aussi Lois XIII -Richelieu-Louis XIV envahirent la Franche-Comté.
Voir Livres de Gérard LOUIS et Paul Delsalle...
Henri IV le bon roi de la poule au pôt rançonnait les villes comtoises pour payer les mercenaires Suisse embauchés pour la Guerre.
Les Méthodes ne changent (Kadahafi-Richelieu...) pas mais c'est toujours pas dans les manuels de l'école de la République pour l'histoire locale racontée à nos enfants.
Assez parler de manipulation par l'Islam et les immigrés.
La presse britannique étrille lundi le fiasco de l'"équipe diplomatique" envoyée par Londres en Libye pour établir des contacts avec l'opposition, ressenti comme une véritable "humiliation".
Fiasco anglais Après "cette mission qui a tourné court", la Grande-Bretagne est "rouge de confusion", titrait le quotidien conservateur The Times. "La Grande-Bretagne a été humiliée la nuit dernière par la diffusion par la télévision d'Etat libyenne" du coup de téléphone de l'ambassadeur britannique à Tripoli à un dirigeant rebelle pour obtenir la libération du diplomate et des sept membres des forces spéciales britanniques (SAS) arrêtés peu après leur arrivée, poursuivait le journal.
"Humiliation" : le mot était aussi en une du Daily Telegraph. Le quotidien déplorait notamment que cette "gaffe" ait "permis à Kadhafi de faire un coup de propagande" en assurant que les insurgés étaient alliés avec les gouvernements occidentaux.
La compromission de l'Europe et des Etats unis avec Kadhafi a été telle que leurs véléités d'interventions militaires directes en Lybie semblent tourner au fiasco. Peut être faudrait il commencer à penser solidarité avec l'opposition lybienne autrement que par des interventions militaires ?
@ 2iemDB
La compromission de l'Europe et des Etats unis avec Kadhafi a été telle que leurs véléités d'interventions militaires directes en Lybie semblent tourner au fiasco. Peut être faudrait il commencer à penser solidarité avec l'opposition lybienne autrement que par des interventions militaires ?
Tout à fait d'accord...
De la "no fly zone" aux bombardements directs...
Informations :
Paris est favorable à des frappes aériennes en Libye
| 10.03.11
La communauté internationale se divise sur l'éventualité d'une intervention militaire en Libye. Ainsi, alors qu'elle était débattue depuis plus d'une semaine, l'idée d'une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Libye, permettant de protéger les populations, semble remisée.
A la veille d'une réunion de l'OTAN à Bruxelles, jeudi 10 mars, suivie d'un sommet européen consacré aux pays arabes, vendredi, d'autres options, humanitaires et militaires, prenaient le dessus. La France soutient désormais l'idée de frappes aériennes ciblées, capables de neutraliser l'aviation du colonel Mouammar Kadhafi, afin de l'empêcher de bombarder ses opposants et de regagner du terrain.
Questions :
De quelle légitimité le gouvernement français peut il se prévaloir aujourd'hui pour bombarder celui à qui il a vendu des armes et qu'il a reçu à Paris ?
Ces bombardements ne seraient ils pas la continuité de "la défense des intérêts des entreprises françaises" dans la région davantage que le "soutien" à la population libyenne ?
Ces bombardements ne seraient ils pas un retour gravissime à l'implication directe de la france dans une guerre directe au Maghreb ? On veut bombarder Kadhafi et refuser d'accueillir des populations qui fuiraient les zones de bombardement ? C'est cela la "nouvelle politique arabe" de la france ?
Et Juppe - Sarkozy croient peut être que cette politique va faire baisser la "lepénisation" montante en france ?
Questions à Paul Quiles
Le 28/2/2011 vous avez écrit ici même :
"Il ne s'agit pas de bombarder la Libye, mais d'obliger les avions à demander l'autorisation de décoler du territoire libyen, sous peine d'être ineterceptés, voire abattus. C'est une procédure bien connue des instances militaires et diplomatiques internationales. Quant à la décision, elle ne peut être que le fait du Conseil de sécurité et pas de l'OTAN."
Aujourd'hui, maintenant que les bombardements sont en cours, que dites vous ?
@ 2iemDB
Moi je dis simplement que l'on a beacoup trop attendu et beaucoup trop fait

