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Happy New Complots !
Les leurres du complot et les nœuds de l'ego à travers le polar, dans la 18ème chronique irrégulière partant du roman noir, acommpagnée d'un dessin de Charb, publiée sur le site alternatif Le Zèbre...
"...C'est à travers les nœuds de l'ego de Jocelyn que les fils de l'intrigue policière trouvent des points de rencontre. Mais sous le regard espiègle du hasard. Dans un premier temps, Spenser s'oriente pourtant vers la piste familière du complot, tellement ce schéma est incrusté dans le genre polar comme dans la culture de nos univers individualistes. La mafia sino-américaine constitue un bouc-émissaire commode pour cela. Nos imaginaires hollywoodisés sont alléchés..."
Extrait de "Phil noir 18" (texte de Philippe Corcuff/dessin de Charb)
Le reste sur : "Phil noir 18", janvier 2010

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Ce que vous dites être un complot, est-ce la demande d'une véritable enquête sur les événements du 11 septembre 2001, et le refus du récit officiel proposé ?
Bien à vous.
La version officielle est déjà qu'il s'agit d'un "Complot d'Islamistes" qui a fait à lui tout seul vaciller la grande Amérique.
On s'y perd un peu dans tous ces complots qui se croisent et s'entrecroisent, et dans ces militants d'extrême-gauche, genre NPA, qui à l'instar de Corcuff, viennent inconditionnellement au soutien de la version officielle de l'empire oligarchique financier US.
Il viendra bien un jour où on apprendra la vérité.
@ +OEN-
Dans ce texte à partir du polar, je ne m'intéresse pas à la question du 11 septembre (ce n'est qu'un micro-exemple parmi les plus récents comme celui de la grippe A H1N1), mais à la prégnance de la forme narrative du "complot" sur les imaginaires des esprits contemporains dits "critiques" (esprits dits "critiques" assez en phase sur ce plan avec les formes narratives dominantes dans l'industrie hollywoodienne, je mets à part quelques grands films hollywoodiens jouant avec ces formes et les débordant) et plus largement comme "consensus" implicite transversal entre le "centre" (si ça existe?), la droite, l'extrême-droite, l'extrême-gauche, la gauche et "l'ailleurs" souvent dit "apolitique" (si ça existe?). La grande tradition du roman noir nous offre, à l'inverse, des ressources narratives pour nous écarter de la forme "complot" (voire la critiquer) en explorant les complications historiques de la condition humaine.