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L’idée du Nord (2) : le Caravage et la lumière de l’Europe

Autant que de peinture, c’est d’Europe que nous parlaient les belles expositions jumelles qui viennent de s’achever à Montpellier (musée Fabre) et Toulouse (musée des Augustins) autour de l’œuvre de l’autre Michel-Ange, Michelangelo Merisi da Caravaggio, le Caravage. De la lumière de l’Europe.

Et le clair obscur auquel le révolutionnaire lombard imprima sa marque indélébile convient à merveille pour décrire la situation du Vieux continent : un équilibre dont on sent qu’il peut basculer à tout moment entre l’ombre chargée de menaces et une lumière qui cherche son chemin depuis le tant espéré bout du tunnel.

 

Beaucoup d’ombre et quelques traits de lumière seulement, par les temps qui courent : comme dans l’ultime chef d’œuvre d’une vie si brève (1571-1610), Le reniement de Saint-Pierre, où le seul visage et les mains du premier des disciples sont éclairés, alors que la lumière effleure à peine le regard de la servante et, audace prodigieuse, laisse dans l’obscurité complète celui du soldat. Déni, vous avez dit déni ?

Le reniement de Saint PierreLe reniement de Saint Pierre

Du «premier peintre moderne», titre souvent revendiqué pour d’autres mais mérité sans doute par celui-là seul, on sait presque trop de choses puisque la légende du mauvais garçon, de l’homosexualité fantasmée et enrôlée dans des croisades contemporaines à la cavale du meurtrier (ce fut semble-t-il en légitime défense), ont tendance à faire oublier l’œuvre, dont une partie s’est perdue à jamais alors que quelques œuvres trop connues vont l’objet d’un «merchandising» multiforme et éhonté, comme ce merveilleux Bachus accommodé mis à toutes les sauces, si l’on peut dire. Corps et ombres, Caravage et le caravagisme, c’était d’abord le retour à l’œuvre et son rayonnement à travers l’Europe.

 

Le cadrage à mi corps, la quasi disparition du paysage, les modèles pris dans la rue dont certaines trognes reviennent de tableau en tableau, les scènes de genre, les thèmes bibliques transcendés par la violence, le rejet de «l’antique», des compositions parfois ahurissantes (le genou de Narcisse crevant littéralement la toile), etc. : le Caravage a multiplié les manifestes hérétiques sans être pourtant un peintre maudit puisqu’il eut de puissants patrons à Rome, Naples ou Malte, jouissant de la reconnaissance ou subissant l’envie de ses contemporains. Improvisateur de génie, il pratique une ligne claire, tranchante, projetée sur la toile sans préparation. La peinture comme geste, déjà.

NarcisseNarcisse


 

Ce que nous dit l’œuvre, c’est que «Michele», comme l’appelle le biographe Giovan Pietro Bellori dont la Vie du Caravage paraît en 1670, était d’un lieu, la Lombardie, et d’une époque, celle de la Contre-Réforme. Et que, comme tout révolutionnaire, la rupture qu’il provoqua avec le maniérisme dominant au temps de ses études fut à la fois dramatique et de courte durée, notamment en Italie. L’état de révolution est par définition fugitif. Mais il n’est pas de révolution dans un seul pays. Pendant deux ou trois décennies, de son vivant déjà et après sa mort, l’influence du Caravage, souvent (mais pas toujours) reçue sur place à Rome où mènent déjà tous les chemins de l’art en Europe, sera la force inspirant deux générations d’artistes de Naples à Utrecht, de Madrid à Nancy.

 

Nul n’est prophète en son pays : à Montpellier, l’écart était assez frappant entre l’inspirateur, une dizaine de toiles sur les 60 connues, et les épigones de l’Europe du Sud, même les plus talentueux. Sauf peut-être, les Espagnols. Il faut dire qu’avec Manfredi, le caravagisme très tôt connaitra son codificateur, ce qui est le début de la fin dans une épopée révolutionnaire. Les disciples qui s’élèvent au plus près du maître, c’était plutôt à Toulouse qu’on les trouvait : Georges de La Tour bien sûr, le Lorrain qui ne fit jamais le voyage de Rome mais reçu certainement la leçon sans que l’on sache bien comment, et les caravagesques d’Utrecht, qu’ils soient revenus d’Italie marqués à jamais pour diffuser le message du Caravage au nord de l’Europe, ou demeurés dans la péninsule. Avec une préférence personnelle pour Matthias Stom, caravagesque de la troisième génération, en particulier Le Christ et la femme adultère, venu de Montréal. Michele aurait aimé cette main qui surgit au centre de la toile à l’extrémité d’un bras drapé de rouge vif.

Le Christ et la femme adultère de Matthias StomLe Christ et la femme adultère de Matthias Stom

 

Au passage, Corps et ombres mettait une nouvelle fois en valeur la très grande richesse des principaux musées de province en France, qui ont généreusement contribué à l’accrochage, dés lors que l’on s’éloigne des chantiers battus mercantiles du sempiternel impressionnisme. Et elle confirme pour le musée Fabre, et son directeur Michel Hilaire, une reconnaissance internationale amplement méritée.

 

Ce que nous répète avec force ce moment de l’histoire de l’art, c’est que l’Europe sans frontières existait bien avant l’espace Schengen. Le voyage à Rome, c’était Erasmus avant l’heure. Au fait, il semblerait que ce programme original, creuset s’il en est d’un peuple européen, le bien dont Jacques Delors est le plus fier dans un lègue européen considérable, serait menacé par les comptes d’apothicaire des petits hommes gris qui président aujourd’hui aux destinées du Vieux Continent.

 

Corps et ombres nous parle d’un âge des cités ou des cités-Etats, avant que la chape de plomb de l’Etat-nation centraliste ne vienne caporaliser, marginaliser, sinon étouffer, la vitalité des cultures, des langues, des traditions locales. Et nulle part d’avantage que dans la France absolutiste puis jacobine.

 

Réfléchissant récemment dans le Strait Times sur le destin de Singapour, cité-Etat par excellence, Adrian W. J. Kuah écrivait : «Le sociologue Manuel Castells, décrivant au milieu des années 90, l’émergence de la société en réseaux, a introduit les concepts jumeaux de ‘l’espace des places’ et de ‘l’espace des flux’. L’espace des places est celui du local, des relations sociales face à face, des valeurs et des identités ; en bref, c’est l’espace où la narration nationale peut et doit se déployer. Au contraire, l’espace des flux est celui des cités en réseau, des courants dynamiques flux d’information, du capital et des idées, où les contraintes de la localisation physique et des frontières sont transcendées et où les limites du temps sont surmontées. De manière plus cruciale, c’est dans l’espace des flux que la narration nationale n’est ni possible, ni nécessaire». Et d’ajouter : «En dépit du caractère centralisé de l’entreprise de construction de la nation dans la vie socio-politique de Singapour, ce qui est souvent oublié est que, dés le premier jour, la stratégie de survie de Singapour a consisté à faire sa promotion comme un espace de flux».

 

Cette innovation conceptuelle de Castells, qui après avoir fui l’Espagne franquiste eu comme étudiant Daniel Cohn-Bendit à Nanterre en 1968 avant de s’installer à Berkeley, ouvre une fenêtre sur le destin de l’Europe. Le projet d’une Europe «toujours plus unie» était justement de laisser derrière elle des narrations nationales qui s’était couvertes de boue et de sang, comme jamais auparavant, dans la première moitié du sinistre 20ème siècle. Il suffit de humer l’odeur de ranci que trainent derrière eux les prurits nationalistes et identitaires que provoque dans une Europe qui a perdu sa boussole (lire ici) le choc de la mondialisation et le basculement du monde pour percevoir que cette ambition n’a rien perdu de sa pertinence.

 

Là où les dirigeants et les élites européens ont tragiquement failli alors que, le caravagisme n’en est que l’un des innombrables témoignages, tous les matériaux sont là, accumulés depuis des siècles, c’est à construire une narration européenne capable d’élever ‘l’espace des places’ du huis clos obsolète de l’Etat-nation à l’horizon continental. Incapables qu’ils furent, dans leur mesquinerie chauvine, d’illustrer les billets de la nouvelle monnaie unique avec les visages de ceux qui ont donné à l’Europe son unité culturelle, d’Erasme à Cervantès, de Dante à Molière, de Vivaldi à Bach. Ou du Caravage ? Un «sauvageon», vous n’y pensez pas !On continue à célébrer, le 11 novembre et le 8 mai, les «vainqueurs» des boucheries de 14-18 et de 39-45, alors que la défaite européenne fut deux fois générale, provoquant déjà un basculement du monde d’une rive de l’Atlantique à l’autre. Mais le 9 mai, la «Saint Schuman» passe chaque année dans une indifférence absolue.

 

La crise financière a fait exploser, et pas dans la seule Grèce, le mythe de l’Etat-nation «infaillible» puisque défaut il y a eu et il y aura encore. Quand à l’Etat-nation «protecteur», on devrait avoir maintenant compris ce qu’il en est.

 

En sortant du musée Fabre, sous les platanes majestueux du bien nommé boulevard de la Bonne Nouvelle, dans ce «Montpellier agglomération» dont le démiurge, feu Georges Frêche, rêvait, à sa manière parfois contestable, de faire en quelque sorte une «cité-Etat», on se prend à rêver à une renaissance européenne qui retrouverait en le transcendant l’esprit de la Renaissance, une Europe des grandes cités libres et de leurs écosystèmes, une Europe des «places de flux» «où la narration nationale n’est ni possible, ni nécessaire».

 

Après un succès d’audience spectaculaire (200.000 visiteurs au musée Fabre), Corps et Ombres, montée avec l’aide de deux musées américains, traverse l’Atlantique pour s’installer à Los Angeles, au LACMA, de novembre 2012 à février 2013.

A lire : Le Caravage par Gérard-Julien Salvy (Folio)

Vie du Caravage - Giovan Pietro Bellori (Le Promeneur)

Tous les commentaires

25/10/2012, 10:50 | Par françois périgny

Le Caravage au musée des Augustins, ce doit être grandiose ! Le lieu, en lui-même, déjà magnifie.

Et, puisque vous parlez d'Europe et de lumière du Nord, monsieur Riès, vous me donnez l'envie de citer longuement Cees Nootebom, qui me rafraîchit la mémoire, et ce qu'il dit des  lumières de l'Allemagne (en tant qu'européenne, et en tant que "deux" -au moins- Allemagne).

Citer ; ce que je ferai peut-être sur mon blog, car il est difficile d'extraire d'une si longue réflexion et les extraits seraient forcément longs. Mais vous, vous connaissez sûrement, n'est-ca pas ?

25/10/2012, 10:57 | Par Philippe Riès en réponse au commentaire de françois périgny le 25/10/2012 à 10:50

Non, j'avoue mon ignorance mais je ne demande qu'à faire connaissance. 

Une précision: les toiles du Caravage lui-même étaient à Montpellier, avec ses épigones du sud de l'Europe, Toulouse exposant les caravagesques du Nord, Utrecht, Flandres et France. Mais il fallait visiter les deux, si possible.

25/10/2012, 11:09 | Par françois périgny en réponse au commentaire de Philippe Riès le 25/10/2012 à 10:57

J'ai lu trop vite. Et si "les Augustins" et "les" Caravage et caravagesques m'intéressent, l'Europe, actuellement, m'intéresse encore plus. Et au milieu et en puissance de celle-ci, "Nord"* et Allemagne (avec son tropisme du Sud, entre Bavière, Autriche, Balkans, Lombardie et Grèce) encore plus.

  Je reviendrai donc lire plus attentivement votre article et tacherai de poser des extraits de Les deux Allemagne.Mais : même si Cees Nootebom est un grand,  je ne suis pas son prophète.

*(Nord : vous le saurez quand même, Cees Nootebom est néerlandais. Mais surtout européen.)

25/10/2012, 13:25 | Par Yonas

Un ouvrage intéressant sur Le Caravage : "La course à l'abîme" de Dominique Fernandez.

25/10/2012, 16:04 | Par parenthèse

 la première moitié du sinistre 20ème siècle

Ne voulez-vous pas dire  la  sinistre première moitié du 20ème siècle ? L'autre moitié a quelques taches, mais tout de même.

Bien à vous

Parenthèse

 

25/10/2012, 15:35 | Par RienNeVaPlus

"La crise financière a fait exploser, et pas dans la seule Grèce, le mythe de l’Etat-nation «infaillible» puisque défaut il y a eu et il y aura encore."

Euh ... la crise financière n'aurait elle pas fait exploser le mythe d'un capitalisme infallible reportant ses défauts de paiement sur les Etats ?

L'Etat Nation  n'est pas icompatible avec une Europe fédérale à condition  qu'il soit social et soucieux du bien être de ses populations dans leur diversité,  tout comme devrait l'être l'Europe fédérale.

C'est l'EU ultra libérale organisant la concurrence sauvage entre peuples et systèmes sociaux (par le bas) - c'est à dire les dirigeants de ces mêmes Etats Nations qui gouvernent contre leur peuple - qui est à l'origine  de la montée des haines et  nationalismes.

25/10/2012, 15:37 | Par Philippe Riès en réponse au commentaire de RienNeVaPlus le 25/10/2012 à 15:35

Qui au juste, prend les décisions finales, et aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain, dans cette "EU ultra-libérale"? 

25/10/2012, 15:46 | Par Evah


Merci pour votre très intéressant billet. "Amoureuse du Caravage" suis allée à Montpellier où j'ai passé un week-end enchanté. Oui le musée Fabre les petites rues les jardins.. hélas seulement 9 toiles du Caravage. Les "élèves" m'ont peu emballée, Manfredi oui.

Ahurissante démonstration couplée à Amsterdam il y a quelques années Le Caravage/Rembrandt.

Oui l'Art sait faire exister l'Europe, la peinture, la musique de ces siècles a su "construire une narration européenne".

Et bravo pour dire "Incapables qu’ils furent, dans leur mesquinerie chauvine, d’illustrer les billets de la nouvelle monnaie unique avec les visages de ceux qui ont donné à l’Europe son unité culturelle, d’Erasme à Cervantès, de Dante à Molière, de Vivaldi à Bach. Ou du Caravage".

Merci.

25/10/2012, 23:17 | Par mineur de fond

Je rejoint EVAH dans son commentaire.

Excellent billet avec une chute pertinente !
Je suis allé aux deux expositions (Toulouse / Monpellier) ; j'y ai pris une des plus grosses claques, avec plaisir, quelle puissance !

J'imagine le travail considérable pour réunir une telle exposition !

26/10/2012, 00:08 | Par speculum speculorum

Merci pour votre billet, qui me remémore mon séjour récent à Montpellier et à Toulouse, dont l'objet était, entre autres, la visite de ces deux expositions, qui n'en font qu'une.

Je me permets de conseiller la lecture de l'excellent livre de l'historien de l'art Olivier Bonfait Après Caravage, 1) qui rappelle que le Caravage est un des premiers artistes à s'insérer de manière "libérale" dans le marché de l'art de son temps, en privilégiant les commanditaires "privés" (mais occupant de prestigieuses fonctions publiques) par rapport à la commande ecclésiastique "publique", 2) qui explique que la peinture "caravagesque" a "trahi" la peinture de Caravage plus qu'elle ne s'en est fidèlement inspiré, en particulier à la suite de Manfredi et sa fameuse méthode : le « caravagisme » est une peinture de genre, ce que n'était absolument pas la peinture de Caravage...

Sur les peintres exposés dans les deux expositions, plus ou moins influencés par le Maître, vous êtes il me semble un peu sévère, en particulier avec les peintres français.

Je dois avouer avoir été séduit par beaucoup des œuvres présentées: à Montpellier, Sérodine, Orazio Gentileschi (meilleur peintre à mon goût que sa fille, récemment exposée au musée Maillol), Valentin, Nicolas Tournier, et une découverte totale pour moi, Aubin Vouet, le frère cadet de Simon, tous deux passionnants ; à Toulouse, Van Honthorst, digne de La Tour à mon goût dans sa maîtrise du clair-obscur « spirituel », très éloigné de la dureté de l’art du Maître… Et d'autres encore...

En outre, Ribera, auquel vous faites allusion, est un génie dans son art, hors catégorie.

Dans l’ensemble, les petits ou grands maîtres du caravagisme m’ont « déçu en bien », alors que j’étais prévenu par le jugement de Yves Bonnefoy dans Rome 1630, pour qui l’anti-idéaliste Caravage, malgré lui, fut l’inventeur de la « mauvaise peinture »…

Sur le plan du jugement historico-politique, vous idéalisez bien trop il me semble les XVIème et XVIIème, siècles de fer et de sang (le libéralisme n’est-il pas le produit de la leçon durement acquise par l’Occident suite aux désastres de ces deux siècles ?) L ’« esprit de la Renaissance » a bon dos : relisez l’Oeuvre au noir de Yourcenar par exemple, à défaut d’ouvrages historiques, pour goûter la bien réelle amertume de cette époque). Et présenter le XVIIème siècle, siècle de l’absolutisme, comme un siècle où les particularités culturelles des cités-Etats pouvaient librement s’exprimer, n’est-ce pas un peu rapide ?

Si le Caravage peut être un maître pour la culture européenne contemporaine c’est pour sa lucidité sans fard, impitoyable, dans la description concrète de la créature humaine souffrante, « coincée » dans un monde sans échappatoire, terrestre du moins ; en somme la négation absolue de la joliesse obscène de l’ art « contemporain », qui s'expose à Versailles ou ailleurs, et dont la valeur est le produit de la spéculation financière la plus "moderne" et libérale qui soit...

26/10/2012, 10:52 | Par Philippe Riès en réponse au commentaire de speculum speculorum le 26/10/2012 à 00:08

Merci pour cette contribution. Ces méditations sur le destin de l'Europe (L'idée du Nord 1 et  2) ne sont que des vagabondages à partir des impressions géographiques, historiques ou artistiques d'un amateur. Nous ne sommes pas ici dans la politique monétaire où je crois avoir accumulé un certain niveau de compétence et d'expérience. Bien d'accord avec vous sur ces "petits maîtres" qui sont souvent de grands peintres et c'est à celà que je pensais en parlant de la grande richesse des musées de province (je  regarde toujours attentivement l'origine des pièces exposées, c'est une manie). Ce qui rejoint chez moi une conviction libérale très ancienne sur les méfaits du centralisme, les bienfaits de la concurrence (y compris en matière culturelle) et, pour les Européens, le nécessaire dépassement de l'Etat-nation, par l'intégration européenne vers le haut, la dévolution massive des pouvoirs au profit des "cités" (au sens large) vers le bas, dans un monde globalement ouvert.

Personnellement, je suis venu à Caravage par Georges de La Tour, de manière purement instinctive d'ailleurs. L'objet de ce billet, vous l'aurez compris, n'était pas une présentattion critique des expositions, d'autant que nous y étions peu avant la clôture. Parmis les autres Français, Valentin de Boulogne sans hésitation.

26/10/2012, 15:42 | Par speculum speculorum en réponse au commentaire de Philippe Riès le 26/10/2012 à 10:52

En mosellan d'origine, je ne saurais que vous conseiller la visite du petit mais excellent musée de Vic sur Seille, à 50 km de Metz, qui possède le Saint Jean Baptiste dans le désert du maître (si vous ne le connaissez pas encore).

Pour un musée de province, c'est un musée de province...

26/10/2012, 12:25 | Par Philips Michel

Les responsables du Musée Fabre de Montpellier ont eu l'intelligence de devenir membre d'une association originale de musées franco-américains (voir FRAME ici).

En unissant leurs efforts financiers, cette association de musées (dont Le Louvre n'est pas membre), offre la possibilité de voir des formidables expositions (Les Etats Unis sont propriétaires d'un grand nombre d’œuvres européennes) à coût modéré et dans des villes de moyenne importance : c'est la formule des expositions itinérantes-tournantes-temporaires.

26/10/2012, 16:28 | Par peneloppe en réponse au commentaire de Philips Michel le 26/10/2012 à 12:25

Dommage, impossible de se procurer le catalogue de la double expo, très vite épuisé

26/10/2012, 17:06 | Par Philippe Riès en réponse au commentaire de peneloppe le 26/10/2012 à 16:28

C'est vrai. J'ai acheté un Dossier de l'Art, assez décevant. Peut-être le catalogue américain à venir ?

26/10/2012, 17:29 | Par peneloppe en réponse au commentaire de Philippe Riès le 26/10/2012 à 17:06

Je l'ai aussi, il n'est pas si mal! J'en profite pour vous dire que j' aime la sensibilite qui se dégage de votre billet

26/10/2012, 12:58 | Par samuel_

 Magnifique billet (sincerement).

 Mais peut-etre que la participation a une certaine unite culturelle au niveau europeen est aussi possible sans monnaie unique. Evenements culturels, echanges humains. Tout cela reste possible.

26/10/2012, 15:54 | Par peneloppe

Je les ai vues, deux  merveilles, je suis encore plongée dans cette émotion.

Merci pour ce billet!

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