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Sortir du nucléaire: bon ou mauvais pour l'emploi?

Sortie du nucléaire décidée en Allemagne, en Suisse, au Japon (de fait), bientôt sans doute en Belgique, abandon des projets de centrales aux Etats-Unis, délais et surcoûts monumentaux pour l'EPR en Finlande passé d'un coût prévisionnel de 3 à 6,6 milliards d'euros, mise en évidence à travers l'exemple iranien de la difficulté à éviter le passage du nucléaire civil à la bombe atomique... Ce contexte très défavorable pour l'électronucléaire explique sans doute que les défenseurs de cette énergie passent à l'offensive.

Ainsi Henri Proglio, PDG d'EDF, vient-il de déclarer: «Une telle décision menacerait 400 000 emplois directs et indirects de la filière nucléaire, 500 000 emplois dans les entreprises actuellement localisées en France et très gourmandes en énergie, comme l'aluminium, qui risquerait de partir à l'étranger. Il faut y ajouter 100 000 emplois futurs provenant du développement du nucléaire mondial à partir de la France. Au total, 1 million d'emplois seraient mis en péril.»

Cette estimation est-elle rigoureuse ? Commençons par le chiffre de 400 000 emplois (en fait 410 000) dans la filière nucléaire, qui provient d'une étude de PWC pour Areva et résulte de l'agrégation de 125 000 emplois directs dans l'électronucléaire en 2009 en France, plus 114 000 emplois indirects («soutenus par les commandes aux fournisseurs») et 171 000 emplois «induits», définis comme «alimentés par les dépenses des employés directs et indirects». Cette définition, qui permet de gonfler artificiellement l'estimation totale, ne correspond pas à l'usage habituel du terme «emplois induits» et ne permet pas de comparaison avec d'autres études. Pour ce faire, mieux vaut se limiter aux 125 000 emplois directs –chiffre d'ailleurs inférieur aux 165 000 emplois estimés dans la filière en 1982.

L'un des principaux centres de recherches allemand, le DIW, évalue à 264 000 les emplois directs dans les renouvelables électriques dans ce pays en 2009 -–2,1 fois plus que dans l'électronucléaire en France. En divisant ces chiffres par la production d'électricité, on arrive à 2,5 emplois par TWh dans les renouvelables en Allemagne contre 0,3 dans l'électronucléaire en France –8 fois plus. En France même, malgré tous les obstacles mis en œuvre pour freiner le développement des renouvelables, l'Ademe estime à 88 000 le nombre d'emplois directs équivalent temps-plein dans ce secteur en 2009 –70% des emplois directs dans l'électronucléaire la même année. De manière peut-être optimiste, l'Ademe estime même que ce chiffre devrait atteindre 110 000 en 2012 dans notre pays, soit quasiment le niveau de l'électronucléaire.

Venons-en aux 500 000 emplois «qui risqueraient de partir à l'étranger» dans l'industrie intensive en électricité. Le nombre d'emplois en jeu dépend bien sûr du seuil que l'on prend pour définir qu'une industrie est intensive en électricité, mais l'essentiel n'est pas là. Est-ce qu'une sortie du nucléaire en France menacerait l'emploi dans ces industries? Selon la base de données STAN de l'OCDE, en 2007 (dernière année disponible), il y avait 1,5 fois plus d'emplois en Allemagne qu'en France toutes activités confondues, pour une population en âge de travailler 1,4 fois supérieure. Qu'en est-il dans les industries intensives en électricité ? Il y avait 2,1 fois plus d'emplois en Allemagne qu'en France dans la production de papier, 3,7 dans la chimie hors pharmacie, 2,5 dans l'acier et 3,9 dans les métaux non-ferreux, dont l'aluminium mis en avant par Henri Proglio.

Dans les deux pays, les effectifs dans ces secteurs diminuent régulièrement depuis des décennies, principalement à cause de l'automatisation, mais dans chacun de ces secteurs sauf la chimie, la baisse est plus rapide en France : -19% en dix ans dans le papier en France contre -9% en Allemagne, -13% contre -10% dans l'acier et -30% contre -7% dans les métaux non-ferreux. Dans la chimie, la baisse atteint le même rythme (-19%) dans les deux pays. Les chiffres ne permettent donc pas de mettre en évidence un impact positif du nucléaire sur l'emploi dans les industries électro-intensives.

Quant aux «100 000 emplois futurs provenant du développement du nucléaire mondial à partir de la France», nul ne sait d'où vient ce chiffre. Au total, le million d'emplois menacé par la sortie du nucléaire n'a donc guère de réalité.

L'impact sur l'emploi d'une telle sortie dépendrait bien sûr des modalités retenues: il sera d'autant plus positif que l'accent sera mis sur les énergies renouvelables et les économies d'énergie, particulièrement créatrices d'emplois. Ainsi, un chiffrage de la mise en œuvre du scénario négaWatt aboutit à une création nette de plus de 600 000 emplois en France à l'horizon 2020, après déduction des emplois détruits. On ne peut que regretter que les partisans de l'atome préfèrent agiter des chiffons rouges plutôt qu'avancer des arguments rigoureux.
Philippe Quirion, économiste, chargé de recherches au CNRS, CIRED

Tous les commentaires

Sortir du nucléaire: bon ou mauvais pour l'emploi?mauvais

car on peut compter combien il a fallu de travailleurs mobilisés pour arrêter la catastrophe de Tchernobyl

ce fut une belle embellie

bon je déconne eh!

 

bien sûr allons voir du côté des propositions faites par "Négawatt"

merci pour la clarté de votre article, j'étais en train de lire le dernier rapport de négawatt pour chercher des informations au sujet de perspectives en france pour l'emploi en cas de choix du non-nucléaire

j'ai une question ??quels sont les chiffres de l'emploi en allemagne et en france ? combien de travailleurs dans chacun des deux pays dans la chimie, le papier, l'acier , les métaux non ferreux ?

les écarts semblent énormes entre les deux pays d'après votre billet

 

et pouquoi la france qui sembla être à la traîne derrière l'allemagne en terme d'industrie, voit-elle sa dégringolade encore plus forte ?

quels sont les secrets de l'allemagne ? et comment redresser la barre chez nous ?

 

beaucoup de questions ! certes ... si vous aviez l'amabilité d'y répondre pour éclairer notre lanterne, ce serait parfait

 

et bien sûr que les partisans de l'énergie nucléaire préfèrent sortir des chiffres bidons, pour FAIRE PEUR au consommateur lambda

 

me voilà un peu plus "armée" pour argumenter avec les pro-nucléaires

Bonjour,

On peut trouver les chiffres de l'emploi en France et en Allemagne sur la base STAN de l'OCDE, http://www.oecd.org/sti/stan-fr/

En 2007, dernière année disponible pour les 2 pays, on a, en milliers d'emplois :

chimie hors pharmacie : All : 324, F : 88

papier, y compris pate : A : 150, F : 70

acier : A : 170, F : 68

métaux non ferreux : A: 96, F: 25

Pourquoi la baisse est-elle plus forte en France malgré un prix de l'électricité plus élevé en Allemagne et une différence de prix entre les 2 pays en augmentation ? C'est (par définition) que d'autres facteurs plus importants ont joué en sens inverse, mais lesquels ? Je ne suis pas capable de répondre avec certitude, désolé.

les travailleurs français sont ceux dont la capacité de production a le plus augmenté, cela peut être une explication. J'ai lu cela et trouvé de passionnants chiffres dans le livre de Pierre Larouturou: "pour éviter le krach ultime"

Je viens de lire ce qu'en dit Wiki en francais. Assez impressionant. Sur la version anglaise, c'est un peu moins enthousiaste. Malheureusement pas de version allemande. Mais je vais creuser le net. En tout cas, j'en suis encore bouche bee! (svp, mettez les accents si ca vous geneRire)

Voir aussi ICI : la "fusion froide".

Beaucoup de questionnements !

beaucoup de références sur la page wiki citée, mais aucune référence d'arcitle publié dans une revue scientifique, c'est-à-dire où l'article est évalué par les pairs...

 

vous parlez de l'exemple Iranien; j'aimerai avoir plus de précision.

Les techniques d'enrichissement de l'uranium civil (pour enrichir à 4-5%) sont exactement les mêmes que pour enrichir à 80% (uranium adapté pour les bombes), d'où l'insistance des Occidentaux à forcer l'Iran à renoncer pour toujours à l'enrichissement.

 

"économiste, chargé de recherches au CNRS, CIRED"

On ne va pas croire un sale fonctionnaire chercheur indépendant au CNRS (exemple type de l'emploi menacé) quand le grand Proglio (qui a créé quoi ?) nous dit le contraire !

il me semble qu'il y a un biais dans la comparaison des chiffres "emploi nucléaire en France" versus "emploi renouvelables en Allemagne".

à tout le moins une précision à apporter pour faire une comparaison valable : multiplier les chiffres d'emploi avancés par la durée de ces emplois. d'ailleurs l'auteur précise que l'ADEME donnait 165.000 en 1982 contre 125.000 aujourd'hui.

264.000 emplois dans les renouvelables en Allemagne, mais depuis combien de temps et pour combien de temps ?

 

autre remarque : 2,5 emploi/TWh dans les renouvelables (privées ?) en Allemagne, contre 0,8 emploi/TWh dans l'électronucléaire français (public), soit un facteur 3.

question : qui finance cette différence ? réponse : le consommateur je suppose.

évidemment cette remarque n'aborde que la question de l'emploi, pas celle des investissements. mais à ma connaissance, il y a aussi un facteur 3 pour le coût : le TWh utile éolien est, en investissement, 3 fois supérieur à l'électronucléaire.

 

on peut souhaiter une "transition énergétique", on peut même être favorable au nucléaire sans le considérer comme obligatoire ou indépassable. mais dans le débat (nécessaire) sur la transition, la question des coûts et de leur financement ne doit pas être occultée.

 

enfin ce que je trouve navrant dans les décisions nationales en matière d'énergie, c'est qu'elles ne prennent pas en compte la dimension planétaire, ou autrement dit ne répondent pas à la question : comment produirons-nous à l'horizon 2025 puis 2050 l'électricité nécessaire à l'humanité ?

autre remarque : 2,5 emploi/TWh dans les renouvelables (privées ?) en Allemagne, contre 0,8 emploi/TWh dans l'électronucléaire français (public),///

 

et 80% de nomades du nucléaire sous traitants parfois au dixième rang ...

L'ETAT PRIVE FRANçais est tout aussi capitaliste ...t'as du dormir pendant dix ou vingt ans ...! Du syndicalisme à multivitesse ... pose la question a Philippe Billard, comment ton rève atomique traite ses potes de boulot, et il est conserné en premier chef .. en procédure de licenciement pour cause de vigilance ... au CHSCT

 

 

 

t'inquiètes, je connais bien la question de la sous-traitance du nucléaire. tu connais José de Spie ? ou C. de Polinorsud ? tu étais le 14 mai à Ambérieu à la réunion des sous-traitants ?

Non, j'y étais coco

 

Mais par contre j'ai suivi et vu mon frère partir en 6 mois d'un canczer généralisé à l'age de 44 ans , tritium et longue durée , lit Monique Séné

Mon frangin , lui avait vidangé le réacteur a eau lourde de Brennilis EL4 la pouubelle nucléaire collée en 1965 chez les ploucs ...

 

Si tu vois que je veux dire , j'ai jamais vu autant les ouvriers et selon , défendre avec un tel talent les patrons mafieux atomiques , et tel que toi ..

 

Ils les ont déjà baissés avec l'amiante et tu viens ici nous faire la messe nucléaire ...

 

tu connais le sens de la couleur du nucléaire ... Si tu vois ce que je veux dire !

 

Et quel serait tonintéret de souder des éoliennes au lieu de ces putains de bécanes , si ta paie est la mm , ou alors c'est peut etre que ta ta prime de permanent de la CCGT énergie , qui n'a pas fait beaucoup de bruit lors de la privatisation de EDF !

j'ai pas compris : tu y étais ou pas à Ambérieu ?

sinon 2 remarques : 1) je ne fais jamais la "messe" comme tu dis 2) je ne touche pas de prime comme permanent CGT énergie car je n'en suis pas

Bonjour,
Tout d'abord, vous avez raison parfaitement raison d'écrire que l'emploi ne peut être qu'un facteur parmi d'autres, et pas le plus important, quant aux choix à faire en matière d'énergie. C'est aussi l'un des facteurs à prendre en compte dans n'importe quelle politique publique aujourd'hui. Le coût en est un autre, mais aussi les conséquences sur le réchauffement climatique, les risques d'accidents, d'attentats terroristes, la prolifération...
Ensuite, les notes de bas de page n'ont pas été mises en ligne donc je profite de ce commentaire pour préciser mes sources : les 125 000 emplois proviennent d'une étude de PWC pour Areva.
http://www.pwc.fr/assets/files/pdf/2011/06/le_poids_socioeconomique_de_l_electronucleaire_en_france.pdf
Les consultants ayant généralement tendance à faire plaisir à leur client, on peut légitimement considérer qu'il s'agit d'une estimation haute.
Les 165 000 ne proviennent pas de l'Ademe non plus mais d'un article pas dispo en ligne :
Gérard Donnadieu, Revue de l'énergie N° 365, juin-juillet 1984, pp. 305-317
Ces chiffres ne sont pas en équivalent temps-plein, c'est-à-dire qu'un mi-temps compte pour un emploi. En revanche les estimations de l'Ademe sur les renouvelables sont en équivalent temps-plein, c'est-à-dire qu'un mi-temps compte pour un demi emploi, ce qui biaise la comparaison en faveur du nucléaire.
ADEME (2010) Marchés, emplois et enjeu énergétiques des activités liées à l'efficacité énergétique et aux énergies renouvelables.
Sur l'Allemagne, une de mes sources :
http://www.bmu.de/files/english/pdf/application/pdf/ee_beschaeftigung_2010_en_bf.pdf
Entre 2005 et 2010, les emplois dans les renouvelables (en général, pas seulement électriques) en Allemagne ont crû de 89%, soit 14% par an.
Vous avez raison d'écrire que plus une filière est coûteuse, plus son ratio emploi/MWh sera élevé en règle générale. Pour éviter ce biais, mieux vaut prendre le ratio emploi/million d'euros dépensés, quand on peut le calculer.
Cf. par exemple http://aceee.org/node/10485
C'est ce que j'ai fait dans une étude de 2008 consacrée à l'impact sur l'emploi du scénario négaWatt 2006 :
http://www.centre-cired.fr/perso/quirion/quirion_emploi_wwf.pdf
Résultat : dans la plupart des cas, les filières qui se développeraient dans le cas d'une mise en oeuvre de ce scénario (qui combine baisse drastique des émissions de gaz à effet de serre et sortie progressive du nucléaire) sont bien plus intensives en emploi (au sens nombre d'emplois/million d'euros dépensés) que celles qui déclineraient, d'où un effet net sur l'emploi très positif même en prenant en compte le financement des dépenses supplémentaires.
Enfin, vous avez raison aussi sur la dimension planétaire. A cet égard, je préfère que les pays en développement se lancent dans les renouvelables et les économies d'énergie plutôt que dans le nucléaire et le charbon. Et si la Chine est depuis 2010 le numéro 1 mondial en capacité éolienne installée, c'est grace aux progrès de cette technique permis par les politiques de tarifs d'achat garantis instaurés au Danemark puis en Allemagne, et dénoncé comme trop coûteux par bien des observateurs, en particulier en France.

merci pour les précisions.

il n'y a pas beaucoup de temps partiel dans le nucléaire à ma connaissance, donc les chiffres ne sont pas trop biaisés.

on aura des chiffres plus fiables par deux sources dans peu de temps (début 2012) :

- le rapport de la Cour des comptes sur les coûts du nucléaire qui sera sans ménagement (rapporteur : Mme Pappalardo)

- le rapport d'étape du Comité Stratégique de Filière nucléaire récemment créé qui sortira une cartographie de la sous-traitance dans cette industrie.

 

Reste que toute transition énergétique, si elle doit avoir lieu, doit se baser sur les prévisions de besoins et non sur des positions idéologiques, sans quoi on aboutira à une austérité énergétique qui sera au détriment des plus modestes.

Qu'ajouter à cet article et à tous ces commentaires? Que je connais bien le sujet technique? C'est vrai. J'ai débuté ma carrière au CEA et j'en sais bien plus que ce Monsieur Proglio, dont les arguments de chantage à l'emploi sont pitoyables et indignes de quelqu'un qui se veut "grand capitaine d'industrie"! Comment en effet menacer la France d'être obligée de revenir au thermique, avec tout ce carbone qui sera rejeté ... et dans le même temps faire des pieds et des mains pour prendre la main sur Dalkia (ex Générale de Chauffe)? c'est juste un concentré de mensonge et d'abjection. A suivre....

Il faut arreter de faire peur avec le nucléaire!

Voila un secteur industriel où la France avait une certaine avance et grace aux lobbies écologistes on achétera demain l'électricité dont nous aurons besoins à l'Allemagne qui elle grace aux verts allemands abandonne cette fillière ( ou elle n'était pas performante) pour construire de nombreuses centrales thermique fonctionnant au Gaz russe, vous dites CO2?

En France on a abandonné la filière Sur générateur, que les différents lobbies ont empéché de fonctionner normalement, qui était certainement une bonne solution. J'étais sur les manifs sur le site de Crey-Malville dans les années 70 et les arguments des écologistes de l'époque étaient de faire peur sur le refroidissement par la sodiumqu'on ne saurait pas retraiter en fin de vie de la centrale. Crey Malville est arrété depuis plus de 10 ans!

L'enjeu autour d'Aréva est simple Sarkozy et ses amis ( Frêre et Desmarais) propriétaires de Total et de GDF suez veulent mettre la main sur L'industrie nucléaire et ça ne les dérangerait pas de vendre ces centrales de par le Monde, c'est ce qui se passera et au grand dam des verts le danger nucléaire subit sera toujours là sur nos têtes même si les centrales ne se feront plus en europe.

PS: les differents Tsunamis depuis 3 ans ont fait beaucoup plus de mort que les centrales nucléaires mais beaucoup moins que les accidents de la route, première cause de mortalité dans le monde, mais encore très loin derrière les morts par famine et mal nutrition!

"les différents Tsunamis depuis 3 ans ont fait beaucoup plus de mort que les centrales nucléaires mais beaucoup moins que les accidents de la route, première cause de mortalité dans le monde, mais encore très loin derrière les morts par famine et mal nutrition!"

 

C'est vrai...sauf que vous ne tenez pas compte du facteur "temps" : l'accident nucléaire tue peu au moment où il se produit mais il peut tuer énormément au cours des dizaines (ou centaines) d'années qui suivent (cancers, malformations, déficit immunitaires, maladies diverses).

 

On considère que, par exemple, Tchernobyl, 25 ans après, est la cause d'au moins 100.000 morts.

Pour le coup c'est vous qui me faites peur , en tentant de réhabiliter superphénix .

Vous limitez la critique au sodium liquide et aux écolos .

Rien sur le plutonium, les isotopes issus des réactions ,les incidents liés au type de radiocativité, les aciers qui se fissuraient , les soudures , bref le nombre de pannes qui ont fait de cette installation la plus coûteuse et la moins rentable dans son fonctionnement .

Suffit je suppose de rechercher Superphénix sur le net pour retrouver toute la documentation liée , les coûts, les avis des spécialistes des pro comme des antis, etc ...

Ls.

Ce qui est certain c'est que la technocratie n'a pas digéré l'abandon de cette machine . Mais plus bornée difficile de trouver . Comme quoi les sectaires sont des deux cotés .

le principe du surgénérateur n'est pas en cause, mais le prototype Superphénix avait un défaut majeur : on avait vu beaucoup trop grand trop vite.

 

Phénix lui, plus ancien mais moins puissant a continué de fonctionner après l'arrêt de Superphénix, ce qui montre d'ailleurs la duplicité de Jospin et son parti qui ont servi Spx aux écolos mais ont financé des travaux importants sur Phénix pour permettre la poursuite de la recherche.

 

Evidemment, rien n'est parfait tout de suite, surtout dans des installations aussi complexes (voir les navettes spatiales par exemple).

 

Et quelque soit l'avenir du nucléaire, si l'on veut gérer convenablement les déchets, on aura besoin de ces réacteurs dits maintenant de 4ème génération, en mode sous-générateur ou pour la transmutation.

 

Il y a quelques années, Le Chat de Philippe Geluck disait ceci (ou à peu près) : "les déchets nucléaires créés dans les années soixante-dix dureront des millions d'années; pour ceux d'ajourd'hui, il faudra attendre 30 ans de plus" !

voir les navettes spatiales par exemple///

 

ça montre le niveau, dommage qu'elles soient en retraite, un petit séjour la haut te ferait le plus grand bien !

 

bolchévik atomique !

Yann,

Superphénix a été construit par un consortium de sociétés créées exprès et dissoutes ensuite (leurs actionnaires ne souhaitant pas être financièrement inquiétés en cas de pépin). L'ensemble était chapeauté par la NERSA, et non EDF, un machin international à irresponsabilité partagée.

Lors d'une distribution de tracts dans les années 90, j'avais croisé successivement un type d'EDF me vantant la qualité de l'engin, puis un soudeur inox ayant travaillé là-bas et m'expliquant comment on lui avait appris à masquer les défauts des soudures.

Superphénix devait être un surgénérateur de plutonium, ce fut surtout un sous-générateur d'électricité (il a consommé infiniment plus qu'il n'a jamais produit).

Ça a surement troué le cul à Jospin de faire plaisir aux écologistes en l'arrêtant, mais il n'avait pas le choix vu le bilan économique et les risques engendrés par un fonctionnement très aléatoire (euphémisme). C'est un peu comme l'hydravion géant d'Howard Hughes : on l'a fait décoller une fois, histoire de montrer qu'il pouvait voler... et puis basta.

Maintenant, on attend toujours qu'il soit démantélé et que le terrain soit rendu aux vaches... au XXIIe siècle peut-être ?

Phénix était un petit réacteur expérimental sans prétention de rentabilité mais pas dénué de risques pour autant.

Conclusion : ce n'est pas parce qu'on peut faire une grosse connerie qu'il faut la faire. Superphénix a été une aubaine pour ses promoteurs, mais une ruine pour les contribuables. Si la France avait été une vraie démocratie, sa technocratie n'aurait jamais pu imposer le nucléaire.

ne pas oublier que la majorité des arrêts de Spx avaient uen cause administrative

@ Patrick K

ah ! voilà un argument de poids...

mais erreur grossière : pas du tout bolchévique, mais alors pas du tout !

 

j'avais oublié : par contre partant pour un petit tour là-haut, même en soyouz Tranquile

Il est qd meme vrai que quand on met un euro dans l'energie nucleaire, cet euro reste + ou - dans notre pays a developper de la technologie, a faire bosser des boites de construction etc... Quand on achete pour 1 euro de petrole, il est perdu direct... Au final ca fait du deficit, de la dette etc....

Je crois qu'on est obligé de garder des grandes centrales de production centralisée d'electricité, le photovoltaique et l'eolien ne pourront pas suffire, surtout si on veut aussi produire de l'hydrogene ou se passer de petrole pour les transports...

Donc il faut continuer a developper la technologie, pour le solaire mais aussi pour le nucleaire pour que les centrales soient toujours plus sures et produisent moins de dechet. Et pe qu'un jour on arrivera a trouver des moyens (fusion?) d'avoir assez d'energie pour tout le monde. Je ne comprends pas les ecolos qui se battent contre ITER.

 

Je n'arrive pas à intégrer dans la &normalitè"du débat que des parrains comme MR PROGLIO deviennent des références pour des débats de société à moyen et tres long terme.Il est un des gros bénéficiaire du holdup nucléaire,soit.

Qu'il continue a vouloir nous impressionner et manipuler ,pour les bénéfices de"sa fratrie",ce n'est plus acceptable.Les mensonges et manipulations au plus au niveau deviennent heureusement une connaissance publique.

Alors adieu,le peuple de France peut se passer de la Sarkosie et des basses manœuvres!

Mais,ne rêvons pas trop!

Je pense que le grand probleme du nucléaire est son archaisme.Il ne permet que de trasformer l'energie de la fission de l'atome,la chaleur en électricité avec l'aide de la machine à vapeur de WATT,avec un rendement energétique de moins de 40%.

La vritable révolution reste à faire pour utiliser directement cette energie et ne pas produite de déchets ...eternels!

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