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Universités Populaires alternatives : enjeux émancipateurs et informations pratiques

L'Université Populaire de Bruxelles a organisé le 5ème Printemps des Universités Populaires alternatives les 24-27 juin 2010. Trois textes issus de ces rencontres et les sites des principales universités populaires de ce réseau critique en développement en France et ailleurs...

 

 

Depuis l'initiative prise en juin 2006 par l'Université Populaire de Lyon (à Villeurbanne, en collaboration avec le Théâtre National Populaire) du 1er Printemps des Universités Populaires créées dans le sillage de celle de Caen en 2002, ces rencontres annuelles constituent le premier lieu d'échanges de ce réseau en expansion en France et au-delà (l'Université Populaire de Montréal, dont des représentants étaient présents à Bruxelles, commencera ainsi ses activités à la rentrée scolaire 2010-2011) : Narbonne et Perpignan en juin 2007, Saint-Brieuc en juin 2008, Bobigny en juin 2009 et dans la commune de Saint Gilles/Région de Bruxelles en juin 2010. En juin 2011, c'est l'Université Populaire des pays d'Aix qui devrait organiser le 6ème Printemps.

 

Chaque université du réseau est complètement indépendante, aucune structure formelle et hiérarchique ne reliant les universités populaires alternatives entre elles. Le second lieu d'informations réciproques de ce réseau souple est situé sur internet : la Plate-forme d'échange du réseau des universités populaires indépendantes et alternatives se situant dans le sillage de l'initiative de Michel Onfray à Caen en 2002 (animée par Walter Bonomo). La personnalité de Michel Onfray a joué, au départ du réseau, un rôle de visibilisation dynamisant. Il était ainsi présent au 1er Printemps en juin 2006. Mais il n'a aucune fonction dirigeante ou de « gourou » dans un réseau radicalement pluraliste et autogéré. Il n'était d'ailleurs pas présent lors des quatre autres Printemps, mais à chaque fois un ou des représentant(s) de l'Université Populaire de Caen étai(en)t là.

 

Pour en savoir plus, on pourra consulter trois textes issus de ce 5ème Printemps bruxellois sur la Plateforme d'échanges du réseau:

 

- « Compte-rendu du 5ème Printemps des Universités Populaires », par Michel Tozzi (Université Populaire de Septimanie/Narbonne)

Michel Tozzi est co-fondateur de l'Université Populaire de Septimanie/Narbonne, agrégé de philosophie et professeur émérite en sciences de l'éducation à l'Université Paul Valéry-Montpellier 3. Spécialiste de didactique de la philosophie, il est un des initiateurs des ateliers de philosophie pour enfants et pour adultes (voir son site L'apprentissage du philosopher). Il propose dans ce texte une synthèse des points forts et des tensions révélés par les débats du 5ème Printemps.

 

- « Quelques enjeux et questions pour les universités populaires alternatives en France », par Philippe Corcuff (Universités Populaires de Lyon et de Nîmes), conférence en réunion plénière du 26 juin 2010 matin

Les pratiques et problèmes actuels des universités populaires sont confrontés dans ce texte à la philosophie de la démocratie et de l'émancipation de Jacques Rancière (et en particulier son ouvrage Le maître ignorant, 1987).

 

- « Quels liens entre émancipation individuelle et émancipation collective ? », par Philippe Corcuff (Universités Populaires de Lyon et de Nîmes), communication en atelier du 26 juin 2010 après-midi

En quoi repenser les liens entre l'individuel et le collectif constitue un défi pour les universités populaires alternatives.

 

 

Sites ou courriels des principales universités populaires du réseau alternatif 

. Université Populaire des pays d'Aix

 

. Université Populaire et citoyenne du Pays d'Arles

 

. Université Populaire du Nord-Pas-de-Calais/Arras

 

. Université Populaire d'Avignon

 

. Université des bistrots (Nièvre)

 

. Université Populaire de Bordeaux

 

. Université Populaire de Boston (USA)

 

. Université Populaire de Bruxelles (commune de Saint Gilles, Région de Bruxelles, Belgique)

 

. Université Populaire de Caen

 

. Université Populaire de Grenoble

 

. Université Populaire des Hauts de Seine (92)

 

. Université Populaire de l'Ile Maurice

 

. Université Populaire des îles du Ponant (Morbihan)

. Université Populaire de l'Isle d'Abeau (Isère)

 

. Université Populaire de Lyon (cours écoutables en ligne)

 

. Université Populaire et Républicaine de Marseille

 

. Melbourne Free University (Australie)

 

. Université Populaire de Montréal/UPop Montréal (Québec, Canada)

 

. Université Populaire de Montreuil/Montr'UP : "Montr'UP" <montrup@hotmail.fr>

 

. Université Populaire de Septimanie/Narbonne

 

. Université Populaire de Niamey (Niger)

 

. Université Populaire des Alpes Maritimes/Nice

 

. Université Populaire de Nîmes (cours écoutables en ligne)

 

. Université Populaire de Paris 18

 

. Université Populaire de Perpignan (voir "Robert Sulpice-UP Perpignan" <robsu@free.fr>)

 

. Université Populaire et Citoyenne de Roubaix

 

. Université Populaire de Saint-Denis/La Dionyversité

 

. Université citoyenne et populaire de la Seine-Saint-Denis (93) : "UCP 93-José Tovar" <jose.tovar@wanadoo.fr>

 

. Petite Université Libre et Populaire de Tence (Haute-Loire)

 

. Association Aldéran de Philosophie de Toulouse

 

. Plate-forme d'échange du réseau des universités populaires indépendantes et alternatives se situant dans le sillage de l'initiative de Michel Onfray à Caen en 2002

 

Tous les commentaires

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Merci, cher Philipe, pour ce papier, très utile. Une fois n'est pas coutume.

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Je me demande si, psychanalyse et polémique mises à part, il n'y aurait pas dans le succès des universités populaires, dont l'origine remonte, comme vous le dites, à l'initiative de Michel Onfray en 2002, avec l'Université Populaire de Caen, une cause de la hargne qui anime le petit monde de l'Université (l'Université tout court) à l'égard de notre rebelle anti-freudien.

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A ce propos, je me permets de vous rappeler que je vous demandais récemment, (le 10 août à 11h29), si vous considériez que Michel Onfray était ou n'était pas philosophe.

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Ce n'est pas que la question soit urgente. Prenez votre temps.

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C'était dans votre célèbre "Au secours, Staline revient !..."

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http://www.mediapart.fr/club/blog/philippe-corcuff/100810/au-secours-staline-revient-les-detracteurs-de-michel-onfray-sont-i

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jpylg

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Je ne vois pas bien ce que sont les "Universités populaires alternatives". Alternatives à quoi? Mystère. Les universités populaires ne sont d'ailleurs pas nées de l'initiative d'Onfray mais ont plus d'un siècle. Il y en a de toutes sortes. Mais l'article se garde bien d'en faire une quelconque analyse. Le mot "alternative" semble ici fonctionner comme un mot magique pour tromper l'absence de pensée.

Denis Collin - animateur de l'Université populaire d'Évreux.

Cher ami,

 

Personne du réseau "alternatif" n'a prétendu avoir "inventé" les universités populaires, et la filiation avec les universités populaires de l'époque de "l'affaire Dreyfus" a souvent été souligné (et notamment par Michel Onfray dans La communauté philosophique. Manifeste pour l'Université populaire, Galilée, 2004). Par ailleurs, ce réseau "alternatif" n'est pas un "réseau Onfray", mais le point de départ de la constitution du réseau a été la création de l'Université Populaire de Caen, et les différentes universités populaires (comme leurs enseignants) de ce réseau ont des vues extrêmement variables (du plus positif au plus négatif) sur les différentes prises de position (philosophiques, politiques, etc.) de Michel Onfray. Et comme votre Université Populaire d'Evreux, les UP de notre réseau se situent dans le double sillage des Lumières et du mouvement ouvrier, avec pour nombre d'entre elles une sensibilité "libertaire" (qui est aussi celle de Michel Onfray).

 

"Alternatif" n'avait pas l'ambition d'être un concept (si vous aviez lu les textes issus du 5° Printemps de Bruxelles - vous auriez ainsi pu comparer "l'absence de pensée" de notrre réseau par rapport à la profusion de pensée de votre Université populaire -, vous auriez remarqué que quand des concepts étaient explorés, on essayait de les caractériser plus précisément), mais se présente simplement comme un premier repérage lexical à trois niveaux emboîtés :

 

- par rapport au plus gros réseau existant et plus ancien, qui n'est pas davantage héritier de l'esprit des premières universités populaires que le nôtre, et qui a été marqué par le catholicisme social (plus que le mouvement ouvrier) : celui regroupé dans l'Association des Universités Populaires de France (AUPF) ; dans ce cas c'est "alternatif" au réseau le plus classique des UP (ce qui ne veut pas dire hostile, mais distinct);

 

- parce que nous récusons l'organisation sociale domiante, que certains l'appellent "néolibéralisme" et d'autres "capitalisme"; et là il s'agit d'"alternatif" à l'ordre social dominant; c'est dans cette perspective que dans mon intervention en réunion plénière à Bruxelles j'ai associé ces UP à la galaxie altermondialiste;

 

- parce qu'elles s'inscrivent dans la mouvance qui expérimente ici et maintenant d'autres façons de faire, ce qu'on appelle souvent "les expériences alternatives".

 

Ce repérage sommaire ne mérite ni un excès de louanges, ni un excès d'indigjnité. Et il est dommage qu'entre universités populaires le ton soit si rapidement agressif et tellement plein d'aigreur, avant même de s'informer mutuellement de nos expériences respectives, allant jusqu'à accuser sommairement des centaines de bénévoles d'"absence de pensée"...

 

Mais tout le monde a des fragilités, la pente du ressentiment nous menace tous (surtout sur internet, où le clavier et le clic ne sont pas toujours très raisonnés, mais davantage pulsionnels), et comme notre réseau n'a aucune organisation formelle et est complètement ouvert et pluraliste, nous espérons un jour prochain pouvoir y dialoguer avec les animateurs de l'Université populaire d'Evreux, qui y sont les bienvenues.

 

 

bien à vous

Je crains que "libertaire" ne soit devenu aussi vague que "alternatif". Onfray est partisan d'un "capitalisme libertaire" (sic) - sans doute comme feu Robert Nozick et quelques autres moins connus de ce côté-ci de l'océan atlantique. Sur ce sujet de l'Onfray libertaire, je renvoie à un libertaire (un vrai, me semble-t-il): voir "Le libertaire du président". Les leçons de morale onfrayistes contre le "ressentiment" font doucement rire. Il suffit d'écouter Ondray pour y entendre le ressentiment, dont son dernier opus contre Freud est pétri de part en part.

Se définir comme "alternatif à", c'est comme se définir comme "anti" (vous connaissez sans doute un "nouveau parti anticapitaliste"), c'est se définir par une négation, c'est-à-dire ne se définir par rien du tout.

DC

 

Continuer ainsi dans l'agressivité et l'aigreur (en ajoutant l'outil de l'amalgme : entre Nozick et Onfray) m'apparaît désajusté par rapport à l'esprit des uiversités populaires tel que je l'entend (mais ce n'est qu'une petite vision de cet esprit).

 

Par ailleurs, ce nouveau post, prolongeant la logique du premier, ne semble pas tenir compte des précisions apportées dans le mien. Deux points ne semblent pas avoir été entendus :

 

- en quoi le réseau "alternatif" n'est pas un "réseau Onfray" (et de défense des positionnements philosophiques ou politiques de Michel Onfray);

 

- en quoi "alternatif" ne renvoie pas qu'à de "l'anti".

 

Et puis dans les autres commentaires suivant le billet, j'avais pointé le pluralisme politique du réseau "alternatif" dans la galaxie DES gauches critiques, avec des militants anarchistes, anarcho-syndicalistes, communistes, sans organisations, etc., les militants du "NPA" étant une composante fort réduite dans le réseau.

 

Opposer au supposé "vide de la pensée" des méthodes de stigmatisation aussi rapides et si peu étayées que le dit "vide de la pensée", dans une tendance à l'auto-réfutation, est courant sur internet, c'est dommage que cela soit aussi le cas au sein des universités populaires.

 

Comme pour dialoguer, il faut au moins être deux, et écouter (au moins un peu) ce que l'autre dit, je vous laisse à votre monologue.

 

Et j'espère que nous nous retrouverons un jour dans des échanges au sein des universités populaires se réclamant de la double tradition des Lumières et du mouvement ouvrier, dans un cadre plus "communicationnel" au sens d'Habermas (c'est-à-dire visant un peu d'intercompréhension et peut-être, partant, d'action commune).

 

 

bien à vous et à peut-être

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" La personnalité de Michel Onfray a joué, au départ du réseau, un rôle de visibilisation dynamisant. "

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Qu'est-ce que c'est que la visibilisation dynamisante ? Le diaffoiranto serait-il déjà à l'oeuvre dans cette alternative ?

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L'Université populaire serait-elle déjà infiltrée par l'Université officielle ?

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Au secours ! Au secours ! Le formatage revient !

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jpylg

il faut avouer que cette expression est assez opaque ...et indigeste !!!

mais est-ce si grave ?

françoise

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Quelle expression ? Universités populaires ? ou bien l'expression revue et corrigée par Philippe Corcuff, à savoir : Universités populaires alternatives à tonalité libertaire ?

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*** Parce que vos efforts le valent bien Monsieur Philippe Corcuff ! Cdlt et bonne journée ! Rire

 


Générique Culture Pub Tv
 

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Cher Philippe,

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Le message ci-dessus de 11h08 n'est rien d'autre qu'une réaction au sens propre, c'est-à-dire une action rétrograde de l'aile néo-libérale de Médiapart.

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N'en tenez pas compte.

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jpylg

 

*** Pas d'accord avec vous jpylg, car il n'y avait aucune malice de ma part... pour un fois... si vous voulez !

C'est trés bien de vouloir faire passer ce genre d'info comme vous le faites, aussi vous même, sur votre blog et sur lequel je me rends, sans flagornerie, trés régulièrement et avec plaisir...

Cdlt J Rex

" comme vous le faites, aussi vous même, sur votre blog "

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Et comme, cher Jean Rex, je me rendrais très volontiers, très régulièrement, et avec le plus grand intérêt sur votre blog, entièrement convaincu que vous avez des choses à dire, si vous aviez l'excellente idée de retirer votre faux-nez.

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jpylg

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"Jean REX" veut faire croire, un peu plus haut, que la vidéo empruntée à Daily Motion ait un hommage sincère à l'effort non moins sincère de Philippe Corcuff pour éveiller l'esprit critique de ses concitoyens ?

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Pourquoi pas ?

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On pourrait éventuellement considérer que, dans ce cas, "Jean REX" a fait une erreur de choix...

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Bref, la polémique personnelle peut être amusante pour peu que les protagonistes ne soient pas trop coincés. Je ne sais pas si c'est le cas ici, et peu importe.

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La polémique personnelle peut aussi obscurcir des problèmes au lieu de les éclairer. J'avoue que j'éprouve un certain plaisir, peut-être un peu équivoque, à taquiner le pompeux, pontifiant, dogmatique et démodé Philippe Corcuff.

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Mais que cela n'empêche pas de voir que la question que je pose est sérieuse:

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Le mouvement des universités populaires initié par un rebelle authentique (qu'il soit bien au courant de la psychanalyse importe peu aussi, qu'il soit ou non véritablement secondaire est également secondaire; michel onfray est vraiment un rebelle, c'est cela qui compte), le mouvement des universités populaires, disais-je, est-il déjà infiltré ?

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jpylg

"pompeux", "pontifiant", "dogmatique" et "démodé" : un métissage intéressant, mais manquant un peu de couleurs...mais c'est vraisemblablement une exception dans le réseau des universités populaires alternatives, dont les métissages incluent davantage : "dynamique", "jeune", "à la mode", "créatif", "rebelle"...

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Admettons que dans nos universités alternatives tout le monde i soit beau, tout le monde i soit jeune, tout le monde i soit créatif.

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N'empêche qu'y a pas mal de vieux schnocks dans les facs . Au point que, chaque année, le ministre est obligé d'en pousser des balanquées à la retraite.

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Justement, il m'a semblé en repérer quelques-uns dans les Universités populaires. Une erreur d'aiguillage, peut-être ? Ils ont peut-être confondus avec les Universités du 3ème âge ?

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jpylg

Disons que je concentre l'essentiel des pathologies dans le réseau...les autres, même quand ils sont issus de l'université classique, se tiennent beaucoup mieux. Pas d'inquiétude! Et chacun peut participer à créer une université populaire dans sa localité assez facilement.

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Je pourrais continuer dans le même registre et vous rétorquer que, étant un réseau à vous seul, pour étudier les diverses pathologies, vous n'avez nul besoin de recourir à un tel système; il vous suffirait de pratiquer un peu l'intériorité.

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Mais puisque vous m'honorez d'un petit dialogue, j'en profite pour dire que je pose sérieusement la question de l'infiltration, ou en d'autres termes de la récupération, des Universités populaires.

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J'entends bien que chacun peut créer une université populaire là où il veut. C'est votre théorie. Nous avons compris depuis longtemps que vous êtes alternatif et un démocrate de type participatif. Donc, aussi: créatif. Et tout. Et tout.

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Je me demande simplement s'il est à la portée de n'importe qui de créer une Université populaire qui ait les moyens d'atteindre un réel public; des moyens, par exemple, comparables à ceux de l'Université Populaire des Hauts de Seine (92) ?

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jpylg

 

^^

 

***note : des "palanquées de retraités bancals", peut être ? Clin d'oeil

 

*** cad ??? faux-nez ! je ne comprends pas vraiment...

Je m'intéresse aux religions, j'apprends en vous lisant, mais ne me sentant pas très apte à débattre avec vous, je me contente d'essayer de vous lire...

Peut être sur deux petits livres que je relis régulièrement me direz vous ce que vous en pensez : "Le Kabbaliste" de Patrick Lévy et "l'Alchimiste" de Paul Coelho, que j'aime comme on aime St Ex et le Petit Prince.

 

@ Vous (je sors un moment, excusez-moi, si je ne vous réponds pas de suite...)

 

Monsieur,

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Je n'ai pas lu ces deux livres et je le regrette, mais j'ai tort et j'en prends note; je tâcherai de combler cette lacune rapidement. Mais rien ne vous empêche, déjà, d'en parler.

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Pour ce qui est du faux-nez, je comprends que cela ne fasse pas plaisir; surtout dans le cas où je me tromperais. Après tout, vous vous appelez peut-être réellement Jean Rex et votre ressemblance frappante avec Jean Moulin pourrait n'être que le résultat d'un hasard curieux.

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Pour être plus franc et direct, je vous dirai que je pense que vos messages contiennent - comme les miens d'ailleurs - une idéologie sous-jacente mais qui n'est probablement pas de la même famille que la mienne. Je pense qu'elle n'est pas de la famille de gauche.

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Ce n'est pas pour cela qu'elle ne serait pas légitime et ne devrait pas s'exprimer. Bien au contraire. Je la trouverais plus intéressante si elle n'essayait pas de se dissimuler.

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Je trouve particulièrement intéressant que ce problème de vos interventions (problème qualitatif et quantitatif, car vos celles-ci sont assez nombreuses) soit posé sur le blog de notre ami commun Philippe Corcuff, qui est, comme vous savez un expert national et international des théories du complot.

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jpylg

 

*** Jean OK mon deuxième prénom... et Rex/Moulin... bof un hasard de circonstance...ou de lecture, avouez qu'il y a pire...

Politiquement et chronologiquement : Mitterrand/Abstention/Chirac bien obligé/Royal, et aujourd'hui le grand désert, sauf un petit faible pour Asselineau (Pour l'Ô que je crois qu'il est..., et aussi beaucoup pour ses analyses écos et géopolitiques que je trouve excellentes.. j'attends qu'on lui laisse la parole, ce qui est loin d'être évident !).

Je le regrette autant que vous, mais certaines professions vous empêchent parfois de parler librement et Google est redoutable pour cela, vous le savez fort bien... Sinon en privé, je vous donnerez tout ce que vous souhaitez, je n'ai rien à cacher à un ami...

Bien@vous jpylg

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J'aime vous entendre parler ainsi; en ce qui concerne le pseudo, je me suis mille fois exprimé à ce sujet; on peut avoir de bonnes raisons de le prendre, ce que je regrette, c'est qu'il devienne la norme et que bien des gens utilisent cette facilité pour agresser sans vergogne d'autres qui utilisent leur identité et pourraient avoir des raisons de souhaiter être respectés.

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Pour votre parcours politique, vous n'étiez pas obligé de me le donner, et je n'ai certes aucune raison de le mettre en doute. Vous auriez pu, d'ailleurs, en avoir un tout autre qui n'eût pas été moins respectable, vous aurait-il même fait broûter les paturages de l'extrême-droite comme un instant je l'ai pensé.

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cordialement.

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jpylg

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Revenons à nos moutons.

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jpylg

 

Un autre bouquin peut être ? 'Le Matin des Magiciens" : Extraodinaire Pauwels & Bergier en édition originale et ô combien d'actualité pour une prose de 50 ans...

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Celui-là, oui ! Il m'avait énormément marqué. Mais je l'avais lu à l'époque, c'est-à-dire dans une vie antérieure.

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Je me demande ce que j'en penserais aujourd'hui. En tous cas, Louis Pauwels avait été maltraité par l'Institution. (Comme Onfray aujourd'hui).

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jpylg

Ben didon, y a pas foule sur euh' c'billet lô !!

P'têt' à cause du mot "populaire" dans l'titre, va savoir !

Bon, sinon ça, moi, eul populo, j'aime : alors j'viendrai vous écouter, Corcuff le mélancolique, j'dis ni où ni comment ni quand, mais j'viendrais, pour sûr !

Un sujet qui m' intéresse depuis quelques années... Dommage que le fil est sur le point de disparaître ce qui laisse peu de chances d'interactivité.

Avant le "renouvellement" proposé par Onfray, les universités populaires ont une longue histoire depuis les utopies de la fin du 19ième siècle, et la difficulté c'est que celles-ci ont peu à l'époque pu attirer et conserver justement un public populaire justement pour une visée de réflexion critique libératrice... si tenté que ce soit possible. Du moins en offrir la possibilité...

En fait quels sont les retours d'expérience? Quel est le public qui y participe? Et comment y participe t-il ? écoute/ lecture de textes ou de livres? Le format relève t-il de la conférence ou de l'atelier avec des degrés divers d'interactivité? S'il y a un public fidèle au cours du temps qu'est ce que ces connaissances ou ces rencontres tendent à produire pour eux? Quels dispositifs pour quels degrés d'implication et quelles productions sociales, résonnances individuelles?

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Très excellentes questions !

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Nous devrions trouver des, comme on dit, "éléments de réponse", dans les trois textes (dont un de lui-même) dont Philippe Corcuff a fourni les liens et qui ont été produits à l'occasion du 5ème printemps des UP tenu cette année à Bruxelles, fin juillet.

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Je n'ai, pour l'instant, commencé à lire que le premier, qui m'effraie un peu avec sa "pédagogie de conscientisation"; cela sent le diaffoiranto à plein nez, et il n'y a rien d'étonnant puisqu'en effet, on repère un peu partout dans les conseils d'administration et le corps enseignant de ces UP des mandarins ou candidats mandarins de l'Université officielle.

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Voici un petit échantillon :

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" Question : Une UP doit-elle être socialement et politiquement engagée ?

Réponse : L’UP de Caen, pourtant initiée en rupture avec l’université classique par le libertaire M. Onfray, porteur d’une contre histoire de la philosophie, vise selon G. Poulouin moins une transformation sociale qu’une compréhension du monde pour s’y inscrire, mais sans préjuger de cette inscription, qui pourrait si elle était proposée constituer un enrôlement. D’autres UP, comme celle de Roubaix, visent une compréhension pour transformer la société, et portent comme elle dans leur sigle le qualificatif de citoyen (ex : les deux UP du 93), qui recouvre ici toutes les nuances de la gauche française (anarchiste, trotskiste, vert, socialiste…). Isabelle Stengers rappelait à la tribune que la gauche, selon Deleuze, a besoin de gens qui pensent. Certaines UP sont d’ailleurs liées à des syndicats (Bruxelles et Liège, Perpignan), même si elles se démarquent d’une formation spécifiquement syndicale. P. Corcuff situe ainsi les UP françaises dites « alternatives » depuis 2002 comme une contribution à la nébuleuse alter mondialiste… "

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Je vais continuer cette lecture avant de passer à celle du texte de Philippe Corcuff lui-même, sur lequel il n'est pas impossible que je lui demande quelques éclaircissements, puisqu'il m'a fait l'insigne honneur d'engager le dialogue.

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Du moins, cela m'a-t-il semblé...

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jpylg

Les argumentaires pédagogiques, philosophiques, semblent tout à fait clairs. Mais à partir de ces renouvellements du début des années 2000, et je n'écris pas celà dans une pensée "évaluationiste" qui chercherait à rentabiliser toute initiative. Il n'empêche, que c'est très intéressant si ce type de dispositif arrive à redonner envie à des personnes qui a un moment ont abandonné les institutions classiques du savoir puis ont été pris dans les tourments de la vie active... c'est un peu une perspective différente de meubler les soirées d'instituteurs, profs, cadres de la culture... C'est encore autrechose si celà permet de créer du lien et des rencontres entre ces mondes. Et tout à fait valable et difficile d'essayer de faire vivre quelquechose de ce type... Il n'empêche depuis le temps, y a t-il des remontées d'expériences?

Il n'y a pas d'évaluation systématique des pratiques, mais au sein du réseau des circulations ayant des effets sur les pratiques.

 

Exemples. A Lyon, comme dans beaucoup d'universités populaires alternatives, nous avons d'abord largement repris le dispositif initié à Caen : 1 h de cours/1h de questions-débat. Mais ce dispostif, ouvert sur le questionnement, demeure limité sur le plan pédagogique. Ainsi lors du 1er Printemps des Universités Populaires Michel Tozzi a fait état des "ateliers d'apprentissage deu philosopher pour adultes"; où l'enseignant est seulement un animateur (qui n'intervient pas plus de 10% du temps) d'une co-construction d'une réflexion (il s'agit en quelque sort d'une co-construction de savoirs assistée). Je l'ai alors mis en pratique à Lyon, puis à Nîmes.

 

A Lyon nous avons inventé aussi un autre dispositif : "le cours dialogique". Il s'agit d'une reprise du dispositif de Caen, mais avec deux enseignants n'ayant pas les mêms points de vue, mais avec suffisamment de respect mutuel pour que cela ne se transforme pas en punching-ball. Il y a là davantage d'improvisation au sein du cours dans la dynamique de la discussion. Cela permet, du côté des auditeurs, de freiner l'adhésion à un seul point de vue (potentiellement transformé en "gourou") pour envisager le travail intellectuel dans ses dimensions de dialogue, de pluralité, de conflit et de processus.

 

Ce sont de tels va-et-vient entre des questions pratiques et des ressources intellectuelles qui peuvent circuler dans les Printemps des universités populaires.

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Franck Gauthey aura tout à fait le droit de considérer, s'il veut, que l'intervention de Philippe Corcuff est une réponse à ses questions. Et moi, j'ai celui de considérer qu'il s'agit d'un faux-fuyant , art dans lequel Philippe Corcuff excelle.

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Toutefois, une chose importante est dite : il n'y a pas d'évaluation systématique, mais il y a des circulations ayant des effets sur les pratiques.

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Chacun entendra ce qu'il voudra par "circulations ayant des effets sur les pratiques" ainsi que par la "co-construction de la réflexion".

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En tous cas, moi j'ai une réponse: il n'y a pas d'évaluation.

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Ce qui est d'autant plus intéressant que nous avons là des pleines brassées de sociologues qui prétendent apprendre à leurs étudiants comment mesurer des faits sociaux de ce genre.

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jpylg

Qu'est-ce que vous appelez ces "argumentaires" que vous trouvez clairs ?

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S'il s'agit des trois textes dont nous avons les liens, je ne partage pas votre opinion.

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En tous cas, dans le premier que j'ai lu, je ne vois rien qui ressemble à un début de réponse à ces questions - qui, elles sont claires - que vous avez posées.

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jpylg

Impliqué à mon très humble niveau dans une Université Rurale issue de la fédération des Foyers Ruraux (mouvement d'éducation populaire) je m'intéresse évidemment au positionnement politique des universités rurales et populaires.Dans le cas de celle qui le concerne et qui existe depuis 1990 (soit bien antérieure aux UP) le positionnement a évolué au fil du temps, partant d'une "compréhension du monde pour s'y inscrire" et évoluant ces derniers temps vers "une compréhension du monde pour le transformer" - mais avec l'axe du développement rural constamment en toile de fond. Le passage de l'inscription à la transformation reflète évidemment les changements sociaux, politiques et économiques qui nous affectent tous.

 

Dans les questions que je posais, intervenaient différentes questions relevant d'ordre différents.

Certes la question du cadre, du dispositif, de l'animation, de la pédagogie, des attentes des concepteurs... Sachant que c'est une dynamique toujours très complexe et aléatoire, la construction du savoir sur les questions de l'apprenant étant sensées plus performantes pour un public non averti que des conférences pointues... encore que... celà dépend de très nombreux facteurs. L'idéal étant sans doute de "doser" différentes approches... Cependant venir une fois et s'engager dans une participation régulière sont des autres pairesde manches...

Et ma question où je n'ai peut-être pas le sentiment d'avoir eu une réponse, concerne la nature de ce public qui vient plus "régulièrement"... est-il vraiment "populaire"? Qui est-il? Que vient-il chercher? Qu'est que celà produit sur lui...? Quel est la proportion du public déjà "averti" par rapport à celui qui vient dans une attente d'acquisition d'émancipation et d'étayages de savoirs? Je ne parle pas d'évaluation systèmatique mais il doit bien y avoir des participants avec lesquels vous discutez après une conférence...? Qu'en est-il du lienqui se crée enrencontre réel par rapport à des émissions radios ou des sites internet?

La formulation de la question semble quand même pointer une tentation de systématicité dans la demande qui ne peut pas avoir de réponse dans une pratique basée sur le bénévolat et le tâtonnement expérimental (les quelques sociologues présents dans les universités populaires y sont en tant que praticiens, et non en tant que spécialistes des universités populaires, enquêtant sur les universités populaires).

 

A travers nos réflexions en réseau, nous avons été amenés à distinguer deux sens de "populaire" :

 

- un sens politique : l'ensemble du "peuple"; en ce sens nos universités populaires sont populaires, dans le sillage de la pensée des Lumières, comme participation à la construction de l'entendement du citoyen;

 

- un sens sociologique ("les classes populaires", notion elle-même plus ou moins floue en sciences sociales, qui visent plus ou moins les groupes sociaux les plus démunis du point de vue des capitaux économiques et culturels légitimes) : là il n'y a pas non plus d'études systématiques (mais quelques études partielles et imprécises d'étudiants de l'université classique), mais les couches moyennes salariées (techniciens, cadres, travailleurs sociaux, infirmières, enseignants, etc.) garderaient une prépondérance, et ouvriers-employés-chômeurs-précaires seraient une minorité; le public serait donc élargi par rapport à l'université classique, mais les universités populaires ne rattraperaient pas les mécanismes d'exclusion scolaires et d'auto-dévalorisation antérieures, tout particulièrement parce que fondées sur le volontariat (la gratuité ne pouvant pas, par elle seule, briser les mécanismes d'auto-exclusion). Un de nos objectifs demeure d'élargir sociologiquement notre public. La nouvelle Université Populaire de Bruxelles est en avance de ce point de vue, car le niveau "université populaires" est associé à une structure antérieure d'alphabétisation en activité depuis de nombreuses années.

 

Voir sur la question du "populaire" : "L'alliance conflictuelle de l'universitaire et du populaire", entretien de Philippe Corcuff avec Stéphane Le Lay, Agora - Débats/jeunesse (revue de l'Institut national de la Jeunesse et de l'Education Populaire, n°44, 2° trimestre 2007.

 

Sur la question du ressenti des participants, les choses sont impressionnistes : à Lyon comme à Nîmes des "fidèles" viennent à presque à chaque cours et pendant plusieurs années, d'autres ont une participation plus intermittente et ciblée. Ce qui revient souvent dans les réactions c'est "le plaisir personnel" et "l'enrichissement personnel", ainsi que l'étonnement que cela soit gratuit.

 

Un nombre plus limité de personnes souhaite participer aux ateliers en petit groupe, où le principal du travail est effectué par les participants eux-mêmes. Mon premier groupe à Lyon (novembre décembre 2007) était constitué d'une vingtaine de personnes (d'ouvier à directrice des ressources humaines, de 20 ans à 70 ans), le second à Nîmes (avril-mai 2010) d'une quinzaine de personnes (moins diverses au niveau âge et sociologique : plus âgées, avec plus de retraités, plus de couches moyennes salariées du secteur public). Dans les deux cas, un sentiment d'effets plus profonds sur sa réflexion (qu'un cours classique) et une envie de poursuivre (ce que je ne pouvais faire, au vu de mon emploi du temps assez contraint par des activités dispersées). J'utilise parfois des exercices qui peuvent avoir des effets "traumatisants"quant aux rapports aux mécanismes de pensée : dans le groupe lyonnais, j'avais demandé de réagir sur deux textes, l'un signé Michel Onfray, l'autre BHL. L'ensemble des participants (plus proches de Michel Onfray, en tout cas avant la controverse autour de Freud) avait critiqué le texte signé BHL et plutôt défendu le texte signé Michel Onfray (pas une exception!). Or, j'avais interverti les noms des auteurs des deux textes. Constat "traumatisant" (mais il vaut mieux le vivre pratiquement directement qu'indirectement via une anecdote comme ici) : souvent en lisant simplement le nom de l'auteur, avant de lire un texte, on a déjà presque bouclé l'interprétation du dit texte...

 

 

Mais ces quelques indications sont des invitations à partiquer les universités populaires, plutôt qu'à disserter (surtout au préalable) sur elles (les textes des Printemps étant en rapport avec les pratiques des uns et des autres, suceptibles de les éclairer, mais ne les remplaçant pas).

 

"Toute vie sociale est essentiellement pratique. Tous les mystères qui entraînent la théorie vers le mysticisme trouvent leur solution rationnelle dans la pratique humaine et dans la compréhension de cette pratique"

Karl Marx, Thèses sur Feuerbach, 1845

 

Il n'y a pas grand chose à ajouter, le premier et le dernier mot étant à la pratique, comme dans la politique partisane, le syndicalisme, le militantisme associatif...ou l'amour. Même si internet invite souvent à être davantage spectateur qu'acteur, et même peut laisser croire qu'être spectateur sur la toile cela suffit pour être acteur...

Réussir à faire vivre des tâtonnements expérimentaux, dans des conditions de bénévolat qui parviennent à faire vivre des rencontres et des échanges, des apprentissages dans un public diversifié qui vivent un certain temps c'est déjà un pari réussi. Les témoignages de l'intérieur que vous en donnez sont convaincants.

Il semble également que vous avez les moyens de vous appuyer sur des institutions et des réseaux diversifiés ce qui est un autre avantage dans des espaces urbains ou il se passe des choses. Quant à la controverse réflexion et pratique...Sans doute, elles se nourrissent l'une de l'autre. La pratique c'est bien, sans doute adossé à un cadre, un dispositif, une posture, un contexte qui convient sans doute mieux qu'un autre. C'était la nature de mes questions, c'est tout.

OK!

 

J'espère que mes essais de réponse auront invité à la pratique, à des pratiques, qui sont encore pour une part à inventer expérimentalement.

Disons que celà m'a "traversé l'esprit" de manière récurrente, ceci avant même que celà ne revienne à la mode en 2002, pour avoir participé à des expérimentations de toutes sortes et de ce type, il y a longtemps.

Pour avoir trop connu la rationalité technocratique, l'illusion du volontarisme de "l'objectif stratégique", ou encore du "missionnaire démissionnaire" quand il s'agit de processus impliquant du "coopératif", laisser faire, la dynamique des rencontres qui se fait ou pas... à son rythme...si celà devient "mûr" un jour... Que çà puisse déjà se parler...

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"Il semble également que vous avez les moyens de vous appuyer sur des institutions et des réseaux diversifiés ce qui est un autre avantage..."

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Oui, sans doute, c'est un avantage, mais ce n'est pas non plus sans une profonde ambiguité, une ambigüité essentielle.

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Et cette ambigüité-là aussi pourrait faire l'objet d'une évaluation. L'évaluation ne doit pas être que quantitative.

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Et j'ai l'impression que cette ambigüité non seulement ne sera pas objet d'évaluation, mais guère non plus objet de communication entre la "base" et le "sommet", que l'on appelle cette communication "circulation de réflexions" ou autrement...

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En fait, c'est exactement à cela que je voulais en venir, le rapport aux institutions et aux "réseaux" qui ne sont peut-être pas aussi diversifiés que cela.

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jpylg

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En d'autres termes, ce que certains appellent "partenariat", moi je l'appelle infiltration, ou récupération.

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jpylg

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@ Vincent Verschoore et @ Franck Gauthey

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Les questions d'évaluation posées par Franck Gauthey au sujet des UP devraient se poser aussi au sujet de l'éducation populaire en général et leurs réponses facilitées par le fait que ces mouvements se regrouperaient dans des Fédérations. Y a-t-il d'autres Fédérations de mouvements d'éducation populaire, en dehors de celle des "foyers ruruax"; et pour les "foyers ruraux" -a-t-on une idée de l'aspect quantitatif des publics concernés ?

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Quant aux effets produits par ce type d'action, il est symptomatique, me semble-t-il, qu'on ne cherche pas à le mesurer. C'est comme si l'on ne mesurait pas le syndicalisme ou le militantisme politique.

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Mais l'évaluation quantitative est, évidemment, loin d'être suffisante; ce qu'il faut, c'est avoir une idée aussi précise que possible entre une situation donnée avant que l'action éducative soit entreprise et la situation constatée après.

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L'évocation vague d'une communication ("circulation", dit Philippe Corcuff) entre un sommet, dont on ne dit rien et une base, dont on ne dit rien non plus, est parfaitement insuffisante et, je le répète, symptomatique de quelque chose...

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jpylg

 

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Mes interventions sur ce fil ont beaucoup consisté à me foutre de Philippe Corcuff, passe-temps que j'adore absolument.

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Mais, l'existence des Universités Populaires m'intéresse au plus haut point et ma crainte de les voir récupérer par l'Institution avec ses légions de faux-cul et de faux-nez tojours prêts à formater l'opinion est réelle.

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J'ai donc lu attentivement le premier des trois textes mentionnés par Philippe Corcuff, en l'occurrence une communication de Michel Tozzi, lui-même professeur de philosophie et responsable de l'UP de Narbonne.

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Je dois dire qu'il m'a semblé exemplaire. Notamment l'opposition qu'il fait entre les "savoirs académiques" et les "savoirs critiques", les "savoirs savants" et les "savoirs sociaux". Le sens des UP me semble être réellement là.

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je redonne le lien :

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- « Compte-rendu du 5ème Printemps des Universités Populaires

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Son site d'apprentissage de la philosophie :

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http://www.philotozzi.com/

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et le site de son "café-philo" ne me semblent pas moins remarquables :

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http://cafephilo.unblog.fr/

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jpylg

 

Une philosophe chrétien qui prend son pied dans le foutre, grâce à la psychanalyse : c'est un hédonisme métissé Dieu/Freud/Onfray plutôt réjouissant. Si j'ai pu, même malgré moi, avoir ainsi une petite utilité, pourquoi pas?

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" Si j'ai pu, même malgré moi, avoir ainsi une petite utilité, pourquoi pas? "

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Vous savez très bien, mon cher Philippe, cultivé comme vous êtes, qu'il faut de tout pour faire un monde. Vous n'avez aucune raison de vous désespérer sur vous-même.

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Certes, le monde serait meilleur sans les dogmatiques et les bluffeurs, dont vous êtes et dont je vois très mal la nécessité; mais ce n'est que mon avis que vous relativisez avec bonheur en me situant, via Freud entre Dieu et Onfray.

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Je pourrais être plus mal placé. Et vous, vous l'êtes (entre Marx et Althusser).

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jpylg

En tous cas, de nombreuses questions, réactions, évocations... ont été posées sur ce fil en rapport à l'intitulé, ces "universités populaires", "émancipatrices", "pratique"... Emancipatrices de quoi, au fait...? du Capitalisme? du Maître..? On en sait foutre rien, mais cherchons...

Il y a beaucoup de critiques à faire aux universités publiques classiques (bureaucratie, mandarinat, "copinages" divers, dispositifs de stimulation du conformisme plutôt que de l'imagination, mécanismes de sélection de classe, de genre et de classe du côté des étudiants comme des enseignants-chercheurs, etc.), et en même temps il faut pouvoir les défendre face aux périls néolibéraux en cours d'importation des méthodes managériales des entreprises pivées (méconnaissant la spécificité de la production des biens publics que sont l'éducation et la recherche) comme de précarisation des statuts. Pris entre ces deux exigences, quelques universitaires se sont engagés aux côtés de non-universitaires dans la construction d'universités populaires alternatives au statut associatif. Parler à la manière de James Bond d'"inflitration" ne permet pas bien de saisir la situation, comme souvent les conspirationnismes. Mais comme le conformisme académique, les aigreurs du ressentiment à l'égard de l'université publique ne mènent pas aux "évaluations" les plus raisonnées...

D'accord avec vous sur ce post. Celui de 11h46 m'a quelque peu questionné... sur ce qu'il venait faire avec le reste...Et justement introduit l'indifférencié. Bref.

Ce n'est pas simple de concevoir des dispositifs de transmission de savoirs, voire des institutions (sans doute prématuré à ce stade) qui se veulent émancipées, affranchies des idéologies, des pouvoirs, de la quête de satisfaction narcissique pour ceux qui les font fonctionner, et uniquement préocuppées du bien commun, de la quête de la vérité et de sa transmission à ceux qui n'ont pas eu accès au savoir... En veulent-ils et pour faire quoi?

Pas facile, en même temps, le principe de réalité doit s'appuyer sur des alliances et coalitions pour que ce type de projets fonctionne, voire sous des formes de libido, et pourtant pour que celà conserve ses nobles idéaux, sans se faire "inflitrer", il faut les cadrer, les transformer, les sublimer... ce qui questionne le dispositif de régulation, le Tiers, le référenciel des valeurs qui permet celà. Promettre de "laver encore plus blanc" depuis Ségala on sait que c'est possible, maintenir le soucis, l'attention de le faire dans un dispositif de formation sur le long terme n'est pas toujours aisé de nos jours.Comment vous faites vivre çà?

On ne le fait pas vivre de la même façon dans les 30 universités populaires dont j'ai donné plus haut les coordonnées (site ou courriel). Déjà, dans les deux universités populaires auxquelles je participe (Lyon et Nîmes), les choses se passent différemment :

 

* à Lyon nous avons une petite subvention de la mairie (et depuis peu du Conseil Régional, uniquement pour la communication), mais l'amphithéâtre de lycée professionnel que nous utilisons principalement est payant; nous avons une majorité d'universitaires parmi les enseignants; les universitaires participant à l'expérience sont parfois pris à parti par leurs collègues parce que "déserteurs" de l'université classique et/ou "dévoyeurs" de la référence universitaire (un juriste a, par exemple, menacé dans la presse locale d'attaquer en tribunal adminstratif notre usage du mot "université"); de jeunes universitaires ont rejoint l'expérience plus récemment suite aux mouvements qui ont agité les universités françaises;

 

* à Nîmes nous n'avons aucune subvention, mais les salles sont gratuites; les universitaires sont une petite minorité parmi les enseignants.

 

* à Perpignan, la sensibilité anarcho-syndicaliste fait que nos amis ont refusé de se constituer en association loi 1901 (comme la plupart des autres) et refusent toute subvention;

 

* à Bruxelles, l'UP a des liens avec le syndicat socialiste (la FGTB) et est adossée à une structure d'alphabétisation fonctionnant avec des subventions publiques;

 

* à Saint-Denis, les animateurs sont militants de la Fédération Anarchiste, ce qui ne les empêche pas de créer un programme fort pluraliste (et pas seulement anarchiste);

 

* en Seine-Saint-Denis, la sensibilité des animateurs a davantage de sympathies communistes;

 

etc.etc.......

 

Pour ma part, je vis cela dans le tâtonnement expérimental, la tension, le déséquilibre, le plaisir...

 

Mais, au-delà de mon petit cas comme des aigreurs ou des obsessions des uns et des autres, l'intérêt de ce fil n'aurait-il pas été d'échanger avec les multiples autres participants des diverses expériences, comme avec les personnes intéressées par ces expériences, et qui voudraient éventuellement tenter l'aventure chez elles ? Je m'arrête donc là, car je me suis déjà beaucoup exprimé.

Il me semblerait qu'à partir du moment ou ces influences dans la constitution sont explicitées, que les animateurs du dispositifs sont au clairs avec leur parcourt et en discutent et que d'autre part le projet pédagogique est lui-même clair et régulé, ce n'est pas un obstacle, les programmes étant en général plus large. C'est éventuellement dans les raclements de gorge, les liaisons que peuvent émerger des implicites que nul n'est totalement obligé d'entendre s'il ne le veut pas.

Aux Etats-Unis, nombreuses universités, écoles, instituts, puisent dans leurs origines, des liens avec des églises, Mormon, Quakers, etc. et au cours du temps ont pour la plupart largement dérivé de leurs croyances de départ dans leurs offres de cours et fonctionnement.

En France, les origines et les influences ne sont pas autant explicites, et c'est peut-être dommage. Il me semble que celà peut se sentir assez vite si c'est au clair ou pas et probablement au bénéfice du projet éducatif... maintenant ce qui fait tenir ensemble les collectifs, c'est une autre histoire...

Globalement, la chance de se réunir dans un cadre convivial en apprenant quelquechose de nouveau est probablement toujours bon à prendre par rapport à un nième épisode des "experts" . Et pourtant, ce n'est pas certain du tout, ce que l'on peut se questionner. Et puis l'émancipation est-elle un parcourt de plaisir, ou en réalité de solitude, de souffrance...? Ce qui expliquerait peut-être que notre société qui fonctionne beaucoup sur le modèle addictif n'en veut pas beaucoup... A la marge, pourtant...? Qu'offrir face à lucidité...?

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On retrouve bien là le pauvre Philippe avec son dogmatisme et ses obsessions.

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Comme disent les rosbifs, c'est the blind leading the blind.

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jpylg

En réponse à JPY ci-dessus (7:36)

Il existe plusieurs mouvements d'éducation populaire, par exemple la Fédération des Oeuvres Laïques ou encore le réseau des MJC.

L'éducation populaire se définissant par l'échange de savoir entre égaux plutôt que par la relation prof-élèves, la seule évaluation réellement pertinente est le degré de stabilité du public participants. L'idée n'est pas de venir consommer des cours, mais de participer sur la durée à un débat qui prend des formes variées et passe de thème en thème. Si le public change tout le temps, on est dans une démarche formative, plutôt consumériste et sans doute fort académique. Si on se retrouve à chaque session en face d'un public dont une bonne partie était déjà là aux sessions précédentes (il y a bien sur toujours des partants et des arrivants) c'est que l'on est réellement dans une dynamique éducative basée sur l'échange.

Un danger constant est l'infiltration, comme vous dites, d'un académisme doctrinaire visant à remplacer l'échange par le jugement et le parti pris.

Bon rien d'officiel dans ce que je dis, juste mon ressenti et mon expérience.

 

@ Vincent Verschoore

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Je souscris à vos deux dernières lignes.

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Ce que je soupçonne, avec ces Universités Populaires, c'est que nous assistons à un détournement d'idéal par des spécialistes de la chose.

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jpylg

Fil un peu difficile à suivre, mais c'est faisable en jonglant.

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Jonglerie et acrobatie sont effectivement nécessaires.

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Par exemple, j'ai adoré le message de Franck Gautey le 14/08 à 21h52.

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Il est malheureusement écrit en diaffoiranto. Il faut le décrypter. Ce n'est pas à la portée de n'importe qui.

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jpylg

Le cycle de conférence de l'Université Populaire de Caen au théâtre du Rond-Point à Paris est le genre de monument à la culture à défendre absolument...

Mon seul regret est que le "peuple" qui se déplace soit essentiellement constitué par les habitants des beaux quartiers...

Donner de conférences gratuites de cette qualité est le premier pas, convaincre le public qui devrait prioritairement s'y déplacer, c'est à dire les personnes qui éprouvent le plaisir à penser et qui ont très peux de resources économiques, est un deuxième pas sur lequel, à mes yeux, il nous convient de réfléchir...

Il y a depuis longtemps la radio publique (gratuite) : France Culture.


(Qu'est- ce qui empêche le public de l'écouter - sélectivement ?

Sinon des préjugés anti intellectuels ? un non appétit de connaissances dans un monde saturé "d'informations" ?)

Par exemple, tous les samedi et dimanches de l'été à 20 h France Culture retransmet des conférences (d'Aubervilliers), très accessibles (faites pour des lycéens ?) , données par des profs du collège de France.

Hier je suis tombée dessus par hasard et en voiture. Je suis restée écouter la fin. Conférence de Henri Laurens sur le monde arabe, resitué dans son lien avec l'empire ottoman, puis la fin de celui-ci.

Sans idéologie, des faits économiques et sociaux, pouvant servir de soubassement à la compréhension des conflits divers du proche et moyen orient.

(par ex. taper Henri Laurens Conférences sur Google)

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C'est une fort bonne remarque que fait ici Fantie B.

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Les Universités populaires (rebaptisées par Philippe Corcuff "Universités populaires alternatives à tonalité libertaire) sont clairement anti-institutionnelles; elles partent du principe qu'il existe un public terriblement défavorisés, notamment sur le plan culturel (mais cela accompagne un certain état économique et social) qu'il convient d'émanciper d'une certaine tutelle qui serait exercée par "des groupes sociaux dominants".

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Cette émancipation passe par l'octroi organisé à l'initiative d'un certain mouvement alternatif connu, donc, sous le nom d'Universités populaires, d'un savoir et d'une culture que l'Institution ne donne pas.

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Fort bien, mais quid de ce savoir, de cette culture qui seraient donnés à ces publics en voie d'émancipation, par les Universités populaires et que les moyens de diffusion de culture et de savoir dûment institutionnels ne donnent pas ?

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jpylg

Je ne sais pas, mais je pense que nous pourriosn déjà commencer par battre le rappel et utiliser, diffuser, faire connaître, proposer, apprendre à aimer, ce qui existe déjà en fait de savoir réflexif et gratuit ! Les bibliothèques, le collège de France, France Culture, et j'en oublie sûrement tellement...

Je reste intéressée par la démarche des encyclopédistes, ou plus largement des Lumières.

Des universités populaires seraient alors dans mon esprit plutôt des médiatrices poussant à développer, diversifier, "méthodologiser"(désolée) ou organiser ses connaissances, pour ceux qui ne voient pas comment le faire seul, ou ne désirent aps le faire seul, et ne trouvent pas ou n'ont pas trouvé leur compte dans les institutions de formation.

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Chère Fantie B,

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Vous reformulez ce que vous avez dit précédemment (et ce n'est pas un reproche).

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Des moyens d'acquérir savoir et culture existent qui sont fournis par l'institution elle-même.

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Certains (beaucoup) n'en veulent pas.

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Pour ceux-là, que peuvent les Universités populaires, que font-elle qui soit autre, puisque, d'après Corcuff, ces UP sont alternatives ?

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jpylg

Comment vous faites vivre çà? (c'est à dire- les UP) demande Franck Gauthey à Philippe Corcuff, le 14/08/2010 à 21h:52

 

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-

Philippe Corcuff répond à Franck Gauthey ce jour à 12:07, on fait vivre ça de différentes façons...

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et il se lance dans une description revenant à dire: ici c'et comme ceci, là c'est autrement.

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Je signale que Philippe Corcuff a déjà répondu (fort longuement) à la question de la vie des UP dans le deuxième des trois textes qu'il propose dans l'article initial et dont je rappelle le lien; ce deuxième texte étant sa propre contribution.

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ici

 

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J'ai l'intention d'en commenter quelques points demain.

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Déjà, je peux signaler une initiative me semble-t-il assez personnelle à Philippe Corcuff qui consiste à rebaptiser les "Universités Populaires" autrement.

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Sous sa plume, elles deviennent les UP alternatives à tonalité libertaire.

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C'est un détail, mais il me semble porteur de signification.

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Je souhaite attirer l'attention également sur un point du message de "Vivre est un message" (09h56, ce jour), à savoir : "Mon seul regret est que le "peuple" qui se déplace soit essentiellement constitué par les habitants des beaux quartiers..."

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Cela voudrait-il dire que l'émancipation dont, comme chacun sait, rêve Philippe Corcuff consisterait à convertir les populations des beaux quartiers à une quelconque alternative (à définir) dont on sait, en tous cas, qu'elle serait à tonalité libertaire ?

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jpylg

La plupart des Universités Populaires alternatives ont un site internet (et d'autres seulement un courriel). Le billet ci-dessus les répertorie. Pour ceux qui voudraient en savoir un peu plus sur les programmes et l'identité de ces différentes universités populaires, comme ceux qui voudraient les critiquer, il suffit donc de cliquer...Ca pourrait être la source de nouveaux billets (écrits par d'autres que moi) : quel degré de diversité de ces universités populaires et quels points communs?, quelle utilité de proposer ces savoirs et ces modalités pédagogiques par rapport aux formes existantes?, en quoi sont-elles "alternatives" par rapport au réseau plus ancien regroupé dans l'Association des Universités Populaires de France (AUPF) (quelques-unes appartiennent d'ailleurs aux deux réseaux) ?, etc.

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" il suffit donc de cliquer... "

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Notre ami Philippe veut donner le change. Et, pour commencer, il voudrait faire croire qu'il dialogue.

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Bien sûr !

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Sauf qu'un dogmatique ne dialogue pas. Jamais. (Si ce n'est avec ses compères qu'on peut appeler aussi coreligionnaires).

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Il ne suffit pas de cliquer. Si on clique, on tombe sur la vitrine.

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Si l'on veut s'approvisionner, il faut entrer dans le magasin.

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J'ajouterais même : si l'on veut tout savoir du petit commerce, il faut aller là où le client ne va pas: dans l'arrière-boutique.

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jpylg

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Il y a donc un réseau d''Universités populaires qui sont "indépendantes, alternatives et à tonalité libertaires (qui date de 2002)et un autre réseau d'Universités populaires qui ne sont pas alternatives, pas indépendantes et pas à tonalité libertaires. (qui date de 1906, ou du XIXème siècle)

 

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Une bizarrerie cependant, certaines de ces Universités populaires peuvent être dans l'un et l'autre réseau.

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Si je comprends bien le message de Philippe Corcuff du 16/08 à 16h30, ceux qui veulent en savoir plus peuvent aller se renseigner sur les sites des deux réseaux.

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jpylg

Je me permets de récupérer un message récent de Denis Collin, animateur de l'Université populaire d'Evreux et de le placer en cet endroit, parce que là où il se trouve dans l'enfilade il n'est pas facile à localiser. J'ai failli le louper et c'eût été bien dommage car il me semble poser en termes très simples le problème.

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Il pourrait servir de conclusion à ce fil, ou alors d'introduction, au cas où des participants souhaiteraient un débat réel et non pas un acte de propagande dissimulé.

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J'ai apprécié, en particulier, le terme de "mot magique" appliqué au discours de Philippe Corcuff. Il me semble que Philippe Corcuff a souvent recours aux mots magiques quand il se trouve face à certaines apories à quoi, pourtant, son métier de philosophe aurait dû l'habituer.

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..© .

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jpylg

A ceux qui auraient quelque difficulté à suivre ce fil, dont Fantie B avait déjà remarqué, dès le 14/08 à 22h40, qu'il exigeait des capacités acrobatiques, je signale que Philippe Corcuff a bien voulu répondre ce 18/08 à 19h32, au message dont j'ai mis la copie ci-dessus.

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La concision n'est pas l'option choisie par Philippe Corcuff pour communiquer. Ceux qui ont du temps pour lire la réponse dans son entier, s'ils la trouvent, pourront en juger.

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Pour ceux qui sont plus pressés, (ou qui ne la trouvent pas) qu'ils profitent du coup d'oeil en diagonale que j'ai pu jeter.

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Philippe Corcuff récuse l'idée que le terme "alternatif" soit un mot magique destiné à camoufler l'absence de pensée. Non. Pas du tout. Le terme "alternatif" désigne simplement un premier repérage à trois niveaux emboités.

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C'est ce triple emboîtement que les personnes intéressées découvriront si elles ont du temps à y consacrer.

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Pour conclure, Philippe Corcuff regrette sincèrement la tendance au ressentiment qu'il a cru diagnostiquer et déplore qu'entre universités populaires le ton soit si rapidement agressif et tellement plein d'aigreur.

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Mais avec beaucoup d'élégance il donne au coupable la possibilité de s'amender.

 

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jpylg

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20h14, plus haut dans le fil : le débat continue.

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Il paraît qu'il y aurait un autre mot magique, libertaire, dont le sens ne serait pas nécessairement celui que longtemps on a cru.

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A suivre

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jpylg

Dernières nouvelles : (19/08 à 09h51)

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Malgré l'invitation qu'il avait reçue la veille au soir, dans des termes d'une exquise courtoisie, à faire amende honorable, Denis Collin continue à faire preuve "d'agressivité et d'aigreur "(et, en outre, de "surdité"), ce que Philippe Corcuff regrette d'autant plus que le coupable se réclame à la fois des Universités populaires, des Lumières et du mouvement ouvrier.

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Philippe Corcuff estime donc qu'en dépit des invitations à l'autocritique qu'il formulait dans son intervention à l'Université d'été, - je rappelle le lien :

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http://www.wmaker.net/univpop/Quelques-enjeux-et-questions-pour-les-universites-populaires-alternatives-en-France_a106.html

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il estime que les conditions du dialogue ne sont pas réunies, puisque, pour dialoguer, il faut être deux.

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Philippe Corcuff ne le précise pas, mais il est clair que les deux dialogistes ( pour employer un terme qui commence à avoir cours dans le diaffoirantisme ) doivent être rigoureusement de la même honnêteté intellectuelle. Cela va de soi.

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jpylg

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