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Les terribles aveux de Jérôme Cahuzac

Le ministre du budget Cahuzac a le ton impudent qui sied aux puissants persuadés que leurs actions accompagnent irrésistiblement la marche de l'Histoire. Jérôme Cahuzac me fait penser au banquier libéral Jacques Laffitte ; celui qui conduisit en triomphe le duc d'Orléans à l'Hôtel de ville après la révolution de 1830. « Maintenant le règne des banquiers va commencer » révéla-t-il tout à trac. Karl Marx remarque ironiquement que Laffitte venait de trahir le secret de cette révolution libérale (Les Luttes de classe en France, 1850).

 

Le Peter Mandelson français

 Dans son débat télévisé qui l'opposait à Jean-Luc Mélenchon sur France 2 le 7 janvier 2013, l'ex-strauss-kahnien se félicita que son opposant ait par défaut accepté de classer le social-libéralisme à gauche. D'autres sociaux-libéraux en vue du PS se seraient bien gardés d’une telle provocation gratuite. A ce jour, la tête de l'exécutif et la direction du PS récusent le vocable de « social-libéral » pour qualifier leur action politique. Pour la plupart des dirigeants socialistes, il existe à gauche un code de conduite, des symboles et une histoire qu'il convient de ménager.

 M. Cahuzac, bien qu'idéologiquement en phase avec ses collègues, ne s’embarrasse pas de ces bonnes manières. En cela, il me rappelle Peter Mandelson, architecte et réalisateur des basses œuvres du blairisme ; celui qui un jour déclara à des journalistes : « Je n'ai rien à reprocher aux riches qui s'en mettent plein les poches », ou qui affirma encore que le New Labour n’était qu’une variante du thatchérisme. Il s'agissait d'un secret de polichinelle, mais le dire en public fut jugé de mauvais goût par les plus néolibéraux des ministres blairistes.

 Il faut bien prendre la mesure du ministre Cahuzac : il n'a pas été placé à un poste aussi stratégique par hasard. Ses sorties médiatiques et ses incartades ne sont pas fortuites. Si ce néolibéral auto-proclamé dérangeait, on lui aurait intimé de se taire depuis longtemps. Cahuzac est de ces hommes qui travaillent avec zèle la structure et la superstructure dans le champ politico-médiatique. Lorsque le ministre aborde la réforme des impôts – souhaitée « juste » et « ambitieuse » par le candidat Hollande - il met les pieds dans le plat. « Elle est faite », assène-t-il sur un ton martial devant un Mélenchon estomaqué. Cuistre à toute épreuve, il ajoute à l'endroit de son interlocuteur : « Vous avez l'air de penser que c'est une réformette. Je ne le pense pas. »

 Il fallait oser et Cahuzac a osé avec un aplomb inouï. Le néolibéralisme sarkozyste avait abaissé le taux marginal de l'impôt à 52,75% à 41%; voici que la gauche hollando-cahuzacienne le fait courageusement remonter à 45%. Le Medef est éreinté et la justice fiscale promise est établie : fermez le ban !

 

L'air confiant des demi-habiles

 M. Cahuzac affiche cet air confiant qui est la marque des demi-habiles. Mais, bien entendu, le demi-habile n'est que partiellement habile. Alors que le débat touche à sa fin, le ministre se veut plus « moderne » que jamais : « C'est notre principale divergence : la lutte des classes, vous vous y croyez toujours. Moi, je n'y ai jamais cru. » Mélenchon, choqué par l'énormité de ce qu'il vient d'entendre, lui demande de confirmer le propos. Imperturbable, Cahuzac répète : « Jamais ».

Je le suggérais plus en avant, c'est à ce type de déclaration outrancière et ignorante d'un point de vue historique, sociologique et économique, que l'on reconnaît les idéologues purs du blairisme. Interviewé sur la Chaîne parlementaire, le 12 février 2012, Michel Rocard, s’en prit « au pouvoir des banques ». Dans une diatribe contre le capitalisme, il plaida pour le plafonnement des rémunérations des grands patrons, la séparation des activités de dépôt et de spéculation des banques, la déconnexion avec les paradis fiscaux et la suppression des stocks options. « Vous êtes nombreux à m’avoir pris pour un socialiste de droite hein ? », plaisanta-t-il devant la caméra. « Il faut casser l’intérêt bancaire », poursuivit-il. « Ça va être la lutte des classes ! »

 Diantre ! Même Michel Rocard reconnait l'existence de la lutte des classes ! Quant au Medef et aux patrons du CAC 40, ils la font et la pratiquent chaque jour depuis l'élection de François Hollande. Ils ont déjà remporté des victoires retentissantes sur le salariat, leur ennemi de classe. Au nom de la fumeuse et néolibérale notion de « compétitivité », des dizaines de milliards ont été accordés par le gouvernement aux entreprises.

 Pour dompter la crise du capitalisme selon les intérêts de leur classe, les possédants ont organisé la financiarisation de l’économie qui a abouti à la crise financière. Pour juguler cette crise financière, la classe possédante a sauvé les banques en ayant recours à un apport massif d’argent public qui a provoqué la crise de la dette publique. Pour résoudre la crise de la dette publique, elle a engagé les politiques d’austérité supportées par le salariat. La lutte des classes n'a jamais été intense qu'aujourd'hui. Comme l'a reconnu Warren Buffet, « la lutte des classes existe, et c'est la mienne, celle des riches, qui la mène et qui est en train de la gagner. »

Les luttes de classes sont consubstantielles aux rapports sociaux. Elles ont préexisté  au capitalisme, mais ont redoublé d'intensité avec l'établissement du mode de production capitaliste. Dans ce dernier, les forces de production sont inégalement réparties entre les classes. Les rapports de production qui déterminent les rapports des classes entre elles sont inégalitaires du point de vue de la propriété, du pouvoir au sein du processus de production et du point de vue de la répartition des richesses produites. La paupérisation croissante résultant de cette exploitation alimente la lutte. Pour Marx, le sentiment d'appartenance à une classe et la prise de conscience de ce qui la sépare des autres classes sont les conditions qui permettent d'agir pour faire évoluer la société vers davantage de justice sociale.

Une enquête de l’IFOP pour L’Humanité publiée en janvier 2013 montre que 56% des Français (contre 35% d’un avis contraire et 9% qui ne se prononcent pas) ont le sentiment d’appartenir à une classe sociale. 64% des Français estiment que la lutte des classes existe ; 25% n’y croient pas et 11% sont sans opinion. Quel démenti cinglant pour ce ministre prétendument omniscient et réaliste !

Les aveux tonitruants de Jérôme Cahuzac sont effroyables. La quasi-absence de réaction à gauche ne l'est pas moins. Cette parole autorisée est bien évidemment tendancieuse au possible : nier la lutte des classes, c’est nier la conflictualité des rapports sociaux ; c’est s’accommoder des plus graves inégalités économiques. Avec Cahuzac, on sait à quoi s’en tenir.

 

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10/01/2013, 09:16 | Par Brusseleir en réponse au commentaire de Philippe Marlière le 09/01/2013 à 14:11

Saine mise au point. Le déni de la lutte des classes par les vainqueurs de celle-ci est comique mais logique. (Dans les années 70, des hommes de droite se disaient volontiers "apolitiques et antimarxistes".)

Vous auriez pu ajouter quelques lignes sur la composition sociale des gouvernements socialistes depuis celui de Mauroy : cette analyse a certainement été faite, elle montre probablement que ces gouvernements dits "socialistes" n'ont comporté et ne comportent pratiquement aucun ministre ou secrétaire d'État issu de la classe ouvrière au sens le plus large (ouvriers ou employés, employés ou non, vu le chômage de masse), Philipetti et Montebourg, à la rigueur, à des postes symboliques. Une analyse du cas Beregovoy – cache-sexe prolétaire de la bourgeoisie de gauche – serait d'ailleurs, de ce point de vue, révélatrice.

Il me semble en effet que le déni est rendu d'autant plus facile que la classe ouvrière a été expulsée du pouvoir (vrai aussi à l'AN ou au Sénat), élimination organisation par Mitterrand avec la destruction planifiée du PC, seule représentant légitime de celle-ci – l'implantation du PC dans les banlieues, la présence du parti dans la vie quotidienne du peuple (de gauche) était la source de cette légitimité, on a vu les conséquences tragiques du reflux avec la montée du FN. Or, le PC a préféré s'autodétruire plutôt que de changer en profondeur pour proposer une alternative réellement populaire et le FDG ne peut pas sérieusement prétendre être l'héritier de cette légitimité : Mélenchon n'a aucun crédit dans la classe ouvrière, compte tenu de sa posture 100 % mitterrandienne – tribun nationaliste habile rhétoricien sans idée ni projet, et surtout, sans réel ancrage au sein du peuple de gauche (pas d'engagement syndical ni local, par exemple).

Reste la question de l'action : que peut désormais une classe ouvrière atomisée, humiliée (par le chômage de masse) et sans représentant face à une bourgeoisie de gauche qui a réussi à rattraper son retard en matière de dotation en capital – tous ces bourgeois sont plus ou moins les héritiers de Mitterrand, fils de petit-bourgeois de province en voie d'ascension sociale dès l'avant-guerre ; aujourd'hui, ils détiennent directement ou indirectement le capital et le pouvoir (voir Strauss-Kahn), le pouvoir et le capital, et ils ne sont moins prêts que jamais à partager l'un et l'autre – ?

Le cas Rocard est intéressant : avec le recul, il apparaît que la destruction politique de celui-ci par Mitterrand sur des bases idéologiquement répugnantes – dans les années 80, les rocardiens étaient présentés par la Mitterrandie comme des sociaux traîtres, comme des sociaux-démocrates, insulte définitive ! – a scellé le destin tragique du PS – la spoliation du peuple par la bourgeoisie de gauche.

10/01/2013, 12:22 | Par Andrée Hélène en réponse au commentaire de Philippe Marlière le 09/01/2013 à 14:11

La lutte des classes existe et existera longtemps...

Mais les luttes sociales même musclées, ne mènent à rien. Exemple : la Grèce qui se chauffe au bois "volé" dans les forêts.

L'Union Européenne a été créée pour que les pays les plus prospères (au sens américain du terme) "matent et écrasent les pays les plus pauvres.

Mélenchon a eu raison de rappeler que Mitterand pensait que le traité de Maastricht allait "clouer les mains des Allemands". C'était oublier le passé démocratique éphémère d'un pays nouveau et ambitieux qui se réunifiait avec la naissance d'un Euro que beaucoup d'Européens ne pouvaient se "payer". Puis l'arrivée d'Angela Merkel élevée dans le giron de l'Est n'allait que faire empirer les choses.

On parle peu de l'Euro dans les débats. Et pourtant une des causes du redressement économique de la Suède c'est qu'elle a pu dévaluer sa couronne pour entreptrendre des réformes de fond.

Si Hollande veut faire diminuer le chômage comment va-t-il s'y prendre avec cet Euro de malheur? Erreurs mathématiques? 

Autre question qui me rend perplexe : Cahuzac  dès lors que des "soupçons" pèsent sur lui devrait démissionner pour étudier les dossiers de ses avocats?

10/01/2013, 19:19 | Par jeanbaptistesegard en réponse au commentaire de Philippe Marlière le 09/01/2013 à 14:11

La lutte des classes a une connotation de conflit et de bloquage de la société. 

Une société efficace passe par le dialogue, et l'égalité des chances. Surement pas par une mise en opposition. 

La sortie de crise nécessitera des réformes acceptée comme étant de l'intérêt collectif, non pas des conflits stérilisant le tissu économique.

Cette question de vocabulaire est aussi une question  d'état d'esprit.

Cordialement

09/01/2013, 19:34 | Par Christian Gourdet en réponse au commentaire de Gilbert Pouillart le 09/01/2013 à 14:01

Et "une classe sociale", c'est une dénomination qui n'appartient pas à quelque vocabulaire scientifique que ce soit.. ???? Bien sur qu'il y a une définition pertinente, celle de Marx. A savoir de quel côté de la possession des moyens de production on se trouve, propriétaire ou dépourvu. En France il y a 93 % de salariés, une pincée de libéraux, artisans, etc., et une infime minorité de propriétaires des moyens de production. Voilà une représentation bien plus pertinente de la société française que la division entre prétendues classes moyennes, supérieures ou populaires. Une représentation qui, elle, ne repose en effet sur rien de bien défini, voire de définissable.

 

10/01/2013, 00:04 | Par vieille dame en réponse au commentaire de Christian Gourdet le 09/01/2013 à 19:34

tous les salariés sont des prolétaires ?

10/01/2013, 08:28 | Par YvesParis21 en réponse au commentaire de vieille dame le 10/01/2013 à 00:04

en réponse à Vieille Dame

Evidemment non tous les salariés ne sont pas prolétaires... Proglio aussi est un salarié... la différence entre lui et une caissière de Carrefour ou même un des cadres de son entreprise est le rapport que celui-ci entretient avec le processus de production (bien plus que la propriété privée des moyens de production) et les décisions afférentes... et bien sur le niveau de revenu et le type de vie. Vous croyez peut-être qu'un chauffeur de taxi artisan et propriétaire de son taxi n'est pas un prolétaire ? qu'il est un tout petit bourgeois (on aurait même dit base de masse du fascisme dans un autre temps...) Non, aujourd'hui c'est aussi un prolétaire qui n'a pas prise sur ses conditions de travail et de vie.   

10/01/2013, 09:13 | Par alainestivalval@yahoo.fr estival en réponse au commentaire de vieille dame le 10/01/2013 à 00:04

Merci pour l'article tout d'abord!!!! Socialiste j'attendais ce face à face avec intérêts et si JP Mélanchon  a été approximatif comme d'habitude mais toujours aussi tribun , j'ai sauté de mon fauteuil quand J Cahussac a annoncé que la réforme fiscale était réalisé et je me suis étranglé quand il a affirmé que la luttes des classes n'existait pas.Le peuple de gauche qui se situe entre les deux protagonistes peut tolérer les outrances de J.L Mélanchon, mais l' analyse de Cahusac et de quelques autres ne sont pas fidèle au conception du PS. doivent-ils s'en aller?, pour Cacahuète certainement mais la ligne libéral va nous conduire à la défaite!

Alain le taxi  

10/01/2013, 10:05 | Par BobLobLaw en réponse au commentaire de alainestivalval@yahoo.fr estival le 10/01/2013 à 09:13

et oui: c'est grace à des gens comme vous qu'on en est la alain.

10/01/2013, 13:42 | Par QUASAR-17 en réponse au commentaire de vieille dame le 10/01/2013 à 00:04

Définition de prolétaire selon Wikipedia

"Le prolétariat est, selon Karl Marx, la classe sociale opposée à la classe capitaliste. Elle est formée par les prolétaires.

Le prolétaire ne possède pas de capital (ni de moyens de production) et doit donc, pour subvenir à ses besoins, avoir recours au travail salarié."

En conséquence, par définition,  tous les salariés sont des prolétaires sauf bien évidemment ceux qui comme Bernard Arnault se salarient dans leur propre entreprise.

 

10/01/2013, 08:12 | Par Pierre Bercier en réponse au commentaire de Christian Gourdet le 09/01/2013 à 19:34

A propos de nombre, je serais curieux de savoir (en dehors des sans emplois ) ..... en ne considérant que les actifs,

combien d'entre-nous sommes payés par l'ETAT (inclues ttes les ASSOSS et autres organismes apparentés ... )

11/01/2013, 17:20 | Par Georges de Furfande en réponse au commentaire de Christian Gourdet le 09/01/2013 à 19:34

Il y a en France 11,1 millions de salariés dans les services, 7 millions de fonctionnaires et 3,3 millions de salariés dans l'industrie  Ceci veut dire que pour 18 millions de salariés il n'est pas question d'être d'un côté ou de l'autre de la propriété des moyens de production

 

16/01/2013, 20:15 | Par abouadil en réponse au commentaire de Georges de Furfande le 11/01/2013 à 17:20

je n'ai pas bien compris votre propos. Les entreprises de services n'ont pas de propriétaire? Elles sont collectivisées?

10/01/2013, 11:47 | Par are en réponse au commentaire de Gilbert Pouillart le 09/01/2013 à 14:01

> Et "une classe sociale", c'est une dénomination qui n'appartient pas à quelque vocabulaire scientifique que ce soit..

On peut diviser la société en classes suivant n'importe quel critère: par exemple ceux qui mangent des escargots et ceux qui n'en mangent pas ou ceux qui portent des jeans et ceux qui n'en portent pas. Mais ces divisions n'ont que peu ou pas de valeur explicative de l'histoire. La grande découverte de Marx est d'avoir choisi le critère de la propriété des moyens de production et ce critère a une grande valeur explicative des phénomènes sociaux. Si madame Parisot n'était pas propriétaire d'entreprises croyez vous qu'elle combattrait aussi activement pour la baisse des salaires réels?

10/01/2013, 09:38 | Par bernard uguen en réponse au commentaire de bernard uguen le 09/01/2013 à 14:15

supplément ;

je pense qu'il s'agirait maintenant d'étudier ou d'analyser "la lutte des classes"  au sein même de la classe moyenne. 

Dans le sondage IFOP de l'Huma, il semble bien que c'est dans les professions libérales ou indépendantes, les  employés des services que l'appartenance à une classe a fait le plus grand bond entre les deux enquêtes reportées dans l'étude. 

09/01/2013, 14:20 | Par melgrilab@yahoo.fr

Il faudra revenir sur cette question de l'étiquette sur le flacon.

09/01/2013, 14:29 | Par Jean-Claude Charrié

Peut-être est-il possible d'aborder différemment cette déclaration de déni de la lutte des classes par Cahuac ?

S'agissait-il en la circonstance de nier la lutte des classe ou sa fonction de moteur de l'histoire et du progrès ?

09/01/2013, 19:29 | Par Mafch en réponse au commentaire de Jean-Claude Charrié le 09/01/2013 à 14:29

Je crois qu'il s'agissait surtout de le faire taire et par extension, de clouer le bec, à qui au fait?

C'est pourquoi, il faut peut-être distinguer une posture de circonstance d'une véritable "façon de penser", si les deux ne se rejoignaient pas finalement, ce qui en ferait un double aveu.

Mélenchon a l'énorme avantage de s'appuyer sur la dialectique et la citoyenneté dans ces "comités d'audit citoyen de la dette" avec l'appui des "économistes atterrés".

Pour l'instant à travers au moins deux des ministres, on nous montre le bâton...et finalement à Guignol, on peut bien opposer le clown et sa particularité de prendre tout au premier degré, et de cacher derrière son nez rouge, sa grande sagesse. Je ne sais plus qui disait au Canada que la pédagogie doit toujours s'adresser à l'apprenant comme on s'adresse à un enfant.

Au moins le clown n'était-il pas une marionnette...

Ah!  j'y pense! Rocard devrait vite arborer un nez rouge pour ne pas être confondu avec Guignol!

09/01/2013, 18:05 | Par Alfred Leclercq en réponse au commentaire de Philippe Marlière le 09/01/2013 à 15:51

Obscène tout à fait

10/01/2013, 18:36 | Par Martine C. en réponse au commentaire de Gavroche. le 09/01/2013 à 15:36

Je me souviens de ces gens de Moulinex, de ces femmes. Profondément d''accord avec vous. Sauf sur ceci, où vous écrivez :

<<<Les socialos n'ont rien appris.>>>

Pour ma part, je pense très exactement le contraire : ils ont tout appris, tout compris ! Et il y a belle lurette que le camp adverse ( aux Moulinex (*) et à tant d'autres dans cette fameuse lutte des classes) s'est "replié" sur le PS : un pur joyau pour le MEDEF et les thèses "historiques d'Adam Smith (pour ne citer que lui) !

, au contraire ! Ils ont TOUT APPRIS (et en ont eu le loisir...) et savent très bien, depuis des lustres, ce qu'ils font et ce qu'ils veulent.

Et ce qu'ils veulent, ils le font sous nos yeux !

Très cordialement.

(*) Pourquoi donc, intéressée que je suis aux arts culinaires, j'ai eu besoin d'acheter sur le marché parallèle et à prix d'or pour moudre convenablement toutes sortes d'épices... un moulin à café Moulinex ? D'une robustesse inégalée étiqueté 1964 et qui fonctionne à merveille ??? Je ne pose cette question anecdotique que pour la gloire des Moulinex !

11/01/2013, 17:27 | Par Georges de Furfande en réponse au commentaire de Gavroche. le 09/01/2013 à 15:36

Quelle leçon tirez vous du dossier Moulinex ?  Considérez vous que Moulinex pouvait conserver la production de la plupart de ses produits en France ? Si tel est le cas vous n'avez rien compris du dossier, et même le dirigeant syndical qui était à la pointe de la lutte contre les délocalisations l'a maintenant compris

09/01/2013, 16:02 | Par Jean-Claude Charrié en réponse au commentaire de Philippe Marlière le 09/01/2013 à 14:37

Non, non, il dit : qu'il "ne croit pas à la lutte des classes" en précisant immédiatement (1h22 de la vidéo) qu'il ne pense pas "qu'on sortira de la stuation en opposant les uns aux autres". 

Ce qui ne veut pas forcément dire que les uns et les autres ne sont pas opposés ; mais veut bien dire en revanche qu'à son avis cette opposition ne sera pas efficiente.

C'est un peu moins simple, ou du moins, ça peut ouvrir à discussion..

 

09/01/2013, 16:28 | Par Jean-Claude Charrié en réponse au commentaire de Philippe Marlière le 09/01/2013 à 16:09

Désolé mais vous êtes encore dans l'interprétation. Il ne dit pas qu'il ne faut pas faire évoluer la situation. Il dit en substance que ce n'est pas l'opposition des classes sociales qui permettra cette évolution. En déduire qu'il est pour le statu quo est donc abusif.

09/01/2013, 17:51 | Par Jean-Claude Charrié en réponse au commentaire de Philippe Marlière le 09/01/2013 à 17:05

Mais il ne rejette pas formellement le principe de la lutte des classes, en contexte il conteste son efficience.

Et il faut bien reconnaître que, jusqu'à présent, les faits lui ont donné plutôt raison... si l'on se place dans la perspective de l'avènement d'une alternative au capitalisme.

En revanche, si l'on reste dans le domaine plus prosaïque de l'amélioration des conditions de vie générales, là il a tord. Les conquêtes sociales dont nous avons bénéficié jusqu'à présent ayant bien été, au moins en partie, les fruits de la lutte des classes. 

Mais avec la mondialisation, nous devons tout reconsidérer, les lignes de front ont bougé.

09/01/2013, 22:41 | Par Jean-Claude Charrié en réponse au commentaire de Philippe Marlière le 09/01/2013 à 17:55

Oui tout à fait... d'une certaine façon disons que je "pousse le bouchon"... mais, au delà l'apparence taquine, c'est parce que je pense qu'il n'est pas vain de pinailler.

En fait je suis un peu de l'avis de Jean-Philippe (ci-dessous), qui se méprend sur le sens de mon intervention mais dit en partie la même chose que moi en soupçonnant Cahuzac de penser qu'il fait partie de la classe des nantis, autrement dit en accréditant le principe d'opposition de classes.

Comment pourrait-il en être autrement ?

10/01/2013, 09:01 | Par YvesParis21 en réponse au commentaire de jean-philippe vaz le 09/01/2013 à 18:30

en réponse à Jean-Philippe Vaz,

Je pense que la question n'est pas de savoir si, personnellement, individuellement, Cahuzac a "conscience" de son appartenance à la classe sociale des "dominants" ou pas. Il peut même se croire authentiquement de gauche..., ce qui compte c'est la position qu'il occupe effectivement par son discours et sa pratique dans l'appareil de domination et de direction du système capitaliste. Pour lui il n'y a pas capitulation ou connivence, la question ne se pose même pas en ces termes si elle ne s'est jamais posée (pour lui bien sur).

Dans son monde, il n'y a pas de lutte de classes, dans son monde la Terre tourne autour du Soleil même si Copernic et Galilée ont prouvé le contraire depuis des siècles, nous sommes dans le domaine de la foi !!! Comme les astronomes et les scholastiques de l'époque construisaient des "modèles" de mécanique céleste de plus en plus complexes pour forcer la réalité à se plier à leur vision (fausse) du monde... Ça ne vous rappelle rien en matière d'économistes orthodoxes (l'efficience absolue du marché, j'en passe et des meilleures...)

Le petit problème c'est que ce sont les gens de son espèce qui dirigent ce qui est aussi notre monde et que pour le moment ce sont encore eux qui tiennent le manche et que nous ne sommes pas très efficaces pour le leur retirer 

10/01/2013, 17:40 | Par ALBAICIN21 en réponse au commentaire de YvesParis21 le 10/01/2013 à 09:01

Entièrement d'accord, la lutte des classes n'a jamais cessée d'exister mais ce n'est pas du tout un petit problème mais un énorme problème pour se débarrasser de ceux qui tiennent le manche.Quant à Cahuzac il ne faut pas être clerc de notaire pour se rendre compte qu'il ne dérange pas du tout ni Hollande, ni les autres membres du gouvernement, ni même les membres du Parti " Socialiste".En attendant, la situation de l'économie se dégrade. De plus en plus de gens se retrouvent au chômage, des diplomés sans travail, de plus en plus de jeunes quittent lécole sans diplôme etc...Pour l'instant la majeure partie de cette population ne réagit pas ou presque, cela permet au gouvernement de continuer la politique de rigueur commune à tous les états membres de l'UE.Que font donc nos syndicats, nos partis dits d'extrême gauche et de tous ceux et celles qui désirent que cela change au lieu d'attendre que l'on devienne comme la Grèce, l'Espagne, le Portugal et bientôt l'Italie ?Avons nous trop à perdre ou devons nous enfoncer encore plus dans la misère pour enfin réagir ?

09/01/2013, 19:14 | Par ichimusai en réponse au commentaire de Jean-Claude Charrié le 09/01/2013 à 17:51

"Mais avec la mondialisation, nous devons tout reconsidérer, les lignes de front ont bougé." je ne vois pas ce qui a changé, si ce n'est que les possédants (10% de la population mondiale) ont décidé d'utiliser la lutte de tous contre tous (compétitivité) et les guerres (économiques) nationalistes, pour ne pas que les 90% restants se rendent compte de la confiscation des richesses. Moi ce que j'entends de la bouche de Cahusac, c'est qu'il ne faudrait surtout pas s'en prendre aux riches et l'accumulation de richesses par un petit nombre. C'est le discours actuel ambiant avec les allusions à 1789 (en se trompant de date du reste). Et bien oui, il faut à nouveau une nuit du 4 aout.De toute façon, ils se goinfrent avant que le bateau fasse naufrage à force d'avoir été siphonné par un petit nombre: finalement le néolibéralisme aura accéléré la fin d'un système économique, qui, basé sur la consommation, ne peut perdurer en appauvrissant ce qui fait son moteur.

09/01/2013, 23:34 | Par Jean-Claude Charrié en réponse au commentaire de ichimusai le 09/01/2013 à 19:14

Ce qui a changé... ce sont les enjeux et les confrontations d'intérêts qui devraient me semble-t-il être considérés à des échelles bien différentes... dont ne saurait rendre compte un débat de politique intérieure bien dérisoire comme celui qui nous fut offert.

 

11/01/2013, 12:12 | Par jef64 en réponse au commentaire de Philippe Marlière le 09/01/2013 à 17:05

il y a des jour comme celui-ci, où je ne regrète pas mon abonnement à Médiapart...

un bien bel article .

11/01/2013, 17:41 | Par Georges de Furfande en réponse au commentaire de Philippe Marlière le 09/01/2013 à 17:05

Si l'écart entre les très riches et le reste de la population s'accroit c'est par suite du fait que dans une société mondialisée l'entreprise n'a plus intérêt à avoir la propriété des moyens de production, qu'elle peut faire produire pour son compte là où la lutte des classes a mis au pouvoir un régime dont la politique a fait que la classe ouvrière peut être exploitée à bas prix et sans protection sociale.  Le capitalisme financier , par le biais du capitalisme de marché , mène à la concentration des richesses avec un enrichissement par anticipation des profits qui répond à une logique totalement différente du capitalisme d'accumulation de la société industrielle traditionnelle. Ce n'est pas par la lutte des classes que la situation évoluera.  Dire aux entrepreneurs "riches cons, casse toi" (pour par ailleurs être scandalisé quand ils se tirent) , accabler sous les charges fiscales et sociales non seulement les très riches, mais tous ceux qui entreprennent  ne bénéficie certainement pas aux "classes inférieures" , cela mène à la paupérisation des classses moyennes et au développement d'un chomage qui ne peut certainement pas être considéré comme une réussite de "justice sociale".

09/01/2013, 20:23 | Par J CLOPEAU en réponse au commentaire de Gavroche. le 09/01/2013 à 17:40

OUI... A ceci près quand même que cette phrase de Mitterrand était une pure posture. Tout ce qui avait précédé dans son action, et tout ce qui a suivi (à partir de 1983) le prouve.

09/01/2013, 20:14 | Par Jean-Claude Charrié en réponse au commentaire de françois périgny le 09/01/2013 à 18:28

He ! Ho ! Fedor, ne me fait pas dire ce que je n'ai pas écrit.

Lit, plus attentivement.

10/01/2013, 06:11 | Par PICATCHOU en réponse au commentaire de Philippe Marlière le 09/01/2013 à 16:09

"Pour un ministre "dit" de Gauche...

10/01/2013, 09:34 | Par Jupsy en réponse au commentaire de Philippe Marlière le 09/01/2013 à 16:09

Analyse par un économiste, J Bousquet des mensonges de Cahuzac dans le débat avec JL Melenchon Mots Croisés qui a rencontré, malgre le passage à 23 h la plus forte audience depuis sa création

Remarque : les français restent donc fortement mobilisés par le débat politique puisque  Mots Croisés  a rencontré, malgre le passage à 23 h la plus forte audience depuis sa création, au délà de celles diffusées pendant les présidentielles selon Antenne 2

Conseiller pour sa com par la Société Fouks, celle qui conseillait également Sarko et DSK, Mr Cahuzac s'est présenté avec ses "gants jaunes" de seigneur aggéri et magnant le mensonge et le mépris pour  tous: http://www.lepoint.fr/actualites-politique/2009-11-26/le-nouveau-gourou-des-politiques/917/0/399035
Menteur, menteur, trois fois menteur :

1er mensonge : « je n’ai pas voté Maastricht » Bien sur que non qu’il ne l’a pas voté, il n’était pas député, ni même conseiller général, ni Maire, que faisait t-il le Cahuzac à l’époque ? Il est Conseiller technique pour le médicament, il est également à l'interface du ministère avec la Direction de la pharmacie et du médicament (DPHM) dans le cabinet Evin. L’année suivante, il crée la « clinique Cahuzac » spécialisée dans les implants capillaires. Ainsi, s’il n’a pas voté Maastricht  c’est que personne ne lui a demandé son avis, alors bien sur il peut toujours dire que dans le secret de l’isoloir, il aurait déposé un non  au référendum Il ment, il ment parce qu’à la vérité il est à l’époque conseiller de Michel Rocard et que celui ci mène une campagne soutenue pour le oui ! D’ailleurs lorsqu’il s’agit en 2008 de reconduire le traité de Maastricht, alors qu’il est député, il votera le texte comme c’est prouvé ici.

2éme mensonge : « vous n’avez jamais gagné une élection contre la droite » ici le mensonge est juste le moyen à s’essayer de faire mal.  Jean Luc Mélenchon vient de dire : « Mon souci dans la vie ce n’est pas vous, mais la droite et l'extrême droite ». Alors de nouveau il maquille la réalité, En 1998 Mélenchon gagne le canton de Massy-Ouest en battant V. Delahaye (PR) l’arrachant ainsi bel et bien à la droite, mais nous le savons depuis hier pour Cahuzac le centre n’est pas de droite.

3éme mensonge : «Nous avons réalisé la grande réforme fiscale ». Un sommet de la blague, la menterie politicienne atteint ici  des niveaux  jamais égalés. L’économiste socialiste Thomas Piketty, présenté comme le père du projet de réforme fiscale que nous avait présenté Hollande, parlait il y à quelque jour dans libération d’une « improvisation fiscale consternante », il ajoutait pour faire bonne figure  qu’Il « faut qu’ils arrêtent de voter les yeux fermés les bricolages fiscaux du gouvernement : des augmentations de TVA, des reculades sur la taxation des plus-values, une taxe à 75% aussi mal ficelée qui conduit finalement à cette censure Si le gouvernement ne fait pas son travail, c’est au Parlement de le faire. » Fermer le ban !

Avec ce boniment , Cahuzac se ridiculise bien sur, mais  il cocufie aussi tous les sociaux-démocrates sincères qui ont soutenu ce gouvernement, justement parce qu’ils pensent que l’impératif de justice sociale appellent une vraie réforme fiscale.

Donc il ment et en plus il méprise, il snobe, il nargue.

Il nargue : dés les premières minutes de l’émission : « Mélenchon et moi faisons partie du même monde, son apparente opposition n’est qu’illusion ». Cette posture lui permet une tentative grotesque d’essayer de faire croire que le social-libéralisme dont il accepte  la qualification le concernant est une sous partie de la gauche. Il veut faire dire qu’il est de gauche ! Il nargue.

Il snobe : Se prenant pour un économiste, il interroge jean Luc-Mélenchon, sur le taux de CSG en 1994  Et pourquoi pas sur le prix des pommades anti-pellicules  en  1927 ?

Chacun sa spécialité et la sienne  c’est bien l’arrogance d’un planteur de cheveux ! Le débat technicien est la meilleure des cachettes pour celui qui n’a rien à dire, l’un parle de chômage et de misère, l’autre lui répond par le taux de CSG un soir de lune pendant un été pluvieux !

Il méprise : il retrouve à ce moment les mots de ceux qui désemparés par leur vacuité  encrassent, salissent, raclent, pourrissent, salopent comme une Vulgaire Le Pen, il compare Jean-Luc Mélenchon à un clown ! C’est qu’au fond il est un ennuyeux qui forcement se morfond du spectacle du réel et  s’amuse aux enterrements !

Au fond cet élégant, mi-zazou mi-muscadin est un croque mort. Démolisseur de la volonté il a tenté de cacher toute la soirée la seule vraisemblance que marque la confrontation : Cet homme ne peut pas !

Il ne peut pas prouver son  innocence dans l’affaire d’UBS. Il ne peut pas réformer le statut de la banque centrale. Il ne peut pas modifier la fiscalité. Il ne peut pas  abroger la dette. Il ne peut pas faire de loi contre les licenciements. il ne peut pas créer d’emploisil ne peut rien !

C’est justement parce qu’il ne peut rien, que sur les conseils grassement payés d’Euro RSCG, il avait travaillé cette phrase de fin, elle devait achever la disqualification de Jean-Luc Mélenchon, elle avait la force du slogan vide d’une marque de shampoing : « Vous êtes un homme seul » !

Malheureusement la Politique n’est pas une affaire de capilliculteur et la phrase qui se voulait cruelle se révèle d’une insolente exactitude.

Les Cahuzac et les Papandréou, les « socialistes » espagnols  et portugais, les italiens, les autres, tous les autres, tous ceux de l’internationale socialiste groupés, jamais seuls, toujours en bonne compagnie ont tous échoué.

Jean-Luc Mélenchon est le seul à incarner l’aspiration de millions et de millions de femmes et d’hommes qui espèrent de la Gauche

 

10/01/2013, 14:46 | Par Martine C. en réponse au commentaire de Jupsy le 10/01/2013 à 09:34

<<<alors bien sur il peut toujours dire que dans le secret de l’isoloir, il aurait déposé un non  au référendum Il ment, il ment parce qu’à la vérité il est à l’époque conseiller de Michel Rocard et que celui ci mène une campagne soutenue pour le oui !>>>

 

Ouf ! Enfin quelqu'un qui le remarque ! (Je l'avais soulevé sur un autre fil dès le lendemain du "match", tant cela m'avait choquée). Merci d'y revenir. Entre parenthèses, l'analyse de cette rhétorique et de ces méthodes de crapules sera longue et pas facile, mais pas du tout impossible ! Comprendre pourquoi et surtout comment la "langue de classe", ses postures, sa rhétorique, son lexique et sa "syntaxe corporelle", sont des armes à déjouer à tout prix. Car désormais - et de plus en plus - la lutte (des classes) passe par la captation des mots, la scénographie, l'effet de sidération, surtout dans le "direct"...

Il ment, il ment, il ment ! Il a menti et il mentira, encore et toujours jusqu'à la garde ! C'est son mode de fonctionnement, sa méthode, sa "génétique sociale et politique", sa posture d'imposture impénitente, son arrogance d'intouchable.

11/01/2013, 09:24 | Par Christian09 en réponse au commentaire de Philippe Marlière le 09/01/2013 à 16:09

Vous avez écrit d'un ministre de gauche! N'est-ce pas un oxymore que de penser que ce ministre est de gauche? Les mois qui viennent nous en diront plus...Actuellement cet homme est bien riche, et ainsi il se situe objectivement du côté des possédants qui déclarent à l'ISF.

10/01/2013, 10:38 | Par jean michel PARIS en réponse au commentaire de Jean-Claude Charrié le 09/01/2013 à 16:02

"C'est un peu moins simple, ou du moins, ça peut ouvrir à discussion"

Bien d'accord avec vous Jean-Claude Charrié

mais sur mediapart on n'ouvre pas les discussions, on compte les coups! Et si c'est pas simple, vous êtes suspect!

Attention Jean-Claude, vous êtes bon pour l'excommunion de la vraie gauche!

10/01/2013, 12:06 | Par jeanmichel1501 en réponse au commentaire de jean michel PARIS le 10/01/2013 à 10:38

Bonne Année Jean-Michel Rigolant

11/01/2013, 14:41 | Par Jean-Claude Charrié en réponse au commentaire de jean michel PARIS le 10/01/2013 à 10:38

L'excommunication !!!???

Par qui ???

La "vraie gauche" !!!

Où ça la "vraie gauche" ???

 

Pas de problème, il se trouve que j'ai quelques siècles d'excommunication et une boussole à toute épreuve.

10/01/2013, 12:05 | Par jeanmichel1501 en réponse au commentaire de Philippe Marlière le 09/01/2013 à 14:37

Je ne suis évidemment pas d'accord avec Cahuzac s'il a dit cela mais n'a-t'il pas voulu dire que ce n'est pas la lutte des classes qui ferait avancer la société. Je ne suis pas d'accord pour autant avec ça mais ça me semblerait plus logique.

PS Je n'ai pas vu l'émission !!!!Clin d'œil

09/01/2013, 15:50 | Par Charlie Birdie

"se félicita que son opposant ait par défaut accepté de classer le social-libéralisme à gauche"

Tout l'enjeu est là.

Le classer à gauche ouvre la porte de l'opposition républicaine à l'ump-fn, prends en sandwich l'udi dont les thèses, même si les membres ne sont pas au gvt, gouvernent et donne une raison de vivre au partis révolutionnaires dont Mélanchon est l'avatar, mais malheureusement parfois dans la posture, et tout le monde participe à faire sauter le pacte républicain.

Le classer à droite renvoi au néant dont ils n'auraient jamais du sortir les partis nationalistes et mortifères qui ne peuvent se déclarer nationaux socialistes sans sortir du pacte républicain, ouvre la voie à une opposition sociale libérale d'un coté, et à une gauche ouvrière et libertaire, bref de classe de l'autre.

La première permettrai sans doute d'assurer aux socialistes des réélections en jouant sur le caractère anti républicain de leur opposants, mais n'écarterai pas la possibilité de nouveaux 2002 ou 2007 en cas de trop forte exaspération et nous entrainerai à nouveau dans des temps obscurs dont plus personne ne veux. Bien au contraire, elle ne ferai que répéter 2002 en disant "nous sommes les seuls à pouvoir assurer le pacte républicain" et prolongerai également la grande suppercherie qui se joue à chaque élection

La seconde mettrai à droite et à gauche des socialistes des adversaires corriaces puisqu'il ne serai plus possible de les écarter sur la forme ("moi président...") mais bien sur le fond, avec des vrais choix économiques à faire, une prise de conscience du capitalisme et de ses effets pervers, des choix de classe, de production et de ses moyens, et leurs rapports avec la nature qui nous entoure tout en responsabilisant les citoyens. Et définirai les socialistes au centre de l'échecquier politique, la place qu'ils auraient toujours du occuper.

"La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale", faut il le rappeller...

 

09/01/2013, 21:38 | Par philipo en réponse au commentaire de Charlie Birdie le 09/01/2013 à 15:50

à charlie birdie

La france est une république athée serait encore mieux

10/01/2013, 01:48 | Par Charlie Birdie en réponse au commentaire de philipo le 09/01/2013 à 21:38

ah ba pour changer la constitution, fallait voter mélanchon !

10/01/2013, 17:10 | Par ddoujddouj en réponse au commentaire de Charlie Birdie le 09/01/2013 à 15:50

C'est étrange, tous ces mots sont usés, et personne, réagit en conséquence   pourquoi?  va savoir ,  "La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale"  TOUS  ils sont faux!  notre société est  "un Complexe Militaro Industriel" (IKE) et seulement,  petit acolyte des USA.

Lutte des classe ?  Cahuzac réfute ? bien sur qu'il se fend la poire face a des pareils billevesées, le monde a changé , change et vous êtes dépassés, débordés vous êtes caduques ,Maintenant c'est la lutte des Masses , révisez vos concepts, accrochez vous a votre retraite avant quelle soit réduite de moitié ( Spain)   quand vous serez âgé et dépendent se sera, pas  moins de 3000€ par mois pour vous tenir propre, vous rêverez a une euthanasie heureuse et légal, vous serez contents en pensant qu’après vous , d'autres trouveront la solution a ce fiasco relatif de l'euro :18000 milliards de dette des millions de chômeurs (20 ? +) . Vous, Nous avons tenu jusque la, ce qui est pris n'est pas sur ,110 milliards € a trouver cette année (Cahuzac), alors des volontaires? Luteur de classe t'as pas un radis un poche , et t'est TOUT SEUL.           alors mets les pouces.

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09/01/2013, 17:38 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de Passifou le 09/01/2013 à 16:15

Il n'est pas nécessaire d'amalgamer Bockel et Cahuzac.

 

Pour ma part je reste attaché à l'idée de la lutte des classes comme moteur de l'Histouarre, simplement je ne crois pas nécessaire de faire appel à la vieille fantasmagorie de l'ancien temps, les têtes aux bouts des piques, les barricades, tout ça, quoi. Mais les croyants sont attachés au décorum et à la liturgie, faut comprendre.

 

Si Mélenchon a dit qu'il était dans l'opposition, il a eu raison. Les choses sont plus claires ainsi. Comme dit en substance l'Ecriture: que votre oui soit un oui, que votre non soit un non, saprelotte !

10/01/2013, 21:04 | Par Passifou en réponse au commentaire de melgrilab@yahoo.fr le 09/01/2013 à 17:38

Ne pas amalgamer Cahuzac et Bockel?

Et comment l'éviterais-je?

Il faut se souvenir de la gestion Sarkozy, de l'éternel silence socialiste des premières années du quinquennat alors que la droite triomphante détruisait le modèle social français, vidait les caisses de l'Etat pour des décennies, magouillait en toute impunité, désespérait des millions d'hommes et de femmes pendant que les syndicats désamorçaient les manifestations et la contestation et que l'opposition socialiste se taisait devant les trahisons de ténors de la gauche, ou carrément la collaboration.

La seule qui était debout en pleine tempête au Ps, c'était Ségolène, on sait ce qui en est advenu.

Ensuite est venu le temps DSK, un président annoncé et que l'on aurait eu comme chef de l'Etat, s'il ne s'était pas cassé le nez sur sa bite.

Pour finir, en quoi ses soutiens inconditionnels ont-ils été sanctionnés pour l'infamie de leur comportement pendant presque cinq ans? Je compte avant 2007.

On les a au gouvernement.

Non, non, ça suffit de sarko, pour nous enfumer, et des Cahuzac qui soutiennent les Woerth.

Vous avez raison, des têtes au bout des piques, cela fait vieille France, mais pardonnez-nous d'y penser!

09/01/2013, 17:46 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de Gavroche. le 09/01/2013 à 17:43

Y a pas de honte à être bonne soeur, ma soeur.

14/01/2013, 03:00 | Par mite54 en réponse au commentaire de elisa13 le 09/01/2013 à 19:16

Concernant un article où vous avez mis une vidéo sur  le débat Cahuzac-JLM  lorsque je veux recommander le billet, s'inscrit NaN  et ce n'est pas la première fois ... Parce que je suis de Nancy ?

09/01/2013, 22:53 | Par fiche_doublon_253435 en réponse au commentaire de Passifou le 09/01/2013 à 16:15

"Le socialisme, au XIXe siècle, a été inventé pour remplacer le capitalisme. Or nous devons assumer pleinement l'économie de marché, je préfère parler de la gauche."

Manuel Valls, France-Soir, 19 mai 2008. Cité par Jean-Claude Michéa dans son ouvrage, La double pensée.

09/01/2013, 22:59 | Par LOUISIANE en réponse au commentaire de Passifou le 09/01/2013 à 16:15

 

" Eh bien, l’Homme-de-gauche s’est avoué tant de choses qu’il ne lui reste plus qu’à s’avouer ceci, à savoir qu’il est mort." Jacques Alain Miller...

Mort, mais pas enterré...comment va t il réapparaitre ?

10/01/2013, 18:32 | Par my en réponse au commentaire de LOUISIANE le 09/01/2013 à 22:59

en vampire?

10/01/2013, 22:29 | Par laurazouzi en réponse au commentaire de Passifou le 09/01/2013 à 16:15

La lutte des classes au 19ème , la lutte des classes au 20ème, la lutte des classes au 21ème ......

Le fait même de se baser sur un tel concept empêche toute évolution de la place de l'humain dans ce monde. Qui peut affirmer qu un homme "prolétaire" ayant l'occasion d'accéder au statu d'homme "riche" dans sa vie, ne deviendra pas un parvenu " pourri" comme celui qu'il peut fustiger lorsqu 'il est en bas de l'échelle ? Le vrai problème est d'opposer des hommes à partir de leur statu professionnel ou social, car ça condamne une société à rester dans ses clivages, parceque chacun a besoin de s'opposer à l'autre pour exister.

La lutte des classe oblige à exister " en fonction de", et au final à penser " en fonction de ".

Est il possible d'envisager une ligne de pensée, et d'action basée sur la place de l'humain dans ce monde. Nous sommes tous égaux sur un plan: on nait, on vie , on meurt. Ce destin commun à toute l'humanité devrait servir de socle d'une réflexion politique nouvelle, fondée sur cette seule réalité. Si à chaque projet politique, on posait juste cette simple question: où est la place de l'humain, de l'être qui nait, de ceux à venir, sur cette terre dans le projet proposé. Quesl moyens la politique proposée, les solutions proposées garantissent un toit, à manger, les soins à chaque humain.

A partir de là, aucun concept droite, gauche, milieu n'aurait à s'organiser dans une lutte perpétuelle, puisque la seule condition pour que des choix politiques soient retenus seraient le fait qu'ils respectent la personne humaine.

mais j'ai l'impression que cette politique qui se construirait hors des "luttes", mais dans la synergie pacifique de la recherche de la place et de la vie de l'homme sur terre n'intéresse pas vraiment. Elle oblige à changer ses modes de pensée, les façons de se parler les uns les autres, à apprendre à se faire confiance au lieu de craindre l'autre. Nous sommes tous différents, nous avons pour beaucoup des aspirations différentes, des compétences différentes, la vraie richesse de l'homme est justement dans ces différences.

Tout le défaut des politiques qui se suivent, c'est de se construire autour d'une " lutte" des différences, sous quelques formes que ce soient.

A quand la politique des synergies pacifiques et créatives des différences?

09/01/2013, 17:35 | Par Jean-Claude POTTIER

Encore faut-il comprendre ce que signifie dictature du prolétariat.

Si on raisonne en termes de lutte des classes, c'est qu'on admet que l'une exerce le pouvoir au détriment de l'autre. Si un changement social intervient, l'exercice du pouvoir inverse la lutte des classe. C'est ce qu'on appelle la dictature du prolétariat.

Ca n'est rien d'autre.

A savoir satisfaire les besoins d'une classe sociale jusque là défavorisée en contraignant l'autre classe à subir cette inversion du pouvoir. Les nationalisations sont une forme de contrainte sociale ou de dictature sociale.

Et non, la dictature du prolétariat, ce n'est pas Staline, le couteau entre les dents.

09/01/2013, 17:40 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de Jean-Claude POTTIER le 09/01/2013 à 17:35

Je suis bien d'accord avec vous, Staline, ce n'était en aucune façon la dictature du prolétariat, couteau ou pas...

09/01/2013, 17:39 | Par patrick 44

La lutte des classes ne relève pas d'une croyance ou d'une opinion, elle existe et s'impose à nous, Cahuzac le sait aussi bien que vous. Ce qu'il dénonçait c'était ce faux espoir de Grand Soir tel que Mélenchon ne cesse de le sous-entendre, au terme duquel, rien ne saurait résister à la puissance populaire ! " Moi Président, je refuse de payer et de rembourser mes dette, c'est ainsi que j'en décide et c'est comme ça.!! Point"

Cahuzac a raison de souligner que ça ne se passe jamais comme ça et que le mur des réalités est celui où le romantisme de Mélenchon se fracassera ainsi que les espoirs populaires mis en ses promesses. 

09/01/2013, 17:45 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de patrick 44 le 09/01/2013 à 17:39

elle existe et s'impose à nous

C'est comme la Grâce divine, quoi...

 

Mais je suis d'accord avec vous, grosso modo.

09/01/2013, 18:30 | Par françois périgny en réponse au commentaire de melgrilab@yahoo.fr le 09/01/2013 à 17:45

Le retour du troll Melchior...

09/01/2013, 19:29 | Par Theo Tymen en réponse au commentaire de françois périgny le 09/01/2013 à 18:30

Labûche et Munstead sur le même fil: ils n'ont pas le monopole de la connerie mais ce sont quand même de gros actionnaires. Admirons-les.

09/01/2013, 19:48 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de Theo Tymen le 09/01/2013 à 19:29

Faut pas vous croire obligé. Melchior est un type très modeste.

 

Meuh Meuh Bouton d'Or, la vvvvvache !  -  intérim de Melchior

 

 

 

09/01/2013, 17:45 | Par Gavroche. en réponse au commentaire de patrick 44 le 09/01/2013 à 17:39

Les faux espoirs ne résultent que du manque de courage politique.

09/01/2013, 17:47 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de Gavroche. le 09/01/2013 à 17:45

Et réciproquement, non ?

09/01/2013, 18:06 | Par Sylvain Lovefab en réponse au commentaire de melgrilab@yahoo.fr le 09/01/2013 à 17:47

Oui, c'est cette réciproque qui caractérise le mieux la posture Mélenchon.

09/01/2013, 19:51 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de Gavroche. le 09/01/2013 à 18:30

Est-ce qu'il n'y a pas des trous, dans votre chronologie ?

 

Vous avez raison d'insister sur le Suffrage universel (sur les conquêtes sociales aussi, bien sûr).

09/01/2013, 22:29 | Par françois périgny en réponse au commentaire de patrick 44 le 09/01/2013 à 17:39

Si Hollande a des dettes, qu'il les rembourse. Moi je me contenterai de rembourser les miennes.

"Le mur des réalités"... C'est beau comme du Dada. Gros Dada, bien sûr.

09/01/2013, 18:15 | Par Sylvain Lovefab

Que la lutte des classes existe ou pas, son instrumentalisation politique a toujours mené et mènera toujours à la guerre, la misère et in fine au totalitarisme.

C'est précisément quand une force politique parvient à rassembler des classes sociales soit disant antagonistes que les progrès sociaux sont les plus évidents et radicaux. Car c'est avant tout l'union qui fait la force et la prospérité.

C'est pourquoi Cahuzac a bien raison de ne pas croire politiquement à la lutte des classes.

Et je ne suis pas certain que Mélenchon y croit lui-même. Disons que si c'est le cas, c'est un type dangereux; et s'il n'y croit pas, c'est un clown.

Visiblement, Cahuzac considère que Mélenchon n'y croit pas.

09/01/2013, 18:44 | Par munstead en réponse au commentaire de Sylvain Lovefab le 09/01/2013 à 18:15

Assez d'accord. Le titre de l'article "Le terrible aveu de Cahuzac" est vraiment ridicule de même que son ton. On sent là qu'émettre son opinion peut vous envoyer à l'échafaud. L'auteur oublie simplement que la plupart des Français ne se vivent pas dans un contexte de lutte des classes et le sondage cité n'a pas beaucoup de sens. Oui, les intérêts de l'ouvrier, du paysan ne sont pas les mêmes que ceux de l'employé, du professeur, de l'entrepreneur, du financier, idem entre chacune de ces catégories, tout le monde le sait, est-ce pour cela que leur vie doit être une lutte sans fin?  Je rappelle qu'un autre sondage nous affirme que plus de la moitié des Français croient en Dieu, c'est tout aussi inopérant.

10/01/2013, 13:56 | Par Martine C. en réponse au commentaire de munstead le 09/01/2013 à 18:44

<<<Oui, les intérêts de l'ouvrier, du paysan ne sont pas les mêmes que ceux de l'employé, du professeur, de l'entrepreneur, du financier,>>>

Vous plaisantez ou quoi ?

Ouvriers ? 2 millions d'emplois perdus dans l'industrie entre 1980 et 2007. La majorité de ces pertes d'emplois a eu lieu dans l'industrie manufacturière : 96 % !

Paysans ? Le France a perdu le quart de ses exploitations agricoles en 10 ans !

Employés ?  Que sont donc les 1 000 qui bossaient chez Virgin (actu) et tous ceux qui bossaient dans les industries disparues, les Sanofi à venir, sans parler de tous les cadres ?

Professeurs ? Combien de postes d'enseigants (et de chercheurs) ont été supprimés en 10 ans ? Sans parler du reculs des traitements de tous ces gens ?

Entrepreneurs ? Combien de PME dans la merde ou liquidées ? Sans parler des seules sous traitantes de l'industrie détruite, en déroute ? Sans parler des commerçants artisans  : allez donc faire un tour chez ceux de Moselle s'il en reste. Demandez donc au charcutier de Florange s'il sait à qui il va vendre ses bonnes saucisses !

Financiers ? (Qu'entendez-vous par là ? ) Ce dernier est le seul et unique prédateur de tous les autres ! Et ces autres ont tout intérêt à s'unir car, même de sort et de métiers distincts,  ils sont tous les dindons de la même farce (aux deux sens du terme) : car la financiarisation de l'économie impose leur disparition, sacrifiés que tous sont sur l'autel de la finance qui n'est autre que la destruction de toute économie si toutefois les mots eux-mêmes ont encore un sens. La finance est hors économie, elle est de l'anti-économie. Le hic c'est qu'on n'a pas encore trouvé, "dans la nature", autre chose que le travail pour créer des richesses tangibles (biens ou services à définir dans l'intérêt "humain"), tout comme on n'a pas trouvé de particule capable de dépasser la vitesse de la lumière. D'où ce que l'on appelle lutte des classes : la classe qui s'approprie le travail (quelle qu'en soit la forme) est la gagnante de cette lutte de classes. En soustrayant aujourd'hui à la production de richesses (par le biais de la financiarisation) le capital accumulé par ce pitoyable miracle qu'est la captation du travail de tous,  elle se goinfre sur du vent mais ne s'en goinfre pas moins ! C'est un système non seulement parfaitement irrationnel (dément), stérilisant, mais aussi terriblement dangereux : la politique du cheval d'Attila.

09/01/2013, 18:18 | Par Alaindu11

Bonjour

Je propose une chose puisque la lutte des classes n'existe pas.

Séparons les... mais alors pour tout pour les impots aussi les riches payent leur impots et les pauvres le leur deux sociétés qui se cotoient sans se recontrer.

09/01/2013, 19:36 | Par Mafch en réponse au commentaire de Alaindu11 le 09/01/2013 à 18:18

Je propose qu'on réfléchisse à l'inversion des classes.

Les nouveaux riches et les nouveaux pauvres...

Ô temps suspendu

09/01/2013, 18:40 | Par gigilamorose

Merçi pour cet article qui dénonce un aveu majeur et révélateur sur JC, peu relevé dans les journaux de"gauche" dont les commentaires se sont focalisés uniquement sur la forme du face à face entre JLM et JC:" je n'ai jamais cru à la lutte des classes"

Sans lutte des classes: il n'ya plus de gauche.

09/01/2013, 18:42 | Par Sylvain Lovefab en réponse au commentaire de gigilamorose le 09/01/2013 à 18:40

Les idéologues de droite, les financiers, les ultra-libéraux ne croient pas moins à la lutte des classes que vous.

Ceux-là adorent la lutte des classes comme vision de la société, parce qu'ils la gagnent cette lutte... Certains ne se cachent pas pour le dire.

Dépasser la lutte des classes par la redistribution, l'égalité des chances, le soutien aux plus démunis et le sens du partage. Le seul programme de gauche qui vaille.

09/01/2013, 18:50 | Par Gavroche. en réponse au commentaire de Sylvain Lovefab le 09/01/2013 à 18:42

C'est cela, oui... Remplacer la solidarité par la charité...

 

09/01/2013, 19:53 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de Gavroche. le 09/01/2013 à 18:50

Je crois que vous vous méprenez. La redistribution relève bel et bien de la solidarité.

09/01/2013, 18:59 | Par gigilamorose en réponse au commentaire de Sylvain Lovefab le 09/01/2013 à 18:42

Sans lutte des classes, vous figez la situation, sans espoir de changement: les exemples concrets seraient nombreux pour illustrer mon propos, mais ce serait très long. L'ère de NS en démontre la nécessité: bouclier fiscal pour les plus riches, baisse des fonctionnaires, niches fiscales pour les plus fortunés, non revalorisation du smig,......Ce n'est pas la même classe? Comment vous faites pour rétablir la justice? Vous supprimez les privilèges de cette classe pour en redistibuer aux classes inférieures. Contrairement à ce que vous pensez, la droite voudrait bien justement que l'on n'en parle plus pour garder le statut quo.

10/01/2013, 13:55 | Par Mafch en réponse au commentaire de gigilamorose le 09/01/2013 à 18:59

Le problème dans la "lutte des classes" est que le combat est inégal, entre ceux qui défendent une position "forte" et ceux qui veulent égaliser, si ce n'est inverser le sens de l'histoire, qui "vu de l'extérieur" est toujours le même, vu de l'intérieur, représente des mouvements incessants.

Et puis, finalement, quel est vraiment le sens de cette lutte?

Combien de "riches" se disent en secret "ce serait mieux si j'étais pauvre" (on dit que les ennuis sont directement proportionnels aux revenus. Imaginez! une grosse barraque avec de gros soucis d'entretien, de maintenance, de surveillance, comme d'avoir un hélico ou un yach...ça coûte bonbon!)

Les riches devraient se remuer pour lutter afin d'être pauvres!

Et si le problème de cette lutte était ailleurs, dans les conflits inhérents aux "choses humaines" et qu'on cessait de nier ce conflit et sa raison d'être?

Vu sous cet angle, et dans ce système quasi dictatorial, allons-nous oui ou non arriver à arracher à Cahusac son pain au chocolat!

(oui, je sais, à Meaux, les maitres ont dit aux enfants de le cacher dans leur cartable)

11/01/2013, 12:16 | Par gigilamorose en réponse au commentaire de Mafch le 10/01/2013 à 13:55

Pour JC, on se contentera de sa démission du gouvernement. C'est pas parce qu' on est les plus faibles qu'il ne faut pas se battre!

09/01/2013, 18:39 | Par juan23

Excellent blog que je recommande vivement chaque fois que je le peux.
Merci.

09/01/2013, 18:50 | Par melgrilab@yahoo.fr

On n'est pas forcé de prôner la guerre civile des classes. On peut être pour une conflictualité civilisée. Á la scandinave.

10/01/2013, 12:37 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de Gavroche. le 09/01/2013 à 22:33

Personne ne vous empêche d'aller leur arracher ce que vous voulez. Passez devant, on vous suit.

10/01/2013, 06:13 | Par Annie Madarasz-Bauchet en réponse au commentaire de melgrilab@yahoo.fr le 09/01/2013 à 18:50

"on" qui c'est "ON"?

 

Si les anciens avaient du attendre le bon vouloir des patrons, les gosses seraient encore dans les usines, la journée de 12h et un salaire qui ne permet pas de renouveler sa force de travail étaient vitaux pour la compétitivité.

 

Attachez-vous à civiliser le patronat, pour eux un salariés ce n'est pas un être humain mais une "ressource" pour faire des bénefs.

10/01/2013, 12:39 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de Annie Madarasz-Bauchet le 10/01/2013 à 06:13

Et qui a introduit la législation sociale en France, et par quels procédés ? On crie contre les réformistes, mais c'est eux et eux seuls qui font le boulot.

09/01/2013, 18:51 | Par sokolo

Merci pour ce billet et qui rappelle des évidences, niées par J Cahusac. Mais ce ministre est pourtant du côté du manche et a su "s'organiser" par le passé d'après les révélations de Médiapart, il me semble, et concernant les réformes fiscales, la messe est dite, à ce qu'il parait. Merci à lui de l'aveu. Cependant, je lui conseille de préparer ses valises, rester buté sur ses positions le mine, il n'y avait qu'à voir sa mine justement, ses regards dans le vague pour le comprendre... Pour un peu, je verserais une larme.

09/01/2013, 19:18 | Par elisa13 en réponse au commentaire de sokolo le 09/01/2013 à 18:51

http://www.jean-luc-melenchon.fr/2013/01/09/seul-je-ne-suis-pas-seul-puisque-je-suis-a-gauche/

A lire. Pour les sceptiques :-)) Pour ceux qui savent, à lire aussi. 

09/01/2013, 19:16 | Par EuterpeEtStrymon

bien vu... même si c'est plus clair, çà fait quand même mal !

09/01/2013, 19:16 | Par MICHEL SALVAT

On peut penser que CAHUZAC apparaissait sur la liste des francais possedant un compte en Suisse que WOERTH a récuperé en meme temps que la liste des allemands récupérée par l'Allemagne . WOERTH dans le cadre de la lutte des classes , a agi dans l'ombre pour effacer cette trace .

On ne peut s'empecher de penser que CAHUZAC a renvoyé la balle a WOERTH dans l'affaire de l'hippodrome de Compiegne en le blanchissant d'une maniére grotesque avec un rapport de complaisance fait par un affidé.

Toujours dans le cadre de la lutte des classes , que peut faire la république irréprochable dans cette affaire d'état .

 

 

09/01/2013, 20:17 | Par passant-nantes en réponse au commentaire de MICHEL SALVAT le 09/01/2013 à 19:16

 

Si vous écriviez "On peut se demande si Cahuzac...", "On ne peut s'empêcher de se demander si Cahuzac...", je pourrais vous exprimer que vos interrogations sont légitimes et que je les partage. Malheureusement, vous écrivez "On ne peut s'empêcher de penser..." et là vous tordez le cou à la raison, à l'esprit de doute. "Penser" comme vous nous y invitez n'est rien d'autre qu' "halluciner" sans limite et  prendre ses désirs pour des réalités. Dommage, le débat public mérite mieux je pense.

09/01/2013, 20:41 | Par MICHEL SALVAT en réponse au commentaire de passant-nantes le 09/01/2013 à 20:17

Tu PENSES etre au paradis peut etre . Nous sommes sur terre . L'histoire politique n'est faite que d'immoralité . L'homme politique de haut niveau doit avant tout , avec son savoir faire ,appris dans les partis de tout bord, contourner les régles et les lois , dans son interet bien sur .Réfléchi a l'ingéniosité des politiques pour détourner les plafonds financiers de toute campagne politique . Il y a déja en la matiére un comportement déviant .

Cela fait partie des génes du politique . Soutenons , sans limite , les femmes et les hommes qui se battent pour faire jaillir la vérité et defendre l'interet général et ils sont pas si nombreux que ca . Heureusement que ces femmes et ces hommes ne sont pas EMPECHES DE SE DEMANDER DE PENSER .

09/01/2013, 21:31 | Par Belka en réponse au commentaire de elisa13 le 09/01/2013 à 19:39

Merci elisa.

Il n'y a que la lutte des classes pour chasser des pourris comme Cahuzac.

Cordialement.

09/01/2013, 22:29 | Par denis bourgois en réponse au commentaire de Belka le 09/01/2013 à 21:31

S'il parait que comme le disait Audiard, "les cons osent tout, c'est même à çà qu'on les reconnait', je n'ose qualifier notre cher ministre qui, bien que réfutant l'idée de lutte des classes, la pratique à tout va. Car n'est ce pas lutter pour conserver ses avantages  de classe que de placer son fric dans les paradis fiscaux ??

09/01/2013, 21:50 | Par philipo en réponse au commentaire de elisa13 le 09/01/2013 à 19:39

y a du travail quand un syndicaliste doit demander à son bourreau d'intervenir pour éjecter un camarade bourreau ?

Jusqu'à l'intervention du syndicaliste le montage est très bien fait mais le type en pleurs qui invoquent le dieu politique pour virer

le parasite c'est très loin du syndicalisme qui n'a pas besoin de tous ces politicards de merde

10/01/2013, 11:52 | Par bernard uguen en réponse au commentaire de elisa13 le 09/01/2013 à 19:39

vous avez raison d'appeler celà , "rattrapage" , car en effet Mélenchon a bien besoin  de se rattraper.

je pense aussi que pour lui c'était un "ratage" assez dommageable...

09/01/2013, 20:09 | Par passant-nantes

 

Quel est ce milliardaire américain qui disait il y a peu "La lutte des classes existe et nous l'avons gagnée".

J'espère que Cahuzac n'est qu'une étape dans la politique de Hollande. Je l'espère, je pense que ce serait une habileté. Mais je n'y crois pas trop.

Excellent article.

10/01/2013, 00:31 | Par juan23 en réponse au commentaire de passant-nantes le 09/01/2013 à 20:09

C'etait Warren Buffet.
Le problème à propos de la lutte des classes c'est que certains (la bourgeoisie) souhaiteraient effacer ce terme comme s'il n'existait pas. Maheureusement il s'impose à nous, à nous tous.

10/01/2013, 11:42 | Par thomas75013 en réponse au commentaire de juan23 le 10/01/2013 à 00:31

Je suis très surpris que le nom de ce méga capitaliste américain n'arrive que maintenant... Cet américain a tout compris du pouvoir d'influence du monde de la finance et des affaires qui en a fini avec le principe d'incertitude en politique... Les candidats aux postes de députés, sénateurs et gouverneurs ne peuvent qu'être issus de la "grande bourgeoisie" et soumis à la pression, amicale, de ceux qui financent leur campagne. Exit donc tout ce qui pourrait se trouver plus à gauche qu'un très libéral "extrême-centre" si possible le plus à droite possible. Depuis l'arrivée de Pompidou au pouvoir, puis par l'action volontariste de tous ses successeurs, la même mécanique pour un résultat voisin s'est mise en place en France. Nous n'avons pratiquement plus aux manettes qu'une collection poussée jusqu'à la caricature de grands bourgeois. Cahusac est l'un d'entre eux, il a la morgue de sa classe sociale et est comme la plupart de ces ministres (soit-disant socialistes ?) un libéral plutôt réactionnaire qui se sert de la politique à des fins personnelles. La démocratie réelle est devenue un leurre car les renards sont entrés dans le poulaillier. Quand donc saurons-nous trier les lentilles des cailloux en chassant ces marchands du temple ? 

10/01/2013, 11:57 | Par bernard uguen en réponse au commentaire de thomas75013 le 10/01/2013 à 11:42

certains sont tellement peu sûrs de leurs convictions afichées, qu'ils ont besoin d'un satisfecit de leurs adversaires pour s'auto- persuader .

Mais sans doute que Buffet le dit pour se moquer ..... "tant qu'ils s'occuperont de ça , ma (Buffet !!) classe de nantis n'a pas de soucis à se faire"

10/01/2013, 18:50 | Par thomas75013 en réponse au commentaire de bernard uguen le 10/01/2013 à 11:57

Complément : pour mémoire il arrive hélas que les gens les plus humbles n'aient aucune conscience des réalités sociales et politiques, ainsi 30 % des employées "subalternes" ont voté pour Marine le Pen, je ne connais pas les chiffres pour les autres partis de droite, mais cela mérite au moins l'attention. Ces employées sont issues de la grande distribution et des emplois les plus mal rémunérés qui soient. Tant que toutes ces personnes comme d'autres ouvriers, employés, salariés plus ou moins précaires continueront à donner leurs suffrages à ce parti ou à des hommes ou femmes politiques qui n'ont que du mépris pour eux, les gens comme W. Buffett pourront dormir tranquille. Un "humoriste" appelle cela le syndrome du larbin, ce qui est un rien méprisant, j'en conviens volontiers (le réalisateur veut sans doute provoquer un électrochoc salutaire...)  http://www.youtube.com/watch?v=MW86Vj_ysXoi

09/01/2013, 20:17 | Par Christian Riehle

Quand on a validé la Règle d'or de Lichtenberg, on ne peut plus juger Cahuzac sur sa croyance (y-a-pas-de-lutte-de-classes), mais sur ce que sa croyance fait de lui: un demi-bourgeois décomplexé. Ce croyant du "jamais cru" aura donné au moins raison à Peirce, qui définissait la croyance comme une "disposition à l'action": faire travailler au noir une sans-papiers, faire enquêter la police sur un possible blanchiment, etc. Comme Cahuzac ne pouvait pas, ce soir-là, nous la jouer en mode vulgaire (vive la lutte des places), et pas encore en grand seigneur (version Buffett), il s'est retrouvé "demi de gauche" sans même oser l'imaginer. Oui, l'arbitre Mélenchon fut dépassé par cette élégance... Justement, on ne doit pas juger Mélenchon sur ses croyances (qui sont les nôtres "en bloc et en détail", comme disait l'autre), mais sur ce que ses (nos) croyances font de lui: un stratège complexé. Et il a mille raisons de l'être (complexé) sans devoir le taire.

12/01/2013, 16:16 | Par Annie Lasorne en réponse au commentaire de Christian Riehle le 09/01/2013 à 20:17

J'adore "la lutte des places" ! Rigolant

09/01/2013, 20:31 | Par pierre guerrini

 

Le Parti socialiste n'ayant jamais été un parti révolutionnaire, entre peu et guère plus,  l'intervalle est restreint.  Bien restreint.  Et la marge de manœuvre politique bien plus encore, et quant à l'économique - marge -  M. Rocard, en son temps, l'avait dit, elle est nulle.

Le problème, avec la social-démocratie, c'est qu'elle continue à enfumer une large fraction d'un électorat qui vote "à gauche" en espérant que ce bulletin de vote pour le PS contribuera à faire  "changer la vie" alors que ce geste électoral n'est qu'une aliénation supplémentaire !

Il faut, chaque fois qu'on le peut, dénoncer cela... écrit l'ami  Vingtras

Quant aux sociaux démocrates ...  "  Les sociaux traitres comme disaient les bolcheviques..."   me rappelait, hier, un ami,avant de poursuivre   "  je demeure un communiste libertaire et je me méfies du ps mais j'ai voté Hollande car je hais Sarkosy "  ...  Quant aux sociaux démocrates, auxquels donc nombre d'entre nous, d'entre tous,  et le candidat vraiment à gauche aussi, pensaient avoir affaire tout en les ayant portés néanmoins et en désespoir de cause au gouvernement des affaires, ne les voilà-t-ils-pas remplacés par cette nouvelle engeance que sont les sociaux-libéraux ... Subtil glissendi escroquerie ontologique, qui confine à la mise sous séquestre d'une aspiration générale et citoyenne  par un gang de fieffés malins, organisés en clubs divers et tous folâtrant gaiment et insidieusement  dans les mêmes eaux luisantes sous les reflets changeants des écailles de ces grands prédateurs à sang très froid aux aguets voraces et en perpétuelle activité lucratives,  et,  qui se jouent maintenant quasi-ouvertement du petit peuple de France et de son vo-vote populaire comme du pigeon qui se fait plumer tout debout, les ailes bien écartées,  par ses joueurs professionnels de bonneteau qui font du plus haut niveau de la vie politique du pays une chasse gardée, une volière à rapaces toujours disposés à se coopter entre eux à la moindre occasion ...

De la lutte des classes, nous garderons et la dictature du prolétariat, et en travers de la gueule, les dents sur l'acier pour le bien maintenir à portée de la main au cas où,  le couteau ...

Nous vous la souhaitons bien bonne, car nous l'allons vous l'écourter ...

 


 


10/01/2013, 12:43 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de pierre guerrini le 09/01/2013 à 20:31

Words, words, words...

10/01/2013, 15:23 | Par pierre guerrini en réponse au commentaire de melgrilab@yahoo.fr le 10/01/2013 à 12:43

 

I like words, don't you !

10/01/2013, 17:04 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de pierre guerrini le 10/01/2013 à 15:23

Beware of your knife...

11/01/2013, 13:10 | Par pierre guerrini en réponse au commentaire de melgrilab@yahoo.fr le 10/01/2013 à 17:04

It's a word, not a knife.  Thank you, anyway,  for the warning !  
Forewarned is forearmed ... Sourire !

09/01/2013, 20:43 | Par Marilka

Si un jour Cahuzac et ses semblables se font botter sévèrement le train (soyons polis) par cette part toujours croissante de la population que l'angoisse du lendemain submerge, il changera d'avis sans même s'en apercevoir !

09/01/2013, 20:45 | Par Serge K

Vous parliez de "lutte des classes", j'ai un bel exemple devant moi tous les jours.

Peugeot Sochaux, plus la peine de compter les emplois perdus (dans le pays de Montbéliard) en 30 ans, plus de 40 000.

Ceux qui restent disent tranquillement, "je suis prêt à perdre sur mon salaire pour conserver mon emploi". Jusque là, je ne dis rien, sauf que dans la foulée, on me dit,"c'est mon chef qui me l'a dit". La manipulation est évidente, à votre avis, et revenons sur la "lutte des classes", qui l'a pratique à son avantage, les patrons ou les employers.........

09/01/2013, 20:59 | Par chiara

Excellent billet très bonne  analyse, merci pour cette clarté.

 

J'ajoute que le ton, l'arogance dont à fait preuve ce ministre en dit long sur ce qui nous attends, pour ma part, j'entends que ces paroles  sont celles  du carnet  de route de ce président, qui, c'est une certitude, si nous en doutions  encore,  n'a de socialiste que le discours et les  affiches électorals....

 

Nous sommes très largement abusés, c'est vrais,  les années à venir  seront difficiles, mais la lutte des classes  ne s'éteint pas avec le hollandisme....( cela fait étroitement penser à Sarko et  ses déclarations  sur  la fin des grèves  et les  syndicats....)

Dans un premier temps, nous verrons  si Cahusac tiendra plus longtemps que E Worth, m^me  si son remplaçant sera copie conforme, Mosco à l'air d'attendre sagement le largage de son ministre  de tutelle pour occuper, le m^me bureau, oeuvrer pour les m^mes dossiers avec les m^mes traitements....

Il nous faudra bien  du courage, la trahison politique est si pénible, pour moi bien plus que cette sale crise économique qui en réalité n'est qu'idéologique....

09/01/2013, 21:38 | Par gerald rossell

L'inégalité est naturelle.

Cahuzac est le chef d'orchestre que le PexS a trouvé pour jouer cette musique.

09/01/2013, 21:53 | Par mon truc

Quand le mot " ouvrier " et la notion de " classe sociale " sont sortis du " parler correct ", ce sont les plus démunis qui ont perdu leur identité...et voilà les fermetures de nombreux lieux de travail, l'excès de charge pour les uns, le chômage pour les autres. On nous a fait croire que les emplois ne se rencontraient que dans les bureaux, devant un ordinateur ou la machine à café!

La fracture très forte se trouve entre les riches plus riches et les pauvres plus pauvres et de plus en plus nombreux. La classe !!

09/01/2013, 22:13 | Par denis bourgois

Au visionnage (à partir du site de Mediapart, merci à lui) du débat, j'ai été atterré par les observations des telespectateurs piégés par l'enfumage de Cahuzac. Ce type inculte cache son incompétence derrière une telle arrogance qu'il en devient dangereux. Malheureusement nombreux sont ceux qui se laissent envoutés par la forme sans prendre la mesure du fond. Dieu qu'il est polissé, courtois, posé. Faute de convictions, mais ne manquant pas d'ambition, il ménage son image.  Certains, qui avaient fumé la moquette sans doute, ont même vu en lui un futur premierministrable. Ce qui est sûr c'est que s'il dit ne pas croire à la lutte des classes, il la pratique, comme Diafoirus sans le savoir. J'ai du fric, je ne veux pas qu'on me le prenne, je le mets en sécurité dans les paradis fiscaux. 

 

 

10/01/2013, 14:22 | Par Martine C. en réponse au commentaire de denis bourgois le 09/01/2013 à 22:13

+++

<<<Ce qui est sûr c'est que s'il dit ne pas croire à la lutte des classes, il la pratique.>>>

Et Cahuzac en fait là la démonstration éblouissante :  baratin, paroles (aussi creuses qu'exprimées avec "élégance") et enfumage sont, dans la boîte à outils de la lutte des classes, d'excellentes clés à molette... La main de fer dans un gant de velour ?

09/01/2013, 23:09 | Par jean comina

c'est bien de parler à la télé mais c'est encore mieux de nourrir les français autrement que dans les restos du coeur....

09/01/2013, 23:12 | Par liberte21

Il faut sortir l'artillerie des faits pour clouer le bec au social-traîtrisme, et, hélas, le PS en est pétri.

http://blogs.mediapart.fr/blog/liberte21/010512/cahuzac-ne-voit-pas-la-lutte-des-classes-quil-lise-gallino-pour-sinstruir

 

09/01/2013, 23:22 | Par Georges H MOREL

Que pensez vous de la réecriture d' une nouvelle constitution, ça vient d' Etienne Chouard: http://www.le-message.org/diffuser-le-message?lang=fr

les Islandais l'ont fait, et on n'est pas plus cons qu'eux...

09/01/2013, 23:33 | Par Liliane Baie

Merci beaucoup pour ce texte, brillant et très clair. Effectivement, dissimuler le conflit est le meilleur moyen de l'emporter, par absence de mobilisation de l'adversaire.

D'où la stratégie, d'origine étasunienne, me semble-t-il, et datant de plusieurs décennies, de nier l'existence d'une lutte des classes.

13/01/2013, 17:26 | Par Annie Lasorne en réponse au commentaire de Liliane Baie le 09/01/2013 à 23:33

Terra Nova (think tank du PS) avait bien ouvert la brèche. Nous l'avions sous les yeux puisqu'ils avaient un blog ici-même et nous avaient largement abreuvé de leur prose.. Tiens, ils sont bien silencieux ces derniers temps ?...

09/01/2013, 23:41 | Par papyscha

Cahuzac est manifestement l’homme à abattre, le plus grand ennemi de Médiapart, de l’homme, de la liberté.

Meluche s’en est bien sorti, s’il n’avait point été opposé à Cahuzac, quelle raclée se serait-il pris lui-même !

Cahuzac est donc un puissant de l’histoire, impudent tel un Jacques Laffitte, le père des banquiers qui va réduire la lutte de classe sous les chassepots place de la Bastille, lui qui, Cahuzac, premier ministre français de l’histoire déclarant «  les banquiers en prison ».

La lutte de classe, les seuls à l’appendre, la pratiquer, et à clamer qu’elle n’existe pas sont les MEDEF. Et ça marche, depuis Laffitte. Les seuls à ne pas y croire en sont les victimes.

Marx, ce bourgeois, plus bourgeois que Cahuzac, en a analysé la logique et démontré la nécessité pour le développement de la production de masse. Il en a démontré la limite et sa faillite certaine à terme. Le terme a tenu plus de 150 ans. Suivant les connaisseurs de Goldman Sachs et Wall Street, ça va péter sous peu. Ces fonctionnaires zélés de Bruxelles viennent de nous annoncer que les contribuables européens ont donné mille cinq cent milliards aux banques européennes depuis 2008. Cahuzac ne serait-il marxiste de vouloir mettre tout ce beau monde en prison ?

La lutte de classe est implacable. Tous les moyens sont bons, y compris faire croire que l’on n’y croit pas. Pour armer la lutte des opprimés, les partis dits socialistes n’y croient plus depuis longtemps. Dommage, pour ces grugés. A eux de les reconstruire, ces partis révolutionnaires.

Et de leur dire et redire, « la révolution ne se fait pas dans les urnes ». Tous, derrière Cahuzac, mettons tous ces voleurs en prison et prenons leurs places à Wall Street, Londres, Paris , Hong Kong.

10/01/2013, 09:40 | Par Axel J en réponse au commentaire de papyscha le 09/01/2013 à 23:41

???

09/01/2013, 23:55 | Par papyscha

Philippe Marlière : « Diantre ! Même Michel Rocard reconnait l'existence de la lutte des classes ! »

Diantre, quelle culture politique, ce Philippe Marlière !

10/01/2013, 00:18 | Par emmanuel maistre

La majorité des communistes et de la gauche de la gauche ne votera plus jamais pour ce PS là.

10/01/2013, 02:30 | Par Antoine (Montpellier) en réponse au commentaire de emmanuel maistre le 10/01/2013 à 00:18

Dans des villes comme Montpellier les élus communistes ne votent pas seulement pour "ce PS-là", ils votent avec "ce PS-là" et leur allié commun, le Modem ! Et ça continue...

PS, PCF...Mairie de Montpellier. Dur, dur de communiquer sur la com' !

Sur le débat entre Cahuzac et Mélenchon, P Marlière expédie vite  ce qu'il appelle ... gratuitement la "provocation gratuite" du premier quand il relève que le second crédite le social-libéralisme d'appartenir à la gauche : il préfère interroger ladite supposée provocation et s'évite d'interroger cette labellisation mélenchonienne du social-libéralisme qui pourrait bien s'avérer être un plus "terrible aveu" que l'autre, pour reprendre le titre du billet. Le "par défaut" utilisé par P Marlière pour arrondir la concession faite par Mélenchon à cet intégriste blairiste est vraiment d'une très grande légèreté politique. J'ai pour ma part exprimé un point de vue (voir lien ci-dessous) qui vaut ce qu'il vaut mais fait le choix de prendre la concession de Mélenchon pour ce qu'elle pourrait bien être : autre chose qu'une position "par défaut" qui au demeurant signifierait que la cohérence politique considérée est littéralement prise en défaut et que ce "manque"-là n'a pas à être escamoté par une très unilatérale focalisation sur l'autre. Cahuzac mérite  la volée de bois vert que lui administre P Marlière mais cette opération de démystification aurait gagné à ne pas délivrer implicitement un chèque en blanc à un personnage comme Mélenchon qui a été capable d'aller proposer à des sociaux-libéraux ayant intronisé ministre, à un poste clé, Cahuzac, de l'adouber comme premier ministre et dont le rapport à la lutte des classes n'est pas aussi radical qu'il y paraît. Mais après tout, il y a dans cette proposition d'être le premier ministre de Hollande une logique qui s'enracine dans l'idée que le social-libéralisme c'est encore, c'est la gauche ! Il conviendrait seulement de s'arrêter à ce point qui est tout sauf anecdotique et ne pas donner l'impression désagréable que l'on se sert d'un Cahuzac pour ne pas penser Mélenchon. La critique, pourtant légitime de ce "sinistre" de Hollande-Ayrault, s'en trouve fragilisée...

La lutte des classes bouillonne toujours...pendant ce temps Mélenchon et Cahuzac se chahutent !

10/01/2013, 05:07 | Par nicolas 974

L'impudent Cahuzac sait pertinemment qu'il a intérêt à entretenir l'illusion que la lutte des classes n'existerait plus alors qu'elle est omniprésente non pas du côté de classes populaires et moyennes trop affaiblies et non organisées qui après s'être faits broyer par Sarkozy le seront par les Hollande, Moscovici et Cahuzac qui ont pris le relai complet de Sarkozy certes de façon plus sournoise (en particulier avec Hollande à la différence d'un Sarkozy) mais du côté des  puissances de l'argent avec la complicité des élites politiques qu'ils ont portées au pouvoir et sont leurs  obligés !

Rappelons que les  Mitterrand et Delors  et leur  suite   sont  convertis dès 1983 (tournant de la rigueur) à  l'idéologie néolibérale fondée sur une économie de marché financiarisée et surtout déréglementée afin de servir  la voracité des  intérêts de l'oligarchie financière (Acte Unique Européen de Delors ayant ouvert  la porte à la délocalisation de la production industrielle française dans les pays à très bas salaires générant un chômage de masses parmi les pays industrialisés dont la France ainsi qu'à la spéculation financière (produits dérivés entre autres à l'échelle de la planète ) ! 

Les vrais donneurs d'ordres de la politique française ne sont pas comme on voudrait le faire croire les élites politiques dirigeantes à la tête de l'Etat selon les alternances (UMP ou PS) mais les très   puissantes personnalités du monde économique et financier dont ces élites politiques  sont les obligés et qui se retrouvent tous les mois entre autres dans des clubs élitistes comme le Siècle pour définir  la politique de la France au service du grand Capital !

Enfin, ces puissances de l'argent mènent dans  l'ombre  avec les élites politiques qu’elles ont placées au sommet de l’Etat une lutte farouche et incessante afin de renforcer leurs intérêts, maximiser leurs profits au détriment des classes populaires et moyennes  et conserver leurs privilèges qui sont considérables !

Il  suffit de lire les ouvrages liés aux grandes fortunes des deux sociologues Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinson pour s'en convaincre !

D'ailleurs, je ne saurais trop vous conseiller de lire leur dernier livre au titre très révélateur : "L'ARGENT SANS FOI NI LOI" ! Cet argent qui est devenu un arme de pouvoir au services des nantis que les ultra-riches accumulent par millions d'euros tandis des millions de français vivent en dessous du seuil de pauvreté ! C'est sans doute ces ultra-privilégiés que Cahuzac entend défendre avec toute son arrogance ! 

10/01/2013, 06:14 | Par PICATCHOU

J'ai une pensèe apitoyèe pour tous ceux qui ont voté HOLLANDE en croyant voter à GAUCHE!! Ce doit être dur de se faire avoir une fois de plus!

Par contre CAHUZAC est imbuvable et arrogant comme D.S.K

10/01/2013, 07:01 | Par Mithra-Nomadeblues_

Cet article montre hélas que ceux qui, comme Cahuzac, veulent nier la lutte des classes, ne font que l'exacerber. Les classes sociales existent donc, qui se jaugent et luttent entre elles, mais faut-il pour autant les exacerber, presque les encourager ?

10/01/2013, 07:54 | Par Cacochyme

Moi je vois bien des classes, grands-bourgeois, bourgeois et prolétaires, mais je ne vois pas de lutte. 5% de salariès syndiqués ça ne fait par une armée pour lutter. L'individualisme a gagné, chacun sa peau.Le couple de smicards veut garder son boulot, sa petite auto sa télé et ses jeux vidéo. Cela le fait chier que "les autres aux RSA gagnent presqu'autant que lui à ne rien foutre"  C'est la luttes des basses classes...

10/01/2013, 08:34 | Par chiara

A Lire d'urgence

 

La vie  des Idées :http://www.laviedesidees.fr/Pourquoi-les-crises-financieres.html

Pourquoi les crises financières donnent naissance à des légendes

par Nathan Marcus & traduit par Kate McNaughton [19-12-2012]

 

 

 

Conclusion

En Europe, il est assez fréquent de mettre tout simplement toute la responsabilité sur le dos des États-Unis et de leur forme de capitalisme effréné, mais étant donné l’effet de la crise sur la société en général, ne devrions-nous pas plutôt être en train de remettre en question le système, au lieu de chercher des boucs émissaires ?

Notre focalisation sur les banquiers et les régulateurs est tout aussi malavisée que la légende tenace des banquiers suicidaires, qui permit aux Américains de faire face aux dures conséquences de la Grande Dépression. Le fait de réduire le problème aux actions de banquiers cupides aide à préserver la cohésion sociale et permet au système capitaliste dans lequel nous vivons de persister. Cela nous dégage de notre propre responsabilité à agir et nous permet de continuer à vivre en paix dans notre structure économique actuelle. Mais peut-être devrions-nous nous poser la question de savoir comment les marchés financiers, les banques et les régulateurs sont venus au départ à posséder tant de pouvoir de destruction sur nous tous. Au lieu de ça, le fait que nous n’engageons pas ce processus de réflexion garantit que des explications incohérentes continueront de s’insinuer dans l’historiographie future de notre crise actuelle, d’une façon semblable à la blague sur un banquier qui paya de sa vie la crise de 1929 en se jetant par une fenêtre de Wall Street.

10/01/2013, 08:34 | Par la garnie

cahuzac = sarkozy..... Ce dernier se félicitait que le 21eme siècle réconcilie enfin l'ancien régime et la révolution et laissait ses ministres dès le début de son mandat affirmer à l'assemblée je cite "il faut cesser d'opposer les riches et les pauvres..."

cahuzac = sarkozy ni plus ni moins....

Où se trouve la nouvelle génération des politiques que les français attendent ?

 

Où ?

 

 

10/01/2013, 08:45 | Par chiara

Pour une politique des fluides

par Gérard Bras [28-12-2012]

Domaine(s) :Philosophie

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Pour Yves Citton, notre présent est marqué du sceau de l’insoutenable : insoutenables ces discours de crise qui justifient les injustices ; insoutenables ces injustices ; mais insoutenable surtout notre mode de vie. Alors que faire ? Renverser, dit-il…

Télécharger ce(s) document(s) :

Recensé : Yves Citton, Renverser l’insoutenable, Seuil, 2012, 212 p., 17€.

Pourquoi ces discours sont-ils intenables ? Parce que la plupart des hommes éprouvent que ça ne peut plus durer longtemps comme ça, qu’il y a dans l’état présent quelque chose d’invivable à long terme, ce que l’anglais dit unsustainable. Qu’y a-t-il d’insoutenable ? ........

...............

Conclusion

Peut-être verrait-on alors ce qu’a de discutable la formule de « populisme émancipateur », en même temps que sa part de vérité. Ce qui demanderait de reprendre la question de la nature du un que l’on cherche à former en s’efforçant d’agir comme un. Populisme ne nomme-t-il pas, de façon inadéquate, cette croyance selon laquelle le peuple peut agir sans en passer par le jeu des institutions ? Comment articuler la « nécessaire intégration institutionnelle » (p. 126) et la lutte contre les non moins nécessaires oppressions bureaucratiques ? Comment favoriser « la culture active des minorités » (p. 129), seule capable d’ébranler les lourdeurs institutionnelles sans développer le sentiment de l’inanité de l’État, ou plutôt des institutions démocratiques, sachant que toute institution constitue un corps animé de son conatus particulier, donc capable de contrarier le bien commun ? On aperçoit que la question obsédante du « populisme » n’est pas secondaire.

Le livre d’Yves Citton se présente à nous non pas sous les espèces de la bonne nouvelle, puisqu’il prétend au contraire que toute annonce de ce genre est illusoire, donc asservissante. Il est bien plus que cela : une source de questions capables d’éclairer le présent, parce qu’elles sont à même de nous permettre de les approfondir, de prolonger la réflexion qui l’anime.

10/01/2013, 18:18 | Par Martine C. en réponse au commentaire de chiara le 10/01/2013 à 08:45

Oui ! Le livre de Yves Citton est très (très !) largement recommendable et vivifiant.

Même si, par le constat qu'il dresse... il fait broyer du noir à ses lecteurs...

L'insoutenable est relatif à la capacité proprement biologique de résistance de l'humain et de l'animal dont il fait partie : on le sait depuis (au moins) 80 ans, sans vouloir en dresser un insoutenable dessin...

Mais réfléchir à cette notion dans l'actuel aujourd'hui est strictement salutaire, impératif.

Merci à ce livre. Et bien sûr à son auteur. Ainsi qu'à MdP qui me l'a fait découvrir et rencontrer voici quelques petits mois.

10/01/2013, 11:08 | Par mineur de fond

Très bonne analyse, merci !

Avec toutes ces affirmations "renversantes" de Cahuzac, on a le sentiment qu'il a, en quelques sortes, fait don de sa personne au Ps…

>edit :"en quelques sortes"

10/01/2013, 09:24 | Par LEILA BENHIMA

 pour fraude fiscale.C'est vrai que Cahuzac n'a pas été démenti, le lendemain une enquête a été ouverte contre lui...

Est ce un hasard ?

Ces pseudos winners ne savent pas que leur médecin en leur apprenant leur cancer vont faire d'eux des big loosers en deux temps trois mouvements.

Acculé, ce genre de type montre leur folie,leur mégalomanie...Sarko ou DSK ont ils fonctionné autrement ?

Il n'en reste pas moins que l'un est divorcé et fauché et que l'autre est mal barré avec la Lybie et Taktak qui se met à table.

Arrogants mais à terme perdants.

Qui voudrait leurs épreuves à venir. Tout ça pour ça ?

Ils jouent à la roulette russe depuis longtemps  mais un jour la balle part et c'est sans retour.

N'est ce pas une sorte de désaveu des socialistes que d'ouvrir une enquête le lendemain de sa prestation ?

Etait ce une mise à l'épreuve. Ben c'est raté !

10/01/2013, 09:43 | Par richard crevier

Article très opportun, car toute la question est là : le ministère des Finances « couvre » l'évasion fiscale depuis longtemps. D'où, par exemple, les échanges de bons procédés entre l'ancien ministre du Budget et Cahusac… C'est Strauss-Kahn qui  a réduit l'impôt progressif à cinq tranches au lieu de huit, au profit des revenus les plus élevés. 

10/01/2013, 12:48 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de Axel J le 10/01/2013 à 09:50

Doublement inexact.

10/01/2013, 14:29 | Par gerald rossell en réponse au commentaire de melgrilab@yahoo.fr le 10/01/2013 à 12:48

Très exact "la corruption bananière"

à tel point que se croyant fanfaronnant vainqueur il glissa sur une belle peau de banane par lui même jetée.

"il n'a jamais cru à la lutte des classes".

 

10/01/2013, 10:25 | Par junon moneta

Bravo à P. MARLIERE et aux contributeurs pour toutes ces précisions!

Et encore merci à MEDIAPART de mettre CAHUZAC sur la sellette !

Derrière lui se cachent tous ces néolibéraux pur jus, déguisés en socialos, qui rêvent des beaux postes dans les instances internationales et dans les grandes entreprises ! L'intérêt national passe après leurs intérêts personnels ! Combattre "le grand ennemi invisible", la haute finance, ce serait combattre le système de leurs comptes plantureux planqués dans les paradis fiscaux. Quelle horreur ! 

Je pense que la France va devoir se débarasser de HOLLANDE et de sa clique, avant la fin de son mandat, si elle veut se garder quelques chances de pouvoir rebondir (avant d'être totalement exsangue).

 

10/01/2013, 10:29 | Par j GIRAUD

J'écoutais avec sidération le triomphalisme bruyant des afficionados de Cahuzac, dont Sylvie-Pierre Brossolette (illico récompensée). Certes Cahuzac a dominé tactiquement, mais sur le fond, quel désatre, il est apparu pour ce qu'il est, un libéral pseudo social que rien ne distingue des libéraux franco fachos. Incapable de s'interroger sur le bien fondé de l'indépendance de la BCE, sur la destination des mille milliards prètés aux banques, sur la justification de la privatisation de la monnaie, sur la pertinence de choix qui produisent massivement la désindustrialisation et le chômage etc etc. Jusqu'à ce "vous êtes seul Mélenchon"! Ah bon, pour gouverner il faut avoir l'appui des réseaux occultes? C'est ça son sens de la démocratie à Cahuzac?

10/01/2013, 12:07 | Par Axel J en réponse au commentaire de j GIRAUD le 10/01/2013 à 10:29

Oui.

C'est une erreur de penser que Cahuzac serait intelligent et compétent.

Il n'est ni l'un ni l'autre. Il n'est ni intelligent, ni compétent.

Cahuzac est juste un chirurgien raté qui s'est reconverti dans l'implant capillaire, pour gagner plus d'argent, ce qui pour un chirurgien est une déchéance risible et honteuse

(un peu comme pour un journaliste, se reconvertir en courtisan médiatique de plateaux-TV, parce que ça rapporte plus de pognon).

 

Cahuzac est un ènième petit notable pour qui le seul sens de la vie c'est sa position sociale et perpétuer le pouvoir familial hérité de génération en génération.

Si la France va si mal, si son avenir semble si bouché,

c'est précisément parce qu'elle est entièrement aux mains de ces notables bananiers genre Cahuzac.

-

10/01/2013, 14:26 | Par gerald rossell en réponse au commentaire de Axel J le 10/01/2013 à 12:07

Bien vu.

Entre Cahuzac et la finance, pas l'épaisseur d'un cheveu ne les sépare

10/01/2013, 10:43 | Par Jean-Paul BEAUQUIER

Nous sommes donc majoritairement d'accord sur le fond: Cahuzac, au trou! Hélas, cette oeuvre de salubrité publique et de déontologie politique en marche reste pure utopie!

10/01/2013, 11:19 | Par roycoco en réponse au commentaire de Jean-Paul BEAUQUIER le 10/01/2013 à 10:43

soyons clair : je dirais caca-husac aux chiottes  !

10/01/2013, 11:03 | Par guydufau

Sans pratiquer, ni violence physique, ni torture, rien que par le verbe Mélenchon a fait que  Cahuzac soit acculé à "de terribles aveux".

Chapeau Mélencon !

11/01/2013, 19:01 | Par Philippe Marlière en réponse au commentaire de guydufau le 10/01/2013 à 11:03

Avouer : dans le sens de reconnaissance ou admission.

10/01/2013, 11:18 | Par Francis PELOTIER

 

Philippe MARLIERE

De la première ligne de votre article jusqu'à la fin, j'ai bu du petit lait. J'ai lu tout ce que je vis depuis l'adolescence jusqu'à maintenant, à 84 ans passés.

Vos deux idées forces qui sont les miennes :

-  chaque idéologie économique engendre obligatoirement la pratique politique correspondante,

- lorsque la distorsion entre les forces productives et le mode de production devient telle le système economico-social existant devient caduc et disparait obligatoirement.

Je pense que celui qui le remplace peut-être meilleur mais aussi pire.....bien qu'il me semble que Marx voit toujours une issue heureuse.

En tout cas, félicitations vous avez tout dit sur le sujet.

 

 

10/01/2013, 12:50 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de Francis PELOTIER le 10/01/2013 à 11:18

"Obligatoirement" me semble risqué, les deux fois.

10/01/2013, 19:06 | Par Francis PELOTIER en réponse au commentaire de melgrilab@yahoo.fr le 10/01/2013 à 12:50

 

Je ne vais pas vous faire un topo sur le matérialisme dialectique mais à chaque transformation des forces productives le mode de production s'est toujours modifié, de la commune primitive, basée sur la cueillette des baies et de la chasse jusqu'au capitalisme louis-philippard de la machine à vapeur.

C'est l'histoire qui prouve cet " obligatoirement." . Maintenant on passe au nucléaire et à l'informatique, au capitalisme financier et la crise qui s'ensuit est obligatoirement là. Le PS et l'UMP ont beau lutter ensemble a l'aide d'une UE faîte sur mesure pour la survie du capital, 2005, pire 2008 et 2012 ont sonné le début de la fin d'une période.

Le PS a obligatoirement voté avec la droite, normal ils ont la même idéologie économique.Il continue avec Hollande et ses 25 milliards d'euros refilés aux adhérents du MEDEF qui, paraît-il sont riches car bourrés de talent et d'audace. Ce cadeau les engage sur la voie du fonctionnariat,  le travail pour la Nation en moins.

Dans ces conditions, je comprends tout l'inconfort de votre position contre-historique, irréèlle, un simple postulat.sans argument à la clé,

10/01/2013, 11:26 | Par ghyves

Oui , la lutte des classes existe mais comment ne pas être interpellé par l' argument sur la réalité économique ? Que valent les bonnes idées révolutionnaires face aux puissants qui régissent l' Europe , le monde? Que peut faire une France seule libérée? Le rêve deviendrait cauchemar ..Sans un regroupement international des forces révolutionnaires, le changement ne pourra se faire ; à une mondialisation économique doit s' opposer un mouvement humaniste mondial sinon européen afin de faire triompher la classe laborieuse face à la classe des dominants.

10/01/2013, 12:39 | Par philipo en réponse au commentaire de ghyves le 10/01/2013 à 11:26

Le premier peuple, dans l'état d'exaspération des habitants européens, qui dira ils sont nus, l'économie maintenant c'est nous, lancera un immense appel

d'air, évidemment cela demande de prendre quelle que disposition

mais votre argument c'est : on ne peut rien faire alors on ne fait rien ou soit on casse la baraque tous ensemble soit on ne fait rien.

C'est sûr que vu comme ça on s'autoligotte, on se baillonne soi-même, la définition  : la résignation collective

pourtant des solutions existent si nous ne léguons pas aux partis actuels le soin de formaliser ses solutions: l'économie c'est nous tous, et non la technocratie parlementaire représentative et des partis très attachés au consensualisme base de clientélisme électoral, y a pas un parti qui n'a véritablement de discours nouveau, les uns sont nostalgiques (front de gauche conservateurs = le pseudo compris communiste gaulliste) les autres réactionnaires (UMPPS FN= travailler pour vivre -faire vivre les rentiers- ) avec un diagnostic partagé : rien de neuf sous le soleil

10/01/2013, 11:30 | Par PATRICIA GERVAIS

A revoir " mémoire d'un saccage"....

10/01/2013, 11:32 | Par alain roels

Alors que le débat touche à sa fin, le ministre se veut plus « moderne » que jamais : « C'est notre principale divergence : la lutte des classes, vous vous y croyez toujours. Moi, je n'y ai jamais cru. » Mélenchon, choqué par l'énormité de ce qu'il vient d'entendre, lui demande de confirmer le propos. Imperturbable, Cahuzac répète : « Jamais ».

Venant d'un chirurgien en implants capillaires, ce n'est pas vraiment étonnant. Chirurgien ET de gauche, c'est courageux et réfléchi. Chirurgien en implants capillaires ET de gauche, c'est faire le calcul de voir arriver "la gauche" au pouvoir... Pour en bénéficier.

10/01/2013, 11:51 | Par chiara

@GHYVES

Classe laborieuse j'ai envie de dire un mot la dessus, car cette expression au fond me dérange, la "classe laborieuse", aime/aimait son travail, jusqu'au jour ou on lui a fait comprendre que  son travail on s'en fout, que seul le rendement compte et de plus pas pour lui, les  siens, sa famille, ses enfants, non pour le bien ...mais d'une poignée qui depuis au moins deux décennies, pour bien lui faire comprendre,  a organiser en haut lieu des méthodes de travail, le fameux management, pour bien lui signifier sa place le rabaisser, l'humilier le sous payer, le sous_catégoriser, pour mieux le réduire au silence, l'enfermer dans la croyance que il n'y pourra plus rien, et cerise  sur le gâteau, les politiques soit disant de "gauche" viennent appuyer cette vision esclavagiste et ou laborieuse des peuples.

 

Nous ne sommes pas des classes laborieuses, nous sommes ceux qui Travaillent, qui Créent la richesse du pays, nous sommes les classes Productives, nous  sommes l'Energie du pays, dominés par une poignée de kapos fainéants, les rentiers avec l'aide de leurs valets des gouvernements soumis.

Nous devrions changer ses termes et nous emparer des mots justes  et valorisants, qui nous représentent.

Amitiés  de pensées

10/01/2013, 18:35 | Par elisa13 en réponse au commentaire de chiara le 10/01/2013 à 11:51

Bravo Chiara ! bien dit !! 

10/01/2013, 12:06 | Par philipo

MELENCHON était vaincu d'avance car il accepte le diagnostic de son contradicteur lorsqu'il ne réfute pas que les services publics c'est de la production et non de la dépense publique que les fonctionnaires produisent l'impôt

que la protection sociale c'est de la production non marchande et non une dépense de solidarité sensée solvabilisée le pouvoir d'achat des "populations populaires"

et sur le chantage à la dette vraiment melenchon pas bon si c'est ça le front de gauche

alors les travailleurs et travailleurs devraient se tourner vers d'autres formes d'organisations dotées d'un discours autonome et d'un récit du réel fondateur d'un élan offensif

si le programme du front de gauche n'est pas efficace, car il ne l'est pas, c'est qu'il ne remet pas en cause les institutions capitalistes mais les réglementent, les régulent, jamais ne proposent d'autre mesure de la valeur économique, d'autres mise en forme du travail que par l'emploi, aucune extension de la cotisation sociale mais sa modulation par rapport à l'emploi (secteur privé), ne remet tout simplement pas en cause la valeur travail qui n'a rien à voir avec le travail comme valeur anthropologique, c'est pourquoi il est aisé de prévoir un nouvel échec du mouvement social en juin 2013 sur la "réforme " du régime général de base de la retraite salariale, l'argumentaire contre l'austérité va être la voie royale pour imposer les pires "réformes" de ce début de siècle. C'est quand même un Pierre LAURENT qui expliquait que voter Hollande au second tour, c'était une nouvelle dynamique, ce dernier y croyait encore et peut-être y croit-il toujours, bref un carrieriste de plus;

salariés ne déléguez pas aux partis la société dans laquelle vous voulez vivre

10/01/2013, 14:28 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de philipo le 10/01/2013 à 12:06

Un peu de dialectique:

 

les services publics c'est de la production et  de la dépense publique !

 

la protection sociale c'est de la production non marchande et une dépense de solidarité et un moyen de rendre solvable la demande

 

Quant à la dette, c'est du déficit accumulé. On ne peut pas vouloir le déficit et refuser la dette...(Enfin si, on peut, mais ça n'ira pas loin).

 

Va pour un bon récit du réel, à condition qu'il ne tourne pas à la fantasmagorie. Seule la vérité est révolutionnaire, a dit un célèbre prisonnier italien du siècle dernier.

10/01/2013, 18:33 | Par philipo en réponse au commentaire de melgrilab@yahoo.fr le 10/01/2013 à 14:28

vous confondez le fondement au nom de quoi la proctection sociale ajoute : travail de la protection sociale c'est une production non marchande LE PIB est un construit politique social, qui n'a pas pour objet de faire de la solidarité, c'est tout l'enjeu de la lutte des classes

évidemment la classe dominante le PS et l'UMP et le FN ont intérêt que la solidarité masque les potentiels émancipateur de la cotisation sociale

ce n'est pas un prélèvement de valeur sur la valeur marchande c'est de la distribution de PIB il n'y a aucune solidarité financière ou sociale dans ce cas

mais c'est vrai que la dépense publique est financée par la production publique en cours

au nom de la qualification des fonctionnaires, des retraités, des chômeurs, des parents, des assistantes maternelles..., des agents URSSAF, des agents sécu, des agents Pôle emploi, à moins que vous pouvez me prouver qu'ils produisent de la marchandise en utilisant un patrimoinelucratif?

de même que la protection sociale est financée par la production de la protection sociale en cours

au nom de la qualification des fonctionnaires

comme la dépense privée est financée par la dépense de la production privée en cours

au nom de la qualification des postes de travail et non des travailleurs là est la différence capitaliste

il n'y a aucune solidarité : la répartition ce n'est pas de la redistribution mais de la répartition

d'ailleurs le salaire n'est pas la contrepartie d'un travail concret: mais d'un ensemble de rapports de forces entre travailleurs et exploiteurs

entre exploitateurs eux-mêmes etc... on est jamais payé pour ce que l'on fait lorsque le poste qu'on active est qualifié, mis à part les "rémunérations" types primes de productivité mais là encore des critères objectifs permettent de sortir le travailleur de son alinéation au travail marchandise : critère de qualité de prévision, d'anticipation...

 

 

10/01/2013, 23:43 | Par Martine C. en réponse au commentaire de philipo le 10/01/2013 à 12:06

<<< les services publics c'est de la production et non de la dépense publique que les fonctionnaires produisent l'impôt, que la protection sociale c'est de la production non marchande et non une dépense>>>

 

Je ne suis d'accord que là-dessus, mais je suis, très profondément d'accord.

11/01/2013, 09:38 | Par Christian09 en réponse au commentaire de philipo le 10/01/2013 à 12:06

Comment et avec qui allez-vous prendre le pouvoir, et pour aller où?

J'aime l'onérique politique gauchiste. Désolé camarade.

11/01/2013, 18:02 | Par philipo en réponse au commentaire de Christian09 le 11/01/2013 à 09:38

comment et avec qui ?

la question est ouverte et heureusement et pour aller où la question est ouverte

ce n'est pas parce qu'on n'a pas encore répondu à toutes les questions inédites et aux

questions connues un qu'il ne faut pas se les poser et deux ne pas essayer d'y répondre non?

11/01/2013, 17:54 | Par Georges de Furfande en réponse au commentaire de philipo le 10/01/2013 à 12:06

L'affirmation suivant laquelle les services publics seraient de la production publique parce que les fonctionnaires produiraient l'impôt est un chef d'ouvre de dialectique. Pouvez vous expliquer comment les fonctionnaires  "produisent l'impôt" et comment il s'agit d'une "production" au sens économique du terme.

11/01/2013, 18:12 | Par philipo en réponse au commentaire de Georges de Furfande le 11/01/2013 à 17:54

tous les mots on un sens issu d'un construit social dans la lutte des classes, d'abord posons des définitions :

intro la force du capital est de naturaliser la production dans les institutions capitalistes comme ni la retraite ni le grade du fonctionnaire sont des institutions capitalistes le double chantage à la dette et à l'emploi  des propriétaires lucratifs se fonde sur la naturalisation de la production humaine dans ses institutions : la valeur travail, l'emploi et le marché du travail, la propriété lucrative, le crédit lucratif

production et production : production de valeurs d'usages toutes les activités en sont: production économique sont les valeurs d'usages qui s'inscrivent dans une institution : exemple d'institution : le grade des fonctionnaires, la qualification professionnelle du poste de travail pour le salarié du "privé", la qualification professionnelle pour l'agent EDF, SNCF..., la propriété d'usage pour le professionnel "indépendant", le diplôme profession réglementé pour l'infirmière libérale, l'avocat..., le salaire à vie pour les retraités.

produire c'est donc inscrire une activité humaine productrice de valeurs d'usage dans une institution qui transforme de fait une activité en "travail" et donc de la valeur d'usage en valeur économique. Personnellement je réfute qu'il y ait production et production, cette distinction est une convention politique.

Comment : la place manque donc je renvois aux travaux de reseau-salariat.info:http://www.reseau-salariat.info/0f4f0fe9585fd2c48fd2e0062dc1c1e0

 

10/01/2013, 12:03 | Par The Dude

Que fait Cahuzac à gauche ? Bah yavait plus de place à droite...

10/01/2013, 13:29 | Par Danyves en réponse au commentaire de The Dude le 10/01/2013 à 12:03

C'est ce qu'avait dit Fabius pour son propre engagement à gauche.

10/01/2013, 15:25 | Par jje

Philippe MARLIERE, je me permets cette familiarité car j’ai bien aimé votre billet et de plus nous avons en commun, me semble t’il, d’avoir cette conscience d’appartenir à une classe, celle des spoliés, seul qualificatif respectant la réalité de l’exploitation capitaliste .  Car ce qui définit la propriété de la classe possédante c’est le vol : oui le vol de la force de travail, le salaire n’étant qu’une partie de la valeur de cette force de travail.

Par son seul travail, un patron ne peut rembourser ses investissements productifs, à moins d’être artisan et encore s’il n’emploie pas de salarié. Seul un écart de salaire décent doit récompenser l’effort d’entreprendre. La propriété  des moyens de production est donc collective.  

Cette vérité il faut la rappeler sans cesse, elle devrait alimenter la prise de conscience d’appartenir à cette classes des spoliés, et  renforcer les luttes jusqu’à récupérer une partie du larcin voir la totalité si le rapport des forces est à la hauteur de l’enjeu.

Mais en niant l’existence des classes, c’est le vol que l’on justifie, tout comme en niant ses comptes à l’étranger c’est la fraude fiscale que l’on nie, et c’est le vol de la fiscalité citoyenne que l’on justifie. Cela ne tombe t’il pas sous le coup de la loi et pourquoi met elle tant de temps à être appliquée ? Les raisons sont multiples et faciles à comprendre.

10/01/2013, 15:25 | Par jje

Philippe MARLIERE, je me permets cette familiarité car j’ai bien aimé votre billet et de plus nous avons en commun, me semble t’il, d’avoir cette conscience d’appartenir à une classe, celle des spoliés, seul qualificatif respectant la réalité de l’exploitation capitaliste .  Car ce qui définit la propriété de la classe possédante c’est le vol : oui le vol de la force de travail, le salaire n’étant qu’une partie de la valeur de cette force de travail.

Par son seul travail, un patron ne peut rembourser ses investissements productifs, à moins d’être artisan et encore s’il n’emploie pas de salarié. Seul un écart de salaire décent doit récompenser l’effort d’entreprendre. La propriété  des moyens de production est donc collective.  

Cette vérité il faut la rappeler sans cesse, elle devrait alimenter la prise de conscience d’appartenir à cette classes des spoliés, et  renforcer les luttes jusqu’à récupérer une partie du larcin voir la totalité si le rapport des forces est à la hauteur de l’enjeu.

Mais en niant l’existence des classes, c’est le vol que l’on justifie, tout comme en niant ses comptes à l’étranger c’est la fraude fiscale que l’on nie, et c’est le vol de la fiscalité citoyenne que l’on justifie. Cela ne tombe t’il pas sous le coup de la loi et pourquoi met elle tant de temps à être appliquée ? Les raisons sont multiples et faciles à comprendre.

11/01/2013, 15:04 | Par nicolas 974 en réponse au commentaire de jje le 10/01/2013 à 15:25

C'est bie connu un patron dans le domaine productif spécule sur la main d'oeuvre de ses  employés pour s'enrichir ! Sans ses salariés il ne pourrait pas s'enrichir ou son enrichissement serait limité comme vous le dites très justement s'agissant d'un artisant travaillant seul - ce qui est très rare ! Mais en utilisant ou plus exactement en exploitant des salariés pour accroitre son potentiel productif il pourrait démultiplier ses profits ! C'est la raison pour laquelle par exemple un artisan plombier avec 4 plombiers salariés + 2 manoeuvres pourrra se construire un patrimoine bien supérieur à un prof de fac ! Sans compter tout ce qu'il peut dissimuler au fisc à chaque fois qu'il est payé en espèces, liquide ou black comme vous voulez ! C'est cela l'équité fiscale ! Elle n'a jamais existé et ne le sera jamais ! Même avec Holllande ! Cela dérangerait beaucoup trop de monde ! 

11/01/2013, 17:49 | Par Georges de Furfande en réponse au commentaire de nicolas 974 le 11/01/2013 à 15:04

La croyance qu'un " patron dans le domaine productif" doit spéculer sur la main d'oeuvre de ses employés pour s'enrichir est une idée totalement dépassée. Avec la mondialisation, et grâce aux systèmes marxistes et communistes, il y a dans le monde une main d'oeuvre qui est la pour produire dans des conditions qui vont permettre aux patrons dans le domaine productif de s'enrichir beacoup plus vite et fortement.  Par ailleurs les patrons qui s'enrichissent le plus ne sont pas dans le domaine productif, mais dans le domaine de l'immatériel (Microsoft, Google, Facebook, etc.) . Ce qui fait que les emplois dans le secteur productif en France disparaissent .

10/01/2013, 17:38 | Par tisaf

Je n'ai jamais cru que M. Cahuzac était socialiste.

Je n'ai jamais cru que le parti socialiste était socialiste

Ou alors il y a bien longtemps.

 

11/01/2013, 15:07 | Par nicolas 974 en réponse au commentaire de tisaf le 10/01/2013 à 17:38

Mitterrand, Delors et leur clique se sont convertis dès 1983(tournant de la rigueur) à l'idéologie néolibérale fondée sur le capitalisme déréglementé afin de servir les intérêts de l'oligarchie financière comme la droite conservatrice ! En effet, ils ont compris qu'ils n'avaient strictement rien à gagner financièrement à défendre les classes populaires et moyennes qui n'auront rien à leur donner ! 

10/01/2013, 18:05 | Par tisaf

Pour ce qui est de la lutte des classes, l'expérience m'a appris qu'elle n'est pas toujours présente à l'esprit des plus pauvres et qu'elle n'est souvent qu'une vision des intell...

Interrogez les vous verrez....(pas les intell..)

Paradoxalement les propos et l'attitude de ce ministre s'il s'avère qu'il a effectivement dissimulé en Suisse de l'argent au fisc sont de nature à revitaliser la conscience que les nantis nous prennent vraiment pour des ...

10/01/2013, 18:38 | Par Francis PELOTIER

 

Jean-Claude Charrié :

Cahuzac a dit qu'il n'a jamais cru à la lutte de classe, çà devrait vous suffire et clore le débat, non ?  n'essayez pas de réparer l'irréparable.

Quand on vérifie depuis longtemps que le PS s'est toujours fait élire par des voix de Gauche pour pratiquer une politique de droite et que le premier Cahuzac venu profite de l'anarque alors qu'un idéologue de son camp, W.Buffet admet non seulement la lutte des classes mais affirme que c'est une GUERRE des classes !

12/01/2013, 10:58 | Par Jean-Claude Charrié en réponse au commentaire de Francis PELOTIER le 10/01/2013 à 18:38

Mais je n'essaye de réparer rien du tout.

Lisez.

Soyez attentif à ce qui est écrit.

Et attentif aussi à comment les choses sont dites... revoyez la vidéo de l'émission et le passage précis dont il est ici question.

Il n'y a pas un "problème" de négation de la lutte des classes. Ce serait absurde.

Il y a sa mise en cause comme processus efficace (économiquement et socialement), en contexte. C'est à dire aujourd'hui et ici.

Voilà.

 

Mon avis sur la question... que je n'ai pas exprimé (au cas où cela vous aurait échappé), le voici.

 

Contrairement à Monsieur Cahuzac, je pense que la lutte des classes reste, ou plutôt, redeviendra un moteur déterminant de nouvelles avancées sociales et politiques.

Mais il faudra qu'au préalable un certains nombre de mises à jour aient été accomplies, c'est une question de "prise de conscience", de politisation (dans la plus pure tradition marxienne, si j'ai bien tout compris).

En attendant, la lutte des classes (qui existe il n'y a pas en douter), est un facteur de régression, (du point de vue que nous partageons je suppose), comme l'a exprimé très pertinemment monsieur Warren Buffet.

 

Alors ces mises à jour...

Pêle-mêle : être plutôt qu'avoir, conscience politique (de classe) mondialisée, écologie, éducation, frugalité, contribution volontaire au collectif, démocratie domestique...

Comme dit Maurice, tout ça fait très bobo... c'est vrai.

Mais on va pas se géner.

10/01/2013, 18:44 | Par Pierre Feral

Merci pour cette analyse.Mon hérédité fait que je suis épidermiquement sensible à cette morgue qui caractérise ceux qui, depuis la nuit des temps, pensent qu'ils possèdent une supériorité "naturelle" et il n'est pas que dans les rangs de la droite historique qu'on les trouve. En un coup d'oeil on comprend que J. Cahuzac fait parti de ceux-là, digne descendant des  Roland Dumas et Dominique Srauss Kahn pour ne parler que des plus recents. Qu'ont à faire ces gens là avec la gauche? Vraiment, Mr Cahuzac, votre simple apparition ferait naitre la lutte des classes si par un hasard inouï elle n'avait encore jamais existée !

 

10/01/2013, 19:06 | Par Claude Berthier

La lutte dess classes a beaucoup apporté aux Russes...

 

10/01/2013, 19:23 | Par jeannine la forge

Pourquoi reconnaitre a cet  homme une quelconque "puissance"et considérer que ces propos sont terribles ?

Il se place au rang des personnages insignifiants qui encombrent  la vie publique en y étalant grassement leur vanité, leur fatuité ,leur morgue et le VIDE " SIDERAL - sidérant"de leur cervelle embrumée !

Ces personnages ne sont ni de gauche ni de droite ils sont du "milieu" celui des" affairistes- politico-actifs"fréres  en turpitudes de la lignée des Tapie ,et autres "batisseurs de fortune " en quelques années d'activités prédatrices violentes certainement entâchées de procédés inavouables ., si ce n'est  illégaux ou illicites,

Masquer ses revenus,ne pas contribuer par l'impôt au fonctionnement de l'ETAT dont vous êtes citoyen,n'est pas de la "débrouillardise",c'est un  détournement et un RECEL de BIEN Public ! 

A la fois Receleur  de la somme détournée et Organisateur du détournement ,la Loi se devrait de chatier impitoyablement le coupable !

Les Cahuzac et consorts ne sont que méprisables et ils sont souverainement méprisés par les "spectateurs"  à peine étonnés de leur culot  !

 

11/01/2013, 15:12 | Par nicolas 974 en réponse au commentaire de jeannine la forge le 10/01/2013 à 19:23

Le problème est que Cahuzac fait parti de la classe des dominants comme Hollande, Sarkozy et leurs amis et que le peuple fait parti la classe des dominés qui ne  dispose que de très peu de moyens pour que cela change  ! A part se plaindre ! Ce dont le pouvoir politique ressent comme un aveu de faiblesse de la part du peuple ! 

10/01/2013, 20:11 | Par Jean-Pierre Logereau

De quoi, de quoi??

Des aveux? "Les  terribles aveux de Jérôme Cahuzac"!!!

Alors, ça y est? Il est passé aux aveux? Sur la bande, c'était donc bien lui? Et son compte en Suisse, il le reconnaît?

Je me précipite sur le blog de Philippe Marlière.

Des aveux? Quels aveux? De quel délit, de quel crime? En fait M. Marlière voulait dire "des déclarations", "des déclarations éclairantes", mais comme en ce moment, à Médiapart, on rêve que M. Cahuzac avoue tout ce dont on l'accuse, il y a eu un effet de contamination.

Donc, M. Cahuzac ne croit pas, n'a jamais cru à la "lutte des classes"!!! ("Diantre"!)

Et alors? Et Jean-Luc Mélenchon, vous pensez qu'il y croit, lui? Lui, il croit d'abord à la lutte contre le PS.

Et pour reprendre un mode de raisonnement utilisé dans le blog, M. Mélenchon me fait penser aux communistes allemands du KPD dans les années 1920-30, pour lesquels l'ennemi (l'ennemi de classe!) ce n'étaient pas les partis de droite et autres partis religieux, ni même les nazis du NSDAP,  c'étaient tout simplement les socialistes réformateurs du SPD, coupables d'être au pouvoir et de ne pas être des communistes. Comme Cahuzac est coupable d'être un socialiste (fût-il social libéral ou blairiste ou strausskahnien) et pas un démagomélenchonien.

A tous ceux qui vont me tomber dessus, mes amitiés socialistes!

Salut et Fraternité, comme disait St Just.

10/01/2013, 20:54 | Par Martine C. en réponse au commentaire de Jean-Pierre Logereau le 10/01/2013 à 20:11

<<<M. Mélenchon me fait penser aux communistes allemands du KPD dans les années 1920-30, pour lesquels l'ennemi (l'ennemi de classe!) ce n'étaient pas les partis de droite et autres partis religieux, ni même les nazis du NSDAP,  c'étaient tout simplement les socialistes réformateurs du SPD, coupables d'être au pouvoir>>> écrivez-vous.

 

Et cela ne vous suffit pas ???

Convenez tout de même que c'est, précisément, lorsqu'on est, comme vous dites, au pouvoir, que l'on a le plus à répondre de ses actes et choix ! Surtout dans la monarchie où nous sommes ici aujourd'hui ! Qu'ont donc fait, entre 1925 et 1933, ces gens au pouvoir que vous semblez porter aux nues et/ou exonérer, pour endiguer ce qui allait advenir de terrifiant parmi le plus terrible ? Dite donc svp !

11/01/2013, 09:39 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de Martine C. le 10/01/2013 à 20:54

Qu'ont donc fait

 

Ils ont cherché l'unité avec les communistes. Mais quand ça veut pas, ça veut pas...

11/01/2013, 21:01 | Par philipo en réponse au commentaire de Jean-Pierre Logereau le 10/01/2013 à 20:11

PS SFIO SPD valets du capitalisme

11/01/2013, 16:43 | Par Francis PELOTIER

10/01/2013, 19:06 Par Francis PELOTIER

en réponse au commentaire de Melchior Griset-Labûche le 10/01/2013 à 12:50 

Je ne vais pas vous faire un topo sur le matérialisme dialectique mais à chaque transformation des forces productives le mode de production s'est toujours modifié, de la commune primitive, basée sur la cueillette des baies et de la chasse jusqu'au capitalisme louis-philippard de la machine à vapeur en passant par l'esclavagisme et la société féodale.

C'est l'histoire qui prouve cet " obligatoirement." . Maintenant on passe au nucléaire et à l'informatique, au capitalisme financier et la crise qui s'ensuit est obligatoirement là. Le PS et l'UMP ont beau lutter ensemble a l'aide d'une UE faîte sur mesure pour la survie du capital, 2005, pire 2008 et 2012 ont sonné le début de la fin d'une période.

Le PS a obligatoirement voté avec la droite, normal ils ont la même idéologie économique.Il continue avec Hollande et ses 25 milliards d'euros refilés aux adhérents du MEDEF qui, paraît-il sont riches car bourrés de talent et d'audace. Ce cadeau les engage sur la voie du fonctionnariat,  le travail pour la Nation en moins.

Dans ces conditions, je comprends tout l'inconfort de votre position contre-historique, irréèlle, un simple postulat.sans argument à la clé,

16/01/2013, 11:08 | Par Jacques Bolo

Je viens de lire cet article, avec retard car je subodorais une connerie, et je ne suis pas déçu.

Rappelons que pour Pascal, un "demi-habile" est quelqu'un qui veut changer les choses, un "habile" est quelqu'un qui profite des choses comme elles sont, et un "bon chrétien" quelqu'un qui sait que l'ordre naturel est voulu par Dieu, ou quelque chose comme ça.

Ici, demi-habile est simplement une insulte dans la tradition stal, qu'on pourrait dire de personnes "habiles", si la classification de Pascal avait un sens.

Bref, pour ce que je pense de ces conneries, je n'ai même pas lu les commentaires, mais je renvoie, précisément à «Je vous demande de vous arrêter!» qui en parle. Et à la fin qui parle des dogmes, auxquels Cahuzac n'adhère pas. Ce qui lui vaut ce procès en blasphème, qui a toujours existé ("ordre naturel") chez les cons.

16/01/2013, 13:40 | Par Philippe Marlière en réponse au commentaire de Jacques Bolo le 16/01/2013 à 11:08

Non. Un demi-habile, expression de Pascal en effet, est un individu qui comprend peu ou insuffisamment pour etre habile. Il lui manque la lucidite et la sagesse (on pourrait dire la modestie) des habiles qui, eux, savent, donc connaissent leurs limites. Cahuzac est effectivement un demi-habile dans le sens pascalien.

Pour ma part, je subodore que vous avez l'expression peremptoire.

16/01/2013, 14:56 | Par Jacques Bolo en réponse au commentaire de Philippe Marlière le 16/01/2013 à 13:40

« Le peuple honore les personnes de grande naissance. Les demi-habile les méprisent, disant que la naissance n’est pas un avantage de la personne, mais du hasard. Les habiles les honorent, non par la pensée du peuple mais par la pensée de derrière. Les dévots qui ont plus de zèle que de science les méprisent, malgré cette considération qui les fait honorer par les habiles, parce qu’ils en jugent par une nouvelle lumière que la piété leur donne. Mais les chrétiens parfaits les honorent par une autre lumière supérieure. Ainsi vont les opinions succédant du pour au contre, selon qu’on a de la lumière » (Pensées, B337).

Je n'appouve pas Pascal, je considère que chacun fait ce qu'il peut avec ce qu'il a ("Tout est au mieux dans le meilleur des mondes" - "optimum"). Traiter quelqu'un de demi-habile (ou de péremptoire) est simplement une façon de se croire supérieur alors qu'on ne réussit pas à démontrer ou à convaincre.

C'est pour cela que je préfère péremptoirement (assumé) dire que je pense qu'il s'agit de conneries (rengaines dogmatiques) quand j'en vois une et argumenter tranquillement sur mon blog.

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