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Peut-on douter de tout ? Tocqueville et Wittgenstein contre Bigard et Kassovitz
Les récents propos de Jean-Marie Bigard et Mathieu Kassovitz, alimentant le doute quant aux versions les plus couramment admises des événements du 11 septembre 2001, nous ramènent à la vieille question philosophique du doute. Des textes de Tocqueville et de Wittgenstein pointent opportunément les problèmes associés aux prétentions au doute absolu.
On ne peut prétendre refuser un droit au doute lorsqu’on se situe à l’intérieur d’un cadre rationaliste. Car le doute participe bien des ressources importantes de la raison critique. Mais le doute a-t-il des limites ? Douter de tout a-t-il un sens ? Le doute absolu est-il possible ? Là les choses sont plus controversées, et la plus grande cohérence intellectuelle ne se situe pas du côté des quasi-professionnels du doute qui prolifèrent aujourd’hui sur internet, et qui nourrissent les dégradations simplistes et conspirationnistes de l’indispensable critique sociale (voir mes billets précédents : « "Le complot" ou les mésaventures tragi-comiques de "la critique" » et « Chomsky et le "complot" médiatique – Des simplifications actuelles de la critique sociale » ). En tout cas, si on se tourne du côté de réflexions d’un penseur politique du XIXème siècle comme Alexis de Tocqueville (1805-1859) et d’un philosophe du XXème siècle comme Ludwig Wittgenstein (1889-1951). Des extraits de ces deux auteurs sont susceptibles d’alimenter de manière décalée un débat d’« actualité » devenu vif, passionnel et agressif. Il apparaîtra alors qu’il n’est pas si simple, bien que fort raisonnable, de tenter de trouver une voie entre le légitime droit au doute et les pentes délirantes d’un doute absolutiste.
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* Alexis de Tocqueville : extrait de De la démocratie en Amérique, volume 2 (1ère éd. : 1840), Paris, éditions Robert Laffont, collection « Bouquins », 2004 , première partie, chapitre II, « De la source principale des croyances chez les peuples démocratiques », p.433)
Si l’homme était forcé de se prouver à lui-même toutes les vérités dont il se sert chaque jour, il n’en finirait point ; il s’épuiserait en démonstrations préliminaires sans avancer ; comme il n’a pas le temps, à cause du court espace de la vie, ni la faculté, à cause des bornes de son esprit, d’en agir ainsi, il en est réduit à tenir pour assurés une foule de faits et d’opinions qu’il n’a pas eu ni le loisir ni le pouvoir d’examiner et de vérifier par lui-même, mais que de plus habiles ont trouvés ou que la foule adopte. C’est sur ce premier fondement qu’il élève lui-même l’édifice de ses propres pensées. Ce n’est pas sa volonté qui l’amène à procéder de cette manière ; la loi inflexible de sa condition l’y contraint.
Il n’y a pas de si grand philosophe dans le monde qui ne croie un million de choses sur la foi d’autrui, et qui ne suppose beaucoup plus de vérités qu’il n’en établit.
Ceci est non seulement nécessaire, mais désirable. Un homme qui entreprendrait d’examiner tout par lui-même ne pourrait accorder que peu de temps et d’attention à chaque chose ; ce travail tiendrait son esprit dans une agitation perpétuelle qui l’empêcherait de pénétrer profondément dans aucune vérité et de se fixer avec solidité dans aucune certitude. Son intelligence serait tout à la fois indépendante et débile. Il faut donc que, parmi les divers objets des opinions humaines, il fasse un choix et qu’il adopte beaucoup de croyances sans les discuter, afin d’en mieux approfondir un petit nombre dont il s’est réservé l’examen.
Il est vrai que tout homme qui reçoit une opinion sur la parole d’autrui met son esprit en esclavage ; mais c’est une servitude salutaire qui permet de faire un bon usage de la liberté.
Il faut donc toujours, quoiqu’il arrive, que l’autorité se rencontre quelque part dans le monde intellectuel et moral. Sa place est variable, mais elle a nécessairement une place. L’indépendance individuelle peut être plus ou moins grande ; elle ne saurait être sans bornes. Ainsi, la question n’est pas de savoir s’il existe une autorité intellectuelle dans les siècles démocratiques, mais seulement où en est le dépôt et quelle en sera la mesure.
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* Ludwig Wittgenstein : De la certitude (notes inachevées de 1949-1951), traduction de l’allemand de Danièle Moyal-Sharrock, Paris, éditions Gallimard, 2006
§66 – Je fais, concernant la réalité, des affirmations qui correspondent à des degrés différents d’assurance. (…) (p.32)
§114 – Celui qui n’est certain d’aucun fait, il ne peut non plus être certain du sens de ses mots. (p.46)
§115 – Celui qui voudrait douter de tout n’arriverait jamais au doute. Le jeu de douter présuppose lui-même la certitude. (p.46)
§122 – Pour douter, ne faut-il pas des raisons ? (p.48)
§123 – Où que je me tourne, je ne trouve pas de raisons de douter que…(p.48)
§150 – Comment est-ce que quelqu’un juge quelle est sa main droite et qu’elle est sa main gauche ? Comment est-ce que je sais que mon jugement s’accordera avec celui d’un autre ? Comment est-ce que je sais que cette couleur est bleu ? Si dans ces cas je ne me fais pas confiance, pourquoi devrais-je faire confiance au jugement d’autrui ? Y a-t-il un pourquoi ? Ne dois-je pas commencer quelque part à faire confiance ? C’est-à-dire, quelque part je dois commencer à ne pas douter. Et cela n’est pas, pour ainsi dire, précipité mais excusable ; cela fait partie de l’acte de juger. (p.55)
§163 – Arrive-t-il jamais à quelqu’un de vérifier que cette table existe toujours lorsque personne ne lui prête attention ?
Nous vérifions l’histoire de Napoléon, mais non si tous les comptes-rendus le concernant reposent sur des illusions sensorielles, des falsifications de documents ou autres choses du genre. Car lorsque nous vérifions quoi que ce soit, nous présupposons déjà quelque chose que nous ne vérifions pas. (…) (pp.58-59)
§164 – La vérification n’a-t-elle pas de fin ? (p.59)
§253 – Au fondement de la croyance bien fondée est une croyance non fondée. (p.78)
§341 – C’est-à-dire : les questions que nous posons et nos doutes reposent sur le fait que certaines propositions sont soustraites au doute – sont, pour ainsi dire, comme des gonds sur lesquels tournent nos questions et nos doutes. (p.98)
§342 – C’est-à-dire : il appartient à la logique de nos investigations scientifiques que certaines choses ne soient en fait pas mises en doute. (p.98)
§343 – Mais cela ne revient pas à dire que nous ne pouvons pas tout vérifier et sommes obligés de nous contenter de présuppositions. Si je veux que la porte tourne, il faut que les gonds soient fixes. (p.98)
§344 – Ma vie consiste en ce qu’il y a beaucoup de choses que je me contente d’accepter. (p.98)
§450 – (…) Un doute qui mettrait tout en doute ne serait pas un doute. (p.128)
§454 – Il y a des cas où le doute n’est pas raisonnable, mais il y en a d’autres où il semble logiquement impossible. Et il ne semble pas y avoir de frontière nette entre les deux. (p.129)
§459 – Si le marchand voulait examiner chacune des pommes sans raison, pour être sûr de son fait, pourquoi ne lui faudrait-il pas (alors) examiner l’examen lui-même ? (…) (p.129)
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Ces réflexions sont à méditer à l’aune des crépitements médiatiques de « l’actualité ». Elles envisagent tout à la fois l’importance et les limites de l’activité de douter. Il y va d’une économie de temps, comme le suggère Tocqueville. Et de la nécessité de « gonds », selon la métaphore de Wittgenstein, sur lesquels tournent nos questions et nos doutes en situation. Ce qui fait que le doute absolu apparaît logiquement (cela supposerait au moins de douter du mot « doute », ce qui nous empêcherait d’aller jusqu’au doute) et pratiquement (par manque de temps) impossible. Mais la double fragilité de nos certitudes et de nos doutes ne nous empêche pas pour autant, individuellement et collectivement, de nous caler sur des vérités partielles et provisoires, aux « degrés différents d’assurance ». Le « tout se vaut » relativiste ne se situe donc pas nécessairement au bout de la reconnaissance de nos fragilités dans l’ordre des savoirs.
Ces questionnements philosophiques nous amènent alors à nous interroger sur la part fort limitée de thèmes sur lesquels nous allons porter un examen détaillé, par rapport à la « foule de faits et d’opinions » que nous ne vérifions pas. Pourquoi, par exemple, passer du temps à mettre en doute les versions couramment admises du 11 septembre 2001, plutôt que de vérifier (par des calculs savants et des tests) que le pont que je traverse chaque jour ne va pas s’effondrer à mon passage ou plutôt que d’approfondir la connaissance critique des mécanismes de fonctionnement du capitalisme ?
De telles interrogations sur les filtres nous conduisant à privilégier tel ou tel doute rejoignent un fil, peu activé en pratique, présent dans les Lumières du XVIIIème siècle : le difficile processus pour « penser par soi-même » inclurait une composante du « penser contre soi-même » (c’est-à-dire de retour critique sur ses propres préjugés et ses propres évidences). Ce « penser contre soi-même » étant lui-même limité, et le « penser par soi-même » se révélant un effort partiel et fragile. De ce point de vue, il apparaît que les quasi-professionnels du doute (avec les illusions qu’ils véhiculent souvent sur un doute supposé illimité) qui prolifèrent sur internet manient extrêmement peu cette composante du « penser contre soi-même ». Paradoxalement, dans leur promotion d’une dynamique omniprésente du doute, les évidences de leurs ego semblent fréquemment hors de doute. L’habituelle arrogance des douteurs semi-professionnels en sera peut-être une nouvelle expression dans les éventuels commentaires suivant ce billet ? Á moins que, pour une fois, la fatigue du doute ne s’installe un court moment…
Pour des réponses scientifiques et techniques sur les événements du 11 septembre 2001, on peut consulter le site Attentats du 11/09 : Mythes et Légendes .
Sur la critique de la variété des conspirationnismes, on peut se reporter au site Conspiracy Watch (Observatoire du conspirationnisme et des théories du complot) .

Tous les commentaires
254 familles de victimes du "9/11", 880 chercheurs, ingénieurs et architectes, scientifiques, pilotes de lignes et de chasse, réunis en associations, demandent depuis 2004, Pourquoi :
-Le Norad (sécurité aérienne US) n'a pas bougé, et aucun F15 et F16 n'a rien intercepté ce jour là ;
-Ben Laden n'est toujours pas inculpé pour le "9/11" sur sa fiche CIA et FBI ;
-La tour WTC 7 tombe à la vitesse de la chute libre sur son empreinte, sans avion, à la vitesse de la chute libre, comme WTC 1 et WTC 2, mais à 17h20 ;
-Les deux avions vol 77 (Pentagone) et 93 (Shanskville) se sont vaporisés, moteurs en titane de 6 tonnes chacuns compris, sauf bien sûr les passeports intacts des pirates de l'air ;
-La famille Ben Laden est ramenée à la maison, alors que dans toute enquête sérieuse, les proches des suspects sont toujours interrogés longuement ;
-Il y a de très forte présence de Nano-Thermites (explosif militaire de couleur rouge) dans les décombres de WTC 1,2 & 7 ce qui n'est spécifique à aucune norme classique de construction d'IGH et de GEI (Grande Hauteur et Grand Ensemble Immobilier) - Rapport Scientifique Niels Harrit - 2009 ;
-Les sociétés ICTS et Zim International Corp. notamment, ICTS société de sécurité privée d'aéroports d'où partent ce jour là tous les pirates de l'air, bénéficient d'immunités particulières au "Patriot Act" voté au Congrès US et sont donc exemptées d'enquêtes appronfondies les concernant (comme la fratrie Ben Laden.
Pourquoi ??
@ +O-NE
Je serais toujours étonné de constater le "zéle" incroyable que peut livrer un Trotskiste du NPA pour venir en soutien et en défense inconditionnels des thèses soutenues par l'impérialisme USA dominant financièrement le monde.
Ca a bien changé le NPA.
J'espère tout de même que ce ne sont pas les fondations "néo-cons" et "faucons" US qui financent indirectement le NPA et son Facteur en chef.
@ +E-ON
Noir ou blanc...
Puisque tu n'es pas avec nous, alors tu es avec eux...
Certes Alain, mais là on est tout de même en face des deux extrêmes opposés, politiquement parlant, du moins sur le strict plan du projet final de redistribution économique des richesses.
Et que le NPA ne voit même pas le "mobile" économique qui motive tout acte criminel d'une manière générale, me surprend franchement.
Et il est dans ce dossier aussi évident que le nez au milieu du visage.
----------PETROLE---------
Et accessoirement Meurtres de masses de civils arabos musulmans.
@ +E-ON
Les Etats-Unis n'ont jamais eu besoin de se créer des prétextes pour aller faire la guerre, Vertubleu. Ont-ils eu besoin de faire sauter des tours pour aller faire la guerre en Corée ou au Vietnam?
Il fallait un nouveau Pearl Harbour sinon l'opinion n'aurait pas pu être unanimisée à ce point en vue de l'invasion de l'Iraq.
Selon les théories mêmes des néo-cons de la bande à Bush.
Le 11/9 explique l'Afghanisthan pas l'Irak.
Bien sûr que si, pour la propagande US c'est tous des Arabes et tous des terroristes et l'Islam c'est la religion du diable etc.
Tout est dans l'amalgame le plus grossier, Saddam = Al Qaida etc.
Au sujet de la remarque de Vertubleu
Je sors du sujet pour rappeler que Besancenot et le NPA sont la poupee de Sarkozy. Lisez le livre de Sabine Herold, présidente d'Alternative Liberale, a ce sujet, le bouffon du roi, pour comprendre l'enchainement.http://sabine-herold.fr/bouffon/
Le postier de Neuilly fait le jeu de Naboleon ! http://www.dailymotion.com/video/x9q75o_un-ouvrier-contre-besancenot_news?from=rss
C'étaient des guerres à des époques où les idéologies fonctionnaient encore, "Capitalisme Versus Communisme".
Mais en 1990, à l'heure de la désormais si cruelle absence de l'ennemi précédent, à savoir le communisme, comment faire ??
Que faire ??
@ +E-ON
1) Les Etats-Unis n'ont jamais eu besoin de prétextes pour s'attaquer aux pays et aux populations.
2) Traiter Philippe Corcuff de trotskyste est assez cocasse. Il faut arrêter avec ces conneries d'un autre âge !
En complément du papier de Philippe Corcuff, la pensée sociologique et philosophique d'Alfred Schütz pour qui la base de l'étude sociologique sera la compréhension de l'expérience quotidienne qui se fondera sur l'acquisition de procédures cognitives à travers l'intersubjectivité
Le Hasard c'est la somme de nos Ignorances.
Le "9/11" c'est le pire cumul qui soit des Hasards.
C'est pourquoi, pour le progrès et pour l'avenir, nous nous devons de douter toujours et de contre-enquêter sans cesse.
Afin de faire si possible, que cela ne se reproduise pas.
Donc, Merci Bigard, Merci Kassowitz, Merci Geluck, Merci à la bande de petits jeunes des USA, les Loose Change en herbe ("la vérité sort parfois de la bouche des enfants"), Merci David Ray Griffin, Merci David Lynch, Merci Sharon Stone, Merci Madonna, Merci aux dirigeants Politiques Japonais et Russes, Merci Dieudonné, Merci Re-Open 911, Merci Richard Golay, JamesinParis, Axel J, Thomas 75018 et Vincent Vershoore.
Et Merci à Moi Aussi Evidemment.
mmddrr de mmddrr !!!
Vive la Vie !!! et non à la Mort et à la Guerre !!!
@ +O-NE
Très riche... merci.
Oui, pourquoi choisit-on de douter de certaines choses et considère-t on d'autres comme "certaines" ou suffisamment peu importantes pour ne pas perdre de temps à les remettre en question.
Lorsque l'on choisit de douter de quelque chose, c'est que la remise en question de cette "certitude" ou de ce "fait communément acquis" va nous valoriser aux yeux des autres.
Bonjour Philippe Corcuff et merci pour ce beau sujet de réflexion.
Je retiens de Wittgenstein, que vous citez, cette phrase : "
"§450 – (…) Un doute qui mettrait tout en doute ne serait pas un doute. (p.128)".
Que veut-il bien dire ? Qu'un raisonnement s'appuie toujours sur des faits avérés et sur une démonstration argumentée, pas sur des croyances et des spéculations". On peut bien sûr toujours remettre en cause les faits démontrés (trucage, troncature, pièces subtilisées ou manquantes) qui permettraient de donner un autre éclairage voir de contredire la réalité affichée. Mais il faut en ce cas pouvoir présenter des faits nouveaux et non se contenter d'invoquer la liberté de pensée et l'esprit du doute.
Cordialement.
Je ne sais plus qui a dit "le doute a pour fonction de séparer l'opinion du savoir". J'adhère volontiers à cette définition. Il ne peut en aucun cas se substituer au savoir lui-même et n'esxiste donc qu'à titre transitoire.
Revenons à présent sur le cas Kassovitz, l'homme de la voix off d'"Apocalypse", adepte d'Apocalypto (http://www.7sur7.be/7s7/fr/1540/Television/article/detail/996208/2009/09/16/Kassovitz-met-en-doute-la-theorie-officielle-du-11-septembre-video-.dhtml). Il énonce un lieu commun présenté comme une recherche importante : "On doit se poser la question sur ce qui s'est passé le 11 septembre". Or, tout le monde se l'est déjà posée avant lui. Ce n'est donc pas un retour aux sources. Certains ne croyaient pas que cela était possible en entendant d'ailleurs l'évènement en direct. On a pensé à un canulard du genre les Martiens attaquent de Wells. Or, pourtant ça s'est bien passé. Les témoins visuels le confirment. Les images d'amateurs et de professionnels le prouvent. Les enregistrements de vol et les victimes aussi, au sol mais surtout dans les airs puisque les avions étaient remplis de passagers : plus de 3000 morts en tout. Tout cela est douteux, dit Kassovitz. Ce qui ne l'est pas, dit-il, c'est qu'"on a voulu détruire les archives de Bush père". On aurait donc inventé un montage terroriste pour accomplir un dessein guerrier (pure spéculation). On avance une soit-disante certitude d'opinion au nom d'un doute permanent du savoir.
Vous vous trompez de cible.
Personne ne doute que des avions aient percuté les WTC1 et WTC2, que plus de 3 000 personnes aient perdu la vie dans ces évènements.
Par contre, comment en est-on arrivé là? est ce que la version officielle est conforme à ce qui est vraiment arrivé?
On a le droit de poser la question sans être traîné dans la boue, non?
Kassovitz ne remet pas en cause ce qui est arrivé, il interroge la façon dont c'est arrivé, pourquoi ne serait-ce pas légitime?
comprends pas ce que vous remettez en cause, Colza ? Expliquez-vous.
comprends pas ce que vous remettez en cause, Colza ? Expliquez-vous.
Kassovitz peut remettre en cause ce qu'il veut, la question ici est : Quel sens cela a-t-il? Pourquoi choisit-on de ceci plutot que cela?
Bonjour Philippe Corcuff.
Votre article est tout simplement une bouée de sauvetage, intellectuellement luxueuse, lançée au bon sens en perdition.
Mais pourquoi diable un artiste aussi doué, et généreux , que Mathieu Kassovitz s'est il associé à la folie conspirationniste, qui est au fond si anti démocratique?
Il a parlé trop vite?
Dans le doute accordons le ui.
Cordialement.
Pourquoi doute-il?
Parce que le rapport officiel est irrecevable.
De l'aveu même de ses auteurs.
Ne pas douter d'un tel rapport bidon, c'est ça, qui pour moi est se foutre de la gueule des victimes des quatre avions et des tours,
et ne pas douter d'un tel rapport bidon, c'est aussi se rendre complice de l'étouffement et de l'instrumentalisation de l'affaire, alors que beaucoup de gens auraient dû être jugés en procès, au lieu d'être promus.
Ensuite, que les sceptiques soient souvent délirants ou de mauvaise foi, c'est vrai.
Mais l'invraisemblable censure à la française, votre amalgame systématique avec les négationistes et autres illuminés, c'est à mon sens encore plus à gerber que les élucubrations d'un Meyssan.
Qui est anti-démocratique?
Celui qui doute ou celui qui n'autorise pas à douter?
Quelle folie conspirationniste? Qu'est-ce qui vous autorise à traiter de conspirationniste quelqu'un qui n'accepte pas, sans se poser de questions, la version d'un évènement qu'on lui présente, telle qu'on la lui présente.
Ne peut-on pas dire, à contrario, que c'est de la paresse intellectuelle que d'accepter les faits, sans se poser de questions.
vous ne répondez pas à la question : vous doutez de quoi, de quelle version ?
Le doute peut avoir des conséquences funestes parfois, par exemple lorsqu'on est très malade et que l'on doute de l'efficacité de son traitement médical. Au risque de parvenir à la conclusion qu'il est inutile de le poursuivre. Trouvé le cas sur le net:
Sebington
01/11/08
@ 13:19
Bonjour Tristan, j’ai trouvé votre chronique très pertinente et très “parlante”. Vous mettez le doigt sur un problème très sérieux et qui me touche personnellement, celui de la relativité de l’information trouvée sur le net où l’on trouve TOUT ET SON CONTRAIRE.
Par exemple, j’ai tendance à ne plus faire confiance aux médecins et aux médicaments qu’ils me prescrivent, puisque lesdits médicaments sont encensés à tel endroit et décriés à tel autre. Sur le net, on ne sait plus à quel saint se vouer. Je ne pense pas être le seul dans ce cas, il suffit par exemple de lire les forums des sites consacrés à la santé.
Même si on décide de “faire attention” et du “prendre du recul”, on finit graduellement par ne plus croire à rien, puisque “tout se vaut” comme vous dites dans votre chronique. Cela est très dangereux à mon sens. La preuve concrète étant que j’ai un mal de chien à suivre un traitement médicamenteux jusqu’au bout, et que je me soigne très mal. Et cela n’est que mon petit cas personnel.
Fabouze
01/11/08
@ 14:21 (#)
@Sebington, votre message me touche particulierement, etant moi-meme perdu au milieu du flot d’informations contradictoires que l’on peut trouver concernant la medecine.
Par exemple, il est quasi impossible de se faire une reelle opinion sur la question des vaccins, tant les donnees mises a disposition par les differents sites (pro ou anti vaccination) se contredisent. Au milieu d’une bataille de chiffres et d’experts, le profane a le fâcheux sentiment de jouer sa santé à la roulette russe, sa décision finale ne reposant finalement que sur ses propres a priori et croyances.
Devant l'afflux d'informations venant du web, souvent contradictoires, comment parvenir à se forger, non pas des certitudes, mais seulement une opinion à partir du simple bon sens ?
La réponse contemporaine du législateur, c'est le principe de précaution. Dans le doute, il convient de réglementer afin de limiter voire éradiquer les conduites à risque. Avec pour corollaire de cette perte de confiance, une perte de responsabilité, et le risque à terme pour chaque citoyen d'être traité comme un majeur protégé. Et parfois consentant: face à l'angoisse du doute, la tentation est de redevenir des enfants pour qui la parole des parents est parole d'Evangile.
Et dans le cas de la santé, ce doute est assez lourd de conséquence, puisque l'effet placebo en était un bon auxiliaire.
La confiance aveugle, le doute scientifique : deux extrêmes, deux postures contradictoires, un seul être huamin à chaque fois pris entre deux.
Se former à la méfiance envers les trucs séducteurs des vendeurs de tout et n'importe quoi, se former au doute scientifique, sans pour autant perdre sa confiance en la vie. Un défi.
Dans le cas de la santé comme dans le reste, il y a ce qu'on sait, ce qu'on tient pour probable et ce qu'on ne sait pas. Ce n'est en rien une question de confiance aveugle ou voyante.
Le De la certitude Über Gewissheit est cet ensemble de notes laissées par Wittgenstein après son voyage aux Etats-Unis C'est le grand débat avec Moore à la chaire duquel il avait succédé à Cambridge. Ce texte maintenant considéré enfin comme l'achèvement de sa pensée apparaît ici dans cette excellente traduction.
Ce texte est la meilleure critique du doute cartésien et la tentative ultime de sortir de problématique où le doute ne permet pas de sortir de l'impasse du scepticisme.
160 L'enfant apprend en croyant l'adulte. Le doute vient après la croyance.Das Kind lernt, indem es dem Erwachsenen glaubt. Der Zweifel kommt nach dem Glauben.
Qu'est ce qui me prouve que Napoléon a existé? Y -a - t- il eu une bataille à Waterloo?
475. Je veux considérer l'homme ici comme un animal ; comme un être primitif à qui l"on accorde l'instinct, mais non le raisonnement. Comme un être dans un état primitif. Car nous n'avons pas à avoir honte d'une logique qui suffit à un moyen de communication primitif. Le langage n'émerge pas du raisonnemnt.
Ainsi , LW nous dit que la fin du doute est qu'il n'est pas raisonnable de douter. J'accepte ce fait qu'il y a eu un Napoléon et une bataille de Waterloo, car il n'est pas raisonnable d'en douter.
Présenter le De la certitude en liaison avec Tocqueville, penseur de l'opinion, s'il en est vraiment intéressant. On ne peut oublier que LW a lu Platon et même que Platon fut le seul philosophe qu'il lisait encore dans la dernière partie de sa vie, mais tout en le critiquant et même en le trouvant insupportable. LW est le remède contre la tentation essentialiste qui produit une universalité négative qui conduit le philosophe à parler au nom de LA philosophie. Aucune essentialisation de l'éthique n'est possible; elle demeure le privilège d'une pratique.
Merci pour cet article.
Après huit ans écoulés, il n'y a toujours pas eu de procès pour juger, dans un débat contradictoire, les attentats du 11 septembre 2001 !
Un extrait de cassette vidéo mal traduit comme "preuve" de culpabilité d'un activiste islamiste manipulé par la CIA, fils d'une grande famille yéméno-saoudienne intime des Bush, Oussama Bin Laden !
Un rapport d'une commission gouvernementale états-unienne laissant plusieurs points du dossier dans l'obscurité, comme la destruction contrôlée du WTC7 !
Par contre, des réactions militaires de plusieurs gouvernements "occidentaux" pour projeter des forces armées en Irak et Afghanistan, zones géostratégiques d'importance majeure pour le contrôle d'immenses réserves d'hydrocarbures et de pays nucléairement émergents.
Mais le doute n'est pas permis, au risque de passer, automatiquement, pour un vulgaire conspirationniste ou un attardé illuminé. Comme cela devait être le cas, dans l'Allemagne nazie, juste après l'incendie du Reichstag ! Avec des conséquences moins dramatiques, je l'espère.
Il ne s'agit pas de débattre. Il s'agit de prouver. Le rapport d'enquête du FBI a apporté des preuves, des indices, des probabilités et des incertitudes comme dans tout rapport d'enquête. Ceci ne signifie pas qu'il y a eu orchestration de l' attentat par le clan Bush mais ceci explique seulement que Bush a pu utiliser cet attentat pour intervenir en Afghanistan parce qu'il correspondait à une déclaration de guerre.
Merci pour le lien vers Bastison.net,
qui fonctionne enfin, un peu tard mais bon, on n'est plus à un an près.
Bastison est en effet très convaincant, on le remercie beaucoup de montrer et prouver à quel point, comment et pourquoi on ne pouvait pas se fier à des approximations aussi douteuses et avec autant de zones d'ombres, omissions et erreurs, que par exemple le dossier "désintox" de Rue89, ou encore toutes les attaques et calomnies personnelles qui servaient d'arguments aux nombreux censeurs
(seul le nom de Malterre vient à l'instant, pourtant pas le plus malfaisant de la bande, pardon à lui)
tout dévoués à la sacro-sainte Version Bush, qui pourtant reste impossible de l'aveu même des auteurs officiels du rapport.
Hier soir, encore une soirée de mascarade organisée chez Guillaume Durand dans son émission "le scandale" sur France2.
Petits extraits choisis :
JL Brisard, un soi-disant expert auprès des familles de victimes qui indique à Philippe Geluck "qu'il est insultant "de douter" eu égard au respect que nous devrions avoir vis-à-vis des familles de victimes du "9/11" = Grotesque, si Brisard avait correctement révisé son dossier il saurait que ce sont justement des familles de victimes qui s'interrogent et demandent plus que vivement une contre-enquête pour accomplir correctement leur deuil.
Jérôme Quirant, un ingénieur ensuite, qui prononcera à 5 reprises le mot "débiles" pour qualifier les associations qui demandent la réouverture du dossier technique sur l'effondrement des 3 tours à la vitesse de la chute libre sur leur propre empreinte, que lui-même Jérôme Quirant n'expliquera même pas sur le plateau de Durand, qu'est-ce qu'on se marre.
Je passe sur le cas du chroniqueur de service bien lourdaud le "Gens Bonnaud" lui on le connaît dans la profession pour se vendre au plus offrant mais rarement à la Vérité.
@ +E-ON
Incroyable mais Vrai les enfants !!!, regardez à nouveau et très attentivement SVP la vidéo de cette émission, qui n'en doutons pas entrera dans les annales de l'histoire de la télévision Française, voire même dans celle de son animateur le mirifique et non moins très émotif Guillaume Durand :
Je vous passe l'extrait Vidéo où l'on voit des Talibans faire des coloriages qui sont censés représentés tous les sites sensibles des USA.
Ecouter bien attentivement le pseudo expert JL Brisard nous commenter une photo inédite d'un des pilotes de ligne du vol 77 qui s'est crashé sur le Pentagone :
"Ce pilote est très visiblement sanglé de sa ceinture de sécurité sur son propre siège de commandes" nous dit bien l'expert (sic).......
Mais alors s'il est au commande et sur son propre siège dans le cockpit, qui pilote vraiment l'avion ??
Qu'est-ce qu'on se marre quand même, non ??
A suivre.
@ +E-ON
Attentats du 11-Septembre : au-delà de la nécessité, la légitimité du doute… Posté par Kyja le 09/09/2009
Cette tragédie constitue l’événement fondateur, la pierre angulaire d’une dérive ultra-sécuritaire, qui conditionne les relations internationales de ce début de siècle : à travers ce choc planétaire, nous sommes entrés dans une nouvelle ère de tensions et de chaos dont nous dénonçons les prémices et les effets.
La tragédie du 11-Septembre a ainsi été utilisée pour justifier la plupart des décisions de politique étrangère des nations occidentales : Déclenchement des guerres illégales en Afghanistan et en Irak : relance de l’utilisation de l’OTAN en Afghanistan où la France est toujours tragiquement présente, et mise en place d’une coalition dite internationale en Irak menée par les USA où l’on ignore tout jusqu’au nombre de victimes civiles.Augmentation drastique des budgets militaires des États-Unis, et remodelage de nos armées et de nos services de renseignement sur le modèle américain entraînant en France un rapprochement dangereux entre renseignements civil et militaire.Remise en cause des libertés individuelles aux États-Unis et dans de nombreux autres pays, avec par exemple les lois USA PATRIOT, la légitimation de la torture, des détentions illégales, les accords entre l’Union Européenne et les États-Unis pour le transfert des données confidentielles des passagers aériens, les vols secrets et les prisons secrètes de la CIA en Europe, ou encore les fichiers EDVIDGE et CRISTINA en France.Les résistances contre toutes ces dérives ont été écrasées par le choc émotionnel qu’a suscité cette tragédie : aux Etats-Unis, par un patriotisme exacerbé autour de ce choc psychologique ; à travers le monde occidental, par la création, grâce aux médias, d’une menace terroriste omniprésente et barbare. C’est pourquoi il est nécessaire de revenir sur ce mythe qui a permis de faire accepter l’inacceptable. Dans les semaines qui suivirent le 11-Septembre, un certain nombre de familles de victimes aux États-Unis a commencé à se poser des questions face au refus de l’administration Bush à publier des preuves contre al-Qaïda. Avec courage et détermination, dans une logique de compréhension mais surtout pour qu’une telle tragédie ne se reproduise plus, ces familles ont commencé, d’une part à rassembler des informations autour de ces attentats et, d’autre part, à militer pour la mise en place d’une commission d’enquête indépendante. Elle sera finalement créée 444 jours après ces événements. Les familles de victimes, en s’appuyant sur leurs propres recherches et celles de M. Paul Thompson, avaient identifié un certain nombre de zones d’ombres sur le déroulement de ces attentats. En juillet 2004, la commission Kean-Hamilton, du nom de ses président et vice-président, publie ses conclusions. Alors que les médias se félicitent à l’unisson de ce rapport, les familles à l’origine de la création de la commission (voir le film documentaire 911 Press for Truth) ressentent une grande déception à la lecture de celui-ci… C’est alors le début d’un « mouvement international pour une nouvelle enquête sur le 11-Septembre » (« 9/11 Truth Movement »). La fable de ben Laden et d’al-Qaïda racontée par l’administration Bush est de plus en plus perçue comme un « storytelling » aux innombrables rebondissements, reprise sans aucune critique par les médias de masse, et également remise en cause, à l’instar de l’étonnante histoire des attaques à l’anthrax qui ont immédiatement suivi les attentats du 11/9. En effet, depuis plusieurs années, aux côtés de ces familles de victimes, des milliers de citoyens à travers le monde, principalement aux Etats-Unis et en Europe, consacrent un temps et une énergie considérables à faire le travail que le quatrième pouvoir, un des fondements de nos sociétés démocratiques, n’a pas su, pu ou voulu faire. Des dizaines de films documentaires, des livres, des centaines d’articles spécialisés traduits en différentes langues sur nombre de sites Internet ont ainsi été produits dans une logique citoyenne d’information et de réflexion. Le débat s’est depuis ouvert dans le monde politique au sein de la Diète du Japon, des Parlements Européens et Canadiens, dans le monde scientifique avec les publications de Steven Jones et de Niels Harrit et aussi dans les milieux professionnels des architectes et des ingénieurs ou encore celui des pilotes d’avion, et même des pompiers. Les médias de masse (sauf à de trop rares exceptions) continuent d’ignorer jusqu’à l’existence des experts de tous milieux professionnels, et a fortiori leurs questions légitimes et très documentées, qui restent toujours sans réponses satisfaisantes de la part des autorités compétentes. Reste que ce sont les citoyens qui mènent et animent ce mouvement comme l’illustre bien le résultat du travail effectué bénévolement sur un site comme www.ReOpen911.info : de très nombreux films sous-titrés, des vidéos, des recherches, des traductions, des synthèses et rédactions de documents, mais encore des débats et des réflexions communes. Des dizaines de projections-débats et conférences à travers la France, la Suisse et la Belgique, ont ainsi été organisés.. La démarche de ce mouvement s’inscrit dans un pacifisme éclairé qui a pour objectif de comprendre la systémique de la guerre et du terrorisme. De l’incendie du Reichstag, à l’opération Northwoods, du golf du Tonkin aux différents réseaux Gladio en Europe, l’histoire aurait dû nous enseigner la prudence face à un tel attentat. Ainsi remis dans une perspective historique, il n’existe pas une seule théorie du complot, mais bien 3 différentes : La théorie de l’attaque surprise, ou complot extérieur, selon laquelle 19 pirates kamikazes appartenant à l’organisation terroriste de ben Laden déjouent toutes les défenses américaines ; c’est aujourd’hui la version dite officielle des événements.La théorie du « laisser-faire délibéré » ou complot extérieur, avec la volonté au sein du pouvoir politique ou militaire américain d’utiliser ce choc à des fins géopolitiques, nationales et supranationales.La théorie du « déclenchement délibéré », ou complot mené de l’intérieur, par une fraction de l’appareil d’État US, dans les mêmes buts.Les zones d’ombres de la version officielle, ses omissions et manipulations, font qu’une nouvelle enquête, internationale et indépendante s’impose au sujet de la tragédie du 11-Septembre. La discussion est pourtant rejetée de manière radicale par l’ensemble des médias de masse, alors qu’en principe, dans une démocratie, rien ne devrait empêcher la tenue de débats contradictoires sur : le PNAC,le financement de ces attentats,les délits d’initiés,les mises en garde reçues par les services secrets étrangers,la non-intervention des défenses aériennes,l’écroulement des trois tours du World Trade Center (les Tours Jumelles et le WTC7),le Pentagone,etc.Nous appelons chacun à s’informer en confrontant les différents éléments du dossier ; nous sommes convaincus qu’au terme d’une telle étude, menée en conservant son esprit critique, la plupart de nos concitoyens seront d’accord avec nos propres conclusions : la version officielle des attentats du 11/9 est fausse ! Ou comme le résume avec pertinence Giulietto Chiesa : « La seule chose dont on peut être sûr, c’est que nous ne savons rien de ce qui s’est réellement passé le 11-Septembre ».
Association ReOpen911
www.ReOpen911.info
Pour en savoir plus sur l'association ReOpen911 : Questions à l'association ReOpen911
Le déclenchement de la guerre en Afghanistan est la conséquence des attentats du WTC, elle n'en est pas la cause.
Faux Lincunable, dans une enquête policière à peu près correctement menée, on appelle cela un "mobile" et c'est en fonction du degré de cohérence d'un "mobile" que l'on confronte, les indices, les témoins et les suspects.
Ici, ce qui nous apparaît une "conséquence" est simplement devenu le postulat de départ, d'ailleurs très clairement mentionné et développé dans le document de travail et de reflexion US intitulé "PNAC" ou "Rebuilding America's Défenses" rédigés de surcroît bien antérieurement à la survenance du "9/11".
Ecarter d'emblée l'ensemble de tous ces indices, et ne pas enquêter sur ces pistes, est proprement scandaleux et même limite "criminel" comme l'a officiellement écrit le Député US - J.Crowley en 2002.
@ +O-EN
Philippe Corcuff ne démonte pas les thèses de ceux qui disent que le 11 novembre fut le fait du pouvoir US. Et pourtant les commentaires parlent de cela d'abord. Est-ce essentiel?
Redire avec Corcuff, que des postulats sont nécessairement admis dans tout raisonnement et que les déductions ne seront pas les mêmes selon ce qu'on admettra comme vrai sans vérification, est une donnée essentielle de logique, de discours partagé.
On comprend que ce qui est postulat raisonnable ici pourra être considéré ailleurs comme préjugé à déconstruire. Ce qui rend le pluralisme des expressions non seulement vital mais aussi logiquement nécessaire.
"Nous ne savons rien de ce qui s'est passé le 11 septembre" dit, citation, ReOpen911. Peut-être. Mais nous savons beaucoup de choses sur le fonctionnement du capitalisme, de sa course meurtrière au profit maximalisé. Et que faisons-nous de ce savoir? Et du reste, si nous retournions étudier plus cela afin de mieux comprendre le monde pour mieux le changer. Car raisonnablement, il y a urgence.
Et les postulats qui nous font considérer ce monde capitaliste comme l'alpha et l'omega de tout univers pensable sont à critiquer radicalement.
Entièrement d'accord, Pascal b. sachons définir des priorités.
Mettons en doute les priorités que nous nous assignons, ou qui nous assiègent.
Pour que le 11 novembre soit le fait du pouvoir US, il faudrait qu'il y ait eu machination de ce pouvoir envoyant à la mort 3000 de ses ressortissants, ce que les tenants de ce conspirationnisme ne démontrent pas mais posent comme vrai à titre d'axiome. Autant dire que l'armée américaine a laissé volontairement bombarder Pearl Harbor pour forcer Roosevelt à intervenir en guerre contre le Japon : c'est prendre la conséquence pour la cause.
«Philippe Corcuff ne démonte pas les thèses de ceux qui disent que le 11 septembre fut le fait du pouvoir US. Et pourtant les commentaires parlent de cela d'abord. Est-ce essentiel?»
Vous avez bien entendu raison, Pascal, avec Fantie, à propos des priorités.
Mais si les commentaires parlent de cela d'abord, c'est parce que Corcuff fait preuve de malhonnêteté et de mauvaise foi, d'abord dans son titre, car il y met le 11 septembre alors qu'il aurait pu se contenter de le citer dans son texte comme exemple parmi d'autres, puis surtout en terminant son article sur deux liens vers des sites pro-version officielle et aucun lien vers des sites sceptiques.
Il est clair que son vrai but n'est finalement pas tant les belles et grandes pensées "prioritaires", mais plus trivialement de participer au debunking à propos précisément du buzz du 11 septembre.
Corcuff donne l'impression de faire le beau et l'intéressant, genre qui se place très en hauteur mais qui, en vérité, n'écrit tout ça que pour soutenir une thèse qui effectivement vous avez raison, ne devrait pas être ainsi sa priorité, ni la nôtre.
Alors maintenant, vous pourrez toujours dire que je suis tellement de ceux qui doutent toujours de tout, que ce n'est pas la peine de discuter avec moi.
Commode, commode...
Il suffit de se positionner en "superphilosophe", bon créneau, félicitations!
Car ceux qui douteraient de lui,
ce serait bien entendu parce qu'ils sont trop simplets, parce qu'ils n'ont pas lu assez de livres, etc, n'est-ce pas?
D'ailleurs, il se "prémunit" d'avance contre cela aussi:
Il nous prévient que ceux qui douteraient de lui, douteraient de lui parce qu'ils sont de toutes façons toujours en train de douter de tout.
Il nous qualifie même d'avance "d'arrogants".
Bien joué!
Je ne vois pas de malhonnêteté dans le titre de Corcuff mais il y a une mauvaise lecture de son titre qui n'évoque pas la version officielle des twin towers mais le doute émis sur cette version par Kassowitz et d'autres, sans preuve, uniquement au nom du doute. Le titre nous interpelle donc sur le doute pour le doute dont la remise en cause sans fondement d'un rapport d'enquête sur le WTC n'est qu'un exemple.
Pour le dire vite, je pense qu'on confond ici le doute et le soupçon. Permettez-moi de défendre le doute contre l'impulsion et pour fonder la sûreté du jugement, de Descartes à Husserl. Le soupçon est une croyance qui s'en prend à une autre croyance. La croyance du soupçon repose sur une connaissance vague et un besoin de fermeté dans cette croyance. L'autre croyance est le dogme du fait qui ferme le nécessaire besoin de questionnement comme le nécessaire besoin de penser qu'une chose peut être autre que ce qu'elle apparaît.
D'autre part, mettre sur le même plan Wittgenstein et Bigard est une erreur de jugement. L'un pense, l'autre opine. A présent que tout soit opinion dans les médias n'implique pas que tous les discours se valent. Au contraire, la critique doit être radicale sur les faiseurs d'opinion. Le poids de la parole de Bigard, est, j'en ai bien peur, beaucoup plus importante aux yeux de l'opinion publique que celle de Wittgenstein. Cela devrait les rendre responsables de leurs propos or c'est tout le contraire qui se produit. Ils utilisent leur notoriété pour accroître leur influence et non pour servir la vérité. Ce sont des symptomes de notre époque. Ils veulent croire même l'incroyable.
Merci Hestia pour vos précisions. Pour ma part, pas vraiment de confusion : le soupçon, c'est regarder de travers (= en-dessous), autrement dit "avoir un a priori défavorable" tandis que le doute c'est "mettre en cause ce qui a déjà été vérifié". Nous ne sommes pas ici dans une opposition de croyances mais dans une opposition de démarches : dans un cas, le doute se suffit à lui-même pour la remise en cause, dans l'autre, il est insuffisant pour remettre en cause l'existant. Il doit servir à établir un fait nouveau. Sans fait nouveau, il est stérile et justifie la phrase de Wittgenstein : "un doute qui mettrait tout en doute ne serait pas un doute".
Bonjour Philippe Corcuff,
Il me semble dommage (et problématique) de confondre dans un même argument des positions aussi distinctes, à la fois dans leur objet, leur visée et leur style, que celles de Toqueville et Wittgenstein. Toqueville défend la nécessité, postulée par lui, d'une certaine délégation de la fonction critique, au prétexte qu'on ne peut pas toujours s'occuper de tout, ce qui est un argument un peu plus subtil que celui qui consiste à dire qu'il y a des gens plus compétents que d'autres pour penser sur tout. Autrement dit: fiez-vous à l'autorité. Je simplifie à peine. Wittgenstein, dont vous êtes pourtant un authentique lecteur, parle de tout autre chose. Il parle de l'impossibilité pour le langage et la pensée d'exhiber constamment leurs présupposés; il parle de l'impossibilité d'un métalangage; il parle du caractère parfaitement abstrait de l'approche cartésienne de l'examen critique; il parle, enfin, des conditions de coexistence de la pensée et de la vie. Toqueville se soucie peu de cela, et bien davantage des conditions dans lesquelles peut se maintenir un certain ordre des choses.
Je ne sais pas si la confrontation entre ces deux pensées apporte quelque chose sur la question du 11 septembre et de la nécessité, ou non, d'en admettre l'histoire officielle. Je ne suis pas sûre d'avoir un avis sur la question. Mais je ne crois pas que la position de Wittgenstein sur les conditions nécessaires au langage et à la pensée (nécessité de consentir à poser les pieds sur un sol stable, quelque chose qu'on pourrait appeler une "bonne volonté critique") soit incompatible avec possibilité d'entretenir un certain doute sceptique, une suspension du jugement au profit de l'examen et de la réflexion.
cordialement,
Merci pour ces précisions et l'occasion que vous me donnez d'apporter moi-même des précisions à mon propos.
Effectivement, le mode d'entrée dans le problème du doute comme les fils tirés ont de fortes spécifités entre les deux auteurs. Toutefois, il m'a semblé qu'il y avait des convergences pour nourrir une interrogation sur "l'économie" comme sur les fragilités du doute et de la certitude dans ces différents extraits. Ces convergences ne concernent pas les modalités de l'interrogation, mais on pourrait dire qu'une question analogue est attrapée par des bouts différents.
Par ailleurs, il ne faut pas surévaluer la dimension politique (dans la dévalorisation comme dans la valorisation) dans le jugement sur les apports intellectuels d'un auteur. Si l'extrait de Tocqueville peut avoir des liens avec un certain "conservatisme libéral" de son positionnement politique de l'époque, il me semble que son intérêt déborde l'argement ce cadre. Et il y a des passages possibles entre ce que Tocqueville appelle "autorité" et ce que Wittgenstein appelle "gonds". Quant à Wittgenstein lui-même, son rapport à la politique en général et au conservatisme en particulier apparaît compliqué. Aujourd'hui, par exemple, dans le champ des "wittgensteiniens" français, Vincent Descombes mettra davantage le curseur sur des dimensions "conservatrices" de la pensée de Wittgenstein et Sandra Laugier (en prenant appui sur Stanley Cavell) sur des dimensions "radicales".
Ces deux textes (et les quelques commentaires que j'ai ajoutés) ne remettent pas du tout en cause la possiblité de douter (bien au contraire). Ils ouvrent plutôt selon moi sur une interrogation quant aux impossibilités d'un doute illimité, et donc : 1) sur une mise à distance des douteurs semi-professionnels actifs sur internet (par exemple aurtour du 11 septembre); et 2) sur une prudence réflexive (elle-même nécessairement limitée) quant aux filtres implicites des doutes que chacun de nous privilégie.
"douteurs semi-professionnels actifs" (sic) P.Corcuff
Ces douteurs ne sont-ils pas pour autant et avant tout des citoyens particitant à la démocratie ??
Vivons-nous encore en démocratie ??
@ +E-ON
"Pour examiner la vérité, il est besoin, une fois dans sa vie, de mettre toutes choses en doute autant qu'il se peut." (René Descartes) "Douter de tout ou tout croire sont deux solutions également commodes, qui l'une et l'autre nous dispensent de réfléchir." (Henri Poincaré, mathématicien) Merci à Philippe de nous permettre de débattre de ce sujet passionnant avec en toile de fond le questionnement autour de la version officielle du 11 septembre. Les 2 citations ci-dessus et les textes présentés vont dans la même direction : le doute absolu n'a pas de sens (Descartes termine par "autant qu'il se peut"). Existe-t-il des raisons indiscutables, des preuves déterminantes qui justifient de douter de la version officielle du 11 septembre ? Depuis maintenant plus de 3 ans, j'explore intensivement ce sujet très complexe et hautement émotionnel. C'est grâce au débat et au dialogue (dans le respect d'autrui et en éloignant mon ego), au « penser par soi-même » et « penser contre soi-même » que j'ai pu affiné, en toute modestie, mon argumentaire. Reprenons : de qui tenons-nous la version officielle ? De la Commission d'enquête du 11 septembre réunissant des membres du Congrès. Que disent-ils ? Dans un livre paru en 2006 ("Without Precedent", sans précédent), les deux présidents, Thomas Kean et Lee Hamilton, déclarent qu'on les a mis en situation d'échec dans leur mission et qu'il ne leur a pas été attribués de fonds suffisants pour mener à bien une investigation. Ils affirment également que tout a été mis en œuvre pour les empêcher d’établir les faits dans leur vérité et qu'ils ont été induits en erreur par des hauts responsables du Pentagone et de l'administration fédérale de l'aéronautique. Selon eux, ces fraudes et cette obstruction doivent être assimilées à des crimes. (Source : Guardian, 9/11 - the big cover-up?, Peter Tatchell, 12 septembre 2007) Cette déclaration ne justifie-t-elle pas à elle seule les questionnements relatifs à la version officielle ? Et la demande, au final, de la réouverture de l'enquête par respect pour les 3'000 victimes, les familles et par devoir démocratique ? Philippe, j'espère avoir contribué à faire évoluer vos "vérités partielles et provisoires", comme cela a été le cas pour moi grâce à vous et à d'autres. Ce sujet, mais bien sûr pas uniquement, est fondamental pour faire avancer "l'indispensable critique sociale". Bien à vous. (désolé pour la mise en page, pas terrible ce soft)
Mon point de vue déboucherait sur quelque chose comme un "doute raisonnable", et dans les citations que vous donnez cela se rapproche davantage de l'espace ouvert par Poincarré que de l'optimisme doutant de Descartes.
Wittgenstein ajoute, à mon avis, une tonalité tragique, mais un tragique niché au coeur de l'ordinaire (pas de la grande rhétorique tragique). De ce point de vue, le grand livre est celui du philosophe américain Stanley Cavell, Les voix de la raison - Wittgenstein, le scepticisme, la moralité et la tragédie (1ére éd. américaine : 1979), Paris, Seuil, 1996, et dans son sillage les travaux en France de Sandra Laugier.
Le doute raisonnable n'est pas permis selon les critères Trotskistes du NPA en matière de "Massacres de Masse de Civils Arabo Musulmans en Afghanistan et en Iraq", ils ne le méritent pas ces gens là.......une seule conviction, il faut les tuer et leur prendre leur pétrole et leur gaz.
Déconcertant quand même, en ce qui concerne un mouvement politique plutôt égalitaire dans ses fondements comme le NPA, il y a eu une erreur dans la programmation peut-être quelque part.
(-RIP-)
@ +O-NE
Dans les quartiers populaires de France, nous allons commencer à faire savoir qu'elle est la position de militantisme plus qu'actif d'intellectuels du NPA, tels Philippe Corcuff par exemple, qui semblent se faire un devoir de systématiquement contrer toute idée de réouverture d'une enquête sérieuse.
Et notre petit Facteur viendra après nous expliquer pourquoi il y a un tel "zéle" pour lui, son mouvement politique et ses penseurs à défendre la thése bien "bancale" de l'impérialisme américain dans cette affaire.
Bon Courage les Amis.
@ +E-ON
Vertubleu : les mots sont importants. Quand Philippe dit qu'il existe un doute raisonnable sur la version officielle, cela n'est pas anodin. Personnellement, j'en suis fort satisfait. La prise nécessaire de conscience dans la population des doutes avérés (ou raisonnables) relatifs à la VO doit se faire dans un 1er temps. La suite (réouverture de l'enquête) viendra d'elle-même. Patience et modération.
Bonjour Richard, ça roule ??
Nous avons deux sortes de méthodes d'approche de cette affaire :
Vous êtes à mon sens dans le vrai et dans la sagesse, comme Axel J et d'ailleurs aussi Monsieur David Ray Griffin (j'ai visionné entièrement la vidéo de l'une de ses conférences, ce Monsieur est un Géant de connaissance, de pédagogie et de sagesse cumulée, respect total, (franchement on était 5 ou 6 dans la pièce chez des potes, pour la projection, une majorité de jeunes, et je les ai jamais vu aussi assidus et béats d'admiration vis-à-vis de Griffin).
Mais moi je suis un militant actif, et je suis plutôt du genre Bulldozer voyez vous, et je sais que l'on ne vit qu'une fois sur cette terre et que l'on a pas beaucoup de temps, et qu'il y a des tas de morts au tapis partout suite au "9/11", donc des penseurs politiques de mouvement d'extrême gauche type NPA doivent m'expliquer, et vite si possible, pourquoi ce "zéle" pour venir en aide à des Capitalos qui avaient manifestement tout à gagner dans cette tragédie planétaire.
De toutes façons, les Billets de Blog de Philippe concernant le "9/11" sont d'ores et déjà dupliqués par mes soins, avec explications complémentaires pour les plus jeunes de nos amis des quartiers populaires, et avec une belle étiquette NPA dessus.
Après, charge à eux lors des prochaines campagnes politiques régionales de nous en dire plus "in vivo" sur cette déconcertante position dans les réunions.
Va y avoir du sport.
Mais bonne route à vous quand même Richard, et de tout coeur avec vous, quant à moi je continue à enfoncer les portes, casser les vitres et démolir les murs, car c'est mon taf.
@ +E-ON
Cher Richard,
Mon propos central ne concernait pas directement le 11 septembre, mais la question philosophique du doute en général, à partir de son usage dans les récentes déclarations de Jean-Marie Bigard et de Mathieu Kassovitz. Cela appelait une mise à distance de la prétention au doute absolu au profit de la voie plus modeste et plus difficile à délimiter d'un "doute raisonnable".
Mais, pour ma part, je n'ai pas de "doute raisonnable" quant à la version communément admise à propos du 11 septembre. Comme je n'ai pas de "doute raisonnable" quant au fait que Trotsky ait participé à Cronstadt à une entreprise meutrière contre des révolutionnaires libertaires (je le précise puisque quelqu'un m'a qualifié sur ce fil de "trotskyste", ce que je n'ai jamais été), ni de "doute raisonnable" quant au fait que Mao s'est comporté lors de la "Révolution Culturelle" comme un tyran sanguinaire (contrairement à ce que laisse aujourd'hui entendre Alain Badiou).
Quant à mes supposées accointances avec l'impérialisme américain (pointées par quelqu'un sur ce fil), je vais aggraver mon cas, car je converge sur ce point avec mon ami Daniel Bensaïd : "L'anti-américanisme est l'anti-impérialisme des imbéciles".
Une mise à distance de la Vérité en fait.......mais pour le compte de qui exactement, nos grands penseurs du NPA font-ils cela ??
Remarquez, vu le glissement à l'extrême droite et même presque à un zeste de fachisme totalement décomplexé du gouvernement actuel tant en Italie qu'en France par exemple, pas étonnant que certaines extrêmes gauches virent leur cutie en Social-démocratie, voire même carrément "sociaux-traitres" sur certaines questions de société dont le "9/11" par exemple.
Qui est imbécile ??
Celui qui s'interroge valablement en tant que citoyen du Monde, sur un dossier plus que bancal qui génére des centaines de milliers de morts civils arabo-musulmans ??
Ou bien celui qui se vend, par glissement d'intérêt, à ceux qui ont tout intérêt, pécuniairement parlant à ce que ce genre d'événement survienne ??
Il a bien changé Bensaïd.....bien changé, s'il tient vraiment la même ligne que vous Philippe.
Je vais quand même demander directement son avis à PF Grond, pour avoir confirmation définitive de votre "sur activisme" sur cette question du "9/11" sur médiapart mon cher Philippe.
Donc à suivre de près, très près, car il faut toujours être clair quand il y a beaucoup trop de morts.
Et il y en a manifestement trop.
@ +E-ON
Le PNAC n'a jamais été un mobile de la guerre en Afghanistan (= motif qui peut expliquer pourquoi on peut avoir agi ainsi). C'est de la propagande talibane pure. D'ailleurs quel intérêt auraient eu les USA et leur coalition à aller là-bas ? Il n'y a pas de pétrole et il n'y a aucune autre richesse à exploiter. Ce n'est pas l'Irak. On est là-bas loin de tout et on passe son temps à chercher un ennemi invisible. En plus ça coûte cher et on ne peut même pas faire payer la note aux afghans eux-mêmes qu'on est venu délivrer d'un régime assassin. De plus, pourquoi des américains auraient-ils voulu faire sauter chez eux le symbole de leur puissance financière mondiale pour asseoir un leadership sur le monde qu'ils avaient déjà. Pourquoi auraient-ils en outre fait massacrer volontairement 3000 de leurs citoyens pour occuper sans fin un pays lointain qui est un fardeau et non un marché de consommateurs ? Encore une histoire à dormir debout qui n'a rien à voir avec le doute mais avec la volonté d'exonérer les coupables de leurs fautes en expliquant que les victimes n'ont qu'à s'en prendre qu'à elles-mêmes en ayant mérité ce qui leur est arrivé. Comme chacun sait, c'est toujours ce fameux PNAC ou son ancêtre qui est à l'origine du désastre de Pearl Harbour dans le cadre d'un vaste projet conspirationniste....
@Lincunable
Quid des déclarations de Kean et Hamilton ? La question débattue ici est peut-on douter de la version officielle.
La commission Kean/Hamilton a mis en évidence la défaillance de la CIA et du FBI dans la prévention de tels attentats au coeur des Etats-Unis, ce dont tout le monde convient, et ce qui peut très bien s'expliquer par la superbe de la seule super-puissance de la planète : le projet était tellement gros qu'il paraissait inimaginable à réaliser. Cela montre les failles des systèmes de sécurité pas leur implication dans les attentats qu'ils auraient sciemment provoqués.
La question n'est pas de savoir si on peut douter d'une version officielle mais s'il y a des raisons sérieuses pour en douter dans un cas d'espèce. La réponse est ici non.
Peut-on douter de la CIA, du FBI par exemple :
Une multitude de faits avérés ne plaident guère en la faveur de ces officines de polices et de renseignements qui n'ont eu de cesse de prendre des indépendances incroyables vis-à-vis de l'Administration Centrale durant les décennies passées.
Lire par exemple :
"La CIA, le crack et la Contra" de Gary Webb, prix du journalisme d'investigation US ;
"Quand l'Amérique gazait ses déserteurs" d'April Oliver - journaliste CNN - prix du journalisme et documentaire Livingston Award ;
"La CIA Hors la Loi" et "Tainting Evidence : Inside the scandals at the FBI" de John Kelly - Prix Pulitzer
Et bien sûr le phénoménal "Black List" aux éditions Les Arènes de madame Kristina Borjesson.
@ +E-ON
être au-dessus des lois ne signifie pas être lucide ou clairvoyant.
Rien n'est pire qu'une armée ou une police qui se croit invincible : la défaite lui pend au nez et vient souvent d'une sous-estimation de l'adversaire : c'était le cas dans leur appréciation du pouvoir de nuisance des talibans afghans qui étaient sous-équipés militairement.
Ah, je vois que tout n'est pas perdu, puisque vous commencez à comprendre.
Poussez maintenant votre réflexion et envisagez comme il est commode, bien plus que de compter sur de savants machiavélismes et sur des supercompétences, conbien il est plus facile de pouvoir tabler sur le genre d'incompétence que vous pointez avec raison.
Vous comprendrez au passage comment aussi un Hitler a pu entraîner tant de gens soi-disant censés avec lui, mais ce n'est pas le sujet ici.
Tabler sur la connerie et l'incompétence, c'est toute l'histoire de l'Union Soviétique, qui a quand même tenu 70 ans.
L'avantage énorme, c'est que pris individuellement, les "coupables" peuvent arguer de bonne foi de leur innocence, dans une sorte de veine perverse:
"ce n'est pas de ma faute puisque je suis trop stupide".
C'est comme ça que fonctionne le néolibéralisme quand il s'appuie sur "l'innocence de bonne foi" de tous ces petits-chefs tyranniques par exemple dans les grandes surfaces qui font travailler leurs collègues caissières,
c'est un peu aussi le "système" de ces matons des camps de la mort qui étaient en fait eux-mêmes des détenus,
etc etc etc,
ah, mais que dire `a quelqu'un qui refuse de penser plus loin que le bout de son nez...
«le projet était tellement gros qu'il paraissait inimaginable à réaliser»
Non seulement il paraissait très réalisable, mais il était tellement déjà imaginé, que des exercices de simulation du scenario "avions civils piratés utilisés en kamikazes" avaient lieu régulièrement depuis les années 90 sur ce scenario.
Et en ce matin du 11 septembre 2001, se déroulait précisément un de ces exercices, ce qui ajouta à la confusion pendant quelques minutes.
Ce qui aussi devrait nous interroger sur la raison pour laquelle les pirates ont choisi précisément et justement ce matin-là pour agir?
Encore un n-ième coup de chance, un "heureux" hasard parmi cent autres?
Décidément, la chance ou "allah" aura été vraiment "akhbar" de leur côté ce jour-là, pour leur arranger toutes ces multiples concordances et concours de circonstances qui, mis ensemble, constituent la somme la plus statistiquement improbable qui soit!?
Renseignez-vous, que diable!
Entre faire des exercices (qui ne portaient absolument pas sur les twin towers) et se préoccuper de ce qui peut arriver vraiment, il y a un gouffre. L'armée française aussi faisait des exercices en 40 autour de la ligne Maginot. Ca n'a pas empêché la percée de Sedan.
@Lincunable
"(...) Ils affirment également que tout a été mis en œuvre pour les empêcher d’établir les faits dans leur vérité et qu'ils ont été induits en erreur par des hauts responsables du Pentagone et de l'administration fédérale de l'aéronautique. Selon eux, ces fraudes et cette obstruction doivent être assimilées à des crimes."
Voilà ce qu'affirment les deux présidents de la commission. Comment pouvez-vous, sachant cela, ne pas douter (ne serait-ce que partiellement) des conclusions du rapport à la base de la version officielle ? Comment pouvez-vous affirmer savoir que seule l'incompétence de ces services de l'Etat est en cause alors que cette thèse repose sur des témoignages qualifiés de frauduleux par les personnes qui ont présidé les travaux de cette même commission ? Etes-vous libre de vous autoriser un quelconque questionnement ?
La version oficielle que vous remettez en cause est-elle de dire que les attentats contre les Twin Towers et autres cibles furent le fait d'un groupe terroriste? ou bien que les rapports officiels réalisés à la suite de ces attentats contiennent des contradictions, des mensonges de la CIA?
Dans le second cas, les familles des morts du 11 septembre demandent plus d'explications, n'en obtiennent pas, sont furieuses. Il y a alors vraisemblablement un complot des offices de renseignement US qui ont des choses à cacher et qui par nature sont des institituions qui détestent avoir à se justifier et à argumenter au grand jour. D'accord.
Douter du rapport officiel est une chose.
Douter de l'existence de certains attentats en est une autre, insoutenable à mon sens. Et pourtant un livre s'est vendu à 300 000 exemplaires sur ce thème.
Douter de la nature des commanditaires de cet attentat peut se faire. Mais si c'est pour accumuler toutes les contradictions des rapports officiels et en déduire qu'il y a un grand mensonge étatique, et que l'appareil militaro-industriel US et l'appareil d'Etat ont organisé cet attentat: c'est non. Si c'est considérer que cet attentat fut exploité molitiquement par l'appareil d'Etat US pour mener des guerres à outrance (ce qui est certain) comme preuve de son implication, c'est une vision policière de l'histoire, une absence de logique. Cela a été dit ailleurs: l'impérialisme n'a pas besoin d'organiser un tel sacrifice humain sur son sol pour mener des expéditions coloniales ravageuses.
Si le débat est donc d'étudier les rapports officiels et leurs critiques, créez donc un fil à ce sujet.
Ce fil n'a pas cet objectif. La question est celle des visions complotistes, para-policières de l'Histoire qui se multiplient. Et d'aborder ce problème par l'angle de la logique, de la rigueur de la pensée, et Wittgenstein est alors cité come s'imposant. C'est du moins ainsi que je comprends cet article et le fil qui le suit.
L'ami Philippe Corcuff, qui nous pond généralement des billets de bien merveilleuse facture notamment tout récemment en ce qui concerne Madame Rosa Luxemburg, vient ici et encore une fois hélas, en ce qui concerne le "9/11", de commettre soit une imposture intellectuelle d'ampleur, soit une bien lamentable erreur qu'un étudiant de philosophie de première année ne réaliserait peut-être pas.
Il mélange en effet des champs d'approche et d'application aussi antinomiques l'un que l'autre.
En quoi la philosophie régit-elle le policier dans son quotidien ??
La philosophie borne effectivement les doutes une fois des certitudes atteintes, mais encore faut-il au philosophe avoir posé toutes les conditions de l'atteinte de ces mêmes certitudes, et bien sûr sans en avoir évacué aucune au préalable.
Alors que le Doute est la motricité même de tout travail policier et d'enquêteur qui se respectent, sans le doute, le flic n'avance jamais (revoir d'ailleurs et sans modération aucune, tous les épisodes de Columbo, qui est mon policier préféré, anti-héro à souhait en plus).
La Philosophie et la Police ont chacun des buts à atteindre, sauf que la Police cherche un coupable, fait de chair et de sang à embastiller au plus vite, et que dans cette si sensible dimension supplémentaire le doute doit être forcément plus important, que dans celui qui est le postulat de tout travail philosophique.
Ca tombe sous le sens.
Utiliser l'atteinte de certitudes et de croyances avérés dans le champ Philosophique pour justifier la limitation d'une enquête dans le seul champ policier est incroyablement artistique, mais sûrement pas cartésien pour un rond.
En revanche, c'est bel et bien une méthode que les dictatures ont déjà utilisé.
@ +E-ON
Je rejoins l'analyse de Vertubleu dans son dernier message. @pascal b §122 – Pour douter, ne faut-il pas des raisons ? (p.48) Philippe a écrit plus haut :"Mon propos central ne concernait pas directement le 11 septembre, mais la question philosophique du doute en général, à partir de son usage dans les récentes déclarations de Jean-Marie Bigard et de Mathieu Kassovitz. Cela appelait une mise à distance de la prétention au doute absolu au profit de la voie plus modeste et plus difficile à délimiter d'un "doute raisonnable"." L'objet de mes interventions est de montrer que le doute est acceptable (ou raisonnable) quand il y a des raisons de douter. Je ne vois donc pas en quoi cette position est hors sujet. Et j'amène un élément qui montre qu'il y a des raisons légitimes de douter de la vo. Vos propos laissent entendre que quand on doute on doit absolument déduire ou suggérer une autre explication que celle communément admise. Mais est-ce le cas ? Ne peut-on pas librement admettre, qu'en l'état, il n'y a pas d'explications satisfaisantes ? Et s'autoriser au questionnement, à l'enquête ? Vous écrivez : "Douter de l'existence de certains attentats en est une autre, insoutenable à mon sens. Et pourtant un livre s'est vendu à 300 000 exemplaires sur ce thème." Je ne défends aucunement ici la position de Meyssan, mais je constate seulement que vous n'avez pas lu ce livre. N'est ce pas là de votre part un affront suprême à la logique ?
Vous dites que vous ne suggérez pas de position autre que la version officielle. Supposons que cela soit vrai: je vous réitère alors ma suggestion de faire un article sur ce sujet qui, je l'avoue, m'intéresse modérément et sur lequel Wittgenstein ne peut avoir d'opinion.
Mais vous dites ensuite que vous ne soutenez pas les thèses de Meyssan,...et vous me reprochez de ne pas l'avoir lu. Or je n'avais rien écrit indiquant cela. Vous n'hésitez pas à faire des extrapolations hasardeuses (en l'occurrence, c'est vrai, mais ça aurait pu être faux...) et vous ajoutez que ne pas avoir lu ce livre est "un affront suprême à la logique"; ce qui est un rien absurde.
Discussion impossible donc avec vous, ici. CQFD.
Je compre,ds en écrivant ces lignes que Philippe Corcuff n'intervienne plus sur ce fil. Je fais de même.
@pascal b
Vous jugez du contenu d'un livre en présentant sa thèse de manière erronée. Pas difficile d'en déduire que vous ne l'avez pas lu...
Je vous laisse à votre "logique" et à votre "rigueur de la pensée".
Sibel Edmonds,ça vous dit quelque-chose?
L'enlisement soviétique en Afghanistan dans les 80s? La guerre froide?
La disparition du prétexte soviétique après la chute du Mur?
Mais vous êtes peut-être trop jeune pour toutes ces histoires probablement affabulées?
Ah non, pardon: c'est nous qui comme "complotistes" voyons le monde trop compliqué alors que le manichéisme serait si confortable?..
La vieillesse n'a rien à voir là-dedans, désolé pour les détenteurs de la carte vermeille
C'est tout ce que vous trouvez à dire sur Sibel Edmonds?
c'est tout ce que j'ai à dire sur votre vieillisme
Oui, on voit bien que vous préférez parler de mon vieillisme pour éviter le sujet de Sibel Edmonds.
Un superbe fil pour un superbe sujet!
Et tout commence par un billet brillant à ce que je peux modestement en dire. Merci Philippe Corcuff.
Deux effets pour deux causes.
On doit douter raisonnablement, mais on ne peut fonder une théorie valable sans de sérieux éléments qui étaient irréfutablement, au moins sur un point, la thèse du doute.
Une addition d'indices concordants ne préjuge pas de l'usage qu'on va en faire.
Or, nous avons ici des éléments qui montrent les limites de l'enquête, qui soulèvent des questions, mais ne valident pas le complot, avant la destruction des tours.
Par contre, on peut raisonnablement penser qu'il y a eu, un ou plusieurs complots, mais après la destruction des tours.
Et ce sont ces à peu près de réponses, ces lenteurs, ces tergiversations, qui avaient forcément une raison ou un objectif, qui ont laissé croire à un complot qui aurait permis la destruction des tours.
Alors que ces éléments disaient, ou masquaient autre chose.
Les précédents.
Un bel exemple, l'invasion du Koweit. Comment les américains ont-ils pu se laisser surprendre?
Ensuite, pourquoi n'en n'ont-ils pas fini avec Saddam?
Je dirais que peut-être n'ont-ils pas été surpris, et visaient-ils à se réimplanter dans la zone en force, et ont-ils aussi pensé que rappeler aux roitelets du pétrole qui commande ne ferait pas de mal.
S'ils ont été surpris, leur attitude rapidement opportuniste a masqué leur carence auprès de leur alliés du golfe, et ils ont transformé la faute , en avantage. Nuls militairement, mais fins politiques.
En fait des gangsters.
Ils n'en n'ont pas fini ensuite avec Saddam, parce qu'ils ne tenaient peut-être pas à partager le pactole pétrolier irakien avec leurs alliés, bien trop nombreux sur ce coup.
Et ils ont préféré attendre le moment favorable.
Il est venu avec l'attentat des tours qui a permis de faire avaler n'importe quoi à l'opinion américaine, et mondiale.
Il est là, le complot d'après les tours.
Un autre précédent, Pearl-Harbour.
Je n'imagine pas que les américains de l'époque aient pu laisser se produire Pearl Harbour, mais quelle occasion en or pour prendre définitivement tous les pouvoirs par le complexe militaro-industriel aux USA.
L'incurie de la marine américaine qui se fait pratiquement détruire dans un seul port, alors que la guerre couve avec le Japon, passe à la trappe du nationalisme et du désir de revanche que ce désastre a déchaînés.
Le cyclone Katrina, pour ce qui est du civil, a montré à quel point la machine américaine, soi-disant si performante, a pu montrer ses limites.
Désastre, oui, mais désastre aussi de l'administration Bush, qui est restée tétanisée, et stupéfaite au lieu de prendre les mesures adéquates.
Exactement comme pour le 11 septembre, où l'on a vu un Bush affolé aller se cacher on ne sait où, bégayer en public, alors qu'il apprenait la nouvelle, et fuir entouré d'une nuée de gardes du corps...
La classe.
Les élections présidentielles américaines, ensuite, qui avaient vu la victoire de Bush nous ont fait poireauter une semaine avant d'avoir les résultats.
En clair, les élections de la plus grande démocratie mondiale, et de la plus grande puissance de la planète, n'ont jamais vraiment déterminé un vainqueur indiscutable ce jour là.
Il a fallu que le candidat démocrate accepte une défaite, qu'il ne méritait peut-être pas, pour éviter le scandale du siècle à son pays.
Cela peut se passer au PS, mais aux USA, quand même, quel désordre.
Et le mot est lâché: désordre. Les Usa, c'est le bordel organisé.
Et ils y tiennent, mieux, ils le sèment de partout à commencer dans les relations économiques internationales.
Les Twin Towers, un Pearl Harbour?
Pour moi, c'est une évidence.
La nullité des services de sécurité et de l'armée, est éclatante. Le manque de réactivité de l'administration bush, idem.
Une fois les tours tombées, il ne fallait pas tomber avec elles.
Et c'est là que commence la construction d'un mythe Al Quaidat surpuissant, d'un ancien chef de guerre autrefois soutenu par les américains contre les russes.
Chef, survivant grâce aux dialyses, et qu'ona toujours agité comme un épouvantail, alors qu'il a été poursuivi des semaines dans les montagnes, par les services d'action les plus performants de la planète, sas anglais, forces spéciales françaises et américaines, où on ne voit pas comment il allait se soigner.
Oui, là, on a un montage, un complot.
Doucement au début, et puis de plus en plus vite, l'administration Bush, d'abord terrorisée de se voir jetée dehors sous l'infâme défaite subie sous sa responsabilité, avec cette attaque au coeur de l'empire américain, va vite comprendre tout le parti qu'elle peut en tirer.
C'est le pouvoir absolu.
Mais cette incurie sur les preuves, ce débarrassage à la vitesse grand V des tours?
Ils ont nettoyé le site en six mois.
Là, on est dans une autre dimension.Bien américaine, elle s'appele dollar.
C'est le prix de l'acier, et celui du marché que représentait le nettoyage des décombres.
On est dans la traditionnelle et énorme magouille autour des détournementds de fonds publics sur des travaux d'intérêt national.
Où sont donc passés les restes des tours? Des tonnes et des tonnes d'acier.
Pour vous et moi, cela ne veut rien dire.
Allez donc discuter avec un ferrailleur.
Idem pour les gravats.
Sans parler de l'espace constructible sur lequel ils sont tellement féroces que des années après ils n'arrivent toujours pas à s'accorder.
Le Fric.
Les complots.
Les faits, un attentat terrible, auquel on ne veut rien comprendre pour ne pas faire tomber les responsables.
Le complot, un détournement de la colère légitime du peuple américain de ses dirigeants vers un pays géostratégique, ou se situe le groupuscule responsable des attentats.
A terme, la conquête du pétrole irakien, ensuite, celui de l'Iran.
Obama a changé la donne, pour l'instant.
Non, je ne crois pas que les américains se soient fait sauter les uns les autres aux Twin towers. Trop difficile, et d'une organisation impossible.
Par contre, on cache beaucoup de choses, mais pas d'avant le crime. Après.
Et les morts de ce complot se comptent par milliers de soldats américains, et dizaines de milliers de soldats afghan, et irakiens, mais surtout de leur populations civiles encore, et toujours martyrisées.
Merci pour votre attention sur ces projections d'une intuition trop imaginative certainement.
Bien à vous.
@Passifou. OK, vous admettez qu'il y a des raisons de douter de la version officielle. Pour les événements avant les attentats mais en relation avec, je vous invite à mieux vous informer (p.ex le film "Zero, enquête sur le 11 septembre" du journaliste Giulietto Chiesa). Des doutes existent aussi sur les raisons de l'inaction du gouv US (rapport PNAC 2000, briefing début août 2001 du président, Ben Laden qui rencontre le chef local de la CIA à Dubaï en juillet 2001, etc.). Mais c'est hors sujet ici. On se limite aux doutes éventuels sur la version officielle (rapport Commission d'enquête 2004).
Pour compléter, à propos des liens entre Al Qaida et la CIA:
Une explication dans le film Zero, vers la fin à partir de 1h15,
et voir aussi le témoignage vers 1h19 à propos des visas d'entrée aux USA, accordés avec générosité et laxisme à de nombreux anciens agents opérationnels qui combattirent les Russes en Afghanistan dans les 80s.
Il y est aussi longuement démontré, tout comme dans beaucoup d'autres documentaires, que le scénario des attaques par des avions civils piratés n'était absolument pas une surprise,
au contraire, que de nombreux exercices de simulation de ce scenario, avaient déjà eu lieu depuis les années 90.
Et le matin du 11 septembre, les attaques terroristes avaient lieu justement et précisément pendant devinez quoi?
Oui: un de ces exercices de simulation! Qui s'avéra cette fois-ci, être vrai!
Passifou,
Merci pour ces pistes intéressantes quant aux manipulations post-attentat de l'attentat, récusant les théories du complot.
Car mettre en cause les théories du complot, ce n'est pas nier qu'il y ait des manipulations secrètes dans l'histoire (il y en a eu et il y en a des tas, dans tous les sens), c'est refuser (pour ma part, au nom d'une analyse socio-historique qui va des classiques des sciences sociales, comme Marx, Durkheim et Weber, jusqu'aux contemporains, comme Bourdieu) la thèse selon laquelle ce sont de telles conspirations qui façonneraient principalement les événements et l'histoire. Bref il faudrait distinguer "complots" (comme aspects localisés de l'histoire) et "théories du complot" (comme visions de l'histoire).
Cher Philippe,
Merci pour votre réponse.
Je ne saurais me réclamer des plus grands noms qui aident votre réflexion à fleurir, mais en matière d'histoire, juste d'un certain goût pour la chose, et la surprise renouvelée en ce que les grands mouvements se portent eux même.
Et pourtant, au sein de ces marées qui remuent les peuples, se trouvent des instants étranges qui redonnent au génie, ou à la folie des individus, l'honneur, ou l'infamie d'ouvrir tous les autres à un destin.
Ainsi, si Hitler avait moins écouté ses passions et son astrologue, la seconde guerre mondiale eût été d'une autre fin, avec l'atome et les armes développées par les nazis.
Ainsi si Christophe Colomb n'avait pas su convaincre, et une Reine d'Espagne l'entendre, le destin des Américains aurait pu se dessiner autrement.
Il y a des complots qui tuent un César, et d'autres qui font un Gengis Khan pour deux flèches, lâchées sur un frère trop vorace pour partager le gibier.
C'est magnifique, et terrible.
Bien à vous.
Le 11 septembre 2001 n'a jamais eu lieu.
Le 11 septembre 2001 a bel et bien eu lieu.
Il reste juste à trouver le ou les vrai(s) Réalisateur(s) du film, afin de lui (leur) décerner la Palme d'Or de l'horreur ainsi qu'une petite cinquantaine, voire centaine d'années de prison qui vont bien avec.
@ +E-ON
encore une fois, on prend ici les conséquences pour les causes : c'est la défaillance du système sécuritaire américain et l'acte de guerre manifeste contre les Etats-Unis qui se croyaient alors le seul pays au monde à ignorer la guerre sur son propre territoire qui a conduit à entrer en guerre contre un pays lointain sans intérêt économique ou militaire pour eux, et non l'inverse.
Les précédents n'en sont pas : l'empire russe s'étant effondré, en partie grâce à l'échec afghan, les USA n'avaient aucun intérêt à prendre leur place comme puissance occupante dans un pays lointain non frontalier sans aucun intérêt économique. L'invasion du Koweit est une initiative impérialiste irakienne, pas américaine. Les USA ont simplement compris l'utilisation qu'ils pouvaient en faire en faisant croire à Saddam qu'ils ne diraient rien. Rien à voir non plus avec un soit-disant complot américain contre le peuple américain à Manhattan.
A méditer cette phrase de Pascal sur l'absence d'uniformité des causes et des conséquences :
"Vérité en-deça des Pyrénées, erreur au-delà"
Dans la dynamique des Cycles, les conséquences sont les causes, et ainsi de suite.
C'est même l'histoire de l'Univers selon Hawking.
Donc....
@ +E-ON
Même si l'Univers est en expansion, l'histoire ne se répète pas et se contente de bégayer. Chaque extinction d'espèces correspond à des causes différentes et a pour conséquence l'apparition d'espèces également différentes de toutes celles qui les ont précédées.
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Cher Philippe,
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J'ai pas eu le temps de lire les 70 commentaires ni même votre article. Mais l'idée d'appeler Wittgenstein à la rescousse est bonne !
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N'oubliez pas qu'il y a aussi Platon et les sophistes...
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jpylg
En réalité, le détournement d'avions de compagnies américaines régulières a été bien pensé et parfaitement prémédité : les terroristes sont devenus jusqu'au dernier moment indétectables aux radars, même en cas de manoeuvres aéro-navales ce jour-là.
Les détournements d'avions de ligne existent depuis les années 1970 !!!
Les règles et procédures de récupération, voire de neutralisation de ces avions sont clairement établies en conséquence depuis fort longtemps aussi.
Voire pour la France par exemple l'épisode du détournement du vol Air France par GIA sur l'aéroport de Marseille en 1993, Balladur avait dans sa propre procédure de contrôle la "destruction" totale de l'avion.
Toutes les règles classiques et procédures élémentaires ont été levées dans un seul cas de figure le "9/11" et nul autre dans toute l'histoire de l'aviation civile et militaire.
@ +E-ON
Bien évidemment qu'il faut douter de tout. De celà et d'autres choses. Il n'empêche que la mise au rebut de quiconque a le malheur de s'interroger sur la version officielle a de quoi de faire douter :-)
On peut appeler les grands anciens à la rescousse. Mais pour Mme Toutlmonde, saturée d'images à l'époque des faits, le doute n'a pas eu besoin de carburant pour s'installer : comment est-il possible que des tours, récentes par rapport à l'histoire de la ville, donc techniquement "au point", touchées en un point bien précis et très élevé, n'aient pas été endommagées vers le haut, coupé alors d'assise, laissant la majeure partie inférieure du bâtiment, au moins en partie, épargné ? La "chute" ressemble bel et bien à des implosions provoquées aux explosifs judicieusement disposés dans ce dessein.
Pourquoi, pour qui n'est pas le problème en l'occurrence. Les faits, juste les faits. A rapprocher comme quelqu'un l'a dit plus haut des deux avions "pulvérisés" au point qu'on n'en a rien retrouvé, sauf de miraculeux documents pour désigner les coupables.
http://www.asile.org/citoyens/numero14/missile/trou_fr.htm
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Ce fil est en train de s'éteindre, après nombre de débordements rhétoriques et quelques clarifications utiles.
Il s'avère que ceux qui contestent la vérité communément admise au sujet du 11 septembre 2001 (je préfère ne pas parler de "thèse officielle" afin de ne pas donner un privilège critique a priori à ceux qui doutent) ne s'intéressent en général pas (hors certaines interventions de Richard Golay) à la réflexion philosophique à laquelle les engagaient les textes de Tocqueville et de Wittgenstein. Partant, ils ne semblent guère sensibles à une distanciation vis-à-vis de leurs propres préjugés, tout au caractère obsessionnel de leur combat. Bref on retrouve une forme habituelle dans les jeux polémiques : les autres seraient porteurs de préjugés, voire "aliénés" par "la propagande" dominante (ou bien révèleraient des intérêts tordus - comme un penchant louche pour les Etats-Unis - et participeraient alors à la conspiration "officielle"), alors que le porteur du doute serait implicitement auréolé des lumières de la "raison" et de la "vérité", perché dans le ciel pur des idées hors de tout préjugé.
L'exercice pratique que constitue ce fil apporte ainsi des raisons supplémentaires à la prudence vis-à-vis des quasi-professionnels du doute autour du 11 septembre 2001.
Vous montrez encore une fois que tout ce qui comptait pour vous en réalité, c'était discréditer les sceptiques du 11 septembre. Sinon vous finiriez ce fil non pas sur le 11 septembre, mais sur ce qui selon vous, vous est plus important: la philosophie.
Faire semblant comme ça de faire appel aux Grandes Idées et pensées, c'est limite malhonnête,
surtout quand on vous précisait que VOTRE Bastison, on l'avait consulté et il nous avait paru effectivement convaincant.
Ah mais suis-je bête: il n'est qu' ingénieur et architecte, pas philosophe: il ne compte donc pas non plus pour vous?
Seule l'allégeance à la philosophie vous aurait convenu?
Ou serait-ce une allégeance à une diversion philosophique?
Ce n'est pas mon impression Axel.
Ce sont les fervents contradicteurs (à juste titre ou pas, peu importe) de l'histoire "officielle" du fameux "nine-eleven" qui ont recentré la discussion sur ce drame, pris seulement à titre d'exemple par Philippe Corcuff qui, me semble-t-il, nous questionnait sur la notion de doute en général et rien d'autre.
Que l'auteur de ce billet soit pour ou contre la thèse "officielle" n'aurait pas dû troubler la sérénité du débat.
J'en ai d'autant plus apprécié les rares interventions cantonnées au sujet et compris que doute et dogme peuvent être et antinomiques et concordants.
Moi aussi j'ai beaucoup apprécié ces rares interventions, et savez-vous, elles m'ont même aidé
(plutôt conforté, car je n'ai jamais fait partie de ces sceptiques bornés qui refusent de prendre en compte les démonstrations techniques des divers debunkers),
et Corcuff aussi m'a aidé car ces considérations philosophiques sont pour moi nouvelles et honnêtement abordables),
mais je maintiens qu'il ne fait pas que s'appuyer sur "l'exemple à la mode du moment": il l'avait bel et bien au centre de son obsession du moment,
et c'est bel et bien de ça qu'il souhaitait parler, en priorité, et qu'il le faisait par le biais de son cheval de bataille favori, la philosophie.
Je maintiens donc qu'il se servait de la philosophie pour parler du 11 septembre,
ce qui relève quand même bien de la même approche que tous ces articles genre Monde Diplo qui s'en tapent complètement des détails techniques, tout occupés qu'ils sont à psychanaliser les uns et les autres.
Cher Axel,
Je ne méprise pas les "détails techniques", ni les ingénieurs, je n'aurai pas alors renvoyé sur le site bastison.net. Je m'efforce simplement d'intervenir dans les débats à partir des domaines où j'ai acquis quelques compétences (la sociologie et la philosophie). Ce qui a peut-être permis d'éclairer autrement des débats d'"actualité".
Certes,je pense que douter de la vérité communément admise sur le 11 septembre 2001, en l'état de mes connaissances partielles et en tant que citoyen ordinaire n'ayant pas de compétences techniques et scientifiques particulières dans les matières concernées, est déraisonnable. Mais la critique des douteurs du 11 septembre n'est pas une "obsession" pour moi (je n'aurai pas alors reconnu que Richard Grolay avait pu sincèrement s'inscrire dans la réflexion à laquelle invitaient les textes de Tocqueville et de Wittgenstein, bien qu'il continue à douter sur ce point).
Il se trouve que l'usage récent du mot "doute" par Jean-Marie Bigard et Mathieu Kassovitz m'a semblé une bonne entrée d'"actualité" pour inviter à une réflexion philosophique sur la question du doute. J'avais d'autres exemple à l'esprit (par exemple, la diffusion récente sur internet d'un message "doutant" du vaccin de la grippe H1N1, susceptible de cacher un "génocide", et le débat qui a suivi cette diffusion sur une liste d'Attac entre le biologiste Jacques Testart - critiquant ce message, bien qu'hostile à la vaccination généralisée - et des militants d'Attac donnant une certaine crédibilité au dit message).
A ce moment là, je préparais un cours sur l'analyse de l'individualisme par Tocqueville, et je suis tombé sur le passage concerné, qui m'a fait penser à un texte de Wittgenstein qui m'avait beaucoup marqué. Voilà la genèse de ma démarche. Elle a donc un rapport avec la prolifération des débats autour du 11 septembre sur internet, mais déborde largement cette question.
Il n'est pas nécessaire de voir de la "malhonnêteté" intellectuelle dans cela.
Par ailleurs, on peut considérer que la philosophie n'est pas tout, ni même le principal (ce qui est mon cas), tout en considérant qu'elle fournit quelques ressources intellectuelles intéressantes pour formuler des problèmes. Bref, il y a peut-être une voie moyenne entre la mettre au-dessus et en faire un simple instrument de "diversion" par rapport à ce que seraient "les vrais problèmes".
on peut donc douter légitimement de la version officielle non ?
Une obsession, c'est quand indépendamment des moments d'une discussion (et même du thème principal d'une discussion : ici le traitement philosophique de la question du doute), on revient toujours aux mêmes certitudes (appelées "doutes"), sans s'intéresser vraiment à la dite discussion. Et face à de telles obsessions, il est rarement des réponses raisonnées et raisonnables. En tout cas, j'avoue là ma faiblesse et ma fatigue...
prenez un peu de vacances ... pour un cas concret comme le 11 sept, il semble philosophiquement et politiquement acceptable de " douter " , vous le permettez ?
-
ou bien on débat du doute sur l'utilité de douter, enfin pour moi je pense qu'il faut mieux tenter de ne pas tout prendre pour argent comptant, le 11/09 étant un exemple parmis d'autres.
Et donc, que nous conseillez vous mon cher Philippe, face à de telles interrogations valablement fondées, qui n'obtiennent toujours aucune réponse cohérente et cela 8 ans après les faits, l'internement d'office en Hôpital Psychiatrique ou bien le Bannissement de la société Française et de tous ses médias, comme ce qui est arrivé à Thierry Meyssan, vivant dorénavant au Liban, par exemple ??
@ +E-ON
"une distanciation vis-à-vis de leurs propres préjugés" (sic)
Cette distanciation permet-elle d'expliquer "physiquement" la vaporisation totale de deux avions, les vols 77 et 93, dont même les moteurs en titane de 6 tonnes chacun ont littéralement disparu (6 tonnes multipliés par 4 réacteurs = 24 tonnes "vaporisées", une première dans l'histoire de l'aviation civile depuis Saint-Exupéry = Guinness Book des records) ??
On doit vraiment bien rire aux réunions du NPA et planer aussi, avec ou sans moteur.
Planer permet la distanciation.......
mmddrr de mmddrr !!!
@ +E-ON
A noter à titre de comparaison, que les 4 réacteurs en titane de 6 tonnes chacun des vols 11 et 175, qui se sont respectivement écrasés sur les tours WTC 1 & 2, et qui ont donc également subi des incendies de "type infernal", ont été retrouvés presque intacts et inentamés en leur matière, le titane.
Alors, où sont les 4 réacteurs de même gabarit et composition des vols 77 et 93 ??
Dans les locaux du NPA à Paris peut-être ??
mmddrr de mmddrr !!!
@ +E-ON
Cher Philippe Corcuff, je ne comprends pas cette dernière intervention. Qui est porteur de préjugés ? Qui en est exempt ? Qui prend de la distance ? Qui a le nez sur le guidon ? Votre billet ne valait-il que comme démonstration de la stupidité dogmatique des "professionnels du doute" ou bien se voulait-il le point de départ d'un échange équilibré sans que la conclusion soit posée a priori en sous-texte ?
J'ai envie de conclure par le sujet du bac philo 69 : "L'accord des esprits est-il le signe du vrai ?" et on repart pour un tour...
Bonjour Philippe Corcuff
Je vous cite "Certes, je pense que douter de la vérité communément admise sur le 11 septembre 2001, en l'état de mes connaissances partielles et en tant que citoyen ordinaire n'ayant pas de compétences techniques et scientifiques particulières dans les matières concernées, est déraisonnable ". C'est bien que vous le disiez. Mais ma question c'est : "Pourquoi ?".
C'est déraisonable pour vous, en fonction de vos compétences à vous, et il est tout à fait légitime que vous ne doutiez pas : c'est votre droit le plus strict. Mais pour les autres, qui se sont renseignés un peu plus que vous, ou qui sont des scientifiques, est-ce que vous considérez que c'est déraisonnable pour eux aussi ? Pourquoi ?
L'important n'est pas le doute en lui-même, mais la possibilité du doute. Chacun a le droit de ne pas douter, sur quelque matière que ce soit. Mais chacun a le droit de le faire, même sans raison, et à fortiori quand il y a des signes d'une possible erreur.
Je rajouterais que douter d'une chose, ne veut pas dire douter de tout, et que, s'il est effectivement plus rapide et pratique de croire ce que l'on voit, ou ce qui nous a été enseigné, par exemple que la terre est plate, il est heureux qu'il ait de tout temps existé des personnes qui se sont permis de mettre en questionnnement la vérité officielle.