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Jean-Luc Mélenchon, conférencier à Londres

Les 6 et 7 décembre 2012, Jean-Luc Mélenchon est venu à Londres. Pendant ce court séjour, il a rencontré Julian Assange à l’ambassade d’Equateur, des responsables de la gauche politique et syndicale britannique, des intellectuels et les membres du cercle londonien du Parti de gauche.

Par un jeu de contacts, mêlant militantisme présent et ancien, j’ai eu le plaisir d’être associé à l’organisation de l’unique événement public de Jean-Luc Mélenchon. L’idée d’une conférence publique fut retenue contre celle d’un meeting politique classique qui aurait été une gageure à mettre sur pied d’un point de vue logistique. Dans une ville comme Londres, les forces de l’« Autre gauche » sont ultra-minoritaires et éclatées. Le choix a donc été fait de s’ouvrir à un public large ; des sympathisants, mais aussi de simples curieux.

Naguère, Jean Jaurès fut également un conférencier. De juillet à octobre 1911, il se rendit au Brésil, en Uruguay et en Argentine. Jaurès y prononça plusieurs conférences qui rencontrèrent un grand succès. Le leader socialiste y développa des aspects importants de sa pensée dans des discours aux titres évocateurs : « La politique sociale en Europe et la question de l’immigration », « L’organisation militaire de la France » ou « Civilisation et socialisme ». Mélenchon allait pour sa part discourir « Pour une alternative à l’austérité en Europe ». A Londres, en 2012, « au cœur de la pieuvre, du réseau de l’oligarchie mondiale » (Mélenchon), le thème allait de soi.

           

De l’illégitimité d’une prise de parole hétérodoxe

Les conférences de dirigeants politiques au sein d’universités sont depuis quelque temps à la mode. Des hommes d’Etat, passés, présents ou en devenir, aiment s’afficher devant des auditoires universitaires. Peu importe le contenu de leur discours, souvent creux et sans surprise, ils sont pour la plupart à la recherche d’une légitimation symbolique. Discourir à Sciences Po ou à la London School Economics, ne permet-il pas à un homme politique d’arracher une plus-value politique indexée sur la réputation de l’institution visitée ? Etre reçu dans un lieu savant, n’indique-il pas implicitement que cet homme d’Etat-là est politiquement respectable ? Mais il y a plus : parler à Sciences Po ou à la LSE, c’est être reconnu comme émetteur d’un discours politiquement légitime ; c’est-à-dire qui ne défie pas les procédés de domination capitalistes et qui n’entend guère les remettre en cause.

Est-il, de manière générale, possible d’exposer dans un cadre universitaire des idées de gauche que certains « commentateurs raisonnables » qualifient volontiers de « minoritaires », voire d’« extrémistes » ? Nous y sommes parvenus car Jean-Luc Mélenchon intrigue et intéresse en Grande-Bretagne depuis la campagne présidentielle de 2012. Je ne peux imaginer une autre personnalité de la gauche européenne qui puisse en ce moment susciter un tel intérêt, à part peut-être Alexis Tsipras.

J’avais promis imprudemment à mon université que l’amphithéâtre de 400 places serait rempli. Qu’en savais-je ? J’avais vu récemment un ministre français parler devant 80 personnes à peine à la LSE. Alléchée par ma promesse, mon université me fit confiance. UCL prépara l’événement en grandes pompes : traduction simultanée, stream live, enregistrement filmé de l’événement et réception offerte à tous les membres du public. Dix jours avant l’événement, les places (gratuites) furent mises à la disposition du public sur internet. En moins de 48 heures, elles avaient toutes trouvé preneur.

 

Mise en forme et entrée en scène


Je retrouve Jean-Luc Mélenchon et son entourage vers 16h15 à la gare de Euston. Il vient de quitter Julian Assange. La conférence commence à 18h. Il a donc une heure et demi pour peaufiner son discours. En chemin vers mon bureau, je lui retrace l’histoire de University College London, l’université dans laquelle j’enseigne. Je lui explique que ce fut le premier College de l’université de Londres à afficher son indépendance vis-à-vis de la Couronne. L’institution fut aussi la première du pays à accorder une chaire professorale à une femme, à accueillir des Irlandais, des Juifs et même d’ex-Communards en exil. Je perçois une lueur d’intérêt dans le regard de Mélenchon.

Dans mon bureau, il imprime un discours, qu’il annote à divers endroits et lit attentivement à plusieurs reprises. Le niveau de concentration atteint alors son paroxysme. Le discours reçoit sa forme finale et Mélenchon se prépare à l’imminente entrée en scène.

Lorsque nous pénétrons dans l’amphithéâtre, il est effectivement comble. Plusieurs dizaines de personnes arrivées en retard resteront debout pendant les deux heures que durera la conférence. J’aperçois des journalistes du Guardian, de The Independent, du Morning Star, de OpenDemocracy (le Mediapart britannique). Il y a des ambassadeurs latino-américains, des dirigeants syndicaux, politiques et associatifs. Mélenchon me souffle : « Il y a beaucoup de jeunes ! » C’est vrai et c’est saisissant car les deux tiers des spectateurs ne sont pas des étudiants à UCL. Il y a des Français, mais aussi beaucoup de Britanniques et des personnes d’autres nationalités.

Je prends la parole quelques minutes pour présenter l’invité. Je perçois des visages attentifs devant moi. C’est au tour de Jean-Luc Mélenchon. Il dit quelques mots en anglais et met tout de suite les rieurs de son côté : « I can’t give my speech in English, but I can summarise it in one sentence : I am very dangerous ! »

Dans un discours où l’éco-socialisme tient une place centrale, les bons mots se succèdent : « Comme l’a dit Hugo Chavez, si le climat était une banque, il serait déjà sauvé ». Mélenchon mentionne la « glorieuse » Révolution de 1917, la mine gourmande. Le jeune public applaudit et rit de bon cœur. Le discours comporte trois parties : 1) l’état actuel de l’économie et de l’écosystème ; 2) ce qui nous attend si nous ne changeons de système de production ; 3) les propositions du Front de gauche.

C’est un discours didactique, patiemment construit et argumenté, mais sans les effets de tribune des meetings politiques. Mélenchon n’est pas docile pour autant : « Nous avons raison. Ils [les néolibéraux] ont tort » ; « La vie est un rapport de force ; la démocratie, ce n’est pas le consensus ». Si j’osais affirmer le quart de cette vérité première à mes étudiants, je passerais pour un dangereux gauchiste !

Ce soir-là, ce discours qui propose une « radicalité concrète » semble quasiment envoûter l’auditoire. Je lirai après coup que le journaliste de The Independent avait tweeté pendant la conférence que Mélenchon lui faisait penser à une rock star.

Quelques minutes à peine après le début de la conférence, on me rapporte que les récepteurs pour la traduction simultanée ne fonctionnent pas. Las ! Pourtant un petit miracle (laïque) se produit : personne ne quitte la salle. Ceux qui comprennent mal le français restent assis et tentent patiemment de suivre. Je crois que c’est avant tout la présence physique de l’orateur qui les retient : la voix est chaude et caressante, puis, soudainement, elle devient virulente, voire menaçante ; le faciès est toujours expressif ; l’hexis corporel est tantôt fils du peuple, tantôt tribun éloquent. Les mains tourbillonnent, l’index se tend, le corps se tourne vers le public, vers moi. Mélenchon parle sans jamais regarder ses notes. Le discours est fait homme. 

Après quarante minutes, Jean-Luc Mélenchon s’interrompt et me demande : « Combien de temps me reste-t-il ? » Je bafouille : « Euh… Quelques minutes… » Mélenchon me décroche une grimace hostile. La salle s’esclaffe. Comment intimer à Jean-Luc de conclure dans les plus brefs délais ? C’est impossible. Alors, il repart, pour dix minutes encore. Comme Jaurès, il s’adresse à la jeunesse : « Je vous appelle à vous tenir prêts. Vous avez une responsabilité totale. Vous ne serez pas des consommateurs d’événements, vous en serez les producteurs ».

« Je suis venu vous donner le plan de route »

Fou d’histoire et de la Révolution de 1789, Mélenchon confie qu’il existait au XVIIIe siècle à Londres un puissant courant favorable aux Lumières et à la Révolution. Il regrette que « nous [les révolutionnaires français] n’ayons pas su dire les mots de fraternité, trouver les actes d’affection et de chaleur pour construire l’internationale révolutionnaire qui passe par les peuples davantage que par les organisations ». Et de conclure de manière très mélenchonienne : « Je ne suis pas venu vous caresser la tête, mais vous donner le plan de route ».

La partie question/réponse qui suit le discours se déroule dans la bonne humeur. Quand j’annonce au public que la conférence est terminée, une cinquante de personnes nous rejoint sur scène et entoure de près Jean-Luc Mélenchon. Il dédicace ses livres, se fait prendre en photos, discute et argumente avec tous. Au moment où Mélenchon disparait sous la vague humaine qui l’entoure, je me demande comment nous allons parvenir à nous extraire de la salle.

Tous les commentaires

22/12/2012, 14:24 | Par Annie Stasse en réponse au commentaire de aldabrah le 22/12/2012 à 10:28

veinarde

22/12/2012, 14:35 | Par Annie Stasse

Les anglishs qui viennent écouter, et en nombre, Méluche… j'en reviens pas… ils ont pas peur ? J'ai frissonné quand il fait référence à Marx > un dangereux communiste dans les murs de l'école ? j'en ai froid dans le dos.

mais si c'était pas en anglais comment ils ont suivi ? Je serais quand même curieuse de savoir, ils parlent moins le french que nous l'english ! (après le même nombre d'années d'apprentissage). Juste sa "posture" d'après la description que vous en faites. Il est vrai qu'il est charismatique… quel bol on a !

Ces temps-ci j'évite d'aller le lire ou l'écouter pour rester sans influence. En fait vous êtes le deuxième blog en quelques semaines (sur MDP), j'avais totalement arrêté volontairement depuis les élections… finalement je crois que c'est pas plus mal : au lieu d'être dans l'habitus, je suis dans la redécouverte à chaque fois… et c'est mieux.

… et il redonne l'espérance… on est tellement déprimé. On se voit comme bientôt la Grèce. Comment ça pourrait changer ? Il dit "fortuitement". P't ben qu'oui. Il y a des exemples récents certes. Mais à ce jour pas en Europe. Quant aux indignés ça n'a rien "donné".

Je ne vois que la résignation. Jamais que sur MdP où l'on peut voir le ras le bol (raisonné) s'exprimer.

22/12/2012, 15:20 | Par Philippe Marlière en réponse au commentaire de Annie Stasse le 22/12/2012 à 14:35

Il y avait une traduction simultanee (avec deux traductrices en cabine), mais au dernier moment le systeme n'a pas fonctionne. On m'a rapporte qu'une seule personne est partie. Tout le monde est reste assis, attentif et dans la bonne humeur!

22/12/2012, 15:11 | Par Philippe Marlière en réponse au commentaire de jean estivill le 22/12/2012 à 14:39

Cette pensee me rejouit egalement. On est venu chasser sur leurs terres... :-)

22/12/2012, 14:43 | Par jean estivill

Les socialistes-caviar, la gauche bobo gouvernementale va en mourir de jalousie, çà suffit à faire mon bonheur aujourd'hui

22/12/2012, 16:08 | Par juan23

Interessant, très interessant.
Merci

22/12/2012, 22:22 | Par Didier Marlier

Sourire Super!

22/12/2012, 23:05 | Par Célestine

C'est vrai que dans la mélasse actuelle  en France, avoir ce genre de reportage, cela fait du bien. Merci.

Claire Delaroche

23/12/2012, 00:00 | Par whisky

Est-ce que la séance de question-réponses a été filmée ? 

ps : vous êtes encore en vie après le "quelques minutes"?

Je me demandais qui avait reçu ce regard, bravo à vous, pour l'organisation, le reportage des dessous et ce stoïcisme :-)

23/12/2012, 00:13 | Par Philippe Marlière en réponse au commentaire de whisky le 23/12/2012 à 00:00

La partie questions/reponses n'apparait pas sur la video, helas.

23/12/2012, 14:36 | Par Yves Besançon

Merci, Philippe Malière, pour votre travail d'organisation et votre initiative de restitution de cette conférence, avec également votre compte rendu très sympathique à lire. Je viens de visualiser la vidéo où Jean-Luc Mélenchon est, à son habitude, très bon sur le fond et la forme. Sur le fond, je pense, bien évidemment, à ce couplage heureux, et spécifique au Front de gauche, entre socialisme, transition écologique et révolution citoyenne. Sans oublier, dans le discours de J-L. Mélenchon, l'analyse pertinente et extra-lucide de la crise actuelle dans une double perspective historique des contradictions internes du capitalisme et écologique à travers le respect des limites de l'écosystème, tout en mettant en évidence les deux impasses actuelles, celles du néolibéralisme et du social-libéralisme. Sur la forme, vous avez dit l'essentiel en quelques mots. Je vous cite : "Le discours est fait homme".     

24/12/2012, 11:37 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de Yves Besançon le 23/12/2012 à 14:36

: "Le discours est fait homme".    

 

C'est le Verbe incarné. Nous fêtons justement le saint mystère de l'Incarnation.

27/12/2012, 19:14 | Par rouge et noir en réponse au commentaire de melgrilab@yahoo.fr le 24/12/2012 à 11:37

Incarnation?l'incarnation de Jaures?au secours les" melanchonistes" succombent dans le mysticisme...

23/12/2012, 19:09 | Par profil_inactif_268226

Hollande ne fait plus peur aux banques, mais peut-etre a-t-il eu tors de toujours vouloir rassurer, meme les banquiers finiront par lui en vouloir.

24/12/2012, 12:47 | Par Colza en réponse au commentaire de profil_inactif_268226 le 23/12/2012 à 19:09

Hollande n'a jamais fait peur aux banques.

La preuve : le lendemain de son élection, la bourse est montée !

23/12/2012, 19:26 | Par JoëlMartin

Mé-len-chon pré-si-dent !

Mé-len-chon pré-si-dent !

Mé-len-chon pré-si-dent !

Mé-len-chon pré-si-dent !

Zut, c'est trop tard, les élections sont terminées...

 

23/12/2012, 19:30 | Par profil_inactif_145012

 

Excellente idée de tisser des liens avec la gauche anglo-saxonne, plus importante qu'on ne le pense souvent en France (et cela même aux Etats Unis, car le lien est fort de ce côté entre les deux pays). Et il y a aussi de nombreux francophiles et francophones !

 

23/12/2012, 21:50 | Par XipeTotec en réponse au commentaire de profil_inactif_145012 le 23/12/2012 à 19:30

La "gauche" anglo-saxonne est surtout très différente...

24/12/2012, 14:41 | Par profil_inactif_145012 en réponse au commentaire de XipeTotec le 23/12/2012 à 21:50

La "gauche" anglo-saxonne est anglo-saxonne, therefore very different from the French...Sourire

23/12/2012, 19:30 | Par JoëlMartin

Très bel hommage au grand homme :

http://www.youtube.com/watch?v=k33TsDb-JIo

Mais pourquoi il s'est cassé le député PG ?

Il est si cassant que ça, Mélenchon ?

Il avait des doléances, Dolez ?

23/12/2012, 19:35 | Par regis2334 en réponse au commentaire de JoëlMartin le 23/12/2012 à 19:30

Pourquoi tant de haine?

23/12/2012, 20:40 | Par gerald rossell en réponse au commentaire de regis2334 le 23/12/2012 à 19:35

Joël est

jaloux de

Jean Luc

23/12/2012, 21:28 | Par profil_inactif_145012 en réponse au commentaire de regis2334 le 23/12/2012 à 19:35

Joël Martin semble être dans sa phase de haine - je viens d'en prendre une sérieuse dose ! Bof... Sourire

24/12/2012, 12:51 | Par Colza en réponse au commentaire de JoëlMartin le 23/12/2012 à 19:30

Voyez le Blog de JL Mélenchon, il explique ça très bien.

"Le départ de Marc Dolez du PG est absolument fondé. Il nous reproche d’être durs avec le gouvernement, d’être Front contre Front à Hénin-Beaumont où il aurait préféré qu’on vote socialiste dès le premier tour, et enfin d’être très écologistes. Il a raison : c’est bien ça. C’est la ligne du Parti de Gauche."

http://www.jean-luc-melenchon.fr/2012/12/21/au-secours-ce-monde-est-fou/#article3

23/12/2012, 21:25 | Par Jardidi

Ils sont restés justement parce qu'ils ne comprenaient rien! [C'est de l'humour.]

Faire une conférence dans le pays qui a combattu la révolution française avec le plus de détermination est une perte de temps. Pendant ce temps, rien ne s'est passé au FdG durant six mois selon un article récent de Médiapart...C'est pas bon signe tout ça.

23/12/2012, 21:29 | Par profil_inactif_145012 en réponse au commentaire de Jardidi le 23/12/2012 à 21:25

Si autant de Français parlaient aussi bien l'anglais que d'Anglais le français, ce serait un véritable miracle !

 

24/12/2012, 14:32 | Par BobLobLaw en réponse au commentaire de profil_inactif_145012 le 23/12/2012 à 21:29

c'est déjà le cas. Pourtant ce n'est pas un miracle.

24/12/2012, 14:40 | Par profil_inactif_145012 en réponse au commentaire de BobLobLaw le 24/12/2012 à 14:32

J'en doute. Mais chacun son expérience de la réalité...

 

24/12/2012, 16:01 | Par Horus

 Une image symbolique de la "crise", prise dans une rue huppée de Lyon 6°, ce dimanche après-midi...

 

23/12/2012, 22:45 | Par Véronique HURTADO

Article à faire circuler en réponse au mensonge de Libération sur JL MELENCHON.

Voir mon blog.

Il me manquait le compte-rendu de cette conférence. Je vais faire le lien.

Merci.    

24/12/2012, 10:54 | Par Pierro Juillot

Je vous remercie Philippe Marlière de nous avoir apporté cette parole..., et je ne parle pas de son porteur, excellent par ailleurs..., une parole disais-je..., empreinte d'histoire..., de raison..., et d'humanité. Bien sur que l'homme est bien plus talentueux..., quand d'autres..., "ces têtes d’œufs...",  se vantent d'en avoir..., même pas le 10 ième d'une once de l'intelligence de ce tribun hors pair...! Je dis cela pour passer au dessus de certains clivages..., et apporter mon approbation complète à ce projet de d'écosocialsme..., qui en fera ma résolution de l'année se préparant, par mon engagement définitif au FdG.

Entendre prononcer autant de foi ce mot d’arrogance..., pour qualifier la pauvreté spirituel de la teneur philosophique, économique du capitalisme..., du libéralisme..., du néolibéralisme..., de la sociale démocratie..., leurs pourfendeurs invétérés..., m'a été plus que réjouissant et très réconfortant. Et pour en rajouter une couche..., s'il en fallait une de plus..., entendre et lire ce matin sur bfmtv..., l'un des gardiens du temps de la soit disant sagesse républicaine..., démocratique de notre pays..., avoir entendu VGE déclarer en substance...: "les Français ne peuvent pas se gouverner eux même. S'il se trouve une personne intelligente pour le faire, alors ils suivront."..., la..., j'ai tendance à y voir se rapprocher ce point de rupture salutaire dont M. Mélenchon nous à parlé dans la conclusion de son discours. Rajoutons un peu de verni nauséabond, avec Enrico Macias nous dire presque ceci ce week-end "qu'il comprenait Depardieu..., et qu'il trouvait qu'il avait le "courage de partir""... le paroxysme arrive bientôt à son comble.

Et quelle superbe synthèse..., dans cet enchevêtrement nous décrivant le mécanisme honteux, machiavélique, historique provoquant tant de misère dans tous les sens du terme, et de fractures sociales, d'inégalités économiques fiscales...! Partant de la dette public largement aggravée par les dettes privées, sauvée pour ces dernières pour éviter un effondrement systémique..., induisant mécaniquement et par connivence politico-économico-financière ces "crises" (qui ne sont normalement qu'un état transitoire...), elles même génératrices de casses sociales..., de dévastation des droits du travail, de destruction des services publiques (ses employés-es et sa valeur fondatrice de lien sociale) au seul profit de la spéculation capitalisme "stupide"(générant plus d'argent virtuelle (4000 milliards d'économies virtuelles circulant contre 40 milliards de production réelle, au niveau mondial) provoquant par effet de levier une austérité généralisée..., cette démonstration est exemplaire.

C'est bien les leviers de l'écologie pensée économiquement, de l'écosocialisme revivifiant la démocratie, qui nous sortiront de ces "crises"..., de cette spirale mortifère... Et avec son lien intrinsèque..., capital..., l'intelligence humaine mise en commun..., la prise de conscience de ses empreintes indélébiles si elle continue comme cela..., son aspiration à un bien vivre et être pour son ensemble en sera sa destiné..!

Ce billet documentaire est placé dans mes favoris.

 

 

24/12/2012, 12:44 | Par diaslaki

Bien, j'ai eu beaucoup de plaisir à vous lire, Philippe Marlière.

Où peut-on trouver le discours fait à cette occasion par JLM ? Merci.

Cordialement

24/12/2012, 14:24 | Par regis2334 en réponse au commentaire de diaslaki le 24/12/2012 à 12:44

Voir à la fin du billet.

24/12/2012, 20:05 | Par Pierro Juillot

Que cette nuitée enchante et réalise tous les rêves de nos enfants..., et ceux de nous ayant gardé leur cœur d'enfant..., celui d'une espérance retrouvée. Joyeux noël à toutes et à tous...!

25/12/2012, 16:01 | Par Jean-Claude POTTIER

Jésus revient. Normal, c'est Noël.

27/12/2012, 16:02 | Par citoyenne57

J'adooooore....

31/12/2012, 20:22 | Par robert cavaillès

Ma lecture tardive, "mea culpa", de cet excellent billet confirme mes craintes quant

 aux options actuelles de MDPT.  L'événement est majeur à la fois par le contenu d'une intervention dont on ne retrouve nulle part ailleurs dans les medias le contenu si rationnellement à contre-courant des pensées communes imposées  et par la forme, un politique français anticapitaliste faisant l'analyse du capitilisme dans une université anglaise, un pied-de-nez à la city ...  Et MDPT, "sua maxima culpa", qui, s'agissant de n'importe quel autre homme politique français se serait saisi de l'événement pour sa une, ne met même pas en une du club ce reportage vivant et de toute première main. Le "Guardian" est plus ouvert, l'université anglaise est plus ouverte ! 

22/02/2013, 12:25 | Par joelle.lanteri@orange.fr

ceci nous remplie de fierté . son engagement est total et la guerre qu'il méne au captalisme doit nous inspirer tous les jours .

22/02/2013, 12:28 | Par JoëlMartin

Mélenchon conférencier.

Super !

Cela en fait deux, avec Sarkozy...

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