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Sur le dernier livre de Laurent Mauduit: un regrettable mélange des genres

Dans Les imposteurs de l’économie, dernier livre de mon excellent confrère et ami de quarante ans Laurent Mauduit, il y a une très bonne idée. Plus que bonne, salubre. Dénoncer les charlatans et affairistes (à des degrés divers) qui représentent la «pensée» économique officielle en France, monopolisent le temps de parole dans les médias et inondent les librairies d’ouvrages bavards et superficiels sur les thèmes à la mode. Et puis, il y a aussi, malheureusement, une très mauvaise idée : enrôler de force cette démonstration dans sa sempiternelle croisade contre ce qu’il appelle la «pensée unique ultralibérale» (forcément «ultra»). Ce qui fait que Laurent se prend les pieds dans le tapis.

Il est à la fois réjouissant et rafraîchissant de voir dévoiler, d’une plume alerte et incisive, les conflits d’intérêts, petits et grands arrangements, compromissions diverses et erreurs d’analyse de ces professeurs d’économie qui arrondissent très largement leurs fins de mois en conseillant discrètement des institutions financières, en empilant les jetons de présence dans les conseils d’administration et dont l’omniprésence médiatique est partie intégrante d’une stratégie de valorisation de leur «marque». La complaisance complice de journalistes dans ces opérations de promotions est justement exposée.

 

Où l’on rencontre donc l’héritier Pastré (Olivier de son prénom, dynastie bancaire marseillaise) et ses juteuses prestations dans la Tunisie de Ben Ali dont les auditeurs de France Culture (où il sévit le samedi matin) sont censés tout ignorer. Les communicants multicartes Cohen, Daniel et Elie, qui émargent respectivement à la banque Lazard et aux Pages Jaunes. Le bondissant (d’un micro à l’autre) Jean-Hervé Lorenzi, président de la société d’entraide baptisée «Cercle des Economistes», qui conseille une des branches de la famille Rotshchild et le pouvoir politique, quelle que soit sa couleur. Et le consensuel Christian de Boissieu, robinet d’eau tiède toujours prêt à couler, cumulard de la prestation tarifée et président du Conseil d’analyse économique, un «machin» plus ou moins œcuménique créé sous Lionel Jospin pour donner des avis au Premier ministre et qui lui a survécu (comme si le pouvoir était encore à Matignon !). Et quelques autres.

 

Derrière ces compromissions peu avouables (d’où la discrétion de leurs auteurs), Laurent Mauduit veut voir la main invisible, sinon du vilain marché, du moins de la «finance ultra-libérale» (forcément «ultra») qui aurait en fait «acheté» la science économique pour imposer son projet sinistre de domination du monde et de liquidation du «modèle social français» (ah, le programme du Conseil national de la Résistance !) Petit problème : la vaste majorité des économistes épinglés dans le livre sont des keynésiens de jus plus ou moins pur, comme mon ami Laurent. Il suffit de connaître leurs analyses de la crise financière mondiale (et comment y échapper puisqu’ils sont partout) pour savoir qu’ils ont tous applaudi des deux mains à la «relance» budgétaire et à la mise en route de la planche à billets par les banques centrales, alpha et oméga de la réponse des pays avancés. «Solutions» qui consistent à faire payer les contribuables (et demain les épargnants) en lieu et place des banquiers et des spéculateurs.

 

Tout à sa croisade, Laurent Mauduit embarque dans l’aventure des gens qui n’y ont pas vraiment leur place. Marc Fiorentino n’est pas un économiste mais un «trader», aux pratiques douteuses. Comme l’expose si bien  l’auteur, qui le dénonce comme «ultra-libéral» (forcément «ultra») tout en en invoquant ses multiples déclarations en faveur…de la «nationalisation partielle des banques». Mais chez les traders surmédiatisés, pourquoi n’avoir pas ajouté l’inénarrable Marc Touati, adorateur d’Alan Greenspan (un des vrais responsables de la crise, lui) et contempteur infatigable de la Banque centrale européenne (qui a pourtant sauvé la mise à Touati et à ses semblables) ? Trop keynésien peut-être ?

 

Par contre, deux économistes qui, Laurent Mauduit le raconte, se sont conduits de manière décente peuvent être classés comme libéraux : Nicolas Baverez , qui cesse sa collaboration avec Les Echos quand le quotidien économique est racheté par le bagagiste Bernard Arnault et surtout Jacques Delpla, qui démissionnera de BNP Paribas parce que la banque de Michel Pébereau l’a contraint de retirer, au sein de la commission Attali (qu’allait-il faire dans cette galère ?) une proposition de réforme qui allait contre ses intérêts. Comme l’auteur est conduit à l’avouer au détour d’une page, les grands patrons français sont tous sauf des libéraux. En France, la défense des rentes de situation est le plus grand dénominateur commun.

 

Faisons crédit également à Laurent Mauduit d’avoir l’honnêteté de faire son autocritique sur le cas de Jean-Paul Fitoussi, ci-devant représentant de Keynes en terre de France, devenu agent des pâtes italiennes Barilla. Et auquel il avait ouvert les colonnes de Libération puis du Monde. Mais pourquoi ? Parce que l’OFCE, dont Fitoussi a été longtemps le président, est pour notre auteur le pôle français de la «résistance» à la fameuse «pensée unique ultralibérale» (forcément "ultra"). Une sorte de village gaulois. Fitoussi lui-même ne ratait jamais une occasion de se présenter comme une «victime», un Astérix de la pensée économique défiant solitairement la domination de forces hostiles. C’est une mauvaise plaisanterie.

 

Le personnage a régné pendant des années sur l’enseignement de l’économie à Sciences-Po (dont l’OCFE dépend), cocon des élites économiques et politiques hexagonales. Les économistes, keynésiens militants, de cet organisme ne sont pas avares d’intervention dans les médias. Que dire d'Alternatives Economiques, qui jouit d’un quasi-monopole chez les enseignants d’économie du second degré (on comprend qu’ils n’aiment pas la concurrence !) et dont les figures de prou, gens de qualité au demeurant, ont micro ouvert sur France Culture ? Sans compter le volubile Bernard Maris, antilibéral militant qui après avoir tenu chronique sur France-Inter pendant des années, a été nommé en décembre 2011 au Conseil général de la Banque de France, un fromage de la République aussi inutile que coûteux (le coût de fonctionnement de la BdF est lui-même un anachronisme proprement scandaleux). Ce n’est pas mentionné dans le livre.

 

En tout et depuis toujours, la grille de lecture de Laurent Mauduit, c’est que l’Etat, c’est bien, et le secteur privé, voilà le mal. Qu’un Lordon et ses acolytes «atterrés», tous fonctionnaires, battent eux-aussi les estrades médiatiques en marge de leurs chères études à l’utilité sociale discutable, rien à dire. Puisque le contribuable paye, il ne peut y avoir ni rente, ni conflit d’intérêt, ni défense de privilèges. Mais que des économistes de haut niveau, confronté à la disette budgétaire d’un Etat impécunieux qui condamne les universitaires français à la médiocrité, recherchent et obtiennent des financements privés, c’est impardonnable. Ils auront forcément un fil à la patte qui les transformera en serviteurs obséquieux de la haute finance.

 

Le problème, et la faille principale de l’ouvrage, c’est que Laurent Mauduit n’en apporte aucune démonstration. Il procède par affirmation. L’école d’économie de Toulouse, la seule institution française jouissant d’un véritable rayonnement international, a-t-elle rencontré un succès certain dans cette démarche, directement inspirée des grandes universités américaines ? C’est, nous affirme l’ami Laurent, qu’elle est au service des «marchés». Contrairement à sa vertueuse rivale parisienne (dont le «lazardien» Daniel Cohen est une éminente figure, encore un piège dans le tapis) qui serait punie parce qu’elle appartiendrait plutôt à «l’école de la régulation».

 

Passons sur le fait que TSE (Toulouse School of Economics) soit beaucoup plus ancienne et bien mieux organisée que PSE (Paris School of Economics). Mais où sont les preuves que les centaines d’économistes qui contribuent aux très nombreux thèmes de recherche de l’institution dirigée par Jean Tirole (pas médiatique du tout, celui là) travaillent sous la dictée des marchés ? Aucune. Ces travaux ne sont même pas évoqués. Par contre, l’auteur a déniché un économiste, un, Augustin Landier, diplômé du MIT qui a eu l’audace de créer un fonds spéculatif à New York, avant d’intégrer TSE. Au passage, c’est le même Laurent Mauduit pour qui il n’y a rien à redire à ce que Keynes ait été, en son temps, à la fois un théoricien audacieux et un spéculateur enthousiaste. On s’y perd. Au passage, l’auteur manifeste qu’il n’a pas compris grand chose aux crises financières récentes (depuis la crise asiatique de 1997-98) puisqu’il semble persuadé que les coupables sont les «hedge funds». Mais c’est un autre débat.

 

En lieu et place de ce qui aurait représenté un travail de recherche plus ambitieux et moins manichéen (au fait, Esther Duflo, pour ne citer qu’elle, dans quelle université poursuit-elle ses travaux innovants sur l’économie du développement ?), Laurent Mauduit nous livre deux digressions, certes assassines et réjouissantes, sur ces marchands d’influence parisiens que sont Alain Minc et Jacques Attali. Hors sujet. S’ils sont bien des champions de l’acrobatie financière et de l’hyperprésence médiatique, ni l’un ni l’autre ne sont des économistes professionnels.

 

Et pour conclure, deux incohérences supplémentaires. C’est l’Ecole d’économie de Toulouse qui a été la première en France, et parmi les premières dans le monde, comme le signale d’ailleurs l’auteur, à adopter un code de transparence et de bonne conduite sur les activités extérieures de ses chercheurs. Et au sein du laboratoire d’idées bruxellois Bruegel, créé et dirigé par Jean Pisani-Ferry et dont Laurent Mauduit attaque gratuitement le mode de financement mixte (Etats européens et entreprises privées), il se trouve qu’un des «fellows» fondateurs, l’économiste Nicolas Véron, a adopté et maintenu sur la régulation financière et bancaire des positions qui n’ont pas eu l’heur de plaire (c’est un euphémisme) au pape de l’industrie bancaire française. Comme quoi, à vouloir trop prouver…

 

On trouvera dans ces liens, le "débat" entre gens tous d'accord organisé par Médiapart à l'occasion de la sortie du livre: 

http://www.mediapart.fr/journal/audio/les-imposteurs-de-leconomie-le-debat-chaillot-1

http://www.mediapart.fr/journal/audio/les-imposteurs-de-leconomie-le-debat-chaillot-2

Tous les commentaires

07/04/2012, 13:34 | Par ++++++

Ouf, comme je suis satisfait de lire cela.

De plus, la critique n'empêche pas l'amitié.

07/04/2012, 16:13 | Par Gilbert.Duroux en réponse au commentaire de ++++++ le 07/04/2012 à 13:34

Ce qui est rigolo, c'est de voir laurent Mauduit reprendre la thèse des "Nouveaux chiens de garde" (les "économistes" et autres experts médiatiques qui avancent masqués) après avoir flingué ce pamphlet (confondant au passage pamphlet et caricature). Après avoir, lorsqu'il était au Monde, donné aux économistes libéraux la place qu'il leur reproche aujourd'hui, Laurent Mauduit n'est pas forcément le plus légitime pour causer du sujet.

07/04/2012, 13:56 | Par GIULLIETTALASUBVERSIVE

http://blogs.mediapart.fr/blog/philippe-ries/140408/reponse-a-daniel-bouton-il-est-temps-de-changer-de-modele

Un banquier français que vous connaissez bien ne m'avouait-il pas, en septembre 2007, qu'en achetant ces «déchets toxiques» financiers fabriqués à Wall Street (les «subprime» et leurs dérivés), les banques européennes avaient elles aussi contribué à financer le déficit des comptes courants des Etats-Unis.
Incidemment, je me permets d'attirer votre attention sur les éditoriaux, articles et libres opinions publiés ces derniers temps par le Wall Street Journal qui ne se joignent pas au concert de louanges qui ont célébré en France les décisions des autorités monétaires américaines. Il est vrai que notre pays compte une génération entière d'économistes et de journalistes ou commentateurs qui se sont disqualifiés en se prosternant devant la statue de «Saint» Alan Greenspan, veau d'or à l'éclat terni qu'ils ont entrepris tardivement de lapider. Inutile de les nommer, vous les connaissez, ils se reconnaîtront et les écrits restent.

07/04/2012, 14:04 | Par pmabéché

Pas un seul mot qui ne me régale ! ça désingue dans toutes les directions ! je vais relire au moins 5 fois !

Je ne pensais pas qu'on pouvait changer de chargeur aussi vite ! C'est quoi comme modèle ? Uzi ? AK47 ?

OK, mais maintenant, plus de solution, il n'y a plus qu'à prendre la brousse, parce que descendre sur le trottoir, à Paris ou ailleurs, devient extrêmement risqué.

Attendez au moins que j'ai fini de taper mon étude du Che.

Sur le fond, comment ne pas être fana !

07/04/2012, 14:14 | Par Danyves en réponse au commentaire de pmabéché le 07/04/2012 à 14:04

Uzi

Autrement cela dézingue à tout va, effectivement. 

J'ai eu Elie Cohen comme étudiant, il était alors brillant; X-Mines il dézinguait dans un rapport de Stage à Sciences Po

le plan  Dherse de la Sidérurgie qui tentait de sauver Wendel-Sacilor, alors.

 

Brillantissime

 

http://www.annales.org/archives/x/dherse.html

 

 

07/04/2012, 14:59 | Par ++++++ en réponse au commentaire de Danyves le 07/04/2012 à 14:14

Wendel-Sacilor

Non, Wendel Sidelor devenu Sacilor, avant son intégration à Usinor Sacilor, rebaptisé en Usinor avant de devenir Arcelor puis enfin Arcelor Mittal.

07/04/2012, 15:47 | Par Danyves en réponse au commentaire de ++++++ le 07/04/2012 à 14:59

Merci du rappel.

Dans tout les cas,  fort coûteux pour l'Etat.

Wendel-Sidelor n'avait pas apprécié le-dit rapport de stage, et refusa tout stagiaire durant deux ans, avant une franche explication avec le secrétaire général d'alors -sa carte dans mes archives-, qui reconnu au final, qu'ils eussent dû suivre quelques une des indications du rapport, qui dénonçait, entre autre, une surévaluation de la demande d'acier.

 

07/04/2012, 17:32 | Par Crampon en réponse au commentaire de Danyves le 07/04/2012 à 15:47

Si je comprends bien la sidérurgie française a été minée par les incessants et coûteux changements de papier à en-tête ! Clin d'œil

On ne nous dit pas tout ! Cool

07/04/2012, 18:25 | Par ++++++ en réponse au commentaire de Crampon le 07/04/2012 à 17:32

A Crampon,

Non c'est le fruit classique de l'économie sur plusieurs dizaines d'années. La concurrence, l'émergence de nouveaux compétiteurs, généralement avec de nouvelles technologies, le tout conduisant inéluctablement à des regroupements. Il n'y a que la gauche de la gauche productiviste qui pense qu'il suffit de construire des usines « pour toujours ». Une usine est créée mais très vite nécessite des entretiens lourds et couteux, ou se fait dépasser par un concurrent disposant d’une technologie plus récente ou des coûts inférieurs. Il est donc, en permanence, nécessaire de s'adapter. Le client le demande. Le client veut en permanence plus de qualité, de quantité et de fiabilité pour un prix inférieur.

Il n'y a jamais d'usine pour toujours.

Le problème de la France c’est qu’elle est trop idéologique et pas assez pragmatique.

La seule solution est de rendre tout le monde responsable en créant une démocratie exigeante pour tous avec une justice très indépendante, dotée de moyens importants dans un cadre nationale mais avec une démocratie très décentralisée et fédérale ayant les moyens de soutenir les forces locales pour le développement économique.

En France tout a été nationalisé au niveau central pour finalement être complètement privatisé par le pouvoir central, sur une base mondiale. Peu importe que dans un cas ce soit la gauche et dans l’autre cas la droite. Le problème c’est qu’il n’y a pas eu de continuité. Nous voyons donc bien que c’est une question de structure du pouvoir, et non pas une question de gauche et de droite. La structure du pouvoir en France est mauvaise. Aujourd’hui tous les grands groupes nationalisés en 1981 sont entre les mains de capitaux étrangers même si les sièges sociaux sont encore en France, le capital, la propriété est en entre des mains étrangères, donc le bénéfice quand il y en a, part à l’étranger.

08/04/2012, 05:34 | Par Bong Milk en réponse au commentaire de ++++++ le 07/04/2012 à 18:25

"IL n'y a jamais d'usine pour toujours", c'est bien dit: Xerox, Eastman-Kodak, Elpida, Nokia... une boite n'est jamais trop grosse ou trop dominante pour ne pas être ébranlée (parfois fatalement) par la concurrence.

07/04/2012, 18:09 | Par ++++++ en réponse au commentaire de Danyves le 07/04/2012 à 15:47

A Danyves

N'oubliez jamais une chose c'est que la situation à Longwy en 1977 était révolutionnaire.

Longwy était assez majoritairement Usinor et non pas Sacilor.

Le fait d'avoir pris des mesures exceptionnelles autorisa des managers à fermer de nombreuses usines, dont certaines venaient d'être inaugurées.

Cela permit aussi d'introduire des plans de modernisation drastique dans de nombreuses installations dont Sollac Florange et de faire vivre ces installations plusieurs dizaines d'années encore.

Personnellement j'ai vécu cela, il y a 24 ans au sein de la direction d'une branche d'Usinor. J'ai participé à l’annonce et fait parfois l'annonce à la presse, de nombreuses suppressions d'emplois, quelques fois massivement, mais les installations étaient à chaque fois sauvées, les principales, d'autres étaient fermées.

Vous ne pouvez pas dire que cela ait couté cher à l'Etat. Les produits vendus sortaient des usines en payant leur TVA. C'était une "TVA" affectée, ce qui n'est pas sain, j'en conviens mais ce qui permit de créer Arcelor après qu'Usinor ait été redressé et soit devenu "juteux".

Vous ne pouvez pas télescoper ces 35 ans en un fragment de seconde. Nos générations vivent depuis des lustres avec la télévision couleur et le magnétoscope comme si le temps était figé. Ce qui s'est passé entre 1977 et 1997 n'a rien à voir avec ce qui s'est passé depuis avec Mittal, surtout aujourd'hui.

Une seule chose est sûre, il n'y a plus de minerai de fer en lorraine, il n'y a pas de raison à s'entêter à fabriquer de l'acier en ce lieu avec de la fonte.

La décision fut prise à la fin des années 50 lorsque fut décidé de construire Fos et Dunkerque. Entre les deux, les usines furent encensées tant que les prix étaient hauts et maltraités tant que les prix étaient bas.

Qu'en pense Aurélie Filipetti, élue de Lorraine. Si le fédéralisme était instauré en France, les élus pourraient s'intéresser un peu plus à leur géographie économique. Cela fait 20 ans que les mines de fer (minette de lorraine) ont été fermées. Ils auraient pu regarder une carte et les approvisionnements et se retrousser les manches pour prévoir des alternatives à Sollac Florange. La CFDT, syndicat modéré et collaborationniste, aurait pu également s'en inquiéter et proposer des solutions qui ne soient pas seulement des errements écolopsu.

Mais à l'époque auquel vous situez votre Elie Cohen, il avait tort. Par contre ce qui est grave, c'est qu'il avait raison sur le long terme. Il fallait donc trancher, sauver ce qui pouvait l'être et redresser. Cela a été fait, j'y ai, à ma petite échelle, participé. Parallèlement, il fallait prévoir l'avenir. Comme d'habitude, rien ou trop peu ont été faits. Mais que faisait la lorraine Aurélie Filipetti ???

07/04/2012, 19:12 | Par zeta en réponse au commentaire de ++++++ le 07/04/2012 à 18:09

Et Jean Gandois , il en pense quoi ?

07/04/2012, 21:46 | Par ++++++ en réponse au commentaire de zeta le 07/04/2012 à 19:12

Le rapport est là :

1961: entre à la société de Wendel, où il fait carrière.
1972: directeur général de Sacilor.
1975: PDG de Sollac.
1979: PDG de Rhône-Poulenc.
1986: PDG de Pechiney.
1987: PDG de Cockerill Sambre

Au moment de la crise de la sidérurgie, il était chez RP dans la chimie. C'est seulement en 87 qu'il est revenu dans la sidérurgie...belge.

Il a tout fait à ce titre pour rapporcher son groupe d'Usinor Sacilor, ce qui était louable du point de vue des sidérurgiustes français y compris des sidérurgistes de la base.

07/04/2012, 21:51 | Par Danyves en réponse au commentaire de ++++++ le 07/04/2012 à 18:09

Merci de ces précisions de terrain.

En 1972, Elie Cohen dans son rapport quand aux volumes se plaçait bien sur le long terme.

08/04/2012, 09:18 | Par ++++++ en réponse au commentaire de Danyves le 07/04/2012 à 21:51

A Danyves,

Malgré tout Elie Cohen se trompait sur les volumes parce qu'il se situait, si je me rappelle bien, sur le plan mondial pour parler de la sidérurgie en France.

Or en fait pendant toute cette période des années 70,80 et 90 et surtout depuis l'émergence de la Chine, la production mondiale d'acier n'a jamais cessé d'augmenter.

Au niveau mondial, il n'y a jamais eu de crise de l'acier.

Seulement l'acier, comme vous le savez, est pondéreux en amont et en aval de sa production. Il faut du minerai de fer et du charbon en amont et livrer le produit en aval. Si l'acier a toujours été produit près de ses clients, ce sont historiquement les clients qui venaient s'installer près des producteurs d'acier. Or les sources pour l'approvisionnement, en Europe, particulièrement en France, sont en bord de mer, par où les matières premières arrivent. Florange étant passé depuis plus de 20 ans à une production d'acier avec de la fonte produite avec du minerai de fer et du charbon d'importation, beaucoup plus riches et seuls capables de permettre une rentabilité économique suffisante, était condamné à terme parce que n’étant pas en bord de mer.

Ce que n'avait donc pas vu Elie Cohen c'est que Gandrange pouvait vivre, difficilement, 30 ans de plus et Florange vivre de manière très satisfaisante, 35 ans de plus.

L’erreur de la sidérurgie française vient du fait que le président d’Usinor, lorsqu’il a créé Arcelor avec ses collègues européens, a remis le pouvoir à de grands managers qui étaient tous passés par Gandrange et Florange. Lui-même en 86 avait pris la présidence, en plus de celle du groupe usinor sacilor, de la branche qui possédait Gandrange. Parallèlement, il avait remis la présidence opérationnelle de la branche « produits plats » (Fos, Dunkerque et Florange) à l’ancien dirigeant de Sollac Florange.

Ces hommes ont tellement été marqués par la difficulté de l’acier lorrain qu’ils ont oublié que l’acier pouvait devenir attractif pour un autre groupe international, en l’espèce Mittal.

Gandrange et Florange étaient un peu devenus l’école d’Usinor Sacilor, les lieux où il fallait passer pour voir l’extréme difficulté du métier. Tant que les « français » étaient à la tête d’Arcelor, il y avait toujours beaucoup d’exigence pour Gandrange et Florange mais il y avait aussi beaucoup de respect et d’attachement.

Tout cela Elie Cohen ne l’avait pas vu et ne pouvait pas le voir en 1972, mais il avait exagéré et s’était trompé en traitant l’acier français sur une approche mondiale erronée.

Ce qui est regrettable c’est que dans une région, la Lorraine et un département, la Moselle, qui possède une voie navigable connectée au Rhin, une ligne de chemin de fer connectée au réseau européen pour les marchandises et les voyageurs, un réseau autoroutier hors pair, trois autres pays a proximité, des travailleurs volontaires et finalement modérés, il n’y ait pas eu la possibilité que les élus régionaux de tous bords et toutes les institutions natonales et régionales, trouvent la possibilité de soutenir des projets de substitution, dignes de ce nom. Nous voyons donc bien par-là que ceux qui défendent un Sénat avec les partenaires sociaux dans un projet de VIème République se trompent. La seule chose que la France n’a pas essayé, c’est le fédéralisme et une séparation stricte des pouvoirs avec des moyens considérables à la Justice.

Nous nous rendons donc bien compte que le projet européen de traitement du CO², à la source, comme cela était envisagé pour Florange et défendu par la CFDT, n’est pas à la hauteur de l’espoir des salariés de Florange. Ils ne veulent pas d’un laboratoire, ils veulent de vrais emplois.

08/04/2012, 10:43 | Par Etoile66 en réponse au commentaire de ++++++ le 08/04/2012 à 09:18

Comme je l'indiquais dans mon commentaire ci-dessous, vous avez encore raison sur l'acier et le traitement par la France de cette industrie sinistrée.

Juste à quelques kilomètres de Gandrange et Florange, une industrie de l'acier a su s'adapter au monde tel qu'il est, produit, embauche et exporte dans le monde entier.

 

08/04/2012, 20:36 | Par GILLES WALUSINSKI en réponse au commentaire de ++++++ le 07/04/2012 à 18:09

Aurélie était encore dans son berceau, toute mignone fille de sidérurgiste!

07/04/2012, 15:10 | Par ++++++ en réponse au commentaire de Danyves le 07/04/2012 à 14:14

Il ne semble pas qu'Elie Cohen ait été élève de l'école Polytechnique, cf. sa biographie ci-après.

http://www.elie-cohen.eu/rubrique.php3?id_rubrique=1

Extrait de ce site : "Biographie d’ Elie Cohen. Né en 1950 à Meknes (Maroc), diplômé lauréat de l’IEP Paris (Section Economique et financière - 1972), Docteur en Gestion(Université Paris Dauphine) et Docteur en Science Politique(titulaire d’une HDR), Elie COHEN a entrepris une double carrière de chercheur et d’enseignant du supérieur. Élève chercheur à l’Ecole des Mines puis chargé de recherche au Centre de Sociologie de l’Innovation de l’Ecole des Mines, il a ensuite rejoint le CNRScomme Directeur de recherche au Groupe d’Analyse des Politiques Publiques de Paris 1 puis au Cevipof (FNSP). ..."

07/04/2012, 15:40 | Par Danyves en réponse au commentaire de ++++++ le 07/04/2012 à 15:10

Oops. Merci.

Je citais de mémoire.

Encore une fois, on peut avoir des perturbations de mémoire. J'avais oublier qe l'on peut passer par Mines en omettant la case X.

Ceci explique cela.

07/04/2012, 14:19 | Par profil_inactif_145012

Merci pour cette perspective : j'hésitais, maintenant c'est décidé, je vais acheter ce livre...

07/04/2012, 14:37 | Par christian paultre

L'arroseur arrosé toujours réjouissant.

08/04/2012, 09:10 | Par Etoile66 en réponse au commentaire de Laurent Mauduit le 07/04/2012 à 14:58

Merci Laurent de votre livre et de vos commentaires, mais sur certains points je ne peux que donner raison à votre "contradicteur" bien que je vous apprécie énormément.

Voir mon commentaire ci-dessous.

08/04/2012, 12:52 | Par Marc Daniel LEVY en réponse au commentaire de Etoile66 le 08/04/2012 à 09:10

Vive Médiapart!

Champagne pour la controverse, rugueuse mais amicale.

Médias de "connivence" (... de toutes obédiences) , prenez-en de la graine !

08/04/2012, 10:22 | Par emile.michel6@orange.fr en réponse au commentaire de Laurent Mauduit le 07/04/2012 à 14:58

Pas de réponse de fond sur la société d'économie mixte et son exemple écrit dans la loi négociée du 2 juillet 1990 : le front de refus" idélogues syndicaux et politique" a rejoint les ultra libéraux pour essayer d'anéantir l'esprit et les textes négociés dont l'obligation de négocier et la stratégie de décentralisation et de déconcentrtion des pouvoirs dans l'entreprise publique.

Mélanchon se serait rapproché de cette idée de l'obligation de négocier et même Poutou , tout un symbole de leur compromission avec les ultra libéraux dans leur type de pensée ouvrèriste et manipulateur des salariés... Fond de commerce d'un certain type de syndicalisme vertical et à la petit chef partout ce qui justifie la collusion jacobine à droite et à gauche...

Merci à Michel ROCARD pour ton esprit de vérité .

08/04/2012, 20:53 | Par Oliviero en réponse au commentaire de Laurent Mauduit le 07/04/2012 à 14:58

Et puis, je voudrais m’arrêter au deuxième argument important que tu avances, celui sur l’Ecole d’économie de Toulouse. Tu me faire dire en substance que cette école travaille sous la dictée des marchés.

Or, ce n’est pas cela ma crainte.


Monsieur Laurent Mauduit, j'ai dû mal lire les ``bonnes feuilles'' de votre livre publiées sur ce bon site de Médiapart, car c'est exactement ce que j'avais compris. Il me semblait bien que vous tapiez fort sur la non-indépendance des économistes, en particulier ceux de Toulouse. Ceux de Paris étaient en revanche épargnés, car Thomas Piketty dans le rôle du gentil avait démissionné de son poste de directeur pour soutenir Ségolène. Vous me répondrez peut-être que je vous ai mal compris, et c'est tant mieux, mais c'est tout de même ce qui ressort de la lecture de vos bonnes feuilles, et, me semble-t-il un résumé de l'axe de vente de votre livre.

07/04/2012, 17:48 | Par lartige en réponse au commentaire de ++++++ le 07/04/2012 à 16:18

Comment réduire le déficit du commerce extérieur français ?

... en réduisant le déficit public !

Même si le principe des "déficits jumeaux" n'est pas une théorie, il y a fort à parier qu'il s'applique à la France (comme aux Etats-Unis d'ailleurs).

07/04/2012, 21:48 | Par ++++++ en réponse au commentaire de lartige le 07/04/2012 à 17:48

Vous voyez une cause, là où il y a une conséquence pour la France.

Croire que c'est uniquement en baissant les prix par une baisse des coûts qu'il est possible d'exporter, est la description d'une condition nécessaire mais pas suffisante.

La France n'exporte pas parce que quand elle exporte, elle le fait avec des entreprises dont la propriété n'est pas entre les mains de français, donc les devises engrangées filent vers le pays des propriétaires. C'est le cas pour tous les groupes nationalisés en 1981 et privatisés sur une base mondiale. Pendant ces trente années, la structure de la propriété n'a que faiblement évoluée en Allemagne, celle de la France a fait du trapèze volant sans filet.

Le système centralisé, français, a tout nationalisé en 1981, a tout regroupé et rationnalisé puis a tout privatisé sur décision centralisée.

Un système fédéral permet de donner sa chance à des acteurs microscopiques qui peuvent devenir très lucratifs. Le fait de favoriser une Justice forte en la renforçant budgétairement peut permettre d'empêcher à notre société française clientéliste et prédatrice de changer. Les acteurs politiques locaux qui craindraient une justice forte et qui auraient la possibilité de participer au capital de banques locales, à des CDC locales et des FSI locaux, craindraient d’être condamnés pour clientélisme ou conflit d'intérêt mais pourraient exercer leur talent politique pour participer au développement économique local qui pourrait très bien être ou devenir exportateur.

Les allemands ont fait la démonstration que ce n'est pas avec des produits bons marchés et bas de gamme qu'on développe les exportations mais leur système politique est fédéral et leur Justice est forte dans tous les secteurs de la vie sociale. Il ne s’agit pas d’écarter sa clôture sur le terrain du voisin. Quand ça arrive, il n’y a pas d’énervement, la justice passe, ça fait rire les français, adeptes du système D et du rapport de force. Pourtant la démocratie ça commence comme ça en respectant les règles, comme en Allemagne, mais si les allemands respectent les règles c’est qu’il y a une justice qui les fait respecter. Il y a quelques années un article du Monde pouffait de rire en constatant que le budget de la Justice allemande était  prohibitif pour régler des problèmes de voisinage. La différence est là, ça commence par là. Ce n’est pas en renforçant les associations qui ne sont que du clientélisme en barre qu’on développe l’économie, on ne fait que développer les réseaux du clientélisme. C’est en développant la Justice qu’on donne la possibilité de contrôler les acteurs économiques au travers de leur société ou au travers des organismes d’état ou des régions. La France très « sociocul » adorent les associations donc le clientélisme. Le clientélisme n’a pas envie de sortir de son trou pour aller exporter et ramener des devises. Le clientélisme se sert, c’est moins fatigant même si c’est moins glorieux.

08/04/2012, 14:57 | Par Hiot Francis en réponse au commentaire de ++++++ le 07/04/2012 à 16:18

@Uproeje Tacques

Vous parlez comme un livre d'économie (ultra libérale) permettez moi tout d'abord de relever quelques incongruités:

Vous nous dites plus haut que la "sidérurgie s'acquitait de la TVA et que l'Etat n'avait pas a s'en plaindre! Je crois que vous n'avez pas bien compris le mécanisme de la TVA, je n'ai pas le temps de vous en faire la démonstration mais l'entreprise dans le cas de la TVA n'est qu'un collecteur d'impôt pour l'Etat et la TVA n'a aucune incidence sur elle ( pour certaines grosses entreprises c'est même une ressource de trésorerie!

Vous nous dites ensuite que "le problème c'est" Quand ça commence comme ça, j'ai passé unepartie de ma vie à apprendre aux cadres l'art de poser un problème, la "problématique" et c'est justement ce qu'il faut pas faire, catégoriser un problême!

Dans votre cas donc le Problème c'est la solution "redresser le commerce extérieur français qui est le seul moyen d'assurer à la Banque de France une contrepartie en devises au financement des importations françaises, importations intra et extra-communautaires"  La France importe / exporte à 70 milliards près le même volume en €. Elle est dans les deux cas la 5ème puissance au monde! Et que les déséquilibre sont dûs à l'énergie pétrole/Gaz et à l'automobile depuis quelques années puisque nos champions Renault et Peugeot ont délocalisés et que Total raffine de plus en plus ailleurs! En fait, il ne faudrait pas oublier que les excédent des uns sont les déficits des autres c'est vrai  sur le plan mondial  ( où "sa" monnaie peut jouer son rôle d'amortisseurs) mais c'est aussi vrai dans une zone monétaire commune surtout si une région de la zone fait ses excédents principalement avec les autres pays de la zone, sans transferts, et puisque la monnaie ne joue plus son rôle on a la crise de la Dette publique. Bien sur je n'exclue pas la gabegie comme le quinquennat de Sarkozy où  le Déficit atteint 1800 milliards €, un record digne du Guiness dont près de 700 milliards au choix politiques de Sarkozy pour privilégier les riches et les méga banques ( notez que la BNP fait plus de 65% de son PNB sur la titrisation! et le montant de son hors bilan plus de 500 milliards!)

Enfin, je vois que vous avez en commun avec M. Ries ( la défense des "ultra -libéraux")  la recherche de "l'économie parfaite"  pure utopie.

Mais comme l'économie qui n'est pas une science  "pure" comme les maths ou la chimie mais simplement une idéologie, dont K.Marx disait ( en parlant de l'idéologie)  que ce n'était que l'expression de la mauvaise conscience de la classe dominante, on peut toujours réver!  Aujourd'hui, la finance est une montagne de dettes près d'1 millions de millards €, Un peu moins dela moitié  40% sert à l'économie réelle les 60% autres à  la spéculation, l'économie casino ou les pyramides de Ponzi!

En tous cas on cherche en vain les retombés sur à l'économie réelle. Quand à la polémique Ries/Mauduit j'ai peur que M.Mauduit ai raison quand à son argumentation sur le financement de Toulouse par rapport à Paris  le rapport ( 30millions contre 2) parle de lui même. Quand on regarde les "gentils donateurs" de Toulouse School of Economics (TSE)  le club des partenaires,Membres (représentants du club des partenaires) est sans commentaires.

- Nicolas Chanut
Président d’Exane
- Jean-Pierre Hansen
Directeur Général Adjoint de GDF SUEZ, en charge de la branche Energie Europe & International   
- Didier Lombard
Représentant - France Télécom
- Georges Pauget
Représentant - Crédit Agricole SA
- Michel Pébereau
Président de BNP-Paribas

et les partenaires, AXA- GDF-Suez, TOTAL, Banque de France, la CDC, Orange, Exane, Crédit Agricole, EDF France Télécom;

Si tous ses généreux donateurs avaient à coeur de financer la " science économique" dans sa pluralité,diversité, on se demande bien pourquoi mettent-ils tous les oeufs dans le même panier!

Mais il suffit de lire les " débats" sur leur site pour avoir la vision "diversifié" de l'économie que TSE professe!

Pour répondre à l'interrogation de M. Ries sur à quoi sert la Banque de France? Eh bien déja à financer  TSE, plus que B. Maris, comme d'ailleurs la "Fondation Plan Alzheimer" brillant partenaire de la très prstigieuse TSE des fois qu'ils oublient pourquoi ils les payent!

 

07/04/2012, 16:00 | Par Danyves

Tu me faire en substance que cette école travaille sous la dictée des marchés.

Une correction serait la bienvenue

07/04/2012, 19:54 | Par GIULLIETTALASUBVERSIVE en réponse au commentaire de Danyves le 07/04/2012 à 16:00

@Danyves

Et pendant ce temps..Nos amis grecs, espagnols, italiens, portugais, sont sucés jusqu'au sang...pour enrichir les marchés...

http://www.lemonde.fr/europe/article/2012/04/07/des-centaines-de-grecs-rendent-un-dernier-hommage-au-retraite-qui-s-est-suicide_1682253_3214.html

08/04/2012, 00:40 | Par timiota en réponse au commentaire de Danyves le 07/04/2012 à 16:00

Je penche pour "tu me fais dire en substance que ..."

07/04/2012, 15:47 | Par a6parterre

Poste de travail.
Ecrit vain posteur
Arrière Satan.
Tiens j 'ai créé un PE ATO zéro et T 3 POINT BARRE.

07/04/2012, 17:35 | Par Crampon en réponse au commentaire de a6parterre le 07/04/2012 à 15:47

Les inepties de cul par terre fatiguent tout le monde ! Criant

07/04/2012, 19:00 | Par GIULLIETTALASUBVERSIVE en réponse au commentaire de Crampon le 07/04/2012 à 17:35

@Crampon

Il commence à gonfler..

07/04/2012, 21:09 | Par gonetoufar en réponse au commentaire de GIULLIETTALASUBVERSIVE le 07/04/2012 à 19:00

Et encore , ici leculparterre est juste idiot, dans le tres bel article de Daniel Salvatore Shiffer il est meme insultant...

http://blogs.mediapart.fr/blog/daniel-salvatore-schiffer/070412/europe-les-nouveaux-suicides-de-la-societe

07/04/2012, 21:31 | Par GIULLIETTALASUBVERSIVE en réponse au commentaire de gonetoufar le 07/04/2012 à 21:09

@Gonefour

J'ai  retrouvé  son pseudo sur l'Express d'où il s'est fait exclure après avoir aspergé le blog de Jacques Attali. J'ai lu ces commentaires délirants,  où il dit être tantôt un extra terrestre, tantôt un autiste asperger..

Depuis il est sur Médiapart, et vient pourrir tous les billets avec des commentaires sans queue ni tête, avec ces copiés collés de mots,  pour nous montrer sa science..comme si nous n'avions pas de dictionnaires..

Là il insulte une abonnée dans un billet, qu'elle a écrit sur l'autisme.

http://blogs.mediapart.fr/blog/hamou-bouakkaz/050412/lettre-ouverte-aux-associations-journee-mondiale-de-lautisme

05/04/2012, 19:48 par a6parterre

La cause nationale c'est la vôtre. Vous n'avez aucun lien avec l'autisme, donc votre salut vous en fait un majeur tendu et vous vous asseyez dessus.
Corps rompu et vendu.

 

07/04/2012, 23:30 | Par gonetoufar en réponse au commentaire de GIULLIETTALASUBVERSIVE le 07/04/2012 à 21:31

Oui, des fois ses post sont meme recommandés , j'ai du mal à comprendre pourquoi .... 

08/04/2012, 15:23 | Par JoëlMartin en réponse au commentaire de gonetoufar le 07/04/2012 à 23:30

"Oui, des fois ses post sont meme recommandés , j'ai du mal à comprendre pourquoi ...."

C'est peut-être par des disciples de gourous qui enseignent que ce qu'on ne comprend pas c'est l'expression du génie...

08/04/2012, 21:21 | Par GIULLIETTALASUBVERSIVE en réponse au commentaire de JoëlMartin le 08/04/2012 à 15:23

C'est peut-être par des disciples de gourous qui enseignent que ce qu'on ne comprend pas c'est l'expression du génie...

Rigolant

 

 

08/04/2012, 01:03 | Par Tomasz H. en réponse au commentaire de GIULLIETTALASUBVERSIVE le 07/04/2012 à 21:31

"Vous n'avez aucun lien avec l'autisme" a écrit cette personne. Peut-être qu'elle par contre, connaît ces liens-là.

 

 Poursuivons...

 

07/04/2012, 16:45 | Par ++++++ en réponse au commentaire de dominique gautier le 07/04/2012 à 16:21

A

Dominique Gautier,

Votre commentaire relève de ce que j'appelle, l'inversion des termes de la raison, tout comme il existe dans l'analyse du commerce extérieur, le déséquilibre des termes de l'échange.

Ainsi lorsque les pays arabes se réunirent dans l’OPEP, les compagnies occidentales et les pays occidentaux hurlèrent aux loups et exprimèrent avec force, le fait que ces pays ne respectaient pas leur contrat, sauf que ces contrats étaient léonins puisqu’ils avaient été conclus sur la base de la force ou de l'ignorance, 20, 30, 40 ou 50 ans plus tôt. Il ne s'agit en rien d'une comparaison mais d'une analogie.

A dire vrai, les faits vous font mal, alors vous reprochez à Philippe Riès ce que vous devriez reprocher à Laurent Mauduit.

D’autres parleraient peut être de projection.

07/04/2012, 22:37 | Par guitou73 en réponse au commentaire de ++++++ le 07/04/2012 à 16:45

@uproeje tacques

C'est vous qui vous projetez un peu loin dans votre réponse ; vous avez loupé le coche ! Dominique Gautier a très bien remis les choses à leur place. Renseignez-vous sur la déclaration de Philadelphie, fondement de l'Organisation Internationale du Travail, bafouée tous les jours par tous les gouvernements, et qui ferait bien de s'occuper un peu plus du travail, le vrai, là où les gens crèvent à petit feu.

07/04/2012, 23:37 | Par dominique gautier en réponse au commentaire de dominique gautier le 07/04/2012 à 16:21

Désolée pour toutes les  fautes d'orthographe dans mon commentaire (rédigé trop vite sans relecture) : correction impossible après réponse d'un abonné.

08/04/2012, 08:55 | Par GaM en réponse au commentaire de dominique gautier le 07/04/2012 à 16:21

"Les qualificatifs méprisants que vous attribuez systématiquement  à tous ceux qui ne pensent pas comme vous le démontrent aisément jusque dans cet article et amoindrit votre force de conviction. "

Et si on cessait de reprocher en permanence aux débatteurs de s'engueuler, de s'enflammer, de mépriser ardemment? Ceci dit je ne connaissais pas les opinions libérales du monsieur qui, malheureusement n'en fait pas état (la honte? par les temps qui courent c'est sûr que les libéraux dogmatiques peuvent s'écraser menu menu), mais je les ai assez vite deviné sans être du tout expert d'économie. On sentait bien l'envie d'en découdre passée sur un autre plan que le seul livre de Mauduit (que je n'ai pas lu).

Ben tant mieux, marre des "robinets d'eau tiède" comme il dit : avançons visages découverts, engueulons-nous, violentons-nous, crachons-nous nos mépris à la gueule.... ça évitera peut-être que la vraie violence sociale s'installe dans nos vies et leurs réalités de plus en plus fades et tristes, et polies. Maintenant, on vous demande d'être chômeur, mais gentil et sympa, on vous brise mais vous ne devez pas émettre un son disgracieux jamais.... ça c'est le vrai mépris et la vraie violence de nos sociétés sans débats!

08/04/2012, 15:29 | Par JoëlMartin en réponse au commentaire de GaM le 08/04/2012 à 08:55

J'estime pour ma part que l'invective brouille la clarté d'un débat.

Elle n'est que l'expression de l'intolérance et du dogmatisme puisque l'imprécateur insulte qui ne pense pas comme lui.

Un argument pointu non alourdi d'invective pique au moins autant.

Et les vacheries qui portent le plus sont celles énoncées avec la plus exquise urbanité.

PS - Mais, comme dit l'autre, vous n'êtes pas obligés de me croire, bandes de rgj¥r,g;ùam"ga ! Clin d'œil

08/04/2012, 11:52 | Par zorbeck en réponse au commentaire de dominique gautier le 07/04/2012 à 16:21

"Alors quand vous écrivez qu’un Frédéric Lordon et ses acolytes «atterrés», tous fonctionnaires, battent eux-aussi les estrades médiatiques…… votre mauvaise foi est évidente"

La mauvaise foi que vous relevez est une question de point de vue. Pourquoi le financement privé de recherches économiques serait-il source de conflits d'intéret, et pas le financement public ? Sans vouloir le ramener à cela, il est tout aussi clair que Lordon, financé par un Etat aux moyens en pleine contraction, défend ses propres intérets. Question de point de vue donc.

D'autre part, s'il est vrai que les media mainstream ne donnent pas ou peu de temps de parole à des économistes comme Lordon, ce dernier en est quand meme en partie responsable puisque qu'il les refuse. Un peu comme Bourdieu, par principe, pour ne pas se salir. C'est tres respectable mais un peu trop idéaliste à mon gout.

Ceci posé, je trouve le debat entre Philippe Ries  et Laurent Mauduit tres interressant, et tres au dessus des monologues recoupés d'injures en vase clos qui caracterisent tant de sites.

 

07/04/2012, 16:37 | Par AA Bradley

..

07/04/2012, 17:34 | Par ++++++

DOMINIQUE GAUTIER

Beaucoup à gauche parlent du New Deal, du premier mandat de Roosevelt.

Ce n'est pas le New Deal qui donna la force aux Etats-Unis de sortir de la crise.

La guerre et plus sûrement les mesures prises pendant la guerre furent la cause de la restauration de l'économie américaine.

Si les prémisses d'une démocratie internationale avec les deux grands à l'Onu et toutes ses organisations annexes fut mise en place, il convient de noter que les accords de Bretton Woods s'inscrivaient aussi dans les chemins de l'Onu auxquels ils faisaient référence et réciproquement.

Le refus de l'Urss d'entrer au FMI fut la conséquence de la nouvelle glaciation soviétique. Cela fut une des causes majeures de la guerre froide et l'enfoncement de l'Urss par l'Urss elle-même.

Si l'Urss était entrée au FMI comme les américains l'y invitaient en 1945, elle aurait très bien pu exiger que les règles de Bretton Woods soient respectées, et l'obtenir. Cela ne fut pas le cas puisque vous savez très bien ce qui s'est passé avec Richard Nixon qui remis les compteurs à zéro en supprimant la convertibilité du Dollar en or et qui laissa flotter la monnaie américaine.

Quelques années plus tôt, les communistes français n'étaient pas plus enclins à accepter que leur pays participe à ces instances internationales. Le défaut majeur de la gauche de la gauche française est de toujours regretter le système précédent auquel elle refusait pourtant de participer.

Par le passé, lorsque j’affirmais cela sur Mediapart, il y avait inéluctablement Velveth qui surgissait pour me dire que non, les soviétiques n’avaient jamais été conviés à participer au FMI. La déclaration de Philadelphie, concernant l’OIT, aurait pris tout son sens si les soviétiques étaient entrés dans les accords de Bretton Woods. L’URSS ne se serait pas effondrée, elle aurait perduré sur des bases saines et le monde serait aujourd’hui équilibré.

Cela m’amusait beaucoup et m’attristait, pour quelqu’un comme moi qui avais consulté les archives diplomatiques, économiques et financières des Etats-Unis. Mais il était soutenu, ce sont ses billets, à ce propos qui étaient en tête de gondole sur Mediapart. Lui avait lu Daniel Bensaid.

Ne reprochez pas à Philippe Riès de ne pas apprécier les accords et leur respect. C’est son seul souhait, la liberté dans le cadre de la loi, qu’elle soit nationale ou internationale.

La gauche de la gauche française a beau jeu de regretter des accords qu’elle a toujours rejeté.

En général, Philippe Riès regrette que ces accords fussent sabotés par les américains dès la fin des années 60 et le début des années 70 mais ils étaient dénoncés par l’URSS dès 1945.

Ne reprochez pas à Philippe Riès vos propres turpitudes intellectuelles et idéologiques.

Ce débat est sans fin. Les communistes français et la CGTU rêvaient d’une aide massive américaine en 1945 pour les soutenir dans leur politique. Annie Lacroix Riz repris cette thèse pour en faire sa thèse d’Etat de doctorat d’Histoire.

Cette thèse était fausse, mais cette thèse à la vie dure.

07/04/2012, 18:38 | Par dominique gautier en réponse au commentaire de ++++++ le 07/04/2012 à 17:34

Votre commentaire à propos du mien est pour le moins curieux.  Vous êtes bien loin de ce que je souhaitais exprimer.

Vous entrez dans des détails de l'histoire (sans doute fort intéressant et qui montre que vous connaissez à celle-ci)  mais que je n'ai pas abordé et qui n'était pas mon propos;. Je mentionnais juste que, quand pour qualifier ceux  qui ne pensent pas comme vous on emploie le terme d'acolyte (vous même employez à mon égard le terme de "turpitudes intellectuelles et idéologiques",  ) on est loin d'un débat serein et d'échange d'idées qui sont nécessaires à toute vie démocratique et votre soutien à Philippe Ries est parfaitement compréhensible. Passez il n'y a rien à voir en est le sens.

Vous auriez pu par exemple me démontrer que je me trompais et que les économistes hors pensée unique envahissent en permanence les médias grand public comme l'affirme Philippe Ries. Au lieu de cela vous aborder le FMI et l'URSS après la guerre, la position des communistes que,  pour que vous le sachiez,  je ne défends pas. Sans doute trouvez-vous  que le pluralisme des média et particulièrement sur le service public est satisfaisant et qu'il était préférable de parler d'autre chose. C'est un point de vue que je ne partage pas.

"Ne reprochez pas à Philippe Riès de ne pas apprécier les accords et leur respect" : où avez vous lu cela ?

Vous évoquez le New Deal alors que j'ai mentionné la Déclaration de Philadelphie de 1944 sans rapport avec le New Deal..

Tout votre commentaire est à l'avenant.

Libre à vous de répondre dans ce sens mais à mon humble avis hors sujet. Vous semblez heureux dans vos certitudes, tant mieux c'est toujours plus confortable. Personnellement je doute souvent et suis avide d'opinions différentes toujours enrichissantes pour me forger une opinion. La situation actuelle me semble propice pour se poser des questions en évitant de disqualifier les idées différentes.

Bien à vous

 

 

07/04/2012, 21:19 | Par ++++++ en réponse au commentaire de dominique gautier le 07/04/2012 à 18:38

A Dominique Gautier

L'OIT est une organisation "filiale" de l'ONU tout comme le sont les organisations issus de Bretton Wood.

Toutes ces institutions ont été créées par des personnes qui travaillaient pour Roosevelt lors de son troisième et avant dernier mandat. Si vous considérez comme hors sujet ce dont vous parlez, c'est que vous parlez du sujet sans en connaître la cohérence.

Roosevelt a commencé par le New Deal lors de son premier mandat. Je reprenais votre démonstration par le commencement. C’est lors de son troisième mandat que toute une architecture internationale a été créée, par ses « hommes », valable aussi pour les Etats-Unis.

Si vous vouliez éviter cela, il fallait éviter de parler de l'OIT.

Je suis plein cadre dans le sujet que vous avez fixé, celui de l'OIT et de tout son environnement.

Il y a une cohérence dans mon propos qui est plein cadre dans le sujet que vous avez déterminé.

Si vous ne maîtrisez pas la cohérence du sujet que vous abordez, ne jonglez pas avec les éléments qui vous conviennent en rejetant la cohérence comme étant hors sujet ou alors soyez plus humble et moins donneur de leçons lorsqu’on vous présente la facture de la cohérence.

Je dirais pour finir que lorsque la crise a éclaté ces dernières années, tout le monde a parlé de Keynes comme étant l’initiateur et le principal acteur des accords de Bretton Woods. Si vous saviez la campagne de mails que j’ai menée auprès des journalistes et des hommes politiques pour qu’ils corrigent leur a priori, vous seriez surpris qu’en aussi peu de temps on puisse changer une erreur aussi répandu. Le plus important est de retenir que l’arrogance ne les empêchait pas d’affirmer que Bretton Woods, c’était Keynes. Bien sûr Keynes était présent à la préparation des accords de Bretton Wood, mais aucune de ses idées ne furent retenues, il était le représentant britannique d’un Etat qui n’avait pas empêché la guerre. Certains dirait même qui l’a favorisé par sa politique d’apaisement.

Que ce soit l'ONU, l'OIT ou Bretton Woods, tout ça émanait des hommes de Roosevelt lors de son troisième mandat.

Tout cela était cohérent. La non participation de l'URSS a un grand nombre de ses accords les a cassé. Il est bien temps de regretter que cette cohérence initiale n'existe plus. L'Urss non plus n'existe plus.

07/04/2012, 23:01 | Par dominique gautier en réponse au commentaire de ++++++ le 07/04/2012 à 21:19

Merci de toutes ces précisions que je connaissaient déjà sauf que cette déclaration a été signée par toutes les délégations des gouvernements formant un consensus pour que l'économie soit au service de l'homme et non pas l'inverse comme nous le voyons aujourd'hui. Vous avez bien entendu le droit de ne pas adhérer à ce principe qui pour la première fois était érigée au niveau international C'est aussi la résultante d'une prise de conscience après deux guerres mondiales et ses désastres et non pas une idée purement américaine même si son influence a été indéniable. . Toutes vos réponses sont sûrement intéressantes mais toujours aussi éloignées de la critique formulée dans mon commentaire. J'apprécie les articles de Philippe Ries qui apporte un éclairage différent mais la suffisance avec laquelle il traite ceux qui ne pensent pas comme lui m 'a choquée y compris certaines contre vérités. En évitant les qualificatifs méprisants qui n'apportent rien sauf de la rigidité peu productive la discussion pourraient devenir intéressante. C'était seulement ce que je voulais souligner.

08/04/2012, 07:45 | Par ++++++ en réponse au commentaire de dominique gautier le 07/04/2012 à 23:01

A Dominique Gautier

Je suis heureux de constater que vous étiez donc favorable au GATT et maintenant à l'OMC tout comme vous êtes favorable à la Banque mondiale, au FMI tout autant qu'à l'OIT.

Vous défendez alors l'idée  que toute cette suite d'accords n'est pas une auberge où on prend ce qu'on veut et on laisse le reste. Si c'est ça, je vous attend lorsqu'il s'agira de défendre les institutions Fmi et Omc.

Si votre point de vue c'est cela, vous serez cohérent.

07/04/2012, 18:05 | Par juan23

J'ai reçu et lu avec beaucoup d'intéret le livre passionnant de Laurent Mauduit.
A propos de J.M.Fiorentino:
Bien sûr P.Riès aurait préféré que Mr Mauduit n'en parlat pas.
Il se trouve que j'avais fait, il y a quelques mois, un commentaire à propos de ce repris de justice, sur le blog d'un actuaire financier ; Et oh! miracle! mon commentaire qui n'avait rien d'injurieux, fût effacé rapidement. Je ne raconterai pas ici la suite de mes echanges de mails avec cet actuaire.
J'en ai fait le recit à Mr Laurent Mauduit dernièrement lorsque j'ai appris en lisant l'un de ses papiers qu'il avait eu un problème de ce genre avec l'émission du "café Picouly".
Mais qu'ont-ils donc tous à désirer que ce monsieur ne soit mis en cause nulle part? 

07/04/2012, 18:50 | Par profil_inactif_145012

َA copier 100 fois

Il est interdit de se permettre de se moquer de certains économistes

Cool

07/04/2012, 19:45 | Par KAK

les chicagos boys sont dans la place !!!

comme mac'do, New york, Londres, Paris, Toulouse ...

vous voulez quoi un menu big deal !

he !!! vous faites un prix pour le chômeurs ? ce ne serait que justice, on n'a quand même bien participé à votre réussite !!!

07/04/2012, 20:36 | Par GIULLIETTALASUBVERSIVE

J'ai été choquée que Monsieur Riès donne une tribune à Pascal  Lamy. .

Pascal Lamy: ce que l'Europe a raté

 

 

 

 

 

 

 

« Circus politicus » : la comédie démocratique

http://www.marianne2.fr/Circus-politicus-la-comedie-democratique_a215934.html

Emmanuel Todd

extrait de Marianne de  Emmanuel Todd au sujet de Pascal Lamy :

"A rebours des attentes du « tous pourris » poujadiste traditionnel, les socialistes se sortent plutôt bien de ce contrôle de moralité. On les voit rarement dans les fiestas du Bilderberg et de la Trilatérale. Le seul qui soit plongé dans l’oligarchie multinationale jusqu’au cou est Pascal Lamy. Celui-là est de tous les séminaires, de toutes les combines, mais à tel point que son omniprésence solitaire en fait un larbin plutôt qu’un membre du groupe dominant. Le tort qu’il fait au PS, dont il est toujours membre, est considérable puisqu’il masque à lui tout seul la très satisfaisante indépendance du grand parti de gauche français. "

 

 Page 152  Cassandre les secrets d'un présidentiable "édition Plon
Sa consécration politico-mondaine a lieu en 2000, quand il sera invité par le cercle le plus chic de la planète, inconnu du grand public et de la plupart des médias. Il s'agit du groupe Bilderberg, une conférence annuelle ultra secrète, d'une bonne centaine de happy few. Ces personnalités essentiellement européennes ou américaines issues de la diplomatie des affaires, de la politique ou des médias, échangent leurs points de vue et leurs doutes autour de l'idée d'une gouvernance mondiale. Dans ce cadre très chic, Dominique, notre très modéré réformateur y retrouve des amis comme Pascal Lamy, l'ex directeur du cabinet Delors, à la commission européenne, devenu le big boss de l'organisation mondiale du commerce, ce machin libéral qui s'applique à liquider les barrières douanières entre les Etats. Et puis il s'en fait d'autres. Beaucoup de gouverneurs de banques centrales en font partie ; c'est le cas de Jean Claude Trichet, le patron de la BCE, qui gère l'euro depuis Francfort. Strauss Kahn entretient avec lui des relations plutôt chaleureuses, mais qui seraient en réalité très ambiguës, selon tous.Tous ses initiés concentrent un énorme pouvoir, ce qui de temps en temps inquiète les médias, je me souviens même que Dominique en avait eu froid dans le dos. Il s'est confié à ses élèves de Sciences Po à son retour de java avec les Bilderberg.
Personne ne peut les influencer, ils iront au bout de tout ce qu'ils peuvent amasser sans se poser de questions. Il parlait des groupes financiers internationaux évidemment "

 

 

 

07/04/2012, 21:37 | Par ++++++ en réponse au commentaire de GIULLIETTALASUBVERSIVE le 07/04/2012 à 20:36

"... J'ai été choqué ..."

C'est la petite musique des rombières emperlousées de gauche 

Les indignés de gauche.

Tout comme il y a les rombières emperlousées de droite selon Antoine Perraud (se reporter à son article)

 

07/04/2012, 23:37 | Par GIULLIETTALASUBVERSIVE en réponse au commentaire de ++++++ le 07/04/2012 à 21:37

@Jacques Europe

Très Cher.. Je ne suis ni riche.. ni vieille...

Vous votez pour Bayrou, le fils de Giscard, le riche et vieux "rombier", le  faux noble , qui nous a tous enchaîné à la loi Rothschild, et son Europe, jetant aujourd'hui les les jeunes et les vieux  dans le caniveau, grâce à des lois pensées par des  Lamy au service de vampires jamais rassasiés     !

 

 

 

 

08/04/2012, 08:04 | Par ++++++ en réponse au commentaire de GIULLIETTALASUBVERSIVE le 07/04/2012 à 23:37

A Giulietta

Si vous lisiez mes commentaires aux billets de Marie Anne Kraft vous comprendriez que je ne vote pas pour Bayrou.

Comme vous êtes un peu jésuite dans le fond et la forme, je vous répondrais qu'il ne me semble pas que Pascal Lamy vote François Bayrou.

08/04/2012, 15:20 | Par GIULLIETTALASUBVERSIVE en réponse au commentaire de ++++++ le 08/04/2012 à 08:04

Comme vous êtes un peu jésuite dans le fond et la forme, je vous répondrais qu'il ne me semble pas que Pascal Lamy vote François Bayrou.

@Jacques

 

Fervent partisan de la mondialisation économique et financière, il œuvre sous égide de l'OMC pour Accord multilatéral sur l'investissement (AMI) ainsi que sur Accord général sur le commerce des services (AGCS).

Il a également été président de la Commission Prospective du MEDEF jusqu'en septembre 1999.

Il a été nommé en juillet 1999 membre du Bureau de l'association Le Siècle dont il a été trésorie

Il participe très régulièrement au Bilderberg meeting (2000, 2001, 2003 et 2005), laboratoire d'idées réunissant les chefs d'entreprises les plus influents sur la planète1

Je vous confirme Lamy ne vote pas pour Bayrou, il vote pour la finance et la  City ! L'un des paradis fiscal où les Bilderberg   et les Goldman Sachs cachent leurs lingots d'or, tachés du sang des peuples  !

Dans" le meilleur des mondes", pas celui que Lamy et ses amis nous préparent, depuis trente ans,  dans l'antre de leurs organisations" noires", entre élites élues".

 Il y aura une révolution et tous ces traîtresces serpents, concentrant tous les pouvoirs, et détenant toutes les richesses,  seront un jour écrasés sous le  talon des peuples qu'ils saignent depuis des lustres !

 

 

 

08/04/2012, 11:04 | Par Francis PELOTIER en réponse au commentaire de GIULLIETTALASUBVERSIVE le 07/04/2012 à 23:37

 

GIULIETTA :

Toujours aussi lucide et percutante.

Pas possible que cette loi de 1973 ( de Pompidou-Giscard, les maîtres à penser de Bayrou ) transformant la Banque de France en vache à lait des banques privées ne remue pas les foules ! Comme ne figure pas dans les programmes de Gauche l'éradication  de cette décision scélérate de la suppression de l'indexation des salaires sur les prix commise par le tandem de " gauche " Mitterrand-Fabius.Remettant aussitôt en cause la moindre augmentations des salaires et retraites. 

Amitiés

Francis.

08/04/2012, 15:25 | Par GIULLIETTALASUBVERSIVE en réponse au commentaire de Francis PELOTIER le 08/04/2012 à 11:04

@Francis

La Fed ne leur suffisait pas !

 

 

08/04/2012, 01:23 | Par revelard

Merci Laurent Mauduit.

Avant vous il y a eu le livre de Georges Corm , le film l'Encerclement, les livres de Galbraith ...

Merci Mr Riès de lever petit à petit le voile sur l'idéologie de vos interventions dans ce journal. Moins elles sont argumentées et plus elles ressemblent aux discours de notre futur exprésident.

Un économiste, c'est soit un comptable soit une voyante. Entre névrose obsessionelle et psychose. Donc du pathologique, rien d'autre.

La vrai place de l'économie, c'est quand elle s'oublie.

08/04/2012, 20:14 | Par Marc Daniel LEVY en réponse au commentaire de revelard le 08/04/2012 à 01:23

Grotesque usage , comme d'habitude, de diagnostics psychopathologiques pour déconsidérer les personnes, les positions, ici une profession ou une discipline toute entière !

- Au demeurant, votre nosographie semble obsolète pour une psychiatrie contemporaine, un peu.." CACquarantisée" je vous l'accorde, qui ne connait plus de "névroses obsessionnelles" (  2 , au fait - mais c'est peut-être un peu trop obsessionnel..?) ni de "névrose" tout court du reste.. ( vous savez bien, on ne parle plus que de TOC...comme pour la qualité de votre "critique de l'économie politique" à 2 balles ) -

08/04/2012, 07:56 | Par hector carignan

Personnellement je me méfie de la réduction d'une pensée à tel ou tel travers de la personne qui la porte. Voltaire se comprend-il à partir de son agiotage et Proust s'explique-t-il par le faubourg Saint-Germain ?

Aussi compromis seraient ces économistes, il reste à démontrer qu'ils disent des bêtises et qu'à l'inverse la parfaite vertu de leur détracteur vaut la science infuse !

29/04/2012, 11:23 | Par tuttle31 en réponse au commentaire de hector carignan le 08/04/2012 à 07:56

 la question n'est pas que les dits économistes disent des bêtises mais qu'ils parlent en étant masqués et que ce sont toujours les mêmes qu'on entend depuis 30 ans...  qu'ils sont invités dans tous les médias et qu'il est rare d'entendre une opinion dissidente avant 23 heures à la TV ou la radio. 

l'économie n'est pas une science exacte mais une science humaine  ce que disent ces économiste officiels est influencé par leurs croyances en la touyte puissance des marchés , les gens conformistes ont toujours cru en des puissances supérieures  dont on ne peut remettre en cause leur existence :  il y a des dieux,  la terre est plate, le soleil tourne autour, le pouvoir du roi vient de dieu,  le pouvoir vient des soviets ou du prolétariat et maintenant  le marché est tout et rien ne peut exister sans lui ... toujours des dogmes imbécile et nuisibles.

Certains économistes sont atterés et le disent avec des arguments intelligents et raisonnés , ont-ils encore le droit de s'exprimer ?  doivent ils être taxés de fonctionnaires   l'insulte suprême ??

M ARIES  a évidemment le droit de ne pas être d'acord avec Lordon ou les autres attérés mais pas de les mépriser et de les prendre de haut  lui qui n'est après tout qu'un journaliste et pas un économiste !!! 

08/04/2012, 09:10 | Par Etoile66

Après avoir lu l'article et les commentaires, j'aurais tellement de remarques à faire qu'il faudrait en fait écrire un article entier en reprenant articles et commentaires phrase par phrase pour les commenter.

Cet article est dense, je remercie son auteur d'avoir osé, j'aime beaucoup Laurent Mauduit mais suis en effet triste de le voir tourner en rond en milieu franco-français bien verrouillé.

En fait, le seul qui me semble voir très clair, apparemment parce qu'il voyage dans le monde et compare ce qui est comparable et se voit de toute évidence, c'est Uproeje Tacques.

Tous ses commentaires sont absolument exacts, étayés par la réalité, alors que l'article et une grande majorité des commentaires proviennent de gens qui n'ont pas vu ce qui se passe dans le monde de 2012. Il y a tant d'idéologie, de gens persuadés d'avoir raison, alors qu'il leur manque la réalité du terrain international !

C'est tellement triste de constater l'enfermement dans lequel vivent la plupart des Français, nourris à des idéologies proférées par des gens "vénérés" et sortis de "grandes écoles" mais totalement incompétents car enfermés dans un cadre hermétique et théorique.

Je conseillerais à tous de relire tous les commentaires de Uproeje Tacques, ils sont étayés et proviennent de la REALITE vécue sur le terrain.

Voyageant beaucoup dans les entreprises PME internationales, ayant visité de nombreux salons et expositions mondiaux où sont présentes PME françaises et étrangères, je constate que l'enfermement français se voit dès le premier coup d'oeil.

Il n'y a guère que les Français dont l'esprit est embrumé par la pensée ambiante - de droite comme de gauche - pour ne pas le voir tout de suite. C'est désespérant !

Et ce n'est pas demain la veille que les choses changeront, tout simplement parce que la majorité des personnes ayant voix dans les médias de toutes sortes sont totalement enfermées dans leur petite pensée en tiroir, qui ne regarde pas du tout par-dessus les bords de ce tiroir.

Si elles le font, c'est pour conforter cet enfermement et lui trouver justification en piquant ci et là des informations pour corroborer leur "jugement", sans vue d'ensemble, comme aveuglées par leur propre idéologie qui les enferme dans un cercle hermétique.

Des amis étrangers francophones et francophiles, souvent en France, m'ont dit récemment qu'ils avaient l'impression que les Français rejouaient 1789 alors que le monde avait avancé de plus de 200 ans. Rien n'est plus comme hier et rien ne sera demain comme aujourd'hui. Cela demande une capacité à s'adapter au réel et anticiper le futur, ce dont semblent incapables ces "penseurs" de tout bord, revenant constamment à ces deux ou trois évènements de l'Histoire française que sont 1789, 1936 et 1981 - et peut-être 1968 - comme s'il était possible de les rejouer. Le monde a avancé et ne sera jamais plus comme hier.

C'est à hurler tellement c'est insupportable d'enfermement idéologique, loin de toute réalité vécue dans le monde - hors de France !

Pour finir, je vous inviterais à lire quelques articles de blogs sur le capitalisme, la consommation et la réflexion sur ce qu'est l'entreprise, juste à quelques kilomètres de Paris qui se veut si sûr de sa justesse de pensée - de droite comme de gauche - sans la comparer aux réalités du terrain:

 

Quelle est l'alternative au capitalisme ?

 

A contre-courant - La croissance à tout prix ? Des chefs d'entreprise la refusent...

 

"Les dettes nous rendent esclaves" Critique du capitalisme par l'économiste Tomáš Sedláček, ancien conseiller de Václav Havel

 

Bonne lecture et relecture des commentaires de Uproeje Tacques que je félicite ici pour sa perception des réalités internationales et nationales.

 

08/04/2012, 11:17 | Par motel6 en réponse au commentaire de Etoile66 le 08/04/2012 à 09:10

C'est dramatique ... Les Français n'ont pas envie de se faire Thatchériser ! Ils n'ont pas envie d'être des larbins au service d'oligarchies. Ils refusent votre si cher There Is No Alternative dont vous tartinez tous vos messages. C'est dramatique ... Ils refusent la résignation et/ou la collaboration ! En particulier, ils dénoncent les conflits d'intérêts, la corruption massive et le détournement d'argent public (Etat Prédateur) qui sont les principaux piliers de ce système. Au fait : cela s'appelle simplement de la résistance contre cette infamie que vous soutenez. Mais ne vous sentez pas seule indignée par cette résistance typiquement française car les ultra-libéraux et ultra-larbins Anglais  le sont aussi..

08/04/2012, 13:02 | Par HautVoltage en réponse au commentaire de motel6 le 08/04/2012 à 11:17

Merci, Etoile, de nous éclairer !

08/04/2012, 21:45 | Par GIULLIETTALASUBVERSIVE en réponse au commentaire de motel6 le 08/04/2012 à 11:17

es Français n'ont pas envie de se faire Thatchériser ! Ils n'ont pas envie d'être des larbins au service d'oligarchies. Ils refusent votre si cher There Is No Alternative dont vous tartinez tous vos messages.

@Motel

Anglos SAXONS....

Etoile66, est notre  Serge  Dassault saxon ...

http://www.marianne2.fr/Serge-Dassault-invente-l-hypra-liberalisme_a89093.html

«Les Chinois travaillent 45 heures par semaine, ils dorment dans leur usine, ils font de bons produits pas chers», raconte Serge Dassault, les yeux brillants d'envie, sur le plateau de iTélé. Mais en cette matinée du jeudi 10 juillet, l’industriel et député UMP n’a pas le temps de rêver. Une mission importante l'attend : sauver la France, ce pays « qui ne travaille pas assez ».

 

08/04/2012, 17:20 | Par speculum speculorum en réponse au commentaire de Etoile66 le 08/04/2012 à 09:10

 

Etoile66,

"Rien n'est plus comme hier et rien ne sera demain comme aujourd'hui. (...). Le monde a avancé et ne sera jamais plus comme hier. (etc)"

Votre fréquentation des salons internationaux ne vous aurait-elle appris que l'inusable sagesse des nations?

Inutile de quitter la France pour un tel exploit: "notre" Monsieur Prudhomme y pourvoit à satiété...

08/04/2012, 19:18 | Par guitou73 en réponse au commentaire de Etoile66 le 08/04/2012 à 09:10

@etoile66

Vous nous recommandez les commentaires de Uproeje Tacques ? Fort à votre aise. J'y lis plutôt un calque des discours de Guaino, vaste érudition et fausses conclusions, le monsieur de l'Africain pas assez entré dans l'Histoire. Ce que d'autres nomment un esprit subtil.

08/04/2012, 20:59 | Par Etoile66 en réponse au commentaire de guitou73 le 08/04/2012 à 19:18

"Vous nous recommandez les commentaires de Uproeje Tacques ? Fort à votre aise. J'y lis plutôt un calque des discours de Guaino,"

Vous devez lire avec vos lunettes idéologiques qui vous empêchent de voir.

Comme l'albatros de Beaudelaire que ses ailes empêchent de marcher Clin d'œil

08/04/2012, 21:27 | Par GIULLIETTALASUBVERSIVE en réponse au commentaire de guitou73 le 08/04/2012 à 19:18

@Guitou

Teutone66 veut absolument nous faire adhérer au modèle allemand, les emplois à un euro de l'heure..Pour elle, tout est bon dans la Merkel..

09/04/2012, 12:14 | Par Emmanuel Esliard en réponse au commentaire de GIULLIETTALASUBVERSIVE le 08/04/2012 à 21:27

Etoile nous démontre magistralement, qu'elle ne comprend rien à ce qui se passe dans la campagne électorale française, elle confond l'écume avec la vague, le marqueur avec l'idée, le socle avec l'édifice qui sera construit ! Elle ne se distingue pas de la horde de "spécialistes" qui se succèdent dans les médias pour nous asséner leurs conclusions bâties sur les raisonnements d'hier, sans se rendre compte que nous avons changé de paradigme, mais pas eux !

 

25/04/2012, 18:25 | Par parenthèse en réponse au commentaire de Etoile66 le 08/04/2012 à 09:10

@Etoile66

 

Les 3 liens que vous donnez à la fin de votre billet pointent tous sur une même page, merci de poster les bons liens.

Maintenant, que 1968 soit un "remake" de 1936 qui était lui-même un remake de 1789 (laissons de côté 1981, l'alternance droite/gauche ne suffisant pas à faire date surtout avec le revirement dès 1983), ce n'est pas faux mais où est le mal ? Marx a dit depuis longtemps des Français qu'ils sont des nullités en économie et des génies en politique, et il faudrait peut-être admettre que ceci explique celà.  La nécessité de l'Utopie pour pouvoir déboucher sur une nouvelle réalité, voilà ce que le côté indécrottablement besogneux des économistes, qu'ils soient libéraux ou kéynésiens, ne comprennent fondamentalement pas. Entre un pays perfomant sur le plan économique mais à la vie politique inadmissible (comme la Chine aujourd'hui), et un pays aux caractéristiques inverses, que choisissez-vous ? 

09/04/2012, 11:31 | Par hasbeen

08/04/2012, 13:47 | Par NOSTROMO

M. Ries,

Beaucoup de personnes qui ont choisi de s'abonner à Médiapart l'ont fait pour avoir une autre approche de l'économie (entre autres) que la vulgate proposée sur la quasi totalité des médias. Cette doxa néolibérale étant omniprésente elle en est devenue intolérable car si une chose est certaine c'est que le TINA n'existe pas ! 

Vous avez parfaitement le droit d'avoir un point de vue différent de M. Mauduit, ici sur Médiapart, qui doit continuer en son seing d'abriter une pluralité d'avis, notamment sur la question économique. Mais votre manière de vous opposer est choquante car elle méprise l'opinion d'autrui à travers une série de sous entendus que nous ne connaissons que trop bien et qui fait écho avec ce que l'on entend par ailleurs comme je le disais.

Un peu plus d'eau dans votre vin serait il me semnble de bon aloi car les questions soulevées par M. Mauduit restent, ne vous en déplaise, opportunes et méritent que l'on creuse encore dans cette direction. Sa démonstration, même si elle peut être perfectible, est dans son ensemble irréfutable.

Vous redoutez l'affrontement inévitable qui se produira entre deux conceptions de l'économie et plus largement deux conceptions de notre société. Pour revenir à une forme de vertue réellement démocratique il faudra un rapport de force.

 

08/04/2012, 16:53 | Par GBA92 en réponse au commentaire de NOSTROMO le 08/04/2012 à 13:47

ben j'avais compris qu'ils sont d'accord pour débattre, non ?

08/04/2012, 15:31 | Par JoëlMartin

Bon, c'est bien joli de débattre, mais on le trouve où, votre bouquin, Laurent ?

08/04/2012, 21:27 | Par GIULLIETTALASUBVERSIVE en réponse au commentaire de JoëlMartin le 08/04/2012 à 15:31

08/04/2012, 17:09 | Par GBA92

@Laurent Mauduit et Philippe Riès,

Cela fait plusieurs années que je "tanne" Laurent ici sur MP pour qu'il provoque un vrai débat sur l'économie entre les candidats à la Présidentielle et cela aurait été bon de le faire avant l'élection Présidentielle, mais non, nous n'avons pas eu cette "chance", un minimum démocratique qui nous a été enlevé par MP et par le reste des médias, là dessus triste consensus complet.

Laurent, au lieu de tenir une tribune ouverte à tous les contradicteurs Candidats a tenu la sienne propre sur des positions inflexibles et clairement orientées à Gauche ce qui n'est pas propice à une ouverture nécessaire pour l'esprit d'un débat. 

Ce débat arriverait donc à mon sens certes malheureusement bien trop tard pour pouvoir éclairer le vote des Français pour la seule élection qui compte vraiment ici en France, la Présidentielle, néanmoins il semblerait qu'il arriverait enfin et cs serait heureux, toutefois ce ne serait vrai que si vous décidiez de vous écouter et d'argumenter sur le fond et de ne pas choisir de postures idéologiques ou intellectuellement malhonnêtes. 

J'attends avec grande impatience ce débat. Notez que le premier tour est dans 2 semaines, le 22 Avril 2012.

19/04/2012, 12:08 | Par Rabourgris

Bonjour M. Ries

Avouez que Mediapart est un instrument extraordinaire. Je me sens un peu moins bête en lisant ou écoutant ce qui se dit et s'écrit autour du livre de M. Mauduit. Le malheur c'est que ça renforce mon scepticisme congénital. Merci à vous pour votre contre-attaque d'autant qu'elle défend les couleurs d'une ville de province qui m'est chère contre Paris, ce n'est pas tous les jours que la province l'emporte. Je cesse de plaisanter, ce n'est pas le côté Toulouse contre Paris qui me détermine mais les arguments de chacun, et j'avoue que les votres ont troublé ma bonne conscience de gauche. Par contre je vous trouve un peu léger lorsque vous affirmez "Que dire d'Alternatives Economiques, qui jouit d’un quasi-monopole chez les enseignants d’économie du second degré (on comprend qu’ils n’aiment pas la concurrence !) et dont les figures de prou, gens de qualité au demeurant, ont micro ouvert sur France Culture ? "

19/04/2012, 12:08 | Par Rabourgris

Bonjour M. Ries

Avouez que Mediapart est un instrument extraordinaire. Je me sens un peu moins bête en lisant ou écoutant ce qui se dit et s'écrit autour du livre de M. Mauduit. Le malheur c'est que ça renforce mon scepticisme congénital. Merci à vous pour votre contre-attaque d'autant qu'elle défend les couleurs d'une ville de province qui m'est chère contre Paris, ce n'est pas tous les jours que la province l'emporte. Je cesse de plaisanter, ce n'est pas le côté Toulouse contre Paris qui me détermine mais les arguments de chacun, et j'avoue que les votres ont troublé ma bonne conscience de gauche. Par contre je vous trouve un peu léger lorsque vous affirmez "Que dire d'Alternatives Economiques, qui jouit d’un quasi-monopole chez les enseignants d’économie du second degré (on comprend qu’ils n’aiment pas la concurrence !) et dont les figures de prou, gens de qualité au demeurant, ont micro ouvert sur France Culture ? "

25/04/2012, 18:51 | Par parenthèse

@ L. Mauduit et P. Riès.

Je me réjouis d'apprendre que Medipart se décide enfin à tenter de soigner, par l'organisation du thérapie de groupe, son apparente schizophrénie entre la ligne Philippe  Riès et celle de Laurent Mauduit. Tant qu'à faire,  mettez Martine Orange dans le coup, elle a autant à dire que chacun de vous deux sur le sujet, et ça fera baisser le niveau général de testostérone, autrement ce genre de débat tourne trop facilement au combat de coqs.

Plus sérieusement, je trouve que la critique faite à L. Mauduit par P. Riès serait en partie recevable si lui-même  ne passait pas son temps à écrire des articles pas mieux argumentés en faveur de ses propres thèses. Et je dis bien "en partie": car s'il est vrai qu'un économiste payé exclusivement par l'Etat n'est pas en soi plus fiable qu'un économiste payé (en totalité ou en partie) par le privé, il reste deux remarques imporantes à faire. La première  est  qu'il est fondamental que ces deux types d'experts existent et qu'ils aient les mêmes conditions de travail si l'on veut que la science économique progresse également sur tous les fronts. La deuxième est que le premier doit rendre compte de son travail à la société toute entière, alors que le second ne doit le faire qu'à son employeur. Evidemment, ce rapport entre l'expert payé par l'Etat et la société est loin d'être satisfaisant aujourd'hui. Mais il ne tient qu'à tous de le faire fonctionner, et en particulier aux médias qui, comme leur nom l'indique, doivent jouer leur rôle de médiateur ici comme ailleurs.

N'oubliez pas d'annoncer la date du débat, qui tant qu'à faire pourrait être public.

30/04/2012, 17:30 | Par LaRépublique

 Henri Poincaré et LaRépublique ont le même avis ......!!

les speudo sciences économiques ... c'est pour amuser la gallerie !!

 

 

10 Août 2011 Par LaRépublique

les économistes comme les cons, ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît!!

 

 

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J'te disais que cette démarche s'imposait . Au fond maintenant, les hommes d'action prendraient plutôt le pas sur les diplomates L'époque serait plus aux tables rondes et à la détente. mais à l'indignation .. ou même à la révolte .. il faut que sa saigne !!!! il faut les niquer les financiers et autres économistes à la Elie Cohen ....être méchant avec eux ....

 

 

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là ont manque de tonton flingeur !!! il est partout le tintin de l'économie ... il sait tout sur tout et ne se trompe jamais ... mais il ne dit jamais la vérité ... je suis chercheur et enseignnt sulement promis rien d'autre .. pas membre de conseil d'administrations !!! jamais de la vie!!! cela serait intelectuellement malhonnete !!

 

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trop de conflit d'intêret !!! ma parole serait faussée !!

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et là ? vous le voyez mieux .... ?

 

 

dormer bonnes gens !!!!

 

 

 

Élie Cohen (professeur) - Wikipédia fr.wikipedia.org/wiki/Élie_Cohen_(professeur) - En cacheÉlie Cohen (professeur). Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. ... notamment comme président du Conseil national pour le développement de la mobilité ... De 2003 à 2008, il estadministrateur de la Société générale. ...

 

 

 

Henri Poincaré : leçons pour les économistes

Il y a un peu plus d’un siècle, en 1908, Henri Poincaré, le grand mathématicien français, publiait “Science et méthode” : il y critiquait, entre autres, les mathématiciens qui prétendaient inventer des définitions complètement détachées de l’expérience.
Georges Lane et François Guillaumat développent les analogies que ce débat leur inspire, notamment à propos de “l’équilibre économique”.

→ Emissions précédentes : “Prouver statistiquement que deux et deux font cinq”;“Les sophismes comptables”

→ Textes : Henri Poincaré : “Science et méthode” (extraits) ; Leonard Peikoff : “La dichotomie analytique-synthétique” ; Nathaniel Branden : “Le vol de concepts” ; Liberpédia : “Le pseudo-expérimentalisme”

 

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